Ouélessébougou : Plus d’un millier de patients attendus par l’ONG américaine Utah Alliance pour sa campagne annuelle de soins et chirurgies gratuits de l’œil

Ouélessébougou, 28 avr (AMAP) Plus d’un millier de patients sont attendus pour la campagne annuelle de soins et chirurgies gratuits des maladies de l’œil de l’Utah Alliance, une ONG américaine, qui a débuté, ce lundi 28 avril 2025, pour cinq jours, au Centre de santé et de référence (CSRéf) de la ville, a constaté l’AMAP. L’objectif de cette campagne de Utah Alliance, qui intervient dans la Commune de Ouélessébougou, depuis trente-cinq ans, en collaboration avec le District sanitaire, est la lutte efficiente contre la cécité au Mali, en prenant en charge gratuitement toutes les personnes affectées par les maladies liées à la vision. La coordinatrice santé de l’ONG, Mme Viviane Traoré, s’est réjouie de la réussite de la première journée et de la mobilisation massive des patients venus de toutes les régions du Mali. Elle a également salué l’implication du médecin-chef du CSRéf, Dr Abdrahamane Dicko et tout son personnel pour leur engagement dans cette oeuvre humanitaire. « Cette campagne de 2025 concerne la consultation, la chirurgie du cataracte et du glaucome, les soins et le don de verres correcteurs aux personnes nécessiteuses, sous une assistance médicale, de dix-sept ophtalmologues américains, actuellement présents, à Ouélessébougou, dans le cadre de cette activité », a-t-elle précisé. Mme Traoré a lancé un appel à l’endroit « de toutes les personnes touchées par ces pathologies, à l’intérieur du pays », de les rejoindre au CSRéf de Ouélessébougou, tout en mettant un accent particulier sur la gratuité de toutes les interventions. Pour sa part, Lancine Bamba, un patient sexagénaire, venu de Bougouni, a, après avoir reçu ses soins, non seulement remercié l’ONG « pour l’opportunité offerte aux personnes vulnérables » mais, aussi, » apprécié « la qualité des soins prodigués par les ophtalmologues américains. » Cette campagne prendra fin le 02 mai prochain. AC/MD (AMAP)

Cercle de Kéniéba : Le général de brigade Moussa Soumaré en tournée d’explication sur le nouveau Code minier

Envoyé spécial Bandé Moussa SISSOKO AMAP-Kayes Kéniéba, 27 avr (AMAP) Le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, qui a effectué, du 22 au 25 avril 2025, une visite dans la circonscription administrative de Kéniéba, dans le Sud-Ouest du Mali, pour informer les populations sur les nouveaux lois et textes régissant le secteur des mines, a annoncé que les sites miniers clandestins seront fermés. La mort des braves femmes survenue le 15 février 2025 à la suite à l’effondrement d’une mine artisanale dans la Commune Rurale de Dabia, Cercle de Kéniéba, ressemble à un cauchemar. Elle plonge les populations du Cercle de Kéniéba dans le désarroi, poussant le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, à recadrer l’exploitation aurifère. Il est important d’informer les habitants du Mont Tambaoura sur cette mesure et d’autres, afin de lutter contre l’exploitation illicite de l’or. C’est ce qui explique la visite d’information et de sensibilisation qu’a effectuée le gouverneur de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, dans le Cercle de Kéniéba. Accompagné d’une forte délégation, Il s’agissait également pour le général de brigade Moussa Soumaré d’échanger avec les forces vives du Cercle de Kéniéba afin de recueillir leurs préoccupations. Le gouverneur et sa délégation sont arrivés dans la ville sous un temps ensoleillé. Le soleil se dirigeait vers l’Ouest et ses rayons rouges rivalisaient avec la poussière rouge provenant des mines, des placers. Cette poussière marque aussi la densité du trafic menant vers les zones aurifères et l’excès de vitesse des véhicules sur ces voies très dégradées, en plusieurs endroits. Bien que des travaux de réfection sont en cours sur l’axe Sadiola-Dialafara-Sitakaly-Kéniéba. Après avoir été accueilli par le 1er adjoint au préfet de Kéniéba, Sékou Kanta, et échangé des poignées de main avec d’autres autorités locales, le gouverneur et sa délégation ont entamé leur périple par une visite de courtoisie aux légitimités traditionnelles au domicile de Sékou Sissoko, chef de village de Kéniéba. « Je suis venu vous voir. Touché par la perte de 40 braves dames dans la Commune de Dabia, le président de la Transition a pris des dispositions pour que de tels drames ne se reproduisent plus. C’est pourquoi, j’ai effectué cette mission. Nous comptons sur vous pour l’application de ces dispositions », a expliqué le général de brigade Moussa Soumaré. Répondant au chef de l’exécutif régional, les chefs de quartiers de Kéniéba ont réaffirmé leur soutien à la Transition « qui se soucie du devenir des populations. » « Nous voulons accueillir  le président de la Transition à Kéniéba, en compagnie du gouverneur de la Région. Les autorités de la Transition font un bon travail », a déclaré le porte-parole des légitimités traditionnelles de Kéniéba. D’une part, ces chefs traditionnels sont pour le maintien de leur cercle dans la Région de Kayes. D’autre part, ils demandent au gouverneur de s’investir pour l’érection de cette circonscription administrative en région. ECOUTE, ECHANCES  : S’agissant de la gestion du pays, les légitimités traditionnelles souhaitent que les autorités composent avec les populations et non avec les partis politiques qui ne se soucient, selon elles, que de leurs propres intérêts. Elles ont également évoqué des problèmes de route, de véhicules, notamment pour la gendarmerie, de sécurité et d’électricité. Après le domicile du chef des quartiers de Kéniéba, le chef de l’exécutif régional et sa délégation se sont rendus au domicile de Aboubacar Baldé, Iman de la grande mosquée de Kéniéba pour une visite de courtoisie. Aboubacar Baldé, qui dirige cette grande mosquée depuis 1988, a fait des bénédictions et de prières pour le pays. Au deuxième jour de tournée, le général de brigade Moussa Soumaré a eu une série de rencontres à huis-clos à la préfecture. Il a rencontré d’abord le 1er adjoint au préfet et les sous-préfets. Ensuite, successivement, les services locaux, les forces de défense et de sécurité, puis les maires, leurs 1er adjoints, les délégations spéciales, ainsi que les secrétaires généraux des mairies. Le général de brigade Moussa Soumaré s’est livré au même exercice avec les légitimités traditionnelles et la société civile, y compris les femmes et les jeunes. La journée s’est achevée par le huis-clos avec les compagnies minières évoluant dans le Cercle. Celles-ci ont dénoncé l’occupation illicite de leurs zones par des orpailleurs. Lors de ces huis-clos, le général de brigade Moussa Soumaré a informé ses différents interlocuteurs des textes relatifs aux mines, à la gestion des mairies. Il a demandé à la jeunesse de s’investir dans la restauration des terres dégradées. Pour cela, ils bénéficieront de l’appui des mines. Selon le gouverneur, les populations doivent s’approprier les nouvelles lois et dispositions régissant l’activité minière. Il a annoncé un inventaire des différents sites miniers se trouvant dans ce cercle. L’État prévoit la fermeture de tous les sites illégaux pour éviter l’effondrement des puits d’or qui occasionne des dégâts humains et matériels. A l’issue de cette concertation, le maire de la Commune rurale de Kassama, Habib dit Koura Sissoko, a qualifié la rencontre d’instructive. « Le gouverneur nous a donné des explications sur les nouveaux textes et les nouvelles mesures. Il a insisté sur la restitution des sessions et a évoqué la question du recouvrement des taxes », a dit l’édile. Dans le Cercle de Kéniéba, certaines communes connaissent des problèmes liés au développement, à la désignation des chefs de village, à la décentralisation et à l’insuffisance de personnel, notamment dans le domaine de l’enseignement. L’un des temps forts de la deuxième journée (jeudi) de cette visite a été consacrée à une conférence, suivie de débats, sur les nouveaux textes et dispositions concernant les secteurs des mines, de l’eau et de l’assainissement, de l’environnement. La rencontre qui s’est déroulée à l’ex-Conseil de Cercle, a enregistré une forte participation des forces vives. BMS/MD (AMAP)

Sébabougou, près de Diéma (Ouest) vidé de ses habitants par des groupes armés

Diéma, 27 avr (AMAP) La localité de Sébabougou, à mi-chemin entre Diéma (Ouest) et Bamako, sur une distance de plus de 100 km, est pris pour cible, depuis samedi matin, par des Groupes armés terroristes (GAT), qui ont assiégé le village, selon des sources locales. Contacté par l’AMAP, le commandant de la Brigade territoriale de gendarmerie de Diéma,  Abdoulaye Amadou Diarra, a confirmé qu’ « après une opération vigoureuse des Forces armées maliennes (FAMA) dans les secteurs de Sébabougou et environs, les Groupes armés terroristes (GAT) ont accusé la population de cette localité d’avoir facilité  cette opération militaire. » « En conséquence, les Groupes armés terroristes ont sommé les populations de Sébabougou de quitter leurs domiciles dans un délai de 48 heures », a dit le commandant de la Brigade territoriale de gendarmerie de Diéma. C’est ainsi que certains habitants ont commencé à fuir, depuis le 25 avril 2025. Alors que d’autres, qui pensaient que la menace n’était pas réelle, ont préféré rester. Samedi 26 avril 2025, les GAT sont arrivés nombreux dans le village, vers 9 heures, pour encercler Sébabougou, intimant l’ordre à ceux qui étaient restés d’évacuer les lieux avant 10 heures. Les habitants présents ont, cette fois-ci, pris au sérieux la menace, et ont rallié certaines localités voisines pour chercher refuge. A cause de ce départ massif, la foire hebdomadaire de Sébabougou n’a pu se tenir samedi. Le village est désormais vidé de ses habitants. « Les GAT se sont retranchés pour échapper aux FAMA, en patrouille dans la zone », a dit le commandant de Brigade de gendarmerie. OB/MD (AMAP)

Sikasso : La 10ème édition du Festival international du Sinankouya a vécu

Sikasso, 27 avr (AMAP) La 10ème édition du Festival international du sinankouya, qui s’est déroulée, la semaine dernière, à la place de la tribune du Mamelon de la cité verte du Kénédougou, Sikasso, dans le Sud du Mali, entendait promouvoir le cousinage à plaisanterie à travers le monde. La gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, qui a présidé la cérémonie de lancement des activités a félicité les organisateurs pour la « persévérance et la passion de la culture malienne qui leur ont permis de faire vivre ce festival pendant une décennie », après avoir souhaité la bienvenue aux invités. Elle a indiqué que le « sinankouya » ou encore le cousinage à plaisanterie est bien plus qu’une tradition orale. « Il constitue un ciment social, un mécanisme ancestral de cohésion, de tolérance et de gestion pacifique de tensions entre les communautés », a dit la cheffe de l’exécutif régional, Mme Kanté Marie Claire Dembélé a rappelé la « responsabilité collective de réhabiliter, de valoriser et de transmettre les valeurs qui ont su, depuis des siècles, préserver l’équilibre et l’harmonie de la société. » De son côté le président de l’Association malienne pour la promotion du sinankouya (AMPS) Sékou S. Diarra, a mis un accent particulier sur l’importance du cousinage à plaisanterie dans la société malienne. Selon lui, « la pratique permet de fructifier l’entente entre les différentes ethnies… » Etaient présents, le préfet du Cercle de Sikasso Amadou Gassambé, la représentante du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Mme Touré Rahamatou Bagayogo, dle représentant des notabilités de Sikasso, Yacouba Traoré, celui du chef des griots, Boubacar Diabaté. Plusieurs acteurs de la culture à Sikasso ont pris part à l’évènement dont les temps forts ont été les prestations des artistes et des korèdugaw. MFD/MD (AMAP)

Femmes chefs de famille : Elles incarnent la résilience au quotidien

Par Mariam A. TRAORE Bamako, 25 avr (AMAP) Elles s’appellent Mimi, Fifi ou Tou. Elles sont veuves, divorcées ou abandonnées. En l’absence d’un conjoint, elles portent seules le poids de leur famille. Dans un Mali confronté à une crise multidimensionnelle, sécuritaire, économique et sociale, elles se battent seules pour leur survie. Selon l’Institut national de la statistique (INSTAT), plus de 14 % des foyers maliens sont dirigés par des femmes. Derrière ce chiffre, se cache une réalité : veuvage précoce, divorces plus fréquents dans un contexte d’instabilité sociale ou encore abandon conjugal, parfois après une migration non aboutie. Dans les quartiers populaires de Bamako, comme dans les villages reculés de l’intérieur du pays, des milliers de femmes élèvent, seules, leurs enfants, les nourrissent, soignent, payent pour leur instruction et protègent leur famille avec des moyens dérisoires sinon inexistants. Loin des projecteurs, elles construisent pourtant des mécanismes de survie dignes d’admiration. Elles sont veuves, divorcées, abandonnées. Elles sont jeunes, mûres, analphabètes ou lettrées. Elles n’ont pas de statut officiel, pas de voix dans les hautes sphères, mais elles tiennent. Mieux, elles avancent. Dans un pays où les crises se succèdent et se superposent, où les ressources sont rares, où le tissu social s’effiloche, ces femmes ont décidé que leurs foyers ne s’écrouleraient pas. Pas tant qu’elles respirent. Parmi ces femmes, Mimi une veuve qui refuse la fatalité, la cinquantaine discrète, prépare des beignets chaque matin dans la cour d’une maison qu’elle partage avec deux autres familles. Elle a perdu son mari, il y a sept ans. Depuis, plus aucun revenu stable, mais quatre bouches à nourrir. Pourtant, elle n’a jamais mendié. Son secret ? Une discipline rigoureuse et un refus absolu de se poser en victime. Elle vend, elle troque, elle s’adapte. Un jour avec le sourire, un autre avec les larmes, mais toujours avec cette dignité qui ne s’achète pas. Mimi notre interlocutrice nous accueille avec un large sourire. Ces difficultés du moment ne lui ont pas enlevé son sourire contagieux. Assise autour d’une table où les beignets sont conservés dans une grande tasse, Mimi, avec espoir et soupir, indique que « chaque jour est un combat ». En effet, c’est avec ces petites ressources que notre interlocutrice prend en charge ces quatre enfants, dont le plus âgé a 15 ans et étudie au lycée cette année. REFUS DE LA MENDICITE – Notre « Mère courage », avec peu de moyens financiers, arrive à faire des grandes choses pour sa petite famille. Son défunt mari, un ouvrier, ne lui a laissé que des dettes impayées. « J’ai vite compris que, désormais, je ne dois compter que sur moi-même pour prendre en charge mes enfants. Et, depuis, je ne cesse de travailler pour cet objectif », nous lance-t-elle, la voix mélancolique. Pourtant le désespoir n’a jamais eu de prise sur cette battante. Pour mieux s’en sortir, Mimi ne manque pas de stratégie. « Je commence à 4h30 tous les jours sauf dimanche. Avec 3 500 Fcfa de bénéfice quotidien, je paie les frais d’école, le loyer et assure la popote ». Aussi, elle troque (échange de marchadises) son beignet contre de petites choses qu’elle peut prendre chez le boutiquier du coin. « Le deal est que chaque matin je lui donne 500 Fcfa de beignets. Avec ces montants cumulés, je préfère prendre de l’huile, de petits ingrédients dont il dispose pour la cuisson, du riz etc…», explique-t-elle. Très organisée et, surtout, rigoureuse avec ses finances, Mimi ne va chez le boutiquier que les jours où elle enregistre de la mévente, c’est donc, dit-elle, une sorte de petite économie pour elle. Ce bon plan lui permet de ne pas trop se soucier de ce qu’elle mettrait dans la marmite quotidiennement. Elle avoue : « je vis le jour au jour, impossible pour moi d’économiser. Mais avec ce que je gagne journalièrement, j’arrive à faire face aux dépenses de ma famille ». Mais non sans peine, car ce qu’elle redoute le plus c’est la prise en charge médicale de ces enfants. Il faut signaler peu de personnes, dans ce cas de figure, savent l’existence du Ramed (Régime d’assistance médicale destiné aux familles démunies) qui prend en charge ces cas spécifiques. Ceci reste difficile pour Mimi et, justement, c’est uniquement pour les cas de maladies que notre interlocutrice s’endette. Des dettes qu’elle se donne les moyens de rembourser pour honorer sa parole donnée. Ses astuces ? Acheter en gros pour réduire les coûts, fidéliser ses clients et, surtout, « ne rien gaspiller. » Malgré tout, Mimi garde le sourire : « Tant que mes enfants ne mendient pas, je suis riche à mes yeux ». VIVRE SEULE – Fifi est une divorcée qui se réinvente tous les jours. Elle est partie. Partie avant que les coups durs de la vie ne la brisent. Partie avant que ses enfants n’apprennent que l’amour peut faire peur. À peine trentenaire, elle a tout quitté pour recommencer dans un quartier périphérique, avec comme seuls bien une natte, une marmite et quelques foulards colorés. Aujourd’hui, elle tient un petit commerce de coiffure et de couture improvisé dans une ruelle animée. Elle n’a attendu l’aide de qui que ce soit. Elle a misé sur son ingéniosité à savoir coudre à la main, recycler, vendre à crédit. Chaque franc gagné est une victoire contre le silence qui enveloppe les femmes rejetées. Avec moins de 100 000 Fcfa de capital initial, elle a transformé un coin poussiéreux en espace coquet. Ses secrets : recycler les mèches, faire du troc avec des couturières du coin et proposer aussi des soins du visage faits maison avec des produits locaux. Aujourd’hui, Fifi emploie deux apprenties. Elle rêve d’ouvrir un vrai salon climatisé. « Être seule, n’est pas une malédiction. C’est une épreuve pour se révéler ». Comme notre première interlocutrice, elle prend en charge ses 2 enfants. « Si je devrais compter sur la pension alimentaire que mon ex-époux doit me verser je n’allais pas survivre avec mes enfants », indique-t-elle. Cet autre cas est révélateur. Tou a été

Mali : Contrôle strict des véhicules hors normes à Kouremalé pour préserver les routes nationales

Bamako, 24 avr (AMAP) Une mission conjointe des ministères des Transports et des Infrastructures et de l’Economie et des Finances, conduite par la ministre Madina Sissoko Dembélé, s’est rendue mercredi à Kouremalé, ville frontalière avec la Guinée, pour vérifier l’application de l’interdiction de circulation des véhicules gros porteurs hors normes et hors gabarit, en vigueur depuis le 1er avril 2025 indique un communiqué de Cellule Communication du ministère en charge des Transports. « Les avantages de cette interdiction sont considérables pour le Mali, tant pour le secteur des transports que pour l’économie nationale », a déclaré la ministre Madina Sissoko Dembélé lors d’une interview accordée à la presse à l’issue de la visite. Cette mesure, vise à préserver le patrimoine routier malien, dont l’entretien et la construction coûtent des milliards de Fcfa annuellement à l’État. La délégation, comprenant des membres du cabinet ministériel, le Directeur général des Transports, le Directeur général de la Douane, le Directeur général de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER) et le Directeur général adjoint des Routes, a constaté l’effectivité des contrôles. Des concertations avec les acteurs concernés se poursuivent pour résoudre les défis liés à l’application de la mesure. OS/MD (AMAP)  

Le ministre Mamou Daffé annonce des mesures pour soutenir les artisans à la 24e session de l’APCMM

Bamako, 24 avr (AMAP) « L’Année de la Culture marque un tournant pour le secteur (Artisanat), avec des initiatives comme l’Assurance volontaire pour la culture (AVOC), lancée hier (mercredi), qui garantit une couverture sociale aux artisans et acteurs culturels », a déclaré, jeudi, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, rapporte un communiqué du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Le ministre Daffé, qui présidait la 24e session ordinaire de l’APCMM, a souligné que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de « l’Année de la Culture », décrétée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Face aux défis énergétiques impactant les artisans, le ministre a annoncé la distribution de 300 kits solaires à des bénéficiaires sélectionnés selon des critères précis. « Ces kits solaires permettront d’atténuer les souffrances des artisans confrontés aux coupures d’électricité », a-t-il ajouté. Le président de l’APCMM, Mamadou Minkoro Traoré, a, quant à lui, insisté sur l’importance de cette session pour évaluer les actions passées et planifier le développement du secteur. « L’artisanat contribue à 24,5 % du Produit intérieur brut (PIB) malien, un apport crucial pour notre économie », a-t-il affirmé. Il a également annoncé la tenue de la 5e édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA), du 27 novembre au 7 décembre 2025, au Parc des expositions de Bamako, sous le thème « Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle ». La ministre de l’Entrepreneuriat, Mme Oumou Sall Seck, a réaffirmé l’engagement de son département à soutenir l’artisanat, un secteur clé pour l’emploi. « Nos structures travaillent à renforcer ce secteur pourvoyeur d’opportunités », a-t-elle assuré. La session, en présence de la présidente de la délégation spéciale de la Commune II, Mme Aminata Dramane Traoré, et du représentant de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali, M. Aboubacar Tandia, s’est conclue par une visite du Centre de ressources pour l’artisanat de l’APCMM. OS/MD (AMAP)

Koutiala : Un gendarme tué dans l’attaque d’un poste de contrôle

Koutiala, 23 avr (AMAP) Un gendarme a perdu la vie, quand des hommes armés ont attaqué, mardi 22 avril 2025, dans la nuit, le poste de contrôle vers la route de San. Après leur forfait, les assaillants ont disparu dans la nature. Les forces armées et de sécurité sont à pied d’oeuvre pour retrouver  les présumés auteurs de cette attaque. RDG/MD (AMAP)

Sikasso : Un incendie causé par la foudre détruit des balles de coton de la CMDT

Sikasso, 23 avr (AMAP) Un incendie déclenché par la foudre a ravagé, dans la nuit du 22 avril 2025, plusieurs balles de coton appartenant à la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) à Sikasso. Selon le bilan provisoire, les pertes se limitent aux balles de coton, sans faire de victimes. Le sinistre, survenu entre 19h et 22h lors d’une tornade dans la vile du Kénédougou, a causé des dégâts matériels importants. « Grâce à l’intervention rapide des éléments de la protection civile de Sikasso, le feu a été maîtrisé », a indiqué une source sécuritaire. MFD/OS/MD (AMAP)

Afrobasket féminin 2025 : Le tirage au sort des groupes ce mercredi à Abidjan

Bamako, 22 avr (AMAP) Le tirage au sort de l’Afrobasket féminin 2025 se déroulera ce mercredi à 18h30 GMT à l’Hôtel des Armées d’Abidjan, marquant une étape clé pour la compétition prévue du 26 juillet au 3 août en Côte d’Ivoire, a appris l’AMMAP de source proche de l’organisation de la compétition. Les 12 équipes qualifiées seront réparties en quatre groupes de trois (A, B, C et D) à l’issue de ce tirage. Les équipes sont divisées en trois chapeaux selon leur classement. Le chapeau 1 regroupe les favoris : le Nigeria, champion en titre, le Sénégal, vice-champion 2023, le Mali, médaillé de bronze, et la Côte d’Ivoire, pays hôte. « Nous sommes prêtes à défendre notre titre et à faire vibrer les fans à Abidjan », a déclaré une représentante de l’équipe nigériane. Le chapeau 2 comprend l’Égypte, le Rwanda, le Soudan du Sud et l’Ouganda, tandis que l’Angola, le Cameroun, la Guinée et le Mozambique composent le chapeau 3. Un quatrième chapeau déterminera la position de chaque équipe dans son groupe. Chaque équipe disputera deux matchs au sein de son groupe. Les premiers de chaque groupe accéderont directement aux quarts de finale. Les équipes classées deuxième et troisième s’affronteront dans une série de qualification pour rejoindre les quarts. « Ce format garantit une compétition équilibrée et spectaculaire », a souligné un officiel de FIBA Afrique. Les vainqueurs des quarts se qualifieront pour les demi-finales, tandis que les perdants joueront pour les places 5 à 8. La finale opposera les deux meilleures équipes pour le titre, et un match pour la troisième place départagera les perdantes des demi-finales. C’est la première fois que la Côte d’Ivoire accueille l’Afrobasket féminin, un tournoi biennal organisé au cours de la dernière décennie dans quatre pays (Cameroun, Mali, Sénégal et Rwanda). « Organiser cet événement est une immense fierté pour nous. Nous voulons offrir un spectacle inoubliable », a affirmé un membre du comité d’organisation ivoirien. La Côte d’Ivoire et le Nigeria, champion 2023, sont qualifiés d’office, tout comme le Sénégal, le Mali et le Rwanda, demi-finalistes de la dernière édition. La Guinée, le Cameroun, l’Ouganda et l’Angola ont décroché leur ticket via les éliminatoires de leurs zones FIBA Afrique respectives. Avec des équipes compétitives et un public attendu nombreux, l’Afrobasket féminin 2025 s’annonce comme un moment fort du basketball africain. SSK/OS/MD (AMAP)