Sanctions américaines contre Karim Keïta : l’ambassade us au Mali donne des détails
Bamako, 13 dec (AMAP) Le chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis d’Amérique au Mali, Briant Neubert, est revenu en détails, lundi, à Bamako, sur les sanctions de son pays à l’encontre du fils de l’ex-président malien, Ibrahim Boubacar Keïta. Au cours d’une conférence de presse dans les locaux de la représentation, le diplomate américain, a expliqué que les Etats-Unis d’Amérique (USA) détiennent des dossiers permettant de comprendre comment Karim Keïta a utilisé «sa position» pour s’enrichir. «Nos lois concernent notre pays, mais nous pensons que cette décision sert comme signal aux juridictions des autres pays que cet individu a un dossier de corruption et de violation des droits de l’Homme», a souligné Briant Neubert. Le Trésor américain a publié, vendredi dernier, une liste de plus de quarante personnalités ciblées par des sanctions pour « des faits de corruption et de violations des droits de l’Homme». Parmi ces personnalités figure Karim Keïta, ancien président de la Commission défense de l’Assemblée nationale du Mali. Les sanctions concernent le gel des avoirs et la restriction de voyage du mis en cause aux USA. Le diplomate américain a ajouté que « cette décision peut, également, signifier aux gouvernements actuels en Afrique et un peu partout dans le monde, y compris les responsables des anciens régimes, que leurs actes auront des conséquences dans l’avenir. » Le chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis d’Amérique au Mali a dit qu’en principe, ces «biens gelés» doivent être restitués au Mali, soulignant que son pays coopère avec le gouvernement malien dans ce sens. Le fils de l’ex-président de la République est visé par un mandat d’arrêt international par l’Interpol dans l’affaire dite de la «disparition du journaliste Birama Touré».Est-ce que les Etats-Unis soupçonnent Karim Keïta d’avoir assassiné ce journaliste ? En réponse, le conférencier a indiqué que la liberté de la presse doit être protégée. A la question de savoir si les Etats-Unis vont collaborer avec les autorités maliennes pour exécuter ce mandat, Briant Neubert a déclaré qu’en principe, son pays est toujours « disponible à coopérer dans ce sens. » Parmi les personnalités visées par les sanctions américaines figure, également, l’ancien chef de l’État guinéen, Alpha Condé. BD/MD (AMAP)
Mali : Inauguration de l’extension de la Cité universitaire de Kabala à Bamako
Par Mohamed D. DIAWARA Bamako, 13 dec (AMAP) Le complexe universitaire de Kabala, à Bamako, s’est agrandi avec des infrastructures pédagogiques composées de sept blocs sur une superficie de 9,17 hectares pour un coût de près de 30 milliards de Fcfa. Ces infrastructures ont été construites sur une superficie de 9,17 hectares pour un coût de près de 30 milliards de Fcfa. Les blocs sont composés d’une bibliothèque avec une salle de réserve d’une capacité d’accueil de 10. 00 livres et une salle de lecture virtuelle multimédia. Parmi ces nouveaux blocs, l’institut Conficius et l’Institut supérieur de technologies industrielles avec des laboratoires. S’y ajoute la Faculté des sciences de la santé. Ces nouvelles infrastructures vont abriter également le Centre national de recherches scientifiques et technologiques (CNRST) et un Centre de langues ainsi que la maison des hôtes constituée d’un restaurant et un atelier d’impression qui produit des livres et des revues de presse universitaires. le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a inauguré, lundi, les infrastructures pédagogiques de cette phase II de la Cité universitaire de Kabala. C’était en présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, Amadou Keita, l’ambassadeur de la République populaire de Chine, Chen Zhihong et d’autres personnalités. Selon Amadou Nimaga, maitre d’œuvre de cette phase II, la conception, le suivi et le contrôle des travaux de construction de ces infrastructures ont été exclusivement réalisés par des bureaux d’architectes et d’ingénieurs maliens. Il a invité les autorités à prévoir le suivi pour la maintenance des appareils et des équipements de ces structures. Le maitre d’œuvre précisera que les travaux de ce joyau architectural ont duré 36 mois. Et d’ajouter qu’il a été construit par l’entreprise chinoise Nantong sijian Construction Group. PARTENARIAT SINO-MALIENNE – Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Keita, a rappelé que la Phase II du projet d’extension de la Cité universitaire de Kabala est un don du gouvernement de la République populaire de Chine. Il a salué le partenariat solide de la Chine avec le Mali. M. Keita a par ailleurs expliqué que le Budget spécial d’investissement pour l’année 2023 ainsi que le plan global d’investissement pluriannuel de son département font la part belle aux constructions d’amphithéâtres, de salles de classes, mais aussi de dortoirs et de bureaux administratifs. Parlant des perspectives, le chef du département en charge de l’Enseignement supérieur a cité la gestion rigoureuse pour entretenir les infrastructures, la réalisation de la route pour en faciliter l’accès aux étudiants et enseignants-chercheurs et la fourniture régulière de l’eau et de l’électricité. Pour sa part, l’ambassadeur de Chine, Chen Zhihong, a estimé que ce Projet d’extension de l’Université de Bamako à Kabala-phase I et phase II est le plus grand projet d’aide chinoise dans le domaine d’infrastructure éducative en Afrique de l’Ouest. « Il est également, a-t-il ajouté, l’un des plus grands campus universitaires en Afrique de l’Ouest. » Chen Zhihong a affirmé qu’avec la mise en service de cette deuxième phase, l’Université de Bamako deviendra plus célèbre et aura une meilleure influence dans la Région. Le diplomate chinois a indiqué que la réalisation de ces bâtiments a été confrontée aux défis liés à la pandémie de la Covid-19 et le blocage d’approvisionnement en matériaux de construction. Le Premier ministre a indiqué que la construction de cette université est l’œuvre de plusieurs générations. Selon lui, elle est la caractéristique du principe de respect de notre souveraineté, celui de choisir librement un partenaire stratégique et la prise en compte par la coopération des intérêts vitaux de notre peuple. Dr Choguel Kokalla Maïga a déclaré que la Chine est un partenaire particulier, fiable, solide et qui opère honnêtement sans chercher à s’ingérer dans nos affaires. A ce propos, il a cité des réalisations de la coopération chinoise notamment le troisième pont de Bamako, le Centre international de conférences de Bamako (CICB), l’Hôpital du Mali et le Stade du 26 mars. Pour le chef du gouvernement, la réussite de cette université dépend en grande partie de ceux qu’en feront les professeurs et les étudiants. Il s’est réjoui d’avoir la confirmation du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique que la réalisation de la route qui relie l’université à l’aéroport international Modibo Keita est prévue dans le budget 2023. MDD/MD (AMAP)
Coupe du monde : L’exploit historique du Maroc
Bamako, 10 dec (AMAP) Le Maroc écrit une belle histoire du football africain à la Coupe du monde Qatar 2022, en éliminant le Portuga (1-0), en quarts de finale de la compétition grâce à une réalisation de Youssef En-Nesyri à la 42è minute. Le Maroc est première nation africaine à atteindre les demi-finales d’un Mondial. Grâce à ce succès, le Maroc devient, également, le pays premier pays africain à ne pas connaître la défaite lors de six matches consécutifs en Coupe du monde. Les Marocains ont été héroïques défensivement face à l’attaque portugaise qui a manqué de précision. C’est une énorme déception pour la Seleçao qui s’arrête en quart de finale. Son leader Cristiano Ronaldo disputait certainement sa dernière Coupe du monde. Le Maroc affrontera en demi-finale le vainqueur du dernier quart de finale entre la France et l’Angleterre. LMD/MD (AMAP)
La 13è édition des Rencontres de la photographie s’ouvre aujourd’hui à Bamako
Bamako, 08 dec (AMAP) La 13è édition des Rencontres de Bamako-Biennale africaine de la photographie, s’ouvre, ce jeudi, au Musée national du Mali et se déroulera du 8 décembre au 8 février 2023 sous le thème : «Maa ka Maaya ka ca a yèrè kono», tirée d’une citation de Amadou Hampaté Ba. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, a effectué une visite de terrain, mardi dernier, sur le site pour s’assurer des derniers réglages. L’événement est placé sous la présidence du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Le ministre Guindo a bien apprécié le niveau d’organisation et réitéré l’engagement des autorités pour la réussite de la manifestation culturelle. L’édition de cette année se tient dans un contexte de résilience, marqué par les multiples crises que le Mali connaît depuis plusieurs années. Selon le délégué général des Rencontres de Bamako, Cheick Diallo, près de 30 000 visiteurs, 50 journalistes, 200 professionnels sont attendus dans la capitale malienne. En outre, 75 autres personnalités du monde de l’art sont également invitées à prendre part à la semaine professionnelle. L’exposition panafricaine sera accueillie par le Musée national. Mais d’autres sites sont retenus, notamment la Maison africaine de la photographie, le Conservatoire des arts et multimédias Balla Fasseké Kouyaté, l’Institut français du Mali (IFM) et le Mémorial Modibo Keïta, le Musée du District de Bamako et le lycée Ba Aminata Diallo. La particularité de cette édition est la grande participation des femmes photographes. Plusieurs d’entre elles figurent sur la liste de l’exposition panafricaine. Les Rencontres de Bamako ont été lancées en 1994. Elles sont organisées tous les deux ans à Bamako par le ministère en charge de la Culture avec le soutien de l’IFM et d’autres partenaires techniques et financiers. Rendez vous est donc pris ce matin au Musée national pour le lancement officiel de ce grand rendez-vous culturel. AS/MD (AMAP)
Marché agricole : Les céréales sèches baissent, le riz monte
Par Makan SISSOKO Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 08 dec (AMAP) En cette matinée du lundi 05 décembre 2022, l’ambiance est encore un peu timide au lieu communément appelé «Niono place». Ici, des tonnes de céréales (mil, riz, maïs, sorgho etc.) atterrissent en provenance des différents bassins de production du Mali. Chaque jour, des hommes musclés déchargent des dizaines de camions de céréales, sous l’œil vigilant des commerçants. Assis devant son magasin, Boureïma Boiré, un commerçant grossiste de riz, fixe du regard les dockers qui déchargent du riz local dénommé «Gambiaka ». Cette variété provient essentiellement des Régions de Ségou et de Mopti (Centre) où les récoltes sont en cours. D’habitude, la période des moissons impacte les prix sur les marchés de Bamako. Mais cette année, la réalité est tout autre : contrairement aux années précédentes, à la même période, le prix du riz n’a pas baissé. Explication ? «Les nouvelles récoltes arrivaient sur le marché pendant que les magasins étaient encore pleins de riz. Ce n’est pas le cas cette année», affirme Boiré. Il souligne aussi la faible production de riz due à l’insuffisance d’engrais mis à la disposition des paysans. «Certains sont tellement déçus qu’ils ont décidé de ne pas vendre la petite quantité qu’ils ont récoltée», confie le septuagénaire. Son collègue, Ousmane Sinkoro, renchérit : «Certains producteurs qui obtenaient 70 à 80 sacs par hectare n’ont récolté que 30 à 15 sacs». Les deux commerçants ont bon espoir que les prix baisseront courant décembre, parce que les nouvelles récoltes de mil, sorgho et maïs commencent à inonder le marché. En attendant, le sac de 50 kg de riz gambiaka est cédé entre 23 000 et 24 000 Fcfa, selon différentes qualités. Derrière la Grande mosquée de Bamako, Boureïma Coulibaly vend des céréales. Il soutient qu’avec l’arrivée des nouvelles productions de céréales sur le marché, les prix commencent à baisser. « Avant, le sac de 50 kg du mil pilé se vendait à 25 000 Fcfa. Aujourd’hui, le sac de 50 kg du mil pilé est cédé entre 19 000 à 20 000 Fcfa. Le kg du maïs pilé est vendu 350 Fcfa et à 17 500 Fcfa pour le sac de 50 kg. Quant au sorgho, la même quantité est cédé à 15 000 Fcfa», détaille-t-il. Installé devant son magasin rempli de céréales, Moussa Kanté confirme également que les nouveaux produits céréaliers commencent à arriver sur le marché à un prix légèrement abordable. «Visiblement cette année, la campagne agricole a bien marché contrairement à ces deux dernières années où l’insécurité a fortement impacté les cultures dans plusieurs zones de productions », dit le commerçant. Il révèle que les prix des denrées comme le mil, le maïs et le sorgho sont abordables, contrairement au riz qui reste toujours un peu en hausse. Dans son magasin, le mil est vendu à 400 Fcfa le kilo et le prix du sac de 50 kilos varie entre 20 000 Fcfa à 25 000 Fcfa. Ce commerçant qui évolue dans le commerce des céréales depuis plus de trente ans, explique que cette année, le prix du riz local n’a pas connu trop de changement. « Les producteurs de la zone de Niono n’ont pas fait beaucoup de rendement cette année. Raison pour lesquelles, les producteurs ont augmenté le prix du riz sur le marché. Sinon, en cette période de récolte, un commerçant pouvait avoir 20 à 30 tonnes de riz», révèle Moussa Kanté. Dans le magasin de Amadou Sagara, revendeur détaillant de céréales au marché de Kalabancoura, en Commune V du district de Bamako, le kg du mil est vendu 400 contre 600 Fcfa il y a quelques semaines. Le haricot dont le kg était cédé à 700 Fcfa se vend entre 400 à 450 Fcfa. Le fonio qui était vendu à 1 100 Fcfa a baissé à 800 Fcfa. Le maïs dont le kg faisait 400 Fcfa est cédé aujourd’hui à 300 Fcfa et le sac de 50 kg qui coûtait 34.000 Fcfa est actuellement entre 20.000 à 21.000 Fcfa. MS/AG/MD (AMAP)
Industrie textile au Mali : Un plan de relance de 6 milliards de Fcfa pour la COMATEX
Par Anne-Marie KÉITA Bamako, 07 dec (AMAP) «La Compagnie malienne des textiles (COMATEX) participe à la valorisation de la production nationale de coton fibre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de développement industriel par la création de valeur ajoutée et des emplois». Ces propos ressortent du communiqué du Conseil des ministres du mercredi 23 novembre 2022, lors duquel le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, a informé le Conseil du plan de relance de la COMATEX. En effet, cette Compagnie est confrontée actuellement à des difficultés de divers ordres. Pour l’aider à sortir de cette mauvaise passe, le gouvernement a peaufiné un plan de relance qui nécessite un apport financier de l’Etat d’environ 6 milliards de Fcfa. Le Mali et son partenaire chinois ont signé, le 21 novembre 2022, un protocole d’accord pour l’installation de deux unités de filature de coton, soit trois jours avant l’adoption de ce plan de relance en Conseil des ministres du 23 novembre. Ces unités seront implantées à Bamako et à Koutiala. La réalisation de ce projet, confiée à la société chinoise «Qingdao», nécessite un investissement de 300 millions de dollars, soit environ 180 milliards de Fcfa. Dénommée Société malienne de filature (SOMAFIL), son capital est détenu à 85 % par l’Etat du Mali à travers la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et à 15 % par le partenaire chinois. L’unité de Koutiala aura une capacité de 20.000 tonnes de coton fibre par an à transformer en filet. Et celle de Bamako va, annuellement, transformer environ 25.000 tonnes de coton fibre. Ces projets affichent clairement la volonté des autorités maliennes de mettre en chantier toutes les actions pouvant rendre à notre pays sa souveraineté économique et son indépendance financière. L’objectif est d’amener le taux de transformation du coton de 2% présentement à près de 10% et la valorisation du «Made in Mali ». La création des usines de la filature est l’une des dimensions des efforts consentis par les autorités de la Transition pour redonner au Mali sa 1ère place de producteur de coton dans la sous-région. «Ces unités de production vont permettre la reprise des activités de la COMATEX qui était en récession de moins de 1,2 % en 2020», a précisé le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, lors d’une interview sur les antennes de la télévision nationale. «On a mis des actions en œuvre et cela a contribué à ramener le Mali à une production record l’année dernière de 795.000 tonnes. La suite était de transformer ce coton ici chez nous et de capter les 30 % de la valeur ajoutée qui nous échappait», a déclaré le ministre. Faut-il le rappeler, c’est en septembre dernier que le président de la Transition, dans son discours à la nation, avait annoncé la reprise en main de beaucoup de sociétés. La relance de la COMATEX s’inscrit dans ce cadre. Cette Compagnie a cessé de produire depuis plus deux ans du fait de difficultés de trésorerie et d’approvisionnement en matières premières. Les équipements de production aussi sont obsolètes. RÉGRESSION – Ses travailleurs sont ainsi venus grossir les rangs des chômeurs. Beaucoup de familles vivaient directement ou indirectement des activités de cette usine. Les travailleurs, qui triment depuis des mois, sont les premiers à percevoir une lueur d’espoir avec cette décision de relance. Cependant, elle ne dissipe pas totalement les angoisses : «Avec ce plan de l’Etat, il est fort probable que la COMATEX soit de nouveau à l’arrêt dans quelques mois», prévient un syndicaliste de la Compagnie sous le couvert de l’anonymat. Et pour cause, soutient-il, « les 6 milliards de Fcfa annoncés sont insuffisants pour payer les arriérés des travailleurs et remettre en état les machines de l’usine. » «Après le paiement des arriérés, il ne restera plus que 4 milliards de Fcfa pour l’achat du matériel. Nous supposons donc qu’ils vont acheter quelques pièces de rechange. Or, à la COMATEX, tout est vétuste. La situation est telle qu’il faut carrément changer tout le matériel pour espérer voir la Compagnie retrouver son dynamisme d’antan». Le temps jugera de la pertinence des actions envisagées par l’Etat. D’ores et déjà, l’annonce de la relance est bien accueillie par les commerçants et les consommateurs des produits textiles, comme au Grand marché de Bamako, où les vendeurs de tissus COMATEX sont impatients. «La fermeture de cette usine nous a fait assister à une régression du consommer malien. Les commerçants, sans d’autres choix, faisaient confectionner ou importaient de la sous-région les pagnes censés être faits par cette usine. A titre d’exemple, ces dernières années, on a assisté à l’importation de toutes sortes de pagnes des festivités du 08 mars», déplore Hamidou Diallo. Pour ce commerçant, cette situation est due au fait que la COMATEX ne produit plus de pagne. «Importer les pagnes n’honore ni les commerçants ni les consommateurs», se désole ce propriétaire d’une grande boutique de pagnes importés au Grand marché de Bamako. Et d’assurer que le Malien, de nature, aime le ‘Made in Mali’. «Tous les jours, les gens viennent nous réclamer les pagnes Comatex», nous dit un autre commerçant, Souleymane Coulibaly. « En fabriquant ces tissus chez nous, ce sont les Maliens qui gagnent, car tout le monde y trouve son compte d’une manière ou d’une autre. Le pays y gagne également », soutient-il. Ne comprenant pas pourquoi la COMATEX a arrêté sa production, Mme Koné Aïchata Koné dit que cette situation ne devrait pas arriver et que les autorités devraient tout mettre en œuvre pour régler ce problème. L’arrêt de cette usine a fait grossir les rangs des chômeurs. En effet, selon Moussa Kouyaté, ancien vendeur de pagne COMATEX, cette usine a créé tellement d’emplois directs et indirects qu’il est inconcevable qu’elle ne puisse pas fonctionner. «Imaginez, de la production jusqu’à la commercialisation, la COMATEX nourrit des milliers de familles», fait-il savoir. Selon le ministre de l’Économie et des Finances, 4 millions de personnes vivent directement de la filière coton. Les usines de filature qui seront installées à Bamako
Le Premier ministre du Mali Choguel Kokalla Maïga a repris service lundi
Bamako, 05 nov (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga a repris service lundi à la Primature, a appris l’AMAP sur le compte Tweeter du chef du gouvernement. « J’ai commencé mes activités par une série de rencontres avec, notamment, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le secrétaire général du gouvernement et le cabinet de la Primature », a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga sur Tweeter. Cette reprise, attendue depuis une semaine, intervient suite à l’abrogation par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, du décret portant désignation du colonel Abdoulaye Maïga, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, en qualité de Premier ministre par intérim. Le décret présidentiel abrogeant cet intérim a été lu, dimanche soir, à la télévision nationale par le secrétaire général de la Présidence de la République, Mamadou Oulalé. Par la même occasion, ce décret élève le colonel Abdoulaye Maïga du titre de ministre d’État tout en maintenant ses anciennes attributions dans le gouvernement. Le Porte-parole du gouvernement est également désigné, par le même décret présidentiel, comme intérimaire du Premier ministre « en cas d’absence ou d’empêchement ou de vacances. » Cette abrogation du décret qui instituait l’intérim du Premier ministre intervient quelques jours après la rencontre du chef du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga avec le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta au Palais de Koulouba. A l’issue de cette audience le Premier ministre avait indiqué à la presse qu’il était apte à reprendre le service sous l’autorité du président de la Transition. AT/MD (AMAP)
Le gouvernement fait le point au médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan
Bamako, 30 nov (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan, arrivé mardi à Bamako, a eu avec le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, une rencontre qui a pris l’allure d’une séance de travail Lors de cette une mission de suivi des progrès réalisés dans le chronogramme des réformes politiques et électorales, la délégation spus régionale a été reçue par le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga. C’était en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, du ministre en charge de la Refondation de l’Etat, Ibrahim Ikassa Maïga et de la ministre déléguée chargée des Reformes politiques et institutionnelles, Fatoumata Sékou Dicko. Le colonel Maiga a souligné que le gouvernement poursuit les efforts pour la mise en œuvre du chronogramme électoral adopté de façon consensuelle avec la classe politique et les organisations de la société civile. AVANCÉES SIGNIFICATIVES – Parlant des avancées réalisées, le colonel Abdoulaye Maïga a rappelé notamment la remise au président de la Transition, de l’avant-projet de nouvelle Constitution par la commission chargée de sa rédaction, l’installation des membres de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), l’adoption en Conseil des ministres des projets de textes relatifs à la réorganisation administrative et territoriale. Le Premier ministre par intérim a, ensuite, indiqué que la dynamique enclenchée traduit la volonté du chef de l’État de réussir la mise en œuvre des réformes politiques majeures et l’organisation d’élections transparentes, crédibles et apaisées afin d’éviter les crises pré ou post-électorales. Exprimant la volonté du gouvernement d’inscrire toutes les actions dans le cadre de l’inclusivité, le colonel Maïga a signalé la mise en place au niveau national d’un comité de pilotage du referendum et des élections le 12 septembre 2022. Il a expliqué que ce comité est chargé d’assister le ministre en charge de l’Administration territoriale dans les préparatifs des élections générales et du referendum. Le comité est composé de l’ensemble des structures impliquées dans l’organisation des élections et des partenaires techniques et financiers. Et ses activités concourent à la mise en œuvre efficace et cohérente du chronogramme du referendum et des élections. Au cours de cette réunion, le rapport du comité technique de suivi du chronogramme des réformes politiques et électorales a été présenté au médiateur de la CEDEAO. Ce rapport fait le point de la situation à la date du 28 novembre 2022. Il en ressort que les activités prévues dans le chronogramme sont au nombre de 57. Et à la date du 28 novembre 2022, 13 activités sur 20 ont été totalement exécutées, notamment l’adoption et la promulgation de la loi électorale, la création de la commission de suivi du chronogramme des réformes politiques et électorales. Y compris l’examen et l’adoption du projet de loi référendaire par le conseil des ministres le mercredi 2 novembre 2022, la remise de l’avant-projet de Constitution a été remis au chef de l’Etat, sa restitution auprès des institutions de la République, des organisations de la société civile et de la classe politique. La délégation de Goodluck Jonathan a été ensuite reçue par le président de la Transition au palais de Koulouba. «Nous allons terminer dans quelques jours l’année 2022 et 2023 est une année charnière pour la Transition du Mali. Nous venons d’échanger avec les autorités maliennes, notamment le président de la Transition afin de recueillir leurs sentiments avant la tenue du sommet de la CEDEAO, le 4 décembre à Abuja », a dit l’émissaire sous régionale. « Je pense qu’il y a des progrès qui sont enregistrés. Évidemment, il reste encore des domaines dans lesquels il faut travailler davantage. Mais, nous sommes rassurés par ce que nous avons eu comme réponse de la part du gouvernement et du président de la Transition», a déclaré le médiateur de la CEDEAO à la fin de l’audience. DD/BD/MD (AMAP)
Mali-Suède : Un financement de la sécurité alimentaire de plus de 12 milliards de Fcfa
Bamako, 29 nov (AMAP) Le gouvernement et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), ont officiellement lancé, lundi à Bamako le Projet de renforcement de la résilience des communautés affectées par l’insécurité alimentaire, la malnutrition et les effets du changement climatique, a constaté l’AMAP. Ce projet conjoint financé par le gouvernement de la Suède pour un coût global de 23 millions de dollars (environ 12,8 milliards de Fcfa), d’une durée de quatre ans (2022-2025) vise à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages les plus vulnérables dans les Régions de Ségou (Centre), Sikasso et Bougouni (Sud). Le projet ciblera directement à peu près 150.000 personnes et plus d’un million d’autres indirectement à travers, entre autres, la promotion de la gestion durable, équitable et non-violente des ressources naturelles et l’autonomisation des systèmes à divers niveaux (institutionnel, communautaire et ménage). Il s’attèlera également au renforcement des services sociaux de base et des filets sociaux, tout en prenant en compte des questions liées à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, aux comportements et pratiques alimentaires et d’hygiène des personnes les plus vulnérables. S’y ajoute l’amélioration de la résilience des populations d’agriculteurs et d’éleveurs face au changement climatique. CHOCS MULTIFORMES – Le secrétaire général du ministère du Développement rural, Daniel Siméon Kelema, qui a présidé le lancement, a indiqué que « ce projet va permettre de renforcer durablement les acquis des efforts du gouvernement en mettant l’accent sur les capacités de résilience des communautés et des systèmes face à ces chocs tout en créant les conditions endogènes d’appropriation des interventions aussi bien par les élus locaux que par les communautés elles-mêmes. » « L’impact du changement climatique sur les moyens de subsistance et les habitudes de consommation de nos populations est de plus en plus perceptible », a-t-il pousuivi, « Ainsi, la taille de la population en situation d’insécurité alimentaire augmente parce que les défis sont de plus en plus énormes dans un contexte de chocs multiformes ». Selon Daniel Siméon Kelema, il en va de même pour la malnutrition « surtout parmi les enfants de moins de cinq ans dont le niveau reste préoccupant sur la série des dix dernières années avec des zones ayant franchi le seuil d’alerte. » Il a assuré que le gouvernement et ses partenaires sont à la tâche pour répondre vigoureusement à ces problématiques. » APPROCHE MULTISECTORIELLE – Aux noms des trois agences du système des Nations unies, la représentante par intérim de l’UNICEF au Mali, Andrea Berther, a relevé que les lancements au niveau local qui ont eu lieu à Sikasso et Ségou au mois de mai dernier, « ont démontré un engagement réel des autorités locales pour accompagner la coordination, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de ce projet. » Selon Andrea Berther, l’exercice de ciblage qui a impliqué l’ensemble des acteurs locaux et quelques représentations des organisations à base communautaire a débouché sur la sélection de 147 villages dans lesquels toutes les activités seront menées de façon conjointe. Cela, « en utilisant les capités endogènes des communautés, des partenaires nationaux au niveau local et central et les avantages comparatifs de ces trois agences en appui aux efforts du gouvernement du Mali. » De son coté, le chef de la coopération suédoise, Richard Bomboma, a rappelé que ce partenariat renforcé entre ces organisations au Mali vise à contribuer aux Objectifs de développement durable de l’Agenda 2030. Bomboma a soutenu que le Programme contribuera spécifiquement à la Politique nationale sur la sécurité alimentaire, la nutrition et à la Stratégie nationale de résilience connue sous le nom de «Priorités-Résilience-Pays-Mali» de l’Alliance mondiale pour la résilience au Sahel et en Afrique de l’Ouest. «La situation conflictuelle a mis à mal la cohésion sociale au Mali. Le renforcement de la résilience en matière de sécurité alimentaire et de nutrition pour les personnes les plus vulnérables nécessite une approche multisectorielle et intégrée », a-t-il expliqué. MS/MD (AMAP)
Mali : le PM Choguel Kokalla Maïga s’est rendu à son bureau après trois mois d’absence
Bamako, 25 nov (AMAP) Le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, s’est rendu, vendredi, à son bureau à la Primature où il a annoncé sa reprise de service pour le lundi, après avoir passé plus de trois mois en repos forcé suite à des problèmes de santé, a constaté l’AMAP. Dr Choguel Kokalla Maïga, qui a été reçu, le même jour, à Koulouba par le chef de l’Etat, a été chaudement accueilli par ses collaborateurs. Le Premier ministre s’est, ensuite, adressé aux Maliens indiquant qu’il est de retour « en pleine possession de ses capacités physiques et intellectuelles ». Il a remercié le président Assimi Goïta pour avoir su préserver son intimité pendant tout ce temps. Le chef du gouvernement a rendu hommage au colonel Abdoulaye Maïga qui a accepté « la redoutable charge de Premier ministre par intérim qu’il a remplie à souhait, tout en exerçant ses missions de ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement ». Il l’a félicité pour « sa brillante intervention » à la tribune de la 77è session de l’Assemblée générale de l’ONU à New-York et pour l’accueil triomphal qui lui a été réservé à son retour à Bamako. Le Premier ministre a souligné que « la génération des acteurs de la rectification, civils et militaires, guidés par Assimi Goïta a vite compris que la construction nationale repose nécessairement sur des valeurs qui fondent le vivre ensemble, l’appartenance à une communauté de destin.» Il s’agit de l’amour de la patrie, la protection du patrimoine national, la sauvegarde de l’intérêt général qui passe par l’affirmation de la souveraineté et de la dignité, du libre choix de nos partenaires stratégiques et des intérêts de notre peuple. Le chef du gouvernement a appelé à « la mutualisation de toutes les forces nationales acquises à la Transition, quelles que soient leurs origines politiques, sociales, professionnelles, culturelles et cultuelles, afin de rendre irréversible le changement. » « Mettons-nous ensemble dans une véritable union sacrée, derrière le président de la Transition, pour sauver notre patrie », a-t-il ajouté. « J’invite à laisser tomber toutes les autres considérations pour sauver notre Nation », a lancé Dr Choguel Kokalla Maïga,. DD/MD (AMAP)

