Les Forces armées maliennes (FAMA) annoncent la neutralisation de plusieurs groupes armées à Talhandak, (Nord)
Bamako, 22 avr (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMA) annoncent, dans un communiqué publié ce mardi 22 avril 2025, la neutralisation de plusieurs groupes armés terroristes dans le secteur de Talhandak, situé à 82 km au nord-est de Tessalit, dans la région de Kidal (Nord). Grâce à l’exploitation de renseignements d’intérêt militaire, les FAMA ont « suivi et confirmé, tout au long de la journée et de la soirée du 21 avril 2025, les mouvements de plusieurs véhicules terroristes. » « Les nombreuses filatures ont permis d’identifier l’attitude hostile de trois cibles terroristes », précise le communiqué. Dans la nuit du 21 au 22 avril 2025, une série d’opérations ciblées a été menée avec succès. « Les deux premières salves ont détruit deux véhicules et neutralisé une dizaine de combattants terroristes », indique l’état-major général des Armées. La troisième salve a permis de détruire un troisième véhicule, un dépôt de carburant et cinq combattants terroristes. « Le souffle des explosions et les incendies provoqués confirment la neutralisation d’objectifs terroristes importants », ajoute le communiqué. L’état-major général des Armées salue « le professionnalisme des personnels engagés dans cette opération. » Il appelle les populations à « continuer à se démarquer des terroristes » et réaffirme l’engagement des FAMA à poursuivre « avec détermination leur noble mission de défense de l’intégrité territoriale, de protection des personnes et de sécurisation des biens sur l’ensemble du territoire national ». OS/MD (AMAP)
Suspension de la grève du SYNABEF après des avancées avec le gouvernement*
Bamako, 19 avr (AMAP) Le Syndicat national des banques, assurances, établissements financiers, microfinances et commerces du Mali (SYNABEF) a suspendu, vendredi soir, son mot d’ordre de grève lancé le jeudi 17 avril 2025, à l’issue d’une rencontre décisive avec le Premier ministre, annonce un communiqué de la Primature. Lors de cette réunion, tenue en présence du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, des avancées significatives ont été enregistrées. « Nous saluons l’implication du gouvernement de la Transition dans la résolution de nos revendications », a déclaré Abdoulaye Keïta, Secrétaire général du SYNABEF, accompagné d’une délégation composée de toutes les sections du syndicat. Le Premier ministre, au nom du Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a loué « l’attitude constructive » du SYNABEF. « Nous ne ménagerons aucun effort pour honorer tous nos engagements », a-t-il assuré, soulignant que « la préservation d’un climat social apaisé reste une priorité gouvernementale. » OS/MD (AMAP)
Le Mali et la Banque mondiale renforcent leur coopération lors de la visite de Wencai Zhang à la Primature
Bamako, 17 avr (AMAP) Le Directeur général et chef de l’Administration du Groupe de la Banque mondiale, Wencai Zhang, a rendu, jeudi une visite de courtoisie au Premier ministre malien, le général de Division Abdoulaye Maïga, pour des discussions renforcer les liens de coopération entre le Mali et cette institution internationale de développement La visite a permis d’échanger sur la vision des autorités maliennes en matière de coopération au développement et de discuter des stratégies pour maximiser l’impact de l’appui de la Banque sur la résilience et le développement socio-économique du pays. « Nous saluons la qualité de notre collaboration avec le Mali et réaffirmons notre engagement à accompagner la Vision Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ainsi que la SNEDD 2024-2033 », a déclaré M. Zhang. Il a également proposé un accompagnement technico-politique pour soutenir les efforts du gouvernement de la Transition. DEMANDE D’APPUI BUDGETAIRE ET DES PROJETS STRATEGIQUES – Le Premier ministre, général de Division Abdoulaye Maïga, a sollicité la reprise de l’Appui budgétaire général (ABG) de la Banque mondiale pour soutenir le déficit budgétaire du Mali. « Nous comptons sur la Banque mondiale pour nous accompagner dans la réalisation de nos priorités nationales », a-t-il affirmé. Il a également évoqué la reprogrammation du projet de réhabilitation de la route Sévaré-Gao, précisant que ce chantier sera conduit par le Génie militaire dès que les conditions sécuritaires le permettront, notamment dans les zones affectées par l’insécurité. Le Chef du gouvernement a rappelé les trois principes fondamentaux définis par Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition. « Toute coopération doit respecter la souveraineté du Mali, les choix stratégiques et de partenaires opérés par notre pays, ainsi que la défense des intérêts vitaux de nos populations », a-t-il insisté. Il a salué l’alignement de la Banque mondiale sur les priorités exprimées dans la Vision Mali Kura 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. UN PORTEFEUILLE ACTIF DE 19 PROJETS – Les échanges ont également porté sur la prochaine reconstitution des ressources de l’IDA21, en cours de préparation. À la date du 31 mars 2025, le portefeuille actif de la Banque mondiale au Mali comprend dix-neuf projets, dont onze à caractère national et huit à caractère régional, pour un montant total approuvé de 1 796 millions de dollars US, soit environ 1 077,6 milliards de FCFA. « Ces projets reflètent notre engagement à soutenir le développement durable du Mali », a ajouté M. Zhang. La rencontre, qui s’est déroulée en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a permis de poser les bases d’une collaboration renforcée, alignée sur les ambitions du Mali pour un avenir souverain et prospère. OS/MD (AMAP)
Mali : Grève nationale de 72 heures du Syndicat des banques dès ce jeudi 17 avril
Bamako, 16 avr (AMAP) Le Syndicat bational des banques, assurances, établissements financiers, microfinances et commerces du Mali (SYNABEF) a annoncé, mercredi dans la soirée, une grève de 72 heures à parti de ce jeudi 17 avril 2025, à 00H00, sur l’ensemble du territoire national Dans un communiqué, le SYNABEF, qui signale « l’échec des négociations sur son préavis de grève du 2 avril 2025 », ajoute que le mouvement « se prolongera jusqu’au samedi 19 avril 2025 à minuit. » « Cette grève sera reconductible pour une durée de 120 heures, du mardi 22 avril 2025 à 00H00 au samedi 26 avril 2025 à minuit », précise le Syndicat qui poursuit : « Nous avons le regret de constater que les discussions n’ont pas abouti ». Le Bureau exécutif du SYNABEF appelle les travailleurs à respecter « strictement » le mot d’ordre. « Aucun service minimum ne sera observé », souligne le communiqué du Syndicat qui insiste « sur la mobilisation collective pour faire aboutir ses revendications. » OS/MD (AMAP)
Barrick Gold, sous le coup d’une fermeture de ses bureaux au Mali, dénonce l’escalade des tensions (Communiqué)
Bamako, 16 avr (AMAP) Barrick Gold Corporation, opérateur de la mine de Loulo-Gounkoto au Mali dont les bureaux à Bamako ont été fermés par le gouvernement malien, a appelé, mardi, ce dernier à un « leadership responsable » face à l’aggravation de la situation dans le pays, marquée par l’arrestation de ses employés, la suspension de ses exportations d’or et cette récente fermeture de ses bureaux dans la capitale. Dans un communiqué publié le 15 avril, la société minière canadienne exhorte les autorités maliennes à signer un protocole d’accord négocié en février 2025 pour résoudre les litiges en cours. Barrick affirme avoir agi « de bonne foi, s’engageant dès octobre 2024 dans un cadre visant à régler tous les différends avec le gouvernement.» « Nous avons versé 85 millions de dollars américains dans le cadre des négociations en cours et signé le protocole d’accord comme demandé en février », indique le communiqué. Cependant, la signature du gouvernement reste en suspens, entravée, selon Barrick, par « un petit groupe d’individus qui placent leurs intérêts personnels ou politiques au-dessus des intérêts à long terme du Mali et de son peuple ». La situation s’est aggravée avec des mesures gouvernementales jugées hostiles par l’entreprise, notamment l’arrestation de ses employés, toujours « injustement détenus », et la menace de placer la mine de Loulo-Gounkoto sous administration provisoire si la production ne reprend pas. Barrick considère qu’ «Il est regrettable que le gouvernement continue d’entraver les exportations d’or tout en exigeant le paiement d’impôts sur des revenus qu’il a activement empêché de générer. » L’entreprise souligne les conséquences économiques et humaines de cette impasse. La mine de Loulo-Gounkoto, un « contributeur clé à l’économie nationale », génère des impôts et redevances essentiels au budget malien. Une inaction prolongée menace sa viabilité à long terme et prive le pays de revenus substantiels, selon l’opérateur minier Par ailleurs, « quatre citoyens maliens innocents continuent d’être privés de leur liberté, sans justification », déplore Barrick, qui malgré les tensions, se dit prête à honorer l’accord négocié, ce qui permettrait de relancer la production, de libérer les employés détenus et d’abandonner les poursuites pénales. L’entreprise, présente depuis longtemps au Mali, insiste sur son engagement en faveur du développement local, ayant maintenu le paiement des salaires et le soutien à la chaîne d’approvisionnement malgré la crise. « Cette situation n’est pas viable sur le long terme », avertit, toutefois, le communiqué. En l’absence de solution, Barrick se réserve le droit de recourir à l’arbitrage international et à d’autres voies légales contre le gouvernement de Bamako, et « les acteurs agissant de mauvaise foi. » La société appelle les autorités maliennes à conclure l’accord « dans l’intérêt du peuple et de l’économie nationale ». OS/MD (AMAP)
Force unifiée de l’AES contre le terrorisme : Les chefs d’État-major généraux rendent compte au président du Faso (Communiqué)
Ouagadougou, 15 avr (AMAP) Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a reçu, ce mardi, en audience les chefs d’état-major généraux des armées de la Confédération des États du Sahel (AES), à Ouagadougou, pour examiner les avancées de la force unifiée contre le terrorisme, selon un communiqué de la Direction de la communication de la Présidence du Faso. Les discussions ont porté sur la mise en place de la force unifiée de l’AES, avec un focus sur le protocole additionnel et les opérations Yéréko 1 et 2, conduites dans la zone des trois frontières. Les chefs d’état-major ont également exploré les perspectives de nouvelles opérations. « Nous ressortons très satisfaits et ragaillardis par les orientations et les directives données par le président du Faso. Cela nous donne beaucoup d’ardeur dans la mise en œuvre de la force unifiée de l’AES », a déclaré le général de division Oumar Diarra, chef d’état-major général des Armées du Mali et président du Comité des chefs d’état-major de l’AES. Le général Diarra a souligné la progression de la force de l’AES face à des terroristes en constante évolution. « Les terroristes changent de mode d’action quotidiennement. Nous nous adaptons aussi. Je puis vous dire que la victoire est au profit des forces de l’AES », a-t-il affirmé, appelant les populations à faire confiance aux dirigeants et armées de l’AES. Parallèlement, une réunion des chefs d’État-major des armées de l’air de l’AES se tient à Bamako pour mutualiser les moyens de défense de l’espace commun, consolidant ainsi la stratégie régionale contre le terrorisme. Les chefs d’État-major ont réitéré leur détermination à sécuriser la Confédération et ont appelé à une mobilisation citoyenne. Les orientations du Président Traoré renforcent leur engagement pour une victoire définitive contre le terrorisme. Le général Diarra assure que la force de l’AES gagne en puissance face à un ennemi en constante adaptation. « Les terroristes changent de mode d’action quotidiennement. Nous nous adaptons aussi. Je puis vous dire que la victoire est au profit des forces de l’AES », affirme-t-il, invitant les populations à faire confiance aux trois chefs d’État et à leurs armées. Les chefs d’État-major ont réitéré leur détermination à sécuriser la Confédération et appellent à la mobilisation citoyenne. Les chefs d’états-majors et des experts militaires de l’Alliance des états du Sahel (AES) se sont réunis, le même jour, à Ouagadougou pour bâtir « une architecture commune de défense solide, efficace et adaptée aux défis sécuritaires » de l’espace communautaire, rapporte l’Agence d’information du Burkina (AIB). « Il nous appartient de construire, ensemble, une réponse coordonnée, souveraine et réunie », a dit l’officier supérieur burkinabè cité par la même source Le général Diallo a souligné que cette réunion constitue une étape cruciale dans la mise en œuvre de la vision partagée de la Confédération de l’AES, « celle d’une sécurité collective fondée sur la solidarité, l’interopérabilité des forces et la confiance mutuelle. » « Elle marque une étape décisive d’un cheminement vers une défense commune, autonome et souveraine », a-t-il renchéri. Cette réunion avait pour but « d’évaluer et valider les plans du protocole additionnel de défense et de sécurité ainsi que les modalités de la mise en place de la force de l’AES », a-t-il soutenu. Selon lui, les chefs d’États-majors des armées s’inscrivent dans la vision des chefs d’États de la confédération de l’AES pour aller au-delà des mots et poser les bases concrètes d’une coopération militaire, incluant le partage de renseignements, la formation commune, les équipements adaptés et une stratégie unifiée. OS/MD (AMAP)
Mali : Une centaine de partis politiques s’opposent aux consultations sur la relecture de la Charte et réaffirment leur soutien aux FAMa
Bamako, le 15 avr (AMAP) Quelque 101 partis politiques maliens ont unanimement dénoncé, mardi, à Bamako, la décision gouvernementale d’organiser de nouvelles consultations des forces vives, jugées redondantes, coûteuses et contraires à la logique républicaine, a constaté l’AMAP. « Pourquoi consulter à nouveau sur un sujet déjà tranché par les Assises nationales de la refondation (ANR), qui représentent la plus haute légitimité ? » s’est interrogé le président du Congrès national d’initiative démocratique (CNID-FYT), Me Moutaga Tall, lors d’un point de presse à la Maison de la Presse. Il a rappelé que la Constitution de 2023 garantit le multipartisme et les droits des partis (articles 39 et 185). Concernant la relecture de la Charte, Me Mountaga Tall a rappelé que, suite à l’appel du ministre délégué chargé des Réformes politiques, daté du 19 décembre 2024, une centaine de partis ont transmis des « Propositions consensuelles » le 14 mars 2025. Ces propositions, conformes aux résolutions des ANR, prônent une réduction du nombre de partis via des conditions strictes de création et de financement, la réaffirmation du rôle du chef de file de l’opposition et l’interdiction du nomadisme politique en cours de mandat. Tandis que le président de l’Alliance pour la République (APR), Oumar Ibrahim Touré, a insisté sur « la nécessité d’un dialogue direct avec le gouvernement, plutôt que de nouvelles concertations. » Les partis ont sollicité une audience urgente auprès du Premier ministre et demandé le report des consultations prévues les 16-17 avril (phase régionale) et les 28-29 avril (phase nationale). Ils craignent que ce processus ne vise à suspendre ou dissoudre les partis, violation des garanties constitutionnelles et sivant les pratiques des pays voisins de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), le Burkina Faso et le Niger, dépourvus de Constitution. Le président du parti Yelema, Dr Youssouf Diawara, a dénoncé l’opacité autour de la prolifération des partis, notant « une augmentation suspecte de 200 à 400 formations en cinq ans », et réclamé une liste officielle des partis avec leurs détails administratifs. Amadou Koita, président du PS Yele Koura, a appelé à un calendrier clair pour la fin de la transition, refusant une prolongation indéfinie. Les 101 partis réaffirment leur « engagement pour la cohésion nationale, la stabilité et la réussite de la transition, tout en exigeant le respect de la légalité constitutionnelle et des résolutions des ANR. » Ils appellent à un dialogue inclusif pour finaliser la relecture de la Charte dans l’intérêt du Mali. Cette rencontre avec la presse fait suite à une réunion des partis politiques, le 13 avril, qui se sont fermement opposés à l’organisation de consultations des Forces vives de la Nation et des Maliens de l’extérieur pour la relecture de la Loi n°05-047 du 18 août 2005, portant Charte des partis politiques, tout en réaffirmant leur soutien aux Forces armées maliennes (FAMa) après l’incident du drone abattu par l’Algérie. Les intervenants ont exprimé leur appui indéfectible aux FAMa dans leur mission de défense du territoire et de sécurisation des personnes et des biens, condamnant la destruction d’un drone malien par l’Algérie dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 comme une atteinte à la souveraineté nationale. OS/MD (AMAP)
Incendie à l’Usine 3 de la CMDT à Koutiala : 4 500 balles de coton parties en fumée
Koutiala, 15 avr (AMAP) La foudre s’est abattue sur des balles de coton à l’usine 3 de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT de Koutiala), dans la nuit du 14 avril vers 22h, provoquant un incendie qui a consumé 4 500 balles de coton sans faire de perte en vie humaine. Depuis hier soir jusqu’à présent, les pompiers de Koutiala et les agents incendie de la CMDT et quelques bonnes volontés sont à pied d’oeuvre pour éteindre le feu. Contacté par l’AMAP, le directeur régional de la CMDT, Ousmane Sanogo dit attendre la fin des enquêtes pour un bilan chiffré. Le gouverneur de la région de Koutiala, le général de division Abdoulaye Cissé est venu ce matin vers 9h, constater les dégâts et apporter le soutien des autorités a la CMDT. ID/MD (AMAP)
Kangaba: La société Bagama Mining ne respecte pas l’interdiction d’activités sur son site (Mission de contrôle du préfet sur le site aurifère)
Kangaba, 14 avril (AMAP) Une mission de contrôle conduite par le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, a constaté, lundi, que l’interdiction de toute activité aurifère sur le site d’orpaillage du permis de la société Bagama Mining, n’est pas respectée. Cette interdiction est portée par une décision, signée par le préfet du Cercle de Kangaba, signée par le préfet du Cercle de Kangaba, sur le site de la société Bagama Mining qui a fait 12 victimes et également par une lettre confidentielle signe aussi par le préfet et adressée aux maires des communes concernées. Le préfet en compagnie des responsables des services techniques de l’assainissement, des eaux et forêts, de la Brigade de gendarmerie, de la Police et de la Garde nationale ont noté sur le site en question que « si des travaux de restauration ont débuté, force est de constater que les travaux d’exploitation d’or se poursuivent et s’intensifient. » Pour preuve, plusieurs pelleteuses sont alignées devant les fausses et excavations. Un grand groupe électrogène est également en marche non loin. A part quelques éléments de la Société de gardiennage et de surveillance du Mali (SOGESBA), tous les autres travailleurs ont quitté les lieux. Le préfet du Cercle de Kangaba a fustigé l’attitude des responsables de Bagama Mining qui « doivent jouer leur rôle et responsabilité dans cette affaire. » En matière de couloirs d’orpaillage, le préfet a invité les responsables de Bagama Mining « au respect des textes en vigueur. » « Ceux qui sont présentement sur leur permis travaillent dans l’illégalité totale », a précisé le préfet. « En cas d’accident, la société minière sera tenue pour responsable », a-t-il ajouté. Avant de quitter le site, Abou Dao a demandé « aux hautes autorités de l’Etat plus de moyens pour les forces de l’ordre dans le Cercle de Kangaba pour permettre le retrait de tous les engins lourds d’une part et arrêter les travaux clandestins d’autre part. » Pour rappel, la lettre Confidentielle no2025-31 /PCK-C demande aux maires « de veiller au retrait immédiat des sites d’orpaillage, des pelleteuses, bulldozers et Caterpillar pour préserver les vies humaines et l’environnement et prévenir les éventuels conflits d’intérêt. » SD/MD (AMAP)
Tragédie sur la RN7 à Bougouni : trois morts et huit blessés graves dans un accident de car
Bougouni, 13 avr (AMAP) Un grave accident de la route survenu ce dimanche sur la RN7, au virage de Diallobougou, près de Bougouni (Sud), a fait 42 victimes dont trois morts et huit blessés graves, dont pour lesquels les autorités locales se sont mobilisées pour la prise en charge. L’excès de vitesse serait la cause de cette tragédie impliquant un car de la compagnie AK Transport, en provenance de Yanfolila pour Bamako. Il s‘est renversé vers 6h30 au virage de Diallobougou, entre Kokélé et Zambouroula, dans le Cercle de Bougouni. « Le chauffeur roulait trop vite dès la sortie de Yanfolila », ont témoigné plusieurs passagers interrogés sur place. « Nous avons admis 42 victimes au Centre de santé de référence (CSReF) de Bougouni, dont 17 femmes et 25 hommes », a indiqué le Dr Malla Sylla, médecin-chef du CSREF. Parmi elles, trois personnes ont succombé à leurs blessures à leur arrivée : deux enfants, âgés de 1 et 6 ans, et une personne de 70 ans. Huit cas graves ont été recensés dont un polytraumatisé, transféré d’urgence à Kati, en raison de son état critique. « Toute notre équipe s’est mobilisée pour administrer les premiers soins », a ajouté le Dr Sylla. Alerté, le gouverneur de la Région de Bougouni a dépêché une délégation conduite par son directeur de cabinet, Dramane Diakité, accompagné du conseiller à la sécurité, le colonel Bassirou Diarra, et du préfet du Cercle, Hamadoun Tamboura. « Nous nous sommes rendus au chevet des blessés au CSREF pour évaluer leurs besoins », a déclaré M. Diakité. Sur ses instructions, des mesures ont été prises pour la prise en charge immédiate des victimes, Quatre blessés graves ont été évacués vers Bamako pour des soins spécialisés. La protection civile de Bougouni a joué un rôle clé dans l’évacuation des victimes vers le CSREF. « Nos équipes sont intervenues rapidement pour secourir les passagers coincés », a rapporté un responsable sur place. Cet accident relance le débat sur la sécurité routière, l’excès de vitesse étant régulièrement dénoncé sur la RN7, connue pour sa dangerosité. « Nous espérons que le ministère des Transports prendra des mesures fermes pour endiguer ce fléau », a plaidé un soignant du CSREF. BHT/OS/MD (AMAP)

