Sommet de Pau : Sahéliens et français, même combat contre le terrorisme
Par Issa DEMBELE Envoyé spécial Pau, 14 janvier (AMAP) Les chefs d’Etat du G5 Sahel et leur homologue français ont réaffirmé, lundi, à Pau, dans le sud-ouest de la France dans une déclaration, leur détermination commune à lutter, ensemble, contre les groupes terroristes qui opèrent dans la bande sahélo saharienne et dans la région du Lac Tchad. Réunis, pour un sommet consacré à la lutte contre le terrorisme dans l’espace sahélien, le président français, Emmanuel Macron, et ses homologues du G5 Sahel (Ibrahim Boubacar Keita du Mali, Rock Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Issoufou Mahamadou du Niger, Idriss Deby du Tchad, Mohamed Ould Ghazouani de la Mauritanie), ont débuté leur rencontre par une réunion à huis clos. Cette réunion s’est, par la suite, élargie aux ministres des Affaires étrangères et de la Défense, aux chefs d’états-majors généraux des armées et aux responsables des services de renseignement. Emmanuel Macron avait auparavant invité ses pairs sahéliens à une cérémonie d’hommage aux soldats français morts au combat au Mali, lors d’une opération anti-terroriste dans la zone de Tabankort. En compagnie du président français, chacun des chefs d’Etat du G5 Sahel a déposé une gerbe de fleurs en hommage aux soldats morts pour la paix. Lors de la conférence de presse qui a suivi, les chefs d’Etat ont annoncé la mise en place d’une coalition militaire avec un commandement conjoint entre la force Barkhane et la force conjointe du G5 Sahel. Et dans cette perspective, la France, a annoncé le président Macron, engagera 220 militaires supplémentaires pour renforcer Barkhane. « Les actions militaires futures, a précisé le président burkinabé, seront concentrées sur le fuseau centre (frontières Mali-Burkina et Niger), où est enregistrée la majorité des attaques perpétrées par les groupes terroristes ». Des efforts seront, aussi, faits pour renforcer les capacités des armées nationales et améliorer le partage des renseignements. FORMATION ET AGUERRISSEMENT -Les chefs d’Etat membres du G5Sahel ont exprimé le souhait de voir l’engagement militaire français au Sahel se poursuivre et ont plaidé pour un renforcement de la présence internationale à leurs côtés. Les dirigeants du Sahel ont, également, souhaité l’appui crucial des États-Unis et sa poursuite. Le président Keita et ses homologues ont plaidé, aussi, pour une solution rapide à la crise libyenne qui alimente le terrorisme au Sahel. Conscients de la nécessité d’un renforcement des capacités militaires desÉtats de la région, les chefs d’Etat ont salué le lancement, par la France et l’Allemagne, de l’initiative du Partenariat pour la stabilité et la sécurité au Sahel (P3S). Ils ont souhaité l’accélérationetl’amplificationdes effortsde formation,d’aguerrissement,desoutien logistique, d’entraînementetd’équipementsdesarméesdespaysdu G5Sahel. Les participants au sommet ont convenu que le retour de l’Etat et des administrations dans les zones affectées par la crise est un impératif incontournable. C’est pourquoi, ils se sont engagés à prendre toutes les mesures visant à accélérer le retour de l’administration et des services publics sur l’ensemble des territoires concernés. « Cet effort s’appliquera prioritairement à Kidal », précise la Déclaration des chefs d’Etat. En matière d’aide au développement, les chefs d’Etat ont salué les premiers résultats de l’Alliance pour le Sahel, lancée sous l’impulsion de l’Allemagne et de la France en juillet 2017. Ils ont appelé les pays et organisations, membres de l’Alliance à poursuivre dans la voie d’ une démarche davantage coordonnée avec l’action sécuritaire. Les chefs d’Etat ont appelé les partenaires internationaux à concrétiser les engagements pris en décembre 2018 lors du sommet de Bruxelles. Le Sommet s’est clôturé par un dîner de travail au Parlement de Navarre qui a réuni, outre les chefs d’Etat, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki, et le président du Conseil européen, Charles Michel. Tous espèrent que cette rencontre à Pau relancera une dynamique positive dans la guerre contre l’obscurantisme. ID/MD (AMAP)
Déclaration finale des chefs d’État au Sommet de Pau (France)
Les Chefs d’Etat membres du G5 Sahel et le Président de la République française se sont réunis ce jour 13 janvier 2020 à Pau en France en vue d’examiner la situation dans l’espace G5 Sahel. Les Chefs d’Etat ont réaffirmé leur détermination commune à lutter ensemble contre les groupes terroristes qui opèrent dans la bande sahélo-saharienne et dans la région du Lac Tchad. Ils ont rendu hommage aux victimes civiles des exactions commises par ces groupes terroristes ainsi qu’aux soldats africains, français et internationaux tombés dans l’accomplissement de leur mission. Les Chefs d’Etat du G5 Sahel ont exprimé le souhait de la poursuite de l’engagement militaire de la France au Sahel et ont plaidé pour un renforcement de la présence internationale à leurs côtés. Ils ont exprimé leur reconnaissance à l’égard de l’appui crucial apporté par les Etats-Unis et ont exprimé le souhait de sa continuité. Ils ont réaffirmé que cette action commune vise à protéger les populations civiles, à défendre la souveraineté des Etats du G5 Sahel (conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations unies et aux accords bilatéraux en vigueur), à prévenir une extension de la menace terroriste dans les pays frontaliers et à ramener la stabilité, condition indispensable du développement. Les Chefs d’Etat sont convenus d’accroître et de coordonner leurs efforts en vue d’une solution rapide à la crise libyenne, qui continue à alimenter l’instabilité au Sahel. A cet effet, ils ont rappelé la responsabilité de la communauté internationale, l’impérieuse nécessité d’une prise en charge prioritaire de ce dossier par toutes les parties et ont exprimé leur soutien aux objectifs de la conférence internationale de Berlin pour restaurer la stabilité et la sécurité en Libye. Les chefs d’Etat ont salué les actions déjà menées et ont souligné le besoin d’une plus grande coordination dans la mise en œuvre des initiatives en cours au Sahel et d’un engagement international renforcé. A cette fin, les chefs d’Etats sont convenus de mener une discussion avec les partenaires déjà engagés afin de mettre en place un nouveau cadre politique, stratégique et opérationnel qui marquera une nouvelle étape dans la lutte contre les groupes terroristes au Sahel et dans la prise de responsabilité collective. A la lumière de ces discussions, ce nouveau cadre prendra la forme et le nom d’une « Coalition pour le Sahel », rassemblant les pays du G5 Sahel, la France – à travers l’opération Barkhane et ses autres formes d’engagements, les partenaires déjà engagés, ainsi que tous les pays et organisations qui voudront y contribuer. Ce cadre sera organisé autour de quatre piliers rassemblant les efforts engagés dans les domaines suivants : En matière de combat contre le terrorisme : les chefs d’Etat ont marqué leur ferme volonté de combattre ensemble tous les groupes armés terroristes actifs dans la zone, en concentrant immédiatement leurs efforts militaires dans la région des trois frontières sous le commandement conjoint de la Force Barkhane et de la Force conjointe du G5 Sahel, en ciblant en priorité l’EIGS. Parallèlement à cet effort, le commandement conjoint de cette coalition accueillera progressivement l’ensemble des pays volontaires et partenaires, dont les contributions militaires rejoindront l’opération Barkhane, comme le futur groupement de forces spéciales européennes, baptisé « Task Force Takuba », qui s’inscrira dans le cadre de ce premier pilier. Le concept d’opération de la Force conjointe sera révisé afin qu’elle puisse agir avec une marge de manœuvre renforcée au-delà de la zone des 50 km de part et d’autre des frontières. Cette coalition militaire pourra développer les capacités opérationnelles des forces sahéliennes sur l’ensemble de l’espace G5 Sahel afin de réduire la menace des groupes terroristes et d’assurer un meilleur contrôle des frontières. En matière de renforcement des capacités militaires des Etats de la région : les Chefs d’Etat ont salué le lancement, par la France et l’Allemagne, de l’initiative du partenariat pour la stabilité et la sécurité au Sahel (P3S) et ont souhaité une accélération et une amplification des efforts de formation, d’aguerrissement, de soutien logistique, d’entrainement et d’équipements des armées des pays du G5 Sahel. Ce pilier s’appuiera notamment sur les efforts déjà engagés par les Nations Unies et par les missions de formation de l’Union Européenne. Il pourra inclure un accompagnement au déploiement des armées des pays du G5 Sahel avec le soutien de l’Union Africaine et de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). En matière d’appui au retour de l’Etat et des administrations sur le territoire : Les Chefs d’Etat du G5 Sahel se sont engagés à prendre toutes les mesures visant à accélérer un retour de l’administration et des services publics sur l’ensemble des territoires concernés par la question, en particulier les chaînes pénale et judicaire, essentielles pour le retour de l’Etat de droit. Cet effort s’appliquera prioritairement à Kidal. Dans un esprit de responsabilité partagée, ces engagements seront appuyés dans le cadre du P3S qui ciblera tout particulièrement son intervention sur la formation et le déploiement jusqu’au niveau local de personnels en matière d’administration civile, de sécurité intérieure (police, gendarmerie, douanes) et de justice. En matière d’aide au développement : les Chefs d’Etat ont salué les premiers résultats de l’Alliance pour le Sahel, lancée sous l’impulsion de l’Allemagne et de la France en juillet 2017, et ont appelé les pays et organisations, membres de l’Alliance à poursuivre dans la voie d’une démarche encore davantage coordonnée avec l’action sécuritaire, à un recours plus systématique à une programmation conjointe et à des mécanismes de délégation réciproque tenant compte des priorités des pays membres du G5 Sahel. Dans le même esprit, les Chefs d’Etat en appellent aux partenaires internationaux à concrétiser les engagements pris en décembre 2018 à la Conférence des donateurs de Nouakchott pour la mise en œuvre du Programme d’Investissement Prioritaire (PIP) du G5 Sahel. Par ailleurs, les Chefs d’Etats appellent les partenaires des États du G5 Sahel à accroitre leur assistance et leur soutien afin de permettre de faire face aux nouveaux défis humanitaires que sont les déplacés internes, les réfugiés, la fermeture
Grève des enseignants : Les élèves expriment leur ras-le-bol
Bamako, 13 janvier (AMAP) Les élèves des écoles publiques et privées de la Commune V, du District de Bamako, ont battu le pavé, lundi, pour exprimer leur ras-le-bol contre les interruptions intempestives des cours liées aux grèves des syndicats d’enseignants. Les marcheurs, qui sont partis de Sabalibougou pour rallier le monument de la Paix, réclament une solution urgente au bras de fer qui oppose le Collectif des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre au gouvernement. Au terme de leur marche, les élevés décidés à se faire entendre devraient constituer une délégation pour remettre au Premier ministre, un message attestant de leur volonté de suivre les cours. Ils veulent, aussi, s’informer sur les actions entreprises par le gouvernement pour endiguer « la crise scolaire qui n’a que trop duré ». Les élèves étaient accompagnés des membres de l’Association « La voix de la Commune V ». On pouvait lire sur leurs affiches et pancartes des slogans comme : « Non à la violation des droits des enfants », « Les enfants veulent étudier » ou encore « L’éducation est un droit ». Adama Koné, membre de l’Association « La voix de la Commune V », a expliqué que les marcheurs sont venus rencontrer le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, pour qu’il trouve une solution à la grève des enseignants. Modibo Diallo, âgé de 10 ans, est élève en 5è année à l’école fondamentale A de Sabalibougou. Il ne souhaite pas revivre le calvaire de l’année dernière. « On a failli faire une année blanche, nous ne voulons pas que cela se répète cette année », a lancé le garçon à qui veut l’entendre, un sachet d’eau en main pour étancher sa soif. Cet enfant impressionne par son raisonnement et l’argumentaire qu’il développe : « Si je pouvais voir le président de la République, je lui dirais de tout faire pour résoudre le problème de l’école », ajoute-t-il tout en émettant le vœu de devenir un jour médecin pour lutter contre les maladies. Lamine Bagayoko, porte-parole de l’Association « La voix de la Commune V », faisait partie de la délégation restreinte qui a rencontré le cabinet du Premier ministre. Cette rencontre leur a permis de s’informer amplement sur la grève. Selon lui, les autorités ont rappelé les énormes efforts qu’elles ont accomplis pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants. « Elles se sont engagées, a-t-il poursuivi, à tout mettre œuvre pour arrêter la grève ». A en croire le jeune homme, le gouvernement a invité les enseignants à faire des concessions. Après ces échanges avec des le cabinet de la Primature, Lamine Bakayogo a annoncé que son association initiera une rencontre avec le Collectif des syndicats grévistes pour tenter de concilier les positions. « Nous ne cherchons pas à soutenir un camp contre l’autre. Notre vœu ardent est qu’une date soit fixée pour la reprise des cours », a-t-il insisté. Rappelons que cette marche des élèves intervient pendant qu’un nouveau préavis de grève de 336 heures, soit 14 jours, a été déposé le 2 janvier dernier sur la table du ministère du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique. MDD/MD (AMAP)
Le Président Keïta en France pour le Sommet de Pau sur la lutte contre le terrorisme au Sahel
Bamako, 13 janvier (AMAP) Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta est arrivé en France où il prendra part ce lundi, aux travaux du Sommet de Pau entre le Président de la République Française, Emmanuel Macron et les dirigeants du G5 sur la lutte contre le Terrorisme au Sahel, a appris l’AMAP de source officielle. Les dirigeants présents à la rencontre vont saisir l’occasion pour redéfinir les objectifs militaires, politiques et de développement de la lutte commune contre le terrorisme afin d’adapter leurs stratégies aux méthodes de l’ennemi qui continue de répandre la terreur au sein des populations civiles et des forces de défense et de sécurité. La rencontre de Pau va redéfinir et recadrer l’intervention française au Sahel suite aux multiples attaques terroristes qui ont fait de nombreuses victimes ainsi que d’importants dégâts matériels causé aux forces étrangères (Barkhane et MINUSMA) au Mali, au Niger et au Burkina Faso, particulièrement éprouvés par la dégradation de la situation sécuritaire dans l’espace sahélien. Le sommet de Pau est consécutif à de nombreuses manifestations « antifrançaises » dans plusieurs pays du Sahel, qui agacent Paris qui, dès lors, a estimé « indispensable que les peuples du Sahel et leurs dirigeants rappellent leur souhait, leur volonté et leur détermination» à accueillir l’aide de la France. La rencontre de Pau sera élargie au Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies, à la Commission de l’Union Européenne et au président de la Commission de l’Union africaine. En rappel, le G5 est composé du Burkina Faso, du Niger, du Tchad, de la Mauritanie et du Mali. ID/KM (AMAP)
Bandiagara : 5 morts et 3 blessés dans une attaque à Kassa
Bandiagara, 13 janvier (AMAP) Cinq personnes ont été tuées et trois autres blessés dans une attaque perpétrée samedi, par des hommes armés non identifiés à Kassa, localité située à 8 km de la ville de Bandiagara, dans la Commune de Doucoumbo, a appris l’AMAP de sources concordantes. Les mêmes sources précisent que des hommes lourdement armés qui sont arrivés à pied à Kassa, dans les environs de 16 heures, ont tiré sur les éléments d’auto défense, faisant 5 morts, 3 blessés, un porté disparu et d’importants dégâts matériels. La riposte des éléments d’autodéfense a fait une dizaine de morts du côté des assaillants, selon nos sources qui ne précisent pas la direction prise par les terroristes après leur forfait encore moins leur motivation. Les blessés ont été acheminés par les chasseurs dans le village de Docoumbo, déclarent les mêmes sources qui ne précisent pas le déploiement d’un renfort du côté des Forces de défense. OG/KM (AMAP)
Des funérailles nationales pour Dr Tioulenta, dimanche au CICB
Bamako, 11 janvier (AMAP) Le ministre de l’Education nationale, Dr Témoré Tioulenta, décédé vendredi à Bamako, des suites d’une maladie, aura droit à des funérailles nationales dimanche à partir de 10 H au Centre Internationale de Conférence de Bamako (CICB), sur instruction du Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a appris l’AMAP de source proche de la famille du défunt. Dès l’annonce du décès du Dr Tioulenta, les Chefs des Institutions de la République, les responsables des partis et regroupements politiques, les représentants de la société civile ont présenté des condoléances à la famille du disparu avant de s’incliner sur la mémoire du défunt et de saluer ses mérites. KM (AMAP)
Justice : Report du Procès Amadou Aya Sanogo
Bamako, 10 janvier (AMAP) Le procès de l’affaire « Ministère public contre Fousseïny Diarra et autres, communément appelé affaire Amadou Aya Sanogo » a été reporté à une prochaine session de la Cour d’assises, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite dans un communiqué du procureur Général près la Cour d’Appel de Bamako, Idrissa Arizo Maïga, rendu public jeudi. L’affaire a été reportée « en raison des contraintes majeures liées à la préservation de l’ordre public et de la cohésion au sein des Forces Armées mobilisées pour la défense de la Patrie, précise le communiqué. En rappel, le procès Amadou Aya Sanogo et autres ouvert le 30 novembre 2016 à Sikasso avait été suspendu le 8 décembre de la même année pour reprise de l’expertise des ossements des victimes conformément à des dispositions prévues par la loi. KM (AMAP)
Enlèvement du chef de village de Gossi, dans le Nord du Mali
Bamako, 07 janvier (AMAP) Le chef de village de Gossi, dans le Nord du Mali, Mohamed Maïga dit Congo, a été enlevé, lundi soir, chez lui, par des hommes armés, à bord d’un véhicule de type 4×4 escorté par des motos, a appris l’AMAP de source locale. Les assaillants sont arrivés 23 h. Ils ont abattu un pan du mur d’enceinte de la maison qui est bien clôturée et munie de portails très lourds. Les ravisseurs, venus en voiture, savaient que le vieil homme d’environ 75 ans, qui souffre d’arthrose, aurait pu difficilement supporter un long voyage à motos. Cet enlèvement est le quatrième après celui du chef de fraction, Abouguene, le marabout Abdourahmane, tous deux relâchés, après une semaine de séquestration, et l’éleveur Daouda ag Nock, donné pour mort parce qu’il aurait refusé de coopérer avec ses ravisseurs. Une dizaine de troupeaux ont été enlevés dont le dernier mardi dernier. Tout propriétaire d’animaux qui veut récupérer ses bêtes doit payer 50.000 Fcfa Notons qu’à Gossi, il y a un détachement des Forces armées maliennes (FAMa) et un camp de l’opération française Barkhane. MD (AMAP)
Douanes : Saisie à Zégoua de 27 kg d’or d’une valeur de plus de 800 millions de Fcfa
Bamako, 07 janvier (AMAP) Les douanes maliennes ont saisi, dans la même soirée, dimanche, à la frontière ivoirienne, 17 kg et 10 kg, soit 27 kg d’or pur, pour une valeur cumulée de plus de 800 millions de Fcfa, indiquent des sources officielles. La valeur marchande de la première saisie est de 306 millions de Fcfa tandis que la seconde est évaluée à 508 millions Fcfa, ajoutent les mêmes sources qui rappellent que cette opération intervient après trois autres saisies d’orsur l’axe Bamako-Abidjan, dont deux par le bureau secondaire de Zégoua Un bus transportant des passagers est arrivé à 2 heures du matin dans la cour du bureau secondaire de Zégoua. Les agents des douanes ont décidé de fouiller le véhicule en provenance d’Abidjan, en passant par Bouaké et dont la destination finale était Bamako. Les douaniers ont interrogé expressément le conducteur du car sur la nature des marchandises qu’il transporte. Celui-ci aurait déclaré ne rien transporter d’illégal et que ses passagers étaient respectueux de la réglementation douanière. Pas convaincus par cette déclaration, les douaniers, savent d’expérience que les cars de transport en commun sont, très souvent, empruntés par des individus mal intentionnés pour tromper la vigilance des services de contrôle. Ils ont noté qu’un passager du car était perturbé par leur présence. Il montrait des signes de panique dont quelques gouttes de sueur sur ses joues. Les agents ont soupçonné que ce passager cachait une marchandise prohibée. Dès les premiers échanges de l’interrogatoire, le voyageur est passé à table. Le chef du bureau des douanes a, ainsi, ordonné à ses agents de passer à la fouille corporelle à la recherche de la marchandise que l’individu disait transporter. L’agent des douanes a découvert sur le voyageur des objets durs et compacts. Deux ceintures tenaient des chaussettes en soie cousues pour la circonstance. A l’intérieur de chaque colis, se trouvaient des lingots d’or de 17 kg soigneusement emballés. Dans le même bus, un autre passager tremblait, aussi, de peur. Il promenait un regard inquiet dans tous les sens. A la fouille, il a été découvert, sous ses habits amples, des colis totalisant 10 kg d’or. Tous les deux trafiquants sont de nationalité ivoirienne. On rappelle que les 4 dernières saisies d’or par les douanes pourraient atteindre une valeur marchande de plus d’un milliard de Francs Cfa AC/MD (AMAP)
Culture : Inventaire du patrimoine archéologique du Mali
Bamako, 7 janvier (AMAP) La première phase de l’atelier sur l’inventaire du patrimoine archéologique du Mali a débuté lundi, au Musée national de Bamako, sous la présidence du Chef de Cabinet du ministre de la Culture, Almamy Koureïssy, a constaté l’AMAP. C’était en présence de l’ambassadeur des Etats Unis au Mali, Dennis B. Hankins et du représentant du bureau de l’Unesco à Bamako, Edmond Moukala. Une quarantaine de participants prennent part à cette formation sur l’inventaire du patrimoine culturel dans les 4 régions du sud (Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou) et le district de Bamako. AS/KM (AMAP)

