L’AMAP et UNICEF scellent leur partenariat par une convention

Bamako, 07 juin (AMAP) L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF) ont signé, mardi, à Bamako, une convention de partenariat. Qualifié de « gagnant-gagnant », ce partenariat scellé dans les locaux de l’AMAP, concrétise la volonté d’un mutuel bénéfique pour les deux parties de cheminer ensemble pour la promotion et la protection des droits des enfants ont signé une convention, hier. Le directeur général de l’AMAP, Bréhima Touré, et le représentant de l’UNICEF au Mali, Pierre Ngom, ont paraphé le document, sous la présidence du secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alkaïdi Touré. Le directeur de l’AMAP a brièvement présenté sa structure. Bréhima Touré a énuméré les services de l’AMAP qui comprennent la direction des publications en français éditrice de L’Essor, la direction de l’Agence de presse dont relèvent les correspondants régionaux et locaux, la direction de la presse communautaire qui publie dans les langues nationales, notamment bamanakan, fulfulde et soninké. Mais, aussi, la direction de la publicité et du marketing. Touré a, également, fait savoir que l ;AMAP est « l’héritière » de l’Agence nationale de l’information du Mali (ANIM), qui avait été portée sur les fonts baptismaux au lendemain de l’accession du Mali à l’indépendance. En 1992, l’AMAP a été créée sous sa forme actuelle, c’est-à-dire comme Établissement public à caractère administratif (EPA). «Nous avons notre autonomie financière, même si nous sommes placés sous la tutelle du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration», a expliqué le directeur général de l’AMAP. Il a indiqué que L’Essor, qui paraît du lundi au vendredi, tire entre 8.000 à 10.000 exemplaire par jour. Le quotidien national est distribué à Bamako et à l’intérieur du pays. Bréhima Touré a ajouté que l’AMAP emploie une trentaine de journalistes et des correspondants à l’intérieur du pays. Le représentant de l’UNICEF, dont c’était la toute première visite à l’AMAP, a particulièrement apprécié les publications en langues nationales. Pour lui, il est clair que c’est le meilleur véhicule pour informer et éduquer. Et d’affirmer toute l’importance pour son organisation de collaborer avec l’AMAP et l’ORTM. Pierre Ngom a félicité le représentant du ministre en charge de la Communication pour cet esprit de collaboration et reconnu que celui-ci soutient le mandat de son organisation, en ce qui concerne le programme de coopération de ;UNICEF dans la composante éducation numérique, la Politique nationale de communication pour le développement et les activités de plaidoyer. Pour M. Ngom, l’AMAP joue un très grand rôle dans la promotion des enfants et de leurs droits. Il a réitéré l’engagement de son organisation à rester toujours aux cotés des médias d’État pour que le Mali soit un pays où, « les droits des enfants seront toujours respectés et au centre des préoccupations. » Quant à Alkaïdi Touré, il a rappelé que ce projet ambitionne de développer une vision stratégique sur place avec des enfants dans les médiats au Mali et une amélioration de la qualité éditoriale sur les enfants. Pour lui, la convention signée à cet effet porte sur deux axes : d’une part la production et la publication d’information et, d’autre part, le renforcement des capacités. Concrètement, l’AMAP publiera des informations en rapport avec les activités du projet et l’UNICEF apportera son concours au renforcement des capacités de la structure, en termes de formation et de matériel de travail. Le secrétaire général a précisé que « même si une évaluation formelle n’a pas été faite, on peut affirmer qu’un nombre important d’articles de presse a été publié dans le Quotidien national et sur les plateformes numériques de l’AMAP. » Aussi, il a souligné que les correspondants régionaux de l’AMAP ont assuré le coaching des enfants journalistes regroupés par l’UNICEF. Il a aussi dit que le fonds onusien contribue à la formation des agents de l’AMAP et fournit du matériel, notamment des ordinateurs, appareils photos, etc. «Pour notre part, nous jugeons que les activités du projet ont servi à mettre en lumière les progrès réalisés dans le cadre du respect des droits de l’enfant au Mali et les défis qui restent à relever », a déclaré le secrétaire général Il a estimé qu’ « il y a là une avancée significative dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et des enfants». MS/MD (AMAP)

Le ministre malien en charge de l’Énergie démissionne (communiqué)

Bamako, 02 juin (AMAP) Le ministre malien des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, a présenté sa démission, mercredi 31 mai, au Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, qui l’a acceptée vendredi, annonce un communiqué de la Primature lu à la télévision nationale en début de soirée. Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, assure désormais cumulativement ses fonctions initiales et celles du ministre démissionnaire, indique la même source. Selon le communiqué, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta et le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, ont remercié le ministre démissionnaire « pour le travail accompli » et « formulé le vœu qu’il continue à mettre son expérience au service du Mali. » Le ministre Seydou Lamine Traoré est sur la sellette depuis plusieurs mois à cause des difficultés dans la fourniture de l’électricité et de l’Eau à travers le pays. Une situation qui a été fortement décriée par les populations à travers des manifestations dans plusieurs régions, notamment à Mopti (Centre), Gao (Nord) et Nara (Ouest). Sur les réseaux sociaux, les appels à sa démission se sont multipliés au point de lui valoir des excuses publiques auprès du peuple malien à travers un message télévisé. AT/MD (AMAP)

Consommation de viande: La charogne dans nos assiettes

Par Oumar SANKARÉ Bamako, 1er juin (AMAP) «Je ne te donne pas mon numéro de téléphone, ni mon nom ni mon adresse. Rendez-vous, dans 4 jours, à la Tour de l’Afrique à 18 heures.» Cet interlocuteur nous a permis de pénétrer un milieu dangereux, celui des bouchers clandestins, après 10 jours de recherche. Teint noir, 1,70 m environ, musculature saillante, M.S est un employé de quincaillerie qui livre du ciment la journée et, la nuit, garde une maison en construction. Boucher pendant 4 ans à Kéniéba avant de venir à Bamako, il a opéré autant dans la clandestinité que dans la légalité. Plusieurs fois, il a dépecé des bœufs morts et vendu la viande sur le marché. Aujourd’hui, l’homme ne vit plus de cette activité illicite. Le commerce de charogne a pris une ampleur que l’on ne peut imaginer, d’après M.S. «Un riche commerçant de la localité possédait un bœuf d’une valeur de 500.000 Fcfa. L’animal s’est fracturé une patte et en est mort. Le monsieur nous a appelés… Le même jour, la viande était au marché. Il ne voulait pas perdre son investissement surtout que l’animal n’est pas mort de maladie», explique M.S sans ciller. Pour prouver qu’il ne raconte pas d’histoire, l’homme nous a emmené dans un Grin (groupe informel de discussion) à Sénou. Il voulait nous montrer une opération clandestine de dépeçage d’un animal mort. À 21 heures, il reçoit un appel. Nous enfourchons aussitôt une moto. Après une vingtaine de minutes sur une voie menant à un quartier mal éclairé, dans une concession, nous attend un homme assis sur son tricycle. Une lampe laisse échapper une lumière faible. Un bovin est déchargé de l’engin. L’animal ne bouge pas. Rapidement, trois personnes le tirent sur quelques cartons. On l’égorge. Le sang ne gicle pas comme d’ordinaire. En 30 minutes, la bête est dépecée. Chacun des bouchers prend une cuisse, le reste (autres parties charnues, intestins, foie, pattes…) est chargé dans le tricycle. Le tout sera vendu. Le conducteur du tricycle explique que le bœuf mort provient d’une ferme dont le propriétaire lui a fait appel pour s’en débarrasser. «Au début, je jetais les carcasses dans les zones non habitées. Aujourd’hui, il faut aller de plus en plus loin. Je ne peux plus me permettre cela. Donc, je procède ainsi depuis le jour où j’ai failli me faire lyncher par des habitants d’un quartier quand nous sommes allés jeter un cheval mort. Il faut reconnaitre que c’est lucratif et économique aussi, car j’amène une partie des bœufs et moutons en famille», confie-t-il. Pendant trois jours, nous suivrons les «bouchers» de circonstance. Ils n’ont pas un lieu d’abattage spécifique d’autant plus que la matière peut venir des fermes, des chargements de camions de bétail qui arrive à Bamako ou encore les « garbals » (marché à bestiaux). Souvent, l’opération se passe sous les yeux des propriétaires. A MOITIÉ PRIX – Au garbal de Sabalibougou, O.C, la cinquantaine, vide la moitié d’un sac d’aliment bétail dans un bac alimentaire pour moutons. «Il est vrai que les animaux meurent ici au garbal ou au cours du voyage», reconnait-il. Quand l’animal est sur le point de mourir et qu’on se trouve en ville, on fait appel aux bouchers qui les prennent à la moitié de sa valeur marchande. Par contre, lorsque l’animal meurt, on l’offre à des personnes qui ne se posent pas de questions sur les préceptes religieux, encore moins sur les risques sanitaires. Et si l’animal meurt alors qu’on est en brousse, on jette le cadavre. Ce n’est pas exclu que d’autres passent derrière nous pour le récupérer, explique-t-il. O.C s’approvisionne à Gossi, à près de 150 km de Sévaré (Mopti). Pour acheminer les bêtes sur Bamako, il faut au moins deux jours de voyage dans des conditions difficiles. D’autres commerçants de bétail s’approvisionnent jusqu’à Gao. «L’état de la route Gao-Sévaré est très mauvais. On doit subir, en plus, des tracasseries de la police, de la gendarmerie et de la douane même si tous nos papiers sont en règle. Les pertes de temps, la chaleur, la fatigue et le nombre élevé d’animaux par chargement entrainent en moyenne deux ou trois morts parmi les bêtes. Dans la cargaison, certains, trop fatigués, essayent de se coucher et se font piétiner par les autres», explique O.C. Un peu à l’écart, un groupe de jeune brûle des têtes de moutons et nettoient les viscères. Abdoulaye Kanouté, boucher, soutient qu’ils égorgent les animaux sur le point de mourir mais jamais ceux qui sont déjà morts. Le business de la charogne ne concerne pas que les animaux dont la consommation est admise par tous dans notre société. Fanta Diakité témoigne : «J’ai acheté de la viande d’âne mort sans m’en rendre compte à Missabougou. Après cuisson, ça ne ressemblait à aucune viande que j’ai l’habitude de préparer. On a donc versé cette sauce et le lendemain, je suis retournée au marché. C’est là qu’on m’apprendra que deux groupes de bouchers occupent cette place. Le premier, dans la matinée, et le second à partir de 14 heures. Ces derniers vendent, selon les témoignages d’autres bouchers, toutes sortes de viande», relate-t-elle. Un commissariat de police de Bamako a mis aux arrêts un boucher dépeçant un animal mort. La suite de l’affaire ? Approchée, la police n’a jusque-là pas donné de suite à notre demande d’interview. QUATRE MORTS DANS UNE FAMILLE – L.B est un jeune éleveur de poulets. Il reconnait avoir vendu des poulets morts «une seule fois», au début de ses activités. «Je disposais d’environ 1.000 têtes et un matin, j’ai trouvé que 200 étaient morts. J’ai rapidement égorgé les 100 autres qui avaient l’air agonisant et je les ai livrés chez des clients (hôtels et restaurants)», confie le jeune entrepreneur qui ne «pouvais pas se permettre une telle perte». Risque sanitaire ? Il suffit juste de bien le cuire et tous les microbes meurent, croit savoir L.B. «À Kolokani et à Bamako, certains hôtels, restaurants et autres particuliers qui font des « poulets télévisés » au bord des voies publiques

Biennale artistique et culturelle Mopti 2023 : Les organisateurs à pied d’œuvre, selon le ministre en charge de la Culture

Bamako, 31 mai (AMAP) Des dispositions sont prises sur les plans sécuritaire, technique et financier pour faire de cette manifestation biennale une vraie réussite, avec la participation effective des 19 régions du Mali et du District de Bamako, a annoncé, lundi, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Andogoly Guindo. Au cours d’une conférence de presse au Centre international de conférences de Bamako (CICB), pour faire le point des préparatifs de ce grand rendez-vous culturel prévu à Mopti (Centre), M. Guindo a indiqué que c’est un défi organisationnel que doit relever la Commission nationale d’organisation mise en place, en avril dernier, et présidée par le secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Le ministre a rappelé que c’est la ville de Mopti (Centre) qui accueillera l’événement du 06 au 16 juillet placé, cette année 2023, sous le leadership du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. La Biennale est un héritage de la première République (1960-1968) et des gouvernements qui se sont succédés. Elle a toujours eu pour fil conducteur la promotion et le développement d’une culture ancrée dans les valeurs endogènes. en restant ouverte aux autres, en vue de construire une identité commune. Elle a pour objectif de faire de la Culture le levier de l’unité nationale, de la paix, de la cohésion sociale, du vivre ensemble et du développement socio-économique et culturel du Mali. Selon le ministre Guindo, la reprise de la Biennale artistique et culturelle est une volonté du président de la Transition Assimi Goïta, « qui entend faire de la culture un puissant levier d’interpénétration, de cohésion sociale et de vivre-ensemble, un espace de dialogue des cultures, mais aussi d’éclosion des talents. » Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, des recommandations des Assises nationales de la refondation et elle s’inscrit dans le cadre stratégique de la refondation. L’édition 2023 de la Biennale artistique et culturelle aura pour thème : «Le Mali : une histoire commune, une seule nation, un même destin». Mopti 2023 aura la particularité de réunir pour la première fois les 19 régions du Mali et le District de Bamako. Plusieurs disciplines sont au programme, à la fois en compétition officielle et dans les espaces off. Les compétitions officielles porteront sur l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la pièce de théâtre, la musique d’orchestre, la danse traditionnelle, le chœur, le ballet à thème. Et plusieurs autres espaces seront animés dans la ville pour promouvoir les expressions artistiques et culturelles. Le ministre Guindo a tenue à situer l’événement dans son contexte en rappelant l’enjeu que représente la reprise de la Biennale dans un Mali dont les autorités travaillent nuit et jour pour recoudre le tissu social entamé et fragilisé par une décennie de crise sécuritaire. La place de la culture, dans un tel contexte, est très importante. YD/MD (AMAP)  

Aliments, médicaments et dispositifs médicaux pour les pèlerins : L’Autorité saoudienne clarifie les conditions

Bamako, 28 mai (AMAP) L’Autorité saoudienne des aliments et des médicaments a précisé les contrôles et conditions imposés aux produits importés (médicaments, dispositifs médicaux et fournitures) pour l’usage des patients et qui sont à la charge des bureaux des affaires des pèlerins ou des agences gouvernementales officielles venant au Royaume d’Arabie saoudite, annonce l’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique (UNA-OCI). « Les structures organisatrices du pèlerinage doivent s’engager à disposer de médicaments, de dispositifs médicaux et de fournitures via des aéroports agréés ( l’Aéroport international King Abdulaziz à Djeddah et l’Aéroport Prince Muhammad bin Abdulaziz à Médine) pendant la période allant du (15) Shawwal au (30) Dhu al-Qi`dah», indique l’Autorité. En dehors de cette période, aucune procédure de vérification ne sera acceptée, selon la même source. Les documents officiels et les données relatives aux médicaments, appareils et fournitures médicales doivent également être préalablement « soumis au ministère du Haj et de la Omra par lvoie électronique (demande de fournitures médicales) » au moins quinze jours avant l’arrivée des colis. L’une des conditions les plus importantes que tous les bureaux des affaires du Haj doivent respecter est le retour des quantités restantes de médicaments et de fournitures médicales après la mission au Royaume d’Arabie saoudite. Cela, « conformément à une déclaration en douane, en les conservant dans des locaux, après la fin de la saison du Haj.» La règlementation n’autorise pas « d’appareils de radiologie ou fournitures et d’appareils médicaux contenant des matières radioactives ou de médicaments et de produits pharmaceutiques contenant des substances sur les listes d’interdictions locales et internationales. » Elle permet, également, de rejeter tout produit dont elle estime la quantité supérieure aux besoins de la mission. Le bureau des affaires du Haj du pays des pèlerins « doit estimer la consommation annuelle sur la base de celle des années précédentes » et ne pas apporter de quantités excédant ses besoins. Il est, également, interdit aux bureaux du Haj de fournir des denrées alimentaires à des fins de subsistance. Ce sont plutôt les entrepreneurs en restauration qui sont chargés d’en fournir. Les médicaments, produits pharmaceutiques ou dispositifs et fournitures médicaux, sous la responsabilité des médecins accompagnant le Haj, par voies aérienne, maritime ou terrestre « doivent être réservés aux cas d’urgence et en quantités couvrant les besoins du personnel accompagnant le médecin pour leur usage personnel », pendant le voyage et le séjour. Il est interdit à un médecin de fournir des stupéfiants ou des drogues aux pèlerins pendant le séjour aux Lieux saints et des produits contenant des matières qui relèvent des listes d’interdictions locales et internationales. Les bureaux du Haj ne doivent pas, non plus, transporter les médicaments et les fournitures médicales qui doivent être sous la responsabilité du médecin accompagnant les pèlerins. Celui-ci doit rapporter les quantités restantes à son départ du Royaume. L’Autorité saoudienne des aliments et des médicaments exige des documents du médecin accompagnant la campagne afin d’approuver l’autorisation, y compris une lettre du ministère de la Santé du pays d’origine du médecin, indiquant qu’il est affecté à accompagner le haj, de fournir des soins d’urgence ou de faire des ordonnances médicales pour les besoins des patients. MD (AMAP)

Les douanes du Mali ont saisi près de 6 kg de cocaïne en partance pour Paris

Bamako, 26 mai (AMAP) La Brigade mobile d’intervention (BMI) de Bamako des Douanes maliennes a saisi, le 22 mai 2023, plusieurs paquets de cocaïne d’un poids total de 5,2 kilogrammes dont la valeur marchande est estimée à près de 300 millions de Fcfa, selon des sources douanières. « L’opération s’est déroulée, dans la nuit du mercredi au jeudi dernier, dans un quartier périphérique de la capitale malienne, où les deux valises noires attendaient leur expédition sur l’aéroport international président Modibo Keïta de Sénou », ont expliqué les mêmes sources. C’est alors que la patrouille douanière aux aguets a interpellé les présumés trafiquants et leurs complices qui ont essayé de s’échapper. Les présumés trafiquants ainsi que la marchandise prohibée ont été transportés dans les locaux de la BMI, à Faladiè, (quartier de Bamako) pour une fouille approfondie. « Nous avons trouvé, outre divers articles ordinaires, quatre paquets de cocaïne pure. Les analyses de laboratoire ont confirmé qu’il s’agit d’une drogue de premier choix », a expliqué l’inspecteur des douanes, Oumar Kassambara, précisant que le colis était destiné à la France. « Pour tromper la vigilance des agents, les délinquants ont fait passer la cocaïne pour des pièces de Basin emballées par une matière de couleur bleue pour brouiller le scanner », a-t-il révélé. Selon nos sources, l’efficacité des renseignements douaniers a servi ainsi la vigilance des services de contrôle. Le directeur général des Douanes, l’Inspecteur général Amadou Konaté, a salué le « professionnalisme » des agents qui ont opéré cette importante saisie. Il a réitéré son instruction de « traquer les auteurs du commerce illicite jusque dans leurs derniers retranchements. » L’inspecteur général Konaté a, également, invité « les soldats de l’Economie » à maintenir la pression sur les réseaux mafieux qui contribuent au financement du terrorisme au Mali. AT/MD (AMAP)

Journée de l’Afrique célébrée au Mali : Sous le signe de l’intégration africaine

Bamako, 26 mai (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyène, qui a présidé, jeudi, la cérémonie de commémoration de la Journée de l’Afrique, sur la place de la Tour de l’Afrique, a déclaré que son département se bat pour réussir l’intégration africaine par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Il s’agit de « pouvoir mettre les économies du continent ensemble » et, pour le moment, de « créer des alliances économique, sociale, politique et celle en matière de sécurisation de notre continent, en commençant particulièrement par la lutte contre le terrorisme », a expliqué Alhamdou Ag Ilyène, qui a présidé la commémoration de la Journée de l’Afrique, célébrée le 25 mai, dans le continent et dans le reste du monde. Toutefois, a souligné le ministre Ag Ilyène, tout cela se fera dans le respect des trois principes fondamentaux qui guident l’action publique nationale. Il s’agit du respect de la souveraineté du Mali, du respect du choix des partenariats stratégiques opérés par notre pays et la primauté des intérêts du peuple malien dans toute décision et tout engagement que le Mali prendra. Il a donné les assurances du gouvernement que «tout Africain au Mali est chez lui et comme tout Malien se sent bien partout en Afrique.» L’édition de cette année, qui s’est déroulée sous une pluie fine sur la place de la Tour de l’Afrique à Bamako, a noté également la présence d’anciens ministres, du Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), El-Ghassim Wane. Ainsi que de plusieurs communautés africaines vivant au Mali. La Journée de l’Afrique est celle de la commémoration annuelle de la fondation de l’Organisation de l’unité africaine (OUA, le 25 mai 1963, devenue Union africaine (UA) ,en 2002. La montée des couleurs, qui était initialement prévue dans le programme de la cérémonie, n’a pas pu être exécutée, en raison de la pluie. Les officiels ont, tout de même, effectué une marche au pied du monument à Faladié, en VI du District de Bamako. Au terme de la cérémonie, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a rappelé que l’OUA, qui est l’ancêtre de l’UA, a été créée à Addis-Abeba (Éthiopie), le 25 mai 1963, par les pères fondateurs. Après les luttes d’indépendance et d’émancipation des peuples africains, ces dirigeants charismatiques et visionnaires comme Modibo Keita du Mali, Sékou Ahmed Touré de la Guinée, Kwame Nkrumah du Ghana et Gamal Abdel Nasser de l’Égypte ont compris qu’il fallait s’unir pour faire face à l’adversité. « Aujourd’hui, c’est un sentiment de joie et de victoire après 60 années de combat et de difficultés», a dit Alhamdou Ag Ilyène. D’après lui, « l’Afrique, qui n’a jamais fait de mal à aucun continent, mais qui a été dominée, colonisée, écrasée et exploitée, se lève et s’unit pour faire face à son avenir. » Pour le ministre Ag Ilyène, le panafricanisme est un idéal vers lequel «nous nous acheminons inexorablement». « Cela prendra le temps qu’il faudra. Mais, il y a toujours des «doyens» qui sont là et puis les plus jeunes, qui commencent à reprendre le flambeau de cette lutte », s’est réjoui le ministre en charge de l’Intégration africaine. La cérémonie a été agrémentée par des manifestations folkloriques organisées par les communautés africaines vivant au Mali. BD/MD (AMAP)     

Réorganisation administrative et territoriale du Mali : Les nouvelles cartes disponibles

Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 22 mai (AMAP) Le Mali dispose, désormais, d’une nouvelle carte administrative et des cartes des 19 régions et du district de Bamako. La cérémonie de remise solennelle de la première carte administrative au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a eu lieu, vendredi dernier dans la salle des banquets du palais de Koulouba. Cette remise, en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, des présidents des institutions de la République ainsi que des membres du gouvernement, intervient à la suite de la promulgation, le 13 mars dernier, des textes de la réorganisation administrative et territoriale, après leur adoption par le CNT. Ainsi, notre pays compte désormais un district, 19 régions, 159 cercles, 474 arrondissements, 815 communes, 12. 641 villages, fractions et quartiers. Dans son intervention, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, est revenu sur les critères qui ont prévalu au choix des différentes circonscriptions administratives et des collectivités territoriales. Il s’agit des critères de populations et de superficie, prenant en compte, au plan local, les spécificités de la démographie et de l’étendue des espaces territoriaux à couvrir, des critères sociologiques et ceux liés à la viabilité économique. S’y ajoutent les critères de distance/accessibilité, permettant au maximum de rapprocher les populations de l’administration, ceux relatifs au maillage du territoire et à la compensation. Selon le colonel Maïga, la combinaison des critères a permis de rendre le processus plus objectif en ayant comme seule motivation de doter le Mali d’une architecture organisationnelle réaliste et adaptée aux besoins des populations. DÉLIMITATION – Le parachèvement de la réorganisation territoriale est un objectif du gouvernement qui figure dans son Plan d’action et une recommandation des Assises nationales de la refondation (ANR). D’où la matérialisation de ce «gigantesque travail par la conception et la production de la carte administrative du Mali, très attendue par le peuple malien et l’ensemble des utilisateurs publics et privés», a dit le ministre en charge de l’Administration territoriale. Notre pays, dans sa continentalité, dispose d’atouts importants de par sa diversité et ses richesses culturelles, géographiques, historiques, pédologiques et naturelles. De même, il est de notoriété que les Maliens sont très attachés à leur terroir. « C’est pourquoi, a dit le colonel Abdoulaye Maïga, cette réorganisation du territoire favorisera davantage le rapprochement de l’administration des administrés. » Les services techniques du département de l’Administration territoriale, en rapport avec l’Institut géographique du Mali (IGM), ont travaillé en synergie avec l’accompagnement des partenaires pour aboutir à la carte officielle du Mali et à celles des 19 régions administratives et du district de Bamako. Le colonel Abdoulaye Maïga a promis que cette dynamique se poursuivra avec la production et la dotation de l’ensemble des cercles et communes de notre pays en cartes administratives (dotation initiale) par son département. En plus de la délimitation des circonscriptions administratives et des Collectivités territoriales pour les besoins de définitions des espaces de vies, notamment les habitats, les champs de cultures, les zones de pâturages, celles économiques et commerciales, la carte administrative participe de la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national. De ce fait, elle favorise la délimitation des frontières terrestres du Mali avec sept pays. Des frontières qui sont, également, des espaces de vie, de cohésion et d’intégration africaine. Le ministre Maiga a, par ailleurs, évoqué quelques conséquences négatives du non-parachèvement de la réorganisation territoriale. À ce propos, il a indiqué que sur le plan juridique, toute nomination doit intégrer quatre types de compétences à savoir l’identité de la personne, ses attributions, la période à partir de laquelle la personne nommée commence à exécuter ses attributions et le champ géographique dans lequel s’exercent ses attributions. «Dans le cas d’espèce, nous comprenons que les gouverneurs et les ressortissants des régions dites non opérationnelles étaient dans un inconfort absolu», a regretté le ministre en charge de l’Administration territoriale. OUTIL DE DÉVELOPPEMENT – Le président de la Transition a soutenu que face à la situation de crise multiforme et pluridimensionnelle que le Mali traverse, depuis quelques années, cette nouvelle carte administrative « contribuera, sûrement, à la refondation de l’État pour une gouvernance forte et efficace. » Selon le colonel Assimi Goïta, « l’activité de réorganisation administrative du territoire contribue à la prise en compte des préoccupations formulées dans le sens d’une impulsion du processus de décentralisation en capitalisant les réussites et les difficultés enregistrées par des acteurs locaux ». En ce qui concerne l’organisation administrative du territoire, il est institué une codification numérique en vue de faciliter l’identification des circonscriptions administratives, des Collectivités territoriales, ainsi que des villages, fractions et quartiers. Par ailleurs, le chef de l’État a exhorté le gouvernement à faire de la nouvelle carte administrative et des cartes des régions des outils de planification du développement économique et social de nos territoires. «En tant qu’outil de développement, de planification, d’orientation et de suivi des actions au profit des populations, la carte administrative est et demeure un véritable outil de base», a insisté le colonel Assimi Goïta, espérant que cette carte administrative servira de référentiel pour l’amélioration d’autres cartes, notamment les cartes géographique, historique, pédologique, démographique, sanitaire, éducative, militaire et de télécommunication. Le chef de l’État a, aussi, exhorté le gouvernement à œuvrer au quotidien avec l’ensemble de ses collaborateurs pour davantage rapprocher l’État des citoyens, dans le cadre du processus de refondation en cours dans notre pays. «Pour cela, vous devez rester à l’écoute permanente des populations et leur rendre des services de qualité», a conseillé le président Goïta. BD/MD (AMAP)    

Les agences de presse de la « Coopération islamique » discutent du rôle des médias dans le développement durable

Djeddah, 15 mai (UNA-AMAP) L’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique (UNA) organisera, jeudi 18 mai 2023, à Kazan, en Russie, un forum des médias intitulé « Russie – le monde islamique : coopération des médias pour le développement durable, Développement et prospérité économique », dans le cadre du Forum économique international « Russie – Monde islamique : Forum de Kazan 2023 ». Le forum est organisé en coopération avec l’agence « Tatmedia » de la presse et la communication de masse au Tatarstan, avec la participation du Département de l’information du Secrétariat général de l’OCI, du Centre islamique pour le développement du commerce, et un certain nombre d’agences de presse dans les pays de l’OCI et en Russie, en plus d’un groupe de médias internationaux influents. Au cours de ses sessions, le forum discutera des questions liées à la coopération médiatique entre la Russie et le monde islamique au service des questions de développement économique. La première session aborde le rôle des médias comme moteur du développement durable et du partenariat économique, tandis que la deuxième session passe en revue les pratiques des mesures pour renforcer les partenariats avec les médias au niveau international. Le directeur général par intérim de l’union des agences de presse de l’OCI, M. Mohammed bin Abd Rabbo Al-Yami, a déclaré que le forum représente une occasion de discuter des défis et des problèmes actuels des médias d’un point de vue international, de développer des relations et échanger des informations entre les agences de presse, et renforcer la coopération pour promouvoir les valeurs de paix et de tolérance dans le domaine des médias. Al-Yami a souligné que l’organisation du forum par l’Union s’inscrit dans le cadre de ses efforts pour jouer un rôle efficace dans le développement des organes médiatiques dans les pays islamiques en employant une expertise internationale et en élevant le niveau de coordination entre les agences de presse membres d’une manière qui contribue grandement à renforcer leur présence et leur participation aux événements internationaux. Pour sa part, le chef de l’agence républicaine « Tatmedia » pour la presse et la communication de masse, Aidar Salimgarayev, a déclaré : « A l’heure actuelle, les médias sont le moteur du développement durable et du partenariat économique entre les pays, et pour cette raison, la coopération médiatique, ou ce qu’on appelle la « diplomatie des médias », renforce la diplomatie des pays dans les circonstances modernes et offre un accès égal à l’information », soulignant à cet égard que la Russie soutient un dialogue efficace avec les pays du monde islamique pour faire face à des problèmes communs défis dans le domaine des médias. La ville russe de Kazan se prépare à accueillir le Forum économique international : « Russie-Monde islamique : Forum de Kazan 2023 » durant la période du 18 au 19 mai prochain, au Centre d’exposition de Kazan Expo. Il est prévu que le forum, dans sa quatorzième édition, verra plus de 140 sessions de travail pour discuter du partenariat économique entre la Russie et les pays islamiques, en présence de plus d’un millier de participants, dont des hommes d’affaires et des investisseurs du Moyen-Orient et du pays de l’OCI. Il convient de noter que le forum, qui se tient chaque année, vise à renforcer la coopération entre la Russie et les États membres de l’OCI. MD (AMAP)

L’union des agences de presse de la « coopération islamique » appelle à soutenir les médias palestiniens

Djeddah, 12 mai (UNA-AMAP) L’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique (UNA) a appelé, vendredi, les médias des pays islamiques à soutenir leurs confrères palestiniens dans leurs efforts pour dénoncer les violations de l’occupation israélienne. Dans une déclaration publiée par l’UNA, à l’occasion de la journée de « Solidarité mondiale avec les médias palestiniens », célébrée le 11 mai de chaque année, en application de la décision du Conseil des ministres arabes de l’Information lors de sa 52e session tenue en septembre 2022 au Caire, l’Union demande aux agences membres de soutenir les organes palestiniens afin de leur permettre « d’obtenir leurs droits légitimes dont le premier est l’établissement de leur État indépendant. » L’UNA a souligné que cet anniversaire, qui coïncide « avec l’assassinat de la journaliste palestinienne martyre Sherine Abu Aqleh, représente une occasion importante de faire la lumière sur le ciblage par Israël des journalistes palestiniens dans le cadre de ses tentatives de dissimulation de ses crimes en cours contre le peuple palestinien. » L’Union a salué les efforts professionnels de haut niveau déployés par les institutions médiatiques officielles en Palestine, dirigées par l’Agence palestinienne d’information et de presse (WAFA), pour fidèlement transmettre ce qui se passe dans le territoire palestinien occupé. Elle a appelé « les États membres à améliorer les informations échangées avec ces institutions, de manière à garantir la diffusion de la version palestinienne des événements et contrer la machine de propagande israélienne. » MD (AMAP)