Résultats du concours de la Fonction publique : 746 postes pourvus sur 773
Bamako, 07 juil (AMAP) Quelque 746 postes ont été pourvus sur 773, selon les résultats des concours directs de recrutement dans la Fonction publique de l’État, au titre de l’exercice budgétaire 2024, proclamés, vendredi dernier au Centre national des concours de la Fonction publique (CNCFT), au quartier du fleuve, et dont la version électronique a été largement partagée sur les réseaux sociaux, quelques heures après, a constaté l’AMAP. « Ce concours a vu la participation de 48.938 candidats dans les différents corps sur 58.075 inscrits. Sur les 773 postes à pourvoir, 746 candidats ont été admis. Parmi lesquels, les femmes représentent 45% », a détaillé le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Fassoun Coulibaly, lors d’une conférence de presse, le week-end dernier, dans la salle de conférence de son département. « Chez les candidats vivant avec un handicap, 32 personnes ont été déclarées admissibles pour avoir obtenu 10 de moyenne. Le taux de 15% accordé à leur couche sera appliqué à ce résultat pour définir le nombre de personnes admises », a-t-il précisé. « Le processus d’organisation a été très transparent », a affirmé le ministre chargé de la Fonction publique, lors de sa conférence de presse. Cette année, les moyennes des candidats ont été affichées devant leurs noms. « C’est pour dire à quel point, a insisté le ministre, (son) département a tenu à imprimer à ces concours l’équité et la transparence pour que l’égalité devant l’emploi public soit assurée. » Selon le conférencier, ces initiatives visent à doter l’Administration des ressources humaines de qualité sans lesquelles le pays ne peut prospérer Fassoun Coulibaly a soutenu que plusieurs mesures ont permis d’arriver à la transparence, notamment la révision de l’arrêté de 2024 fixant le règlement général d’organisation du concours. « En cela, a-t-il expliqué, il y a eu innovation en termes de choix des sujets, de renforcement de la surveillance qui ont permis d’éviter de nombreuses fraudes des candidats. » Il a, aussi, indiqué que son département a mis en place une nouvelle méthode de classification des sujets et la codification des copies ainsi qu’un jury qui veille à la régularité du concours et statue sur les résultats. S’y est ajouté la possibilité donnée aux candidats de vérifier leurs notes et d’accéder à leurs copies. L’année dernière, le département en charge de la Fonction publique reçu à peu près 230 demandes de vérification des notes et d’accès aux copies. Le ministre a regretté le phénomène des faux diplômes dans la participation aux concours. En 2024, son département a découvert 44 faux diplômes contre 11 cette année. Il a fait savoir qu’ils seront transmis au Pôle économique et financier à travers le contentieux de l’État. Parmi les 27 postes non pourvus qui seront reportés sur le concours suivant, il a indiqué que des postes n’ont pas eu de preneurs chez les contrôleurs des impôts, dans les spécialités machinisme agricole du corps des techniciens de l’agriculture, génie rurale et mécanique auto chez les agents techniques de l’industrie. Le domaine sanitaire enregistre également des postes non pourvus en raison, selon le conférencier, du fait que des spécialités n’ont pas eu de candidats. Il s’agit de la médecine d’urgence, nucléaire et légale. Y compris la neurochirurgie, la rhumatologie, entre autres. Au cours de ce point de presse, le ministre chargé de la Fonction publique a abordé la question des candidats confrontés à un manque de pièces d’identité. Il les a invités à faire tout pour avoir l’une des 4 pièces requises pour avoir accès à la salle de concours. En ce qui concerne les concours au titre de 2025, les besoins exprimés par les départements ont été reçus et leur traitement est en cours pour annoncer les dates. Les 746 nouveaux fonctionnaires effectueront aussi le service militaire avant leur prise de fonction. Le concours s’est tenu, du 05 au 26 avril 2025, à Kayes (Ouest), Mopti, Ségou (Centre), Sikasso (Sud), Gao, Tombouctou (Nord) et Bamako, la capitale. MD/MD (AMAP)
Familles recomposées au Mali : Foyers de tensions et liens du cœur
Par Anta CISSE Bamako, 07 juil (AMAP) Dans un village malien, un conte ancien relate comment la lune, émue par les pleurs d’un enfant maltraité par sa marâtre, le recueillit pour le protéger. Cette légende, transmise de génération en génération, résonne encore aujourd’hui dans les familles recomposées, où tensions et liens affectifs se mêlent. Dans la capitale malienne, Bamako, les familles recomposées redessinent ainsi les contours de la parentalité et de l’amour. Entre traditions, défis émotionnels et quête d’équilibre, ces foyers révèlent des réalités complexes où le cœur doit parfois primer sur le sang. À Sénou, Cheick Diabaté, chauffeur de taxi, vit avec sa nouvelle épouse et ses deux enfants issus d’une précédente union. « Ce n’est pas toujours facile, mais je les considère comme les miens », confie-t-il. Surnommé « le bon mari » dans son quartier, il s’efforce de maintenir l’harmonie entre son rôle d’époux et celui de père adoptif. D’autres vivent des situations plus complexes. Un homme, préférant l’anonymat, partage son désarroi : « J’aimais ma femme avant son premier mariage, mais ses parents m’avaient rejeté pour raison de caste. Aujourd’hui, je l’ai épousée, mais je n’arrive pas à accepter son fils. Il me rappelle son ex-mari et notre couple en souffre. » L’adage bambara, Tiè tè tiè de fè (« l’homme n’aime pas l’enfant d’un autre »), semble refléter son dilemme. Kadiatou Coulibaly, jeune femme d’une vingtaine d’années, fait face à un rejet similaire. Mariée à un veuf, père de deux enfants, elle est confrontée à l’hostilité de l’aîné, âgé de 15 ans. « Il m’appelle ‘la femme de mon papa’, jamais ‘tata’. J’essaie d’être patiente, mais c’est dur », avoue-t-elle. Sabou Sidibé, enseignante, raconte une expérience différente. Son mari, résidant à l’étranger, ne passe qu’un mois par an à Bamako. Lorsqu’il a demandé que son fils de 11 ans n’entre pas dans le salon pendant qu’il s’y reposait, elle l’a fermement recadré : « Le salon est pour tous. Je suis à la fois le père et la mère de mon enfant. » Depuis, les tensions ont cessé. Les aînés ne sont pas épargnés. Une femme de 60 ans a quitté le domicile conjugal, incapable de cohabiter avec les épouses des fils de son mari. De même, Abdoulaye Keita, lycéen de 17 ans ayant perdu sa mère, confie : « Ma belle-mère favorise ses enfants. Je fais semblant de ne rien voir, mais ça fait mal. » À l’inverse, Aïssata Ly, 17 ans, voue une admiration sans borne à son beau-père. « Il m’a envoyée à l’école alors que mon père m’avait oubliée. C’est mon héros, et je prie pour pouvoir lui rendre, un jour, ce qu’il m’a donné », dit-elle, l’émotion palpable. Dr Morifing Doumbia, sociologue, explique que les familles recomposées, façonnées par les divorces, remariages ou veuvages, sont devenues courantes au Mali. « Le lien biologique ne suffit plus. Ce qui compte, c’est la qualité des liens affectifs », souligne-t-il. Les femmes, souvent au cœur de ces dynamiques, jouent des rôles multiples : mères, belles-mères, médiatrices. Les enfants, eux, doivent s’adapter à de nouveaux parents, demi-frères ou de nouvelles règles. « Cela demande du temps, de l’écoute et un amour sincère, qui transcende le sang », conclut-il. Bâ Awa Dembélé, traditionnaliste de Ségou, rappelle une règle bamanan : « Une nouvelle épouse doit faire preuve de retenue et n’a pas de droits directs sur les enfants d’une autre, sauf mandat clair. » Le non-respect de cette règle, selon elle, alimente les tensions. Face à ces défis, la société malienne doit repenser la famille recomposée. En cultivant la patience, le respect et l’amour, ces foyers peuvent devenir des espaces où chacun trouve sa place, prouvant que la famille se construit avant tout par le cœur. AC/MD (AMAP)
Ségou : Le couvre-feu prorogé de 30 jours, reconductible
Ségou, 4 juil (AMAP) Le couvre-feu, instauré sur l’ensemble de la Région de Ségou (Centre) le 4 juin 2025, a été prorogé pour une durée de trente jours, reconductible et en vigueur du vendredi 4 juillet au samedi 2 août 2025, chaque nuit de 22h00 à 6h00 du matin, selon une source officielle. La décision signée le gouverneur de la Région, le commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, a été transmise, ce vendredi après-midi au bureau régional de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP). Le document précise que « la liberté de circulation des personnes ainsi que de tous les véhicules est strictement restreinte durant les heures concernées. » « Toutefois, les véhicules des forces de défense et de sécurité, ainsi que les ambulances munies d’un ordre de mission, ne sont pas concernés par cette interdiction », fait remarquer le texte. La mise en œuvre de cette décision incombe au commandant de la Zone de Défense n°2, au commandant de la Région n°5 de la Gendarmerie nationale, au commandant de la 4e Région de la Garde nationale, ainsi qu’aux directeurs régionaux de la Police nationale et de la Protection civile. « Chacun est chargé, dans le cadre de ses prérogatives, d’en assurer l’application effective. » Pour rappel, le couvre-feu a été instauré dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire, marqué par une menace persistante et des informations faisant état de l’infiltration d’individus armés. Cette mesure vise à permettre aux forces armées de manœuvrer librement, de mener des patrouilles et de prendre toutes les dispositions nécessaires à la sécurisation des personnes et des biens. ADS/MD (AMAP)
Le CNT adopte le projet de loi, donnant un mandat de 5 ans, renouvelables, au présidant de la Transition
Bamako, le 3 juillet (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté, ce jeudi 03 juin 2025, à l’unanimité par 131 votants, le projet de loi révisant la Charte de la Transition et donnant un mandat de 5 ans, renouvelables au présidant de la Transition, a constaté l’AMAP. Selon la Charte de la Transition révisée, le président de la Transition remplit « les fonctions de Chef de l´Etat pour une durée de 5 ans, renouvelables, autant de fois que nécessaire, jusqu’à la pacification du pays, à compter de la promulgation de cette Charte. » Toutefois, cette durée peut être écourtée, dès que les conditions permettant l’organisation d’élection présidentielle transparente et apaisée sont réunies. La Charte prévoit, également, que le président de la Transition est éligible « à l’élection du Président de la République et aux élections générales qui seront organisées pour marquer la fin de la Transition. » Cette disposition est, aussi, valable pour les membres du gouvernement et du CNT. La Transition prend fin avec l’élection présidentielle organisée par les autorités de la Transition, la prestation de serment et la passation des charges au nouveau Président élu. Le texte signale que jusqu’à la mise en place de nouvelles institutions prévues par la Constitution, les organes de la Transition continuent d’exercer leurs fonctions et attributions. Cette révision permet d’adapter le dispositif de la Transition aux mutations politiques, institutionnelles et sécuritaires intervenues dans le pays et d’instaurer une limite temporelle claire du processus transitoire, souligne le rapport de la Commission loi saisie pour l’étude au fond. « Il s’agit également de donner satisfaction aux attentes légitimes du peuple », soutient la Commission des Lois de l’organe législatif de la Transition. Le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, Mamani Nassiré, qui a porté ce projet, a déclaré que son adoption permet d’engager une nouvelle orientation politique afin de parvenir à la pacification du pays avant toute chose. Les travaux étaient dirigés par le Président du CNT, le Général de corps d’armée Malick Diaw. Le Conseil des ministres du Mali a adopté, le 11 juin 2025, ce projet de loi révisant la Charte de la Transition afin d’accorder au chef de l’État un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025, « conformément aux recommandations des concertations des Forces vives de la Nation et des Maliens de l’extérieur. » « Cette révision répond aux attentes légitimes du Peuple malien pour une refondation de l’État et une souveraineté pleine », soutient le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 11 juin 2025. Ce projet de loi s’inscrit dans la mise en œuvre des 517 recommandations issues des Assises nationales de la refondation (ANR), tenues du 27 au 30 décembre 2021, qui appelaient à des réformes politiques et institutionnelles prioritaires avant l’organisation d’élections. OD/MD (AMAP)
4è Conférence internationale sur le financement du développement : Faire de la dette souveraine un facteur de développement
Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ Séville, 2 juil (AMAP) La problématique de la dette souveraine a été débattue, mercredi, par les décideurs, patrons d’institutions de financement et experts… à la 4è Conférence internationale sur le financement du développement. Ils ont tous convenu de l’urgence de réformer l’architecture de la dette souveraine et de la suspension du service de la dette en cas de crise. La dette souveraine des pays en développement préoccupe les bailleurs de fonds : bilatéraux comme multilatéraux. Cette problématique était au cœur de la 4è Conférence internationale sur le financement du développement (FFD4). La table ronde a lieu sur « mettre en place une architecture de dette souveraine axée sur le développement. » Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a participé à ce débat co-présidé par le Chef d’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez. C’était en présence des patrons de la Banque mondiale et d’autres organisations œuvrant pour la prospérité de l’humanité. Les causes du surendettement sont multiples. Elles s’expliquent, selon le ministre Alousséni Sanou, par une diminution des ressources concessionnelles et l’application de conditionnalités non économiques souvent imposées pour l’accès au financement par certains partenaires, obligeant nos États à recourir à une dette commerciale plus chère, cherté souvent sans lien avec l’environnement économique régional. Aussi a-t-il dénoncé le non respect de l’engagement des pays développés d’affecter 0,7% de leur PIB à l’aide publique au développement. S’y ajoute le poids du service de la dette qui réduit l’espace budgétaire des États et diminue leur capacité à faire face aux dépenses stratégiques comme la défense, les secteurs à forte croissance et le développement humain. ENDETTEMENT PRUDENT – En dépit de ce contexte défavorable et des défis qui l’assaillent, le Mali fait des efforts énormes pour maintenir son endettement à un niveau acceptable. « Au Mali, l’encours de la dette représente 49,7% du PIB et le service de la dette vaut 33% des recettes fiscales. La part des partenaires bi et multilatéraux diminue de plus en plus et s’établit à 51,6% des dettes », s’est réjoui le patron de l’hôtel des Finances. Niveau qui est loin des 70% fixés par les normes communautaires. Malgré cet embelli, le gouvernement accroît les efforts en faveur d’une « gestion rigoureuse et transparente de la dette publique tout en s’inscrivant dans une vision à long terme Mali 2063 ». Cette vision, selon lui, s’appuie sur les principes de souveraineté, de bonne gouvernance et définit les réformes nécessaires au développement des ressources internes (digitalisation, relecture des différents codes). Sa mise en œuvre, a assuré le ministre Sanou, continue d’assurer au Mali un risque de surendettement modéré et une viabilité de sa dette comme le témoignent les rapports 2024 de la Banque mondiale et 2025 du Fonds monétaire international (FMI). Comme stratégie pour assurer une autonomie financière, le ministre Sanou a indiqué que l’État priorise le financement des secteurs stratégiques porteurs de croissance durable, impactant positivement les populations, les investissements dans la sécurité et dans la lutte contre les effets du changement climatique. Pour consolider ces acquis, Alousséni Sanou prône une réforme de l’architecture financière internationale en renforçant et en rendant flexible les mécanismes de financement pour les pays fragiles (zones de conflit). Il préconise une innovation dans les mécanismes permettant d’éviter une accumulation des arriérés de paiement. Invitant à prendre en compte les spécificités et les visions des pays à travers des mécanismes d’allocation adaptés et, au-delà des secteurs classiques, stratégiques comme l’énergie, les infrastructures, il est important d’orienter l’endettement vers le financement des projets créateurs d’emplois et à forte valeur ajouté. Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, avait, en introduction, rappelé que nos pays font face à un dilemme : rembourser leur dette ou investir dans le développement pour améliorer durablement les conditions de vie des populations . Cette torture peut être évitée en acceptant une réforme profonde de l’architecture financière internationale et de la dette. Cela nécessite beaucoup de transparence, une révision des critères des agences de notation qui constituent une entrave à l’accès des pays au financement, tout en augmentant le taux de remboursement. Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a plaidé pour la « création de clause de suspension du service de la dette en cas de crise ». Insistant sur l’importance de la collecte d’impôts en fixant des seuils minimums de collecte de mobilisation des ressources internes, il a demandé de mettre un terme aux paradis fiscaux qui facilitent l’évasion fiscale pendant que des milliards de personnes n’ont pas accès aux services sociaux de base. Pour un expert intervenant lors du panel, le financement du développement nécessite une vision globale. Pour ce faire, insiste le spécialiste, il importe de passer des flux spéculatifs à long terme qui déstabilisent les pays pauvres aux flux transparents et positifs à court terme. Il propose à cet effet de modifier la législation dans les pays emprunteurs afin d’empêcher les institutions comme le Fonds monétaire international (FMI) à changer de comportement. L’accès à des prêts adaptés et à faible coût, est un levier indispensable pour un développement humain durable afin de prévenir les conflits. Sur la question la ministre chargée de l’Environnement participait au même moment à un événement spécial sur « financement de l’environnement dans les zones de conflits ». Interrogée, Mme Doumbia Mariam Tangara a insisté sur un engagement commun de nos États à faire face à ces changements globaux notamment les effets néfastes du changement climatique. CMT/MD AMAP)
(URGENT) Bafoulabé : Présumée attaque terroriste
Bafoulabé, 1er juil (AMAP) Une trentaine d’hommes, lourdement armés, ont d’attaqué, mardi, aux environs de 6 heures, deux usines dans le Cercle de Bafoulabé (Ouest), selon une source locale. Par équipe de deux, ces individus, qui ont été vus par des habitants, dans le Cercle d’Oussoubidiangna, depuis plusieurs mois, s’en sont pris à l’Usine stones qui produit des carreaux, basée à Gouroundapé et l’usine Diamont Ciment de Gangonteri, toutes sur la Route nationale (RN) 22. respectivement à une vingtaine et une cinquantaine de km de la Commune rurale de Bafoulabé. Pour l’instant, on ne connait pas le bilan des attaques. BM/MD (AMAP)
4è Conférence internationale sur le financement du développement : Les attentes des leaders mondiaux
Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ Séville, 30 juin (AMAP) Le Premier ministre du Mali, le général de division Abdoulaye Maïga, a participé à l’ouverture solennelle de la 4è Conférence internationale sur le financement du développement qui a débuté, ce lundi à Séville, en Espagne, et prendra fin le 4 juillet. A cette ouverture, sous la présidence du chef du gouvernement du Royaume d’Espagne, Petro Sánchez, le Premier ministre du Mali, a représenté le chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta. C’était en présence du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antònio Guterres et de plusieurs dizaines de chefs d’État et de gouvernement et d’organisations internationales, régionales et sous-régionales. Unis en cette occasion, les leaders mondiaux et chefs d’institutions financières, de commerce et de développement ont adopté, de façon consensuelle, le « Compromis de Séville ». Il s’agit d’un document qui doit sanctionner ces travaux de quatre jours. Le texte est considéré comme « un Nouveau partenariat financier pour un développement durable pour les 10 prochaines années. » Le président de la Conférence, le Secrétaire général de l’ONU, les patrons de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international (FMI), de l’Union africaine (UA) et d’autres institutions ont envoyé des messages forts à la communauté financière internationale. Ils ont invité à des mesures concrètes pour permettre aux pays en développement de se défaire du poids du service de la dette qui entrave l’accès aux financements et investissements adaptés à leurs besoins. Ils ont proposé de mettre en œuvre des mécanismes pratiques et viables pour réduire le coût des envois de fonds des diasporas. Ils ont, également, attiré l’attention sur la nécessité de s’assurer du caractère inclusif du programme de développement durable. Et ont appelé à des efforts énormes en matière de mobilisation des ressources internes pour faire face aux besoins de financement dans un monde où les investissements directs se font rares. Lors du débat général, en cours, chaque chef d’État et de gouvernement présentera sa vision ou sa stratégie nationale de développement durable. Ils prendront part aux travaux en plénière, à des tables rondes et auront des rencontres bilatérales. Durant ces quatre jours, huit plénières et six tables rondes sont prévues. Cette Conférence intervient 10 ans après celle tenue en 2015 à Addis-Abeba, en Ethiopie, et 5 ans avant la date buttoir des Objectifs de développement durable (ODD). CMT/MD (AMAP)
Les assurances du Premier ministre sur les problèmes des Maliens d’Espagne :
Envoyé spécial Cheick M. TRAORÉ Séville, 29 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, a donné, dimanche, à Séville, des assurances à nos compatriotes établis en Espagne sur leurs préoccupations dams leur pays de résidence, a constaté l’AMAP sur place Présent à Séville pour participer à la 4è Conférence internationale sur le financement du développement, du 30 juin au 3 juillet, le chef du gouvernement malien a rencontré nos compatriotes d’Espagne, dans un hôtel du quartier de Viapol. Occasion pour nos concitoyens d’exprimer des préoccupations qui ont trait à l’accès difficile aux documents administratifs, notamment les cartes Nina et biométrique, le passeport, le visa… Ils ont, également, demandé l’ouverture d’un consulat général, d’une ligne « direct » Espagne-Mali. D’autres problèmes soulevés par les Maliens d’Espagne se rapportent à la possibilité d’être enrôlé dans l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et de bénéficier de logements sociaux, entre autres. En réponse, le chef du gouvernement a assuré que les problèmes évoqués trouveront des solutions dans les 517 recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR). Le général de Division Abdoulaye Maïga a ajouté que la création de l’Agence nationale de sécurisation des actes d’état civil permettra de résoudre définitivement ces problèmes. Toutefois, il a souligné que la volonté du gouvernement est de créer les conditions pour permettre aux Maliens de rester au pays. Le Premier ministre leur a demandé de rester unis, solidaires et de respecter les lois du pays d’accueil. Le chef du gouvernement avait à ses côtés les ministres chargés de l’Économie, Alousséni Sanou, des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, de l’Environnement, Mme Doumbia Mariam Tangara, et l’ambassadeur du Mali en Espagne, le général Abdramane Baby. CMT/MD (AMAP)
Le Premier ministre est arrivé à Séville pour participer à la 4è Conférence internationale sur le financement du développement
Envoyé spécial Cheick Moctar TRAORÉ Séville, 28 juin (AMAP) Le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga est arrivé aujourd’hui, samedi, à 17 heures 30 (locales), en Espagne pour prendre part à la 4è Conférence internationale sur le financement du développement qui se tiendra du 30 juin au 3 juillet au Centre international de conférences et d’expositions de Séville. À son arrivée, il a été accueilli par une forte communauté malienne, burkinabè et nigérienne massé devant son hôtel. Munie des drapeaux du Mali et de l’AES, la foule scandait : Mali, Mali, AES, AES… pour souhaiter la bienvenue à la délégation du Premier ministre. Le chef du gouvernement portera la voix du Mali, en présentant la vision du Chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, en matière de développement à la communauté financière internationale. Cette vision est traduite dans deux documents stratégiques de référence : la Vision Mali kura 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033). Le général de division Abdoulaye Maïga est à la tête d’une forte délégation comprenant des membres du gouvernement dont les ministres de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et des conseillers spéciaux de la Présidence et de la Primature. Environ 70 chefs d’État et de gouvernement sont attendus à ce sommet qui mobilise décideurs, experts, chercheurs et chefs d’entreprise du monde. CMT/MD (AMAP)
Le Premier ministre à la 4e Conférence internationale sur le financement du développement (FFD4) à Séville, en Espagne
Bamako, 28 juin (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le général de Division Abdoulaye Maiga, a quitté ce samedi 28 juin 2025, Bamako pour Séville, en Espagne, où il représentera le Président de la Transition, Chef de l’Etat, à la 4è conférence internationale sur le financement du développement (FFD4), du 30 juin au 03 Juillet 2025, annonce un communiqué de la Primature. Le chef du gouvernement représentera le président de la Transition, et conduira la délégation malienne comprenant certains membres du gouvernement pour porter à cette rencontre « la voix du Mali. » et présentera « la vision du président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goita à la communauté financière internationale. « La 4è conférence internationale représente une opportunité unique de reformer le financement à tous les niveaux. « Elle doit, aussi, donner une impulsion à la réforme de l’architecture financière internationale et relever les défis qui freinent l’investissement urgent nécessaire à la réalisation des objectifs de développement durable. » C’est une occasion aussi d’accélérer la mise en œuvre de l’agenda 2030. « L’occasion sera opportune pour le chef du gouvernement malien de présenter aux partenaires extérieurs la vision « Mali Kura nietaasira ka ben san 2063ma » ainsi que la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033. » « Ces deux initiatives visent à moderniser notre pays, encourager l’innovation et renorcer son intégration sur les plans régional et international. La vision Mali Kura 2063 s’appuie sur 11 projets structurants comme farafina jiginè pour garantir l’autosuffisance alimentaire, Yelen Kura, visant un accès universel à l’électricité ou Kankou Moussa Seguina, dédié à la valorisation du patrimoine culturel. » Et quant à la stratégie nationale, elle s’articule autour de cinq grandes priorités comme le renforcement de la souveraineté, de la paix et de la sécurité ou la transformation économique et une croissance durable. A Séville, la délégation malienne prendra part à certains panels stratégiques de haut niveau. En marge de la conférence le général de Division Abdoulaye Maiga aura des rencontres bilatérales avec des dirigeants du monde et avec des partenaires stratégiques du Mali. Il échangera avec les Maliens établis en Espagne. MD (AMAP)

