Mémorandum entre Bamako et Abidjan pour la libération des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali

Bamako, 22 dec (AMAP) Le Mali et la Côte d’Ivoire ont signé, jeudi, à Bamako, un mémorandum pour la libération des 46 soldats ivoiriens détenus dans la capitale malienne, depuis le 10 juillet 2022, rapporte, vendredi, l’Agence turque Anadolu. Les 49 militaires que les autorités maliennes qualifient de « mercenaires » et dont 3 femmes ont été libérées récemment, sont inculpés, depuis août dernier, pour « tentative d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État ». « L’acte que nous venons de poser est un acte majeur, il va au-delà de ce malentendu. Nous avons pensé qu’il fallait privilégier, renforcer des liens de bon voisinage de fraternité et d’amitié entre le Mali et la Côte d’Ivoire. C’est cela qu’il faut retenir dans un premier temps. Dans un deuxième temps nous avons parlé de l’affaire des 46 soldats qui, comme l’a dit le ministre Diop, est une question en voie de résolution », a déclaré Téné Birahima Ouattara ministre d’Etat, ministre de la Défense ivoirienne. « Comme vous le savez, il y a eu un malentendu entre la République du Mali et celle de la Côte d’Ivoire, il y a de cela quelques mois. Il était bon que nous puissions nous rencontrer pour en parler. C’est ce que nous avons fait avec nos frères maliens », a déclaré à la presse, Téné Birahima Ouattara, à sa sortie d’audience avec le président de la Transition, le colonel Assimi Goita. Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a indiqué que « depuis quelques mois, nous sommes dans cet exercice de discussions, de dialogue, parce que depuis le début, le Président Goïta a indiqué que pour surmonter cet incident malheureux qui a rendu les relations difficiles entre le Mali et la Côte d’Ivoire, nous privilégions la voie du dialogue, la voie diplomatique. » Il ajouté que le chef de l’Etat malien a réitéré cette position « malgré que l’affaire soit portée devant les instances judiciaires ». Le diplomate malien a souligné, en outre, que « depuis l’arrivée de la délégation ivoirienne « nous avons pu observer la volonté de part et d’autre d’œuvrer à surmonter cet événement en préservant les liens qui existent entre nos pays ». Le ministre togolais des affaires étrangères Robert Dussey, dont le pays est médiateur dans le dossier des soldats ivoiriens, s’est réjoui de ce rapprochement des positions de deux parties. «Nous sommes heureux en tant que médiation représentant du Président de la République du Togo, témoin et cosignataire de l’engagement que la partie malienne et ivoirienne a pris ce soir, ici, à Bamako ». La délégation ivoirienne est arrivée, jeudi, à Bamako, pour des discussions avec les autorités maliennes sur cette affaire des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali. Outre le ministre d’État chargé de la Défense, Téné Birahima Ouattara, la délégation ivoirienne comprend également au moins un autre ministre ainsi qu’un proche collaborateur du président, Alassane Dramane Ouattara. « Comme geste de bonne volonté du Mali », la délégation ivoirienne a rendu visite aux militaires détenus. La délégation ivoiro-togolaise, conduite par le ministre ivoirien de la Défense,  a été reçue en audience, jeudi, par le Président de la Transition, en présence du ministre malien des Affaires étrangères et de la coopération internationale ainsi que le ministre d’Etat, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maiga. Le 10 juillet, 49 soldats ivoiriens ont été arrêtés au Mali, qualifiés de « mercenaires », puis inculpés mi-août de « tentative d’atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat » et formellement écroués. Abidjan assure que ces soldats étaient en mission pour l’ONU, dans le cadre d’opérations de soutien logistique à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et exige leur libération, appuyée par les chefs d’Etat ouest-africains lors du dernier sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) le 4 décembre à Abuja. MD (AMAP)  

Affaire des 46 soldats ivoiriens: une délégation ministérielle ivoirienne est arrivée à Bamako

Bamako, 22 dec (AMAP) Une délégation ivoirienne a atterri, ce jeudi, à Bamako, pour des discussions avec les autorités maliennes sur l’affaire des 46 soldats ivoiriens détenus au Mali, a-t-on appris de source officielle. « Nos frères ivoiriens sont arrivés. La délégation est conduite par le ministre d’Etat chargé de la défense Téné Birahima Ouattara. Nous allons travailler dans une bonne ambiance », a déclaré à l’Agence France presse (AFP) un ministre malien sous couvert d’anonymat. Outre le ministre d’État chargé de la Défense, Téné Birahima Ouattara, la délégation ivoirienne comprend également au moins un autre ministre ainsi qu’un proche collaborateur du président, Alassane Dramane Ouattara. Une source aéroportuaire a confirmé à l’AFP l’arrivée à Bamako de la délégation ivoirienne. Les Ivoiriens auront un entretien avec le President de la Transition, malienne, le colonel Assimi Goïta, mais également une séance de travail avec des membres du gouvernement malien, selon un collaborateur de la présidence. « Comme geste de bonne volonté du Mali, la délégation ivoirienne devrait rendre visite aux militaires détenus », a ajouté cette source à la présidence. Le ministre togolais des affaires étrangères Robert Dussey, dont le pays assure la médiation dans cette affaire, est aussi attendu jeudi à Bamako. « Il va concilier les points de vue pour qu’on trouve une solution rapide au problème », a déclaré à l’AFP un diplomate en poste à Bamako. Le Togo assure la médiation dans l’affaire des 46 militaires ivoiriens détenus dans la capitale malienne depuis cinq mois. La médiation togolaise pourrait proposer aux deux parties une reformulation d’un protocole d’accord dans le cadre de la libération des militaires ivoiriens. Le 10 juillet, 49 soldats ivoiriens avaient été arrêtés au Mali, qualifiés de »mercenaires », puis inculpés mi-août de « tentative d’atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat » et formellement écroués. Abidjan assure que ces soldats étaient en mission pour l’ONU, dans le cadre d’opérations de soutien logistique à la Mission multidimensionnelle intégree des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et exige leur libération, appuyée par les chefs d’Etat ouest-africains lors du dernier sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CÉDÉAO) le 4 décembre à Abuja. MD (AMAP)    

Des drônes de surveillance et de combat pour les Forces armées maliennes (FAMa)

Bamako, 22 dec (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont acquis des drones de surveillance et de combat de dernière génération de type TB2 que le chef d’état-major de l’armée de l’Air, le général de Brigade Alou Boï Diarra, a présenté, mercredi, au ministre de la Défense et des anciens Combattants, le colonel Sadio Camara. Lors d’une visite dans la Région de Mopti, (Centre, le colonel Sadio Camara et sa délégation ont assisté sur place à des vols de reconnaissance effectués par les nouveaux drones. Ces équipements, qui viennent ainsi renforcer le vecteur aérien malien, sont le fruit du partenariat stratégique entre le Mali et la Turquie. AT/MD (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 21 décembre 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 21 décembre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Canal plus Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES. 1. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Cellule des Travaux routiers d’Urgence. La Cellule des Travaux Routiers d’Urgence a été créée par la Loi n°03-029 du 10 juillet 2003 avec pour mission l’exécution des travaux d’aménagement sommaire nécessaires pour l’utilisation de sites de desserte d’urgence, la réparation des dommages causés aux routes et aux ouvrages d’art par les intempéries et les calamités et l’exécution des travaux d’entretien routier dans toutes les zones géographiques où l’entretien du réseau routier n’est pas assuré par les entreprises privées. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°03-322/P-RM du 06 août 2003. A l’application, des insuffisances ont été constatées dans le fonctionnement de la Cellule qu’il convient de corriger. Les projets de texte adoptés visent à corriger ces insuffisances à travers la redéfinition de ses missions et l’adaptation de sa structuration à la nouvelle organisation territoriale. 2. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation en République du Mali. La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali et fixe les conditions à remplir par l’enfant mineur pour bénéficier du statut de pupille. En application des dispositions de cette loi, le projet de décret adopté accorde le statut de Pupilles de la Nation à 125 enfants mineurs qui bénéficieront, entre autres : – de la prise en charge des frais de soins médicaux ou du ticket modérateur ; – de la prise en charge des frais de scolarité au niveau de l’enseignement fondamental et secondaire ; – de la prise en charge des frais d’apprentissage et de formation professionnelle ; – de l’octroi d’une bourse entière de l’enseignement supérieur ; – du placement ou de l’adoption en institution spécialisée. 3. sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant majoration des taux mensuels de l’indemnité spéciale de Responsabilité allouée au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale. Le développement harmonieux d’un pays passe par la mise en place d’un système éducatif capable de former des Ressources humaines de qualité. Sur la base de ce postulat, l’Education se place parmi les priorités nationales. C’est dans ce cadre que des efforts sont consentis pour la motivation du personnel enseignant. Le projet de décret adopté consacre l’application du procès-verbal du 13 décembre 2022 signé entre le gouvernement et la synergie des syndicats de l’Education signataire du 15 octobre 2016, à travers une majoration de l’indemnité spéciale de responsabilité. Son adoption contribuera à l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale et à l’apaisement du climat social en milieu scolaire. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Haut Fonctionnaire de Défense au Ministère de la réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale : Colonel-major Abdoulaye Ibrahima TRAORE. – Haut Fonctionnaire de Défense au Ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine : Colonel Adama TOUNKARA. – Haut Fonctionnaire de Défense au Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale : Colonel Amadou CAMARA. – Haut Fonctionnaire de Défense au Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme : Colonel Mamadou SANGARE. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Secrétaire Général du Conseil Malien des Chargeurs : Monsieur Mamadou HAIDARA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Abu Dhabi : Monsieur Toumani SOUMANO, Inspecteur du Trésor. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Ankara : Madame Hadaïdja MAIGA, Inspecteur du Trésor. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Bruxelles : Madame Kandia BATHILY, Inspecteur du Trésor. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Gestionnaire à la Cour Suprême : Monsieur Abdoul Karim KONE, Inspecteur des Services Economiques. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Conseiller technique : Monsieur Sadou CISSE, Magistrat. – Directeur Général de l’Agence Malienne de Métrologie : Monsieur Almaimoune AG ALHASSANE, Financier. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ARTISANAT, DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HOTELIERE ET DU TOURISME – Secrétaire Général de l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers du Mali : Monsieur Bayon SIMPARA, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de la nomination du Secrétaire général de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections. Aux termes de l’article 6 de la Loi n°2022-019 du 24 juin 2022 portant loi électorale, l’Autorité indépendante de Gestion des Elections est assistée par un secrétariat général et des départements techniques. Selon les dispositions de l’article 17 de la loi électorale, le Secrétaire général est nommé par décret pris en Conseil des Ministres sur proposition du Président de l’Autorité indépendante de Gestion des Elections après appel à candidature. Suite aux opérations de

Une commission pour finaliser le projet de Constitution du Mali (décret)

Bamako, 19 dec (AMAP) Une Commission chargée de la finalisation du projet de la nouvelle Constitution du Mali a été créée, lundi, auprès de la présidence, annonce une source officielle. « Il est créé, auprès du Président de la Transition, Chef de l’Etat, une Commission chargée de la finalisation du projet de Constitution de la République du Mali », selon un décret publié dans le Journal officiel (JO). « La commission a pour mission d’examiner et d’amender, le cas échéant, l’avant-projet de Constitution élaboré par la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution, en vue de produire et de soumettre au président de la Transition, le projet de Constitution du Mali », selon le décret . « Sa mission qui ne dépassera pas 15 jours, sera conduite par une cinquantaine de personnes représentant plusieurs institutions dont la présidence, le gouvernement, le Conseil national de Transition et le Haut conseil des collectivités », ajoute la même source La commission comprend, en outre, des personnes ressources choisies en raison de leurs compétences établies dans les domaines des sciences sociales. « À la fin de sa mission,  elle remettra au président de la Transition le projet de Constitution et un rapport de fin de mission. » MD/MD (AMAP)

Deux casques bleus tués à Tombouctou, dans le Nord du Mali (MINUSMA)

Bamako, 16 dec (AMAP) Deux casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) dont une femme ont été tués et quatre autres blessés, dont un grièvement dans une attaque terroriste, vendredi, à Tombouctou (Nord), a annoncé le même jour un communiqué de la Mission onusienne. « L’attaque a fait deux morts parmi les casques bleus dont une femme. Quatre autres casques bleus ont été blessés, dont un grièvement », quand des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu sur une patrouille de la Police des Nations unies (UNPOL) à Tombouctou, précise le communiqué. Les blessés « reçoivent présentement les soins appropriés à l’hôpital militaire de la MINUSMA à Tombouctou. » Un assaillant a été neutralisé et du matériel récupéré, poursuit le texte qui annonce qu’une force de réaction rapide de la Mission a été immédiatement dépêchée sur les lieux pour sécuriser la zone. Le chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane, s’est dit « profondément choqué » par cet acte odieux qu’il a fermement condamné. Il présente ses condoléances « les plus attristées au gouvernement des défunts casques bleus, ainsi qu’à leurs familles et frères d’armes », et souhaite un prompt rétablissement aux quatre autres casques bleus blessés. « Malgré un environnement opérationnel difficile, la MINUSMA ne ménagera aucun effort pour mener à bien son mandat », affirme M. Wane. Et de souligner « la nécessité de tout faire pour identifier les auteurs de cet acte et les traduire en justice », rappelant que « les attaques contre les casques bleus peuvent constituer des crimes de guerre au regard du droit international. » SS/MD (AMAP)

Processus de transition : le Mali peut compter sur le partenaire allemand (ministre allemande de la Défense)

Bamako, 16 dec (AMAP) La ministre allemande de la Défense, Mme Christine Anelle Lambrech, en visite au Mali, a réaffirmé, jeudi, à Bamako, l’engagement de Berlin a soutenir le processus de transition au Mali, rapporte la Direction de l’information et des relations publiques de l’Armée (DIRPA). A sa sortie d’une audience avec son homologue malien, le colonel Sadio Camara, Mme Lambrech a, aussi, invité les autorités maliennes à maintenir la dynamique vers des élections crédibles. Mme Christine Anelle Lambrech, cité par la DIRPA, a indiqué que les échanges ont porté sur la décision prise par le gouvernement de la République fédérale d’Allemagne « de continuer à soutenir le processus de Transition du Mali jusqu’à mai 2024. » Elle a invité les autorités maliennes « à maintenir la dynamique amorcée allant vers des élections crédibles ». Elle a, aussi, souhaité le maintien du contrat opérationnel avec le Mali, notamment avec le vol de drones et la réalisation des missions de reconnaissance qui leur sont assignées au sein de la Mission multidimensionnelles intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Selon la DIRPA, l’objectif de cette visite était de réaffirmer une fois de plus l’engagement de son pays auprès du Mali mais aussi de la coopération bilatérale entre les deux pays. La ministre fédérale allemande a remercié son homologue malien, le colonel Sadio Camara, pour sa disponibilité. Elle a également souligné que « le gouvernement allemand respecte et respectera la souveraineté du Mali. » Quant au ministre malien de la Défense et des Anciens combattants, il a remercié la République fédérale d’Allemagne, à travers sa ministre de la Défense, pour cette visite qui « marque la vitalité de la relation bilatérale entre nos deux pays », a rapporté la DIRPA. La même source ajoute que le colonel Sadio Camara a assuré que la volonté des autorités de la Transition est de faire en sorte que les élections puissent se tenir dans de bonnes conditions. Cette visite de la ministre allemande de la Défense, selon le colonel Camara, « a permis d’éclaircir certains points » comme la disposition du Mali « à travailler avec tous les États tant que sa souveraineté est préservée. » Mme Christine Anelle Lambrech, avait auparavant rendu visite au contingent allemand déployé au sein de la MINUSMA qui compte environ 1100 soldats sur le territoire malien. Il y a trois semaines, l’ambassadeur d’Allemagne au Mali, Dietrich Pohl, avait rencontré la presse pour évoquer la décision du retrait de son pays de la MINUSMA prévu en mai 2024. Cependant, le diplomate allemand avait tenu à préciser que cette décision «ne veut pas dire que (son) pays va tourner le dos au système onusien et au Mali». Le diplomate allemand a ajouté que Berlin va certainement poursuivre ses appuis financiers, précisant qu’entre le Mali et l’Allemagne, « il n’y a pas de mésentente ni de zones d’obscurité. » Par ailleurs, le diplomate allemand avait estimé que la crise multiforme à laquelle le Mali est confronté depuis une décennie, ne pouvait être résolue juste par l’action militaire. «On ne va jamais gagner une guerre asymétrique comme cela. Pour gagner cette confrontation, il faut offrir de bonnes opportunités et des perspectives de développement. C’est dans ce sens qu’on prend aussi notre engagement ici», avait dit l’ambassadeur. MK/MD (AMAP)

Mali: Vers des solutions durables de l’assainissement de Bamako

Bamako, 15 déc (AMAP) La problématique de l’assainissement de Bamako, la capitale malienne, a été le sujet d’une réunion, entre le gouvernement et les acteurs impliqués dans le domaine, mercredi, au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Cette réunion hebdomadaire dont les travaux ont été dirigés par le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation,  colonel Abdoulaye Maïga, a permis aux participants d’identifier la problématique de l’insalubrité à Bamako. Pour le colonel Abdoulaye Maïga, le problème de l’assainissement de la capitale est «structurel» et ne peut être réglé de manière instantanée. « Cependant, s’est-il félicité, il y a un début de solutions grâce à l’implication de tous les acteurs. » Le ministre Maiga a indiqué que l’Etat a résilié le contrat avec la société marocaine Ozone pour des raisons de souveraineté, dont le respect est l’un des trois principes clés qui guident l’action publique au Mali. Mais aussi pour des raisons d’efficacité. «Parce que la collaboration entre la mairie du District et Ozone n’était pas opérationnelle. Malgré des interventions de la société, il y avait toujours des points noirs ici et là», a dénoncé le ministre d’Etat. « En lieu et place, nos efforts ont consisté à remettre la Voirie du District sur pied, a-t-il dit. Grace à l’appui de l’État par le truchement de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT), la Voirie a été dotée en matériels, notamment des camions de ramassage d’ordures d’une valeur de 780 millions de Fcfa. 17,4 MILLIARDS DE FCFA – Le ministre d’État a aussi annoncé la signature, entre le ministère en charge de l’Economie et la Banque mondiale d’un accord de prêt d’environ 17,4 milliards de Fcfa pour reconstruire la décharge finale de Noumoubougou (Région de Koulikoro), près de Bamako. Il a rappelé qu’initialement, cette décharge finale devait être moderne, permettant le tri et le traitement des déchets. Son budget initial s’élevait à 7 milliards de Fcfa. «Malheureusement, ce que nous avons à Noumoubougou n’est pas du tout ce qui était prévue. Cette décharge est loin d’être fonctionnelle», a regretté le colonel Abdoulaye Maïga. Il a, en outre, signalé qu’un audit a été mené et a révélé beaucoup de dysfonctionnements. Le ministre en charge de l’Administration territoriale a assuré que les travaux de la reconstruction de la décharge de Noumoubougou commenceront « très bientôt. » Il a, aussi, annoncé l’acquisition d’un financement pour la construction d’une autre décharge finale à Moutougoula (Cercle de Kati). Ce qui permettra, selon lui, d’avoir à Bamako deux décharges finales et d’autres infrastructures de traitement de déchets. Le colonel Maïga a également annoncé la construction d’une nouvelle décharge de transit à Médina Coura, en Commune II du District de Bamako. Sa construction démarrera dès la semaine prochaine. Cette construction sera entièrement financée par le ministère en charge du Transport. « Ces infrastructures permettront de réduire encore la pression en termes de déchets dans notre District », a souligné le ministre d’Etat qui a appelé les populations de Bamako à plus de patience, assurant que le gouvernement posera le jalon d’une solution durable pour régler le problème de l’assainissement dans la capitale. Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné et sa collègue des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, ont pris part à la remcontre. BD/MD (AMAP)        

Aboubacar Touré : L’artiste qui pense bogolan

Par Fadi CISSE Bamako, 14 dec (AMAP) Depuis son enfance, Aboubacar Touré rêvait de devenir entrepreneur. Aujourd’hui, c’est fait ! Le jeune artiste trentenaire veut communiquer sa passion pour le bogolan, bien au-delà de Ségou (Centre) où il travaille. Devant son atelier est affiché le sigle de Consommer africain (CA) comme un slogan, dessiné sur le mur en motif bogolan. Sous un hangar, avant d’accéder à sa boutique, pagnes et chemises en bogolan sont étendus sur une tôle. Aboubacar Touré, dans un tee-shirt blanc, assorti d’un pantalon jeans, tient un bidon de teinture. Pas besoin d’engager la discussion avec le natif de Gao (Nord) pour comprendre qu’il vit et pense bogolan depuis toujours. Le bogolan, c’est sa passion, c’est l’air qu’il respire… Tout a commencé au Centre de recherche et de formation pour l’industrie textile (CERFITEX) de Ségou. Licence en technologie textile en poche, il enchaine les stages dans plusieurs structures dans le domaine du tissage. Avant de créer en 2017 sa propre entreprise. Toutefois, l’essor entrepreneurial est venu en 2021 avec le soutien du Fonds d’appui à la création d’entreprises par les jeunes (FACEJ). «A partir de là, je suis entré dans la danse de l’entreprenariat. Je suis obligé de travailler dur pour rembourser mes dettes et aller de l’avant», souligne l’artiste qui emploie aujourd’hui neuf autres personnes dont trois hommes. C’est à souligner, car à l’en croire, beaucoup de gens considèrent que c’est un travail pour les femmes. Deux types de tissus sont employés pour ses bogolans : les tissus traditionnels et ceux importés. Ensuite, le textile est imprégné de n’galama, une matière produite avec des feuilles d’arbres. «C’est le produit de base, avant de faire n’importe quel dessin sur le tissu», explique l’artiste, tout en traçant avec attention, tête baissée, son motif. Ses apprentis, de l’autre côté de l’atelier, trempent les pagnes trois fois dans le n’galama de couleur verte, avant le dessin qui intervient après séchage. Ce motif est repris jusqu’à trois fois, pour donner plus d’éclat au tissu et renforcer sa couleur avant de l’étaler sous le soleil. Le séchage est une opération-clé ; « le jour où il n’y a pas de soleil, pas de travail. » Selon Aboubacar Touré, c’est le bon séchage qui donne au bogolan toute sa qualité. Chaque motif nécessite un temps particulier de réalisation et certains dessins, faits sur commande, peuvent prendre une semaine. «Avant, on travaillait avec une idée de stock zéro. Avec l’évolution de l’entreprise, j’ai commencé à en faire à l’avance pour pouvoir les présenter lors des foires», précise le jeune créateur. Aussi bien dans le pays qu’au-delà de nos frontières, le talent de Aboubacar séduit de nombreux stylistes qui lui font des commandes. Mais l’exigence de plus grande production, qui prend dès lors du temps, suscite des difficultés économiques spécifiques, car le retour sur investissement est moins rapide. Surtout lorsque les clients considèrent que le prix de cette production de qualité est trop élevé. Et il y a les mentalités. Une croyance soutient que le travail du bogolan relève du fétichisme. «Dans la société, on pense encore que la personne qui fait ce métier est un féticheur. Des gens me disent : on ne peut pas prier avec du bogolan, c’est un habit pour les féticheurs», explique l’artiste qui pense qu’il est temps de mieux valoriser nos tissus traditionnels, au lieu d’importer des textiles d’ailleurs. Pas de quoi décourager l’entrepreneur, qui avec cette activité subvient à ses besoins et ceux de sa famille. Dans sa boutique, toutes sortes d’articles s’entassent: pagnes tissés, chemises, sacs, jetés de tables, couvre-lits, etc… Aboubacar Touré assure également la décoration en bogolan des séminaires et autres cérémonies, notamment les mariages. S’il réside à Ségou, la majeure partie de sa clientèle se trouve à Bamako et à l’étranger, grâce aux plateformes de vente. Les réseaux sociaux l’ont beaucoup aidé à se faire connaitre et il est suivi aujourd’hui par des milliers de followers. Chaque jour, il livre des articles à Bamako. Sa cliente du jour est Hawa Dembélé, venue en compagnie de sa grande sœur résidant à Ségou. Elle l’a connu à travers le bouche à oreille. Hawa témoigne : « le jour où, j’ai porté un habit d’Aboubacar, toutes mes amies m’ont dit que j’étais splendide. Je suis devenue ensuite accro au bogolan. Et fidèle à un artiste qui «fait de belles choses, en plus d‘être  compréhensif et abordable». FC/MD (AMAP)

Mali : Parents de nonuplés, le couple Arby dans le « Guinness Word records »

Bamako, 13 dec (AMAP) Les parents des seuls nonuplés au monde, (neuf bébés dont cinq filles) nés dans une clinique marocaine le 4 mai 2021, Kader Arby (36 ans) adjudant de l’Armée malienne, et son épouse, Halima Cissé (27 ans), sont entrés dans le prestigieux livre « Guinness Word records », a appris l’AMAP mardi à Bamako. Les nonuplés et leurs parents ont reçu, vendredi à Casablanca, l’équipe et un certificat du Guinness Book des Records. Le couple malien et leurs neuf enfants sont arrivés, très tôt ce mardi 13 décembre 2022, à Bamako. Ils ont été accueillis à l’aéroport international président Modibo Keïta-Senou, par la ministre de la Santé et du Développement social, Mme Diéminatou Sangaré, en présence de plusieurs parents et proches de la famille. Cette naissance de neuf bébés d’une seule et même grossesse, par césarienne et prématurément, est exceptionnelle. La survie comme celle de leur mère a été rendue possible par la mobilisation de plusieurs médecins au Mali, des autorités maliennes et de l’équipe médicale de la clinique Aïn Borja de Casablanca, au Marc. C’est en mars 2021 que Halima Cissé enceinte avait pris l’avion en direction du Maroc pour une prise en charge d’urgence de cette grossesse multiple à très haut risque. De Tombouctou à Bamako, plusieurs médecins maliens s’étaient mobilisés pour la faire transférer au Maroc et donner, ainsi, toutes leurs chances de survie à ces bébés qu’on pensait être au nombre de sept. A à la surprise générale, Ils se révèleront être neuf arrivés par césarienne.   Les cinq filles ont été baptisées Adama, Oumou, Hawa, Kadidia, et Fatouma et quatre garçons s’appellent Oumar, Elhadji, Bah et Mohammed VI en honneur respectivement à l’ancien président de la Transition, Bah N’Daw et sa Majesté le Roi du Maroc. AT/MD (AMAP