Un an après l’attaque du bateau Tombouctou : Les populations se souviennent douloureusement du drame

Par Mohamed Gakou Gourma Rharous, 08 sept (AMAP) 7 septembre 2023-7 septembre 2024. Voici, un an déjà que le bateau « Tombouctou » de la Compagnie malienne de navigation fluviale (COMANAF) avait été victime d’une attaque terroriste, d’une rare violence, faisant plus d’une centaine de morts, de nombreux blessés et laissant beaucoup de séquelles psychologiques. Les populations de la bande du fleuve, du Cercle de Gourma Rharous et particulièrement, celles des communes de Banikane, où avait eu lieu le drame et celle de Rharous qui avaient accueilli les rescapés, se souviennent de cette sombre journée, qui a endeuillé des centaines de familles et l’ensemble des Maliens. Les populations des communes de Banikane et Rharous se souviendront longtemps de cette journée du 7 septembre où avait eu lieu, une attaque terroriste contre le bateau long-courrier « Tombouctou », de la COMANAF. Cette attaque lâche et barbare et son chapelet de drames humains continuent de hanter les esprits. La fille d’un enseignant à la retraite, au nombre des victimes, témoigne : « jusqu’à mon dernier souffle, je n’oublierai jamais cette journée où mon père est décédé dans des conditions atroces, victime de la barbarie humaine, sans avoir eu le temps de nous dire adieu. Il est présent à chaque instant dans mon esprit et mon cœur ne pourra jamais se défaire de cette lancinante douleur ». Ce témoignage est interrompu par un long sanglot, suivi de chaudes larmes. A.T, lui, est commerçant de son état. Il était allé se ravitailler en marchandises à Gao et revenait par le bateau, quand l’attaque s’est produite. Les yeux perdus dans le vague, il témoigne : « les passagers étaient à mille lieux de s’imaginer une attaque, quand le ciel nous est tombé sur la tête ». Le bateau est une entité grouillante de vie et à bord, chacun s’occupe de ses activités ou se repose, le temps d’arriver à destination. Ce témoin poursuit : « j’étais là à déguster du thé et à deviser avec des compagnons de voyage, quand une détonation sourde retentit, semblable à un violent coup de tonnerre. Le bateau tangue dangereusement. Le temps s’est comme figé. Puis, soudain, les portes de l’enfer s’ouvrent. De tous les côtés les armes crachent la mort. Le bateau tangue de toutes parts, sous l’impact des projectiles. Les éléments des FAMa qui escortent le bateau ripostent énergiquement. C’est la panique totale à bord. Le sauve-qui-peut s’empare des passagers. Certains sautent à l’eau, d’autres s’enferment dans leurs chambres, bientôt prises par un incendie général. Tout crame à bord. Ce spectacle macabre est ponctué par les cris des enfants et des femmes qui implorent, secours. En face du lieu du drame, les habitants lancent leurs pirogues sur le fleuve, pour porter assistance à ceux qui se débattent dans les eaux, cherchant à fuir cet enfer flottant. Un spectacle à fendre l’âme ». Sur ces mots, le regard de notre témoin s’embue de larmes et il tourne le dos pour s’en aller, incapable de terminer son récit et comme s’il cherche à fuir ce cauchemar. Des témoignages du genre foisonnent et leurs auteurs partent toujours avant de finir de raconter leurs histoires, comme pour exorciser, ce jour tragique. « Ce douloureux souvenir restera gravé dans les mémoires pour l’éternité et sera écrit en lettres de feu, dans les annales de  l’histoire de la lutte contre le terrorisme dans notre pays », conclut un édile de la commune de Rharous. MG/MD (AMAP)

La douane malienne saisit 148 briques de cannabis à Diboli (frontière sénégalaise)

Bamako, 05 août (AMAP) Le bureau secondaire des Douanes du Mali, à Diboli (Ouest), à la frontière avec le Sénégal, a saisi, lundi, 148 briques de chanvre indien transportées sur deux motos, indique un communiqué des services de communication de la direction générale. Selon ce texte, publié mercredi, la drogue, en deux colis, aurait pu être introduits sur le territoire national, n’eut été la vigilance des soldats de l’économie Le Bureau secondaire des douanes de Diboli n’est pas à sa première saisie de drogue. La dernière remonte au jeudi 8 août 2024 quand une patrouille a mis la main sur 78 briquettes de cannabis provenant de Bamako et à destination du Sénégal. Le produit prohibé était caché dans l’habitacle d’une vieille voiture. Pour l’extraire, les douaniers ont dû démonter les sièges arrière, avant d’ouvrir les parois de séparation du coffre du véhicule. AT/MD (AMAP)

Régions du Sahel et du lac Tchad : L’Arabie saoudite accueillera une conférence des donateurs pour soutenir les déplacées et les réfugiés

Riyad, 28 août (UNA-AMAP) Le Royaume d’Arabie saoudite a annoncé qu’il accueillera, le 26 octobre 2024, une conférence ministérielle de haut niveau des donateurs. avec le soutien de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), pour répondre à la crise humanitaire aiguë au Nigéria, au Niger, au Tchad, au Cameroun, au Burkina Faso et au Mali, rapporte l’Union des agences de l’Organisation de la coopération islamique (UNA). La conférence, organisée conjointement par le Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salman (KSrelief) et l’OCI, en coopération avec le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), « vise à mobiliser des ressources et à coordonner les efforts pour fournir une assistance essentielle afin de sauver des vies, de protéger les civils et de promouvoir les efforts visant à aider les personnes touchées à sortir de la crise. » La conférence mettra l’accent sur les plans de réponse humanitaire coordonnés par l’ONU (HRP). D’autres objectifs clés comprennent la sensibilisation à la crise multiforme et à la manière d’y faire face ; établir des partenariats solides pour promouvoir une réponse humanitaire efficace et un soutien accru aux solutions à long terme. « Nous reconnaissons l’importance de soutenir les populations des régions du Sahel et du lac Tchad. Cette conférence est une étape cruciale vers la mobilisation des ressources nécessaires et la création de partenariats pour répondre aux besoins humanitaires urgents dans ces régions. Ensemble, nous pouvons apporter de l’espoir et du soulagement à des millions de personnes. », a déclaré le Superviseur général de KSrelief, Dr Abdullah Al Rabeeah. Pour sa part, le Secrétaire général de l’OCI, Hissein Brahim Taha, a appelé, « à cette fin, les États membres donateurs de l’OCI, les institutions donatrices et les partenaires internationaux à saisir cette opportunité et à fournir les ressources financières nécessaires pour aider à améliorer les conditions de vie des communautés vulnérables dans ces régions en difficulté. » « Le Sahel et le bassin du lac Tchad sont confrontés à une crise sans précédent », a déclaré la Secrétaire générale adjointe par intérim aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d’urgence, Joyce Msuya. « Cette conférence représente une opportunité cruciale pour la communauté internationale et les pays touchés de se réunir pour mobiliser davantage de ressources et davantage de soutien – pas seulement pour la réponse humanitaire immédiate, mais pour aider la région à sortir de la crise et à réaliser son énorme potentiel », a-t-elle ajouté. « Les conflits, l’instabilité et la violence continuent de pousser des millions de personnes à fuir leurs foyers au Sahel et dans le bassin du lac Tchad – une région du monde qui doit de plus en plus faire face aux effets déstabilisateurs du changement climatique et de l’insécurité alimentaire. Nous ne devons ménager aucun effort pour aider les populations déplacées de force et les communautés qui les accueillent », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi. « Nous sommes reconnaissants au Royaume d’Arabie saoudite, à l’OCI et à nos partenaires pour leurs efforts visant à mobiliser l’attention et les ressources nécessaires pour remédier à la grave pénurie de financement qui frappe la région, afin de soutenir les réfugiés et les populations dans le besoin. » Les Nations Unies estiment a près de 33 millions, les personnes qui ont besoin d’aide humanitaire et de protection dans la Région. Parmi-celles-ci, environ 11 millions de déplacées à l’intérieur du pays et de réfugiés dans le Sahel et autour du lac Tchad. Les pays du Sahel et du bassin du lac Tchad sont confrontés à une crise multiforme depuis plus d’une décennie. Ces régions sont confrontées à des défis importants qui entraînent une instabilité sociale et économique continue et une perturbation des moyens de subsistance. En outre, l’assèchement du lac Tchad, une bouée de sauvetage pour des millions de personnes, a aggravé la situation humanitaire, nécessitant une intervention urgente. MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministre du mercredi 07 août 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 07 août 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de construction de la centrale solaire photovoltaïque de 2×50 mégawatts-crête à Dialakoro, Commune rurale de Tiakadougou-Dialakoro, Cercle de Sélingué, Région de Bougouni. Les travaux de construction de la centrale solaire photovoltaïque de 2×50 mégawatts-crête à Dialakoro empiètent sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique, conformément aux dispositions de la loi domaniale et foncière. Le projet de décret est adopté dans ce cadre. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Gouverneur de la Région de Bandiagara : Colonel-major Olivier DIASSANA. – Sous-préfet du 1er Arrondissement : Monsieur Issouf BERTHE, Administrateur civil. – Sous-préfet du 2ème Arrondissement : Madame Fatou TRAORE, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet du 3ème Arrondissement : Monsieur Siaka Zoubahirou BERTHE, Administrateur civil. – Sous-préfet du 4ème Arrondissement : Monsieur Békaye SOGOBA, Attaché d’Administration. – Sous-préfet du 5ème Arrondissement : Madame Sayon TANGARA, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet du 6ème Arrondissement : Monsieur Saibou KONE, Administrateur Civil. – Sous-préfet du 7ème Arrondissement : Monsieur Sakouba Mady DEMBELE, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Diboli : Monsieur Mohamed Lamine CISSE, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Koussané : Monsieur Zedyon DOUGNON, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Téchibé : Adjudant-Chef Diane DADY. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Bamafélé : Monsieur Mamoutou SANGARE, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Koundian : Monsieur Bourama DOUMBIA, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Mahina : Madame Assitan TOGOLA, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Logo Sabouciré : Madame Hawa KONATE, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Diandioubéra : Monsieur Toumani N’DIAYE, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Kassama : Monsieur Assaleh AG RISSA, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Goundara : Adjudant-Chef Major Nouhoum SOW. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Tigana : Monsieur Lamine COUMARE, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Dialafara : Monsieur Mamadou DEMBELE, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Maréna : Monsieur Labassou BERTHE, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Boron : Monsieur Abdoulaye dit Noumououlé KANTE, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Sébété : Monsieur Naman KONE, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Toukoroba : Monsieur Boureima Alphonse OUATTARA, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Naréna : Monsieur Abdourhamane SOUMAGUEL, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Djoliba : Monsieur Ibrahima TOUNKARA, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Massantola : Monsieur Baïguéné DJIGUIBA, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Kénenkoun : Madame Assétou SANOGO, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Daban : Monsieur Alassane BALLO, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Faladié : Monsieur Almamy CISSE, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Bancoumana : Adjudant-chef de Police Aboubacar TRAORE. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Sobra : Madame Halima DIARRA, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Nongo-Souala : Madame Fatoumata SIBY, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Zégoua : Monsieur Boubacar DEMBELE, Administrateur civil. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Dogoni : Monsieur Balla TRAORE, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Doumanaba : Madame Salimata COULIBALY, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Fama : Madame Marie Reine DAKOUO, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Kouoro : Madame Kadidiatou DIOP, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Kolokoba : Madame Agathe DEMBELE, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Kaï : Madame Aoua TRAORE, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Blendio : Monsieur Ousmane Boubou SIDIBE, Administrateur civil. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Finkolo Ganadougou : Monsieur Cheick Baba TOURE, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Konobougou : Monsieur Oumarou TEMBELY, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Falo : Monsieur Mamadou DIA, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Somasso : Monsieur Seydou DIALLO, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Dougouolo : Madame Aminata BERTHE, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Diédougou : Adjudant-chef Amadou dit Kola TRAORE. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Fara kou Massa : Monsieur Issa DIARRA, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Doura : Adjudant-chef major Jean Marie SAMAKE. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Kolongotomo : Adjudant-chef Boubacar Noumouké KANTE. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Saye : Adjudant-chef Asmane Hameye MAIGA. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Sansanding : Monsieur Dieibane IBRAHIMA TOURE, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Boussin : Madame Aminata BERTHE, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Beïti Bimiya : Adjudant-chef Housseini GUINDO. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Diguiciré : Adjudant Drissa DIARRA. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Souleye : Adjudant-chef Hamidou BERTHE. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Katiéna : Monsieur Mamadou DIARRA, Secrétaire d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Dogofry : Monsieur Issa DEMBELE, Attaché d’Administration. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Diabaly : Adjudant Diakaridia YOSSI. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Kouakourou : Adjudant-chef Mamadi DIABATE. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Taga : Adjudant-chef major Douba MOUNKORO. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Dianbakourou : Adjudant-chef major Mamadou B COULIBALY. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Kontza : Adjudant-chef major Daouda KONE. – Sous-préfet de l’Arrondissement de N’Gorodia : Adjudant-chef Mamoutou TOGOLO. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Doko : Adjudant-chef Sidi Amar COULIBALY. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Gouloumbou : Adjudant-chef Cheick Oumar DIARRA. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Fatoma : Adjudant Bréhima KOUROUMA. – Sous-préfet de l’Arrondissement de Soufouroulaye :

Le président Bassirou Diomaye Faye est arrivé à Bamako jeudi pour une visite de quelques heures

Bamako, 30 mai (AMAP) Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, est arrivé à Bamako, la capitale malienne,  ce jeudi 30 mai, pour une visite d’amitié et de travail de quelques heures, a constaté l’AMAP. C’est à 10 h 45 mm que l’avion du chef de l’État sénégalais s’est immobilisé sur le tarmac de l’aéroport international président Modibo Keïta-Senou. Vêtu d’un costume noir, sur une chemise bleu-ciel avec cravate gris foncé, le nouveau président sénégalais a été accueilli au bas de la passerelle par le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, sans accolade mais avec un échange de poings fermés empreint de chaleur entre les personnalités. Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, plusieurs membres du gouvernement, du corps diplomatique accrédité au Mali ainsi que des autorités administratives et coutumières de Bamako étaient présent à l’accueil. Le président sénégalais est accompagné d’une forte délégation comprenant au moins quatre membres du gouvernement dont le ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Mme Yassine Fall. Après le cérémonial d’accueil suivi de l’exécution des hymnes nationaux, les deux chefs d’État ont eu un bref entretien au salon d’honneur du pavillon présidentiel. Ensuite, le cortège présidentiel a mis le cap sur la colline de Koulouba où l’hôte de marque sera reçu en audience par son homologue malien. Selon le programme de la visite, les deux personnalités auront une séance de travail avant de partager un déjeuner offert par le colonel Assimi Goïta. C’est après ce repas que le président sénégalais quittera la capitale malienne, dans l’après-midi, pour Ouagadougou, au Burkina Faso. Cette visite de l’ancien candidat du parti Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF), sera l’occasion de renforcer la coopération entre Dakar et Bamako. Mais, aussi, l’occasion d’aborder les questions politiques d’intérêt commun, notamment sur le plan régional. La visite s’inscrit, aussi, dans une dynamique de renforcement des liens historiques de bon voisinage, d’amitié fraternelle, de solidarité et de coopération multiforme. Le président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, avait représenté le président de la Transition lors de l’investiture du président Bassirou Diomaye Faye, le 02 avril dernier, à Dakar. Élu dès le 1er tour avec plus 54, % des voix à l’issue de la présidentielle du 24 mars dernier, Bassirou Diomaye Faye est devenu, à 44 ans, le plus jeune président de l’histoire du Sénégal. Dans le cadre des ses visites sous-régionales, entamées quelques jours après son investiture, Bassirou Diomaye Faye s’est rendu dans plusieurs pays du Mali. Il s’agit, entre autres, de la Mauritanie, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Nigeria et du Ghana. AT/MD (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 22 mai 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 22 mai 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le Cadre institutionnel de la Réforme du Secteur de la Sécurité. Dans le cadre de la mise en œuvre de la Réforme du Secteur de la Sécurité, le Gouvernement a adopté le Décret n°2016-0401/P-RM du 09 juin 2016 fixant le Cadre institutionnel de la Réforme du Secteur de la Sécurité. La fin de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger a entrainé des conséquences sur les structures chargées de sa mise en œuvre et sur certaines réformes institutionnelles. Le projet de décret est initié dans ce cadre. Il vise à adapter, entre autres, la composition et les missions du Conseil national pour la Réforme du Secteur de la Sécurité et du Commissariat à la Réforme du Secteur de la Sécurité au contexte sécuritaire actuel du pays. Son adoption consacre un nouveau Cadre institutionnel de la Réforme du Secteur de la Sécurité composé d’un Comité d’Orientation, d’un Commissariat et des Comités consultatifs aux niveaux régional et communal. 2. Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale de Désarmement- émobilisation-Réinsertion ;b. un projet de décret portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale d’Intégration. L’Accord pour la Paix et la Réconciliation, issu du Processus d’Alger prévoyait dans ses mécanismes, la mise en place des structures chargées exclusivement du processus de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et d’intégration des combattants des Mouvements armés signataires. C’est dans ce cadre que la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et la Commission nationale d’Intégration ont été créées. L’annonce de la fin dudit Accord par le Gouvernement nécessite des changements institutionnels, notamment la relecture des textes de création de la Commission nationale de Désarmement Démobilisation-Réinsertion et de la Commission nationale d’Intégration. Les projets de décret adoptés, étendent les missions des deux structures à l’ensemble du territoire pour mieux accompagner les efforts de défense et de sécurisation du territoire national, de réconciliation et de cohésion nationale. 3. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret autorisant la cession à titre gratuit, à l’Etat de Palestine, de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°239 207 du Cercle de Kati. La parcelle de terrain, d’une superficie de 16 ares, sise à N’Tabacoro, est destinée à la construction d’une clinique médicale moderne à vocation sociale en vue du renforcement du système de santé. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des Ministres de l’état d’avancement des missions universitaires de Bandiagara et de Kayes. La création des Universités implantées dans les régions est en parfaite harmonie avec les objectifs stratégiques de la Politique nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et marque la ferme volonté des pouvoirs publics d’inscrire la mise en place d’un système d’enseignement et de recherche plus performant au cœur des problématiques de développement de notre pays. Aussi, la création de l’Université Polytechnique de Bandiagara et celle de Kayes découle d’une volonté politique clairement exprimée par le Gouvernement et consiste à soutenir en priorité la formation d’un capital humain d’excellence pour répondre aux besoins locaux, régionaux et nationaux. Pour ce faire, deux missions universitaires ont été créées sur instructions du Président de la Transition, Chef de l’Etat. La mission universitaire de Bandiagara a déposé son rapport et celle de Kayes est en cours. 2. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de la mise en place du Programme de Formation à la citoyenneté, dénommé « A l’Ecole de la Citoyenneté ».« A l’Ecole de la Citoyenneté » est un programme de formation et d’éducation citoyenne. Il est initié à l’endroit des jeunes du pays et vise à inculquer et développer chez les jeunes l’esprit patriotique en vue de faire d’eux des bâtisseurs et des défenseurs de la Nation, des citoyens engagés, dévoués et toujours prêts à répondre présents à l’appel de la Nation et à contribuer activement à la construction et à la défense du pays. Il est piloté par un Comité consultatif permanent et comprend trois cycles à savoir : un 1er cycle basé sur l’initiation aux notions et concepts de citoyenneté et du civisme, un 2ème cycle axé sur les études de cas à travers nos us et coutumes, nos traditions, les sociétés d’initiation et d’éducation à la vie sociale et un 3ème cycle réservé aux auditeurs ayant accompli les deux premiers cycles qui seront engagés comme des formateurs, des pairs éducateurs, des relais médiateurs de la paix, de la concorde et de la cohésion sociale. Le programme, dont la 1ère cohorte concerne 200 jeunes garçons et filles, sélectionnés à travers tout le pays de façon inclusive, sera lancé le 25 mai 2024 au Palais des Pionniers à Dianèguela en Commune VI.3. Le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a informé le Conseil des Ministres : a. de l’organisation de la 3ème édition du Salon de l’Ingénierie, de la Transformation et de l’Apprentissage (SITA-BARA KALAN NI WASSA). Le Salon de l’Ingénierie, de la Transformation et de l’Apprentissage qui se tiendra du 03 au 06 juillet 2024 à

Suspension des autorisations pour la Omra et interdiction d’entrée à La Mecque aux titulaires de visas de visite (Ministère)

La Mecque, 23 mai (UNA-AMAP) Le ministère saoudien du Hajj et de la Omra a annoncé, jeudi, la suspension de la délivrance des autorisations pour la Omra, à partir du 15 Dhou-al-Qi’da jusqu’au 15 Dhou Al-Hijja 1445 Année hégirienne (AH), marquant ainsi le début de la saison du Hajj de cette année 2024. Le ministère a précisé, sur son compte des réseaux sociaux, qu’il avait été « décidé d’interdire aux titulaires de tous types de visas de visite d’entrer ou de séjourner à La Mecque, à partir du 15 Dhou-al-Qi’da jusqu’au 15 Dhou Al-Hijja 1445 AH et de réserver l’accès dans ces lieux exclusivement aux titulaires d’un visa de pèlerinage afin de permettre aux pèlerins réguliers d’accomplir ces rituels dans les meilleures conditions. » Le ministère a souligné qu’il n’y aura pas de Hajj « sans autorisation et que des sanctions seront appliquées strictement à tout contrevenant aux règlements, en particulier ceux qui se trouvent dans la zone géographique réservée aux pèlerins réguliers. » HA/MD (UNA-AMAP)

Crise énergétique au Mali : Le cri de cœur du Comité syndical de l’AMAP

Bamako, 20 mai (AMAP) Le secrétaire général du bureau syndical de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), Bassaro Haïdara, a lancé, vendredi, à Bamako un appel de détresse aux autorités nationales pour une solution à la crise énergétique que traverse actuellement le service de presse publique. Au cours d’un point de presse un point de presse sur les difficultés liées à cette situation Le bureau syndical de l’AMAP, M. Haidaira a indiqué que la crise énergétique que le Mali traverse actuellement impacte sérieusement les activités de l’AMAP. « À cause des coupures intempestives, l’agence utilise par jour entre 140 à 160 litres de gas-oil. Ce qui a encore empiré la situation, c’est que le service dispose de trois groupes électrogènes de capacité différente dont deux sont à l’arrêt dû à la surutilisation », a-t-il expliqué. Selon le syndicaliste, le groupe qui a la plus grande capacité et qui prenait l’imprimerie a pris feu dans la nuit du 1er au 2 mai dernier. « Ce désagrément a causé l’indisponibilité pour la première fois des parutions du journal ‘Lessor’ du 2 mai dernier sur les tables des abonnés. Malheureusement, cela s’est reproduit ce jeudi 16 mai, devant l’impuissance des agents l’AMAP, a souligné Bassaro Haidara. Le secrétaire général indique qu’après l’arrêt du groupe qui prend en charge de l’imprimerie, l’Agence a sollicité les autorités de la place, à travers le ministère de l’Énergie, qui a conseillé d’adresser une lettre à la société Énergie du Mali (EDM SA) pour mettre l’AMAP sur une ligne prioritaire. » Cela a trouvé que cette lettre était précédemment envoyée par l’administration de l’AMAP depuis environ deux mois. », a précisé le syndicaliste Bassaro Haïdara a révélé que l’équipe de l’imprimerie a attendu l’électricité pendant 48 heures voire plus, sans rentrer dans leur famille. « Nous avons l’obligation de défendre les travailleurs tout comme l’outil de travail. C’est pourquoi, nous avons organisé cette rencontre avec la presse pour montrer l’énorme souffrance de l’Agence. », a-t-il ajouté. « Nous regrettons l‘absence de soutien de l’État dans cette affaire après tout ce que font les journalistes. Parce que n’ayant pas vu le quotidien national sur leur table hier (Ndlr, jeudi), nous pensions que les autorités allaient au moins chercher à connaître ce qui se passait », a dit le responsable syndical. Le Comité syndical espère la résolution de ce problème pour que l’AMAP continue à tourner normalement. Faute de quoi,  « le syndicat se réserve le droit d’entreprendre toutes les actions légales en matière de réclamation. » NK/MD (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 15 mai 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 15 mai 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de prêt, signé à Lomé le 06 octobre 2023, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement, pour le financement partiel de la seconde tranche du Projet d’aménagement et d’élargissement du tronçon urbain de la route nationale n°27, Bamako-Koulikoro à Bamako. Par cet accord, la Banque Ouest Africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 14 milliards 780 millions de francs CFA. Les aménagements projetés consistent, notamment en : l’élargissement de la plateforme ; la construction de deux (02) passerelles en béton armé sur le tronçon pour faciliter la traversée des piétons ; l’installation d’un nouveau système d’éclairage public à technologie LED conventionnelle La réalisation du projet contribuera à améliorer les conditions de transport des personnes et de leurs biens et à minimiser les risques d’accidents de la circulation dans la ville de Bamako. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Ambassadeur Représentant permanent adjoint à Riyad : Monsieur Tidiani TRAORE, Conseiller des Affaires étrangères. – Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali au Caire : Monsieur Samba Ousmane DIAKITE, Inspecteur des Finances. – Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali à Moscou : Monsieur Amadou MORO, Conseiller des Affaires Etrangères. – Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali à Ottawa : Monsieur Amadou DIALLO, Inspecteur des Services Economiques. – Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali à Pretoria : Monsieur Taoulé KEITA, Conseiller des Affaires étrangères. Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali à Luanda : Madame Anta SONFO, Traducteur-Interprète. – Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali à Dakar : Monsieur Drissa MALLE, Conseiller des Affaires étrangères. Ministre conseiller à l’Ambassade du Mali à Niamey : Madame Kadidiatou DIA, Conseiller des Affaires étrangères. – Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Moscou : Monsieur Aldjouma Amadou MAIGA, Inspecteur des Finances. – Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Riyad : Monsieur Mamoudou SOW, Conseiller des Affaires étrangères. Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Pretoria : Madame Gabdo TOGO, Conseiller des Affaires étrangères. – Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Libreville : Monsieur Badian TRAORE, Administrateur civil. – Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Brasilia : Monsieur Athanase COULIBALY, Conseiller des Affaires étrangères. – Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Tripoli : Monsieur Adama DIAWARA, Enseignant-chercheur. – Premier conseiller à l’Ambassade du Mali à Accra : Madame Korotimi THERA, Professeur de l’Enseignement secondaire. Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali au Caire : Madame Hassanatou TALL, Conseiller des Affaires étrangères. – Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Ankara : Monsieur Adama Mery DIAKITE, Conseiller des Affaires étrangères. – Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Addis-Abeba : Monsieur Boncana SEYDOU, Administrateur civil. – Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Malabo : Monsieur Oumar TRAORE, Professeur de l’Enseignement secondaire. Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Genève : Madame Fatoumata dite Fatim DIAKITE, Administrateur – Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Pretoria : Monsieur Mohamed DJILLA, Planificateur. Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Libreville : Madame Hawa KONE, Conseiller des Affaires étrangères. – Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Ouagadougou : Monsieur Cyriaques DAKOUO, Conseiller des Affaires étrangères. – Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Conakry : Monsieur Mamadou Lamine SIBY, Conseiller des Affaires étrangères. – Deuxième conseiller à l’Ambassade du Mali à Tripoli : Monsieur Fousseyni SOGODOGO, Professeur de l’Enseignement secondaire. – Troisième conseiller à l’Ambassade du Mali au Caire : Monsieur Amadou BAMBA, Conseiller des Affaires étrangères. – Troisième conseiller à l’Ambassade du Mali à Genève : Monsieur Moulaye TRAORE, Conseiller des Affaires étrangères. – Troisième conseiller à l’Ambassade du Mali à Ouagadougou : Monsieur Daouda Ousmane CISSE, Conseiller des Affaires étrangères. – Vice-consul à l’Ambassade du Mali à Douala : Monsieur Baba TRAORE, Administrateur civil, Membre du Corps Préfectoral. – Vice-consul à l’Ambassade du Mali à Lyon : Monsieur Hamadou Albachir MAHAMANE, Conseiller des Affaires étrangères. – Vice-consul à l’Ambassade du Mali à Guangzhou : Monsieur Issa KANSAYE, Enseignant-Chercheur. – Vice-consul à l’Ambassade du Mali à Abidjan : Monsieur Mahamadou Bakoroba DRAME, Conseiller des Affaires étrangères. – Vice-consul à l’Ambassade du Mali à Djeddah : Monsieur Dramane TRAORE, Conseiller des Affaires étrangères. – Vice-consul à l’Ambassade du Mali à Paris : Monsieur Ibrahim Almoudou BABY, Conseiller des Affaires étrangères. Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Libreville : Madame Romaine DIARRA, Administrateur civil. – Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Tripoli : Monsieur Dramane YOLO, Professeur de l’Enseignement secondaire. – Conseillers consulaires à l’Ambassade du Mali à Nouakchott : Monsieur Amadou Diadié Ibrahima DICKO, Administrateur des Ressources humaines ; Monsieur Aly DIALLO, Conseiller des Affaires étrangères. – Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à N’Djamena : Monsieur Mamadou DEMBELE, Militaire. Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Douala : Madame Oumou DIALLO, Administrateur civil. – Conseillers consulaires à l’Ambassade du Mali à Guangzhou : Monsieur Amadou GUINDO, Traducteur-Interprète ; Monsieur Broulaye BAMBA, Militaire. Conseillers consulaires à l’Ambassade du Mali à Abidjan : Madame Solange DEMBELE, Administrateur civil ; Monsieur Nanko COULIBALY, Administrateur des Ressources humaines. – Conseillers consulaires à l’Ambassade du Mali à Djeddah : Monsieur Oumar COULIBALY, Administrateur civil ; Monsieur Habib KANE, Professeur de l’Enseignement secondaire ; Monsieur Salif SIDIBE, Traducteur-Interprète. Conseillers consulaires à l’Ambassade du Mali à Paris : Monsieur Ousmane OUATTARA, Ingénieur

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 08 mai 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 08 mai 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de loi portant modification de la Loi n°2023-060 du 22 décembre 2023 portant loi de finances pour l’exercice 2024. Au cours de l’exercice budgétaire 2024, des mesures nouvelles en termes de dépenses sont apparues. L’intégration desdites mesures dans le budget d’Etat nécessite la modification de la loi de finances initiale 2024. Le projet de loi adopté modifie la loi de finances de l’exercice 2024 pour tenir compte de nouvelles charges liées, notamment: – au renforcement des allocations budgétaires destinées à la prise en charge des opérations de sécurisation du territoire national à hauteur de 190,102 milliards de francs CFA ; – au renforcement de l’enveloppe budgétaire affectée à la subvention d’exploitation en faveur de l’Energie du Mali (EDM-SA) de 30 milliards de francs CFA. Cette modification, qui n’affecte pas l’équilibre budgétaire et financier de la loi de finances initiale 2024, ne concerne que les dépenses budgétaires. Les prévisions initiales de recettes, des ressources et des charges de trésorerie restent sans changement. b. un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°1 relatif à la convention de concession pour la construction de la centrale solaire photovoltaïque de cinquante Mégawatts crêtes (50 MWc) à Tiakadougou-Dialokoro, Cercle de Kati, Région de Koulikoro. Le Gouvernement et la société AMEA POWER LLC ont signé un Protocole d’Accord pour la conception, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance des installations en Build, Own, Operate and Transfert, d’un projet de centrale solaire photovoltaïque de 100 Mégawatts crêtes, en deux (02) phases de 50 Mégawatts crêtes. La première phase de ce projet concerne la construction de la centrale solaire de Tiakadougou. L’objectif du projet est de renforcer la capacité de production d’électricité du Réseau interconnecté tout en contribuant à l’atteinte des objectifs en termes d’intégration du renouvelable dans le mix énergétique. Au cours de la mise en œuvre, des contraintes diverses n’ont pas permis de lever toutes les conditions suspensives afin de démarrer les travaux de réalisation du projet. Le présent avenant à la convention de concession est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société AMEA MALI SOLAR SA en vue de faire face aux difficultés. Il a pour objet entre autres : – la prorogation de la date prévisionnelle de prise d’effet ; – la modification de la durée de la convention ; – la mise en place d’une garantie partielle de risque ; – la modification du mode de vente « Take or Pay » en « Take and Pay » ; – la réduction du prix d’achat du KiloWatt heure ; – la modification du lieu d’arbitrage. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Directeur Général des Routes : Monsieur Cheick Oumar DIALLO, Ingénieur des constructions civiles. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Directeur Général du Centre national des Ressources de l’Education non Formelle : Monsieur Joseph DRABO, Professeur de l’Enseignement secondaire. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Directeur Général du Centre Hospitalier Universitaire Gabriel TOURE : Médecin Colonel Thierno Madane DIOP. – Directeur Général de l’Hôpital de Dermatologie de Bamako : Monsieur Drissa DIARRA, Attaché de Recherche. – Directeur Général de l’Institut d’Ophtalmologie tropicale de l’Afrique : Médecin Colonel-major Adama Issaka GUINDO. – Directeur Général du Laboratoire national de la Santé : Docteur Seydou Moussa COULIBALY, Pharmacien. – Directeur de l’Hôpital Régional de Sikasso : Docteur Assetou CISSOUMA, Médecin pédiatre. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres : a. des conclusions de la 4ème Session de la Commission mixte de Commerce, de Coopération économique et technique Türkiye-Mali. Dans le cadre du raffermissement des relations entre le Mali et la Türkiye, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a conduit à Ankara, les 17 et 18 avril 2024, la délégation malienne pour la tenue de la 4ème session de la Commission mixte de Commerce, de Coopération économique et technique Türkiye-Mali. Les travaux de cette rencontre ont permis d’évaluer le niveau de la coopération entre les deux pays et d’envisager de nouveaux axes de coopération stratégique. Les deux parties ont convenu d’accroître leurs échanges économiques, commerciaux, culturels et sociaux, notamment en examinant les mesures à prendre pour faciliter l’entrée et le séjour des ressortissants respectifs des deux pays, de part et d’autre. En marge de leur séjour à Ankara, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et le ministre de l’industrie et du Commerce ont rencontré le Vice-Président de la République de Türkiye et d’autres personnalités turques. b. de la participation du Mali à la 15ème Conférence islamique au Sommet de l’Organisation de la Coopération islamique. Les 04 et 05 mai 2024, à Banjul, République de Gambie, le Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a représenté Son Excellence Le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, à la 15ème Conférence islamique au Sommet de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI). A l’issue des travaux, le Sommet de l’OCI a réaffirmé son unité et sa position de principe en soutien indéfectible à la cause palestinienne, particulièrement dans un contexte marqué par l’agression en cours de l’Etat hébreu contre les populations palestiniennes à Gaza. Le Sommet a également endossé l’appropriation nationale, par le Mali, du processus de paix, à travers le Dialogue Inter-maliens. 2. Le ministre du