URGENT: un incendie en cours dans la ville de Mopti (Centre)

Bamako, 20 mar (AMAP) Un incendie s’est déclaré il y a quelques minutes dans la ville de Mopti, dans le Centre du Mali), précisément au centre commercial, au niveau de la station Pagou1 ,près de la représenattaion de la Compagnie malienne de textiles  (COMATEX), selon des témoins.

Koro/Bandiagara :  Restrictions sur le flux des camions-citernes de carburant

Koro/Bandiagara, 19 mar (AMAP) La Région de Bandiagara et les cercles de Koro et Bankass, dans le Centre du Mali, font l’objet de restrictions du transport de carburant par décision des autorités d’arrêter momentanément le flux des citernes de carburant vers destinations, qui reçoivent plusieurs citernes dans la semaine, en attendant de voir clair dans la vente du carburant,, a constaté l’AMAP Les stations-services de Koro, font ainsi face, depuis trois jours, à une difficulté d’approvisionnement en essence à la suite de cette décision, qui, selon une source locale, de est destinée à comprendre la ou les destinations du carburant transporté par ces nombreuses citernes Concernant ces restrictions sur le transport du carburant, le gouverneur de la Région de Bandiagara, le colonel-major Olivier Diassana, a, pour sa part, expliqué qu’ « il ne s’agit nullement d’une mesure arbitraire, mais plutôt d’une stratégie de lutte contre le terrorisme qui affecte gravement la Région. » Intervenant, mardi, devant les légitimités traditionnelles et religieuses dans le cadre de la sensibilisation sur les taxes sur les recharges téléphoniques et les transferts monétaires, ainsi que les mesures de sécurité visant à limiter l’afflux massif du carburant dans la région, le gouverneur a mis « en garde contre toute forme de complicité avec les groupes armés » et a appelé les populations à faire preuve de vigilance et de collaboration avec les forces de sécurité. » A Koro, à la suite de la difficulté d’approvisionnement en carburant, presque toutes les stations-services de la ville, une quinzaine, ont déclaré être en rupture de stocks d’essence, provoquant une pénurie dans la ville. De cette situation a fait le lit d’un business de vente de carburant pour les petits revendeurs et les revendeurs de circonstance, qui pratiquent des prix variant de 1 500 Fcfa à 2 500 Fcfa le litre par endroits. Le samedi, jour de foire de Koro, de nombreux forains, se sont retrouvés bloqués dans la ville, faute de carburant. Les spéculateurs en ont profité pour vendre le litre à des prix exorbitants. Après avoir examiné la situation, le Conseil communal de la jeunesse de Koro, dirigé par Ousmane Edem Niangaly et les forces vives de Koro, ont publié un communiqué « pour attirer l’attention des promoteurs et des revendeurs de carburant sur la hausse abusive des prix du carburant dans la ville. » « Une augmentation de prix qui vient alourdir davantage le coût de la vie et considéré comme un acte criminel contre une population éprouvée par les effets de la crise sécuritaire », selon les termes du communiqué. Par ailleurs, le communiqué signé par le chef de village de Koro, les président du Conseil communal de la jeunesse, de la société civile, de la Chambre locale de commerce, des transporteurs routiers et la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), précise que « toute personne qui se permettra de vendre de l’essence à un prix supérieur au prix officiel, sera interpellée et traduite devant les autorités compétentes. » Un comité de veille a été mis en place pour sillonner la ville, dans le but de vérifier les prix du litre d’essence auprès des revendeurs. Quant au gouverneur de Bandiagara , lors de sa rencontre et sur le sujet de la taxation des recharges téléphoniques et des transferts monétaires, il expliqué que la mesure s’inscrit « dans une dynamique de souveraineté économique, telle que voulue par les plus hautes autorités du pays. » Il a insisté sur le caractère civique de cette contribution, soulignant qu’elle participera au développement socioéconomique de la nation. En conclusion, cette rencontre a permis un échange constructif entre les autorités régionales et les représentants des légitimités traditionnelles et religieuses qui ont réitéré leur engagement à soutenir ces initiatives. Le Gouverneur a appelé à une prise de conscience collective pour assurer la stabilité et le développement de la région de Bandiagara. MN/OG/MD (AMAP)  

Niafunké : Le préfet en guerre contre le désordre foncier

Par Sékou A. Maiga Niafunké, 18 mar (AMAP) Modibo Kane Togo, préfet de Niafunké depuis août 2024, s’attaque aux constructions anarchiques dans la ville et fait respecter la loi. Des déguerpissements sont prévus pour le bonheur des Niafunkois. Après une prise de contact avec les autorités locales, mairie, chefs coutumiers, notabilités et chefs religieux, M. le préfet s’est donné le temps de connaitre la ville et ses structures étatiques. Les locaux de la préfecture de Niafunké sont, à la limite, un parc à animaux en divagation, puisque la grande cour du cercle est sans portes ni portail. Au bout d’un mois, elle a changé de visage, Le cercle est devenu vitrine et symbole de l’Etat à Niafunké. Tout a été réorganisé portes, fenêtres, portail, bureaux et même les horaires de travail. Aujourd’hui, il est difficile d’avoir accès à la Préfecture sans se soumettre à un contrôle. Pourtant, hier seulement, c’était un passage pour les forains qui regagnaient le fleuve Niger en fin de journée et les vendeuses de poissons qui ravitaillent le marché. Des arbres et des fleurs ont été plantés et l’enceinte du cercle n’est plus ouvert aux quatre vents. En clair, le Cercle de Niafunké a changé de visage et l’on comprend que la maison a un occupant et un chef qui la dirige. Les heures de travail pour les agents de l’Etat sont respectées. Lors des réunions de prise de contact, le préfet a insisté sur la communication, la vraie, entre collaborateurs et, surtout, la transparence dans la gestion des affaires de l’Etat. Tous les services techniques déconcentrés de l’Etat sont visités, parfois par surprise. A Niafunké depuis 2013 régnait comme une anarchie et un libre-service dans le foncier. Des contestations et conflits fonciers qui ont poussé plusieurs dizaines de personnes à se faire justice elles-mêmes et ou à occuper, sans titre ni aucun autre document, des terrains et des bâtiments qui, parfois, appartiennent à l’Etat. Dans la ville, des bâtiments entiers appartenant à l’État sont vendus, d’autres occupés illégalement, pire mis en bail et les frais de location sont collectés par des personnes privées, au vu et au su de tout le monde, impunément. Ici, on peut aisément constater que des cimetières ne sont pas épargnées par la furie spéculative. Ils sont morcelés et vendus et des mosquées qui naissent comme des champignons hivernaux à chaque bout de rue. Cette semaine, la construction d’une mosquée attenant à un cimetière, toujours en service, a été stoppée par le préfet, lors d’un enterrement puisque ses fondations sont dans le cimetière et les normes techniques ne sont pas respectées. COMME DANS LA JUNGLE  – Devant les écoles, tout autour de la mairie partout, ce sont des constructions et occupations illicites. On se croirait dans une jungle. Pourtant avant 2012, Niafunké respirait la propreté et la liberté, sur fond d’espoir de voir cette ville devenir un chef-lieu de région sur la base de ses nombreux atouts tels que son architecture. Il n’est pas rare de constater qu’agent du domaine, propriétaire de terrain, vendeurs et acheteurs se liguent contre l’Etat. Des morcèlements sans aucune base juridique, ni aucun respect des normes menaçant parfois les habitations de la vieille ville de Niafunké car des digues de ceinture de la ville sont obstruées, surtout en période d’hivernage. Des constructions anarchiques sur les voies principales de la ville, devant des bâtiments publics, parfois tout autour des bâtiments sensibles tels que le Centre de santé, la Poste, les écoles, la Place de l’indépendance, en face de la mairie…Des constructions anarchiques sur les voies principales de la ville, devant des bâtiments publics, parfois tout autour des bâtiments sensibles tels que le Centre de santé, la Poste, les écoles, la Place de l’indépendance, en face de la mairie… Pourtant le schéma d’urbanisation de la ville existe depuis 2002 mais est piétiné et des terrains morcelés, vendus parfois avec la complicité de certains responsables. Les cas les plus flagrants sont les constructions anarchiques tout autour du marché principal et, singulièrement, des boutiques en banco et en ciment derrière l’ancienne Société malienne  d’importation et d’exportation (SOMIEX) et l’Eglise de Niafunké, obstruant plus de la moitié de cette rue, à l’ouest du marché. COLERE DU PREFET – Après s’être informé sur qui détient et celui qui a livré l’autorisation d’occuper cette zone du marché, les enquêtes ont édifié le préfet sur l’ampleur de l’inextricable arnaque à ciel ouvert. Modibo Kane Togo s’est rendu, en personne, sur le site du marché et a commencé à sillonner toute la ville de Niafunké. Constat ? La situation est chaotique, dramatique, que de désordre partout dans les rues de Niafunké ! Des boutiques, magasins, kiosques installés un peu partout et n’importe comment dans la ville, sans aucune autorisation ni normes, parfois devant des édifices de l’Etat comme le Centre de santé communautaire (CSCom), le groupe scolaire Hamadoun Sankaré, la mairie…en toute illégalité. Tous doivent, dans les jours á venir, déguerpir. Le cas le plus consternant est celui des boutiques contiguës à l’ancienne SOMIEX, à l’ouest du marché ou, pour les anciens de Niafunké, l’ex-terrain de football du marché. La seule et unique voix bitumée de la ville est aussi obstruée parfois par des kiosques et boutiques construits sur les canaux de drainage des eaux de pluies. Des personnes construisent des maisons dans les rues et d’autres, ferment les caniveaux avec des dalles et construisent dessus. Quand certains ont transformé les caniveaux en fosses septiques ou eaux usées et déchets sont directement déversés dégageant des odeurs nauséabondes dans beaucoup de quartiers. Pire, certaines personnes n’hésitent pas à déverser leurs ordures et déchets dans les caniveaux drainés directement au fleuve Niger. Après un premier délai de deux mois décidés par les commerçants eux-mêmes pour quitter mais qu’ils n’ont pas respecté, le préfet a ordonné la démolition pure et simple de ces installations, souvent avec ses propres moyens permettant, ainsi, au marché de respirer. Le préfet Togo, après avoir rencontré la mairie, les chefs coutumiers et traditionnels, sans pouvoir situer les responsabilités face au drame foncier, a décidé de

Le Mali annonce son retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

Bamako, 18 mar (AMAP) Le gouvernement du Mali a annoncé, officiellement, mardi, son retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale adressé à son homologue français, pays hôte du siège de l’organisation. « En vertu de l’article 10 de la Charte de la Francophonie du 23 novembre 2005, le gouvernement malien a donc acté son retrait de l’organisation », dit le communiqué. Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre le Mali et certaines institutions internationales perçues comme alignées sur les intérêts français. Dans ce communiqué, le Mali rappelle son rôle de membre fondateur de l’Agence de Coopération culturelle et technique (ACCT), devenue l’OIF, et souligne sa « contribution significative à la construction et au renforcement de cette organisation. » Le pays affirme avoir démontré à plusieurs reprises son attachement aux valeurs et idéaux de la Francophonie. Cependant, Bamako reproche à l’OIF « de ne pas avoir soutenu les aspirations légitimes » de son peuple depuis le début de la transition politique. Le gouvernement malien « dénonce une application sélective des sanctions et un mépris pour la souveraineté nationale, des agissements jugés incompatibles avec les principes constitutionnels maliens, notamment la souveraineté de l’État et la défense des intérêts du peuple. » Le gouvernement du Niger a, aussi  annoncé, par une note verbale datée du 7 mars 2025 sa « décision souveraine » de se retirer de l’OIF.  Cette décision, prise par les autorités de Niamey, marque une rupture avec l’organisation qui regroupe les pays ayant le français en partage. L’Organisation internationale de la Francophonie, créée en 1970 à Niamey, au Niger est un regroupement de 93 pays ayant le français en partage. Elle met en œuvre une coopération politique, éducative, économique et culturelle entre les États membres. OS/MD (AMAP)

UEMOA :« l’économie de l’UEMOA a enregistré une croissance de 6,2 % en 2024, contre 5,3 % en 2023 » (Président de la Commission)

Bamako, 18 mar (AMAP) Le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Abdoulaye Diop, a affirmé, mardi, à Bamako, que « l’économie de l’UEMOA a enregistré une croissance de 6,2 % en 2024, contre 5,3 % en 2023. » Abdoulaye Diop , qui intervenait lors de la présentation du rapport annuel sur le fonctionnement et l’évolution de l’institution sous régionale, a précisé que « cette croissance est liée aux conditions climatiques favorables et à la mise en œuvre d’infrastructures structurantes. » « Le taux d’inflation annuel moyen s’est établi à 3,8 %, tandis que le déficit budgétaire a été réduit à 5,3 % du PIB (contre 5,9 % en 2023), grâce à une hausse des recettes publiques », a-t-il fait noter. Avant de préciser que le taux d’endettement a légèrement progressé, passant de 59,7 % à 60,3 % du PIB. Par ailleurs, il a souligné que la balance des paiements s’est améliorée, avec un déficit du compte courant à 6,3 % du PIB (contre 9,6 % en 2023), et les réserves couvrent désormais 3,6 mois d’importations. Malgré ces avancées, M. Diop a reconnu des contraintes majeures à savoir la persistance de l’insécurité due aux attaques terroristes dans certains États membres, les répercussions des crises russo-ukrainienne et moyen-orientale, ainsi que le ralentissement du reversement du Prélèvement communautaire de solidarité (PCS), principale source de financement des organes de l’Union. Ce dernier point a entraîné des problèmes de trésorerie, soulignés lors de la session. Cette session, présidée par Abdoulaye Diop, président de la Commission de l’UEMOA, se tient devant les membres du Comité interparlementaire (CIP-UEMOA), en présence du président par intérim du CIP, Fononna Cheick Ahmed Coulibaly. Conformément aux articles 26 et 36 du Traité de l’UEMOA, cette présentation annuelle offre un bilan des activités de l’Union et ouvre un espace d’échanges avec les 40 députés, représentant les 8 États membres (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo). Le CIP, organe de contrôle démocratique de l’Union, joue un rôle clé dans l’orientation des politiques communautaires. Sur le plan de l’intégration, 2024 a vu des progrès notables. La surveillance multilatérale des indicateurs macroéconomiques s’est poursuivie malgré la suspension temporaire du Pacte de convergence. Des actions ont été menées pour renforcer l’Union douanière, avec un avant-projet de règlement sur les procédures simplifiées de dédouanement. La Commission a également avancé sur l’opérationnalisation du Visa unique, avec quatre projets de textes en cours de finalisation et a renforcé la facilitation des échanges commerciaux, notamment via la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Dans le domaine des infrastructures, le Programme d’actions communautaires a permis le contrôle régional de la charge à l’essieu, des études sur les corridors routiers et la relance de la boucle ferroviaire Abidjan-Ouagadougou-Niamey-Cotonou-Lomé, avec une nouvelle liaison Lomé-Ouagadougou en discussion. Le président par intérim du CIP, Fononna Cheick Ahmed Coulibaly a, pour sa part, salué les initiatives de la Commission, notamment l’adoption de la Vision UEMOA 2040 et du Plan stratégique 2025-2030 sous la direction d’Abdoulaye Diop. Il a également évoqué le dispositif de suivi des recommandations parlementaires, mis en place en collaboration avec la Commission, comme un acquis majeur pour répondre aux préoccupations des populations. Cependant, le CIP a exprimé des inquiétudes face aux problèmes de trésorerie liés au PCS. Une résolution sera adoptée lors de cette session pour exhorter les autorités nationales à assurer son reversement. Par ailleurs, l’insécurité persistante dans certains États a été identifiée comme une menace majeure. M. Coulibaly a plaidé pour « une réponse globale, impliquant une coordination communautaire, régionale et internationale. » Les échanges qui suivront la présentation devraient aborder ces défis et les orientations pour 2025, notamment le respect des procédures d’exécution des dépenses publiques et le renforcement de la régulation du marché. Cette session s’annonce comme un tournant décisif pour consolider l’intégration économique de l’UEMOA face aux incertitudes globales. OS/KM (AMAP)  

Journée portes ouvertes au CHU de Kati : Des équipements ultramodernes pour améliorer la prise en charge sanitaire

Kati, 14 mar (AMAP) La journée portes ouvertes, au Centre hospitalier universitaire (CHU) Pr. Bocar Sidy Sall de Kati, jeudi, avait pour objectif de sensibiliser la population aux capacités et aux offres de services de l’hôpital dans le cadre d’une campagne nationale d’information sur la santé. L’événement a permis aux citoyens et aux médias de découvrir les équipements ultramodernes acquis grâce au budget de l’État, renforçant le plateau technique du CHU pour une prise en charge optimale des patients. La délégation ministérielle conduite par la ministre de la Santé et du Développement social, le médecin-colonel Assan Badiallo Touré, accompagnée de sa collègue des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et du directeur général du CHU, Pr. Layes Touré, a visité les services clés de l’hôpital, notamment les urgences, la réanimation, la radiologie, les blocs opératoires, l’imagerie médicale et la pédiatrie. « Cette journée vise à mettre en lumière nos capacités d’accueil, nos plateaux techniques et nos ressources humaines qualifiées », a expliqué le Pr Touré, soulignant l’objectif de garantir des soins de qualité aux patients. La ministre Assan Badiallo Touré a rappelé que ces avancées sont la concrétisation de la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, qui ambitionne d’améliorer l’accès aux soins malgré les défis économiques. « Nous travaillons à une amélioration constante de l’offre de santé pour répondre aux besoins quotidiens des Maliens », a-t-elle déclaré lors d’une interview. Elle a également salué les fonds débloqués pour doter le CHU de Kati d’équipements de pointe, avant d’appeler le personnel à renforcer assiduité et ponctualité. IMPRESSIONS POSITIVES ET ENCOURAGEMENTS – Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre des Transports et des Infrastructures, s’est dite « impressionnée » par le professionnalisme des agents et la modernité des installations. Elle a félicité le président de la Transition et sa collègue de la Santé pour ces réalisations. De son côté, Pr. Layes Touré a rendu hommage aux travailleurs de l’hôpital, qui « ne ménagent aucun effort » pour relever les défis du secteur. Outre les autorités administratives, religieuses et coutumières présentes, cette journée portes ouvertes s’inscrit dans une démarche plus large de transparence et de proximité avec la population. Elle a offert une occasion unique de mesurer les progrès réalisés dans le domaine sanitaire au Mali, portés par une volonté politique et des investissements conséquents. AK/OS/MD (AMAP)

AES : Le Mali fait le point de sa présidence à la tête de la Confédération

Bamako, 13 mar (AMAP) Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a réuni autour de lui, ce jeudi, le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga et huit ministres, au palais de Koulouba, pour établir l’état d’avancement de la feuille de route de la présidence malienne de la Confédération des Etats de l’Alliance du Sahel (AES), a appris l’AMAP. Selon le Premier ministre Abdoulaye Maïga, sous le leadership du président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, l’AES a fait de grandes avancées dont la mise a disposition d’une charte graphique, d’un passeport commun aux trois Etats. « Le volet défense et sécurité connaît un grand changement positif. Des réalisations et des actions de développement sont en cours », a encore dit le chef du gouvernement. Depuis juillet 2024, le président de la Transition au Mali a été désigné par ses pairs du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et du Niger, le général Abdourahamane Tiani, comme président de la Confédération des Etats du Sahel. Le Mali a mené un certain nombre d’actions dont l’adoption de la feuille de route consensuelle. S’en est suivie la mise en place des comités nationaux AES dans les trois pays pour assurer, à la fois, la coordination, le suivi et le bon fonctionnement de la Confédération. Au Mali, la Commission nationale est dirigée par le chef de l’Etat qui assure en même la présidence du comité de pilotage des trois comités sectoriels (Défense, Diplomatie et Développement) désignés sous la dénomination ‘les Trois D’.  Chacun des « D » est coordonné par le chef du département sectoriel. Ainsi, la Défense par le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le général de corps d’Armée Sadio Camara, alors que la coordination des aspects diplomatiques revient au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, a en charge l’aspect développement. Le général de division Sadio Camara a cité l’opérationnalisation de la Force conjointe de la Confédération AES qui est aujourd’hui une réalité avec à son compte des gains sur le terrain. Quant au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, il a cité la création du drapeau, du logo et du passeport AES. « Cette Confédération qui n’est créée qu’en juillet dernier est devenue, selon Abdoulaye Diop, une réalité géopolitique à travers son identité. » « Elle est aujourd’hui un acteur incontournable dans notre Région. Je pense que le défi majeur de cet objectif, en grande partie réalisé aujourd’hui, est que nous puissions parler d’une seule voix, avoir une bonne coordination de notre action », a-t-il estimé. Parlant du pilier développement, le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou a évoqué le prélèvement de 0,50 au niveau des douanes de l’Espace pour la mise en place des Fonds d’investissements qui permettront de financer les activités de la Vonfédération et les projets à mettre en œuvre. « Ce n’est qu’une question de jour », a-t-il dit. Le ministre de l’Economie a annoncé, en outre, la création de la banque confédérale dont la décision a été validée. « L’ensemble des ministres de l’Economie de la Confédération ont décidé de porter le capital à 500 milliards de Fcfa. Toutes les stratégies ont été prévues quant à l’opérationnalisation de cette banque confédérale », a assuré le ministre Sanou. Parlant de la libre circulation dans l’Espace AES, le ministre chargé de l’Economie a rappelé la tenue de plusieurs réunions de responsables douaniers des trois pays autour de l’adoption d’un tarif douanier commun. Concluant la rencontre, le général d’armée Assimi Goïta, a insisté sur d’autres projets de développement comme la création d’un chemin de fer reliant Kayes à Niamey, la création d’un stock de sécurité alimentaire pour les trois pays, entre autres. OD/MD (AMAP)         

Bamako : Rentable ? L’agriculture périurbaine

Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 13 mar (AMAP) La culture des céréales sèches, le maraîchage, l’élevage et la pisciculture, sont entre autres, des activités menées par de nombreux Bamakois. Parmi ceux-ci, figurent des fonctionnaires en activité ou à la retraite, des agents du secteur privé et des commerçants. La plupart de ces personnes vont au champ, juste pour meubler leur temps de loisirs et non par nécessité. Ces producteurs périurbains sont majoritairement confrontés au manque de manœuvres, d’ouvriers agricoles et de financement, parmi tant d’autres. A ces difficultés, s’ajoutent les défis du changement climatique. « Le champ ne nous rapporte rien. On ne fait que gaspiller notre argent. J’exerce cette activité juste par passion sinon, je n’en tire aucun bénéfice. Or, avec l’argent que j’ai investi dans mon champ, je pourrais faire d’autres choses », nous raconte cet ingénieur des mines, qui a pris sa retraite anticipée pour se convertir dans l’agriculture périurbaine. Nous lui avons rendu visite dans son champ où il nous a briefé sur la situation de ses six hectares, situés sur la route de Ségou, à quelques kilomètres de Kasséla. S’exprimant sous anonymat, ce « paysan de circonstance » précise qu’il a été victime de plusieurs cas de vols orchestrés par ou avec la complicité de ses ouvriers. À en croire notre interlocuteur et bien d’autres, cette forme d’agriculture n’est pas rentable en dépit de la passion qu’elle suscite chez ces cadres ou salariés. À moins d’une heure de route, notre équipe de reportage arrive à destination. À travers une visite guidée des lieux, le propriétaire nous explique les difficultés qu’il rencontre dans son entreprise. « Vous voyez l’espace, c’est une superficie de six hectares. J’ai investi plusieurs millions de Fcfa dans l’exploitation. Cependant, je ne peux pas dire que le champ m’a rapporté des bénéfices ou fait gagner telle somme », affirme-t-il. Et d’ajouter que, dans l’avenir, ce champ peut lui servir d’habitation. Mamadou Dao abonde dans le même sens que ce vieux retraité. « J’ai été élevé dans une localité où l’agriculture est la principale activité. D’où mon intérêt pour cette activité », confie-t-il. Ce natif de la Région de Sikasso est un économiste de formation qui évolue actuellement dans l’agriculture, depuis 1997, à N »Golobougou, situé à quelques kilomètres de la ville de Bamako. Dans cette localité proche de la Cité universitaire de Kabala, dans la Commune de Kalaban-Coro, M. Dao possède environ cinq hectares. Selon lui, l’État doit revoir sa politique d’aide aux agriculteurs pour assurer l’autosuffisance alimentaire. « Aujourd’hui, je pense que les autorités doivent valoriser l’agriculture pour aider les familles à vaincre la faim, la misère et promouvoir le développement local. Après les récoltes, l’État doit nous aider à vendre nos produits à des prix raisonnables ou rentables, sinon les commerçants gagnent plus que nous les producteurs », fait savoir Mamadou Dao. Cette activité n’est qu’une passion pour lui. Il estime qu’à la fin du mois, après les dépenses, il ne gagne pas de bénéfice. « Je fais l’agriculture juste par plaisir. En fin compte, ce que je dépense par mois, dans l’exploitation de mon champ et les frais de déplacement, est minime par rapport à ce que je gagne », précise-t-il. Dans la même dynamique, Mamadou Dembélé pratique l’agriculture périurbaine depuis 2020. Il cultive de l’arachide et fait aussi le maraîchage. Ce natif de Koutiala regrette d’avoir investi dans un champ parce que, soutient-il, il n’y trouve pas son compte en retour. « Quand j’achetais mon champ, j’étais vraiment motivé pour contribuer à l’autosuffisance alimentaire. Après cinq ans d’activité, je me rends compte que c’est une entreprise très compliquée et moins rentable. Par mois, je peux dépenser 150 000 Fcfa pour le déplacement ainsi que pour la main d’oeuvre. Alors que je n’ai jamais fait une production de cette valeur, même après quatre mois d’activité », confie-t-il à l’AMAP. Le nouveau producteur envisage de s’engager dans un business différent de l’agriculture. Pour aider ces exploitants à faire face aux problèmes l’agriculture périurbaine et à défendre leurs intérêts, un collectif des acteurs a été créé en 2024 dans le but de collaborer avec l’État pour développer le secteur. Le trésorier général de la coopérative, Ousmane Sylla, explique que ce « collectif rassemble les agriculteurs, éleveurs et pisciculteurs pour favoriser le secteur afin que tout le monde puisse avoir satisfaction ». « Le but principal de cette association est, selon lui, de trouver une solution durable aux difficultés (problème de ressources humaines et de commercialisation). » Le regroupement compte collaborer avec l’État pour lutter contre l’insécurité alimentaire, notamment, en misant sur l’agriculture périurbaine. Contrairement à ces producteurs, d’autres affirment que l’agriculture pratiquée dans les environs de Bamako est une bonne affaire mais qui exige « un don de soi. »  L’agriculture est une activité lucrative qui prend en compte plusieurs facteurs. « Lorsque vous vous engagez dans ce secteur, avec une volonté bien affichée, un projet bien établi, vous avez la possibilité d’y faire progresser rapidement votre entreprise agricole. Car, l’agriculture aujourd’hui, n’est plus de subsistance mais plutôt un business », explique Bréhima Sogoba. Ce journaliste, qui parvient à se tirer d’affaires est, lui-même, son propre manœuvre. « La difficulté dans l’agriculture, est la gestion des ressources humaines. Dans toute entreprise, lorsque vous avez des difficultés majeures liées à cette question, vous aurez du pain sur la planche. Cela freine la réussite de beaucoup de personnes dans ce domaine », dit-il. « En plus de la cherté du matériel ou des équipements agricoles, l’accès au financement est difficile », argumente notre confrère. Malgré l’existence des structures d’accompagnement, cet interlocuteur estime que l’accès au financement reste toujours limité. À ce propos, M. Sogoba accuse : « si certaines catégories de personnes continuent de bénéficier de fonds, les vrais acteurs n’en trouvent pas. » HUIT MILLIONS DE CHIFFRES D’AFFAIRES – Conscient qu’aujourd’hui, l’agriculture est l’une des activités les plus prometteuses, un commerçant qui a voulu garder l’anonymat, avoue avoir abandonné le commerce au profit de l’agriculture dans la périphérie de Bamako. « Avec un chiffre d’affaires de huit millions de Francs Cfa par campagne », cet entrepreneur de renom savoure son succès,

Fatakara (Nord) : Des populations poussées à quitter la localité par des groupes djihadistes présumés

Goundam, 11 mar (AMAP) De nombreux habitants de Fatakara, chef-lieu de la Commune du Télé, sont arrivés, ce mardi matin, vers 2 heures, par l’entrée Nord-ouest de Goundam, à 90 km, au Sud de Tombouctou (Nord), a constaté l’AMAP sur place. Selon les villageois, « des individus armés non identifiés sont entrés dans une maison ciblée où ils ont demandé au chef de famille de les suivre. Aussitôt la porte franchie, on lui a tiré dessus et laissé pour mort. » « Sa famille, avec l’aide des populations, a pu l’évacuer à Goundam, puis à Tombouctou (90 km plus au Nord) où il demeure toujours inconscient », selon les mêmes sources. Elles ajoutent, pour expliquer le motif de leur départ, que depuis bientôt deux jours, des hommes armés ont mis en demeure la population de la localité de quitter le village. « Toute personne qui n’obéira pas à cet ordre sera tout simplement tué », auraient-ils menacé. Le point d’entrée de ces populations à Goundam a été animé par un incessant bruit de motos-taxis, motos et véhicules de transports chargés de femmes, d’enfants et de personnes âgées. Ce n’est qu’au petit matin que la ville de Goundam a découvert ce déferlement de la population de Fatakara vers le centre-ville et les écoles. Fatakara est le chef-lieu de la Commune du Télé distant de 25 km de Goundam et est situé au Nord-ouest de la ville sur les hauteurs du lac Télé séparant les deux entités. Un élan de solidarité s’est manifeste à Goundam dont les habitants ont apporté des produits alimentaires aux déplacés. En ce moment, les autorités administratives accompagnées de responsables d’associations ont rencontré les déplacés en vue de coordonner leurs actions et aides. AAT/MD (AMAP)

Non-respect des prix : La direction du Commerce ferme des boutiques à Kayes

Kayes 10 mar (AMAP) La direction régionale du Commerce et de la Concurrence de Kayes (Ouest), capitale de la 1ère région administrative du Mali, a procédé, lundi, à la fermeture de certaines boutiques à Diboli, à la frontalière du Sénégal, pour non-respect des prix du sucre, annonce la cellule de communication du gouvernorat. « La fermeture de ces boutiques pose la problématique du respect de la réglementation en vigueur dans le domaine du commerce. Les autorités régionales sont déterminées à s’investir pour que les marchés soient suffisamment approvisionnés en vivres et que les prix soient abordables pendant le mois de Ramadan afin de soulager les populations », explqiue la même source. A la vielle du mois de Ramadan, le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, s’était, en compagnie du directeur régional du Commerce et de la Concurrence, rendu en certains points de vente et magasins de la Cité des rails pour s’assurer de la disponibilité des stocks alimentaires et des prix. A l’issue de cette descente sur le terrain, il avait invité les opérateurs économiques à vendre les vivres (céréales et autres produits alimentaires) conformément aux prix plafonds. Moins d’un mois avant, le directeur régional du Commerce et de la Concurrence de Kayes, Robo Bayo, et ses agents avaient saisi d’importantes quantité de produits périmés et avariés en certains points de vente de la ville de Kayes. Il s’agit de produits alimentaires et de médicaments d’une valeur de 455 millions de Fcfa. Les produits alimentaires ont été incinérés le 15 février 2025, en présence des services compétents dont la direction régionale de la santé. « Nous avons estimé que ces produits sont impropres à la consommation. Les conditions de conservation de certains médicaments ne sont pas bonnes même si leur délai d’expiration n’est pas encore dépassé. On constate également que les boissons sont conservées dans des lieux inappropriés. Les salles de conservation des produits, dont les boissons et les médicaments, ne sont pas aérées », a expliqué M. Bayo qui a saisi la justice de Kayes le 21 janvier 2025. Dans un entretien avec l’AMAP, Robo Bayo a expliqué que la direction générale du Commerce et de la Concurrence et ses services régionaux « peuvent initier des missions à tout moment pour s’assurer de la bonne application de la Loi N°2015/036/ du 15 juillet 2015 portant protection du consommateur. L’article 38 de cette loi stipule que « les prix des biens, produits et services sont libres sur toute l’étendue du territoire national et sont déterminés par le seul jeu de la concurrence. » « Toutefois, dans les secteurs économiques et dans les localités ou la concurrence par les prix est limité pour quelque raison que ce soit, dans des situations de crise ou dans les cas de hausse excessive sur le marché, le gouvernement peut, par décret pris en Conseil des Ministres, réglementer, fixer ou limiter la concurrence sur les prix. » D’après l’article 49 de la loi, « la détention en vue de la vente, la vente ou l’utilisation de biens toxiques, nocifs ou dangereux pour la santé du consommateur en dehors des dispositions réglementaires sont interdites. » « Notre hiérarchie nous a instruit de faire des saisies car, les gens peuvent influer sur le cours des marchés pendant les périodes de grande consommation comme le mois de Ramadan, les périodes de fêtes, surtout celles de fin d’années. Certains peuvent profiter de ces fêtes pour introduire des produits périmés et avariés sur le marché », a expliqué le M.  Bayo. Pour mettre les populations à l’abri de toute spéculation sur les prix dans les différents points de vente, le directeur régional du Commerce et de la Concurrence mise sur la collaboration des organisations de la société civile. Cette structure travaille également en étroite collaboration avec la direction régionale de la Santé et la représentation régionale de la Pharmacie populaire du Mali pour la gestion des médicaments périmés et avariés. BMS/MD (AMAP)