Bamako abrite les 17èmes assises de l’AGEPAR : la durabilité des infrastructures routières au cœur des débats
Bamako, 25 sept (AMAP) « La route est bien plus qu’une infrastructure physique. Elle est un vecteur essentiel de l’intégration, du désenclavement, de la croissance économique et du développement des États », a déclaré Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre des Transports et des Infrastructures, mercredi à Bamako, à l’ouverture des 17èmes assises de l’Association des gestionnaires et partenaires africains de la route (AGEPAR), constaté l’AMAP. Cette rencontre, organisée dix-neuf ans après les premières assises tenues dans la capitale malienne en 2006, coïncide avec le trentenaire de l’AGEPAR. Plus de 90 experts venus de plusieurs pays d’Afrique et du monde participent à ces assises placées sous le thème : « Durabilité des infrastructures routières en Afrique : problématique, solutions et perspectives ». Selon la ministre, malgré les défis sécuritaires, financiers et climatiques, le Mali « reste résolument engagé à moderniser son réseau routier, à améliorer son entretien et à promouvoir des infrastructures résilientes et adaptées aux exigences du développement durable ». Elle a insisté sur la nécessité de trouver des mécanismes de financement pérennes et d’intégrer les dimensions climatiques et environnementales dans la conception des projets. Cheick Oumar Diallo, directeur général des Routes du Mali et président de l’AGEPAR, a pour sa part salué « l’engagement constant des États et des partenaires en faveur du développement d’infrastructures routières modernes, durables et intégrées au service de l’Afrique ». Il a rappelé que l’association, créée en 1995 à Yamoussoukro, s’inscrit dans une vocation panafricaniste et intégrationniste héritée des pères fondateurs de l’indépendance. Durant trois jours, les participants échangeront autour de sessions plénières et d’ateliers thématiques afin de partager les bonnes pratiques, proposer des solutions innovantes et définir une feuille de route commune pour la durabilité des infrastructures routières africaines. Mme Sissoko a conclu en soulignant que ces assises constituent « une opportunité de renforcer la coopération sous-régionale et de consolider les partenariats techniques et financiers », tout en exprimant l’espoir de voir émerger des recommandations concrètes en faveur d’une Afrique « suffisamment connectée, compétitive et prospère ». OS/MD (AMAP)
Commémoration de la Journée internationale de l’alphabétisation, édition 2025
Bamako, 9 sept (AMAP) « Apprendre à lire et à écrire, c’est apprendre à vivre livre », a déclaré le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga lundi 9 septembre 2025, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Selon le chef du gouvernement malien, qui s’exprimait au lancement de la commémoration de la Journée internationale de l’alphabétisation, sous le thème « L’alphabétisation numérique : clé pour un avenir inclusif et durable », chaque année, des dizaines de milliers d’adultes et de jeunes déscolarisés accèdent à la lecture, à l’écriture et au calcul dans leur langue maternelle. » Il a révélé que « notre pays compte, aujourd’hui, plusieurs centaines de milliers de citoyens alphabétisés grâce aux efforts conjoints du gouvernement, des collectivités territoriales, des Organisations de la société civile et de nos partenaires au développement. » Abdoulaye Maiga a souligné que l’introduction progressive des langues nationales comme langues officielles d’enseignement « renforce cette dynamique et constitue une avancée historique dans la démocratisation du savoir. » « Malgré les efforts enregistrés dans le domaine de l’alphabétisation, a-t-il dit, son taux estimé à 37% dans la proportion de la population âgée de 15% reste encore très faible. » A ce propos, le Premier ministre a fait savoir que les effets collatéraux des crises multidimensionnelles que traverse notre pays impactent négativement le secteur de l’alphabétisation avec la fragilisation des programmes éducatifs, la fermeture de nombreux centre dédiés et l’accès limité aux services sociaux de base. En parlant des thèmes retenus, au niveau mondial, « Promouvoir l’alphabétisation à l’ère numérique », et au niveau national, « L’alphabétisation numérique : clé pour un avenir inclusif et durable », le chef du gouvernement a indiqué qu’ils correspondent parfaitement à l’une de « nos préoccupations que constitue la prise en compte du numérique dans l’éducation non formelle et, particulièrement, dans l’alphabétisation. » Il a affirmé l’engagement du gouvernement du Mali, à œuvrer pour un accès de tous les Maliens à l’éducation et à l’alphabétisation. Abdoulaye Maiga a engagé le ministre de l’Education nationale avec l’ensemble des parties prenantes à travailler en synergie pour la promotion de l’alphabétisation numérique au sein des centres et des structures dédiées à cet effet. Avant de remercier l’ensemble des partenaires techniques et financiers, « qui sont à nos cotés », pour leur accompagnement dans le secteur de l’Education. ST/MD (AMAP)
Recrudescence des attaques terroristes au Mali : La Communication de l’Armée fait le point
Bamako, 08 sept (AMAP) La Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), a fait, ce lundi, le point sur les opérations militaires en cours, la sécurité publique, la guerre informationnelle et la tentative de déstabilisation des institutions, a constaté l’AMAP. « Ce point de presse intervient à un moment charnière où notre pays, à l’image de toute la zone de l’AES, est confronté à une recrudescence d’attaques terroristes, ciblant nos forces armées, nos infrastructures économiques, nos moyens de transport et nos citoyens civiles », a déclaré le Directeur général de la DIRPA, le colonel-major Souleymane Dembélé. Et d’ajouter que « ces actes barbares sont les derniers soubresauts d’un ennemi aux abois, qui tente désespérément de semer le chaos là où la stabilité reprend ses droits. » Parlant des opérations militaires en cours, le directeur général de la DIRPA, colonel-major Souleymane Dembélé dira que « les forces de l’AES sont en position de force. La dynamique militaire et sécuritaire impulsées dans l’espace AES est aujourd’hui, irréversible. L’ennemi est en repli stratégique, bousculé par la montée en puissance des forces de défense nationales. » Selon lui, l’ennemi, qui est « conscient de son isolement, a changé de tactique avec les pauses d’engins explosifs improvisés, l’utilisation de drone Kamikaze, le sabotage de nos infrastructures, les enlèvements, les attaques contre les civils. Leur objectif est de briser le moral des populations/ « Mais qu’ils sachent que le peuple malien ne cédera pas à la peur. » « La semaine, qui vient de s’écouler, a été très éprouvante pour les Groupe armés terroristes (GAT) , qui ont été délogés de plusieurs théâtre d’opérations. L’opération « Dougoukoloko, en cours sur l’ensemble du territoire, répond avec fermeté à cette nouvelle stratégie des terroristes », a fait savoir le directeur de la DIRPA. Il a expliqué que « les vidéos virales, reliées sur les réseaux sociaux sont en réalité hors contexte. L’embouteillage sur la route Bamako-Ségou n’était qu’un accident. La vidéo du bus incendié date du mois d’avril avril et n’a aucun lien avec le soi-disant blocus. » « Le vrai problème à Kayes, aujourd’hui, ce sont les conditions naturelles, liées à la saison des pluies et non les actions de ces groupes terroristes », a dit le colonel-major Dembélé. S’agissant de la sécurité publique, il a dit que les récents contrôles menés à Bamako, dans les capitales régionales, sur les principaux axes routiers, peuvent vous sembler contraignants « mais ils sont essentiels. » « Ils visent à prévenir les infiltrations et à sécuriser nos citoyens. », a-t-il précisé. En ce qui concerne la tentative de déstabilisation des institutions, en août 2025, impliquant des militaires maliens et un complice étranger qui a été déjoué. « Les services compétents sont en œuvre. Les enquêtes avancent. Ce complot visait à ébranler les fondations de notre République mais la diligence et la loyauté de nos forces ont permis de faire échouer cette entreprise. Nous demeurons toujours solidaires pour le bien du peuple malien. », a dit le chef de la DIRPA. Pour la guerre informationnelle, le colonel-major Dembélé a affirmé que «depuis quelques mois, nous assistons à une offensive médiatique internationale dirigée contre l’espace AES mais, particulièrement, contre les forces armées nationales. » « Méfions-nous de la désinformation. Ne relayons point leur mensonge », a-t-il dit, en guise de mise en garde. OD/MD (AMAP)
Mali : Libération de six routiers sénégalais (Communiqué)
Bamako, 6 sept (AMAP) Six chauffeurs routiers sénégalais enlevés, jeudi, dans la région de Kayes (Ouest) ont été libérés, a annoncé, samedi, l’Union des routiers du Sénégal, dans un dans un communiqué. « Nous remercions vivement les autorités, l’ensemble des acteurs routiers pour leur soutien, ainsi que notre Secrétaire général Gora Khouma pour son engagement constant », a déclaré l’organisation. Les routiers sénégalais ont été enlevés par des hommes armés, jihadistes présumés, dans l’Ouest du Mali, près de la frontière sénégalaise. L’attaque s’est produite alors que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), groupe affilié à Al-Qaïda, a annoncé un blocus visant les échanges commerciaux dans la région. Les camions transportaient des marchandises en provenance du Sénégal. Les chauffeurs circulaient à bord de camions transportant des marchandises dans cette région dans laquelle la violence islamiste s’est intensifiée ces dernières semaines. Mercredi soir, GSIM, affilié à Al-Qaïda, a annoncé un « blocus » dans plusieurs zones frontalières de l’Ouest du Mali. Ses combattants s’en prennent aux véhicules de transport et perturbent les échanges commerciaux avec le Sénégal, qui fournit au Mali une partie de ses marchandises, dont du carburant. OS/MD (AMAP)
Région de Kayes (Ouest) : Démenti de menace terroriste (Gouvernorat)
Kayes, 6 sept (AMAP) La Cellule de communication du Gouvernorat de Kayes (Ouest) a démenti, samedi, sur les réseaux sociaux, une menace terroriste, face à la persistance de rumeurs ou « fausses nouvelles » qui risquent de troubler la quiétude dans la Cité des rails, voire toute la Région de Kayes. Les populations de la ville de Kayes (Ouest) et certains villages voisins vivent, ces temps-ci, dans la crainte d’une éventuelle attaque terroriste visant leurs localités. « L’information qui circule dans la ville de Kayes est infondée », indique le message. Au regard de la situation qui prévaut actuellement au niveau de certains carrefours de la Route internationale Bamako-Kayes-Dakar, notamment les tronçons Kayes-Diéma-Didiéni-Kolokani, et de la route Kayes-Yélimané, l’Etat continue à renforcer le dispositif sécuritaire dans ces zones afin de sécuriser les personnes et leurs biens. La Zone de défense N°4, qui regroupe les Régions de Kayes, Nioro et Kita (Ouest) reçoivent régulièrement des renforts afin qu’elle puisse bien mener sa mission de défense du territoire dans un contexte marqué par une guerre asymétrique à laquelle elle fait face. Selon des témoignages recueillis à travers la ville, des individus armés non identifiés, portant souvent des turbans, auraient arrêté des bus et autres moyens de transport en commun au niveau de certains carrefours, faisant descendre les occupants. Après avoir procédé à la vérification de l’identité des passagers, ces inconnus ont relâché ceux qui sont de Bamako, en leur demandant de changer de véhicule. Ceux de Kayes auraient été détenus, puis libérés plus tard. D’après d’autres témoignages, les assaillants retiennent les voyageurs originaires de Kayes et de Nioro. « Les travaux de notre chantier prendront fin bientôt. De ce fait, nous avons décidé de redéployer certains maçons à Bamako. Ils ont quitté Kayes hier (Ndlr, vendredi 5 septembre 2025). Ils sont arrivés dans la capitale le lendemain », a indiqué un entrepreneur « Des hommes armés non identifiés ont intercepté leur car. Ces derniers ont demandé aux passagers kayésiens de se mettre de côté et ont libéré les autres. Notre maçon et d’autres passagers qui ne sont pas de la région, ont été relâchés », a-t-il ajouté. Ce samedi 6 septembre 2025, les riverains du carrefour des logements sociaux de Kayes ou ATTbougou ont eu vent d’une rumeur sur une présence « djihadiste » dans la partie nord du Cercle de Kayes, précisément entre Kayes et Goumera. Entre 14 heures et 17 heures, les gens étaient sur le qui-vive. Du haut de certaines maisons de Soutoucoulé (côté Ouest des logements sociaux de Kayes), on apercevait des gens regardant vers la Route internationale. Il y a eu plus de peur que de mal. Et pas de panique, surtout que les Forces de sécurité mènent discrètement et régulièrement leur patrouille. Ce samedi matin, entre 9 heures et 10 heures, un cortège de pickups, suivi d’un autre de pickups et de camions, remplis d’éléments des Forces de défense et de sécurité, se dirigeait vers une destination inconnue. A leur passage dans le quartier de Kayes N’Di et environnant, ces troupes étaient ovationnées par les riverains qui faisaient aussi des bénédictions pour elles. D’après certaines informations relayées sur les réseaux sociaux, les commanditaires des attaques terroristes survenues le 1er juillet 2025 dans la ville de Kayes et d’autres villages des régions de Kayes et Nioro, n’auraient pas apprécié le soutien des populations de la cité des rails aux Forces de défense et de sécurité. BMS/MD (AMAP)
Bla : Lourds dégâts matériels, pas de perte en vie humaine ni de blessé
Bla, le 05 sept (AMAP) Le bilan matériel de l’attaque terroriste du commissariat de police de Bla (Centre), dans la nuit du 4 au 5 septembre 2025, par des hommes armés non identifiés, est de deux véhicules pick-up emportés par les assaillants, un autre incendié dans la cour, a appris l’AMAP vendredi lors d’une visite des locaux par une délégation conduite par le 2e adjoint au préfet du Cercle, Boureima Tembely. La Brigade de recherche a été entièrement calcinée, 25 motos brûlées dont certaines appartenant aux policiers de garde, un PKM et des munitions emportés, ainsi qu’une moto de modèle asiatique subtilisée. Les bureaux du commissariat ont, également, été saccagés. Toutefois, aucune perte en vie humaine ni blessé n’a été enregistré La délégation, qui a constaté les dégâts causés par cette attaque, comprenait notamment le maire de Bla, Mamadou Samaké, ainsi que les responsables locaux de la gendarmerie, de la garde nationale et de la protection civile en présence des commissaires. Selon les témoignages recueillis auprès des agents en poste, une dizaine de policiers étaient de garde lorsque les assaillants, à bord de deux pick-up armés et de plusieurs motos, ont ouvert le feu sur le commissariat. « Ils se sont positionnés face au bâtiment, côté goudron, et ont commencé à tirer. Nous avons riposté avec les moyens à notre disposition, notamment des PM et un PKM. Malgré notre résistance et l’appui des renforts de la gendarmerie, de la garde et du régisseur de la Maison d’arrêt, les assaillants, plus nombreux et mieux armés, sont parvenus à pénétrer dans l’enceinte du commissariat », a expliqué le commissaire de police Yaya Traoré. Au terme de la visite, le 2e adjoint au préfet a salué « l’acte de bravoure des forces de défense et de sécurité de Bla face à cette barbarie ». Il a appelé la population à renforcer sa collaboration avec les services de sécurité, notamment à travers le renseignement, afin de mieux prévenir de telles attaques. « Au nom de Mme le préfet empêché et des plus hautes autorités de la Transition, je remercie toutes les forces présentes à Bla. Face à ces menaces, il est essentiel de conjuguer nos efforts », a déclaré Boureima Tembely. La délégation s’est ensuite rendue à la préfecture où une réunion d’urgence a été convoquée pour envisager des mesures destinées à minimiser des attaques similaires dans le Cercle. MO/MD (AMAP)
Le Mali saisit la Cour internationale de Justice contre l’Algérie (Communiqué gouvernemental)
Bamako, 4 sept (AMAP) Le gouvernement malien de Transition a annoncé, ce jeudi, avoir saisi la Cour internationale de justice (CIJ) contre l’Algérie, à la suite de la destruction d’un drone malien par l’armée algérienne, indique une source officielle à Bamako. « La République du Mali a déposé, ce jeudi 4 septembre 2025, auprès de la Cour internationale de Justice, une requête introductive d’instance contre la République algérienne démocratique et populaire », précise le communiqué gouvernemental signé par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga. Selon Bamako, « le drone de reconnaissance immatriculé TZ-98D des Forces armées et de sécurité maliennes a été détruit dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025 à Tinzawatène, dans la région de Kidal, à l’intérieur du territoire malien ». Le gouvernement malien estime qu’il s’agit d’« une agression, un acte hostile et une violation manifeste du principe de non-recours à la force ». Les autorités maliennes affirment que cette action visait à entraver les opérations de neutralisation des Groupes armés terroristes (GAT) et dénoncent « une collusion malsaine entre les terroristes et le régime algérien qui leur accorde son protectorat. ? Avec cette requête à la CIJ, le Mali dit réaffirmer « l’impérieuse nécessité pour les États parrains et exportateurs du terrorisme au Sahel de cesser d’être une menace à la paix et à la sécurité régionales et de travailler de bonne foi pour contribuer à la stabilité ». OS/MD (AMAP)
Effondrement d’anciens puits miniers à Kangaba (Ouest) : un mort et deux blessés (Source sécuritaire)
Kangaba, 04 sept (AMAP) L’effondrement d’anciens puits miniers, mardi 02 septembre 2024, aux environs de 22 heures, sur le site d’orpaillage de Sakoro, dans la Commune rurale de Minidian, dans le Cercle de Kangaba (Ouest) a fait un mort et deux blessés, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Aussitôt informé, le commandant de Brigade (CB) de la Gendarmerie de Kangaba, le major Mahamadou Diarra, s’est rendu sur le lieu du sinistre avec ses éléments. Selon le CB, « le non-respect de l’arrêté interministériel portant suspension des activités d’orpaillage au Mali allant du 15 juin au 30 septembre est à l’origine de ce drame. » Toujours selon la même source, le lieu de l’accident était interdit par les ‘Tombolomas’ à cause de la fragilité du sol. « En plus de cela, il avait plu la veille rendant encore plus fragile le terrain. » « Malgré cette interdiction, des orpailleurs, récalcitrants et sont sans scrupules, n’hésitent pas à sortir de nuit pour chercher de l’or au risque de leur vie » a dit le CB, en démentant « beaucoup de rumeurs (qui) ont circulé faisant croire que plusieurs corps sont ensevelis sous les décombres. » Après les fouilles effectuées notamment par les machines lourdes, le bilan n’a pas changé. Le major Diarra et ses éléments ont invité les ‘Tombolomas’ et autres propriétaires de terres « à veiller au respect scrupuleux de l’arrêté interministériel qui prendra fin à la fin de ce mois de septembre. » Le CB a, également, indiqué que la gestion de ce site d’orpaillage est complexe. Il est situé à Sakoro, village relevant de la Commune rurale de Minidian alors que la gestion de la terre relève du village de Habaladougou-Kéniéba, dans la Commune rurale de Benkadi. Ce double statut donne un caractère complexe à ce site d’orpaillage et profite aux orpailleurs clandestins dans leur manœuvre. Les autorités estiment que cette situation doit être corrigée pour éviter d’autres conflits fratricides. Les deux populations de Kangaba et de Habaladougou-Kéniéba « sont d’un même ancêtre », disent-elles. SD/MD (AMAP)
Une cagnotte de 100 millions de Fcfa en jeu pour le 31e Anniversaire du PMU-Mali
Bamako, 1er sept 2025 [AMAP] – Le Pari mutuel urbain du Mali (PMU-Mali), pour célébrer son 31e anniversaire et immortaliser ce mois de septembre, a mis en jeu une cagnotte historique de 100 millions de Fcfa et un programme citoyen se déroulera tout au long du mois, a appris l’AMAP lundi. Les activités programmées incluent des dons à la Gendarmerie nationale pour renforcer la sécurité, un soutien à l’Ecole de journalisme pour accompagner la communication, un engagement pour le sport avec un match de gala entre les agents de PMU-MALI et une grande soirée traditionnelle riche en animations et en convivialité pour clore les festivités. « 31 ans dans la vie d’une société, ce n’est pas 31 jours ni 31 mois non plus. Cependant, fêter les 31 ans de cette société n’est pas une simple cérémonie. Elle est hautement symbolique car, elle est caractérisée par 31 ans d’engagement, d’innovation de services et surtout 31 ans de cohésion qui se renforce », a déclaré, le chef du département communication du Pari mutuel urbain du Mali (PMU-Mali), Abdoulaye Niagaly. M. Niangaly s’est exprimé à Bamako, à la direction générale, au quartier du Fleuve, à l’occasion de la célébration du 31e anniversaire du PMU-Mali créé en août 1994 et opérationnel depuis septembre de la même. L’événement a pour objectif de dire « merci aux clients pour leur confiance et leur fidélité, les revendeurs pour leur partenariat et le personnel de la société pour son engagement et sa persévérance. » Le directeur général de PMU-Mali, Fassery Doumbia, à son tour, a remercié « tous ceux qui ont permis à cette société d’être une entreprise résiliente » et d’atteindre 31 ans. Il a assuré à chacun que le PMU-Mali a connu une grande amélioration. Premièrement, sur le plan de la solidité financière, M. Doumbia a affirmé que, de 2020 à 2024, le PMU-MALI a atteint un placement d’immobilisation financière de 25 milliards de Fcfa et que la réserve mise de côté pour l’avenir est de 3 milliards de Fcfa. Il a, ensuite, indiqué que les salaires du personnel du PMU-MALI ont connu une augmentation de plus de 50 % depuis 2021. De plus, le fonds social est passé de moins de 100 millions à plus d’un milliard de Fcfa en trois ans. « Ces réalisations ont été possibles grâce à la détermination et à la persévérance du personnel », a dit M. Doumbia. « Cependant, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir », a alerté le directeur général. « Car le PMU-Mali n’a pas encore atteint le niveau de performance que nous souhaitons. L’esprit d’équipe et le concours des uns et des autres sont nécessaires pour atteindre l’objectif, car, ensemble, nous pouvons aller loin », a-t-il insisté. Fassery Doumbia a remercié le personnel de PMU-MALI pour « son engagement et sa détermination » et a également salué « le courage des revendeurs du PMU-MalI. Il a assuré, pour finir, que « les promoteurs privés des Points de course en direct (PCD) n’ont pas été oubliés » et a souligné « l’obligation, pour les responsables du PMU-Mali, d’améliorer les conditions de collaboration avec les partenaires. La cérémonie a été marquée par la coupe symbolique du gâteau d’anniversaire par le directeur général. Y étaient présents, les directeurs généraux adjoints du PMU-MALI, les secrétaires généraux des syndicats, les partenaires et les revendeurs. FK/MD (AMAP)
Koulikoro : L’harmonisation des textes de l’UEMOA sur la profession d’architecte au cœur d’un atelier de l’organisation sous régionale
Koulikoro, 1 er sept (AMAP) Un atelier d’information et de sensibilisation de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), qui se déroulera du 1 er au 2 septembre sur les directives relatives à l’harmonisation des textes régissant la profession d’architecte dans les Etats membres de l’organisation, s’est ouvert, lundi, à Koulikoro, a constaté l’AMAP. Le représentant-résident de la Commission de l’UEMOA au Mali, Roberto Alexandrie Vieira, s’adressant aux participants, a indiqué que la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’UEMOA, tenue à Bamako, en novembre 2024, a révélé que la directive du 26 septembre n’a toujours pas été transposée dans les textes nationaux du Mali, en dépit de plusieurs tentatives. Il avait aussi été recommandé, lors de l’atelier de revue analytique du portefeuille de réformes à faibles ou moyennes performances de mise œuvre au Mali, tenu à Ségou du 8 au 10 avril 2025, d’accélérer la tenue de la rencontre entre les acteurs sur le projet de lois régissant la profession d’architectes en République du Mali. Selon M. Vieira, cet atelier « est l’occasion de trouver la solution car les enjeux et les défis du secteur de l’architecture sont nombreux. » Ces défis portent sur les questions foncières, le développement de l’habitat social, le logement abordable, les inondations urbaines et une formation de qualité, Ils devraient « susciter des échanges de qualité pour appuyer les efforts de la commission de l’UEMOA qui met en œuvre un vaste chantier dans ces domaines. » Selon lui, il conviendra, au cours de cet atelier, « d’échanger sur les diverses pratiques, de partager avec les acteurs nationaux le contenu de la directive, d’en tirer des leçons. Aussi de partager le contenu de la directive sur la libre circulation des personnes, du droit d’établissement dans l’espace UEMOA » Et aussi l’état des lieux, les défis et les perspectives avec les acteurs nationaux, d’identifier et expliquer les dispositions qui entravent la transposition de la directive dans les textes nationaux du Mali et sa mise en application effective. De sensibiliser, également, les acteurs concernés pour une appropriation des dispositions de la directive, partager l’expérience de la transposition de la directive au Burkina Faso, faire des recommandations quant à la mise œuvre effective de la directive et le suivi de son application au Mali, garantissant une harmonisation des textes régissant la profession d’architectes dans les États membres de l’UEMOA. Le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Koulikoro, Mohammar A Haïdara, qui a présidé l’ouverture de la réunion, dans la salle de conférence du gouvernorat, s’est réjoui de la tenue de l’atelier dans sa région. Et de la bonne collaboration entre la commission de l’UEMOA au Mali et les autorités nationales, Il a assurer que le gouvernement malien ne ménagera pas ses efforts pour accompagner les action de l’Organisation sous régionale. C’était en présence de la présidente de l’Ordre des architectes du Burkina Faso, Mme Ada J.N Yaya Bocoum et du secrétaire permanent de la Conférence des ordres des architectes de l’UEMOA, Fabien Ouédraogo. MLD/MD (AMAP)

