Le Festival Didadi de Bougouni, un rendez-vous culturel au service de la paix et de l’unité malienne

BOUGOUNI, 30 jan (AMAP)– Au cœur de la région de Bougouni, le long des berges du fleuve Baoulé, le Festival International du Didadi s’impose depuis treize ans comme un temps fort de célébration du patrimoine local et de promotion des valeurs de paix. Sous le thème « La culture, facteur de paix et d’unité dans un Mali multiethnique », cette édition 2026 propose un programme dense qui conjugue tradition et dynamisme contemporain. Au menu : une grande foire économique et artisanale valorisant les savoir-faire régionaux, des conférences-débats sur les enjeux culturels et sociétaux, des concerts géants réunissant artistes locaux et nationaux, des courses de pirogues spectaculaires sur le fleuve, ainsi que des visites touristiques mettant en lumière les sites historiques et naturels du terroir. « Le Festival Didadi est l’un des piliers essentiels de notre riche culture régionale, un havre de paix et de cohésion sociale », a déclaré Seydou Coulibaly, directeur et promoteur de l’événement, soulignant le rôle du rassemblement comme espace de dialogue et de vivre-ensemble au-delà des différences ethniques et sociales. L’événement s’inscrit dans un contexte plus large où le Mali poursuit ses efforts de réconciliation nationale et de stabilisation. En plaçant la culture au centre, les organisateurs entendent contribuer à la construction d’un « Mali kura » (nouveau Mali) fondé sur des bases culturelles solides, capables de transcender les clivages. Le festival attire chaque année des milliers de visiteurs venus de diverses régions du pays et parfois de l’étranger, générant des retombées économiques pour les artisans, commerçants et prestataires locaux. La foire-exposition, en particulier, constitue un moment clé pour la mise en valeur des produits du terroir et le renforcement des échanges commerciaux intra-régionaux. La cérémonie d’ouverture officielle s’est tenue le 29 janvier sur le site traditionnel du festival, présidée par Salia Mallé, chef de cabinet du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, en présence du gouverneur de la région de Bougouni, le général de brigade Ousmane Wélé. Après le discours inaugural et la coupure du ruban symbolique donnant accès aux stands, les autorités ont salué la qualité de l’organisation et l’impact attendu sur l’économie locale. Le festival se poursuit plusieurs jours durant, offrant aux participants une immersion dans la diversité culturelle malienne à travers musique, danse, sports traditionnels et échanges intercommunautaires. BHT/OS

Concours de la Fonction publique d’État 2025 : Plus de 40 000 candidats en lice

Bamako, 31 janv (AMAP) Quelque 43 103 candidats ont démarré, ce samedi, au Lycée Askia Mohamed de Bamako, les concours directs d’entrée dans la Fonction publique d’État au titre de l’exercice budgétaire 2025, a constaté l’AMAP. Pour cette première journée, la capitale compte 1 656 candidats répartis entre deux centres. Le lycée Askia Mohamed (LAM) accueille le corps de l’agriculture et du génie rural ainsi que les eaux et forêts. Au Lycée Ba Aminata Diallo (LBAD), les vétérinaires et ingénieurs de l’élevage et techniciens de l’élevage font le concours. Pour les six journées de concours, les 43 104 candidats sont répartis entre les régions de Kayes (Ouest), Sikasso (Sud), Ségou, Mopti (Centre), Tombouctou, Gao (Nord) et Bamako qui enregistre 30.086 candidats soit 70%. 824 postes sont à pourvoir entre 42 corps et environ 120 spécialités. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, qui a donné le départ ce 31 janvier 2026, était accompagné de ses collègues chargés de l’Agriculture, Daniel Simeon Kelema, du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara et de l’Éducation nationale Amadou Sy Savané. Le ministre chargé de la Fonction publique a assuré que les épreuves ont démarré dans tous les centres à 8 heures. « Nous avons placé ces concours sous le sceau de la transparence, l’équité et l’égalité des citoyens devant l’emploi public ainsi que de la fiabilité des résultats », a déclaré M. Coulibaly avant d’énumérer les efforts consentis pour y arriver en termes de lutte contre la fraude. Il s’agit de notamment de l’interdiction des sacs et autres équipements qui favorisent la tricherie et la sensibilisation des parents et enseignants sur l’abandon des pratiques frauduleuses. MD/MD (AMAP)

Ansongo : Le Koukia basketball club prêt a relever le défi de sa première saison dans l’élite

Ansongo, 30 janv (AMP) Le Koukia basketball club d’Ansongo (Nord) prépare sérieusement sa première saison dans l’élite du basket national dont le démarrage officiel, le 6 mars prochain, a été annoncé par le président de la Fédération malienne de basketball à travers une correspondance aux différentes ligues. A Ansongo, cette saison 2025-2026 est prise très au sérieux par le club de basket de la ville qui intensifie les préparatifs pour sa première participation en première division. Selon Soumaila Abdoulaye Maiga, premier vice-président du district de basket d’Ansongo, l’objectif principal demeure le maintien. Confiant dans le potentiel de ses joueurs qu’il qualifie de « talentueux » ainsi que dans l’encadrement technique, il estime, néanmoins, que « ces atouts doivent être accompagnés d’un solide soutien matériel et financier. » « Il est indispensable de bénéficier de l’appui de partenaires engagés pour soutenir les jeunes », a-t-il déclaré. Le responsable du District de basket d’Ansongo a, également,  appelé à la solidarité des filles et fils de la Région de Gao (Nord), des opérateurs économiques ainsi que des autorités locales et nationales, « afin d’apporter un appui au club et de lui permettre de concourir dans de meilleures conditions. » Soumaila Abdoulaye MAIGA sollicite aussi l’accompagnement des autorités de la Transition, notamment du ministre en charge des Sports, pour la réhabilitation du terrain d’entrainement du Koukia basket club d’Ansongo. Datant des années 1980, cette infrastructure ne répond plus aux normes nationales en vigueur. Pour rappel, le Koukia basket club d’Ansongo a décroché, pour la première fois de son histoire, son accession en division senior du championnat national. Cette performance a été réalisée a l’l’issue du championnat de montée organisé en décembre dernier à l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) et au stade du 26 Mars de Bamako. Un exploit unanimement salué par les responsables locaux et les populations de la région qui y voient le résultat de l’engagement constant et de l’esprit d’équipe. MM/MD (AMAP)

Kayes: Le Mali renforce la lutte antidrogue dans la région de Kayes

Kayes, 29 jan (AMAP) – L’Office central de lutte contre les stupéfiants (OCS) du Mali a interpellé 121 personnes et saisi d’importantes quantités de drogue dans la région de Kayes au cours de l’année 2025, dans le cadre d’une intensification des efforts visant à enrayer le trafic et la consommation de stupéfiants, que les autorités estiment être à l’origine de la délinquance juvénile et de violences. Selon les statistiques de l’antenne régionale de l’OCS, parmi les personnes arrêtées figurent trois femmes, dont une ressortissante nigériane. Les saisies ont été effectuées sous la direction du colonel Moumine Bengaly, chef de l’antenne régionale de Kayes, à l’issue d’opérations menées principalement sur les axes routiers, où des trafiquants dissimulaient les produits illicites dans des véhicules. Les produits saisis comprennent 24 355 comprimés de tramadol de différents dosages, 104 comprimés d’une substance connue sous le nom de « mirage serpent », ainsi que 132 sachets et 358 doses de crack, un dérivé de la cocaïne. D’autres substances ont également été confisquées, notamment diverses doses de drogues, de l’alcool frelaté et des produits pharmaceutiques. L’ensemble de ces produits a été détruit par incinération le 18 novembre, selon l’OCS. L’Office a indiqué que les forces de sécurité étaient pleinement mobilisées dans cette lutte, soulignant que la consommation de drogue peut conduire à la violence et à des troubles à l’ordre public. « Au total, 121 personnes ont été interpellées au cours de l’année », a indiqué l’OCS dans un bilan de ses opérations de 2025. Parallèlement aux actions répressives, l’OCS a précisé travailler avec des partenaires, dont l’Académie d’enseignement de Kayes et des associations locales, afin de prévenir l’usage de la drogue chez les jeunes. Des campagnes d’information, de sensibilisation et d’éducation ont été menées dans les écoles et les quartiers, ainsi que des activités sportives, dont un cross-country ayant rassemblé des élèves et étudiants du primaire, du secondaire et du supérieur. La consommation et le trafic de stupéfiants constituent une préoccupation croissante dans la région de Kayes, en particulier dans la capitale régionale, souvent appelée la « cité des rails ». Les autorités locales estiment que ce phénomène menace les établissements scolaires et l’ordre public, rappelant que des cours avaient été perturbés l’an dernier au lycée public de Kayes N’Di en raison de l’indiscipline de certains élèves. Les responsables soulignent que la lutte contre ce fléau nécessite des actions durables impliquant les forces de sécurité, les communautés et la justice. BMS/OS (AMAP)

Institut universitaire de gestion : les résultats du test d’entrée annulés pour irrégularités (ministère)

Bamako, 29 janv (AMAP) Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annulé les résultats du test d’entrée à l’Institut universitaire de gestion (IUG), selon un communiqué publié ce mardi 29 janvier 2026. La décision de proclamation des résultats « du test d’entrée à l’Institut universitaire de gestion de l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako », datée du 09 janvier 2026, est annulée « en raison des irrégularités constatées concernant les moyennes d’admission », précise le communiqué. Un « nouveau test sera organisé ultérieurement », indique la meme source. MMD/MD (AMAP)

3ème édition de la Semaine du numérique : Sous le thème « le E-Gouvernement a l’ère de l’Intelligence artificielle »

Bamako, 29 janv (AMAP) La 3ème édition de la Semaine du numérique, s’est ouverte, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous le thème « Le E Gouvernement à l’ère de l’intelligence artificielle, a constaté l’Amap Le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration Alhamdou Ag Ilyene, qui a présidé l’évènement prévu pour trois jours, était accompagné par ses homologuesen chargés du Numérique du Burkina Faso, Dr Aminata Zerbo Sabane, et du Niger,  Adji Ali Salatou, La Semaine a pour objectif de favoriser la compétitivité, la créativité et l’exposition du savoir-faire malien dans les domaines des TIC entre tous les acteurs. La cérémonie a été marquée par la présentation remarquable d’une nouvelle application de réseaux sociaux dénommés « NIAGA ». Cette application, qui a été créée par les experts burkinabè, maliens et nigériens), traduit trois langues de l’espace de la Confédération des Etats du Sahel (AES), Elle permet de parler Bamanan, Moré et Haoussa pour commencer. L’application est téléchargeable  sur Playstore, App store, entre autres. Selon le ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques du Burkina Faso, Dr Aminata Zerbo Sabane, « le numérique est, aujourd’hui, un instrument de souveraineté, un outil de continuité de l’Etat, un puissant accélérateur d’inclusion  et, de plus en plus, un espace stratégique où se un joue notre capacité collective a décidé par nous-même. « La reconquête de notre souveraineté doit se jouer également dans le domaine du numérique. Cette souveraineté commence par une réalité simple mais déterminant la maitrise de nos infrastructures de nos plateformes et, surtout, de nos données. Et cette maitrise conditionne notre sécurité et notre stabilité » a expliqué le ministre burkinabè Pour le ministre, de la Communication et des Nouvelles technologies de l’Information du Niger, Adji Ali Salatou, le thème de cette édition, « résonne avec une pertinence particulière pour nos nations. » « Alors que le Mali a célébré 2025 comme l’année de la culture, nous devons reconnaître que le numérique n’est plus une simple option technique, mais un levier de transformation sociétale majeur », a fait savoir Adji Ali Salatou.  Ajoutant que l’Intelligence artificielle (IA) « nous offre aujourd’hui des opportunités sans précédent pour moderniser nos administrations et les rendre plus transparentes et performantes au service de nos citoyens. » Mais au-delà de l’Administration, l’IA est une sentinelle pour notre patrimoine., a estimé le ministre. « Elle permet de documenter et préserver nos langues nationales et nos traditions orales face à l’érosion du temps, démocratiser l’accès à la culture en rendant nos musées et nos sites historiques accessibles à chaque jeune sahélien et, enfin, propulser l’économie créative, en offrant à nos artistes et start-ups des outils de production et de diffusion mondiaux. » Pour sa part, leur hôte malien a dit que la Semaine du numérique  est un rendez-vous stratégique pour notre pays. « Elle permet d’aligner la vision politique, les capacités techniques et les attentes des citoyens autour d’un même objectif, qui est de bâtir un État moderne, efficace et protecteur ». Selon Alhamdou Ag Ilyene, « le numérique n’est pas une vitrine, il est une infrastructure stratégique qui touche à la sécurité, à l’économie, à l’éducation, à la santé, à la culture, à la justice et aux finances publiques. » Il touche surtout à la relation entre l’État et le citoyen. Cette 3ème édition, pour le ministre en charge du Numérique, s’inscrit pleinement dans cette dynamique, « car elle est conçue comme un espace de mobilisation, de partage et de décision. Cette première journée a, aussi, été marquée par la visite des stands et un panel ministériel inaugural BT/MD (AMAP)        

Bamako : Dangereuse prolifération de sachets plastiques d’eau

Par Kémoko DIABATÉ Bamako, 26 janvier (AMAP) Des étiquettes aussi séduisantes que trompeuses sur un marché très lucratif qui échappe à tout contrôle de l’Etat, de petites unités de production d’eau en sachet poussent comme des champignons, à Bamako, la capitale malienne. Cela au mépris des mesures réglementaires et des conditions d’hygiène appropriées. Ce qui représente une menace pour la santé publique, car pouvant provoquer des maladies comme le cancer digestif, l’hépatite A, la dysenterie et la diarrhée infectieuse. Cet après-midi, le temps est clément à Darsalam. Un soleil radieux sur le rond-point entre la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat (DNUH) et une pharmacie. des rires tonitruants d’un groupe de jeunes filles. Manifestement, des aides ménagères modestement, sur la tête, des récipients d’eau en sachet. Elles arrivent du Rail-da, le terminus des mini cars de transport en commun (Sotrama). « Je travaille pour une patronne dans (un) camp » militaire proche, nous souffle Aïssata Dembélé, aide-ménagère et vendeuse ambulante. Comme elle, de nombreuses jeunes filles et femmes arpentent les artères principales de la capitale proposant leurs sachets d’eau en plastique à des clients assoiffés. Ce business n’est pas le terrain favori que des aides ménagères. Dans les quartiers, on en trouve presque dans chaque rue et ruelle. La petite boutique de Affo Cissé est prise d’assaut par une panoplie de clients. Certains demandent du sucre, d’autres de la cigarette ou encore du jus pour les plus petits. Chacun voulant être servi le premier, le désordre est indescriptible.  « Le pic dans la vente de sachets d’eau est, le plus souvent, c’est pendant les cérémonies de mariages, baptêmes ainsi que les funérailles », assure M. Cissé. Tout en émettant des réserves sur la qualité du contenu des sachets. Il pointe d’un doigt accusateur la transition des forages aux robinets pour sûrement alléger les coûts de production. « Lorsque le stock prend du temps à s’écouler, on commence à voir de petites particules dans le contenu », affirme Affo. CONDITIONS D’HYGIÈNE SUSPECTES – De l’autre côté du district de Bamako, à Baco-Djicoroni Golf, se trouve une gigantesque usine de production d’eau, étonamment organisée. Dans cette cour assez vaste pour ce genre de travail, on dénombre plusieurs pièces dont la salle de production, celle de conservation d’eau emballée, de conservation de sachets plastiques ainsi que le bureau du Directeur général, Siaka Doumbia. La production se fait tantôt avec l’eau de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), tantôt avec celle des forages. « C’est le traitement d’eau qui pose davantage de problèmes. Pour la SOMAGEP, bien que traitée, nous la filtrons », nous confie M. Doumbia. Selon ses explications, l’eau filtrée passe ainsi par un deuxième filtre par « ultra-violet ». Ce traitement, indique-t-il, consiste à détruire les microbes. « Du robinet aux sachets, les mains ne touchent pas l’eau. C’est la machine qui fait le traitement et remplit les sachets avant de les laisser tomber sur les carreaux. Ainsi, nous les emballons », décrit le patron de la boîte. Et notre interlocuteur de souligner que, normalement, les producteurs travaillent avec des laboratoires d’analyse d’eau. Pour ce faire, les agents font des évaluations trimestrielles. « Ils prennent des échantillons, les analysent et nous rendent compte », poursuit-il. Avant d’ajouter que son entreprise est en train de faire de son « mieux pour le respect des règles sanitaires. » « Nous, nous suivons cette procédure, mais pas tous »,se désole-t-il. A Darsalam (Commune III), non loin des feux tricolores situés en face de l’Ecole supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC), Mohamed (prénom d’emprunt) est assis dans son kiosque, sur une rue animée. C’est dans cet espace d’environ deux mètres carrés qu’il a installé sa petite usine de circonstance. La machine souillée est silencieuse. Là encore, on utilise l’eau du robinet. « Dès que l’eau du robinet devient trouble, nous sursoyons à la production jusqu’à ce que tout redevienne normal », assure Mohamed. Dans le même quartier se trouve une tout autre entreprise spécialisée dans la location de chaises et autres. A côté de, elle assure la production d’eau en sachet plastique. Sous un soleil de plomb, des employés déchargent un mini-camion empli de chaises. Le responsable se trouve à son bureau. Notre visite inopinée tombe à l’eau. Car, le patron ne veut point nous accueillir prétextant des occupations. Le sujet des sachets d’eau produits par des unités informelles est  sensible. Sur la floraison de ces « usines » dans la Cité des trois caïmans, la mairie de la Commune III du District de Bamako n’a pas voulu donner suite à nos sollicitations, malgré notre insistance. ABSENCE DE CONTRÔLE – L’eau représente une place importante dans la vie de l’homme. Le scientifique français, Louis Pasteur affirmait en 1880 que : « Nous buvons 90% de nos maladies ». Les qualités physique, chimique, sans saveur, absence d’odeur et agréable de ce liquide, doivent être conformes aux normes d’une eau potable ou aux directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Au Mali, le secteur de la production d’eau destinée à la consommation est encadré par le décret n°06-259 / P-RM du 23 juin 2006 où il a été institué une autorisation de mise sur le marché des denrées alimentaires (dont l’eau), des aliments pour animaux et des additifs alimentaires (AMM). Ainsi que l’Arrêté interministériel N°07-2650 / MS-MEP-MA-MIC-MF-SG du 26 septembre 2007 déterminant les modalités d’application du décret. C’est à ces réglementations en vigueur que doivent se soumettre les unités de production. Pour une bonne organisation et un suivi réguliers de ces sociétés et entreprises productrices des eaux en sachet et en bouteille, le Laboratoire national des eaux (LNE) tient des réunions avec les structures concernées dont la Direction nationale de l’hydraulique, la Direction nationale de l’industrie, les Associations de consommateurs et l’Association des producteurs d’eau en sachet, le Laboratoire national de la santé (LNS), la Direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC), l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments, (ANSSA), la Direction nationale de l’assainissement et du contrôle

L’armée malienne annonce la mort de plus de 100 terroristes dans une frappe aérienne sur une base forestière

        BAMAKO, 26 jan (AMAP) – L’armée malienne a annoncé avoir mené une frappe aérienne ayant tué plus d’une centaine de terroristes dans une région forestière du centre du Mali dimanche, une opération d’envergure revendiquée contre les groupes armés actifs dans cette zone. Dans un communiqué publié lundi, l’État-Major Général des Armées (FAMa) a déclaré que dans le cadre d’une mission de reconnaissance et de surveillance aériennes du territoire en date du 25 janvier, ses « vecteurs aériens ont traité avec succès » une base de groupes armés terroristes. La cible était située dans la forêt de Soussan, à l’ouest de Dioila et au sud-ouest de Zantiguila. « Le bilan fait état de plus d’une centaine de terroristes neutralisés ainsi que de matériel détruit », indique le communiqué militaire. La déclaration incluait un message destiné à rassurer le public de la part du Chef d’État-Major Général. « Le Chef d’État-Major Général des Armées rassure la population de la détermination des FAMa à sécuriser les personnes et leurs biens sur l’ensemble du territoire national », précise l’annonce. Le Mali est engagé depuis 2012 dans une lutte prolongée contre des insurrections jihadistes liées à Al-Qaïda et à l’État islamique. Malgré diverses opérations militaires et interventions internationales, les groupes militants restent actifs dans des zones rurales, en particulier dans les régions du centre et du nord. La zone proche de la région tri-frontalière de Dioila a historiquement connu une activité et une instabilité militantes sporadiques. Les FAMa, qui ont pris le pouvoir politique lors d’une série de coups d’État à partir de 2020, ont fait de la restauration de la sécurité nationale un pilier central de leur gouvernance. OS

Diéma : le « Diakouma diourou », un ustensile ancestral en voie de disparition

Par Ouka Ba Diéma, 21 janv (AMAP) À Diéma, le « Diakouma diourou », un instrument traditionnel de conservation des aliments, tend à disparaître des ménages, malgré son efficacité et son faible coût. Aussi appelé « corde du chat », le Diakouma diourou est un support ancien, utilisé depuis des siècles. De forme triangulaire et généralement confectionné à partir de tissus ou de feuilles de rônier, il sert à conserver les condiments et aliments à l’abri des nuisibles, notamment les souris et les cafards. Le récipient contenant les denrées est placé à l’intérieur puis suspendu au plafond de la cuisine. Aujourd’hui, son usage se fait rare. « Les femmes qui utilisent encore le Diakouma diourou se comptent sur le bout des doigts », constate-t-on à Diéma. Pourtant, cet outil reste plus économique et parfois plus pratique que certains équipements modernes comme les buffets ou garde-manger, souvent coûteux. La mésaventure de Diaba Sylla illustre ce constat. Après qu’un chat a dévoré le poisson fumé qu’elle avait préparé pour le repas familial, la ménagère a décidé de revenir à cette méthode traditionnelle. Pour Mme Néné Dia, membre de l’Association Sabougnouman, le débat est clair : « Certaines femmes sont extravagantes. Il leur faut tout, garde-manger, buffet… pourtant le Diakouma diourou suffit pour conserver nos aliments », affirme-t-elle. Un avis que ne partage pas une autre habitante : « L’utilisation du Diakouma diourou est dépassée. En ville, on n’ose même pas y penser. Il faut évoluer », soutient-elle. Mais pour Mohamed Fofana, conducteur de gros porteurs, la modernité a ses limites : « Si l’évolution nous fait perdre nos identités culturelles, qu’allons-nous devenir ? », s’interroge-t-il. Symbole d’un savoir-faire domestique transmis de génération en génération, le Diakouma diourou semble aujourd’hui relégué aux oubliettes. Pour de nombreux observateurs, sa revalorisation apparaît nécessaire afin de préserver une partie du patrimoine culturel local. OB/OS (AMAP)

Photographie : L’Association Yamarou photo remet les prix Ibibi  à partir du 10 février  prochain

Bamako, 16 janv (AMAP) L’association Yamarou photo remettra les prix Ibibi du 10 février au 10 mars 2026 à Bamako, lors d’un évènement destiné à réaffirmer Bamako comme capitale africaine de la photographie, a appris l’AMAP, jeudi, de source officielle. Le directeur artistique, Seydou Camara, lors d’un déjeuner de presse au siège de l’Association à Sotuba, a indiqué que l’objectif général de ce projet est de contribuer à la mise en place d’un espace de créations artistiques et de promotion de jeunes photographes émergents du continent. Accompagné de la chargée de communication, Mme Bintou Alexandra Diarra dite Chacha, il a précisé que les prix les prix « Ibibi » seront décernés dans trois grandes catégories. Le premier prix sera attribué au meilleur projet photographique du continent africain sur le plan de la création artistique. Le deuxième, dédié à la présidente de la Fondation Oumou Dilly, feue Naomie Steuer, sera attribué à une photographe africaine émergente. Enfin, le troisième prix sera remis au meilleur livre photographique, édité en Afrique. Le directeur artistique a exprimé sa satisfaction de voir ce projet « enfin réalisé après cinq longues années » de maturation. « C’est le lieu de remercier les partenaires qui ont accepté de soutenir cette initiative en vue de combler le vide de la période inter-biennale des Rencontres de Bamako, et  d’offrir un cadre professionnel aux artistes africains pour la diffusion de leurs œuvres sur le plan international », a dit M. Camara. Il a expliqué le concept « Ibibi » qui signifie, en langue Sonraï, le noir, symbole de la photographique et du continent noir. Il a décliné le contenu de 30 jours d’activités photographiques et artistiques. Ainsi. la semaine professionnelle se déroulera du 10 au 15 février 2026. Elle sera animée par des professionnels maliens et d’ailleurs à travers le monde. Le programme prévoit des ateliers de formation, des expositions, des master-classes et des visites guidées. Tous les lauréats seront accompagnés pendant toute l’année, pour leur permettre de participer à des projets internationaux. Le prix Ibibi est un projet contemporain qui implique plusieurs catégories de professionnels venus de divers horizons. « C’est un projet futuriste », a dit Seydou Camara. Il a ajouté que c’est un projet « appelé à grandir et qui  permettra  de confirmer notre pays dans sa place de leader dans le domaine de la photographie contemporaine. » « Pour cette première édition, nous avons reçu plus de 100 candidatures à la suite d’un appel à projet sur nos plates-formes, à la suite d’un travail minutieux,  effectué par un jury professionnel composé de deux Maliens dont le philosophe écrivain Chab Touré, et  Harandane Dicko, expert en photographie. » Selon lui, cinq personnes seront retenues pour chaque discipline avant la remise des  prix finaux. Il a, enfin, expliqué que Ibibi est un projet innovant qui met aussi  en valeur d’autres  catégories de travailleurs  comme  les hommes de médias, les administrateurs, les plantons… Pour sa part, la chargée de communication a expliqué la stratégie mise en place pour annoncer l’événement et la méthodologie de Yamarou photo pour la réalisation de ce « projet innovant de l’invention de Nicéphore et de Niepce. » Elle a indiqué que le projet, initialement prévu en 2025, démarrera en 2026 pour des contraintes liées au contexte de notre pays. Elle a dit que l’initiative est ouverte « à tous et même aux générations anciennes de photographes qui disposent encore de capacités pour répondre au projet. » AS/MD (AMAP)