Mali : Le poste de la gendarmerie de Sebekoro (Kita) ciblé par une attaque terroriste

Bamako, 09 janv (AMAP) Le poste de la gendarmerie de Sebekoro, dans la Région de Kita (Ouest), sur la route nationale RN24, a été la cible d’une attaque terroriste, dans la nuit du dimanche au lundi, perpétrée par des individus armés non identifiés, rapportent des sources locales. Le bilan provisoire de cette attaque fait état d’un gendarme tué et un autre blessé. Le poste a été totalement saccagé et plusieurs véhicules des gendarmes incendiés, précise la même source. Un renfort militaire est arrivé sur les lieux après le retrait des assaillants. Un peu plutôt dans la même nuit, le poste du bureau des douanes de Didiéni (Ouest) a également été visé par des tirs d’hommes armés non identifiés, indique une source proche de la douane. Le bilan provisoire ne fait pas état de perte en vie humaine. Mais l’on déplore un blessé par balle et la voiture du chef de la Brigade mobile d’intervention (BMI) incendié par les assaillants qui se sont sauvés avant l’arrivée des renforts. Ces deux attaques  interviennent quelques jours après celles qui ont visé, lundi 02 janvier 2023, le poste de Secours de la Protection civile de Marka-coungo et celui du péage de Kasséla, à l’entrée de Bamako,  ayant fait au moins cinq morts dont deux sapeurs-pompiers. AT/MD (AMAP)

Le président de la Transition au Mali gracie les 49 militaires ivoiriens

Bamako, 07 janv (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, a accordé sa grâce avec remise totale de peines aux 49 militaires ivoiriens, interpellés à l’aéroport de Bamako en juillet 2022, a annoncé, vendredi, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, dans un communiqué. Cette mesure de grâce vient « conforter la dynamique créée suite à la signature à Bamako, le 22 décembre 2022, du Mémorandum d’entente relatif à la promotion de la paix et au renforcement des relations d’amitié, de fraternité et de bon voisinage entre la République du Mali et la République de Côte d’Ivoire », indique le gouvernement. Selon la même source la mesure a été « prise en toute indépendance » et symbolise le souci du président de la Transition « à promouvoir la bonne gouvernance, dans le cadre de la Refondation du Mali, à travers le respect de l’indépendance de la Justice et de la non-ingérence de l’Exécutif dans les affaires judiciaires. » Cette de grâce, intervenu une semaine après le procès de ces militaires, les 29 et 30 décembre dernier, est le dénouement de l’affaire dite des 49 militaires ivoiriens. Ils avaient été condamnés par la justice malienne pour «  crimes d’attentat et de complot contre le Gouvernement ; atteinte à la sûreté extérieure de l’État, port et transport d’armes et de munitions de guerre ou de défense intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle et collective ayant pour mais de troubler l’ordre public par l’intimidation ou la terreur. » Le Mali renouvelle « sa profonde reconnaissance » au président togolais Faure Gnassingbe, « pour ses efforts inlassables et son engagement constant pour le dialogue et la paix dans la région ». Par contre le gouvernement fustige « l’attitude partiale de certains responsables contre notre pays » la gestion de cette affaire, notamment la « position agressive » du président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO, Umaro Sissoco Embalo. MT/MD (AMAP)

Le président togolais Faure Gnassingbé en visite à Bamako, au Mali

Bamako, 4 janv (AMAP) Le président togolais, Faure Gnassingbé, est arrivé à Bamako, mercredi, pour une visite d’amitié et de travail de 24h, a constaté l’AMAP. Dès son arrivée, le président togolais s’est entretenu avec le président de la Transition,  le colonel Assimi Goïta, dans la loge présidentielle de l’aéroport. « Le reste des échanges entre les deux personnalités se poursuivent au palais de Koulouba, où elles ont une séance de travail », a précisé la présidence. Le chef d’État togolais a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue malien, à l’aéroport international Président Modibo Keïta de Bamako-Senou, en présence du Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de la Transition (CNT), le colonel Malick Diaw et des membres du gouvernement. MT/MD (AMAP)

Adresse à la Nation du Président de la Transition, à l’occasion du nouvel an 2023

Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Hôtes du Mali, Nous voici par la grâce d’Allah le Tout-Puissant au seuil de la nouvelle année. Je voudrais saisir cette heureuse occasion pour vous présenter mes vœux. En ce moment précis, j’ai une pensée profonde pour tous ceux d’entre nous qui souffrent pour quelque raison que ce soit, ainsi que pour nos Forces de défense et de sécurité qui, de jour comme de nuit, veillent à l’intégrité du territoire et à la tranquillité de nos populations. Mes chers compatriotes, Le peuple malien aura vécu une année 2022 éprouvante, mais riche en évènements d’importance majeure. En effet, notre pays a été soumis à de dures épreuves liées à un contexte international difficile. Malgré une diminution importante de la prévalence de la   Covid-19, son impact sur l’économie internationale et, par ricochet, sur l’économie malienne se fait sentir encore. De surcroît, les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines imposées à notre pays par l’Uemoa et la Cedeao ont eu des effets néfastes sur la croissance économique. C’est donc le lieu pour moi, une fois de plus, de saluer la résilience du peuple malien face à l’adversité. Nous devons ceci à l’union et à la solidarité dont nous avons su faire preuve. Il nous faut donc renforcer cette union et nous engager encore plus pour notre chère patrie. Pour ce faire, nous avons décidé d’instituer le 14 janvier comme Journée nationale de la souveraineté retrouvée en souvenir de la grande mobilisation contre les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la Cedeao et de l’Uemoa. Mes chers compatriotes, L’option de la reconquête de notre souveraineté est pour nous la seule voie possible si nous ne voulons pas être complices de la perpétuation du système de dépendance qui hypothèque notre avenir. Aussi, avons-nous défini trois principes qui devront désormais guider nos relations de coopération, à savoir : . le respect de la souveraineté du Mali ; . le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le Mali ; . la défense des intérêts du peuple malien dans les prises de décisions. Nous ne devons point nous faire d’illusions, car la voie que nous avons choisie sera parsemée d’embûches et nous aurons à faire face à de nombreuses difficultés. Certaines d’entre elles seront réelles, car inhérentes à la complexité des questions à gérer, mais beaucoup d’autres seront l’œuvre de ceux qui ne veulent pas que nous recouvrions notre indépendance totale.  J’exhorte donc chaque Malienne et chaque Malien à l’union sacrée. Mes chers compatriotes, L’année qui s’achève a été à la charnière de deux phases importantes du processus de transition engagé dans notre pays. Comme les Maliennes et les Maliens ont pu le constater, nous avons consacré la première phase à la sécurisation de notre pays, à la lutte contre la corruption, ainsi qu’aux réformes politiques et institutionnelles. Sur le plan sécuritaire, nous avons adopté une nouvelle posture militaire et acquis des équipements qui ont renforcé l’autonomie d’action des FAMA et leurs capacités à se déployer sur l’ensemble des théâtres d’opérations. Avec la montée en puissance de nos Forces de défense et de sécurité et le lancement de nombreuses actions offensives, la peur a changé de camp. Les groupes terroristes en sont réduits à des actes désespérés de poses d’engins explosifs au passage des militaires et des paisibles citoyens. Dans le même temps, la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite a été intensifiée en vue d’enrayer ces fléaux qui retardent le développement économique de notre pays. Conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation, nous avons engagé les réformes institutionnelles destinées à créer les bases d’élections libres et transparentes, ainsi qu’à doter notre pays d’institutions démocratiques. Au nombre des actions initiées dans ce domaine, il faut noter la création de l’organe unique de gestion des élections et la rédaction de l’avant-projet de la nouvelle Constitution dont le processus de finalisation est en cours. Il convient de noter également la mise en place du Comité indépendant de suivi-évaluation des recommandations des assises nationales de la refondation. Mes chers compatriotes, C’est sur la base de ces acquis que la seconde phase de la transition est consacrée aux projets structurants, destinés à poser les bases d’un véritable développement. Nous sommes pleinement conscients qu’il n’y a pas de sécurité sans développement qui garantisse un mieux-être pour les populations. C’est ainsi que nous avons décidé de relancer la Comatex et l’Usine malienne des produits pharmaceutiques. Dans l’optique du renforcement du tissu industriel de notre pays, deux usines de filature de coton seront créées à Bamako et à Koutiala. Tout ceci devrait créer des emplois et de la valeur ajoutée pour notre économie. Dans le domaine minier, la Société de Recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali a été créée. Par ce fait, nous ambitionnons de mettre les ressources minérales au service du développement exclusif de notre pays. Il faut noter aussi la relance du secteur ferroviaire. Le Gouvernement est engagé sur plusieurs fronts en vue de la satisfaction des besoins fondamentaux des Maliens. Le projet de création du complexe hospitalier de quatrième référence qui s’ajoute à l’hôpital militaire de même niveau, participe de cet esprit.  Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons rester unis et engagés pour les grands chantiers de développement. Notre pays est riche en ressources naturelles, notre peuple est brave et travailleur. Ensemble, nous pouvons et devons créer les conditions de l’émergence du Mali. Mes chers compatriotes, Nous comprenons combien nos populations sont éprouvées par un contexte économique difficile pour l’ensemble des pays du monde. C’est pourquoi, j’ai instruit le Gouvernement de prendre des mesures pour contrer l’augmentation des prix des produits de première nécessité. Il faut rappeler que tout ceci intervient dans un contexte de baisse des recettes de l’État due à l’insécurité. Aussi, pour lutter contre la cherté de la vie qui fragilise davantage les couches les plus vulnérables, le Gouvernement a pris des mesures énergiques destinées à stabiliser les prix et à augmenter le revenu des travailleurs.  Ainsi, il a été accordé des subventions sur l’importation de plusieurs produits,

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 28 décembre 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 28 décembre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance modifiant la Loi n°02-054 du 16 décembre 2002, modifiée, portant statut de la Magistrature. Aux termes des dispositions de l’article 81 de la Constitution du 2 février 1992, le pouvoir judiciaire est indépendant des pouvoirs exécutif et législatif. Il s’exerce par la Cour Suprême et les autres Cours et tribunaux. La Cour Suprême est la plus haute juridiction de l’Etat en matière judiciaire, administrative et des Comptes. La cessation définitive de la fonction d’un membre de la Cour Suprême entrainant la perte de la qualité de membre résulte, entre autres de l’admission à la retraite par la limite d’âge. La limite d’âge des magistrats est de 65 ans, conformément aux dispositions de l’article 101 de la loi du 16 décembre 2002 portant statut de la Magistrature. Au regard des attributions dont ils sont investis, le Président et le Procureur Général de la Cour Suprême contribuent à la stabilité et à la pérennité de la gouvernance de l’Institution. A ce titre, le maintien en fonction de ces deux hauts magistrats au-delà de la limite d’âge de 65 ans s’avère une nécessité. Le projet d’ordonnance adopté proroge de 3 ans l’âge de départ à la retraite des magistrats occupant les fonctions de Président et de Procureur Général de la Cour Suprême. Cette prorogation permettra d’assurer la relève et servira de tremplin pour imprimer une dynamique cohérente à la jurisprudence de la Cour Suprême à travers l’expérience des magistrats concernés. 2. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Lomé le 16 décembre 2022, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest africaine de Développement, pour le financement partiel du Projet d’Urgence de Reconstitution du Stock de Sécurité alimentaire, au titre de l’exercice 2023. Par cet accord, la Banque Ouest africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 25 milliards de francs CFA. Le projet, objet du présent financement, vise : – la reconstitution du stock national de sécurité, du stock d’intervention de l’Etat et du stock de sécurité alimentaire de la CEDEAO, respectivement à hauteur de 35 mille, 25 mille et 7 mille 5 cent tonnes de céréales ; – l’assistance aux populations en phase de crise d’insécurité alimentaire ; – la construction et l’équipement de 10 magasins de distribution ; – la réhabilitation et l’équipement de 6 magasins existants. 2 3. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de décret portant approbation des marchés relatifs aux travaux de construction et de bitumage de la route Dioïla-Massigui-Koualé-Kébila, y compris le contournement de Koualé, ainsi que de l’aménagement des voiries de Dioïla en deux lots. Lot 1: travaux de construction et de bitumage de la section Dioïla-Togo (52Km), y compris les voiries de Dioïla (6,15 Km) Lot 2 : travaux de construction et de bitumage de la section Togo-Domba (52 km). ; Le marché des travaux du lot 1 est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement BECM-CG/GER pour un montant, toutes taxes comprises, de millions 17 mille 779 F CFA et un délai d’exécution de 34 milliards 778 36 mois. Le marché des travaux du lot 2 est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement ETEP/EGK pour un montant, toutes taxes comprises, de 32 milliards 705 millions 314 mille 704 F CFA et un délai d’exécution 24 mois. L’exécution de ces travaux permettra d’assurer le désenclavement intérieur et extérieur, d’améliorer la fluidité du trafic et de contribuer à la croissance économique du pays. 4. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre de Recherche et de Formation pour les Industries Légères et Textiles. Le Centre de Recherche et de Formation pour les Industries Textiles a été créé par la Loi n°04-003 du 14 janvier 2004 avec pour mission d’assurer la formation initiale et continue et de contribuer à la promotion de la recherche dans le domaine des textiles aux niveaux national, sous régional et régional. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°04-061/P-RM du 04 mars 2004. En dépit des résultats encourageants enregistrés par le centre dans la mise en œuvre de ses missions, l’application de ses textes a révélé certaines insuffisances liées entre autres : – à la non prise en compte de la dimension des industries légères ; – à la faiblesse et à l’inadaptation du cadre institutionnel et organisationnel ; – à la non prise en compte des formations au titre de l’enseignement secondaire, technique et professionnel ainsi que la formation qualifiante. Les projets de texte adoptés visent à corriger ces insuffisances. 5. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant création de la Médaille du Mérite des Arts et de la Culture. La culture est un secteur d’activité à part entière qui a ses acteurs spécialisés et ses besoins spécifiques. Elle est une matière transversale par excellence ayant des liens avec tous les domaines de politique sectorielle. C’est un secteur dont la vitalité ne dépend

Le PM Choguel Kokalla Maïga a participé à l’investiture de président Lula

Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ Brasilia, 1er janv (AMAP) Le président de la République fédérale du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, «Lula» et son vice-président, Geraldo José Rodrigues Alckmin Filho, ont été investis dimanche 1er janvier 2023 au Congrès national brésilien, en présence du Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga. Le chef du gouvernement, à la tête d’une forte délégation, a représenté le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui l’a envoyé pour renforcer les relations entre le Mali et Brésil. Dans son discours, le président Lula a consacré tout un chapitre au rôle que les BRICS doivent jouer dans le nouvel ordre mondial. « Ce qui correspond parfaitement à nos attentes », a déclaré le chef de gouvernement malien. Interrogé à la fin la cérémonie, Dr Choguel Kokalla Maïga, a assuré que l’audience prévue, demain (ndlr, lundi) avec le président Lula, sera mise à profit pour passer en revue la coopération bilatérale. Des dizaines de chefs d’État et de gouvernement d’Afrique, d’Amérique latine, du Nord, d’Europe ou leurs représentants y ont également participé. Le président du Congrès national après lecture des noms des membres du gouvernement Lula, a demandé à l’assistance d’observer une minute de silence à la mémoire du roi Pelé. S’en est suivi l’hymne national du Brésil. Les mains droites posées sur un livre sacré, certainement la Bible, tenant la Constitution dans celles de gauche, le président et le vice-président  ont juré « de respecter et de faire respecter la loi fondamentale. » Le secrétariat général du Congrès leur a rappelé leur devoir et obligations vis-à-vis de la Nation et du peuple brésilien. Ils ont signé des documents après voir le serment prêté. Lula, investi comme 39è président de la Fédération de Brésil, s’est adressé à la Nation depuis le Palais du Planalto (présidence). Cet orateur surdoué, figure emblématique de la gauche brésilienne, a promis « de consolider la démocratie et de bâtir une économie moderne et prospère. » Il s’est engagé à protéger les couches défavorisées. Après avoir  reçu les félicitations des délégations étrangères présentes à la cérémonie, le nouveau président leur a offert une réception au Palais d’Itamaty, équivalent des Affaires étrangères. FORTE MOBILISATION – Debout dans une décapotable, le président et son vice-président, leurs épouses à leurs côtés, ont fait le tour du Congrès national pour saluer le peuple pour sa forte mobilisation. Emu, le président Lula, en larmes, a rendu hommage au peuple à travers des gestes continus de la main. Il a serré des main, de temps à autres. Des personnes ont déployé leur smartphone  pour immortaliser ce moment inoubliable. Quelques heures auparavant, l’adrénaline montait de plusieurs crans un peu partout à travers la ville de Brasilia. Notamment, tout le long du boulevard menant au Congrès national, qui était noir de monde. Habillés en tee-shirt de couleur rouge, le drapeau national au vent, la foule compacte, en larmes, scandait : « Olé, Olé Lula, Lula, Lula ». Sur des pancartes on pouvait lire : « Respectez le vote du peuple. » Les abords des routes ont été badigeonnés de blanc, faisant ainsi peau neuve. Des personnes du troisième âge dandinaient  pour converger vers le Congrès. Jeunes, femmes et hommes ont bravé le soleil pour être témoins de cette cérémonie historique. HAUTE SÉCURITÉ – Cette cérémonie d’investiture a lieu sous très haute sécurité. Tous les accès étaient bouclés afin de permettre une fouille minutieuse des véhicules. Hélicoptères et drôles survolaient l’espace aérien sans arrêt. Cavalerie, unités cynophiles patrouillaient. Des camps provisoires ont été installés autour du Congrès. Toutes les forces de défense et de sécurité fédérales ont été fortement mobilisées, certainement pour palier à toute éventualité. Des menaces d’attentats avaient été proférées par des partisans du président sortant qui a été le grand absent de la cérémonie. Il avait annoncé qu’il se rendra en Floride, aux États-Unis, afin de priver son prédécesseur de l’écharpe qu’il devrait lui transmettre après son installation. La délégation malienne, outre  le chef du gouvernement,  est composée notamment des ministres des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et du Développement rural, Modibo Keïta. Elle comprend, également, le président de la Commission des Affaires étrangères du Conseil national de Transition (CNT), Aboubacar Sidiki Koné, la conseillère diplomatique du président de la Transition, Mme Traoré Fatou Binta Diop, et le Directeur Amériques du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur Mehidi Diakité. CMT/MD (AMAP)  

La justice malienne condamne à 20 ans les 46 militaires ivoiriens

Bamako , 30 dec (AMAP) La Cour d’Assises de Bamako a condamné, vendredi,  les 46 militaires ivoiriens à 20 ans de réclusion criminelle et 2 millions d’amende chacun, annonce le Procureur général près la Cour d’appel de Bamako, dans un communiqué publié ce vendredi 30 décembre 2022. La Cour « est également entrée en voie de condamnation, par contumace, contre les 3 accusées non comparantes » qui ont écopé de la peine de mort et de 10 millions d’amende chacune, ajoute la même source. Lors de cette unique session ordinaire de l’année judiciaire 2021-2022, qui s’est tenue à son siège, la Cour d’assises a ainsi rendu deux Arrêts N°201 et 202, « au cours de son audience des 29 et 30 décembre 2022, dans l’affaire ministère public contre Kouassi Sanni Adam et 48 autres. » Par le premier arrêt, explique le communiqué, « la Cour d’Assises est entrée en voie de condamnation contre les 46 accusés comparants, dont liste nominative figurant audit Arrêt », en prononçant contre eux la peine de 20 ans de réclusion criminelle et 2 millions d’amende chacun. Les accusés ont comparu pour  « des crimes d’attentat et de complot contre le gouvernement, d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État, de détention, port et transport d’armes et de munitions de guerre ou de défense intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle et collective. Ce, ayant pour but de troubler l’ordre public par l’intimidation ou la terreur. » « Elle a en outre ordonné la confiscation des armes ayant servi à la commission des infractions retenues» contre les accusés, précise le communiqué. Dans un second arrêt, poursuit le texte, la Cour a aussi condamné « par contumace » les trois accusées » qui n’ont pas comparu et dont la liste nominative figure également à l’Arrêt. Ces trois accusées ont écopé de la peine de mort et de 10 millions d’amende chacune pour les mêmes infractions retenues à la charge de leurs coaccusés qui ont comparu. Enfin, la Cour a reçu la constitution de partie civile de l’Etat du Mali et « a condamné l’ensemble des accusés à lui payer le franc symbolique. » SS/MD (AMAP)

Le PM malien à l’investiture du président Lula : Pour renforcer les relations entre le Mali et le Brésil

Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ Brasilia, 30 dec (AMAP) Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga,  est arrivé vendredi à Brasilia, au Brésil, où il représentera le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, à la cérémonie d’investiture du président Luiz Inácio Lula da Silva, le 1er janvier 2023, au Congrès. À l’invitation des autorités brésiliennes, le chef du gouvernement est à la tête d’une forte délégation composée notamment des ministres des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et du Développement rural, Modibo Keïta, pur assister a l’investiture de Lula et de son vice-président, Geraldo José Rodrigues Alckmin Filho. Le président Lula, 77 ans, a été élu le 30 octobre dernier en tant que 39e président de la République fédérative du Brésil. C’était au second tour du scrutin présidentiel le plus serré de l’histoire du Brésil, en obtenant 50,9% des voix face au président sortant, Jair Bolsonaro. Il revient ainsi au pouvoir après ses deux premiers mandats (2003-2010) et une incarcération de 580 jours, d’avril 2018 à novembre 2019. Plusieurs rencontres bilatérales sont annoncées au programme du chef du gouvernement malien et de sa délégation. « La présence de cette forte délégation, «dépêchée par le chef de l’État», traduit sa volonté affichée d’approfondir davantage nos «relations bilatérales historiques fortes» renforcée notamment sous le «magistère du président Lula», avec la création d’une Commission mixte Mali-Brésil », a déclaré le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, interrogé à l’arrivée de la délégation. Selon M. Diop, la coopération entre nos deux pays est prometteuse notamment en matière de développement de la culture du coton, de l’amélioration de la qualité des semences, de la production et de la productivité du riz. Les questions sécuritaires où le Brésil, membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, a développé une expertise avérée ne seront pas en reste. Son collègue en charge du Développement rural, a insisté sur le besoin d’améliorer la qualité des semences pour booster le rendement agricole au Mali. » L’appui en matière de génétique, a souligné Modibo Keïta, est également nécessaire pour accroître la production animale et halieutique dans notre pays ». Afin, selon lui, « d’atteindre la souveraineté alimentaire, très chère aux autorités de la Transition. » Cette cérémonie d’investiture se déroulera entre le Congrès, la Présidence et les Affaires étrangères, selon des sources diplomatiques, précisant que ces trois institutions se font face. Après la cérémonie de prestation de serment, le président Lula s’adressera d’abord à son peuple et aux pays amis du Brésil en prononçant son discours d’investiture. Un discours «d’ouverture, d’union et de rassemblement très attendu» au sortir d’élections ayant profondément divisé le pays. Ensuite, il devrait recevoir les délégations officielles. Avec lesquelles il devrait, enfin, dîner lors d’une réception. Déjà à Windsor Plaza hôtel Brasilia, où résideront la plupart des délégations étrangères, les motards aux sons assourdissant enchaînent les aller-retour en accompagnant les différentes délégations. Plusieurs chefs d’État et de gouvernement sont déjà arrivés ou sont attendus à Brasilia pour participer à cette investiture. Les noms des présidents du Gabon, du Zimbabwe, de Cuba, du Venezuela, d’Angola, du roi d’Espagnol, circulent. La police fédérale, d’ordinaire discrète, est visible un peu partout dans la circulation de Brasilia. « Cette force n’y est visible que lors des grands événements », assure-t-on. Des hélico survolent la ville de temps à autres. À 48 heures de la cérémonie, l’enthousiasme et la ferveur qui précédent généralement ce genres d’évènements est peu manifeste. L’annonce du décès, jeudi 29 décembre, de la légende du football brésilien et mondial, Pelé, plane sans doute sur cette investiture. Accompagné de fines pluies sporadiques, le vent frais matinal tropical propage à travers la ville l’odeur agréable des arbres et herbes verdoyants. Et aussi, celle de la bonne grillade. Services d’assainissement et techniciens de surface, reconnaissables à travers leurs combinaisons, sont à la tâche. Aérée et bien entretenue, la circulation est fluide. Les espaces verts aussi. Composé de 37 membres, contre 23 pour son prédécesseur, le gouvernement Lula est déjà au complet. CMT/MD (AMAP)  

Mali : Le procès des 49 militaires ivoiriens s’est ouvert jeudi à Bamako

Bamako, 30 dec (AMAP) Le procès des 49 militaires ivoiriens interpellés le 10 juillet dernier à l’aéroport de Bamako s’est ouvert, jeudi, devant la Cour d’Assises de la capitale malienne, a constaté l’AMAP. Le procès. qui intervient six mois après l’interpellation des militaires ivoiriens a été suspendu pour reprendre le vendredi 30 décembre. Les 49 militaires ivoiriens dont trois personnels féminins ont été libérées vont comparaître pour « association de malfaiteurs, attentat et complot contre le gouvernement, atteinte à la sûreté extérieure de l’État, détention, port et transport d’armes et de munitions de guerre ou de défense intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle et collective ayant pour but de troubler gravement », selon l’arrêt de renvoi. Ce jugement des soldats ivoiriens se tient une semaine après la visite officielle à Bamako d’une délégation ivoirienne conduite par le ministre d’État, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara. À l’issue de cette rencontre, le Mali et la Côte d’ivoire ont signé un mémorandum pour la libération des 46 soldats ivoiriens détenus dans la capitale malienne. Cet accord avait été signé en présence du ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, dont le pays est médiateur dans le dossier des soldats ivoiriens. Le chef de la diplomatie togolaise s’était réjoui du rapprochement des positions entre le Mali et la Côte d’ivoire. MT/MD (AMAP)

Mali : Suspension de la grève transporteurs routiers (Syndicat)

Bamako, 26 dec (AMAP) Les routiers ont suspendu leur grève entamée le 20 décembre dernier et qui avait perturbé plusieurs axes routiers, a annoncé lundi, le secrétaire général du Syndicat national des transporteurs routiers, urbains interurbains et internationaux du Mali (Syntrui-Mali), Siaka Diakité. Joint au téléphone, M. Diakité  a confirmé levée du mot d’ordre de grève après un accord avec le gouvernement. Cette suspension de la grève des transporteurs intervient au lendemain de l’annonce par la direction générale de la police nationale de la modification des horaires de circulation des gros porteurs dans les villes. Auparavant autorisés à circuler en ville entre 00 heures et 5 heures, les gros porteurs peuvent circuler désormais en ville à partir de 23 heures jusqu’à 5 heures. L’ajustement des heures de circulation dans les grandes villes faisaient partie des revendications des transporteurs. Certains routiers évoquaient aussi des tracasseries dont ils se disent victimes aux postes de contrôle. « Nous demandons que l’heure de circulation dans les villes soit ramenée à 22h au lieu de 00h. Nous avons aussi d’autres difficultés liées aux tracasseries au niveau des postes de contrôles », a expliqué samedi dernier, Oumar Dembélé, un chauffeur de camion de transport de marchandise, dont le véhicule était stationné depuis cinq jours à Yirimadjo, à la sortie de Bamako. Depuis le déclenchement de la grève, des dizaines de camions à destination de Ségou, Mopti (Centre) ou Gao (Nord) pour certains, ont été bloquées à Yirimadio, le long de la route menant au poste de Niamana. Les syndicats routiers ont assuré que suite à l’accord avec le gouvernement les camions bloqués, ces derniers jours, à l’entrée de certaines grandes villes, à travers le Mali, vont reprendre le trafic. MT/MD (AMAP)