Discours à la nation du président de la Transition, à l’occasion du nouvel an 2025

Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Hôtes du Mali, Je suis particulièrement heureux de m’adresser à vous ce soir, par la grâce d’Allah, à l’entame de la nouvelle année. La traditionnelle présentation des vœux de Nouvel An nous offre l’occasion de faire le point de l’année écoulée pour mieux nous projeter dans la nouvelle année. Je voudrais tout d’abord, en cette circonstance, exprimer ma compassion à l’endroit de toutes les Maliennes et de tous les Maliens, affectés par les difficultés du moment. Ma pensée va également à l’endroit de nos forces de défense et de sécurité engagées dans la défense opérationnelle du territoire. Mes chers compatriotes, L’année 2023 aura été une année de grands défis pour les autorités de la transition totalement dédiées à la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la Refondation. Les réformes sont en cours dans tous les domaines, particulièrement dans les secteurs de la justice, de la santé, de l’économie et des mines. Le secteur minier, porteur de grandes opportunités de développement, a été doté d’un nouveau code et d’une loi sur le contenu local. Il ouvre la voie à d’énormes opportunités de développement endogène et à d’importantes ressources budgétaires. Mes chers compatriotes, L’État a renforcé l’amélioration de la gouvernance et a accéléré l’appui aux entreprises publiques. Il a également poursuivi l’appui au monde rural à travers les subventions sur les entrants et l’aide aux producteurs de coton sinistrés. L’État à soutenu le financement du secteur privé en fournissant un appui conséquent au fond de garantie du secteur privé à plus de 100 milliards de francs CFA. Dans le même temps, le Gouvernement a poursuivi ses actions dans différents domaines en vue d’améliorer les conditions de vie de la population et les indicateurs macroéconomiques sont bien orientés malgré les effets de la crise multidimensionnelle. Les investissements importants sont également engagés dans les domaines de la santé et de l’éducation par la construction d’infrastructures, l’acquisition d’équipements et le renforcement des capacités. L’étude prospective du Mali 2063 avec une phase décennale a été lancée, afin de doter notre pays d’une orientation et d’une vision claire pour son avenir. Mes chers compatriotes, Toutes ces actions déterminantes pour l’avenir de notre pays ont été réalisées grâce à la résilience du peuple malien qui consent d’énormes sacrifices pour le retour de la Paix, de la Prospérité et de l’autorité de l’État. Dans le cadre de la pacification durable du climat social, le Gouvernement et les partenaires sociaux ont signé le Pacte de Stabilité sociale et de Croissance, dont l’incidence financière est efficace à plus de 105 milliards de francs CFA. Ce pacte intègre l’ensemble des réformes administratives, juridiques et institutionnelles contenues dans les recommandations de la conférence sociale. Il est important de noter que le climat social s’est considérablement apaisé depuis la signature du pacte. Cet apaisement est à l’actif des partenaires dont il convient de saluer le sens élevé de patriotisme. Les états généraux de la jeunesse qui se sont déroulés du 01 au 22 décembre 2023 ont constitué un moment de retrouvailles et de ferveur qui a permis de faire l’état des lieux des défis de la jeunesse malienne autour de l’essentiel et ont fait de propositions de solutions. Mes chers compatriotes, Notre pays est confronté aujourd’hui à une crise aiguë dans la fourniture de l’électricité qui provoque des désagréments à la population. Il faut cependant rappeler que cette situation est consécutive à plusieurs années de mauvaise gestion et de manque de vision pour le développement de ce secteur stratégique. Conscientes de l’impérieuse nécessité d’atténuer les souffrances des populations et de trouver des solutions pérennes à cette crise, les autorités de la transition ont initié des actions sur le court, moyen et long terme. Ces actions ont concerné l’accélération du renforcement des équipements de production et de transports, le financement d’opérations immédiates, les réformes et l’amélioration de la gouvernance du secteur de l’énergie. Des projets structurants sont lancés avec le concours de nos partenaires. Mes chers compatriotes, Les efforts de développement dans lesquels nous sommes engagés resteraient vains si la lutte contre la corruption dans les domaines administratifs et économiques n’est pas menée avec détermination. Aussi, le Gouvernement a-t-il entrepris une lutte implacable contre ce fléau. Des actions sont ainsi en cours pour que tous ceux qui sont impliqués dans les actions de corruption répondent devant les instances judiciaires. Mes chers compatriotes, La question sécuritaire et la reconquête de l’intégrité territoriale de notre pays ont été et demeurent au cœur des préoccupations du peuple malien. Je voudrais ici saluer l’engagement et la détermination des FAMA dans la conduite de l’opération Dougoukoloko, conformément à la Résolution N° 2690 de l’ONU, ainsi que le soutien multiforme dont elles ont contracté auprès du peuple malien. Il me plait également de saluer les populations qui ont vécu le martyre pendant onze longues années. Je voudrais cependant les inviter au calme et à la modération. Notre mission n’est pas achevée. Je rappelle qu’elle consiste à recouvrer et à sécuriser l’intégrité du territoire, sans exclusivité aucune. C’est aussi l’occasion pour moi de présenter mes condoléances et anciens vœux de prompt rétablissement aux victimes civiles et militaires de la tragédie qui a été imposée à notre peuple. Mes chers compatriotes, Il faut rappeler que l’opération Dougoukoloko avait pour seul objectif le redéploiement des forces armées sur toute l’étendue du territoire national, suite au retrait de la MINUSMA. J’invite la population à se donner la main et à éviter les amalgames susceptibles de perturber le vivre-ensemble. En vue de recréer des conditions de vie normale, le retour de l’État et des services sociaux de base se poursuit. Mes chers compatriotes, L’unité nationale et le vivre-ensemble constituant le socle sur lequel nous devrions bâtir toutes les actions pérennes de développement. Nous sommes à une étape charnière de l’avancée de notre pays vers la paix, la sécurité et le développement. C’est pourquoi, capitalisant les avancées réalisées dans le cadre du processus de paix, et tirant les enseignements des défis qui subsistent, j’ai pris l’option de privilégier

Koulouba : Les outils de communication de l’AES présentés au président Goïta

Bamako, 30 déc (AMAP) Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu lundi, en audience, à Koulouba, les ministres chargés de la Communication et des TIC de la Confédération des États du Sahel (AES). Gilbert Pingwendé Ouédraogo du Burkina Faso, Sidi Mohamed Raliou du Niger et Alhamdou Ag Ilyène du Mali, sont venus faire le point de la clôture de la réunion des experts dans le cadre de la définition de la Charte graphique, de la Web TV et les conditions du lancement de la télévision et radio de l’AES. Ils ont évoqué avec le Président de l’AES les conclusions de cette réunion d’experts validées le dimanche 29 décembre. À la sortie de l’audience, le ministre en charge de la Communication du Niger, Sidi Mohamed Raliou, a indiqué que le président Goïta a validé les documents, les a félicités pour les efforts dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’actions de l’AES. Il a révélé que le président de la Confédération de l’AES leur a soumis quelques préoccupations dont le choix du logo qui doit tout de suite être implémenté pour permettre à nos concitoyens de disposer de leur passeport et d’autres documents administratifs. Mais, aussi, la mise en œuvre rapide de la télévision et radio de l’AES dans le mandat assuré par le Mali. «Il nous a rassurés et nous a demandé d’engager tout de suite toutes les commodités pour que ces actions soient une réalité», a dit le ministre en charge de la Communication du Niger, qui annoncé le lancement dans les jours à venir de la Web TV de la Confédération intitulée : «AES.ml» avec l’extension du Mali. De son côté, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts, et du Tourisme (MCCAT) du Burkina Faso,  Gilbert Pingwendé Ouédraogo, a expliqué le processus d’élaboration du logo, avant de souligner que l’importante réunion qu’ils ont eue à Bamako et dont les résultats viennent d’être entérinés par le Collège des Chefs d’État, a été un travail participatif et inclusif. Il a indiqué qu’il s’agit du logotype de la Confédération de l’AES qui a fait l’objet d’un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé dans les trois États. Au cours de l’atelier, les experts ont, sur la base des critères bien précis et techniques, procédé à un choix définitif des trois logos. Il est revenu aux au collège des Présidents de faire le choix définitif. « Aujourd’hui, nous pouvons dire, en nous en réjouissant, que la Confédération a désormais une identité visuelle qui va être dévoilée», a annoncé le ministre en charge de la Communication du Burkina Faso. Il a ajouté que les plateformes de la Web TV vont être impactées directement à partir de la charte graphique élaborée. « Dans les jours à venir, nous allons procéder au lancement officiel de ces outils de communication qui sont attendus», a-t-il dit, tout en insistant qu’ « il nous appartient d’occuper l’espace pour barrer la route à la désinformation et permettre à la Confédération de renforcer ses acquis et d’aller vers des projets de développement en faveur des populations. » Gilbert Pingwendé Ouédraogo est revenu sur le logo choisi qui est de la nationalité AES. «Un logo, c’est une représentation graphique, un symbole mais il y a des éléments constitutifs que nous allons travailler donc à expliquer», a-t-il souligné. Cela, pour que les populations puissent se l’approprier et que, désormais, tous les supports qui vont être élaborés par les officiels ainsi que par les populations puissent rester conformes au logo et à la charte graphique définie. SS/MD (AMAP)  

Les ministres en charge de la Communication de l’AES adoptent des outils de communication

Bamako, 29 déc (AMAP) Les ministres en charge de la Communication et des TIC de la Confédération des Etats du Sahel (AES) se sont retrouvés, dimanche, à Bamako pour valider les principales résolutions de l’atelier des experts des ministères en charge de la Communication et des TIC de la Confédération des États du Sahel (AES) qu’ils se chargeront de transmettre au collège des chefs d’Etats. Les ministres Gilbert Pingwendé Ouedraogo du Burkina Faso, Sidi Mohamed Raliou du Niger et leur homologue malien, Alhamdou AG Ilyène, ont écouté les conclusions des travaux des experts et ont recueilli leurs propositions. Ils ont eu droit à la présentation de l’application Web TV de l’AES. Les ministres ont acté les propositions techniques relatives à la création d’une chaîne de télévision et d’une radio dédiées à la Confédération. Dans les prochains jours, à la suite de la rencontre de Bamako, les ministres ont prévu le dévoilement de la charte graphique dont le logotype au Président en exercice de la Confédération des États du Sahel, le général d’Armée Assimi Goïta. La rencontre stratégique de Bamako (du 27 au 29 décembre 2024 ) avait pour objectifs de valider les propositions de charte graphiques à la suite de l’Appel à manifestation d’intérêt afin de retenir les trois meilleures qui seront soumises à l’approbation du collège des chefs d’Etat de la Confédération; de valider le portail numérique et la Web Tv de la Confédération= et de finaliser le document relatif à la création de la chaine télé et de la radio de la Conféderation des Etats du Sahel. A la cérémonie de clôture des travaux de l’atelier, présidée par le ministre malien de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, ses homologues du Burkina Faso, et du Niger, se sont exprimé. Dans son allocution, le ministre malien, Alhamdou Ag Ilyene, a souligné l’importance de cet atelier dans la consolidation des mécanismes de communication de la Confédération des États du Sahel (AES) face aux défis sécuritaires et informationnels. Il a rappelé la nécessité de lutter contre la désinformation et de promouvoir des messages de sensibilisation et d’intégration au sein des trois pays membres. Prenant la parole, le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a réaffirmé l’engagement des autorités burkinabè, avec en tête le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, Chef de l’Etat, à accompagner la mise en œuvre des actions de communication. Il a ensuite encouragé les techniciens « à maintenir la synergie d’actions pour une mise à jour régulière des plateformes avec des productions de qualité qui valorisent l’image de marque de l’AES. » Enfin, il a invité les experts à ne pas être avares en idées et initiatives pour contribuer à un meilleur rayonnement de l’espace AES. Les trois ministres ont noté que les délégations d’experts du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont participé activement à cet événement pour produire des documents de qualité, marquant ainsi une étape importante dans l’harmonisation des outils de communication et la consolidation de l’identité visuelle de la Confédération des États du Sahel. En marge de ces travaux, les directeurs généraux des médias publics des trois États signeront un mémorandum d’entente pour renforcer leur partenariat. MD (AMAP)    

Le Premier ministre Abdoulaye Maïga du Mali à Niamey

Par Ladji M. DIABY Envoyé spécial Niamey, 28 déc (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga, est arrivé samedi après-midi à Niamey, au Niger. L’avion de l’Armée de l’Air transportant le chef du gouvernement avec une délégation d’une vingtaine de membres, a quitté l’Aéroport international Président Modibo Keita-Senou à 16h. Il a atteri à l’aéroport de Niamey à 18h40 (19h40 locale). La délégation comprend le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo, et le secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Modibo Traoré. Le général de division Abdoulaye Maïga a été accueilli par le Premier ministre du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, accompagné de plusieurs membres de son gouvernement. Quelques minutes plus tard, le Premier ministre, Ali Mahaman Lamine Zeine, a accueilli le Premier ministre du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. Les trois personnalités assisteront, ce dimanche dans la matinée, au combat pour la 3è place et la finale de la 45è édition de Sabre national kokowa (lutte traditionnelle en langue haoussa), à Dosso, chef-lieu de la Region du même nom, située à 139 km à l’est de Niamey. Le combat pour la 3è place mettra aux prises Adamou Abdou et Sabou Abdoulaye alors que la grande finale opposera le champion en titre, Kadri Abdou, qui cherche son 7è sabre, et le jeune Abba Ibrahim, qui tentera de remportera son premier trophée. Le Premier ministre malien aura des discussions pendant le séjour. Elles porteront sur la Coopération entre les pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). C’est la première visite internationale du Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Général de division Abdoulaye Maïga, depuis sa nomination, le 21 novembre dernier, par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. LD/MD (AMAP)

Bafoulabé : Visite du chef d’état-major adjoint des armées

Bafoulabé, 28 déc (AMAP) Le chef d’état-major adjoint des armées, le général de division Kéba Sangaré, accompagné d’une forte délégation, a rendu visite, samedi, aux militaires en détachement à Bafoulabé (Ouest), dans le cadre d’une prise de contact avec la troupe installée dans la ville depuis 2022. À son arrivée vers 10 h, il a été accueilli par une foule nombreuse composée du chef de village, Kaba Diallo, du Maire, Kandé Doucouré, des autorités coutumières, de la société civile et ses démembrements et plusieurs autres personnalités du village. Le général Sangaré a visité les différents postes du campement, Ce qui lui a permis de voir et corriger certaines faiblesses, de donner des conseils à la troupe. Cette visite avec les militaires détachés s’est terminée par une réunion a huis clos. L’officier supérieur a, par ailleurs, accordé un entretien aux autorités coutumières et religieuses pour leur exprimer sa reconnaissance et sa gratitude pour l’accueil qui a été réservé. Il leur a transmis les salutations des autorités nationales. « Nous sommes enthousiasmés par votre visite et remercions les autorités pour avoir stationné une troupe militaire ici pour sécuriser les personnes. Grâce à eux, nous dormons sans soucis. Entre nous, c’est le respect réciproque », a dit le chef de village. Peu à près 13 h, la délégation a pris congé des militaires détachés à Bafoulabé. BM/MD (AMAP)    

Mali : L’Armée neutralise le N°2 de la Katiba Serma, Moussa Himma Diallo (Etat major général)

Bamako, 28 déc (AMAP) Dans la journée du 26 décembre 2024, les renseignements ont donné une description précise de la cible qui devait rejoindre son épouse à côté d’un hameau à quelques kilomètres du village de Serma, dans la Région de Douentza, dans le Centre du Mali, a annoncé annonce ce samedi l’état-major général des Armées maliennes. « Au regard de l’urgence, les vecteurs de la force de l’AES opérant dans la zone ont immédiatement été engagés », a indiqué l’état-major dans un communiqué. A leur arrivée sur la zone, les moyens aériens ont repéré un véhicule pick-up. Une « surveillance minutieuse de la zone » aurait permis d’identifier « l’homme tel que décrit » qui a été repéré et neutralisé. « Son véhicule a été détruit par une autre frappe et aucun dommage collatéral n’a été enregistré », ajoute la même source. « La réussite de cette opération est le fruit de la collaboration très étroite entre les services de renseignement de l’AES. Ce succès met aussi en exergue, le professionnalisme et l’efficacité de la force conjointe de l’AES », réjouit-on dans le communiqué. « C’est également un grand soulagement pour les populations durement éprouvées par les exactions barbares des groupes terroristes obscurantistes », conclut le texte. La Katiba Serma est un groupe terroriste autonome de combattants associés au JNIM (Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn). Ce groupe opère de manière intensive entre les villes maliennes de Douentza, Boni et Hombori, principalement dans la forêt de Serma près du Burkina Faso MD (AMAP)

Nioro du Sahel (Ouest) : Enlèvement d’un leader religieux par des individus non identifiés

Nioro, 28 déc (AMAP) Le khalife général de Nioro, Ahmadou Hady Tall, a été victime d’un enlèvement, jeudi, par des individus non identifiés quand le guide religieux quittait la ville, dans l’Ouest du Mali, pour se rendre à Diabidiala, village peulh à une quinzaine de km au sud, pour participer à une ziarra annuelle dans cette localité, selon des témoins. Vers 11 heures, Ahmadou Hady et plusieurs membres de sa famille dont son premier garçon, son jeune frère, l’imam de la mosquée de Koulouba et son chauffeur ont été interceptés, sur le chemin du retour aux environs de 14h00, par des hommes armés, à bord de trois véhicules. Les assaillants ont tiré sur la voiture du chef religieux, obligeant le chauffeur à s’arrêter. Les ravisseurs voulaient enlever tous les occupants du véhicule, mais le khalife Ahmadou, âgé de plus de soixante ans, aurait proposé de laisser partir « tous les autres. » « Faites de moi ce que vous voulez », aurait-il lancé aux ravisseurs qui ont libéré ses accompagnateurs. Ceux-ci sont rentrés à Nioro, tard dans la soirée. Ahmadou Hady, descendant de El Hadj Omar Tall, considéré comme une des grandes figures de la Tidjania en Afrique de l’Ouest, a été conduit vers une destination inconnue. Dès l’annonce de la nouvelle, c’est l’émoi dans toute la ville de Nioro. Les Forces armées maliennes (FAMa) du camp militaire, qui porte le nom de son grand-père, El Hadj Omar Tall, ont aussitôt organisé une patrouille dans la zone. Les recherches continuent, sans succès pour l’instant. khalif Ahmadou Hady a succédé à son père Thierno Hady Tall, après le rappel à Dieu de ce dernier en 2007. Chaque année, il mobilise plusieurs milliers de personnes venant de tout le Mali et des pays voisins pendant une semaine pour la célébration de sa rencontre traditionnelle religieuse ou Ziarra. Le khalife a toujours joué la modération, à chaque arrestation de personne suspecte, au point d’être accusé d’être un « chef djihadiste. » Il joue un rôle important dans le développement de la Région de Nioro. Il appuie l’administration dans l’organisation des grands évènements. Pendant les périodes de grande chaleur, il offre de l’eau aux femmes de plusieurs quartiers de la ville. Rares sont les activités qui se tiennent à Nioro sans l’apport de Ahmadou Hady. Le gouverneur de la Région, le général de Brigade Aly Annaji a dépêché une délégation pour apporter son soutien à sa famille, en assurant que tout sera mis en œuvre pour un dénouement heureux. Des prières ont été organisées dans toutes les mosquées de la ville pour le retour rapide du guide religieux.. MD/MD (AMAP)    

Kolondièba : Journée de concertation avec les légitimités traditionnelles

Kolondièba, 27 Déc (AMAP) Le préfet du Cercle de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré, a  tenu, vendredi,  une rencontre importante avec les responsables locaux, afin de prendre des disposition face aux conséquences néfastes du retrait des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de discuter des élections et du mandat des conseillers du village. Organisée par l’administration, la rencontre fait suite aux instructions données par les plus hautes autorités du pays et a regroupé plusieurs personnalités autour du préfet dont des responsables de collectivités, de confessions religieuses, des légitimités traditionnelles, des Forces de défense et de sécurité, de la jeunesse. Concernant le retrait des pays de l’AES de la CEDEAO, les autorités nationales ont donné des instructions pour « minimiser toutes menaces éventuelles qu’elles soient économiques ou sécuritaires. » Le Préfet a donné d’amples explications sur « les dispositions à prendre à tous les niveaux pour contrecarrer les menaces sécuritaires et les difficultés économiques qui peuvent advenir. » Les participants venus très nombreux ont apprécié cette initiative des autorités et ont salué leur vision quant « à la restauration de la dignité du peuple et leur volonté d’affronter le défi sécuritaire que vivent les pays de l’AES. » Le représentant de l’État, Boubacar Oumar Traoré, a donné des réponses aux questions posées qui ont satisfait les participants. Ils ont souhaité « bon vent » à l’AES, tout en encourageant ses dirigeants. S’adressent particulièrement aux légitimités traditionnelles le préfet a édifié les participants sur la nouvelle décision prise par les autorités de la Transition par rapport à l’élection et le mandat des conseillers de village. Désormais le droit coutumier sera respecté contrairement à l’ancien système qui était basé sur le vote. Le conseiller du village sera nommé à vie au lieu d’un mandat de 5 ans. Les participants ont apprécié cette nouvelle initiative du gouvernement « qui renforce les légitimités traditionnelles. » NK/MD (AMAP)

Intronisation du nouveau chef de village, chef coutumier de Goundam (Nord)

Goundam, 27 déc (AMAP) Elhadj Ibrahim Touré, officier de police à la retraite, a été intronisé, en qualité de nouveau chef de village, chef coutumier de Goundam, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée, dimanche, sur la grande place de la mosquée de la ville. Cette cérémonie d’intronisation, placée sous le thème : » Paix et développement durable du cercle de Goundam » et sous la présidence du préfet du Cercle de Goundam, Kabaou Dolo, du maire de Goundam et de l’Association des Ressortissants de Goundam, consacre le remplacement du précédent chef coutumier de la ville, feu Raffi Amirou Touré. De nombreux parents, amis, proches, des autorités administratives et politiques, toutes les légitimités traditionnelles, jeunes et femmes, des représentants de légitimités traditionnelles des villages voisins de Goundam, une forte représentation des ressortissants de la diaspora au Sénégal, de l’Europe, ont pris part à cet important événement. Dans un cadre dressé pour recevoir les illustres invités, parfaitement décoré et des sièges bien ordonnés, les marabouts, à leur tête le grand Imam de la grande mosquée de Goundam, Amadou Almamy Cissé, ont procédé à la lecture du saint Coran. Les autorités installées en face ont suivi religieusement la mélodie des versets coraniques entonnée par les guides religieux. Des griots, qui se tenaient autour du nouveau chef coutumier ont chanté ses louanges. De l’autre côté de l’abris en bâche, les femmes ont chanté des oeuvres du terroir, exprimant ainsi toute leur joie au son de tam-tams et sur des pas de danse cadencés, accompagnés de cris stridents ou de « you-you ». Une ambiance chaleureuse et conviviale de grand jour de fête. S’en suivi la cérémonie traditionnelle proprement dite, la remise des symboles de la chefferie et la frappe du turban d’investiture. Plusieurs témoignages, notamment, d’amis d’enfance, de collaborateurs, de frères et sœurs et ceux de la diaspora. Tous ont, unanimement, rendu grâce à Dieu en ce « jour mémorable qui consacre officiellement M. Touré chef de village de la ville de Goundam » Ils ont exprimé des vœux de longévité, de santé, la foi, pour lui permettre d’accomplir « sa noble et exaltante mission. » A la fin de la cérémonie,  le chef de village a été accompagné à son domicile au son du tam-tam et de danses par une foule enthousiaste et fière après le sacre de leur nouveau chef. AAT/MD (AMAP)

Kangaba : Mission de la chambre régionale pour constater le changement de couleur des eaux du Niger

Kangaba, 26 déc (AMAP) Une mission conduite par le président de la Délégation régionale de la chambre des mines de Koulikoro, Mamadou Touré dit Tabouta, dans la commune rurale de Nouga, Cercle de Kangaba, mardi, a pu constater le changement de la qualité et la couleur de l’eau du fleuve Niger. « Mieux vaut voir une fois que d’entendre plusieurs fois », a affirmé le président de la Délégation régionale des mines, pour qui « il faut agir avant qu’il ne soit trop tard. » « Les dragues ont certes des côtés négatifs. Quant à la rougeur caractéristique de l’eau du fleuve, la cause remonte depuis l’intérieur de la Guinée », a-t-il ajouté. Il en veut pour preuve que la mission n’a « observé aucune présence de dragues sur le fleuve en ces endroits. » La rivière elle-même ne reçoit pas les dragues. Sur des dizaines de mètres, on peut observer nettement le cours d’eau qui présente une différence nette du nord au sud. Le côté sud est clair et le côté nord, où se déversent les eaux des rivières, est totalement rouge. Depuis longtemps, les propriétaires de dragues sont pointés du doigt comme es seuls à polluer les eaux du fleuve. C’est pourquoi, ces derniers, après plusieurs enquêtes disent que les eaux rouges viennent des marigots pour se jeter dans le fleuve. Pour confirmer leurs enquêtes, ils ont demandé à plusieurs reprises l’aide de la Délégation régionale de la chambre des mines de Koulikoro, la structure la mieux indiquée, « pour faire toute la lumière sur cet inquiétant phénomène. » Pour le président national des détenteurs de dragues, Mamadou Kanté, le dragage peut troubler l’eau du fleuve qui se décante peu après. « Quant à la rougeur des eaux, il faut chercher la source », a-il ajouté. La mission régionale a sillonné le long du fleuve jusqu’à la frontière. Elle a constaté que les eaux rouges viennent se déverser dans le fleuve à partir des cours d’eau qui prennent leur source en Guinée voisine. La rivière dénommée ‘Bandon’ qui sert de frontière naturelle en est la preuve tangible. La mission s’est rendue à son embouchure pour contacter et voir les eaux rouges qu’il déverse dans le fleuve. Les responsables villageois de Dioulafoundou sont, également, inquiets car les eaux rouges sont déversées dans les plaines rizicoles causant d’énormes dégâts aux cultures. Selon ces légitimités traditionnelles, les orpailleurs qui travaillent le long des cours d’eau et qui utilisent les engins lourds et le petit matériel « sont les seuls coupables. » Le président de la Délégation régionale de la chambre des mines de Koulikoro, qui était accompagné par ses proches collaborateurs, a assuré les populations riveraines qu’il rendra « fidèlement compte » de sa mission sur le terrain. En quittant les lieux, il a invité les acteurs à « dénoncer sans cesse les activités qui peuvent nuire à la santé des populations à cause de la destruction des eaux du fleuve. » SD/MD (AMAP)