Communiqué du conseil des ministres du mercredi 29 mars 2023

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 29 mars 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, Chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion ; b. un projet de décret portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale d’Intégration. Dans le cadre de la résolution de la crise que notre pays connait depuis 2012 et en vue d’asseoir une paix durable, le Gouvernement a signé avec les Mouvements armés, l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, issu du Processus d’Alger, les 15 mai et 20 juin 2015, sous l’égide de la Médiation internationale. L’Accord prévoit dans ses mécanismes, la mise en place des structures chargées exclusivement du processus de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et d’intégration de l’ensemble des combattants des Mouvements armés signataires. C’est dans ce cadre que la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation- Réinsertion et la Commission d’Intégration ont été créées respectivement par les Décrets n°2015-0894/P-RM et n°2015-0895/P-RM du 31 décembre 2015. Ainsi, les Commissions de désarmement-démobilisation-réinsertion et d’intégration ont enregistré 74618 ex-combattants dont 1744 intégrés au sein des Forces de Défense et de Sécurité et déployés sur le terrain au sein des Bataillons des Forces Armées Reconstituées. En outre, 1006 ex-combattants anciennement membres des Forces de Défense et de Sécurité et des corps paramilitaires ont été réintégrés. Des insuffisances sont apparues dans l’application des textes de création et d’organisation des deux commissions qu’il convient de corriger. Les présents projets de décret ont été adoptés pour corriger ces insuffisances en apportant les innovations ci-après : – la prise en compte des représentants des Mouvements de l’Inclusivité au sein de la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et de la Commission nationale d’Intégration ainsi que l’harmonisation des représentations des parties dans lesdites commissions ; – la création d’une Cellule administrative au niveau de la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion ; – le changement d’appellation de la Commission d’Intégration en Commission nationale d’Intégration ; – la création d’une Cellule financière au sein de la Commission nationale d’Intégration ; – la création d’antennes régionales pour la Commission nationale d’Intégration. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du Ministre de l’Economie et des Finances, en collaboration avec le Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, le Conseil des Ministres a été informé de la remise, le 23 Mars 2023, du rapport de l’Audit des Mines d’or en activité à Son Excellence le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat, soucieux de faire briller l’or pour le peuple malien. Le Premier Ministre, ainsi que d’autres membres du Gouvernement ont assisté à ladite remise. A titre de rappel, la conduite de l’Audit du secteur minier est une revendication constante, légitime du peuple malien, récemment réitérée avec force lors des Assises nationales de la Refondation. L’étude ainsi initiée vise à : – réaliser un diagnostic global des activités d’exploitation minière au Mali ; – fournir un plan d’action et accompagner le Ministère de l’Economie et des Finances et celui des Mines, de l’Energie et de l’Eau dans les futures négociations avec les compagnies. A l’issue de la restitution du rapport d’audit, le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a instruit l’élaboration d’un plan d’action de mise en œuvre des recommandations issues de la mission d’audit, articulé autour d’actions phares, notamment : – la création de deux commissions dont une pour la négociation et/ou la renégociation des Conventions minières et l’autre pour le recouvrement ; – le recouvrement des montants éludés, suivant un plan élaboré ; – le rapatriement au Mali des produits issus de l’exportation de l’or ; – la modification de l’Ordonnance n°2019-022/P-RM du 27 septembre 2019 portant code minier ; – l’accélération de la création des Fonds Miniers ; – l’adoption du code de l’environnement et du développement durable. Le plan d’action sera mis en œuvre suivant une démarche participative, incluant les sociétés minières elles-mêmes. En outre, il fera l’objet d’une supervision assurée par Son Excellence le Colonel Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’Etat. 2. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 29 mars 2023 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Des terroristes neutralisés par l’Armée burkinabè à la frontière avec le Mali

Bamako, 29 mar (AMAP) Des avions de l’Armée burkinabè ont frappé, mardi, le quartier général d’un groupe terroriste à Kain-Ouro, a la frontière du Mali, a annoncé l’Agence d’information du Burkina (AIB). « Plusieurs terroristes parmi la trentaine présents sur les lieux, ont été tués et leurs moyens de combat et logistique détruits », précise l’AIB. L’Agence nationale, citant des sources sécuritaires, ajoute que les frappes et les opérations terrestres vont se poursuivre et « il n’y aura pas de répit pour ceux qui tiennent encore les armes contre les populations. » Depuis plusieurs jours, les Forces armées burkinabè, appuyées par les volontaires pour la défense de la patrie (VDP), ont engagé des opérations aéroterrestres de grande envergure à travers le pays. Ces opérations ont déjà permis de neutraliser des dizaines de terroristes et de de détruire leurs équipements. Le dimanche 26 mars 2023, dans la zone de Oursi, l’Armée burkinabè a également neutralisé une quarantaine de chefs terroristes par des frappes. Ces victoires interviennent suite à l’acquisition récente de vecteurs aériens de pointe par les autorités burkinabè. SS/MD (AMAP)

Burkina Faso : Une quarantaine de chefs terroristes tués en pleine réunion

Bamako, 28 mar (AMAP) L’Armée burkinabè a neutralisé, dimanche, une quarantaine de terroristes dans des frappes dans la zone de Oursi (Oudalan, Nord),, a annoncé l’Agence d’information du Burkina (AIB). « Les premières frappes ont tué une quarantaine d’entre eux », précise l’AIB, soulignant que la traque se poursuit contre les survivants. Selon la même source, l’Armée a surpris une cinquantaine de chefs terroristes, en réunion dans la zone de Oursi. L’Armée burkinabè a acquis, récemment, des vecteurs aériens de pointe et a engagé sur plusieurs fronts des opérations aéroterrestres de grande envergure. SS/MD (AMAP)

Mali-Côte d’Ivoire : La valeur des échanges commerciaux s’élève à plus de 900 milliards de FCFA en 2022

Bamako, 23 mar (AMAP) Les échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et le Mali, en 2022, se sont élevés à 913,4 milliards de Fcfa avec une hausse de 45% par rapport à 2021, qui sont de 493,8 milliards de Fcfa, a révélé, mecredi, le chef de la délégation ivoirienne, Abdoulaye Kouyaté, lors de l’ouverture, à Bamako, des travaux des experts, prélude à la tenue de la 4è session de la grande commission mixte de coopération. Selon le chef de la délégation ivoirienne, ce bond qualitatif sans précédent fait du Mali, à ce jour, «le premier client mondial de la Côte d’Ivoire avec 909 milliards de Fcfa de marchandises vendues en 2022». Mais également l’un des plus gros fournisseurs de la Côte d’Ivoire au niveau mondial. Abdoulaye Kouyaté a, par ailleurs, encouragé les deux parties « à aller encore plus loin en mettant en œuvre, de façon effective, les mécanismes garantissant la libre circulation des personnes et des biens ainsi que le droit d’établissement. » « Il s’agit, a-t-il expliqué, d’éliminer toute entrave à l’implantation des activités dans les milieux d’affaires nationaux entre les deux pays et de faciliter l’accès mutuel à leur marché respectif. » «Il nous faudra. également envisager de nouveaux axes stratégiques en vue de renforcer notre coopération et insuffler une nouvelle dynamique aux relations entre nos deux pays», a exhorté M. Kouyaté. Cela est d’autant plus important que «dorénavant, cette relation se veut forte et durable pour faire face aux nombreux défis de l’heure que sont l’insécurité à nos frontières, la lutte contre la pauvreté, l’autosuffisance alimentaire…», a-t-il ajouté. Pour sa part, le secrétaire général du département malien en charge des Affaires étrangères, Seydou Coulibaly, a insisté sur la nécessité pour les deux États et pour le bien-être de leurs populations « de promouvoir davantage la coopération en matière de consultations politiques et diplomatiques, d’administration, de défense, de sécurité, d’échanges économiques et commerciaux. » S’y ajoutent la promotion des investissements, les transports et les infrastructures, l’artisanat et le tourisme… Pour M. Coulibaly, la conjoncture difficile liée à la crise économique et sécuritaire doit «nous inciter à davantage de concertations et de conjugaison de nos efforts afin de relever ensemble les défis qui nous assaillent». Il a, ensuite, réaffirmé la volonté politique et la disponibilité des autorités maliennes de faire de la coopération avec la Côte d’Ivoire « une priorité, un partenariat gagnant-gagnant et un modèle de réussite. » Seydou Coulibaly a espéré que des travaux sortiront de pertinentes recommandations pour consolider les acquis et dégager de nouvelles perspectives au profit de la paix, de la sécurité et pour le développement économique, social et culturel de nos deux pays. La rencontre des experts prend fin ce jeudi. Cette rencontre des experts des deux a pour objectifs d’évaluer les conclusions et recommandations de la session précédente, qui s’est tenue en 2004, mesurer les progrès réalisés et les obstacles rencontrés et envisager ensemble de nouvelles perspectives. Elle intervient après 19 ans d’hibernation marquée par de «récents malentendus» relatifs à l’affaire des 49 militaires ivoiriens, la coopération entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Cette réunion s’inscrit dans une dynamique de raffermissement et de diversification des relations de coopération qui lient les deux pays. Elle doit permettre aux deux parties de réaffirmer leur engagement et leur volonté de renforcer davantage les relations de coopération bilatérale en leur insufflant une nouvelle dynamique dans l’intérêt réciproque des deux pays. Remerciant les autorités maliennes pour l’accueil «chaleureux» qui a été réservé à sa délégation, Abdoulaye Kouyaté a espéré que « cette rencontre soit l’occasion de tourner définitivement la page de longues pauses dans une relation qui dispose pourtant de tous les leviers pour figurer au nombre des plus dynamiques dans l’histoire de la coopération Sud-Sud sur notre continent. » La grande commission mixte de coopération Mali-Côte d’Ivoire a été créée en 1977 à Abidjan. Elle devrait se réunir tous les deux ans, alternativement entre les deux pays, afin de faire le point de la coopération bilatérale. BD/MD (AMAP)

Sucre : Les prix prennent l’ascenseur sous l’effet Ramadan

Par Baaba B. COULIBALY Bamako, 22 mar (AMAP) Le sucre, sans doute l’un des produits les plus demandés en cette veille du mois de Ramadan, continue d’alimenter la spéculation. Au lieu de 28 000 Fcfa selon la règlementation, le sac de 50 kg du sucre local est vendu sur le marché à 30 000 Fcfa. Il est de 32 000 Fcfa pour le sucre importé au lieu de 30 000 Fcfa. Le gouvernement malien et les acteurs économiques ont consenti d’énormes efforts, ces derniers temps, pour maintenir les prix des produits de première nécessité à un niveau raisonnable. Malgré tout, et à quelques jours du début du Ramadan, on constate dans certains points de vente. à travers la ville de Bamako, la capitale, une hausse des prix des denrées de grande consommation. Cette hausse non négligeable concerne particulièrement le sucre. Le prix du sac de 50 kg du sucre local est cédé à 30 000 Fcfa et celui importé à 32 000 Fcfa par endroits chez des boutiquiers détaillants. Pourtant, les prix plafonds de certains produits dont le sucre ont été fixés par l’arrêté n°2022-0865/MIC-SG du 6 avril 2022. Selon ce texte, le sac de 50 kg du sucre local est cédé à 28 000 Fcfa (prix grossiste) soit 600 Fcfa le kilogramme. Celui du sucre importé est de 30 000 Fcfa pour le sac de 50 kg, soit 650 Fcfa le kilogramme. Le prix de la tonne carreaux du sucre local a été fixé à 510 000 Fcfa. Le prix grossiste est fixé à 560 000 Fcfa pour les clients des distributeurs de SUKALA et de NSUKALA. Quant au sucre importé, le prix de la tonne est plafonné à 600 000 Fcfa. Les unités industrielles, les distributeurs grossistes et les semi-grossistes n’ont pas augmenté le prix du tonnage mais il semble que les détaillants sont dans la spéculation. La surchauffe sur les prix s’explique par le fait que cette année, le gouvernement n’a pas accordé d’exonérations, selon Lobbo Draméra de la Société Dramé et fils «Sodraf». Cette dernière vend la tonne du sucre locale aux grossistes à 560 000 Fcfa et le sucre importé, à 600 000 Fcfa la tonne. « Donc rien n’a augmenté chez nous», jure l’opérateur économique, la main sur le coeur. Face à la spéculation décriée par les consommateurs, le sous-directeur Commerce intérieur et consommation à la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), Seydou Kassogué, suggère que le regroupement des commerçants détaillants se transforme en Groupement d’intérêt économique (GIE) pour être mieux organisé et facile à contrôler. Mariam Diakité est consommatrice. Elle se plaint de cette hausse qui, selon elle, ne se justifie pas. « Les revendeurs augmentent, les prix du jour au lendemain, à leur guise, regrette notre interlocutrice. «Je pense que la DGCC doit redoubler d’efforts pour le respect strict des prix fixés», estime-elle. Abondant dans le même sens, un autre consommateur, Moussa Sanou propose l’affichage des prix indicatifs dans les points de vente pour éviter des augmentations non justifiées. La commercialisation et la fixation des prix des produits de large consommation sont souvent encadrées par le gouvernement pour éviter des dérapages préjudiciables aux consommateurs. Les prix de certains produits restent stables comme l’huile alimlentaire dont le bidon de 20 litres est cedé à 21 000 Fcfa. Pour la farine de blé, le sac de 50 kg (carreau usine pour boulanger) est à 25 000 Fcfa. Le sac de 50 kg de riz importé est vendu de 30 000 à 32 000, selon les endroits. BBC/MD (AMAP)  

Olivier Dubois, dernier otage français enlevé au Mali est libéré au Niger

Bamako, 20 mar (AMAP) Olivier Dubois, dernier otage français dans le monde, enlevé le 8 avril 2021 à Gao, dans le Nord du Mali, vient d’être libéré avec Jeffery Woodke, enlevé en 2016 au Niger, a annoncé la chaîne de télévision francophone, TV5. « Les deux ex-otages viennent d’arriver à l’aéroport de Niamey », assure la même source. Le journaliste français Olivier Dubois est arrivé libre, ce lundi 20 mars 2023, à l’aéroport international de Niamey, au Niger, près de deux ans après avoir été enlevé au Mali par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), a annoncé l’Agence France Presse (AFP). « Je me sens fatigué mais je vais bien », a déclaré, a l’AFP, le désormais ex-otage, à sa descente de l’avion, sourire aux lèvres et visiblement ému, vêtu d’une chemise blanche ouverte sur un t-shirt et d’un pantalon beige. « C’est énorme pour moi d’être là, d’être libre, je voulais rendre hommage au Niger pour son savoir-faire dans cette mission délicate et rendre hommage à la France et à tous ceux qui m’ont permis d’être là aujourd’hui », a-t-il ajouté devant plusieurs confrères de médias étrangers. La même source confirme qu’Olivier Dubois a été libéré avec l’humanitaire américain Jeffery Woodke, qui avait, aussi, été enlevé en octobre 2016 au Niger. S’appuyant sur une canne, les cheveux blancs, il est apparu aux côtés d’Olivier Dubois. « Les otages ont été récupérés sains et saufs par les autorités nigériennes avant d’être remis aux autorités françaises et américaines », a signalé, lundi à l’aéroport, le ministre de l’Intérieur nigérien Hamadou Souley. Olivier Dubois, journaliste indépendant de 48 ans avait été enlevé le 8 avril 2021 à Gao, par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance terroriste au Sahel, liée à Al-Qaïda. Il collaborait notamment avec des journaux français tels que Libération, Le Point et Jeune Afrique, vivait et travaillait au Mali depuis 2015 lorsqu’il avait été kidnappé. Dubois avait lui-même annoncé son enlèvement dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 5 mai 2021. Sa libération est fortement saluée par plusieurs organisations internationales humanitaires. « Cette libération est un immense soulagement après 711 jours passés au Mali en captivité, la plus longue pour un journaliste français retenu en otage depuis la guerre au Liban », s’est félicité Reporters sans frontières (RSF). MD/AT (AMAP)

Liberté provisoire pour l’ancien ministre Mahamadou Camara (Procureur général de la Cour suprême du Mali)

Bamako, 16 mar (AMAP) L’ex-directeur de cabinet du défunt président, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), et ancien ministre en charge de la Communication, Mahamadou Camara, a été mis en liberté provisoire, a annoncé, jeudi, le Procureur général de la Cour suprême du Mali, Mamoudou Timbo. Dans un communiqué, M. Timbo, qui réagissait à ce qu’il qualifie « de graves accusations contre les magistrats en charge de la gestion des dossiers d’instruction pendant devant la Cour suprême », précise que cette « libération fait suite à l’acquittement de l’intégralité des 500 millions de Fcfa en termes de sûreté constituée sur chacun des 10 titres fonciers qu’il (M. Camara) a mis à la disposition du directeur national du Cadastre. » Quant à Madame Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de l’Économie et des Finances sous IBK, Elle « reste détenue pour n’avoir pas pu réunir la caution de 500 millions de Fcfa à laquelle est subordonnée sa mise en liberté. » Mamoudou Timbo souligne que « les ordonnances de mise en liberté sous caution rendues en faveur des inculpés reçoivent le traitement différencié respectif. » En outre, le Procureur général de la cour suprême du Mali, accuse ces « personnes, magistrats (…) en mal d’inspirations conformes aux bonnes mœurs (qui) ont choisi d’intervenir, par voie de presse », d’utiliser « des expressions aussi graves que malheureuses telles que ‘tragédie judiciaire’, ‘assassinat de personne’ faisant, naguère, l’objet d’inculpation, ‘poursuites pénales sur la base d’infractions imaginaires’». Les mandats d’arrêt internationaux lancés contre Moustapha Ben Barka, Boubou Cissé, Tiéman Hubert Coulibaly, Mamadou Igor Diarra, Babaly Bah, Sidy Mohamed Kagnassi, Amadou Kouma, Nouhoum Kouma, Soumaïla Diaby et Mamadou Lamine Diakité, « attendent toujours de recevoir exécution de la part des destinataires des différents pays où lesdites personnes sont susceptibles de résider ou de se rendre », assure le Procureur général. Il indique que «l’information judiciaire ouverte contre les personnes (…) suit son cours dans le strict respect des principes directeurs du procès pénal, notamment ceux de la présomption d’innocence ainsi que du respect des droits de la défense. » Mamoudou Timbo a lancé, le 25 juillet 2022, un mandat d’arrêt international contre ces personnalités citées dans l’affaire du marché public dit PARAMOUNT, relatif à la mise en œuvre de la Loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure. SS/MD (AMAP)

Basketball Africa League : Souleymane Berthé enflamme Dakar Arena

Envoyé Spécial Seïbou S. KAMISSOKO Dakar, 16 mar (AMAP) Le sociétaire du Stade malien, Souleymane Berthé, a marqué 34 points contre l’US Monastir, devenant ainsi le deuxième joueur à réaliser un tel exploit, après l’Américain de l’AS Douanes du Sénégal, Terrell Stoglin (41 points) Son nom est sur toutes les lèvres depuis le début de la Basketball Africa League (BAL) Dakar 2023. Souleymane Berthé a été, sans conteste, le joueur le plus en vu du Stade malien contre l’US Monastir, dimanche dernier, à l’occasion de la première sortie des Blancs. Malgré la défaite 78-68, le Stadiste a enflammé le public de Dakar Arena qu’il a quitté sous les ovations des spectateurs. Souleymane Berthé a martyrisé la défense tunisienne, ouvrant le score avec un dunk, avant de tirer 12 sur 23 et terminer avec un record de 34 points (le record de la BAL est de 41 points et est détenu par l’Américain de l’AS Douanes du Sénégal, Terrell Stoglin). Le joueur du Stade malien a ajouté quatre rebonds, trois passes décisives, trois interceptions et un taux d’efficacité de 29, le plus élevé de la Conférence Sahara jusqu’à présent. «Ils ont joué en défense de zone, mais Berthé est vraiment créatif. Je n’ai pas été surpris par sa performance ce soir», a réagi le technicien stadiste Kaba Kanté. Et d’ajouter : «Il peut créer des tirs pour tout le monde autour de lui». L’international marocain John Wilkins, qui a rejoint l’équipe de Sotuba, il y a quelques semaines, s’est également dit impressionné par son jeune coéquipier et prédit des lendemains meilleurs pour Souleymane. «Berthé a un bel avenir. C’est un talent spécial, il peut assumer des tâches de meneur de jeu . L’égoïsme ne fait pas partie de son vocabulaire», a dit John Wilkins, avant d’évoquer la BAL «Nous avons travaillé très dur pour gagner le championnat national [du Mali], et c’est ce que nous essayons de faire pour la BAL également. Si nous ne parvenons pas à gagner la BAL, nous allons nous battre pour aller le plus loin possible dans la compétition», a dit le sociétaire des Blancs. Et dire que Souleymane Berthe n’a jamais joué dans une sélection nationale ? «Pour le joueur lui-même, cela ne constitue pas un problème, il estime que le moment viendra et qu’il n’est pas pressé. «Je veux être le meilleur joueur possible. Mais, surtout, j’espère pouvoir jouer les play-offs de la BAL», se contente de dire Berthé qui a commencé à jouer au basket-ball en 2014. Aujourd’hui, trois soeurs cadettes du sociétaire du Stade malien évoluent dans différentes sélections de catégorie d’âge. Il s’agit des jumelles Saran et Diouma et Rokiatou Berthé qui ont grandi, chacune, sous l’œil vigilant de leur frère aîné. Pour la BAL, le jeune prodige de 22 ans et ses coéquipiers ont encore trois matches pour écrire une nouvelle page de l’histoire du basket-ball malien. SSK/MD (AMAP)  

Attaque repoussée contre le Commissariat du 2ème arrondissement de Ségou

Ségou, 14 mar (AMAP) Le Commissariat du deuxième arrondissement de Ségou (Centre) a fait l’objet, mardi, aux environs de 22h, d’une « attaque terroriste » que les policiers ont repoussée, selon la Direction régionale de la police de Ségou. Selon cette source sécuritaire, le bilan provisoire de cette attaque par des individus armés non identifiés est de trois « policiers blessés légèrement, un véhicule de la police endommagé et une moto brûlée. » «Un assaillant a été arrêté par les Forces de sécurité», précise la même source. De son côté, l’Armée assure qu’un ratissage est en cours dans le quartier de «Sido Sounikoura» où se sont repliés les terroristes. Selon des sources non officielles, l’attaque aurait duré une dizaine de minutes avant que les assaillants ne prennent la fuite. Des impacts de balles sont visibles sur les murs d’enceinte du commissariat situé sur la route de l’an 2000. ADS/MD (AMAP)

Le chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily  » Ras Bath » comparaitra le 13 juin prochain (Sources judiciaires)

Bamako, 14 mar (AMAP) Le chroniqueur et animateur de radio, Mohamed Youssouf Bathily, « Ras Bath », comparaitra le 13 juin prochain, après avoir été placé sous mandat de dépôt, lundi, par le Procureur du Tribunal de grande instance de la Commune IV de Bamako, selon plusieurs sources judiciaires à Bamako. Cette incarcération du porte-parole du Collectif pour la défense de la République (CDR), fait suite à son interpellation, lundi, aux environs de 10h par le Commissariat de Lafiabougou, en lien avec des propos qu’il a tenus lors de la 3è Conférence nationalede l’Alliance patriotique pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP) parti de feu Soumeylou Boubèye Maïga, ancien Premier ministre. « Soumeylou Boubèye Maïga n’est pas simplement mort en détention. Il a été assassiné », avait-il déclaré, samedi dernier, intervenant lors de la rencontre politique. Après plusieurs heures d’audition au Commissariat, il a été présenté à un juge au Tribunal de la Commune IV, qui a ordonné son placement sous mandat de dépôt à la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA), en fin d’après-midi. AT/MD (AMAP)