Cour d’Assises spéciale : Affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires renvoyée au 02 juin prochain

Bamako, 22 mai 2025 (AMAP) L’audience de l’affaire de « l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires », qui devrait reprendre ce jeudi 22 mai, a été renvoyée au 02 juin 2025, en raison de l’état de santé de Mme Bouaré Fily Sissoko, actuellement hospitalisée dans un centre de santé, a constaté AMAP. A l’ouverture de la Session spéciale de la Cour d’assises, la défense, constituée en collective des avocats défenseurs, avec comme chef de file Me Mamadou Bobo Diallo, a formulé deux demandes au jury, présidé par le magistrat de classe exceptionnelle, Bamma Sissoko. Il s’agit de la liberté provisoire pour l’ex-ministre, Mme Bouaré Fily Sissoko, en prison depuis 2021 et le colonel-major Nouhoum Dabitao, lui aussi, en prison depuis le 14 mars 2024, et le renvoi du procès. Le jury s’est retiré pour examiner ces deux demandes de la défense. Quelques minutes après, le jury est revenu pour délibérer. La demande de la liberté provisoire a été purement et simplement rejetée et celle de renvoi de la session a été acceptée, La prochaine session est prévue le 02 mai, Ce permettra à la défense « de se donner les moyens de s’assurer de la santé Mme Bouaré Fily Sissoko », a dit le magistrat Bamma Sissoko. ST/MD (AMAP)

Lutte contre le terrorisme : la Coalition islamique militaire lance une initiative régionale au Mali

Bamako, 22 mai (AMAP) La Coalition islamique militaire pour combattre le terrorisme (CIMCT), dirigée par le général de division Muhammad bin Saeed Al-Mughidi, a lancé jeudi à Bamako, une initiative régionale visant à renforcer les capacités nationales dans la lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent, a constaté l’AMAP. Cette initiative, qui s’inscrit dans le programme stratégique pour les États du Sahel, comprend une conférence et des ateliers spécialisés destinés à doter les personnels de sécurité et d’audit d’outils avancés. « La lutte contre le terrorisme exige une collaboration des pays », a déclaré le général Al-Mughidi. Il a souligné que le Royaume d’Arabie saoudite, à l’initiative de la CIMCT depuis 2015, a développé 24 programmes en 20 ans, incluant un fonds spécial et des formations militaires sur cinq ans pour les 41 pays membres, dont 22 nations islamiques. « Le Royaume travaille à renforcer la coopération avec les pays membres pour coordonner nos efforts contre l’extrémisme violent », a-t-il ajouté. Le ministre malien de la Défense et des anciens Combattants, le général Sadio Camara, a salué cette initiative lors de l’ouverture de la conférence. « Au nom de Son Excellence le général d’armée Assimi Goïta, je souhaite la bienvenue à Bamako à toutes les délégations. Le Mali est honoré d’accueillir cette conférence sur les enquêtes financières, un enjeu crucial pour couper les sources de financement des groupes terroristes », a-t-il affirmé. Il a également rendu hommage à la CIMCT et à l’Arabie Saoudite pour leur engagement. Le général Camara a insisté sur l’importance d’une action concertée face aux « menaces insidieuses » que représentent le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent, qui nuisent à la paix, à la stabilité des institutions et au développement socio-économique. « Ces fléaux alimentent les groupes armés et affaiblissent nos États. La lutte contre le terrorisme est un défi mondial nécessitant une coopération sincère », a-t-il martelé. Il a rappelé les efforts du Mali, notamment à travers la Loi n°2016-008 du 17 mars 2016 et le rôle clé de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Cependant, il a dénoncé « l’hypocrisie » de certaines puissances qui, selon lui, « utilisent le terrorisme comme une arme géostratégique tout en imposant des embargos aux États souverains ». « Le vrai enjeu est de défendre notre souveraineté et de mener des politiques indépendantes pour protéger nos populations », a-t-il ajouté. La CIMCT, qui regroupe des pays du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie, se concentre sur quatre axes : idéologie, communication, lutte contre le financement du terrorisme et action militaire. OS/MD (AMAP)

Réhabilitation de patrimoines culturels de Tombouctou : Un bilan déjà satisfaisant

Bamako, 22 mai (AMAP) La troisième réunion du Comité de pilotage pour la coordination et le suivi des réparations collectives relatives à l’entretien et à la réhabilitation des bâtiments protégés de Tombouctou, tenue, jeudi, au ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, a conclu à un bilan satisfaisant de la réhabilitation du patrimoines culturel de de la ville du Nord du Mali, a constaté l’AMAP. Cette réunion, devait, avant tout, permettre de faire le point complet des activités réalisées », a déclaré le secrétaire général du département, Mahamadou dit Koumbouna Diarra, qui a présidé la cérémonie. Et d’ajouter qu’ « il s’agira d’échanger sur les résultats obtenus, d’en tirer des enseignements et au cas échéant, de formuler des recommandations pertinentes. » Il a, également, souligné l’importance d’échanger sur les activités en cours et celles programmées. « Cette rencontre sera, aussi, l’occasion d’aborder les différents enjeux identifiés, notamment le développement de l’exposition permanente sur les mausolées, laquelle sera accueillie dans la salle additionnelle du musée communal de Tombouctou, construite dans le cadre du programme de réparation », a précisé le Secrétaire général du ministère. Il a aussi mentionné l’entretien du mémorial Louha ou encore l’occupation anarchique des environs des bâtiments protégés A ses côtés la responsable régionale des Programmes du Fonds au profit des victimes, Aude Le Goff, le premier secrétaire de l’Ambassade de la République fédérale de l’Allemagne à Bamako, Julius Kleindienst et la représentante du chargé de Bureau Unesco. Julius Kleindienst a indiqué que son pays est un partenaire de longue date de la Cour pénale internationale (CPI) et soutient, depuis près de vingt ans, le Fonds au profit des victimes. C’est dans cet esprit de solidarité et d’engagement pour les droits humains qu’ils ont décidé de verser une contribution volontaire au Fonds, destinée à soutenir les réparations dans l’affaire Al Mahdi. À cela, Aude Le Goff a ajouté qu’après, environ six ans de travail acharné, 100% des réparations individuelles et 100% des réparations symboliques ont été effectuées, tandis que 80% des réparations collectives ont été exécutées. Par ailleurs, Mme Dicko Oumou Dicko, de l’UNESCO expliquera que malgré les résultats à mi-parcours encourageants obtenus à 6 mois de la clôture des activités de ce programme, elle a tenu à rappeler que la mise en œuvre des activités du Dispositif de restauration du patrimoine culturel dont la mise en œuvre est assurée par l’UNESCO a été émaillée de certaines difficultés, notamment l’occupation des abords immédiats des clôtures des cimetières, la protection des résultats du projet et l’assainissement des abords immédiats des sites. AC/MD (AMAP)  

Relation Chine-Afrique : « La Chine accorde aux Pays les moins développés, y compris le Mali, des échanges commerciaux aux tarifs douaniers à taux zéro », déclare à Bamako l’ambassadeur chinois

Bamako, 20 mai 2025 (AMAP) « La Chine accorde aux Pays les moins développés qui ont des relations d’amitié avec elle, y compris le Mali, des échanges commerciaux aux tarifs douaniers à taux zéro », a annoncé, mardi à Bamako, l’ambassadeur de Chine au Mali, Chen Zhihong, qui a animé, à la représentation chinoise, une conférence de presse, a constaté AMAP. « Cela permettra, dit-il, aux produits des pays africains d’accéder plus facilement au marché chinois, de stimuler le développement industriel de l’Afrique, de l’aider à améliorer l’emploi et d’accélérer la réduction de la pauvreté » a dit le diplomate chinois, « Alors que les États Unis brandissent leur bâton tarifaire, la Chine ouvre grandement ses portes à ses amis africains et maliens », a poursuivi Chen Zhihong au cours de cet échange avec les médias où il a parlé des nouvelles mesures d’impositions de droits de douanes par les États Unies, les relations d’amitié de son pays avec l’Afrique et le Mali. Chen Zhihong, a expliqué que les mesures prises par les États Unies « sous divers prétextes concernent tous ses partenaires commerciaux y compris la Chine et le Mali. Une situation qui compromet les droits et intérêts légitimes des nations ». « Violant les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et nuisant au système commercial multilatéral fondées sur des règles et perturbant la stabilité de l’ordre économique mondiale », a-t-il dit. Selon lui, au moment où les pays africains s’efforcent de promouvoir leur développement, l’imposition par les États Unies de droits de douanes énormes « perturbent les rythmes de la relance mondiale et inflige des chocs injustifiés à l’économique africaine. » « Contrairement aux États Unies, la Chine œuvre à stabiliser le monde, en maintenant sa stabilité », a souligné Chen Zhihong. La Chine est ouverte, responsable et continue d’offrir davantage d’opportunités pour le développement mondial », a-t-il souligné. « L’année 2025 marque le 25e anniversaire de la création du Forum de coopération Chine-Afrique. Durant les 25 années écoulées, la Chine a aidé l’Afrique à construire et à moderniser près de 100 000 km de routes et plus de 10 000 km de chemins de fer », a-t-il le représentant de Pékin au Mali. Il a poursuivi : « Ces trois dernières années, les entreprises chinoises ont créé plus d’un million cent mille emplois sur le continent africain. L’année 2025 est l’année de la mise en œuvre des résultats du sommet de Forum sino-africain de Beijing. » Parlant des entreprises chinoises qui exploitent des ressources minières et opèrent illégalement sur des sites au Mali, l’ambassadeur a soutenu que ces entreprises « respectent strictement les lois du pays hôte. » « Nous avons appris que plusieurs entreprises disposent de permis, s’acquittent régulièrement de leur responsabilité sociale, créent des emplois locaux également et contribuent au développement local », a dit Chen Zhihong. Cependant, il a reconnu qu’« il existe certaines entreprises chinoises qui mènent des opérations illégales, ce qui affecte les relations amicales bilatérales. » « Les deux parties sino-maliennes ont déjà engagé des échanges approfondit sur cette question et travailleront ouvertement pour faire briller l’or dans le cadre de la coopération Mali-Chine », a assuré Chen Zhihong. Il a remercié les médias maliens pour « leurs efforts continus à suivre le développement de la Chine et promouvoir l’amitié » entre le Mali et son pays. ST/MD (AMAP)    

Élections à la tête de la BAD : la Mauritanie et le Sénégal à la quête de la voix du Mali

Bamako, 20 mai (AMAP) Les émissaires de la Mauritanie et du Sénégal ont été reçus, lundi, en audience, séparément, par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, venus solliciter la voix du Mali pour l’élection de leur candidat à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) Les émissaires des deux pays voisins, à la ministre mauritanienne de l´Hydraulique et de l’Assainissement, Amal Maouloud, et le ministre des Forces armées du Sénégal, le général Birame Diop, ont été reçus au Palais de Koulouba par le président de la Transition, en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Première à être reçue, la ministre mauritanienne a transmis le message de son président, Mohamed Ould El-Ghazaouani, à son homologue malien. D´après Amal Maouloud, ce message porte sur « la réelle volonté du chef d’État mauritanien de renforcer, consolider et préserver les excellentes relations déjà existantes entre les deux pays et les deux peuples qui sont liés par la géographie, les valeurs de la religion, de l’histoire et par une culture commune. » Elle a, ensuite, indiqué que le message du président El-Ghazaouani vise également à informer son «frère et ami», le général d’armée Assimi Goïta de la candidature officielle de la Mauritanie à la présidence de la BAD. « Cette audience a été l’occasion de présenter au président Goïta, les grandes lignes de la vision du candidat mauritanien en la personne du Dr Sidi Ould Tah », a-t-elle souligné. Selon la ministre mauritanienne, Dr Sidi Ould Tah a cumulé plus de 30 ans d’expérience entre les postes de haute responsabilité et des institutions financières. Il a été notamment ministre des Affaires économiques de la Mauritanie pendant plus de sept ans. Dr Sidi Ould Tah vient d’achever un 2è mandat à la tête de la Banque arabe de développement (BADEA), a indiqué la ministre mauritanienne chargée de l´Hydraulique. Selon elle, le candidat mauritanien a su proposer un programme en phase avec les besoins réels des pays membres de la BAD. « L’échange avec le Président de la Transition a été très fructueux. Il m’a chargée d’informer son homologue mauritanien qu’il a entièrement confiance au choix qui a été fait par son pays», a confié Amal Maouloud. Quant au ministre des Forces armées du Sénégal, il était, lui aussi, porteur d’un message du président du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, à son homologue malien. « Le chef de l’État sénégalais, a signalé le général Birame Diop, réaffirme sa volonté de travailler de manière constructive avec le président Goïta pour faire en sorte que les relations entre leurs pays se renforcent davantage. » «Son message est, aussi, un message de fraternité et d’amitié comme toujours. C’est un message de main tendue également à son frère et ami, le général d’armée Assimi Goïta, pour qu’ensemble, ils essayent de voir au plan bilatéral, tout ce qui peut être amélioré et consolidé. Mais, aussi, au plan multilatéral, notamment au niveau des instances auxquelles les deux pays appartiennent », a-t-il relevé. Le ministre sénégalais des Forces armées a dit qu’il s’agit de voir comment les deux chefs d’État peuvent travailler en synergie pour que ces instances se renforcent et atteignent les objectifs qui leur sont fixés. Le général Birame Diop faisait allusion, notamment à la BAD qui, aujourd’hui, compte tenu des enjeux financiers, joue un rôle plus que jamais important dans le devenir des États membres. « C’est une banque qui est à la croisée des chemins parce qu’elle est en train de renouveler son leadership. Le Mali et le Sénégal veulent voir comment ils peuvent, ensemble, faire en sorte qu’elle bénéficie d’un leadership qui a la vision, l’expérience et qui est expert », a-t-il indiqué. Et de poursuivre : « Nous verrons dans les jours à venir comment on peut travailler de manière à ce que ce processus de renouvellement du leadership au niveau de la BAD se fasse dans les meilleures conditions possibles ». Les élections pour la présidence de la BAD sont prévues le 29 mai prochain à Abidjan, en Côte-d’Ivoire. BD/MD (AMAP)  

Le Premier ministre Abdoulaye Maïga detaille le Programme d’action du gouvernement

Bamako, 19 mai (AMAP) Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a présenté, devant le Conseil national de Transition (CNT) les grandes lignes du Programme d’action du gouvernement (PAG), lundi, mettant en avant des mesures concrètes pour la gestion de la dette, la relance économique, l’assainissement, la sécurité et le développement durable. Le chef du gouvernement, qui intervenant lors des débats, après la présentation du PAG vendredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a annoncé le déblocage de 2,253 milliards de Fcfa pour apurer les dettes des fournisseurs de l’État, avec un effort supplémentaire de 1,103 milliard de Fcfa en 2024. Par ailleurs, 963 milliards de Fcfa ont été mobilisés pour les dépenses du personnel de l’État, des collectivités et des établissements publics, tandis que 194 milliards de Fcfa et 114 milliards de Fcfa ont été alloués, respectivement, aux dettes extérieure et intérieure. Un programme spécial, lancé en octobre 2024, en partenariat avec les sociétés minières, a permis d’injecter 402 milliards de Fcfa dans l’économie nationale, à travers le paiement de mandats aux fournisseurs. Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie de mobilisation accrue des ressources intérieures et de réduction du déficit budgétaire, malgré les sanctions économiques de 2022 et le resserrement monétaire de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) depuis 2023. Le Premier ministre a confirmé la mise en place de l’Agence du bassin du fleuve Niger, créée par l’ordonnance n°02-049 du 29 mars 2022, pour assurer le draguage ciblé du fleuve et lutter contre la pollution. Concernant la restitution des espaces verts, un cadre juridique rigoureux, appuyé par la loi n°10-028 du 12 juillet 2010 et la loi n°2021-032 du 24 mai 2021, encadre leur protection et leur classification. Des actions d’identification et d’immatriculation des espaces verts sont en cours pour garantir leur restitution aux citoyens. À l’approche de la fête de Tabaski, prévue le 7 juin 2025, le gouvernement, via les ministères chargés du Développement rural et de la Pêche, organisera des ventes promotionnelles de béliers dans plusieurs régions et à Bamako. Avec un objectif de 34 150 béliers contre 31 000 en 2024, cette opération vise à réguler les prix, lutter contre la spéculation et garantir des revenus aux éleveurs. Sur le plan sécuritaire, le Premier ministre a évoqué des initiatives comme le Comité consultatif de sécurité et la police de proximité renforcent le lien entre les populations et les forces de défense. En matière de dialogue social, le gouvernement a honoré ses engagements avec les syndicats, notamment en payant 5,821 milliards de FCFA de droits de travail pour certaines entreprises d’État et en négociant le règlement de 18,395 milliards de Fcfa pour d’autres sociétés. Le gouvernement prévoit le démarrage des travaux du pont métallique provisoire de -Woyowayanko le 5 juin 2025, avec une ouverture au trafic fin août 2025. Concernant le transport fluvial, des projets comme le bateau-bus et la relance du transport Bamako-Koulikoro sont en cours. Pour la mobilité urbaine à Bamako, des études sont lancées pour l’acquisition d’un tramway et de bus modernes. Pour 2026, la relance économique repose sur le soutien aux entreprises, la création d’emplois via le Fonds de garantie du secteur privé et la mise en œuvre de la vision « État-stratège ». En matière d’assainissement, des campagnes de sensibilisation, le curage des caniveaux et l’augmentation des effectifs de la voirie (400 manœuvres et 250 agents) sont prévus à Bamako. Une usine de transformation des déchets, capable de traiter 1 400 tonnes par jour et de produire 40 MW d’énergie, est également à l’étude. Le gouvernement a mis en place un dispositif d’assistance pour le rapatriement des Maliens en détresse, en partenariat avec l’Organisation internationale des migrations (OIM). Des campagnes de sensibilisation contre la migration irrégulière et la création de la Maison du Malien de l’extérieur en 2018 renforcent ces efforts. Par ailleurs, 45 personnes en situation de handicap ont été recrutées lors des deux derniers concours de la fonction publique, avec des quotas prévus pour les futurs recrutements. La réhabilitation du chemin de fer Bamako-Diboli se fera en écartement standard, en coordination avec le Sénégal. La compagnie aérienne Mali Airlines avance avec la nomination d’un coordonnateur, l’ouverture d’un compte bancaire et des missions pour trouver des partenaires stratégiques. Le Premier ministre a conclu en réaffirmant l’engagement du gouvernement à répondre aux défis économiques, sociaux et sécuritaires, tout en consolidant les acquis pour un Mali résilient et prospère. OS/MD (AMAP)

Le Système de riziculture intense : Une réponse stratégique à l’augmentation de la production rizicole au Mali

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 18 mai (AMAP) Aliment de base incontournable, notamment en milieu urbain, le riz occupe une place prépondérante dans le régime alimentaire des Maliens. Il contribue à hauteur de 31 pour cent à la production nationale de céréales et représente environ hauteur de 5 % au produit intérieur brut (PIB) du pays. Le Mali se positionne, d’ailleurs, parmi les principaux producteurs de riz en Afrique. Pour la campagne 2023-2024, la production nationale est estimée à 3 024 000 tonnes, en légère progression par rapport aux 2 900 000 tonnes de la campagne précédente. Toutefois, en dépit de ce potentiel important et des efforts déployés, soutenus par l’engagement manifeste des plus hautes autorités, le pays continue d’importer une part significative du riz destiné à la consommation intérieure. Cette situation accentue le déséquilibre chronique de la balance commerciale. Face à cette dépendance préoccupante, le Système de riziculture intensive (SRI) se présente comme une alternative prometteuse. Cette approche innovante permettrait non seulement d’accroître les rendements du riz localement produit, mais également de réduire la dépendance aux importations. Conçu à Madagascar dans les années 1980, le SRI vise à améliorer la productivité par des changements dans les pratiques culturales plutôt que par une augmentation des intrants. Il repose notamment sur le repiquage de jeunes plants âgés de 8 à 10 jours, plantés individuellement avec un espacement large, une gestion parcimonieuse de l’eau, une aération régulière du sol par le désherbage mécanique et l’utilisation d’engrais organiques. Introduit au Mali en 2007 dans la région de Tombouctou par l’ONG Africare, le SRI a, par la suite, été étendu aux régions de Gao, Mopti (en zone maîtrisée), Sikasso (en zone pluviale), Ségou et Kayes. Cependant, malgré ses multiples bénéfices économiques, sociaux environnementaux les superficies cultivées selon cette méthode représentent à peine 2% des superficies rizicoles emblavées à l’échelle nationale, dans le cadre du Programme national de mise à l’échelle du SRI (PN-SRI), selon les statistiques présentée par le Mali lors du Forum régional sur la transformation des systèmes agricoles vers des modèles durables. Dans la région de Ségou (Centre), l’Office du Niger (ON) présente un potentiel important pour le SRI. Depuis 2017, cette méthode agricole est testée dans les sept zones de production de l’ON. D’année en année, l’Office est en train de multiplier les initiatives en vue d’une adoption à grande échelle. Auguste Drago, directeur de l’appui au monde rural de l’ON, indique que pour la campagne 2024-2025, 163 parcelles de démonstration ou champs écoles ont été mises en place, couvrant une superficie totale de 163 hectares. Au sein de ces parcelles, 2 735 producteurs ont été formés aux techniques du SRI, dont 1 500 l’ont effectivement adopté, soit un taux d’adoption de 55 %. Un chiffre significatif, que le directeur attribue à l’enthousiasme croissant des producteurs, stimulé par des campagnes de sensibilisation, des formations ciblées, l’implication des radios de proximité, ainsi que l’efficacité des démonstrations sur le terrain. Pour la campagne 2025-2026, l’ON prévoit de poursuivre ses efforts avec 137 nouvelles parcelles de démonstration, sur une superficie prévue de 229,15 hectares. L’objectif est de former 3 170 producteurs supplémentaires au SRI. L’Office Riz Ségou (ORS), dont l’expertise en matière de riziculture n’est plus à démontrer, expérimente le Système de Riziculture Intensive (SRI) depuis 2014. Cette méthode a connu un essor notable à partir de 2018 grâce au Projet Centre d’Innovations Vertes (CIV-GIZ), soutenu par la Coopération allemande. De 2018 à 2025, le nombre total de producteurs ayant bénéficié de cette approche s’élève à 5 607, pour une superficie totale d’adoption atteignant 3 760,75 hectares. Par ailleurs, 176 Champs Écoles Paysans (CEP) ont été mis en place dans le cadre de cette initiative. Selon le directeur de l’ORS, Amedé Kamaté le taux actuel d’adoption du SRI avoisine les 10 %. Il affirme que l’Office du Riz de Ségou demeure résolument engagé à poursuivre les actions de sensibilisation auprès des acteurs du secteur, dans le but de favoriser une adoption à grande échelle au cours des dix prochaines années. Pour la campagne agricole 2025-2026, une superficie de 1 100 hectares est prévue pour la mise en œuvre du SRI, tandis que 1 200 hectares sont planifiés pour la campagne suivante, en 2026-2027. Pour sa part, la cheffe de division conseil et vulgarisation agricole auprès de la directeur régionale de l’agriculture de Ségou, Dao Rokia Coulibaly rappelle que le SRI constitue l’un des axes majeurs de la stratégie de vulgarisation agricole actuelle. « La Direction nationale de l’agriculture souhaite faire un programme d’envergure, accessible à l’ensemble des producteurs. Une étude environnementale et sociale a d’ailleurs été réalisée à cet effet » a-t-elle précisé tout en soulignant que les efforts se poursuivent. DÉFIS – Toutefois, le taux d’adoption du SRI demeure relativement faible. Les acteurs attribuent cette situation à plusieurs difficultés notamment l’insuffisance de financement de l’Etat, les défis liés à la recherche, le manque d’équipements adaptés aux différentes étapes de la culture ; l’absence de formation continue, faible disponibilité tant en quantité et qu’en qualité de fumure organique ainsi que le déficit  en personnel et en moyens opérationnels au sein des structures d’encadrements. A cela s’ajoutent un déficit de sensibilisation et de communication ainsi que la pénibilité du travail notamment les opérations de repiquage qui requièrent une grande minutie. Malgré ces nombreux défis certaines productrices et producteurs  s’illustrent par leur engagement en faveur du Système de Riziculture Intensive (SRI). C’est le cas de Moussokoro Dembélé productrice de riz dans la zone de Molodo. Elle expérimente la méthode depuis 6 ans. « Depuis que j’ai adopté cette méthode de culture de riz, je ne suis plus revenue en arrière. Car elle est extrêmement rentable. J’ai commencé avec 0,20 hectare, aujourd’hui je suis à 1,20 hectare » confie-t-elle. Elle souligne le SRI présente de multiples tant en termes de rendement que d’économie d’eau et de semences. « les rendements sont très élevés. Depuis mes débuts, je n’ai jamais connu d’échec. La qualité du riz est telle que mes clients réservent leurs commandes avant même la récolte » affirme-t-elle avec fierté. Bakary

Kolondièba : Grande marche sportive contre la fraude et la drogue dans les écoles.

Kolondièba, 17 mai (AMAP) Une marche sportive organisée par le Centre d’animation pédagogique (CAP) de Kolondièba a regroupé plusieurs personnalités et une foule nombreuse ce samedi 17 mai 2025, au cours de laquelle des messages ont été véhiculés pour prévenir contre la consommation et le commerce illicite des drogues dans l’espace scolaires et sensibiliser pour la pratique du sport scolaire. Cette marche, initiée par le ministère de l’Education nationale s’est bien déroulée à Kolondieba. A 8 heures, une marée humaine, à sa tête le Premier adjoint au préfet de Kolondièba, Ibrahima Dougnon, le directeur du CAP, Abdoulaye Diarra, le proviseur du lycée public de Kolondièba, Malick Diakité, a quitté le centre-ville jusqu’à la sortie, bien encadrée par les forces de l’ordre. Des slogans comme « Non à la fraude. Non aux fuites de sujets. Non à la consommation de la drogue dans le milieu scolaire » étaient sur les banderoles portées par les marcheurs. Au retour au parc auto, le premier adjoint au préfet et le DCAP ont. en plus de la sensibilisation contre les fraudes aux examens, surtout mis en garde la jeunesse scolaire contre la  vente et la consommation de la drogue en milieu scolaire. Ce coup d’essai a été un coup de maître pour le nouveau directeur du CAP de Kolondièba Abdoulaye Diarra pour ce qui a été sa première mobilisation. L’administrateur scolaire a remercié le préfet adjoint, les chefs de service, les partenaires, le monde scolaire,la Jeunesse pour leur « participation remarquable » à cette activité sportive contre les fléaux qui  discréditent l’école malienne . NMK/MD (AMAP)

Mali : La fourniture d’électricité passera de 6 à 19 heures par jour (Premier ministre)

Bamako, 16 mai (AMAP) Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, a annoncé ce vendredi une augmentation de la fourniture d’électricité qui passera de 6 à 19 heures par jour, a appris l’AMAP. « Le nombre d’heures de fourniture d’électricité passera de 6 à 19 heures par jour », a dit le Premier ministre qui présentait le Plan d’actions du gouvernement (PAG) 2025-2026 au Conseil national de Transition (CNT) dans le domaine d’électricité. Il a indiqué que « les efforts entrepris dans le secteur énergétique, qui ont permis d’enregistrer une nette amélioration de la fourniture d’électricité, vont se poursuivre par l’accroissement des capacités de production et de distribution en énergie et en eau potable. » Il a poursuivi que dans ce cadre, il est prévu la construction de quatre centrales solaires photovoltaïques et hydroélectriques sur le réseau interconnecté, la réalisation de 2 588 km de ligne de transport et 1 378 km de ligne de distribution d’électricité. Le général Maiga a indiqué, également, que des travaux de raccordement des forages et la construction de deux stations de traitement d’eau avec chacune la capacité de 76 000 mètres cubes, par jour, seront effectifs. SS/MD (AMAP)

Nomination d’Abdoul Aziz Aguissa au poste de Vérificateur général du Mali

Bamako, 16 mai (AMAP) Le président de la Transition, chef de l’État, a nommé, par décret Abdoul Aziz Aguissa au poste de Vérificateur général du Mali, conformément à la Constitution et à la Charte de la Transition. Le nouveau Vérificateur général aura pour « mission de veiller à la régularité et à la sincérité des comptes publics, dans un contexte marqué par des défis économiques et institutionnels » Selon le décret n°2025-0344/PT-RMDU du 16 mai 2025, Abdoul Aziz Aguissa, administrateur civil et membre du Corps préfectoral, matricule n°937.93-R, succède à l’ancien Vérificateur général dont la nomination, datant du 11 avril 2018, a été abrogée par le même décret. Ce dernier met également fin à l’intérim assuré depuis le 24 avril 2025. Cette nomination marque une nouvelle étape dans le renforcement des institutions de contrôle des finances publiques. OS/MD (AMAP)