Sikasso (Sud) : Campagne agricole 2024-2025, de mai à septembre, les récoltes en octobre et novembre
Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 13 juil (AMAP) La campagne agricole a démarré, dans la Région de Sikasso (Sud), en fin mai et s’étendra jusqu’en fin septembre, pour des récoltes prévues en octobre et novembre, a annoncé le chargé des statistiques, suivi-évaluation et communication de la Direction régionale de l’agriculture (DRA), Ousmane Dembélé. Dans un entretien avec l’AMAP, M. Dembélé a précisé : « L’objectif d’emblavure en céréales est de 661 562 ha dont 572 942 ha en céréales sèches et 88 620 ha en riz dans la Région. » Les producteurs sont au four et au moulin. L’encadrement ne ménage aucun effort pour la réussite de la campagne pour réaliser cet objectif. A cet effet, M. le technicien soutient que le dispositif d’encadrement est à pied d’œuvre pour fournir l’appui-conseil nécessaire aux producteurs en vue d’atteindre les objectifs de production de la campagne agricole. Sur le registre de la répartition de la pluviométrie, Ousmane Dembélé soutient que la campagne agricole 2025 a connu « une pluviométrie précoce mais mal repartie dans l’espace pendant le mois de juin dans certaines localités de la Région de Sikasso. » A la date du 30 juin 2025, les cumuls étaient de : (275 mm en 19 jours contre 237,1 mm en 27 jours lors de la campagne 2024 et une moyenne interannuelle de 253,4 mm à Sikasso central) et (199,1 mm en 22 jours en 2025 contre 298,5 mm en 24 jours en 2024). S’agissant de la subvention de l’engrais, il soutient que la mise en place de 3249 T d’engrais est en cours dans le cadre du Projet de développement, de la productivité et de diversification agricole dans les zones arides et semis arides du Mali (PDAZAM). A cela s’ajoute les 188T d’engrais du Projet d’urgence de production et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PUPSAN). Cette quantité est destinée aux communes d’intervention du projet dans la Région de Sikasso. « L’engrais est cédé aux producteurs au prix de la subvention soit 14 000 Fcfa le sac de 50 Kg auprès de la commission de réception et de distribution créée dans chaque commune bénéficiaire et composée du secteur de l’Agriculture, de la chambre d’Agriculture et de la mairie », révèle-t-il, avant d’ajouter que ces engrais constituent un appui important de l’Etat en faveur des producteurs. Par ailleurs, le chargé des statistiques, suivi-évaluation et communication de la DRA appelle les producteurs à suivre les conseils de l’encadrement et appliquer les bonnes pratiques agricoles afin d’intensifier les productions. « Les premières réalisations des emblavures doivent être bien désherbées avant de bénéficier les doses recommandées de fertilisants. Les semis en cours doivent prendre en compte les spécificités variétales… », précise-t-il. Et de renchérir que le marché des intrants agricoles continue à être approvisionné. Quant au président de la Chambre régionale d’agriculture (également producteur), Abdoulaye Bamba, il a mis un accent particulier sur la gestion des inondations en période hivernale. Pour ce faire, il a prodigué des conseils judicieux aux producteurs. Ceux-ci, selon lui, « doivent prioriser les cultures qui conviennent dans les zones inondables notamment le riz. » Il faut faire des barrages en terre pour sécuriser les champs. S’agissant des difficultés des producteurs de Sikasso, le président de la Chambre régionale d’agriculture a souligné, notamment, « le retard du paiement des productions de la filière coton, le retard dans la mise en place des intrants agricoles et l’insuffisance de la mise en place de la subvention en engrais dans certaines communes de la Région. » S’y ajoute l’insécurité. « Cela ne nous empêche pas de cultiver mais, on travaille la peur au ventre », confie-t-il. Pour le bon déroulement de la campagne agricole 2025, Abdoulaye Bamba a invité d’une part, les producteurs à privilégier le calendrier agricole, à toujours tenir compte de la pluviométrie et, d’autre part, le gouvernement à multiplier les appuis techniques et particulièrement ceux en intrants agricoles. Les prévisions climatiques pour le reste de la saison (juillet-septembre 2025) de Sikasso sont claires. En termes de phénomènes extrêmes, quelques épisodes de fortes pluies orageuses sont attendus, pouvant provoquer des ruissellements rapides, des pertes de sols et inondations localisées, des dégâts sur les jeunes plants ou récolte précoces. Selon le coordonnateur de la station météo de Sikasso, Salif Diabaté, les cultures bien positionnées sont notamment le maïs, le sorgho, le mil, le riz et le coton. « Ces cultures bénéficient des conditions globalement favorables pour la croissance », a-t-il précisé. Par ailleurs, seuls les producteurs des zones basses ou irriguées peuvent envisager des cultures de décrue (riz de bas-fond et légumes). Comme risques, les producteurs pourront faire face à des attaques accrues de ravageurs et maladies (chenilles légionnaires et mildiou) dues aux périodes humides prolongées. Et aussi le risque de saturation hydrique dans les sols mal drainés et une fin de saison anticipée. Toute chose qui pourrait perturber le développement des cultures à cycle long non encore semées ou mal suivies. Salif Diabaté a invité « les producteurs à suivre les bulletins de la météo et agro-hydro-climatiques hebdomadaire, à privilégier les cultures et variétés à cycle moyen pour éviter les pertes en cas de fin précoce et à anticiper les périodes de récolte entre les grandes pluies pour éviter la pourriture des plants. » A son avis, il est également pertinent, d’envisager la diversification des cultures vivrières pour assurer la résilience. « La saison 2025 est globalement favorable à Sikasso. Les producteurs doivent rester vigilants face aux excès d’eau, à une fin de saison anticipée, à la chaleur entre les pluies… », conclut-il. MFD/MD (AMAP)
Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma : l’institution désormais intégrée à l’AES
Bamako, 11 juil (AMAP) L’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG) est, désormais, transformée en Agence d’exécution des projets et programmes de développement de la Confédération des Etats du Sahel (Confédération AES), a appris vendredi l’AMAP à Bamako, de source officielle. Le communiqué final de la 8è session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’ALG, tenue ce vendredi 11 juillet, par visio-conférence, signale que les Chefs d’Etats ont décidé « de capitaliser et de valoriser les acquis de l’ALG au bénéfice de l’AES, en matière de développement. » Le général d’Armée Assimi Goïta du Mali, président de la Transition, Président de la Confédération de l’AES, le général d´armée Aboudourahamane Tiani du Niger, par ailleurs Président en exercice de l’ALG, et le capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, ont ainsi officialisé la transformation de l’ALG en Agence d’exécution des projets et programmes de développement de la Confédération. « Pour ce faire, la nouvelle Agence d’exécution mettra en œuvre les projets et programmes, selon les orientations et sous la conduite du Conseil des ministres de la Confédération », précise le communiqué. Par conséquent, poursuit le texte, les Chefs d’Etat ont convenus « de donner mandat au Président en exercice de nommer un administrateur provisoire chargé d’assurer le passage de l’ALG en une Agence d’exécution des projets et programmes de développement de la Confédération AES. » Ils ont, également, instruit les ministres en charge de l’ALG à effectuer un audit préalable de l’institution et à prendre toutes les dispositions en vue de mettre en œuvre sa transformation, avant le 31 décembre prochain. Il ressort du communiqué que les chefs d’Etat de l’ALG « ont passé en revue le contexte géopolitique de la sous-région ouest africaine et examiné la situation sécuritaire dans les Etats du Liptako-Gourma. » Ils se sont, également, « félicités des actions que mènent individuellement et collectivement les Etats membres dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, ayant notamment permis un retour progressif de l’Administration et des personnes déplacées internes dans leurs localités. » Ils ont salué les approches de développement intégré et de proximité développées par l’ALG depuis sa création en 1970. BD/MD (AMAP)
Nioro du Sahel : Les FAMA ont récupéré un blindé et un véhicule enlevés par les terroristes
Nioro du Sahel, 10 juillet (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), en collaboration avec la population, ont récupéré et présenté, ce jeudi, un blindé et un véhicule KIA enlevés par des terroristes lors des attaques de Nioro, Gogui et Sandaré (Ouest), le 1er juillet dernier, à l’issue d’une mission de ratissage dans la Région, a constaté l’AMAP. « Ces engins, dont l’enlèvement avait suscité l’inquiétude, sont désormais de retour et opérationnels au service des FAMa », a déclaré le colonel Gilbert Diarra, chef d’état-major du Poste de contrôle technique avancé de Nioro. La mission de ratissage a permis de retrouver le blindé, embourbé à 1,5 km de la frontière mauritanienne, ainsi que le véhicule KIA, localisé à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Nioro. Le blindé a été tracté, réparé et ramené au camp militaire, tandis que le véhicule KIA a également été récupéré. Les deux engins ont été présentés à la population en présence des autorités militaires et d’une foule nombreuse. Au cours de l’opération, les FAMA ont également saisi plusieurs armes abandonnées par les terroristes, ainsi que des corps en état de putréfaction. Face à la propagande diffusée sur les réseaux sociaux par les groupes terroristes, qui exhibent des images d’engins enlevés pour semer la peur, le colonel Gilbert Diarra et le Lt-colonel Siaka Koumaré, commandant d’armes de Nioro, ont démenti ces publications. Ils ont réaffirmé que les deux engins sont désormais sous le contrôle des FAMa et opérationnels. Le Lt-colonel Koumaré a appelé les populations à la vigilance et à une collaboration accrue avec les FAMa pour contrer les menaces terroristes dans la Région. MD/OS/MD (AMAP)
Forum international de la diaspora : Le ministre Mossa Ag Attaher confirme les dates annoncées
Bamako, 10 juil (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a confirmé, jeudi, à Bamako, les dates du Forum international de la diaspora (FID), prévu les 17,18 et 19 de ce mois de juillet, a appris l’AMAP sur place. « Nous avons aujourd’hui, l’opportunité d’orienter les apports des Maliens établis à l’extérieur vers l’investissement productif pour l’essor économique de notre pays », a déclaré le ministre Mossa Ag Attaher, lors d’une conférence de presse au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Il entend faire de ce forum, une rencontre qui « impacte tout, en créant un dialogue direct entre les secteurs privés et publics, les décideurs, le gouvernement, les Partenaires techniques et financiers et les amis du Mali ». Pour qu’au sortir de ce forum, « nous ayons quelque chose sous la main pour nous aider à mieux rentabiliser cette économie qui représente cette force de la diaspora », a souhaité le ministre chargé des Maliens établis à l’extérieur. Mossa Ag Attaher a exprimé sa profonde gratitude à tous les partenaires qui ont décidé d’accompagner ce forum. Selon lui, leur engagement est un gage de succès et montre leur attachement à la cause de notre diaspora. Il a souhaité inviter tous ceux qui n’ont pas encore rejoint l’initiative à le faire. « Ensemble nous pouvons créer un impact encore plus grand et au prix des opportunités inégalées pour le développement de notre pays », a-t-il soutenu, tout en invitant la jeunesse malienne, qui a fait son expérience à l’étranger, à participer activement à ce forum. De leurs côtés, les partenaires présents à la conférence, ont, à tour de rôle, salué les efforts du gouvernement à travers le département en charge des Maliens établis à l’extérieur, tout en réaffirmant leur engagement à soutenir le FID. À une semaine de cet important rendez-vous, cette deuxième conférence de presse intervient après celle du 15 mai dernier, lors de laquelle, le ministre Ag Mossa a présenté le projet du FID à la presse nationale et internationale. Cet événement, qui se déroulera au CICB, est le fruit d’une collaboration avec plusieurs partenaires clés. Le thème retenu pour cette première édition est : « Enjeux et défis pour une diaspora au cœur du développement économique national ». Il se déroulera autour de plusieurs axes de réflexions animés par les membres du gouvernement, d’éminents experts du Mali et d’ailleurs ainsi que des Partenaires techniques et financiers (PTF). Les différents panels et les tables rondes proposés offrent, également, une exploration complexe et multidimensionnelle des possibilités pour la diaspora de contribuer au développement national. Il est prévu tout autant des interventions en ligne pour une large participation de la diaspora. Sans oublier, des expositions, des présentations de projets d’investissement et des rencontres sont prévues tout au long de ce forum. Enfin, il est attendu de ce FID une feuille de route pour la mise en œuvre des principales recommandations qui seront formulées. SS/MD (AMAP)
Déjeuner professionnel du patronat du Mali : La BCEAO expose sur le dispositif de soutien au financement des PME-PMI
Bamako, le 10 juillet (AMAP) Le Directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au Mali, Baréma Bocoum, a fait, jeudi, un éclairage sur les enjeux et difficultés liés à l’opérationnalisation du dispositif de financement des Petites et moyennes entreprises (PME) et des Petites et moyennes industries (PMI) de l’institution bancaire régionale, a constaté l’AMAP. Le Directeur national de la BCEAO, invité du traditionnel déjeuner professionnel du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), à son siège, a fait un exposé sur le mécanisme de soutien au financement des PME-PMI par la BCEAO. Cette présentation a permis de partager avec l’assistance les difficultés et insuffisances que relèvent les Structures d’appui et d’encadrement (SAE) dans l’opérationnalisation du dispositif dont, entre autres, la faible implication des établissements de crédit ; la faible qualité des dossiers soumis par les SAE, le manque de synergie entre les banques et les Structures d’appui et d’encadrement. Le panéliste a entretenu l’assistance, parmi laquelle des patrons de l’Economie du Mali, sur les conditions d’accès aux financements, les perspectives et les défis. Il a rappelé que ce dispositif a été mis en place, par les chefs d’État de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en 2012 et mis en application en 2017, dans le cadre de l’amélioration des PME-PMI. « Le dispositif est fondé sur un partage de risques entre les établissements financiers et les Structures d’appui et d’encadrement », a expliqué Baréma Bocoum, indiquant qu’il s’agit de réduire le risque pour les entreprises. Le Directeur national de la BCEAO-Mali a noté plusieurs défaillances au niveau des SAE. « Les premiers moments ont connu des difficultés. Face au manque de dialogue, tout le monde est resté dans son coin », a-t-il révélé. Parlant des critères d’éligibilité, le premier responsable de la BCEAO au Mali a signalé que le dispositif est fait de sorte que toutes les PME sont éligibles. « L’idée est que les SAE doivent tirer les PME vers le formel, à travers l’encadrement », a précisé M. Bocoum. Ajoutant qu’il a été demandé aux banques, qui sont le nerf de la guerre, des points focaux, surtout d’être ouvertes aux SAE sur leurs procédures. Le Directeur national de la BCEAO-Mali a relevé des défis relatifs à l’appropriation du dispositif par les acteurs, au suivi et à la communication. Le 4ème vice-président du CNPM, Ibrahima Kalilou Sacko, qui s’est réjoui de la disponibilité de la BCEAO à ce rendez-vous, a apprécié le thème d’un « fort intérêt chez les opérateurs économiques. » « Car, selon lui, il est question de pallier aux difficultés financières et obtenir un meilleur accompagnement pour le financement. « OD/MD (AMAP)
Coopération Mali-Etats-Unis : Vers une redynamisation de l’amitié et des relations de coopération
Bamako, 09 juil (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a reçu, ce mercredi, une délégation américaine, conduite par le directeur adjoint principal pour la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité nationale à la Maison blanche, Rudolph Atallah, dans le cadre de la relance des relations bilatérales entre le Mali et les États-Unis, a constaté l’AMAP. Après la rencontre, au ministère des Affaires étrangères, à Koulouba, le chef de délégation américaine, M. Atallah, a précisé que l’objectif était « de revoir comment redynamiser l’amitié et les relations de coopération entre le Mali et les États-Unis dans le domaine de la sécurité et les affaires puis relancer les relations bilatérales entre les deux pays. » « Et je pense que ce sera le début de très bonnes relations. », a-t-il dit. A la rencontre, le ministre en charge de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, était accompagné de son collègue en charge de la Sécurité, le général de division Daoud Aly Mohammedine et en présence l’ambassadeur des États-Unis, Rachna Korhonen. MMD/MD (AMAP)
Etats-Unis-Mali : Le directeur adjoint principal du Conseil de sécurité nationale à la Maison blanche en visite de trois jours au Mali
Bamako, 09 juil (AMAP) Le directeur adjoint principal pour la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité nationale de la Maison blanche, Rudolph Atallah, partagera la vision de son pays pour le Mali et les pays de l’Alliance des États du sahel (AES) avec les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, a appris l’AMAP, ce mercredi, à Bamako. Le Lt-colonel à la retraite, spécialiste des zones étrangères (Afrique, Moyen-Orient, Europe), Rudolph Atallah, expert national en stratégie antiterroriste et en géopolitique séjournera au Mali pendant trois jours, a-t-il annoncé, lors d’une table ronde, dans les locaux de l’ambassade des Etats-Unis au Mali. Il occupe actuellement le poste de Directeur adjoint principal pour la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité nationale à la Maison Blanche. À ce titre, il supervise les opérations et politiques antiterroristes à travers l’Afrique et le Levant, contribuant à définir la réponse des États-Unis face aux menaces émergentes et conseillant les hauts responsables sur les décisions critiques en matière de sécurité”, indiquent les services de l’ambassade américaine au Mali, dans un document remis à la presse. Officier supérieur retraité de l’Armée de l’air américaine avec le grade de lieutenant-colonel, M. Attalah cumule plus de trente ans d’expérience opérationnelle et diplomatique dans les domaines de la défense, du renseignement et de la gestion de crise. Il a occupé plusieurs postes de haut niveau, notamment celui de directeur de la lutte contre le terrorisme pour l’Afrique au Pentagone et d’Attaché de défense auprès de six pays africains. ST/MD (AMAP)
Confection locale et vente des perles : Source de revenus et vecteur d’émancipation pour les femmes
Par Aminata SOUMAH Bamako, 9 juillet (AMAP) Les perles ne sont pas seulement des objets de beauté, mais aussi un symbole du savoir-faire de l’artisanat féminin et de l’émancipation des femmes dans diverses sociétés. Dans notre pays, elles occupent une place importante dans diverses cultures féminines à travers l’histoire. Au fil du temps, la valorisation de la perle s’est étendu sur diverses variétés de parures. Pour sa confection locale, la créativité implique souvent des compétences et de savoir-faire des génies locaux. Mme Ballo Assitan Soumaoro est la gérante de l’atelier firdaous qui a pour objectifs de former les femmes dans la confection des perles et d’autres activités génératrices de revenues. Dans son atelier, on transforme des perles en sacs à main, pots de fleur, porteclés, colliers, chaussures, etc. Avec des couleurs au souhait des clients, parfois, le drapeau national est mis en valeur à travers ses tricolores. Madame Ballo explique que les perles sont des objets valeureux qui représente la gente féminine, avec des styles attrayants surtout dans la tradition africaine. Par sa créativité, elle a su aller au-delà des anciens styles qui se limitaient aux atours des femmes. Ses œuvres qui servent à d’autres maquillages se vendent dans son atelier ou dans les marchés, les foires et à l’extérieur du pays. La gérante de firdaous fait savoir que la formation est purement pratique chez elle. Cela, pour promouvoir le travail des femmes, pour leur autonomisation et leur émancipation. En 3 semaines de formation, beaucoup d’entre les apprenantes peuvent commencer à faire leur propre création de styles. Elle dira que les graines de perles sont achetées au grand marché de Bamako, qui sont ensuite transformés à des différentes variétés de produits séduisants par son atelier avant de les exposer au marché. Mme Ballo Assitan Soumaoro affirme que la vente est bénéfique. Les produits fabriqués par l’atelier firdaous sont vendus de 500 à 1000 FCFA pour les portes clés, de 3000, 4000, voire 5000 Fcfa pour les sacs. Y existent aussi des produits de 15000 à 25000 Fcfa. Ils varient selon la taille et la qualité des objets. En dehors des parures féminines, de nombreuses personnes l’utilisent pour accessoires d’instrument musical. Ousmane Diallo en témoigne. Confectionneur de « yabara ou tchichara », un instrument de musique local, cet artiste pratique ce metier depuis plus de 20 ans. Il le fabrique à l’aide des graines de perles tissées avec des cordons au tour de petites calebasses non ouverte. Ousmane Diallo dit que ses œuvres d’art sont beaucoup convoités par les artistes musiciens, des choristes et des griots. Les prix varient selon les qualités, de 3000f et plus. « Nous les mettons à la disposition des clients à tout moment pour satisfaire leurs demandes. Dans la cour de l’artisanat, Ousmane Diawara fabrique un modèle de perle « Agade noire » très convoité par les hommes. Le jeune homme explique que les femmes aussi en trouvent leur compte. Ce métier, dira-t-il, lui a permis de participer à des foires nationales et internationales pour faire des expositions de ses produits, surtout dans les pays arabes et Asie. Depuis plus de 10 ans, Oumou Traore évolue dans la vente des perles. Rencontrée ce mercredi 18 juin 2025 au grand marché de Bamako, elle déambule entre les coins et recoins du marché. Soudain, elle s’arrête pour présenter son étale de perles à un présumé client. Cette marchande ambulante révèle que grâce à cette vente, elle arrive à satisfaire ses besoins quotidiens. Selon Oumou Traoré, le marché est actuellement morose, car elle ne vend que souvent 10.000 Fcfa par jour. Ses marchandises sont des bracelets, colliers, et autres commodités de parures pour enfants et adultes. La vendeuse avoue que l’industrie de la perle est non seulement une source de revenus pour des nombreuses femmes, mais c’est aussi vecteur d’émancipation. Baïni Coulibaly confectionne et vend ses perles depuis belle lurette. Elle le fait selon la préférence des acheteurs. Parmis ses objets, on trouve des perles argentées, en plastiques, des lumineux qui font la différence par leurs éclats pendant la nuit, etc. « Nous vendons nos perles en détail et en gros, selon ce que veut le client. La douzaine de certaines est cédée de 750 Fcfa, 1000 Fcfa à 4000 Fcfa » précise-t-elle. Chez Korotoumou Kanitao, vendeuse de perles à l’artisanat dans le grand marché de Bamako, on trouve des perles traditionnelles comme « mândja, mɔrɔmɔrɔ », les clous de girofle en perles. La vielle vendeuse qui a 60 ans d’expérience en la matière affirme que le prix de certains de ses produits s’élève de 30.000 Fcfa à 50.000 Fcfa. Les gens viennent acheter les perles en gros pour les exporter en Europe et dans des différentes foires d’expositions. Aminata Fofana, cliente croisée sur les lieux, fait savoir qu’elle peut porter une dizaine de perles dans la semaine pour séduire son conjoint. «Certains de mes ports sont de protection contre les mauvais yeux», affirme Aminata. La confection locale des perle constitue une véritable industrie qui rayonne de nos jours dans notre pays et permet à des artisans de tirer leur épingle du jeu. AS/KM (AMAP)
Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires : La Cour d’Assises condamne ferme, par contumace et acquitte des accusés
Bamako, 08 juillet (AMAP) La Cour d’Assises a condamné, mardi, à Bamako, l’ancien ministre de l’Economie, Mme Bouaré Fily Sissoko, à 10 ans de prison et une amende 500 000 Fcfa pour faux et usage de faux ainsi que l’ancien directeur du Commissariat des Armées, le colonel-major Nouhoum Dabitao, à 7 ans de prison et 300 000 Fcfa d’amende, pour les memes chefs, dans son verdict de « l’Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires », a constaté l’AMAP. Quant à l’ancien directeur du cabinet du Président, Mahamadou Camara, et le général Moustapha Drabo, ex-directeur du matériel et des hydrocarbures de l’Armée, ils ont été « purement et simplement acquittés. » Les accusés Sidi Mohamed Kagnassy, Amadou Kouma, Nouhoum Kouma et Moustapha Ben Barka, tous absents au procès, ont écopé de la perpétuité par contumace. L’Etat malien, par la voix de son contentieux, a réclamé réparation du préjudice subi. Les jurés ont prononcé ce verdict, dans les locaux de la Cour d’appel de Bamako, à l’issue de la première session (septembre-octobre 2024) et deuxième session (mai-juillet 2025), de la Cour d’Assises spéciale de Bamako. Le substitut du Parquet général, Koké Coulibaly, qui occupait le banc du ministère public, a apprécié le verdict de la Cour, en affirmant se reconnaitre « totalement » dans cette décision. Pour sa part, l’avocat de Mme Bouaré Fily Sissoko, Me Diankina Tounkara, a souligné que sa cliente « est une victime dans cette histoire et se posera, certainement, des questions sur l’utilité d’être exemplaire dans ce pays. » ST/MD (AMAP)
Procès « Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires » : La défense plaide l’acquittement des accusés
Bamako, 07 juillet (AMAP) La 20è journée d’audience de l’affaire de l’avion présidentiel et des équipements militaires a été celle de la plaidoirie des avocats de la défense qui ont, tous, demandé à la Cour d’assises de déclarer les quatre accusés non coupables, a constaté l’AMAP. Mes Alassane Diallo, Mamadou Bobo Diallo, Arouna Keita, Bernard Takoré (avocat au Barreau de la Côte d’Ivoire), Mamadou Tounkara et Diankina Tounkara, ont demandé à la Cour de déclarer non coupables des faits pour lesquels sont poursuivis les accusés : Mme Bouaré Fily Sissoko, ex ministre de l’Economie et des Finances, Mamadou Camara, ancien directeur de Cabinet de la Présidence, le général de brigade Moustaphe Drabo, ex-directeur du matériels et des hydrocarbures de l’Armée et le colonel-major Nouhoum Dabitao, ancien directeur du Commissariat des Armées. C’est à 9h55 mn que la Cour a fait son entrée. La défense a alors pris la parole pour sa plaidoirie. Le porte-parole des avocats de la défense, Mamadou Bobo Diallo a, au nom de l’ensemble de ses confrères, a indiqué, s’adressant à la Cour : « Pendant ces journées de procès, vous avez pris le temps pour nous mettre à l’aise et, chaque fois qu’un incident intervient, cela a été surmonté avec beaucoup de sagesse. Vous avez pu nous mettre à nos places respectives, en gardant la police de débat avec sérénité et solennité. » « Les incompréhensions constatées ça et là, loin de nous une volonté délibérée de les provoquer mais cela participe de notre manière de travailler et de notre système de défense », a expliqué Me Diallo. Pour Mahamadou Camara, accusé de faux et usage de faux, pour avoir donné un mandat au fournisseur Sidi Mohamed Kagnassy, ses conseillers Bernard Takoré, Arouna Keita et Mamadou Tounkara ont demandé à la Cour de le déclarer non coupable « purement et simplement. » « Car, selon eux, les deux éléments constitutifs de l’infraction à savoir l’élément matériel et celui intentionnel, n’ont pas été prouvés. » Le conseil du colonel-major Nouhoum Dabitao, Me Alassane Diallo, a demandé à la Cour de rendre « un verdict qui respecte la réalité des faits. » Quant à la défense de Mme Bouaré Fily Sissoko, Me Diankina Tounkara, il a soutenu qu’ « il est reproché à (sa) cliente le crime de faux et usage de faux, alors qu’il n’y a ni élément matériel, ni élément moral qui peut être retenu contre elle. » « Donc, le doute doit (lui) profiter. » Me Tounkara a clamé l’innocence de sa cliente et demander de « l’acquitter purement et simplement. » « Vous devez repousser toute pression. Personne ne vous demandera des comptes. Vous êtes totalement indépendants. Que le bon Dieu vous assiste. Et, je réitère les demandes de mes prédécesseurs à savoir l’acquittement pure et simple des accusés », à dit Me Mamadou Bobo Tounkara, constitué pour le général Moustaphe Drabo. Ces plaidoiries des conseils des accusés ont suivi un rappel détaillé des faits décortiqués, à tour de rôle, par chacun des avocats. Le procès se poursuivra demain mardi,08 juillet 2025. ST/MD (AMAP)

