Communiqué du conseil des ministres du 10 mai 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 10 mai 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnances. Le présent projet de loi est initié en application de l’article 74 de la Constitution qui dispose que : « Le gouvernement peut pour l’exécution de son programme ou dans les domaines déterminés par la loi, demander au Parlement l’autorisation de prendre par ordonnance, pendant un délai limité ou entre les deux sessions, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi ». Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre, par ordonnance, une mesure dérogatoire à la loi électorale, en vue de la réalisation du référendum constitutionnel, dont le collège électoral vient d’être convoqué pour le 18 juin 2023. 2. Sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes Politiques et Institutionnelles, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance portant dérogation à la loi électorale. La Loi n°2022-019 du 24 juin 2022 portant loi électorale a été modifiée par la Loi n°2023-001 du 13 mars 2023 avec comme objectif principal, entre autres, de remplacer la carte d’électeur biométrique pour l’identification de l’électeur dans le bureau de vote, par la carte nationale d’identité biométrique sécurisée. Ce processus a nécessité la modification des attributions de l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections pour supprimer la mission relative à la confection, à la personnalisation, à l’impression et à la remise des cartes d’électeurs biométriques à l’occasion des opérations référendaires et des élections. Toutefois, le processus de production et de remise de cartes nationales d’identité biométriques sécurisées enregistre quelques contraintes quant au volume de production et au rythme de remise des cartes à leurs titulaires. L’imminence du déroulement normal du référendum constitutionnel nécessite de donner plus de moyens techniques et de contrôle à l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections pour mener à bien sa mission d’organisation et de gestion des opérations référendaires et électorales découlant de la loi électorale, d’où le rétablissement temporaire de la compétence de l’Autorité en ce qui concerne la production et la remise des cartes d’électeur biométriques. Le projet d’ordonnance est adopté en vue de procéder à une dérogation à la loi électorale qui portera essentiellement sur les articles 4, 70, 100 et 120. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGERES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE – Ambassadeur du Mali à Libreville : Général de Brigade Elisée Jean DAO. – Ambassadeur du Mali à N’Djamena : Général de Brigade Bougouri Diatigui DIARRA. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINSSEMENT ET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE – Inspecteur en Chef à l’Inspection de l’Environnement et du Développement : Monsieur Boureïma CAMARA, Ingénieur des Eaux et Forêts ; – Inspecteur à l’Inspection de l’Environnement et du Développement : Monsieur Modibo CISSE, Ingénieur des Eaux et Forêts. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a informé le Conseil des Ministres des conclusions de la participation du Mali à la première conférence des Ministres des Affaires étrangères de l’Alliance politique africaine, tenue à Lomé, République togolaise, le 03 mai 2023. L’Alliance Politique africaine est une plateforme qui offre un cadre de concertation informel, fondée sur les liens de fraternité et sur les principes d’égalité souveraine des Etats, d’indépendance, d’interdépendance et d’unité d’action. Elle vise à fédérer les nations africaines convaincues des idéaux du panafricanisme et déterminées à œuvrer pour une Afrique politiquement forte, décomplexée, non-alignée et capable de participer en tant qu’actrice à la gouvernance mondiale. Les ministres et chefs de délégation ont exprimé leur solidarité envers le Burkina, la Guinée et le Mali et ont appelé à la levée des sanctions contre ces pays en transition. En outre, le Mali a été sélectionné comme l’un des membres du Comité de haut niveau mis en place pour formaliser l’Alliance. Compte tenu des objectifs de l’Alliance politique africaine et au regard du potentiel que cette nouvelle plateforme offre au Mali pour renforcer son influence et contrer les velléités d’isolement, il est prévu de poursuivre l’engagement national au sein de ce mécanisme pour affirmer le leadership du Mali et de faire entendre sa voix sur le Continent et au-delà sur des questions majeures. 2. Le ministre de l’Education nationale a informé le Conseil des Ministres des dispositions prises pour la gestion du Baccalauréat au lendemain du référendum sur le projet de constitution et de la situation des candidats déplacés. Le referendum constitutionnel est fixé au 18 juin 2023 et le Baccalauréat à partir du 19 juin 2023. La proximité des deux dates peut paraître porteuse de difficultés organisationnelles. Pour cette raison, le Ministère de l’Education nationale, après analyse de la situation, a dégagé des solutions permettant de tenir l’examen du Baccalauréat aux dates prévues sans risque de voir le referendum impacter son organisation. Ainsi, il a été instruit aux Directeurs d’Académie d’Enseignement en relation avec l’Administration générale : – d’épargner tous les centres d’examen du Baccalauréat et le personnel engagé dans l’organisation, des activités référendaires ; – de retenir uniquement les écoles fondamentales pour loger les bureaux de vote ; de prévoir des surveillants suppléants ; – de retenir essentiellement les enseignants du préscolaire et du fondamental dans les activités référendaires ; – de rendre disponibles et afficher les décisions des présidents et de surveillants de centres d’examen, au plus tard le mercredi 14 juin 2023 ; – d’anticiper la tenue des réunions préparatoires ; – de communiquer largement sur la localisation des centres d’examen afin que les candidats puissent les identifier facilement. 3.
Communiqué du conseil des ministres du 03 mai 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 mai 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOïTA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à une nomination ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux, le Conseil des ministres a adopté des projets de décret autorisant le changement de nom de famille de Monsieur Lancina DOUMBIA et 37 autres personnes. Les conditions de changement de nom de famille sont prescrites par la Loi n°2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des personnes et de la famille. L’examen des dossiers révèle que les demandeurs remplissent individuellement les conditions prescrites par le Code des personnes et de la famille. Les projets de décret adoptés autorisent ainsi Monsieur Lancina DOUMBIA et 24 autres personnes à porter, le nom de famille DOUCOURE en remplacement de DOUMBIA et Monsieur Nima DIABY et 12 autres personnes à porter le nom GASSAMA en remplacement de DIABY. 2. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant règlementation du transport maritime. Dans le cadre de la facilitation du transport et du transit de ses marchandises, notre pays a signé des protocoles d’accord en matière de transport routier et de transit maritime avec la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Togo, la République de Guinée, le Benin, la Mauritanie, la Gambie et le Ghana. En application de ces protocoles d’accord, les pays de transit mettent à la disposition du Mali, des espaces dans leur domaine portuaire pour l’entreposage des marchandises en provenance ou à destination du Mali. Le transport maritime est régi dans l’espace UEMOA par le Règlement n°02/2008/CM/UEMOA du 28 mars 2008. Son objectif est d’harmoniser les transports maritimes intérieurs, intracommunautaires et internationaux au départ ou à destination d’un port d’un Etat membre, pour le transport de passagers ou de marchandises. Le Règlement d’exécution n°003/2019/COM/UEMOA du 28 mars 2019 déterminant le taux, les modalités de perception et de répartition de la redevance due par les armateurs communautaires et étrangers exploitant un service de transport international, fixe le taux de la redevance maritime, destinée à alimenter le fonds national et le fonds régional. Au plan national, le transport maritime est règlementé par le Décret n°05-341/P-RM du 25 juillet 2005. Ce décret, antérieur aux deux règlements de l’Union économique et Monétaire Ouest Africaine, comporte des dispositions contraires à celles de ces règlements, notamment en ce qui concerne l’octroi du même droit de trafic aux Etats de l’Union, le traitement égalitaire des armateurs communautaires, les taux de la redevance et la vocation des fonds portée essentiellement vers l’investissement. Le projet de décret adopté permettra d’harmoniser la règlementation nationale avec les textes communautaires et de mobiliser les ressources pour financer le développement du transport maritime et fluvial au niveau national. 3. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction Citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Politique nationale de la Jeunesse et son Plan d’actions 2023-2027. Le Conseil des Ministres, en sa session du 1er mars 2023, a pris acte d’une communication écrite relative à la Politique nationale de la Jeunesse et son Plan d’actions 2023-2027. Cette Politique a pour objectif de contribuer au bien-être des jeunes du Mali en faisant d’eux des acteurs majeurs du changement en faveur de la paix, de l’unité nationale et le principal moteur du développement économique social et culturel du pays. Le projet de décret adopté consacre l’approbation formelle de ladite politique et ouvre la voie à la mise en œuvre des actions préconisées. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante : AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS, CHARGÉ DE L’INSTRUCTION CIVIQUE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE – Chargé de Mission : Monsieur Mohamed AG MATTOU, Economiste. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de la mise en route de la 4ème cohorte du Service national des Jeunes pour le service militaire obligatoire. La quatrième cohorte du Service national des Jeunes a été mise en route le mardi 25 avril 2023 au cours d’une cérémonie qui a enregistré la présence de plusieurs membres du Gouvernement. Cette cohorte est composée de 291 éléments répartis ainsi qu’il suit : – 23 admis à la Fonction publique d’État de la 3ème cohorte ; – 62 personnes handicapées ; – 106 enseignants-chercheurs ; – 100 auditeurs de justice. Sur les 291 éléments, 257 ont procédé à la prise d’arme à Bapho le 1er mai 2023. A ce jour, 33 éléments sont attendus au Centre d’Instruction pour réaliser leur prise d’arme. Le Gouvernement s’engage à tout mettre en œuvre pour le bon déroulement de cette formation et exhorte les recrues à plus d’engagement pour la Nation. 2. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres de la situation des Maliens au Soudan. Suite à la crise au Soudan, le Gouvernement, sur instructions du Président de la Transition, Chef de l’état, a pris des mesures d’urgence pour venir en aide aux maliens qui y sont établis à travers entre autres la mise en place d’un mécanisme pour les sécuriser. La mise en œuvre de ce mécanisme a permis de rapatrier 69 de nos compatriotes les 28 et 29 avril 2023. Le Gouvernement rassure la diaspora malienne de son engagement à tout mettre en œuvre pour lui apporter l’assistance et le soutien nécessaires pour sa protection. 3. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des
Attaque contre le poste des douanes de Ouélessebougou, près de Bamako (Sources locales)
Bamako, 16 avr (AMAP) Le poste des douanes de Ouélessebougou, précisément dans le village de Séguessona, à environ 7O km de Bamako, la capitale malienne, a été la cible d’une attaque terroriste, samedi soir, par des hommes armés non identifiés, selon des sources locales. Des images circulant sur réseaux sociaux montrent, sur les lieux, deux véhicules et quatre motos calcinés. Les installations de la douane et les alentours ont été aussi endommagés, sans perte en vie humaine. Selon les informations, c’est aux environs de 21 heures que des assaillants, au nombre de six personnes sur trois motos, ont attaqué le poste douanier. Après l’attaque, les autorités locales se sont rendues au chevet des blessés. D’autres informations font état d’enlèvement d’un greffier à Diré, Région de Tombouctou (Nord). Ce n’est pas la première fois que Ouélessebougou est la cible d’attaque terroriste. En fin d’année 2016, le poste de gendarmerie avait été incendié causant des dégâts matériels. SS/MD (AMAP)
Campagne agricole 2023-2024 : le Mali encourage l’importation de pesticides (Officiel)
Bamako, 15 avr (AMAP)Le Conseil des ministres a adopté un projet de décret relatif à l’importation et à l’utilisation des pesticides à titre exceptionnel pour la campagne agricole 2023-2024, annonce le communiqué de la séance du vendredi 14 avril 2023. Pour les producteurs de coton, c’est bonne nouvelle dans la lutte contre les jassides. La campagne cotonnière 2022-2023 a été marquée par une invasion massive d’insectes nuisibles appelés jassides dans les champs. Ce sinistre a concerné de toutes les filiales cotonnières des zones de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et de l’Office de la haute vallée du Niger (OHVN) où des dégâts importants ont été enregistrés, principalement sur le coton. Dans une interview accordée à l’Essor, à l’issue de la 97è session du Conseil d’administration de la CMDT, tenue le mercredi 1er février 2023, son Président directeur général (PDG), Dr Nango Dembélé a signalé qu’en plus des ravages des jassides, les inondations ont fait perdre au Mali plus de 150 000 hectares de cultures. Les traitements phytosanitaires de cette nouvelle espèce n’étaient disponibles ni au Mali ni dans les autres pays de la sous-région. « Tous les traitements traditionnels que nous connaissons n’ont pas eu d’effet sur cet insecte au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Burkina Faso, au Togo et au Bénin », a-t-il fait remarquer. Depuis lors, lutter contre cette espèce est devenu une priorité de la direction de la CMDT et des dispositions ont été prises pour résoudre définitivement la problématique des intrants agricoles avant la campagne prochaine. Les 16 et 18 mars derniers, une mission de la Holding-CMDT a même sillonné les zones de Koutiala (Sud) et Kita (Ouest) pour donner des conseils aux producteurs de coton leur permettant de réussir la prochaine campagne agricole. Ainsi que les informer sur l’utilité du flonicamide dans la lutte contre les jassides. « Au Mali, nous avons la solution aux jassides et tout le monde peut faire son plan de campagne à hauteur de souhait. La problématique des jassides est derrière nous », a annoncé le directeur des producteurs agricoles de la CMDT, Moro Diakité. Au cours de la même mission, Moro Diakité a recommandé le semis précoce, qui constitue une solution aux jassides. « Les producteurs doivent respecter l’itinéraire technique qui rend le coton vigoureux contre les jassides », a-t-il conseillé. Selon le gouvernement de la Transition, l’analyse des échantillons de jassides collectés a montré la présence de plusieurs espèces nuisibles aux cultures. Pour lutter contre ces espèces nuisibles, les autorités ont annoncé que les chercheurs du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique ont proposé de nouvelles matières actives. Et de préciser que le projet de décret est adopté en vue de permettre, à titre exceptionnel, l’importation et l’utilisation de ces matières pour la campagne agricole 2023- 2024. SS/MD (AMAP)
Salif Keïta : En route pour une tournée internationale
Par Youssouf DOUMBIA Bamako, 14 avr (AMAP)C’est ce dimanche 16 avril que l’artiste musicien malien, Salif Keïta, commence sa tournée printemps/été 2023 par une prestation à Kyoto, au Japon. Il prestera encore, le dimanche 23 avril, au même endroit, dans le pays du Soleil levant, apprend-on auprès de son entourage. Après cette étape initiale, la voix d’or de l’Afrique reviendra à Bamako, au Mali, pour jouer sa partition lors de Bama’Art, le 6 mai prochain, avant de s’envoler pour l’Amérique Latine où, il prendra part au «Black Festival» de Rio de Janerio, au Brésil. Il enchaînera ensuite avec l’étape européenne qui prendra fin en septembre prochain. En Europe, Salif Keïta doit jouer, notamment en France, Espagne, Belgique, au Danemark mais, aussi, en Finlande et Norvège. C’est une reprise des activités professionnelles de cet énorme artiste malien après une longue pause. En effet, l’artiste de plus de 70 ans dont 55 ans de carrière musicale n’a pu résister à l’appel de la scène. Les sollicitations sont encore nombreuses pour celui qui voulait observer un break. Chanteur virtuose et compositeur, il doit lutter contre sa condition d’albinos, dans une société qui accepte mal cette anomalie, notamment l’absence de mélanine dans la peau. Très jeune pourtant, il a transgressé la loi ancestrale du noble qui ne chante et partira pousser la chansonnette et jouer de la guitare, de bar en bar, à regagner Bamako où, en 1970, il deviendra le chanteur du célèbre «Rail band» du buffet de la Gare de capitale malienne, avant de rejoindre, en 1973, en compagnie du célèbre guitariste, Kanté Manfila, les Ambassadeurs du Motel, une autre formation légendaire de la ville. Au sein des groupes comme les «Ambassadeurs internationaux» ou en solo, il est aujourd’hui considéré, en Europe et aux Etats-Unis comme un artiste majeur du continent africain. «La Différence » album phare sorti en 2009. perpétue son combat humaniste en chansons et lui vaudra, en 2010, la victoire et le sacre de «Meilleur album de musiques du monde». Salif Keïta s’essaye à la world fusion sous la direction de Philippe Cohen-Solal de Gotan Project avec « Talé »en 2012. Après avoir créé en 1978 sa propre formation : Les Ambassadeurs internationaux, mélange de musiques traditionnelles et d’orchestrations modernes, Salif Keïta décide de s’installer à Paris, en 1984. Celui que le journal Libération présente comme «Le plus grand bluesman mandingue» sortira, en 1987, un premier album, « Soro », réalisé par Jean-Philippe Rykiel et François Bréant. « Ko-yan » sera, en 1989, son premier enregistrement pour Island mais, c’est en 1991, avec « Amen » que la carrière de Salif prend un véritable essor international. La production et les arrangements de cet album seront confiés à Joe Zawinul (Weather Report) et l’on y retrouve de nombreux invités de marque : et le pianiste Joe Zawinul, Carlos Santana, Wayne Shorter, Bill Summers, Cheick Tidiane, Paco Sery… En 1995, il sort « Folon », dont la réalisation a été confiée au Béninois Wally Badarou et dans lequel, l’on retrouve sur deux titres (Mandela et Folon) l’empreinte magique de Jean-Philippe Rykiel. En 1980, c’est aux Etats-Unis (ses frais de voyage et de séjour ont été réglés par un homme d’affaires malien) qu’il enregistre deux disques : «Primpin», chanson scandaleuse où sont évoqués alcool et drogue, et « Tounkan ». Désireux de conforter sa carrière en solo, Salif s’installe alors, dès 1984 et après une visite à son père malade, à Montreuil, dans la banlieue parisienne. Il devient instantanément le Prince des nuits de l’immigration malienne et le public français le découvre au gré de sa participation au Festival des Musiques Métisses d’Angoulême. Trois ans plus tard et suite à sa participation (initiée par Manu Dibango) à une opération humanitaire en faveur d’une Ethiopie ravagée par la famine, il met dans les bacs son premier album international, en son nom propre « Soro ». Il y chante en Malinké (langue parlée au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en Gambie et en Guinée) et recueille un succès mérité. Produit par Ibrahim Sylla (pape de la diaspora musicale africaine), le disque combine, en effet, talentueusement racines africaines, jazz, funk, et pop. La même année, il participe à l’anniversaire londonien de Nelson Mandela, en compagnie de Youssou N’Dour et Ray Lema. En 1989, son deuxième album « Ko-Yan » – édité par le label Island de Chris Blackwell – s’attaque frontalement aux problèmes d’immigration et est appuyé d’une tournée au Japon, en Europe, en Afrique et dans les Caraïbes. En 1992, Keïta compose la musique du film L’Enfant Lion de Patrick Grandperret. Deux nouvelles éditions s’ajoutent à son catalogue : la compilation « The Mansa of Mali… A Retrospective » (1994) et « Folon » (1995), dédié aux enfants albinos de l’association qu’il a créée et grand retour à la tradition. C’est en 1996 qu’il crée un studio à Bamako dans lequel il accueille des artistes comme Rokya Traoré. En 1997, son album Sosie est élaboré autours de reprises du répertoire de la chanson française (de Maxime Le Forestier à Serge Gainsbourg, en passant par Michel Berger et Jacques Higelin), simplement interprétés au balafon et à la kora. Son album Papa (1999), produit par le guitariste de Living Colour Vernon Reid, évoque son père, décédé deux années auparavant. Il inclut également un duo ravageur avec la chanteuse Grace Jones. Son album « Moffou » (2002), disque d’or dans l’Hexagone, porte le même nom qu’un studio d’enregistrement et un club, dont il est nouvellement propriétaire. Le moffou est en fait une sorte de flûte. Deux années plus tard, le disque « Remixes From Moffou » accueille les prestations de producteurs comme Frédéric Galliano. Toujours en 2004, son engagement militant et ses convictions le font nommer par les Nations unies ambassadeur itinérant pour le sport et la musique. Le musicien retourne, par la suite, à Bamako en vue de l’enregistrement de l’acoustique « M’Bemba » (l’ancêtre) en 2006. Salif Keïta est candidat aux élections législatives maliennes de 2007. La même année, il crée son propre label, Wanda record. YD/MD (AMAP)
Mali: Deux morts dont un policier dans l’attaque du poste de contrôle frontalier de Herèmakono (sources locales)
Bamako, 13 avr (AMAP) Une attaque contre le poste de contrôle mixte de Hèrèmakono, dans le Sud du Mali, à la frontière avec le Burkina Faso, jeudi, aux environs de 04 heures du matin, a fait deux morts dont un policier et un chauffeur de nationalité ghanéenne, rapportent plusieurs sources locales. Le bilan provisoire de cette attaque par des individus armés non identifiés, fait, également, état de trois blessés dont un agent de la police. En outre, l’on enregistre des dégâts matériels importants et du matériel militaire et logistique emporté ou détruit par les assaillants arrivés sur des motos et en véhicules. Le bureau des douanes a été saccagé, les postes de la police, de la gendarmerie et du péage de la localité ont tous été incendiés. Huit motos ont été brulées, quatre vaches tuées et six autres blessées par balles. Côté ennemis, un suspect a été arrêté. Les blessés ont été tous évacués sur Sikasso, la capitale régionale. Après l’arrivée des renforts, le ratissage est en cours pour traquer les auteurs et des enquêtes ont été, aussitôt, ouvertes pour déterminer les circonstances de l’attaque. AT/MD (AMAP)
Conseil de sécurité des Nations unies : L’ambassadeur Issa Konfourou éclaire sur la situation malienne
Bamako, 13 avr (AMAP) Lereprésentant permanent du Mali à l’ONU, l’ambassadeur Issa Konfourou,a apporté, mercredi, des précisions sur l’évolution de la situation au Mali aux membres du Conseilde sécurité, réunis à New York, pour l’examen du dernier rapport du secrétaire général sur la situation malienne. Au cours du débat sur ce rapport, le diplomate, qui a représentéle ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a souligné les efforts des autoritésde Bamako pour le retour de la paix et de la sécurité dans le pays Au cours de la séance, plusieurs questions ont été évoquées, entre autres, les droits de l’Homme, les restrictions de déplacement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) par les autorités maliennes, l’avenir de la mission Onusienne, l’expulsion de son directeur de la Division des droits de l’Homme, le lancement de la stratégie de stabilisation du Centre. La représentante de l’Albanie a salué les efforts fournis par les autorités maliennes. Celui de la Chine a appelé à soutenir le Mali dans ses efforts de lutte contre le terrorisme. L’ambassadeur de l’Équateur auprès de l’ONU a appelé nos autorités à organiser les élections pour le retour à l’ordre constitutionnel et insisté sur le respect des droits de l’Homme. Le représentant de la Russie a, lui, indiqué que le report du référendum par les autorités maliennes est motivé par des causes objectives. Selon lui, la première priorité est de restaurer la sécurité dans le pays. Il a prévenu que sans normalisation de la situation au Mali, il sera impossible d’instaurer la sécurité dans le Sahel. D’après lui, pour que la MINUSMA puisse mener à bien sa mission, elle « doit s’en tenir rigoureusement à son mandat et travailler étroitement avec les autorités maliennes. » Prenant la parole, l’ambassadeur Issa Konfourou a fait savoir que les observations détaillées du gouvernement figurent dans le Mémorandum communiqué au Conseil de sécurité. Toutefois, il a fait quelques remarques sur les questions évoquées dans le rapport et les commentaires faits lors des différentes interventions. Au plan politique, le diplomate malien s’est dit « heureux de constater que le secrétaire général reconnait les immenses progrès enregistrés dans ce domaine. » Selon lui, « le gouvernement s’attèle, dans le cadre d’un processus transparent et inclusif, à la mise en œuvre des réformes politiques, institutionnelles et électorales nécessaires à la refondation du Mali. » « À cet égard, a-t-il dit, le président de la Transition a validé, le 16 mars, puis présenté aux forces vives de la nation, le projet finalisé de la nouvelle Constitution. » Selon M, Konfourou, le referendum prévu à cet effet a été différé « en vue d’introduire la carte nationale d’identité biométrique sécurisée pour prévenir les risques de fraude, créer les conditions pour la participation effective de tous les citoyens aux consultations électorales. » Mais aussi réduire le temps nécessaire à l’opérationnalisation des démembrements de l’Autorité indépendante de gestion des élections (Aige) afin de respecter le délai de la Transition. ENGAGEMENT – Concernant l’Accord pour la paix et la réconciliation, le diplomate, qui a évoqué quelques difficultés liées à la décision unilatérale de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et de la Plateforme de suspendre leur participation aux mécanismes de suivi, a exprimé « l’engagement du gouvernement à poursuivre sa (Accord) mise en œuvre efficiente et intelligente avec les mouvements de l’inclusivité en attendant que les autres frères les rejoignent dans le processus de paix. » Issa Konfourou a indiqué qu’à ce jour, 2 750 ex-combattants ont été réintégrés dans les Forces de défense et de sécurité nationales. Une autre avancée qu’il a soulignée est l’adoption par le Conseil des ministres, le 1ermars dernier, des textes relatifs à la création de l’Autorité de gestion des réparations en faveur des victimes des crises depuis 1960. Au plan sécuritaire, l’ambassadeur Konfourou a soutenu que les Forces armées et de sécurité poursuivent leurs offensives contre les organisations terroristes et des résultats très encourageants ont été obtenus. Plusieurs dizaines de terroristes ont été neutralisées, leurs sanctuaires détruits et de grandes quantités de matériels de guerre saisies ou détruites. « Durant la période sous examen, plusieurs dizaines de terroristes ont été interpellés et mis à la disposition de la justice, parallèlement à la reddition volontaire de nombreux terroristes dans les régions du centre », a dit le diplomate malien Issa Konkourou a précisé que « ces opérations sont menées dans le strict respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, conformément à nos valeurs humanistes ancestrales et par devoir envers nos populations. » Il a, aussi, cité la création de la Direction nationale des droits de l’Homme. Selon lui, le gouvernement travaille à lutter contre l’impunité, comme en atteste la condamnation par la Cour d’assises de Bamako, le 24 janvier dernier, d’une personne reconnue coupable d’une attaque ayant coûté la vie à 5 casques bleus et une personne civile, le 22 janvier 2019. «Je puis vous assurer que le gouvernement continuera d’œuvrer inlassablement pour la protection et la promotion des droits de l’Homme ainsi que le respect du droit international humanitaire sur notre territoire », a assuré Issa Konfourou. Avant de marteler que « le Mali se dressera avec la même énergie contre toute utilisation de la question à des fins politiques ou de déstabilisation. » Sur les défis opérationnels de la MINUSMA, il a dit que« contrairement à ce qui est véhiculé, il n’existe aucune volonté de restriction des mouvements de la Mission. » Seulement, les demandes de mouvements non autorisées ne respectaient pas la procédure convenue entre les deux parties. Issa Konfourou a rappelé que le gouvernement, par lettre en date du 1ermars 2023, a expressément demandé le changement de porte-plume sur tout dossier concernant le Mali devant le Conseil de sécurité, « en raison de nombreux faits documentés dont la France s’est rendue coupable vis-à-vis » de son pays. Enfin, il a invité les partenaires à faire montre d’une plus grande compréhension et d’accompagnement des choix souverains du peuple malien et de son gouvernement, qui restent disposés « à coopérer avec tous ceux qui le souhaitent, sous réserve du respect des principes qui guident l’action extérieure du Mali. » DD/MD
La remise de la carte nationale d’identité biométrique a commencé mardi
Bamako, 12 avr (AMAP) Le coup d’envoi de la remise de la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée (CNIBS) d’une durée de validité de 5 ans a été donné, mardi, par le ministre en charge de l’Administration territoriale et son collègue chargé de la Sécurité. Pour connaitre le lieu de retrait de sa carte, les titulaires doivent se rendre sur le site web www.jevalidemonnina.ml ou appeler les numéros verts 80 00 80 80 et 80 00 82 82. Il y a aussi la consultation par SMS au 36223. La remise de la CNIBS se fera sur l’ensemble du territoire national ainsi que dans les représentations diplomatiques et consulaires du Mali. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, a donné le coup d’envoi de l’opération sur la Rive gauche de Bamako, à la mairie de la Commune IV. C’était en présence des ministres en charge de la Refondation de l’État, Ibrahim Ikassa Maïga, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko. Les autorités maliennes ont institué, depuis 2009, à travers le Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC), une base de données nationales biométriques.L’enrôlement dans cette base donne accès à un Numéro d’identification nationale (NINA) dont la vocation est de garantir l’identité juridique du citoyen. L’arrimage des bases de données sectorielles à celles du RAVEC est un objectif de premier plan pour assurer une cohérence et une interopérabilité entreles sous-systèmes d’identification des citoyens. C’est ainsi que le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, avec l’appui du département en charge de l’Administration territoriale, a décidé de partir de la base de données RAVEC pour produire la CNIBS. Ce, afin que chaque citoyen puisse avoir son numéro NINA sur sa carte conformément à la loi n°06-040 du 11 août 2006 portant institution du Numéro d’identification nationale des personnes physiques et morales. ANTI- FRAUDE ÉLECTORALE – Dans la perspective des prochaines élections, les autorités se sont engagées àce que chaque citoyen participe à l’expression du suffrage.Pour atteindre cet objectif, il a été retenu de mettre en place un dispositif sécurisé et moderne reposant surla nouvelle carte d’identité arrimée au Nina. Celle-ci constitue undocument adéquat au regard des garanties d’inviolabilité qu’elle présente. Cet outil est l’unique document d’identification. Il remplace la carte NINA, la carte d’électeur, la carte d’identité classique et la carte consulaire. Il est sécurisé,personnel et incessible. Pour cette première phase, tous les Maliens âgés d’au moins 18 ans recevront leur cartenationale biométrique gracieusement offertes par l’État. Toutefois, a signalé le représentant du ministère en charge de la Sécurité, le colonel Mamadou Sougouna, le renouvellement est payant.L’actuelle carte nationale d’identité reste valide, au maximum une année, après la délivrance des nouvelles cartes biométriques.Ce délai peut être prorogé par un arrêté du ministre chargé de la Sécurité. Les anciennes cartes nationales d’identité et consulaires et la carte NINA sont remises auxautorités compétentes lors de la délivrance de la nouvelle carte biométriquesécurisée. Le ministre en charge de l’Administration territoriale a précisé que la carte nationale d’identité biométrique sécurisée répond à quatre intérêts. Premièrement, grâce aux éléments de sécurité que comporte ce document, il permettra d’éviter la falsification de nos pièces d’identification. « Le deuxième intérêt, a dit le colonel Abdoulaye Maïga, est que cette carte tient lieu de carte d’électeur. » À ce propos, il a indiqué qu’elle permettra de prévenir la fraude électorale. Le ministre a indiqué que le troisième intérêt du document est qu’il permet de réduire substantiellement les dépenses de l’État, conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR). «Aujourd’hui, avec la carte nationale d’identité biométrique sécurisée, disparaitront la carte Nina et la carte d’électeur, ce qui permettra à l’État de réduire les dépenses», a fait savoir le ministre Maïga qui a ajouté que le quatrième intérêt est très symbolique en ce sens que le Mali rejoint les autres États dans la Région dans l’utilisation de la carte nationale d’identité biométrique sécurisée. Lors du lancement de l’opération, une trentaine d’usagers ont reçu leur carte biométrique des mains des officiels. C’est le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine qui a procédé au lancement du retrait de la CNIBS sur la Rive droite de la capitale malienne, au commissariat de police de Sogoniko. «Nous sommes passés par plusieurs processus avant aujourd’hui. Je suis rassuré par ce processus de retrait qui va se poursuivre de façon normale», s’est-il réjoui, souhaitant que chaque citoyen dispose, « dans un avenir très proche », de sa nouvelle carte d’identité nationale. » Le chef du département en charge de la Sécurité a insisté sur la sécurité autour du retrait de la carte qui est individuel. Il a indiqué que le retrait en deux modes : la reconnaissance faciale et l’empreinte. BD/NK/MD (AMAP)
Décès à Kati du père du président de la Transition au Mali (Officiel)
Bamako, 09 avr (AMAP) Le capitaine à la retraite Bakary Goïta, père du président de la Transition au Mali, est décédé, dimanche, des suites d’une longue maladie, a annoncé le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, dans un tweet. « Le secrétaire général de la Présidence de la République a la profonde douleur d’annoncer le décès du capitaine à la retraite Bakary Goïta, père de Son Excellence le colonel Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’État, ce jour 09 avril 2023, au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Kati, des suites d’une longue maladie », indique un communiqué de la présidence. « En cette douloureuse circonstance, le secrétariat général ainsi que l’ensemble du personnel de la Présidence présentent leurs condoléances les plus attristées à la famille durement explorée et prie Allah le Tout-puissant de lui accorder sa Grâce. » Selon un communiqué du Gouvernorat de Koulikoro, à près de 60 km de Bamako les obsèques se dérouleront lundi après-midi au Stade de la ville. AT/MD (AMAP)
Sommet pour la démocratie : Le président zambien exhorte l’Afrique à des réformes démocratiques
Moussa DIARRA Envoyé spécial Lusaka, 30 mar (AMAP) Le président zambien, Hakainde Hichilema, a appelé, jeudi, à Lusaka, les Africains à des réformes au profit de la démocratie, lors de son discours liminaire au Sommet pour la démocratie qui se tient, du 30 au 31 mars, dans son pays. « Nous exhortons tous les pays du continent africain à faire une introspection et à entreprendre les réformes institutionnelles, politiques et législatives nécessaires pour garantir des élections libres, justes et transparentes », a déclaré le chef de l’Etat zambien. Selon lui, en tant que continent, « nous sommes tous d’accord sur le fait que des élections libres, justes et transparentes sont la pierre angulaire de la gouvernance démocratique. » Cela garantit la crédibilité des élections et par la suite la légitimité de tout gouvernement. « Pour y parvenir, nous avons besoin d’institutions de gouvernance solides et résilientes. Nous avons besoin d’organismes de gestion électorale indépendants et crédibles. Nous avons besoin de magistrats indépendants et professionnels. Nous avons besoin de médias indépendants, libres et responsables », a-t-il dit. En plus d’avoir des institutions solides, les pays doivent veiller à disposer de cadres politiques et juridiques favorables « qui garantissent la prévisibilité de la tenue des élections ; fournissent un mécanisme de règlement des griefs et des plaintes et qui garantissent la liberté de réunion et la liberté d’association. » Hakainde Hichilema a estimé que les peuples africains ne méritent pas moins. « C’est ce que notre continent mérite. C’est ce que notre monde mérite : des élections libres, équitables et transparentes, fondement de la gouvernance démocratique. », a-t-il ajouté. Citant l’ex secrétaire général des Nations unies, le défunt Koffi Annan, le président Hichilema a poursuivi : « … les démocraties sans élections crédibles ne sont pas du tout des démocraties. nous devons nous rappeler que les élections sont un mécanisme d’arbitrage des rivalités politiques et de rotation pacifique et démocratique du leadership… des élections crédibles doivent répondre à trois critères essentiels : l’inclusivité, la transparence et la responsabilité. » Ce sommet pour la démocratie est présenté comme inspiré d’un désir collectif de bonne gouvernance. « Nous nous réunissons pour discuter de questions pertinentes liées à notre engagement à favoriser la démocratie dans nos nations respectives », a assuré l’hôte de la rencontre. Il est d’avis qu’il s’agit-là d’une occasion de présenter les progrès réalisés par rapport aux engagements pris lors du premier sommet ; partager les réussites et les meilleures pratiques ; une plateforme pour annoncer de nouveaux engagements et initiatives ; mettre en évidence les thèmes clés pour assurer la démocratie ; mobiliser l’action collective pour répondre aux défis actuels. « Le sommet pour la démocratie est important pour l’Afrique. Il contribue à notre ferme résolution de renforcer la gouvernance démocratique sur le continent. Une volonté d’abhorrer les changements anticonstitutionnels de gouvernement. Une détermination pour la démocratie qui offre des dividendes tangibles à nos citoyens. » Selon l’orateur, « en tant que continent, nous sommes déterminés à promouvoir la gouvernance démocratique telle qu’énoncée dans la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. » « Nous sommes impatients de promouvoir et de renforcer la bonne gouvernance en institutionnalisant la transparence, la responsabilité et la démocratie participative », a-t-il assuré. Il soutient que c’est pour cette raison que le thème de ce sommet pour l’Afrique est « Des élections libres, justes et transparentes, comme fondement de la gouvernance démocratique ». « Ce thème reflète la nécessité d’un engagement envers les principes de la gouvernance démocratique. Des principes qui respectent le droit des citoyens de voter, le droit de participer à la gouvernance et le droit de demander des comptes à ceux qui ont la responsabilité de gouverner.» Le thème appelle, en outre, à un engagement en faveur de réformes législatives visant à renforcer les institutions de gouvernance responsables de la gestion des élections. Lors du premier sommet pour la démocratie, en décembre 2021, les chefs d’État participants ont pris des engagements « progressistes » pour rendre la démocratie plus réactive et résiliente. Leurs engagements ont réaffirmé la nécessité d’un renouveau démocratique et la nécessité de faire face aux menaces qui pèsent sur la démocratie. Parmi ces engagements, on peur citer : « lutter contre la désinformation, renforcer l’intégrité électorale, promouvoir les droits de l’homme, en particulier pour les femmes, les jeunes et les personnes handicapées, lutter contre les inégalités sur le continent, utiliser la technologie pour favoriser la démocratie et les droits de l’homme, renforcer l’institutionnalisation des déclarations de biens des responsables et utiliser les systèmes financiers pour lutter contre la corruption. « Nous notons, avec satisfaction, que la plupart de nos pays ont fait des progrès dans la concrétisation de ces engagements et nous encourageons la poursuite des progrès », s’est réjoui Hakainde Hichilema.Cependant, il a fait remarquer qu’il faudra « travailler dur pour nous améliorer dans les domaines nécessitant une plus grande attention. » « Nous avons l’occasion de profiter de ce Sommet pour apprendre les uns des autres », a-t-il espéré MD (AMAP)

