Cinéma : L’avant-première du film « I Janto » prévu pour le 19 avril au cinéma Babemba
Bamako, 12 avr (AMAP) La réalisatrice du film documentaire intitulé « I Janto », Soussaba Cissé, a annoncé, ce samedi 12 avril que la projection en avant-première de son oeuvre aura lieu, le 19 avril 2025, au Magic cinéma (ex-Babemba) à partir de 15H 30. Lors cours d’une conférence de presse au siège de l’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel d’Afrique de l’Ouest (UCECAO), la fille du défunt cinéaste, Souleymane Cissé, a parlé de ce « film documentaire et long métrage de 90 mn qui met en lumière la crise socio-économique au Centre du Mali, notamment les populations de Bamako, Sékou, Mopti. » La réalisatrice du film et conférencière fait recours à des témoignages poignants de populations directement et indirectement touchées par l’instabilité et l’insécurité. Elle a également indiqué que ce film ‘I Janto’ « vise à dévoiler des aspects méconnus du conflit intercommunautaire et à le porter à la connaissance de l’opinion publique nationale comme internationale ». « Des réalités trop souvent passées sous silence », a ajouté Soussaba Cissé. Elle a également rappelé que la réalisation de « I Janto » a commencé en 2019 et pris fin en 2025. Selon elle, ce temps pour la réalisation est dû à de nombreuses difficultés, notamment des problème de financement, la situation sécuritaire que connait le Mali. Le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Sidiki Touré, a souligné que ce film « I Jan To » est un document d’actualité qui « explore avec justesse et sensibilité la situation sécuritaire du Mali entre 2012 à 2025. » « A travers des témoignages forts et une narration intime, ce film nous plonge au cœur d’une réalité bouleversante, entre douleur, résilience et espoir à soutenir. Au-delà, ce film est un hymne à la résistance et nous invite à soutenir nos forces de défense et de sécurité dans leur mission régalienne », a-t-il dit. Un hommage a été à feu Souleymane Cissé, cinéaste et feu Adama Namakoro Fomba, artiste musicien qui a accepté l’utilisation de sa musique pour la réalisation du film avant son décès. ST/MD (AMAP)
Forum virtuel Tounkan Blon : Le ministre chargé des Maliens établis à l’extérieur écoute la diaspora
Bamako, 12 avr (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a présidé ce samedi 12 avril 2025, au ministère en charge de la Communication, la deuxième session du forum virtuel dénommé Tounkan Blon (le Vestibule de la Migration). Ces échanges sont désormais institutionnalisés par le département en charge des Maliens établis à l’extérieur comme un cadre stratégique de dialogue, d’écoute et de co-construction avec tous les Maliens établis à l’extérieur. Inauguré le 31 janvier 2025, Tounkan Blon porte une signification profonde et symbolique. Il incarne une volonté commune de construire un espace fondé sur la confiance et mettant en perspective une coopération durable entre le Gouvernement et la diaspora. La session regroupe les représentants des Maliens vivant dans des zones aussi diverses qu’importantes, notamment le Nigeria, la Guinée, la France, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la Turquie. Cette rencontre s’inscrit pleinement dans l’axe 7 de la lettre de cadrage du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, qui instruit de renforcer la protection des Maliens établis à l’extérieur et de créer les conditions de leur pleine implication dans la vie nationale. SS/MD (AMAP)
Nouveau délai pour l’interdiction de la transhumance des animaux maliens en Guinée
Bamako, 12 avr (AMAP) La date de l’interdiction de la transhumance des animaux maliens vers la Guinée a été prorogée au 02 mai 2025, initialement fixée au 1er mars 2026, après une rencontre entre autorités maliennes et guinéennes, annonce, vendredi, le ministre malien de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, dans un communique. Cette décision, qui fait suite à une mission conduite par M. Ba à Conakry, du 6 au 8 avril 2025, à l’invitation de son homologue guinéen, est destinée à permettre un retour coordonné et apaisé des éleveurs maliens de Guinée. Les discussions ont porté sur la gestion de l’interdiction de la transhumance transfrontalière, décrétée par la Guinée le 23 janvier 2025, « en raison des conflits récurrents entre agriculteurs guinéens et éleveurs maliens, exacerbés par une mauvaise gestion des ressources naturelles et un manque d’espaces pastoraux. » Pour anticiper la mesure, le ministère malien a organisé, du 3 au 6 mars 2025, une campagne de sensibilisation dans les régions de Koulikoro, Kita et Bougouni, frontalières avec la Guinée, « visant à promouvoir une transhumance paisible à l’intérieur du Mali. » Une rencontre est prévue à Bamako, avant fin avril 2025, pour réviser le protocole d’accord sur la transhumance entre les deux pays. Le ministre appelle ses compatriotes éleveurs maliens « au respect strict de la date limite du 2 mai 2025 et à l’apaisement. » Il assure que « des mesures, comme l’aménagement de périmètres pastoraux et la distribution d’aliments pour bétail, sont en cours pour accompagner les transhumants. » Le secrétaire général de l’interprofession filière bétail viande, Mouhamadou Doucouré faisait partie de cette mission. Joint par l’AMAP, il confirme que les raisons de cette mesure d’interdiction par la Guinée sont liées aux conflicts entre les agriculteurs et les éleveurs. « Il va falloir vraiment réfléchir beaucoup sur le protocole d’accord’’, souligne M. Doucouré. Il indique aussi que « les Guinéens disent que les estimations qui rentrent en Guinée, sont souvent le triple’’. Le secrétaire général de l’interprofession filière bétail viande assure que des dispositions sont en cours pour minimiser les conséquences de cette décision sur les animaux maliens. Parmi celles-ci l’aménagement d’espaces pastoraux le long de la frontière Mali-Guinée. « Sur le retour des animaux, il est prévu de faire au moins 20 forages autour des frontières Mali-Guinée pour faciliter l’abreuvement des animaux’’ a précisé Mouhamadou Doucouré. « Et les dispositions sont en cours aussi, afin de les accompagner en termes d’aliments bétail, pour minimiser les conséquences’’ a-t-il conclu. Il faut préciser que l’interdiction ne concerne pas que les éleveurs maliens installés définitivement en Guinée. OS/MD (AMAP)
Koulouba : le chef de l’Etat malien reçoit le ministre des Affaires étrangères de la Mauritanie
Bamako, 10 avr (AMAP) Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta a recu en audience, dans la matinée de ce jeudi 10 avril, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’extérieur, Dr Mohamed Salem Ould Merzoug, porteur d’un message du président Mohamed Ould El- Ghazaouani. » Les deux chefs d’Etat ont cette volonté commune de consolider, diversifier et renforcer cette relation dans l’intérêt des deux peuples et au bénéfice de toute la sous-région », a déclaré Mohamed Salem Ould Merzoug, à sa sortie d’audience. Cet échange, qui s’inscrit dans le cadre de la concertation régulière entre les deux chefs d’Etat et témoigne de la solidité de la relation bilatérale, « a permis d’aborder des questions d’intérêt commun, notamment le renforcement de la coopération bilatérale et la gestion concertée des flux migratoires », indique un communiqué de la présidence malienne. Les échanges ont mis en lumière la volonté commune des deux pays de poursuivre et de diversifier leur coopération dans l’intérêt mutuel de leurs peuples. Une attention particulière a été portée à la question migratoire, perçue comme un phénomène naturel et historique dans la région, où la mobilité constitue une composante essentielle des modes de vie. Dr. Ould Merzoug a rappellé que la majorité des mouvements migratoires africains s’effectuent à l’intérieur du continent : « 80 % des migrants africains restent en Afrique, dans le cadre de migrations traditionnelles souvent bénéfiques aux économies locales et à la cohésion sociale. » Il a, cependant, exprimé sa vive préoccupation face à la montée inquiétante de l’immigration irrégulière, orchestrée par des réseaux de trafiquants de personnes. « En 2024, plus de 500 corps de jeunes Africains ont été repêchés sur nos côtes, et plus de 100 depuis le début de cette année. C’est une tragédie humaine que nous devons affronter ensemble », a-t-il déclaré. Dans ce contexte, le ministre mauritanien a insisté sur la nécessité d’une réponse coordonnée et anticipée, fondée sur la coopération entre les États. « Il est impératif de combattre ces réseaux criminels et d’encourager une migration régulière, sûre et ordonnée, dans le strict respect des législations nationales et des accords bilatéraux », a-t-il ajouté. S’agissant des ressortissants maliens vivant en Mauritanie, Dr. Ould Merzoug a réaffirmé le caractère fraternel et hospitalier des relations entre les deux peuples. « Un Malien qui arrive en Mauritanie est chez lui, tout comme un Mauritanien qui se rend au Mali. Ceux qui sont en situation régulière vivent en toute quiétude. Les difficultés concernent principalement les personnes non enregistrées, ce qui requiert une meilleure organisation de part et d’autre », a-t-il précisé. « Ce que nous demandons aux gens est de faire en sorte que ce que nous sommes en train de préparer ensemble soit respecté », a-t-il dit. Avant de se réjouir d’avoir une parfaite identité de vue avec la partie malienne sur l’ensemble des questions abordées. Cette visite intervient à la suite de celle d’une délégation malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, au Chef de l’Etat de la Mauritanie, il y a quelques semaines. Ce déplacement visait à améliorer les conditions de séjour des Maliens vivant en Mauritanie. BD/MD (AMAP)
Ouverture d’une enquête judiciaire après la destruction d’un drone malien à Tinzawatène (Communiqué)
Bamako, 10 avr (AMAP) « Une information judiciaire a été ouverte pour des faits graves d’association de malfaiteurs, d’actes de terrorisme, de financement du terrorisme, de détention illégale d’armes de guerre et de munitions, ainsi que de complicité », a annoncé le Procureur de la République du Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, Amadou Bocar Touré. Dans un communiqué publié, mardi, le Procureur Touré, infdique que cette « décision fait suite à la destruction, dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, d’un drone » des Forces Armées et de sécurité du Mali, immatriculé TZ_98D, à Tinzawatène, dans le Cercle d’Abeibara (Région de Kidal),dans le Nord du pays, ainsi que rapporté le gouvernement de la Transition et le Collège des chefs d’États de la Confédération des États du Sahel (AES). « L’objectif est de faire toute la lumière sur ces événements, d’identifier et d’interpeller les présumés auteurs, coauteurs et complices afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice », a précisé le Procureur. Il a, également, assuré que des informations supplémentaires seront communiquées « en temps opportun » à mesure que les investigations progresseront. En outre, Amadou Bocar Touré a lancé un appel à la population pour « la collaboration de tous pour fournir toute information utile à (ses) services, en lien avec les autres autorités compétentes. » OS/MD (AMAP)
Coopération : Le Japon finance huit projets à 6,6 milliards de Fcfa pour la résilience et le développement durable au Mali
Bamako, 9 avr (AMAP) Le Japon a officialisé, mercredi, à Bamako, le financement de huit projets pour un montant global de 10 650 000 dollars US soit environ 6,6 milliards de Fcfa à mettre en œuvre par certaines agences onusiennes et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), dans le cadre de son budget supplémentaire pour l’année 2024-2025, ont annoncé l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon au Mali, Murata Yukuo, et le Coordonnateur résident, par intérim, du système des Nations Unies, Représentant résident du Programme des Nations unies pour le developpment (PNUD) au Mali, Maleye Diop. Lors d’une conférence de presse conjointe organisée à la Maison commune des Nations Unies, à Badalabougou, en présence des représentants résidents des organisations internationales récipiendaires, les conférenciers ont indiqué que cette enveloppe s’inscrit dans le cadre de la coopération multilatérale japonaise visant à répondre aux défis pressants du Mali en matière de sécurité humaine, d’assistance humanitaire et de développement socio-économique. Les huit projets concernent, le renforcement de la durabilité dans le secteur du textile à travers le partenariat avec le secteur privé, la construction de pistes agricoles et de réservoirs d’eau, de canaux d’irrigation en utilisant un agent spécial de durcissement du sol développé au Japon, la stabilisation comme réponse multisectorielle aux femmes et jeunes déplacés dans les régions du Centre du Mali et le renforcement de la résilience et de la cohésion sociale (routes, conservation du sol, moyens de subsistance inclusifs dans la zone péri-urbaine de Bamako). Outre la réponse aux besoins urgents et transnationaux des communautés affectées dans les Régions du Nord, du Centre et du Sud du pays, le financement couvre également les volets assistance alimentaire et nutritionnelle d’urgence aux populations vulnérables au Mali, la protection et l’assistance aux réfugiés, aux personnes déplacées internes et communautés d’accueil au Mali. Le financement japonais couvre aussi les activités d’urgence et de réhabilitation pour le Mali. Le coordonnateur résident par intérim du système des Nations unies et représentant résident du PNUD au Mali, Maleye Diop, a salué « l’engagement exceptionnel du gouvernement japonais en faveur du Mali. » Selon lui, cet évènement est une preuve tangible de cet engagement et « démontre concrètement la volonté du Japon d’accompagner les efforts du gouvernement pour un développement durable du Mali. » Pour le représentant résident du PNUD au Mali, « cet appui financier constitue une contribution essentielle pour renforcer la résilience des communautés maliennes face aux multiples défis auxquels elles sont confrontées. » Il a ajouté que ces projets seront mis en œuvre, par des agences, fonds et programmes des Nations unies. Notamment le Programme des nations unies pour le développement (PNUD), le Bureau international du travail (BIT), le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Haut commissariat des nations unies pour les réfugiés (UNHCR), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). « Les projets appuyés par ce financement du Japon couvrent, l’assistance humanitaire pour les populations vulnérables, afin de répondre aux urgences, le soutien à l’entrepreneuriat et à l’innovation, avec l’introduction et la vulgarisation de technologies japonaises innovantes, le renforcement des capacités locales », a expliqué Maleye Diop. Selon une note d’information remise à la presse, à travers cet engagement financier, « le Japon réaffirme sa volonté de contribuer activement à la protection des populations, à la consolidation de la paix et au développement socio-économique durable du Mali. » Selon le conférencier, « ce financement ne se limite donc pas à une simple aide ponctuelle, mais vise à renforcer les capacités locales, permettant ainsi aux communautés maliennes de développer des solutions durables et pour renforcer l’appropriation nationale et leur autonomie. » « Je salue tout d’abord les énormes efforts consentis par le gouvernement de Transition du Mali pour alléger la souffrance des populations. Malgré tout cela, la situation sécuritaire et humanitaire demeure toujours préoccupante, surtout dans les Régions du Centre et du Nord du pays », a introduit l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon au Mali. Selon le diplomate japonais, en vue d’accompagner ces efforts, son pays finance, chaque année sur son budget supplémentaire, et cela depuis 2013, dans le cadre de sa coopération multilatérale, certains projets initiés par certaines organisations internationales. Et c’est dans cette logique que le gouvernement du Japon a approuvée, le 17 décembre dernier, le financement des huis projets initiés dans divers domaines par les organisations internationales. « Cet événement est très significatif pour notre coopération de par la qualité des acteurs concernés et l’impact positif que pourraient avoir ces projets », a indiqué Murata Yukuo. Financés, sous forme de don, la réalisation de ces projets permettra de faire face aux défis urgents et imprévisibles qu’affronte le peuple malien par la stabilisation de la situation humanitaire et sécuritaire, selon l’ambassadeur. BBC/MD (AMAP)
Bamako : Le café creuse son sillon face aux traditionnels trois normaux
Par Moussa M. DEMBÉLÉ Bamako, 9 avr (AMAP) À Bamako, le thé longtemps roi dans les « grins » et dans les foyers, cède peu à peu du terrain à une boisson qui séduit, de plus en plus, les jeunes : le café, « noir », comme on le dit dans le milieu des chauffeurs de gros porteurs ou de taxis ou encore de transports en commun, le « p’tit noir », comme on dirait au comptoir d’un bistrot ou devant la machine à café de l’entreprise. De nouveaux produits, notamment le café noir pressé, connaissent un véritable engouement auprès d’une population avide de nouveauté et en quête d’énergie. Boisson stimulante par excellence, le café — obtenu à partir de la torréfaction des graines de l’arbuste Coffea — fait désormais partie du quotidien de nombreux Bamakois, au bureau avec la machine à expresso neuf ou de seconde main, dans la rue avec les vendeurs de café instantané sur des pousses-pousses aménagés en service de café ou au bord de passages fréquentés ou même dans les marchés. Qu’il soit consommé pour le plaisir, la concentration ou la motivation, le café s’impose progressivement dans les habitudes. Yacouba Mallé, étudiant en histoire-géographie à la Faculté des lettres et sciences humaines (FLASH), est un amateur de la petite tasse de noir. « J’ai goûté au café pour la première fois fin 2023, et depuis, je ne peux plus m’en passer. J’ai même abandonné le thé », confie-t-il. À Dialakorobougou, où il réside, il partage cette passion avec d’autres jeunes. Du côté de Yirimadio, un « grin » s’est formé autour de la consommation du café noir pressé. Yaya Coulibaly, ingénieur en topographie et chef du « grin », affirme que cette tendance est apparue courant 2024. Ce sont sept jeunes, qui ont terminé avec leurs études. Certains travaillent, d’autres sont toujours à la recherche d’emploi. Chaque soir, ils se retrouvent au « grin » autour du café. « Avant, nous étions tous amateurs de thé. Aujourd’hui, la plupart d’entre nous préfèrent le café pour sa puissance et son goût plus prononcé », affirme-t-il, assis près de l’appareil à café. « La plupart d’entre nous, trouvent que le café est plus intéressant que le thé. Au « grin », le thé est toujours consommé mais très modérément», a-t-il conclu MARCHE EN PLEINE EFFERVESCENCE – Si certains ont découvert le café récemment, d’autres en sont des consommateurs de longue date. Soucko Diarra, vendeur d’appareils électroniques au quartier du Fleuve, en consomme depuis 1987,et a découvert le breuvage en Côte d’Ivoire. Depuis lors, il est resté toujours accro à cette boisson excitante. « Le café m’apporte motivation et énergie. Quand je n’en consomme pas avant d’entamer mes activités, c’est difficile d’avoir une motivation. Je trouve même que c’est bon pour ma santé », se lance-t-il. « Je peux en boire plusieurs tasses par jour, même avant de manger. Le thé, en revanche, me cause des maux de ventre », confie-t-il. L’engouement pour le café se traduit également sur les étals du marché. À Dabanani, dans au grand marché de Bamako, les vendeurs de café moulu enregistrent une forte demande. Ce mercredi 02 avril 2025. Il est 09h26 précises, sous un soleil ardent, la circulation est encore assez fluide en ce quatrième jour après la fête de ramadan. Les commerçants sont installés au bord de la route qui traverse le grand marché. Ici, ce sont des marchandises, tout genre et tout type confondu : vêtements, chaussures, thé, jus et café noir moulu. Drissa Coulibaly, ancien vendeur de thé, a opéré un virage stratégique vers le café. « Je gagne mieux avec le café. Mes recettes journalières varient entre 50 000 et 250 000 Fcfa grâce aux ventes en gros à des détaillants qui viennent de plusieurs quartiers de la capitale », explique-t-il. Selon Drissa Coulibaly qui évoluait dans la vente du thé et est sur le point d’abandonner au profit de celle du café, « tout le monde s’intéresse au café ces deux dernières années. C’est pourquoi j’ai commencé à vendre du café. « Et je peux dire que je gagne plus dans la vente du café que le thé », dit le grossiste de café, entouré de clients. Le café commercialisé à Bamako provient principalement de la Côte d’Ivoire, un pays qui de production par excellence. Plusieurs variétés sont proposées, mais celle parfumée au gingembre est particulièrement prisée. Les prix oscillent entre 1 000 et 5 000 Fcfa le sachet. Face à cette popularité croissante, les autorités ont renforcé le contrôle des importations aux frontières depuis 2024. Avant, nous importons le produit sans payer mais depuis 2024, nous payons des taxes à la frontière », nous révèle Alou Samaké. Ce vendeur de café au grand marché n’a pas voulu révéler si la vente du café lui rapporte des bénéficies. Toutefois, il confirme qu’il arrive « à mieux s’en sortir. » « Aujourd’hui, beaucoup de Maliens s’intéressent au café même si j’ignore bien les raisons. C’est qui a fait que les autorités ont commencé à contrôler l’importation du café aux frontières », explique notre interlocuteur. Dans la même foulée, un client nous a répondu, sous couvert d’anonymat, qu’il préfère le café au gingembre plus que l’ordinaire. « Chaque semaine, je viens payer un sachet de café », lance-t-il, avant d’effectuer son achat. Avec l’essor du café, les appareils permettant sa préparation connaissent également une hausse des ventes. À Bamako, ces petits outils — souvent vendus entre 2 500 et 4 000 Fcfa — sont de plus en plus présents dans les ménages. « Il y a deux ans, peu de gens s’y intéressaient. Aujourd’hui, je fais de bonnes affaires », témoigne Ali Diarra, commerçant au quartier du Fleuve. BIENFAITS INSOUPÇONNES – Selon le nutritionniste, endocrinologue et diabétologue, Dr Djibril Traoré, le premier avantage à boire du café noir est sa capacité à améliorer la vigilance et la concentration. « La caféine présente dans la boisson stimule le système nerveux central en augmentant l’énergie, améliore la mémoire, l’humeur et la vigilance, signalant aux cellules adipeuses de décomposer les graisses corporelles », a-t-il expliqué. La caféine peut augmenter les niveaux d’adrénaline et libérer des acides gras des tissus
Destruction d’un drone des Forces armées maliennes : Le ministre des Affaires étrangères a protesté vivement devant l’ambassadeur d’Algérie au Mali
Bamako, 07 avr (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop, a protesté vivement, lundi, contre la destruction d’un drone des Forces armées maliennes par l’Algérie et dénoncé une collusion avec les groupes terroristes, devant l’ambassadeur d’Algérie, Kamel Retieb, convoqué au ministère des Affaires étrangères à Bamako « Il est incompréhensible que le gouvernement algérien ait pris la décision extrême de détruire un drone d’un pays voisin, souvent appelé ‘frère’, alors que cet appareil est resté à tout moment dans l’espace aérien malien », a-t-il déclaré lors d’un entretien avec la télévision nationale. La destruction d’un drone des Forces armées et de sécurité maliennes par un tir algérien, survenu dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, a été qualifié d’ « acte hostile » par le gouvernement malien, dans un communiqué lu, lundi, à la télévision nationale par Le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Brigade Daoud Aly Mohammedine. Au nom des autorités maliennes, le ministre Diop a exprimé une « vive protestation » contre cette agression. Le ministre a déploré « l’attitude belliqueuse de l’Algérie, » soulignant que « là où le peuple malien attendait légitimement de la solidarité, en raison de l’engagement historique du Mali pour l’indépendance du peuple algérien, les autorités actuelles (de l’Algérie) ont choisi la voie de la belligérance ». Il a ajouté que cet acte confirme « une nouvelle fois la collusion entre le régime algérien et les groupes terroristes qui reçoivent asile, protection et soutien de l’Algérie. » Selon le M. Diop, la destruction de ce drone, qui effectuait une mission ordinaire de surveillance du territoire malien, « compromet les efforts de lutte contre le terrorisme dans la région. » « Cette attitude agressive ouvre la voie à l’instabilité et à la violence au Sahel, alors que les États de la Confédération AES sont résolument engagés dans la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes », a-t-il averti. Face à cet incident jugé « d’une extrême gravité », il a réitéré la « ferme condamnation » du Mali, déplorant que cette action ait entravé la neutralisation de terroristes de haut rang. « Cela démontre, hélas, la voie conflictuelle choisie par les autorités algériennes, malgré les mesures de confiance et d’apaisement longtemps privilégiées par le Mali », a-t-il regretté. En conclusion, Abdoulaye Diop a réaffirmé la détermination du gouvernement de la Transition à intensifier la lutte contre le terrorisme et l’insécurité. « Pour la paix et la sécurité au Mali et dans l’espace AES, nous poursuivrons sans relâche notre engagement », a-t-il assuré. OS/MD (AMAP)
Funérailles d’Amadou Bagayoko : l’Adieu de milliers de personnes à l’artiste
Bamako, 6 avr (AMAP) Des milliers de personnes ont assisté à la cérémonie funèbre de l’artiste de renommée internationale et virtuose de la guitare, Amadou Bagayoko, ce dimanche, 06 avril 2025, au terrain de football du quartier Garantibougou, communément appelé « Terrain laitcran » La nation, ses parents, amis et le monde de la musique étaient venus nombreux ainsi que les officiels comme le ministre de la Culture, de l’Artisanat, du Tourisme et de l’Industrie hôtelière, Mamou Daffé, et son collègue des Affaires religieuse et du Culte, Mahamadou Koné. On notait également la présence de l’ancien Premier ministre, Moussa Marra et l’ex-ministre, Me Mountaga Tall, des cadres de la Culture et du monde des artistes, notamment les vedettes de la chanson Salif Keita et Nahawa Doumbia. « Certes à Allah appartient ce qu’il a repris et c’est à Lui aussi qu’appartient ce qu’il a donné et chaque chose pour Lui a un terme fixé à l’avance. Sois endurant et espère la récompense d’Allah. Qu’il accroisse ta rétribution, t’accorde les meilleures condoléances et pardonne à ton défunt », c’est par cette invocation du Tout-Puissant, clément et miséricordieux que le ministre Mamou Daffé, a reconnu que « le simple, patient, humble, humaniste artiste Amadou Bagayoko représentait un baobab de la culture malienne. » « C’est un géant qui s’est incliné. Et, c’est le lieu d’avoir une pensé profonde pour son épouse qui a partagé avec lui les grandes scènes du monde entier. Amadou était d’abord d’une humilité et d’une générosité tant dans la musique que dans le social. Il était aussi un grand religieux, un grand croyant », a dit Mamou Daffé. Au nom des autorités du Mali, notamment le président de la Transition, Assimi Goita, le Premier ministre Abdoulaye Maiga et de l’ensemble des membres du gouvernement, il a adressé ses condoléances les plus émus. Pour Aminata Kouyaté, actrice de cinéma dite « Amion ka Awa », « Amadou Bagayoko était un messager. » « Il a rempli sa mission. C’est à nous de suivre ses pas. Il a montré la preuve que le vrai handicap se trouve dans la tête. Amadou a eu un accident visuel mais cela l’a forgé. Il a rempli toutes les cases sociales avant de partir. Et, je retiens de lui un homme pieux », a encore dit l’actrice de cinéma. L’artiste-musicien Salif Keita a témoigné que le défunt était quelqu’un de particulier. « Il ne répondait jamais aux provocations et il ne provoquait jamais personne. Amadou était simple et humble. Il était la fierté de la culture africaine et du Mali en particulier. Il a fait réussir le Mali partout ou pouvait s’entendre la musique dans le monde », a précisé Sali Keita. Animateur à l’ORTM, à la retraite, Adama Kouyaté a souligné qu’il était un grand Monsieur de la culture malienne. « Il a donné à la culture malienne une autre dimension. Il était en amitié, très attachant et ouvert. Vraiment, c’est une perte énorme pour le Mali. Nous prions pour lui », a-t-il dit. Amadou Bagayoko était originaire de la Région de Bougouni (Centre), du village de Tora. L’artiste a définitivement déposé sa guitare vendredi 04 avril 2025, à Bamako, à l’âge dans sa soixante-onzième année. En effet, il est né le 24 octobre 1954 à Bamako. Il a commencé sa carrière musicale dans les années 1975-176 avec Abdoulaye Diabaté dans le « Kouléstar » de Koutiala et de « Kénéstar » de Sikasso. avant de connaitre un énorme succès à l’international. Dors en paix, légende de la musique malienne. ST/MD (AMAP)
Premier grand prix cycliste de l’ORTM : Daouda Djiré d’Airness de Niéna vainqueur
Bamako, 06 avr (AMAP) – Daouda Djiré d’Airness de Niéna, a remporté, ce dimanche 06 avril 2025, le trophée de la première édition du « Grand prix cycliste de l’ORTM », organisé en partenariat avec la Fédération malienne du cyclisme et couru sur 130 km, pendant quatre heures, sur le Boulevard de l’indépendance à Bamako, a constaté l’AMAP sur place. Nasirou Sorgho, de l’équipe Bissel du Burkina Faso, 2ème et Tiémoko Diallo 3ème place, également de l’équipe Airness de Niéna complètent le podium de la compétition dont les trois premiers ont reçu une enveloppe de deux millions de Fcfa pour le premier, 1 million de Fcfa pour le deuxième et le troisième 500 000 Fcfa. Au total, 126 cyclistes dont 94 maliens, 26 burkinabè parmi lesquels 2 jeunes dames et 6 nigériens étaient en compétition, venant des trois pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Le départ a été donné à 08h06 par le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga qui a présidé l’évènement, placé sous l’égide du général d’Armée Assimi Goïta, président de Transition, en présence de plusieurs membres du gouvernement et le directeur général de l’ORTM, Hassane Diombélé, et d’autres invités. « Nous avons vu une belle course avec des cyclistes venus des pays de l’AES, notamment. C’est une compétition très saine et nous avons vu un engagement de tout le monde », a déclaré le directeur général de l’ORTM, Hassane Diombélé. La première place occupée par l’équipe Airness de Niéna, « ne me surprend pas, parce que vous avez, au Mali, c’est la Région de Sikasso, précisément la localité de Niéna, est celle du vélo », a dit le directeur général de l’ORTM, avant de féliciter le vainqueur Daouda Djiré et tous les coureurs. Selon le Premier ministre Abdoulaye Maïga, les objectifs de cet événement sportif, sont « de renforcer les liens de fraternité entre les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) et de promouvoir le cyclisme dans notre espace confédéral ». Le chef du gouvernement d’ajouter que ces objectifs ont été atteints. Pour les prochaines éditions, il souhaite que cette compétition soit organisée à l’échelle des pays de l’AES, avant d’assurer que « les organisateurs seront aidés dans leur activité par les autorités de la Confédération ». Pour conclure, M. Maïga a félicité les deux coureuses venues du Burkina Faso et salué le professionnalisme des cyclistes en général. Quant au vainqueur, Daouda Djiré, il a exprimé toute sa satisfaction. « Je suis très content d’avoir remporté ce premier prix du grand cycliste de l’ORTM. Je dédie victoire à toute l’équipe Airness Niéna. C’est l’AES qui a gagné », a le vainqueur de cette première édition. Il a remercié les organisateurs pour la bonne tenue de l’événement. MD/MD (AMAP) [/fusion_text][/fusion_builder_column][/fusion_builder_row][/fusion_builder_container]

