Pr Amadou Keïta, ministre des Mines : « L’objectif final des reformes du secteur minier est que tout l’or produit au Mali soit raffiné sur place »
Bamako 1er Oct (AMAP) Les chantiers de réformes dans le secteur des mines avancent. Plusieurs entreprises minières s’apprêtent à migrer sur le code de 2023 et elles s’engagent toutes à appliquer les mesures du contenu local. Aussi, notre dispositif se renforce-il avec la perspective de création d’une brigade spéciale des mines et d’un commissariat chargé des activités minières. Ces informations sont données par le ministre des Mines, Pr Amadou Keïta, dans cette interview exclusive. L’Essor : Que peut-on retenir de la mise en œuvre du nouveau code minier et de la loi sur le contenu local, une année après leur adoption ? Pr Amadou Keïta : Notre pays a pris l’option en 2023 d’adopter un nouveau code minier et, pour la première fois de notre histoire, une loi relative au contenu local. Ce sont là des réformes majeures qui s’inscrivent dans une vision globale de la refondation de notre État. Ces deux textes sont l’émanation d’une aspiration forte du peuple malien exprimée lors des Assises nationales de la Refondation et ont été conçus pour apporter une nouvelle perspective malienne à la gestion des ressources minérales. C’est donc une réforme qui suscite beaucoup d’espoir et qui nous engage, en tant qu’administration en charge des Mines, à travailler à leur applicabilité. C’est dans ce sens qu’en juillet 2024, les décrets d’application du Code minier et de la loi relative au contenu local dans le secteur minier ont été adoptés. C’est dire qu’il n’est pas venu le temps de tirer un bilan de la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions, mais que nous avons espoir que lorsqu’ils seront appliqués dans leur amplitude, le Mali pourra s’enorgueillir d’un secteur minier totalement intégré à l’économie nationale et capable d’impulser le développement. Il faut, cependant, souligner la convergence de vue avec l’ensemble des acteurs du secteur minier. En effet, plusieurs entreprises minières, après des négociations, s’apprêtent à migrer sur le code de 2023 et elles s’engagent toutes à appliquer les mesures du contenu local. L’Essor : Aux yeux de nombreux Maliens, la Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali (SOREM) connaît un démarrage timide. Que faut-il aujourd’hui pour rendre cette structure véritablement opérationnelle ? Pr Amadou Keïta : C’est un constat qui ne prend pas toujours en compte le contexte dans sa globalité et les actions en cours pour permettre à la Sorem de faire face aux défis du moment. En effet, la société d’État SOREM, créée en août 2022, porte en elle une volonté affirmée du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, de remettre l’État au cœur du système de recherche, d’exploitation et de commercialisation des produits miniers. Son opérationnalisation est l’une des priorités du département des Mines. Cette société a tenu la 2ème session de son conseil d’administration le 25 juillet 2024 et vient de se voir attribuer par le Conseil des ministres un permis de recherche d’or sur le périmètre de N’Tahaka d’une superficie de 97,41 km², dans le Cercle de N’Tillit à Gao. Les données recueillies suite aux travaux de recherche géologique et minière exécutés dans le district géologique du Gourma oriental, nous ont permis de mettre en évidence plusieurs secteurs d’intérêt potentiel dont celui de N’Tahaka et la SOREM est déjà engagée à approfondir l’exploration en vue d’une exploitation prochaine des richesses du sous-sol au bénéfice des peuples du Mali. Elle s’active, également, depuis quelques semaines à un positionnement stratégique sur les mines en difficultés dans notre pays. C’est le cas de la mine de Morila qui reviendra sous la coupe de la SOREM afin de s’assurer de la continuité de son exploitation après les moments difficiles que la mine a connus du fait de l’indélicatesse de son précédent opérateur. Les autres actifs miniers appartenant à cette société australienne reviendront également à la SOREM. L’État entend apporter les moyens utiles et adéquats à la SOREM pour mener à bien sa mission. L’Essor : Où en êtes-vous avec le projet d’installation de l’usine d’affinage d’or ? Pr Amadou Keïta : Ce projet est une des dimensions du partenariat que nous avons avec la Russie dans le secteur minier et il se présente comme un tournant décisif dans l’organisation et la gestion de ce secteur. Vous n’êtes pas sans savoir que l’objectif final de ce processus est que tout l’or produit sur le territoire du Mali soit raffiné au Mali dans des conditions optimales. C’est un processus qui évolue bien et demande une coopération intense à plusieurs niveaux. L’État a mis à la disposition de ce projet d’usine d’affinage un espace de 10 hectares et dispose d’un plan de conception sommaire de l’unité. Le cahier de charges ainsi que les éléments nécessaires pour la conduite d’une étude de faisabilité sont disponibles. Un suivi régulier est fait avec le partenaire russe pour que notre pays dispose, après un peu plus de 60 ans d’exploitation de l’or, d’une usine d’affinage répondant aux standards internationaux. L’Essor : La renégociation du contrat de lithium de Goulamina a permis de porter la participation de l’État et des nationaux à 35% contre 20% précédemment. Que représente cette part en termes de ressources pour les caisses publiques ? Pr Amadou Keïta : Je voudrais d’abord féliciter le gouvernement du Mali pour cet accord et pour le projet de la mine de lithium de Goulamina, l’un des plus grands projets de lithium en Afrique et dans le monde. Il reflète la politique de diversification que nous prônons dans l’exploitation des ressources minérales de notre pays. Pour revenir à votre question, il est important de voir au-delà des pourcentages énoncés qui concernent, uniquement, l’apport direct du secteur minier, en termes de dividendes, à l’État et aux nationaux qui seront actionnaires. À ce niveau, une première estimation fait état d’une augmentation du budget de l’État à hauteur d’environ 100 milliards de Fcfa par an. Mais, je voudrais faire noter que ce projet de la mine de lithium de Goulamina aura des apports sous d’autres formes qui permettront une contribution additionnelle significative au financement du développement des secteurs minier et énergétique, du secteur des infrastructures et
Fonction publique des collectivités territoriales : 684 postes à pourvoir dans l’enseignement
Bamako, 30 sept (AMAP) Le concours direct pour le recrutement de 684 nouveaux enseignants de la Fonction publique des Collectivités territoriales, au titre de l’exercice budgétaire 2023, a été lancé, dimanche, au lycée Ba Aminata Diallo (LBAD), par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué. Ce concours permettra de mettre 684 nouveaux enseignants à la disposition des Académies d’enseignement pour satisfaire les besoins de l’enseignement général, fondamental, technique et professionnel, ainsi que ceux de l’éducation préscolaire et spéciale. Le recrutement concerne 49 spécialités des catégories A et B2 et enregistre la participation de 21.765 candidats répartis entre 21 centres sur l’ensemble du territoire national. Représentant son collègue chargé de l’Administration territoriale, le colonel Abdoulaye Maiga, et accompagné de son collègue chargé de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, et d’autres personnalités, Mahamadou Kassogué a indiqué que ce concours s’inscrit dans la dynamique des efforts du gouvernement « pour promouvoir l’accès à l’emploi au profit de la jeunesse. » Il a instruit les surveillants à faire preuve de rigueur. Le chef du département en charge de la Justice a demandé aux candidats d’être sereins et de compter sur leur travail. Il a souligné que ces épreuves sont placées sous le signe de la transparence et de la récompense du mérite, conformément à la volonté du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. « Nous voulons des cadres valeureux et méritants capables de servir la nation. Cela se réalise à travers le processus d’intégration à la Fonction publique », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que les autorités de la Transition ont pris la direction de l’excellence. Pour sa part, le ministre de l’Éducation nationale a affirmé que ce recrutement s’inscrit dans la continuité de la réalisation de la promesse faite par son département de recruter près de 700 enseignants. Dr Amadou Sy Savané a insisté sur la transparence, le sceau qui marque tous les examens et concours du pays. La première enveloppe a été ouverte dans la salle abritant les candidats de la catégorie A qui postulent dans la spécialité «Physique-Chimie». MD/MD (AMAP)
Environnement des affaires et financement des PME : Le Patronat malien consulte autour de ses solutions
Bamako, 27 sept (AMAP) Le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a rencontré, mercredi, les Partenaires techniques et financiers (PTF) et des chancelleries présents au Mali pour recueillir leurs avis et suggestions dans le cadre de l’élaboration de son plan d’actions pour la mandature 2022-2027. Les échanges dirigés, par le président du CNPM, Mossadeck Bally, avaient également, pour objectif de renforcer et de rationaliser l’écosystème des affaires et de contribuer à faire des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) des leaders dans leurs secteurs d’activité au Mali et dans la sous-région. Le bureau du CNPM qui, depuis son installation, a entamé ce travail, a constitué cinq groupes de travail chargés de faire un diagnostic et de proposer des solutions dans des domaines économiques spécifiques. Il s’agit de l’énergie, des infrastructures, des ressources humaines, du financement et de la fiscalité. Au terme des travaux, une restitution des conclusions a été initiée à l’endroit des différents départements ministériels, des chefs d’entreprises ainsi qu’au président de la Transition. C’est à l’issue de ces étapes que le CNPM a jugé nécessaire et pertinent de faire le même exercice à l’endroit des PTF. Parallèlement, le Patronat, conformément à sa vision stratégique de faire du secteur privé le moteur d’un développement socio-économique puissant et durable, a élaboré le Projet pour l’innovation et l’accélération de la transformation des entreprises au Mali (PIATE). Selon son président, ce Projet est un élément important de la démarche du Patronat et un modèle de partenariat qu’il espère multiplier et pérenniser. « En cela, a-t-il poursuivi, les PTF peuvent s’appuyer sur le CNPM, comme partenaire crédible dans le déploiement de leurs politiques de développement au Mali, notamment en ce qui concerne l’amélioration du climat des affaires et le développement des investissements productifs. » Mossadeck Bally a invité les participants à réfléchir à des alternatives de déploiement de leurs actions pour cette fin. «Ensemble, nous pouvons créer un environnement propice à l’investissement, l’innovation et la création d’emplois, tout en renforçant la compétitivité nationale», a-t-il déclaré. CINQ AXES STRATÉGIQUES– Présentant le PIATE, Dr Abdoulaye Touré, enseignant-chercheur, a indiqué que cette innovation s’inscrit en droite ligne de la nouvelle vision du CNPM et son plan d’action 2022-2027. Il est articulé autour de cinq axes stratégiques, à savoir la mise en place d’un Centre de formation d’appui aux écoles privées pouvant donner un appui complet aux PME, la restructuration des PME dans les chaînes de valeurs, l’amélioration de l’accès au financement et la promotion des produits Made in Mali. « Pour ce faire, a-t-il renchéri, le Projet ambitionne de s’attaquer aux différents goulots d’étranglement comme le faible accès au financement et la problématique de l’organisation professionnelle des acteurs privés. » Parlant des attentes, Dr Touré a dit que cette rencontre vise à mobiliser un financement nécessaire auprès des PTF pour le lancement du PIATE. À moyen terme, le CNPM souhaite mobiliser les financements et démarrer rapidement les activités. L’Economiste pays principal de la Banque africaine de développement (BAD) au Mali, Sie Tioye Antoine, a expliqué que la BAD « dispose de deux volets qui concernent le financement formel et les financements de plus en plus innovants pour accompagner les petites entreprises dans le cadre de la microfinance ». FC/MD (AMAP)
Koulouba : Une réunion extraordinaire pour réévaluer la menace terroriste
Bamako, 26 sept (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a présidé, lundi, à Koulouba, une réunion extraordinaire pour réévaluer la menace terroriste avec la hiérarchie militaire,. La rencontre, en présence du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara, et de son collègue de la Sécurité et de la Protection civile, le général de brigade Daoud Aly Mohammedine, a regroupé autour du chef suprême des Armées, le chef d’état-major général des Armée, le général de division Oumar Diarra, les chefs d’état-major de l’Armée de terre, de l’Armée de l’air et de la Garde nationale. Il y avait, également, les directeurs des services des armés et de sécurité (Gendarmerie nationale, Police nationale, Génie militaire et Protection civile). Au terme de la réunion, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants a confié à la presse que celle-ci a permis de faire le point de l’évolution de la situation sécuritaire opérationnelle en lien, notamment, avec les récents évènements survenus à Bamako. «Cette rencontre a permis de faire un examen exhaustif du dispositif sécuritaire, de réévaluer la menace terroriste et de donner des orientations complémentaires», a-t-il précisé. Le colonel Camara a révélé que le président de la Transition a réaffirmé son soutien au dispositif opérationnel en cours face à la lutte contre le terrorisme. «Nous sortons satisfaits de la rencontre qui a permis de comprendre et de voir l’engagement des autorités politiques et militaires pour faire face à ce fléau», a indiqué le ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Il a lancé un appel aux populations de continuer à soutenir son Armée dont la mission est la sécurisation des personnes et de leurs biens. Le colonel Sadio Camara a rappelé que la lutte contre le terrorisme est une guerre d’usure qui a besoin du soutien de la population permettant aux Forces armées maliennes de gagner ce combat. «Bientôt le problème sera un lointain souvenir», a-t-il promis. Après avoir formulé des prières pour « le repos éternel de l’âme des victimes du terrorisme » et souhaité « prompt rétablissement aux blessés », le ministre chargé de la Défense a encouragé les soldats engagés sur le front. Il a, également, rassuré les otages et leurs parents que les autorités et la hiérarchie militaires sont en train de tout faire pour qu’ils puissent recouvrer la liberté et venir continuer la mission au sein de l’Armée. OD/MD (AMAP)
Discours du chef de l’Etat à l’occasion de la célébration de l’indépendance du Mali
Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Je suis particulièrement heureux de m’adresser à vous, à la veille de la célébration de l’accession de notre pays à l’indépendance. Le 22 septembre est gravé dans notre mémoire collective comme le jour où le peuple malien a décidé de mettre fin à la domination coloniale en proclamant le nouvel Etat libre du Mali. En ce moment solennel, je rends un vibrant hommage aux pères de l’indépendance, avec à leur tête le Président Modibo Keita. Cet hommage revêt une signification toute particulière au moment où le Mali est engagé dans la reconquête de sa véritable souveraineté. Nous devons suivre résolument la voie tracée, il y a 64 ans. Je m’incline également devant la mémoire de celles et ceux qui ont consenti le sacrifice ultime pour la patrie, qui leur sera éternellement reconnaissante. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, La commémoration de notre indépendance est une occasion précieuse de se rappeler les efforts constants de notre peuple en vue de l’édification d’un Etat fort et d’une nation prospère. Sur mes instructions, le Gouvernement a, pour sa part, poursuivi les actions pour la satisfaction des besoins de nos populations dans plusieurs domaines. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, La question sécuritaire demeure la préoccupation prioritaire du peuple malien. Cette année, notre fête nationale est célébrée dans un contexte marqué par la grande opération stratégique de reprise de terrain, conduite par les FAMAs et visant à restaurer l’intégrité territoriale du pays et à le débarrasser définitivement de la menace terroriste. Les Forces Armées et de Sécurité ont en effet mené des opérations de stabilisation et de reconstruction dans les régions reprises, permettant ainsi le retour progressif des services publics, des écoles et des infrastructures essentielles. Ces succès remarquables résultent de la coordination des opérations militaires et du redéploiement des Forces à Ber, Tessalit, Anéfis, Kidal et Aguelhok. Les attaques terroristes survenues le mardi 17 septembre dernier nous rappellent, une fois de plus, l’impérieuse nécessité de demeurer vigilants et de maintenir une posture opérationnelle exemplaire en toutes circonstances. En m’inclinant devant la mémoire des innocents lâchement assassinés lors de cette agression barbare, j’adresse également mes vœux de prompt rétablissement aux blessés et salue le professionnalisme des forces d’intervention. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Les efforts d’investissement continuent dans le cadre de l’acquisition d’équipements militaires et des réformes pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des hommes, afin de renforcer les capacités opérationnelles des Forces Armées et de Sécurité. Par ailleurs, la mutualisation des capacités et le soutien opérationnel dans le cadre de la Confédération des États du Sahel se poursuivent. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Dans le but de renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions, notamment l’institution judiciaire, notre justice s’est largement adaptée au contexte de lutte contre l’impunité avec la création de nouvelles structures. La mise en œuvre de réformes majeures, comme la relecture du Code Pénal, du Code de Procédure Pénale ainsi que l’adoption par le conseil des ministres du projet d’ordonnance portant Statut de la Magistrature, vise à rendre la justice plus efficace, accessible et respectueuse des droits des citoyens. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Je salue la résilience du peuple malien qui reste digne, malgré un contexte économique difficile. Les autorités de la transition travaillent inlassablement pour améliorer les conditions de vie de l’ensemble de nos concitoyens. Cependant, il est important de rappeler que notre économie subit l’impact des crises sécuritaires qui ont conduit à l’augmentation des dépenses militaires au détriment d’autres secteurs. Malgré ces défis, notre pays a maintenu une gestion efficiente des finances publiques, maîtrisant l’inflation en dessous de la norme communautaire de 3%. Au 31 juillet 2024, les recouvrements effectués par les structures de recettes se sont établis à 1 291 milliards de FCFA. Dans le même temps, le Trésor a mobilisé sur le marché financier régional un montant total de 479 milliards FCFA afin de financer le déficit du Budget d’Etat, malgré un contexte caractérisé par une augmentation des coûts du financement et une tension de liquidité dans l’UEMOA. Toute chose qui témoigne de la confiance des investisseurs en la signature du Mali. Les ressources transférées aux Collectivités territoriales s’élèvent à 440 milliards de FCFA en 2024 contre environ 412 milliards de FCFA en 2023, soit une hausse de 6,82%. Par ailleurs, pour assurer un approvisionnement correct du pays en produits de première nécessité à un prix maitrisé, sur la période du 1er septembre 2023 au 31 juillet 2024, les exonérations des droits et taxes accordées au cordon douanier se sont chiffrées à plus de 274 milliards FCFA, soit 34,62% des recettes réalisées au cours de la période concernée. Je salue l’ensemble des acteurs qui contribuent aux efforts de développement économique, notamment ceux des secteurs rural, industriel, du commerce, des services et de l’artisanat. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, En 2024, le Recensement Général Agricole a été lancé, ouvrant la voie à la digitalisation des exploitations. Les aménagements hydroagricoles se poursuivent pour exploiter durablement le potentiel des fleuves Niger et Sénégal. Le Gouvernement renforce l’approvisionnement en intrants, réajuste le prix du coton graine, et développe la recherche agricole pour améliorer les semences. Malgré les défis, des mesures sont prévues, dont la promotion de méthodes alternatives, l’élaboration d’une loi pour les investissements agricoles et la création de pôles agro-industriels. Ces actions témoignent de notre engagement pour un Mali agricole résilient et prospère. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Dans le domaine de la santé et du développement social, des efforts ont été consentis pour améliorer l’accessibilité des services de santé à la population, à travers la construction ou la réhabilitation, ainsi que l’équipement de plusieurs infrastructures sanitaires. Par ailleurs, des actions de solidarité et de lutte contre l’exclusion ont été menées en direction de nos populations vivant dans la précarité ou frappées par des crises de diverses natures. Conscientes du rôle de la jeunesse dans la construction nationale, les autorités de la Transition ne ménagent aucun effort pour qu’elle soit en bonne santé, bien formée, ayant l’amour de la patrie
Réunion des ministres des Affaires étrangères de l’AES à Bamako : De fortes recommandations pour l’opérationnalisation de la confédération
Bamako, 18 sept (AMAP) Les ministres chargés des Affaires étrangères des trois États du Sahel ont défini, à Bamako, un cadre de coordination de l’action diplomatique de la Confédération., annonce le communiqué de presse, sanctionnant la 1ère réunion des ministres des Affaires étrangères de la Confédération. Au terme de cette réunion tenue sous la présidence du chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop et ses homologues Karamoko Jean-Marie Traoré du Burkina Faso et Bakary Yaou Sangaré du Niger ont salué le leadership éclairé des chefs d’État de l’AES qui ont placé « au cœur de leur vision commune la satisfaction des aspirations profondes de leurs peuples frères. » Selon eux, la création de la Confédération des États du Sahel, le 6 juillet 2024 à Niamey, constitue, à cet égard, un engagement résolu et panafricain des autorités des trois pays pour l’atteinte de leur objectif d’intégration socio-économique et de prospérité partagée dans l’espace AES. Les ministres ont, aussi, apprécié les annonces fortes du colonel Assimi Goïta, président de la Confédération au peuple de l’AES à l’occasion de l’An 1 de la Charte du Liptako-Gourma. Dans cette perspective, les chefs de la diplomatie de l’AES ont réitéré leur engagement « à prendre toutes les dispositions et mesures utiles pour la mise en œuvre des décisions et conclusions du Sommet de Niamey ». Ils ont « réaffirmé la portée symbolique et politique de cette évolution majeure dans le parcours des trois pays vers une intégration continue pour, à terme, parvenir à une Fédération réunissant le Burkina Faso, le Mali et le Niger. » Ils, ont, également condamné « fermement l’intervention, désormais assumée de certains sponsors étatiques étrangers qui abritent, entretiennent et soutiennent les bandes terroristes. » À ce titre, les ministres ont « dénoncé le soutien actif et publiquement revendiqué de l’Ukraine aux groupes terroristes qui ont attaqué la localité de Tinzawatène. » Au cours de leurs délibérations, les ministres des Affaires étrangères ont défini un cadre de coordination de l’action diplomatique de la Confédération. Désormais, au-delà des ministres des Affaires étrangères, les ambassadeurs des pays de la Confédération AES parleront, aussi, de voix concordante pour défendre l’intérêt de l’espace. Les chefs de la diplomatie de l’AES ont, enfin, procédé à l’identification des actions et mesures concourant à la mise en œuvre du volet diplomatie de la feuille de route de la Confédération des États du Sahel. La date anniversaire de la signature de la Charte du Liptako-Gourma instituant l’Alliance des États du Sahel (AES), le 16 septembre 2023, a coïncidé avec la tenue à Bamako de cette 1ère réunion des ministres des Affaires étrangères de la Confédération. OD/MD (AMAP)
Mali : L’école de gendarmerie de Faladié à Bamako, ciblée par une attaque terroriste (Officiel)
Bamako, 17 sept (AMAP) « Un groupe de terroristes a tenté de s’infiltrer dans l’école de gendarmerie de Faladié. Les opérations de ratissage sont actuellement en cours dans toute la zone », a annoncé, ce mardi matin, l’État-major général des Armées maliennes. Dans un communiqué, la même source assure que « la situation est sous contrôle. » « Nous invitons les habitants de la zone à garder leur calme et à suivre les consignes des forces de sécurité », ajoute-elle. L’Etat major des Armées qui « salue la prompte réaction » des forces armées maliennes (FAMa), « invite les populations à éviter le secteur et à rester à l’écoute des informations officielles qui seront diffusées régulièrement » Très tôt, des individus armés non identifiés ont tenté de s’infiltrer dans l’établissement ce qui se trouve dans la Commune Vl de Bamako. « La réaction prompte et vigoureuse des Forces armées maliennes (FAMa) a permis de repousser l’attaque et de maîtriser la situation qui est désormais sous contrôle, a annoncé la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) dans un flash sur ses plateformes digitales. AT/MD (AMAP)
Campagne agricole au Mali : Une situation globale en dents de scie
Par Makan SISSOKO Bamako, 13 sept (AMAP) La campagne agricole bat son plein sur l’ensemble du territoire malien. La bonne santé des cultures est indispensable dans l’atteinte des objectifs de production agricole. Au regard de l’importance du secteur agricole pour l’économie nationale, les services techniques d’encadrement de l’agriculture et de la protection des végétaux sont à pied d’œuvre aux côtés des producteurs pour limiter les dégâts des inondations et des nuisibles. À ce stade, la situation phytosanitaire de la campagne est jugée relativement calme dans l’ensemble, dans les différents bassins de production et l’état végétatif des cultures est satisfaisant. Malgré ces appréciations des techniciens de l’agriculture, les producteurs gardent toujours en souvenir les attaques des parasites lors de la campagne précédente. L’on se rappelle que ce contre coup a affecté la production végétale. L’inquiétude des paysans est montée d’un cran face à la réapparition de ces ravageurs malgré la disponibilité des produits dont la qualité est diversement appréciée. Noumou Keïta, un producteur de la zone de Kita (Ouest), cultive notamment du riz, du maïs, du mil, du sorgho, du coton, de l’arachide et de la patate douce sur environ 102 hectares de champs dans les différentes agglomérations de sa zone. Contacté par téléphone, il explique que la campagne se déroule normalement dans sa localité malgré quelques infestations sur les cultures et des cas d’inondations sur les cultures de maïs, de coton et d’arachide qui vont certainement affecter les rendements. Ces cultures de choix de la zone supportent difficilement l’humidité contrairement au sorgho et au riz. Aussi, après plusieurs traitements, le producteur n’arrive toujours pas à se défaire des nuisibles. « Cette année, les produits qui sont mis à notre disposition ne sont pas aussi efficaces pour lutter contre les ravageurs. Après plusieurs traitements, les parasites sont toujours présents sur le cotonnier et sur d’autres cultures maraîchères », explique Noumou Keïta. Les nuisibles ont globalement causé des dégâts sur ses exploitations d’environ 16 hectares. Cette situation donne des soucis au producteur qui commence déjà à se préoccuper pour sa production qui pourrait chuter cette année. Hormis ces difficultés, il juge qu’à ce stade, l’état végétatif des cultures s’est beaucoup amélioré contrairement à l’année précédente. Par ailleurs, Noumou Keïta regrette de ne pas avoir accès aux produits utilisés l’année dernière contre les jassides. Il réclame ces produits qui ont permis, selon lui, de sauver sa production lors de la campagne dernière. Face à cette situation, il exprime son souci sur sa capacité à pouvoir rembourser les dettes contractées qui lui ont permis de s’assurer les services de main-d’œuvre et d’acquérir des intrants agricoles pour cette campagne. DIFFICULTÉS IDENTIQUES – Selon nos informations, ces pesticides qui ont produit un effet foudroyant sur les jassides, ont été conseillés par le programme coton dans l’ensemble des pays producteurs de la plante de l’Afrique. Toutefois, des préoccupations d’ordre environnemental et sanitaire ont été posées. Raison pour laquelle, l’utilisation de ces produits a été interdite au Mali, en attendant la finalisation de son processus d’homologation en cours pour confirmer leur efficacité et leur non toxicité pour l’environnement et pour les personnes. Modibo Camara est le président de la Fédération des producteurs de coton de la Région de Kita. Il possède 20 hectares de coton sur une exploitation globale de 60 hectares et espère un bon rendement cette année. Mais, la présence des nuisibles et l’inondation des cultures suite à l’abondance des pluies sont aussi des difficultés qui affectent ses cultures. La zone est également confrontée à la mise à disposition à temps des intrants agricoles. « À cette étape de la campagne, le cotonnier est très sensible aux attaques des parasites. Les insectes piqueurs sucent la sève des plantes provoquant l’arrêt de leur croissance. Cela peut réduire considérablement la qualité de la production », dit le producteur dont le désarroi est palpable. « L’efficacité des produits phytosanitaires diffère selon les zones agro-écologiques », croit savoir le président des producteurs de coton de Kita. Contrairement à Noumou Kéita, il affirme que les produits disponibles pour cette campagne se montrent efficaces dans le traitement de ses champs. Il espère de ce fait rattraper les pertes enregistrées l’année dernière, à cause des attaques des jassides. Il souhaite que la recherche agricole trouvera une alternative de traitement plus efficaces dans la lutte contre les ravageurs afin de tirer le maximum de profits des productions. Ces mêmes difficultés sont vécues par les producteurs de la Région de Koutiala (Sud). Dans ces localités visitées le mois dernier, les producteurs étaient confrontés, entre autres, aux problèmes de qualité des engrais, à l’inondation des cultures ainsi que l’apparition des jassides sur le cotonnier. Au rythme où se déroule la campagne agricole avec des orages abondants sur l’ensemble du pays, il n’est plus étonnant que toutes les zones de culture connaissent les mêmes inquiétudes quant aux prochaines récoltes au regard des cas d’inondations, d’attaques de nuisibles et d’insuffisance d’engrais minéraux. BIOPESTICIDES CONSEILLÉS – Interrogé sur la question, le directeur général de l’Office de protection des végétaux (OPV) explique que, de façon globale, la situation phytosanitaire de la campagne est relativement calme dans l’ensemble. Toutefois, Halidou Mohomodou rassure qu’à ce stade, les jassides sur le cotonnier et les nuisibles sur les cultures céréalières et maraîchères sont maîtrisés avec les différents programmes de traitement en cours. Par ailleurs, il indique que la chenille légionnaire d’automne est la principale préoccupation qui cause énormément de pertes avec des attaques sur le maïs. Fort heureusement, à ce jour, le pays ne connaît pas de nuisibles susceptibles de causer des pertes significatives sur la production agricole, rassure le directeur général de l’OPV. «Malgré les attaques en dents de scie, il faut souligner que le niveau de la pluviométrie joue beaucoup sur le développement des ravageurs. Là où il y a eu des infestations, des traitements ont été conseillés aux producteurs », affirme-t-il. « Il leur a été demandé de faire remonter toutes les informations relatives aux infestations aux services de la protection des végétaux et aux services régionaux et locaux de l’agriculture», ajoute-t-il.
Mise en œuvre des chantiers de l’Union : La Commission de l’UEMOA renforce les capacités de plus d’une quarantaine de Média
Aminata Dindi Sissoko Envoyé spéciale Ouagadoudou, 10 sept (AMAP) Une session d’information et de sensibilisation regroupe, depuis lundi à Ouagadougou, au Burkina Faso, plus d’une quarantaine de journalistes des Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le Mali est représenté par cinq de ses journalistes à cette rencontre organisée par la Direction de la communication de la Commission de l’UEMOA. La cérémonie d’ouverture de la session s’est tenue dans un hôtel de la capitale burkinabè, sous la présidence de la conseillère technique du Président de la commission de l’UEMOA, Mme Aminata Mbodj. Elle avait à ses côtés, le Directeur de la communication de la Commission de l’UEMOA, Arzouma Yendu-Bé Babakan et le coordonnateur de la Plateforme Media UEMOA, Léonard Dossou. L’UEMOA célèbre, depuis le 10 janvier 2024, le 30e anniversaire de sa création sous le thème « UEMOA 30 ans : une expérience d’intégration résiliente face aux chocs exogènes ». Cette session intervient dans ce contexte précis. Elle fait suite à celle de Saly l’année dernière portant sur les enjeux de la conjoncture économique. L’objectif est de partager et échanger avec les journalistes des informations sur la mise en œuvre des chantiers de l’Union. « Il s’agira, notamment, de partager les acquis au cours des 30 années d’existence de l’UEMOA, les activités majeures du Cadre d’Actions Prioritaires de la Commission pour la période 2021-2024 (CAP 2025) dont les actions phares ont fait l’objet de votre session de 2022 ici même à Ouagadougou et les initiatives en cours au sein de l’Union » a précisé Mme Aminata Mbodj. Elle a salué les efforts constants des différents organes de presse et renouvelé les remerciements de la Commission à la Plateforme MEDIAS UEMOA et à l’ensemble des représentants des différents organes des Etats membres de l’Union pour leur accompagnement constant en soutien à la visibilité de ses activités. Le directeur de la communication, de son côté, a salué l’engagement du Président de la Commission à faire des professionnels des médias de l’UEMOA, des acteurs clés dans l’atteinte des objectifs de la Commission. Invitant les journalistes à tirer profit des communications qui seront présentées, il a assuré de toute leur disponibilité. Au nom des journalistes de la Plateforme Médias UEMOA, Léonard Dossou a salué le dynamisme de la conseillère technique qui a permis à la Plateforme de voir le jour. Rappelant que le premier besoin d’un journaliste est la formation, il a transmis toute la gratitude des journalistes de la Plateforme au Président en exercice de la Commission de l’UEMOA. Au cours de cette session de 5 jours les communications porteront essentiellement sur le bilan des 30 ans de l’UEMOA, le renforcement de la résilience des populations face aux aléas et au changement climatique, la coopération transfrontalière dans l’UEMOA, la promotion des entreprises et industries culturelles et créatives, le développement des compétences et l’emploi des jeunes, la cybersécurité, la libre circulation, la convergence des performances et des politiques économiques des États. La journée du lundi a été marquée par une Projection du film sur le 30e anniversaire de la création de l’UEMOA. Les thématiques à savoir « UEMOA, 30 ans : une expérience d’intégration résiliente face aux chocs exogènes » ; Le Développement de pôles régionaux de la formation et de la recherche dans l’espace UEMOA ; Les enjeux et défis de la cyber-sécurité dans l’espace UEMOA ; La Convergence des performances et des politiques économiques des États ont été développées par d’éminents experts. En marge de cet atelier, le Président de la Commission de l’UEMOA, recevra en Audience les journalistes membres de la Plateforme UEMOA-Média. ADS/MD (AMAP)
Le Secrétaire général de l’OCI rencontre le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie à Riyad
Riyad, 9 sept (UNA-AMAP) le Secrétaire général de l’Organisation de coopération islamique (OCI), Hissein Brahim Taha, a rencontré lundi, , à Riyad, le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergey Lavrov, rapporte l’Union des agences de presse de l’OCI. « La réunion a porté sur des questions d’intérêt commun, notamment les efforts conjoints pour relever les défis régionaux et internationaux, en particulier la question palestinienne et les conditions des communautés musulmanes dans le monde », indique l’UNA . Les deux parties ont souligné « l’importance de la coordination et de la consultation pour soutenir les efforts internationaux visant à instaurer la paix et la stabilité dans le monde, en particulier dans les pays de l’OCI. » D’autre part, les deux parties ont apprécié leurs relations et ont exprimé leur « engagement à renforcer le partenariat et la coopération dans le cadre du statut d’observateur de la Russie à l’OCI.} Elles ont, également, souligné l’importance du mécanisme de consultation politique pour poursuivre le dialogue sur toutes les questions et tous les agendas présentant un intérêt pour les deux parties. MD (UNA-AMAP)

