Abdoulaye Diop au Lomé Peace and Security Forum (Communiqué)
Bamako, 11 oct (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a pris part, ce samedi 11 octobre 2025, à l’ouverture de la 2e édition du «», sous la présidence du chef de l’Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé, annonce une source officielle. Selon un communiqué du Bureau de l’information et de la presse du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI), le président togolais, en présence de son homologue Joseph Boakai, du Liberia et de l’ancien président du Nigéria, Olusegun Obasanjo, a donné le démarrage des travaux du Forum en intervenu sur le thème central : « l’Afrique face aux défis sécuritaires complexes : comment construire et consolider la paix et la stabilité dans un monde en mutation ? » « Pendant deux jours, les acteurs clés issus des sphères politique, institutionnelle, diplomatique et de la société civile poursuivront les échanges dans les panels et discussions interactives de haut niveau pour explorer des approches novatrices de consolidation de la paix et de résolution des conflits dans un contexte marqué par des défis sécuritaires de plus en plus complexes », précise la même source. Le ministre Diop, pour sa part, coanimera, dimanche 12 octobre, le panel des leaders portant sur des « Partenariats entre pays africains et autonomie stratégique en matière de sécurité ». Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel (AES), présents dans la capitale togolaise, feront « écho de la voix de l’AES dans ses efforts communs de sécurisation de l’espace confédéral, contribuant à la stabilisation de la sous-région », ajoute le communiqué du MAECI MD (AMAP)
AMAP : Le mot d’ordre de grève suspendu
Bamako, 10 oct (AMAP) Le Comité syndical des travailleurs de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) a suspendu son mot d’ordre d’arrêt de travail, après avoir obtenu des garanties de paiement salaires du personnel à partir d’aujourd’hui, vendredi, au terme d’une Assemblée générale (AG) extraordinaire dans la cour de l’Agence. Selon le secrétaire général du Comité syndical et président du Syndicat national de l’information, de l’informatique, de la presse et de l’industrie du livre (SNIPIL), Bassaro Haidara, l’administration a pris des engagements pour le paiement des salaires du mois de septembre à compter de ce vendredi 10 octobre. « Mieux, le comité syndical a obtenu des garanties pour le paiement, à partir du lundi prochain, de la première tranche des indemnités de départ à la retraite session 2023 et 2024 et le reste avant fin octobre. » L’AG extraordinaire de ce matin, en présence du bureau du SNIPIL, solidaire du mouvement, fait suite au dépôt, mercredi 8 octobre 2025, d’un préavis de grève prévoyant un arrêt de travail à partir du lundi prochain, 13 octobre 2025, pour l’ensemble des travailleurs de l’agence. Cette action syndicale a été décidée, aussi, lors d’une AG extraordinaire, avec pour objectif de relancer le dialogue, tout en laissant une dernière chance aux négociations avant le déclenchement effectif du mouvement de grève. Le dépôt du préavis donnait une opportunité aux autorités pour trouver une solution et éviter la grève. BBC/MD (AMAP)
Contrôle inopiné des stations-service à Bamako pour assurer l’approvisionnement en carburant
Bamako, 9 oct (AMAP) Une mission de contrôle inopinée des stations-service a été menée ce jeudi à Bamako, ordonnée par le Premier ministre, à la suite d’une réunion du Comité interministériel chargé des crises et des catastrophes, vise à garantir l’approvisionnement en carburant et le respect des prix officiels, Cette opération a été menée par les services techniques de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), en collaboration avec la Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM), l’Office malien des produits pétroliers (OMAP) et la direction régionale de la police. Les stations Yara Oil, Yara Service et Shell, situées sur l’avenue Kwame N’krumah, ainsi que d’autres à Magnambougou, Faso Kanou et Sogoniko, ont été inspectées. À Yara Oil, sur une capacité de stockage de 50 000 litres, 18 000 litres d’essence et 6 500 litres de gasoil étaient disponibles. À Yara Service, à Sogoniko, 29 000 litres d’essence et 28 000 litres de gasoil ont été recensés sur une capacité de 35 000 litres pour chaque type de carburant. En revanche, à la station Shell de l’avenue Kwame N’krumah, seuls 7 400 litres de gasoil étaient disponibles, l’essence étant en rupture de stock. Selon Fousseyni Bamba, directeur de la DGCC du district de Bamako, l’objectif de cette mission est de contrôler les prix à la pompe, fixés à 775 Fcfa pour l’essence et 725 Fcfa pour le gasoil et d’éviter la rétention de stocks. « Toute infraction, qu’il s’agisse du non-respect des prix ou de la rétention de stocks, sera sévèrement sanctionnée, y compris par des poursuites judiciaires », a-t-il déclaré. Des équipes pluridisciplinaires, déployées dans chaque commune de Bamako, continueront de vérifier les prix et les stocks, tout en assurant l’ordre dans les stations pour faciliter l’approvisionnement des populations. La DGCC appelle la population à signaler tout manquement via les numéros verts 36 098 et 36 099, notamment en cas de refus de vente ou de non-respect des prix. M.Bamba a rassuré sur la disponibilité des stocks, saluant l’engagement des importateurs et transporteurs. « L’État met tout en œuvre pour éviter une pénurie, conformément aux instructions des plus hautes autorités », a-t-il ajouté. Cette opération s’inscrit dans une démarche de sécurisation des convois de ravitaillement, escortés par les forces armées maliennes, pour garantir une distribution équitable du carburant sur l’ensemble du territoire national. OS/MD (AMAP)
Service national des jeunes : 1 539 recrues ont fini leur formation militaire obligatoire
Bamako, 09 oct (AMAP) Le président de.la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta a présidé, ce jeudi, sur la place d’Armes du 34e régiment du Génie militaire à Bamako, la sortie et et présentation au drapeau de la 6e cohorte du Service national des jeunes (SNJ), a constaté l’AMAP. « C’est d’abord un sentiment de fierté que je ressens en présidant la cérémonie marquant la fin de la formation militaire obligatoire de la sixième cohorte du Service national des jeunes (SNJ). La présentation au drapeau national de ces jeunes recrues, après six mois de formation intense à la défense nationale et au civisme, est tout un symbole », a déclaré le président de la Transition. Le programme de formation « s’inscrit surtout dans notre volonté de disposer d’une jeunesse bien formée aux valeurs civiques, c’est-à-dire une jeunesse qui a le sens de la discipline, du patriotisme, de la responsabilité, le goût de l’effort et de la loyauté envers son pays, a dit le général d’Armée Assimi Goita. « C’est, aussi l’expression de notre volonté de disposer d’une jeunesse aguerrie, efficace et pouvant être mobilisée pour les besoins de la défense nationale »,a-t-il ajouté. Cette courte formation de 1 539 recrues est destiné à renforcer la réserve stratégique. Selon le président de la Transition, l’avenir d’un État se construit à travers sa jeunesse et l’apport de celle-ci est une condition indispensable à tout développement socio-économique et culturel d’un pays. « Raison pour laquelle nous devons travailler afin que cette jeunesse soit le porte-flambeau du changement tant voulu par le peuple malien », a-t-il dit. Le chef de l’Etat a félicité le ministre de la Jeunesse et des Sports ainsi que tous ses collaborateurs pour leur engagement constant en faveur de la réussite de cette formation. Il a réitéré son soutien et celui du gouvernement pour atteindre les missions qui lui ont été assignées. Avant d’indiquer que l »e peuple malien compte désormais sur ces recrues. » Selon le ministre de la Jeunesse et des Sport, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, sur les 1 565 recrues initiales, ce sont 1 539 dont 529 femmes qui ont bouclé avec succès cette phase de formation physique et civile. Il a rappelé que pendant six mois, ces jeunes fonctionnaires ont appris le fonctionnement du métier des armes. « Ils ont été formés à devenir des citoyens exemplaire au service de la nation. Nos visites régulières au Centre d’instruction de Bapho, dans la Région de Segou, nous ont permis de constater votre engagement et votre sérieux », a fait savoir le ministre Fomba. Il a assuré que ces jeunes ont été bien formés. Il a exprimé sa reconnaissance au président de la Transition pour avoir rendu possible cette session de formation par la mise à disposition de tous les moyens nécessaires. « Vous avez inscrit la jeunesse au cœur de votre action, les jeunes sont en mission par vous, pour vous et pour la nation », a souligné le ministre en charge de la Jeunesse. Pour lui, les défis sont énormes et les vents contraires le seront toujours. Il a félicité les recrues pour leur engagement et leur transformation. « Vous avez appris à vivre en soldat, à intégrer les valeurs du service et à faire corps avec l’esprit républicain. On vous a enseigné les attitudes de citoyen engagé et de fonctionnaire modèle, discipliné, responsable, ponctuel, assidui, l’esprit de sacrifice, l’amour de la patrie, bref, l’exemplarité », a dit Abdoul Karim Fomba. « C’est dans un souci d’avoir, à la fois, une jeunesse citoyenne et patriote capable de prendre toute sa place dans la construction, le développement et la défense du pays et des fonctionnaires aux états de service irréprochables doté d’un sens aigue de la responsabilité et de la nation », que les autorités du pays ont décidé d’instituer le Service national des jeunes », a rappelé le directeur général du SNJ, le colonel-major Tiémoko Camara. ST/MD (AMAP)
Mali : Arrêt de la fourniture de l’électricité à Macina (Centre)
Macina, 8 oct (AMAP) La ville de Macina, dans le Centre du Mali, connait une pénurie d’essence généralisée obligeant les motocyclistes à réduire leurs mouvements et atteint Energie du Mali (EDM) qui a arrêté, lundi, la fourniture de l’électricité dans la ville, a constaté sur place l’AMAP. La fourniture de l’électricité, qui était de 15 heures par jour (de 18 à 10 heures) a chuté ces quatre derniers jours à 11 heures, le lendemain matin (soit de 19 à 6 heures, puis à l’arrêt total ce 7 octobre 2025, à 2 h du matin, plongeant ainsi la ville dans le noir. DG/MD (AMAP)
Hydrocarbures : le gouvernement rassure sur la disponibilité du carburant au Mali
Bamako, 7 oct (AMAP) Le Directeur général adjoint de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), Soumaïla Djittéye, a affirmé, lundi à Bamako, au cours d’un point de presse, à la Primature, que le Mali dispose de quantités suffisantes de carburant pour approvisionner le pays dans les prochains jours, en attendant la mise en œuvre des mesures arrêtées par le gouvernement. « Les constats sur le terrain nous permettent d’affirmer, sans risque de nous tromper, qu’il existe actuellement des stocks suffisants pour approvisionner le pays pendant plusieurs jours », a déclaré M. Djitèye, à la suite d’une réunion interministérielle de crise consacrée à la situation des hydrocarbures. Selon lui, la DGCC a dépêché des missions sur l’ensemble du territoire pour évaluer la disponibilité des produits pétroliers. Ces missions ont porté sur le contrôle des grands dépôts d’hydrocarbures de Bamako Office national des produits pétroliers (ONAP), Sanké, Star Oil, l’évaluation des stocks physiques dans les stations-service, de Kayes à Kidal et le décompte des camions-citernes sur les quatre principaux corridors d’approvisionnement du pays. M. Djitèye a salué le patriotisme et la résilience des populations, ainsi que l’appui des forces de défense et de sécurité dans l’escorte des camions-citernes vers les zones de consommation. À l’issue de la réunion de crise, le gouvernement a décidé de renforcer la sécurisation du transport des hydrocarbures par l’organisation d’escortes pour les camions-citernes et de mettre en place des équipes mixtes composées de la DGCC et d’autres services techniques. Ces équipes seront chargées de veiller au respect des prix officiels à la pompe, de constater la disponibilité des stocks et de superviser la distribution pour un ravitaillement régulier du pays. Soumaïla Djitéye a également mis en garde contre les hausses illégales de prix constatées dans certaines stations-service. « Nos agents ont relevé des cas de vente à des prix supérieurs à ceux fixés par l’État. Des sanctions ont été prises, parfois même la fermeture temporaire de stations », a-t-il précisé, tout en appelant à éviter les spéculations dans un contexte de tension d’approvisionnement. Le Directeur général de l’ONAP, Modibo Gouro Diall, a, pour sa part, rappelé que les prix à la pompe demeurent inchangés : 775 Fcfa le litre de super et 725 le litre de gasoil, conformément aux tarifs fixés par le gouvernement. Une source à la Primature a indiqué à l’AMAP que 193 camions-citernes sont actuellement en route pour Bamako, où ils seront stationnés au niveau du bureau de douane de l’ONAP. M. Djittéye a, enfin, rassuré les populations que la situation est « passagère » et que les autorités suivent de près l’évolution de l’approvisionnement afin de garantir la stabilité du marché. OS/MD (AMAP)
La micro finance s’imprègne de la lutte contre le blanchissement de capitaux et le financement du terrorisme :
Bamako, 07 oct (AMAP) Les cadres du Système financier décentralisé (SFD) sont en formation, depuis ce mardi, à Bamako, dans le but de renforcer les capacités des acteurs du secteur de la micro finance, en matière de lutte contre le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme (LBC /FT), a constaté l’AMAP. Cet atelier de formation de deux jours, financé par le Projet de promotion de l’accès au financement de l’entreprenariat et de l’emploi au Mali (PAFEEM) a pour objectif de permettre aux cadres des SFD du Mali de maîtriser les étapes pour mettre en place un mécanisme de lutte contre LBC/FT. Et, aussi, d’installer un dispositif permettant d’identifier les risques inhérents à leurs activités et être mieux outillés pour faire face à ce fléau. Selon la secrétaire générale de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), Mme Sow Fatoumata Aya Dembélé, « le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme sont des mécanismes insidieux qui alimentent la criminalité organisée, fragilisent nos institutions et compromettent la sécurité nationale. » « C’est pourquoi, a-t-elle indiqué, il est impératif que les SFD, en tant qu’acteurs majeurs, aient une compréhension des menaces et vulnérabilités, des typologies et des schémas d’opération des criminelles. » Pour la coordinatrice du PAFEEM, Mme Touré Fatoumata Coulibaly, le choix de la thématique se justifie à plus d’un titre. Notamment, du fait de la proximité des SFD avec les populations, de la prédominance des transactions en espèces, des limites liées à leurs systèmes d’informations. Et, aussi, de la relative faiblesse de leurs dispositifs de contrôle interne. Ainsi, selon Mme Touré, les SFD demeurent particulièrement exposés aux risques de blanchissement de capitaux et de financement du terrorisme. « Ces risques sont aujourd’hui au cœur des préoccupations de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), de la CENTIF et des autorités nationales, qui imposent aux institutions financières, y compris les SFD, une conformité stricte aux exigences du dispositif communautaire et international de LBC/F », a souligné la coordinatrice du PAFEEM. BT/MD (AMAP)
Medias : Ce qu’attendent les autorités de l’AES des agences de presse nationales
Envoyé spécial Moussa DIARRA Ouagadougou, 3 oct (AMAP) « Dans les mois à venir, l’opérationnalisation de vos recommandations devra être une priorité. Nous attendons avec un grand intérêt le plan d’action que vous aurez à adopter, car il sera la boussole de notre cheminement commun :, a déclaré, jeudi, à Ouagadougou, le ministre burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. « Cette rencontre constitue le point de départ d’une aventure collective, porteuse d’espérance pour les générations actuelles et futures », a insisté sur « ce point essentiel », M. Ouédraogo qui s’exprimait á la clôture de la réunion des Agences nationales de presse des pays membres de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) qui ont mis en place, dans la capitale burkinabè, un cadre visant à renforcer la coopération médiatique au sein de l’espace confédéral. Lord de cette rencontre, en marge de la 14ᵉ édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), et transmettant les attentes des autorités par rapport à cette plateforme mise en place par l’Agence d’information du Burkina (AIB), l‘Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et l’Agence nigérienne de presse (ANP), M. Ouédraogo a indiqué qu’à travers la coopération éditoriale et technique ainsi scellée, « nous posons les jalons d’une transformation profonde de nos agences de presse. » Cette mutation devra permettre de renforcer la production de contenus fiables, diversifiés et adaptés aux besoins de nos populations, moderniser nos outils et plateformes pour répondre aux exigences du numérique et de l’instantanéité de l’information, développer des programmes de formation continue au profit de nos journalistes et techniciens et bâtir un réseau pana-sahélien d’échanges et de solidarité professionnelle. Analysant le contexte, de bataille de l’information « devenue un enjeu vital » dans un monde « qui vit aujourd’hui une recomposition géopolitique et médiatique sans précédent », le ministre burkinabè a déclaré : « Nous sommes confrontés à une désinformation massive, souvent orchestrée de l’extérieur, qui vise à déstabiliser nos sociétés et à affaiblir notre cohésion. » « Face à cette menace, nous n’avons d’autre choix que de rester unis, solidaires et déterminés », a-t-il ajouté, citant le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré : « Tant que nous ne contrôlerons pas notre information, d’autres parleront à notre place et définiront notre image. La bataille médiatique est une bataille de souveraineté. » Au nom de ses homologues du Mali, Alhamdou Ag Ilyene et du Niger Adji Ali Salatou, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a relevé « l’engagement, le professionnalisme et la vision » des participants à la réunion. Il a assuré « que les plus hautes autorités de nos pays suivront avec une attention particulière les fruits de cette rencontre historique de Ouagadougou. » « Que la flamme allumée ici, à Ouagadougou, continue de briller et d’éclairer notre marche commune. Qu’elle guide nos pas vers une information plus fiable, plus responsable et véritablement souveraine, au service exclusif des peuples du Sahel », a-t-il dit, clôturant les travaux et en guise de viatique pour ce voyage de reconquête de l’indépendance médiatique et de la souveraineté informationnelle de notre espace. Lors de cette rencontre de Ouagadougou (UACO), les directeurs généraux de l’AIB, Séraphine Somé Milogo, de l’AMAP, Alassane Souleymane et de l’ANP, Dalatou Malam Maman, ont signé un accord de partenariat qui définit « les mécanismes de mutualisation des ressources techniques et humaines pour une couverture médiatique concertée de l’actualité de l’espace AES » Les directeurs généraux des agences nationales, ont également signé des accords de coopération bilatérale d’une part entre l’AIB et l’AMAP, d’autre part entre l’AIB et l’ANP, « afin de renforcer l’échange d’informations, de contenus et d’expertises. » Les participants ont réaffirmé « leur volonté commune de contribuer à la souveraineté informationnelle de l’espace AES, en garantissant une information crédible, équilibrée et adaptée aux réalités de leurs peuples » Ils ont exprimé leur détermination à faire des plaidoyers pour la création d’une Union confédérale des Agences de presse dans la perspective de la mise en place d’une Agence Confédérale. Ils se sont, aussi, engagés « à lutter contre la désinformation et les manipulations médiatiques qui fragilisent la cohésion sociale et la stabilité de la sous-région à participer à la défense des intérêts nationaux et communautaires ainsi qu’à la protection de la souveraineté des Etats de l’AES Ils se sont dit déterminés à faire de cette plateforme de coopération, un outil exemplaire et durable, « ouverte aux partenariats stratégiques sincères et mutuellement bénéfiques. » MD (AMAP)
AES : A Bamako, les présidents Goïta et Tiani font le tour d’horizon des avancées
Bamako, 30 sept (AMAP) Après un tête-à-tête, les deux dirigeants ont eu, mardi 30 septembre, une séance de travail élargie aux délégations des deux parties s’articulant autour des trois volets (défense, diplomatie et développement) de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Le Président de la République du Niger, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, accompagné d’une forte délégation dont son ministre d’État, ministre de la Défense, le Général Salifou Mody, a effectué, ce mardi à Bamako, une visite d’amitié et de travail. Au terme de la rencontre, le chef d’État du Niger a édifié la presse par rapport aux entretiens et aux conclusions de leurs travaux qui ont porté sur les trois volets essentiels que repose la Confédération. A savoir défense-sécurité, diplomatie et développement. Pour ces trois volets, les dirigeants des trois pays de la Confédération AES se rencontraient à travers leurs structures intermédiaires. Soit par les experts, soit par les ministres pour de temps en temps évaluer la distance parcourir et les objectifs atteints ou à atteindre. « C’est dans ce cadre que je suis présentement à Bamako pour essayer de faire le tour d’horizon avec mon frère le Général d’armée Assimi Goïta», a précisé le Général d’armée Abdourahamane Tiani. Selon l’hôtel du jour, ce tour d’horizon inclue les trois domaines susmentionnés. Il reviendra sur leur volonté de créer et consolider nos forces unifiées dont l’état-major est déjà opérationnel. « Les bataillons sont constitués et seront opérationnels, si l’on peut dire déjà opérationnels puisqu’ils le d’ailleurs à travers des opérations bilatérales ou multilatérales que nous avons conduit ou eu à conduire, soit avec le Mali, soit avec le Burkina Faso les trois pays ensemble », a souligné le chef d’État du Niger. Et de soutenir qu’ils veulent aller plus loin raison pour laquelle l’état-major, dont le siège à Niamey, est actuellement en formation pour que tous les problèmes de défense et sécurité soient pris en charge par cette force unifiée. S’agissant de la diplomatie, le Président du Niger a apprécié le fait que les représentants des trois pays de l’AES gardent la même position et prennent les décisions que cela soit aux Nations unies ou dans toute autre rencontre d’intérêt. « C’est la volonté de notre Confédération et c’est en ce sens que les ministres travaillent nuit et jour », a-t-il salué. Pour le volet du développement, le Général d’armée Abdourahamane Tiani a confirmé la création de la Banque confédérale d’investissements et de développement, sans pourtant entré dans les détails. « Puisque, a-t-il annoncé, bientôt nous allons nous retrouver, une fois de plus, à Bamako pour déterminer avec précision le contour du fonctionnement de cette banque. » « Mais sachez que, déjà, tout est prêt, fin prêt, qu’il s’agisse du siège, ou des autres structures d’accompagnement, tout est connu d’avance, mais sera précisé, Inchallah à la prochainement rencontre ici à Bamako », a informé le Général d’armée Tiani. Indiquant qu’il y a d’autres domaines dans le cadre du développement, pour le moment restés secrets, passés en revue et qui seront divulgués au terme de la prochaine rencontre. Le Président de du Niger, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, a salué et remercié les vaillants peuples du Sahel qui ont pris l’ascendant de conduire la révolution. « Le succès est au bout chemin avec le peuple comme guide », a-t-il lancé. OD/MD (AMAP)
Préparatifs de la rentrée scolaires à Bamako : Difficile pour les parents d’élèves
Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 25 sept (AMAP) À quelques jours de la rentrée scolaire, les familles s’activent pour que leurs enfants retrouvent le chemin de l’école dans les meilleures conditions. Entre les listes de fournitures, les inscriptions scolaires, la rentrée est un véritable casse-tête pour acheter cartable, habits, manuels et transports : le coût de la rentrée reste élevé. Mamadou Dembélé, la cinquantaine révolue. Il a cinq enfants, tous inscrits dans des écoles privées. Cette année, la situation socio-économique du pays fait que ce père de famille a des difficultés à joindre les deux bouts. « Les dépenses sont énormes pour cette rentrée scolaire. Rien que pour les inscriptions, je dois payer plus d’un million de Fcfa. Il y a les fournitures scolaires et le transport, après la reprise. Chaque année, c’est le même scénario. Je pense que c’est un moment qui doit être préparé en termes de dépenses », estime-t-il. Même constat pour Mme Mariam Karo, qui reconnaît que la conjoncture économique est mondiale. « Ce n’est pas le Mali seulement qui traverse des moments difficiles. Je pense que c’est mondial. Mais, j’estime que la seule solution, c’est de se donner la main pour bâtir ensemble un Mali de paix et de cohésion », dit cette mère de foyer, rencontrée au marché Dabanani de Bamako. Elle a acheté certaines fournitures, notamment des cahiers et des livres. « Je viens d’acheter des cahiers et des livres pour les classes de 7è et 8ème année. Pour ce qui est des sacs et autres effets, cela peut attendre, car les moyens ne sont suffisants », affirme-t-elle. Contrairement à Mariam Karo, Salimata Traoré n’a rien acheté comme fournitures, pour le moment. Elle attend son époux qui doit envoyer de l’argent depuis l’étranger. Mais avant, la commerçante est venue se renseigner sur les prix auprès des vendeurs de sacs et de gourdes. « Le souhait de chaque parent est d’offrir tout le nécessaire aux apprenants pour le jour de la reprise des cours. Ce qui n’est pas commode cette année car les temps sont durs. « Les deux petites gourdes coûtent 7 000 Fcfa. Je vais y renoncer pour chercher le nécessaire », avance la femme au foyer, assise sur sa moto. Abdoulaye Maïga, enseignant n’est pas encore prêt financièrement pour l’achat des fournitures scolaires mais, il espère une amélioration de sa situation financière d’ici la fin du mois. « Je me renseigne sur le prix de certains matériels didactiques. Je dois trouver des encadreurs pour les cours à domicile. La rentrée scolaire coûte très chère aux parents. » Les écoles privées sont souvent les plus sollicitées pour l’éducation des enfants. Mais ce sont les moyens financiers qui font défaut. Chaque année, les frais d’inscription augmentent. Ce qui a poussé Kassim Coulibaly, ancien travailleur d’une ONG, d’inscrire ces enfants dans une école publique. « Cette année, je ne suis pas en mesure de faire face aux frais de scolarité de mes enfants. Ils sont au nombre de quatre, tous inscrit dans des écoles privées. Mais avec les difficultés financières, j’ai décidé de les inscrire dans une école publique. Même si cela pourrait affecter leur niveau d’études », a-t-il fait savoir, presque désespéré. Des marchands de fournitures scolaires se plaignent du manque d’affluence aux lieux de vente. Si certains pensent que les clients viendront à la dernière minute, d’autres constatent que les parents d’élèves manquent d’argent. Il est 10h34, en mois de septembre au marché Dabanani de Bamako. Les vendeurs de fournitures scolaires ne sont pas nombreux. Les quelques rares qui y sont, déplorent également le manque d’affluence. Bakary Dramé, jeune vendeur de cahiers et d’autres matériels didactiques, en est à sa première année, dans ce commerce. Mais, il risque d’abandonner car le marché n’est pas rentable. « Les clients se font rares. Ceux qui viennent, veulent juste prendre les prix de nos marchandises. La majorité se plaint du manque de d’agent », dit-il. Siaka Boïté vit la même situation. Il affirme qu’il n’y a pas de marché. « L’année dernière, à la même période, nous n’avions même pas de temps pour discuter avec un journaliste. Cette année, c’est le contraire. À une semaine de la rentrée scolaire, nous avons l’impression que les parents ne sont pas prêts. Aucune vente depuis ce matin », se plaint-il. En dépit de cette conjoncture économique, Kèlè Traoré, vendeur de fournitures scolaires à Sogoninko, en Commune VI du district de Bamako, reçoit des clients. Installé au bord de la route, il avoue que les clients sont fréquents chez lui. La preuve ? A 14 heure, son petit kiosque est débordé. « Je peux dire que les clients viennent. Même si d’autres attendent la dernière minute. Comparativement aux années précédentes, le marché est bon », ajoute, M. Traoré âgé d’une vingtaine d’années. MMD/MD (AMAP)

