Démenti du gouvernement sur l’autorisation des relations entre personnes de même sexe au Mali

Le Gouvernement de la République du Mali dément formellement les informations d’un article publié ce mardi 7 juillet 2020, sur le site de France24, prétendant que le Mali aurait autorisé les relations entre personnes de même sexe. La République du Mali affirme solennellement n’avoir jamais pris un texte autorisant des relations entre personnes de même sexe. La loi No 2011 – 087 du 30 décembre 2011 portant code des personnes et de la famille est très explicite en la matière, notamment en ses articles 280 et 289. Le Gouvernement de la République dénonce avec la dernière rigueur cette grande légèreté de France24 qui cite une source dont les informations sont à porte à faux avec le contenu de l’article en question. Bamako, le 07 juillet 2020 Le Gouvernement de la République du Mali.

Covid-19 au Mali : Un seul cas enregistré lundi

Bamako, 7 juillet (AMAP) Un (1) seul cas positif au Covid -19 a été enregistré lundi sur un échantillon de 199 testés, 20 patients guéris et zéro décès, a appris l’AMAP de source officielle. Le seul cas a été découvert  à Mopti selon l’Institut de santé publique (ISP) qui précise que 2331 cas ont été enregistrés  dans le pays avec 1541 guérisons et 119 décès. Les services sanitaires qui invitent les populations au calme et à l’observation des mesures préventives, déclarent que 1541 personnes contact font l’objet  d’un suivi quotidien. KM (AMAP)          

Bandiagara : 4 morts, 1 blessé et 4 portés disparus dans l’attaque d’un minibus de transport

Bandiagara, 5 juillet (AMAP) Quatre personnes ont été tuées, une autre blessée et 4 portées disparues dimanche dans l’attaque d’un minibus de transport, par des hommes armés non identifiés, à 25 km de la ville de Bandiagra, dans la Commune de Pignari Bana, sur la RN 15, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise que des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu vers 6H du matin sur un minibus de transport en provenance de Bandiagara pour Sévaré, à la descente de Kori- Kori et 2 autres véhicules qui ont coïncidé avec l’attaque, tuant 4 occupants du minibus, blessant un autre avec 4 disparus avant d’endommager les véhicules. Selon notre source, la Gendarmerie qui a été informée de la situation, a déployé une équipe sur les lieux pour constater les dégâts et ouvrir une enquête déterminant les circonstances exactes de l’attaque. OG/KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : 2303 cas positifs avec les 18 décelés samedi, 1516 guérisons et 118 décès

Bamako, 5 juillet (AMAP) Quelque 2303 personnes sont contaminées de la Covid -19 au Mali avec les 18 nouveaux cas enregistrés samedi, 1516 patient guéris et 118 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que sur les 18 nouveaux cas enregistrés  samedi, 1 cas a été découvert à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 5 à Kéniéba (1ère région), 3 cas à Mopti, 2 cas à Bandiagara, 2 cas à Douentza (5ème région),  1 cas en CII, 2  cas en V et 2 cas en CVI  du district de Bamako. Les services sanitaires déclarent que 1498 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations au calme et à l’observation des mesures préventives. KM (AMAP)          

Covid-19 au Mali : 25 nouveaux cas enregistrés vendredi

Bamako, 4 juillet (AMAP) Vingt cinq (25) nouveaux cas positifs au Covid -19 ont été enregistrés vendredi, portant le nombre total à 2285 au Mali dont 1507 guérisons et 117 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent que sur les 25 nouveaux cas enregistrés  vendredi, 2 cas ont été décelés à Kayes (1ère région), 6 cas à Yanfolila (3ème région), 1 cas à Ségou (4ème région), Mopti, 10 cas à Tombouctou, 1 cas en CV,  4 cas en CVI et 1 cas au niveau des Maliens rapatriés. L’Institut de santé publique (ISP) déclare que 1469 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations au calme et à l’observation des mesures préventives. KM (AMAP)          

Mali : Les pratiques sociales bousculent les gestes barrières anti-Covid-19

Reportage : Oumar DIAKITE, Amadou MAÏGA et Amsatou Oumou TRAORE Bamako, 03 juillet (AMAP) Chaque jour, l’Institut de santé publique (ISP) découvre de nouveaux cas positifs à la maladie à coronavirus au Mali. Au moment de rédiger notre article, jeudi 02 juillet 2020, quelque 58 cas ont été enregistrés avec un total de 2260 personnes contaminées sur l’ensemble du territoire. L’ISP continue de sensibiliser la population à plus de vigilance et à observer les gestes barrières consistant à maintenir la distanciation d’un mètre, à éviter les poignées de mains, les accolades, à porter le masque, à se laver les mains au savon, à se désinfecter avec le gel hydro-alcoolique, entre autres. Nonobstant le nombre de plus en plus considérable de cas déclarés positifs à la maladie a coronavirus et des décès enregistrés, des Maliens restent sceptiques sur l’existence de la pandémie de la Covid-19 dans notre pays. Malgré le taux de personnes contact positives à la maladie, les Maliens vaguent, inconsciemment, à leurs activités quotidiennes, sans aucune mesure de protection. Les comportements lors de cérémonies sociales où le risque de contact est très élevé révèlent la négligence flagrante de nos compatriotes face à la menace. Lors des baptêmes, funérailles, les mariages et même les ‘tours’ (rencontres familiales ou entre amies), on constate que presqu’aucune précaution sanitaire n’est prise face au Coronavirus. Les mesures sanitaires sont, du coup, foulées au pied lors de ces différentes cérémonies traditionnelles et religieuses de rassemblement massif. Les habitudes restent les mêmes. Pis, on a tendance à stigmatiser les personnes qui appliquent les gestes barrières. « Je me demande quand les Maliens vont-ils changer de mentalité. J’ai assisté à deux funérailles, je n’en revenais pas : les gens me regardaient avec mépris, parce que je portais le masque, les gants et prenais soin de ne pas trop m’approcher de la masse », déplore Ousmane Diallo, cadre de banque. M. Diallo dit avoir toujours pris soin des membres de sa famille, depuis l’apparition de la maladie au Mali. « Mes enfants ne rendent plus visite à nos grandes familles. Je leur ai interdit la fréquentation de tout lieu de concentration humaine massive », précise-t-il. Par contre, d’autres personnes prennent le risque de s’exposer. Ces dernières prétextent ne pas vouloir vexer leur prochain. « J’ai participé à un mariage civil, aujourd’hui, (Ndlr : jeudi 02 juillet) à la mairie de Samé. A part moi, personne ne portait le masque. On était entremêlé. On se donnait la main. J’ai été obligé de faire comme tout le monde. Je ne pouvais refuser de serrer les mains tendues », témoigne D.C, webmaster dans un service national d’information et de communication. Notre technicien s’est, tout de même, désinfecté les mains avec du gel hydro-alcoolique, de retour dans son bureau. Abidine Issa Sangaré, officier d’état-civil au Centre secondaire d’état civil de Kalabancoura, assure que la Covid-19 a renforcé les mesures prises par les mairies bien avant, parce que seuls les mariés et leurs témoins accédaient à la salle de célébration. Ici, à Kalabancoura, les mesures de prévention ne sont pourtant pas respectées. La distanciation sociale préconisée pour circonscrire la propagation du virus de la pandémie est superbement ignorée par la foule de fêtards. Le dispositif de lavage des mains au savon existe bien à la porte, mais les gens ne respectent pas les gestes barrières surtout, les jours de mariage. Selon le maire délégué de la circonscription, Moussa Z. Doumbia, la mairie respecte toutes les règles édictées par les services sanitaires dans le cadre de la célébration du mariage. Il expliquera que les maires et les conseillers municipaux n’ont aucun pouvoir de restriction sur les accompagnants des mariés en dehors de la salle de célébration. Pour Kaniba Komogara, marraine d’un mariage à la mairie dans le même centre d’Etat secondaire, le mariage est devenu moins coûteux, aujourd’hui. La pandémie du coronavirus a contraint les autorités à prendre des dispositions pour limiter le nombre d’invités à moins de 50 personnes dans les cérémonies sociales. A l’en croire, depuis le salon de coiffure, les mariés prennent toutes les dispositions pour respecter les mesures barrières. Quant à Amadou Sacko, natif de Kayes (Ouest), il est venu participer à un mariage dans la capitale. «Je ne crois pas du tout à l’existence du coronavirus parce que si tel était le cas, beaucoup seraient déjà morts», croit-il savoir. Quant au jeune Daouda Sangaré qui vient de convoler en justes noces, il est conscient du péril. «Dans un contexte de pandémie du coronavirus, on doit respecter les mesures barrières pour notre propre santé et celle des autres. Cela permettra d’arrêter la chaine de contamination du virus. Je ne pouvais repousser la date de mon mariage mais j’ai moins dépensé aussi», se réjouit-il. SUSPICION – Certaines personnes croient toujours à la « théorie du complot », à une combine lorsqu’on leur parle du Coronavirus. Pour elles, la maladie n’existe pas ou, même si elle existe, ce n’est pas au Mali. « C’est une machination. On veut détruire notre humanisme, notre manière de vivre dans la société. Qu’ils se détrompent », nous réplique une dame, lors de la cérémonie de célébration d’un mariage civil, le dimanche 28 juin, à Sénou. Tout en nous reprochant d’être à la remorque de ceux qui jouent le jeu de la propagande, de la manigance des Occidentaux. Près de cette femme, une autre s‘insurge. Visiblement non instruite et femme au foyer, la dame en basin avoue qu’elle avait eu peur à l’annonce de la découverte de la maladie chez nous. « J’ai compris, quelques semaines après, qu’il n’en était rien », dit-elle. « Sinon, ils n’allaient pas tenir leurs élections législatives », dénonce-t-elle. « Nous, nous ne nous privons pas de nos rencontres sociales. Pas plus tard que la semaine dernière, notre tour de tontine était chez moi. Nous étions une vingtaine de femmes. On se f… de vos gestes barrières », éructe la bonne dame qui hurle comme si elle avait en face une personne qui l’avait privé de sa liberté de mouvement. Les villages aux environs de Bamako et Kati sont touchés à la négligence des citadins, lors des cérémonies

Bankass : 32 villageois et 7 soldats ont trouvé la mort dans des attaques perpétrées par des hommes armés

Bankass, 3 juillet (AMAP) Trente deux (32) villageois ont trouvé la mort mercredi, dans des attaques simultanées perpétrées par des hommes armés non identifiés, dans 4 villages dogon (Gouari, Djimdo, Pangadougou et Dialakanda) dans la commune de Tori et Diallassagou, cercle de Bankass, région de Mopti, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise également que le détachement des FAMA qui est allé au secours à Gouari est tombé dans une embuscade, au cours de la quelle 7 militaires ont été tués, un autre blessé et 4 véhicules brulés. Des hommes armés non identifiés habillés en accoutrement Peul, lourdement armés, à bord de 2 véhicules Pick-up et sur une vingtaine de motos, sont arrivés vers 16 H, tirant sur les populations, faisant 32 morts selon notre source qui ne déclare pas de blessés ni la direction prise par les assaillants après leur forfait. Selon notre source, le détachement des forces loyalistes en route pour intervenir à Gouari est tombé dans une embuscade tendue par les hommes armés non identifiés, tuant 7 militaires, blessant un autre avant d’incendier 4 de leurs véhicules. Le préfet de Cercle qui devrait se rendre dans ces villages a reporté sa mission avec l’attaque des forces loyalistes dans la zone selon notre source qui précise que les populations sollicitent régulièrement des postes de sécurité pour contrecarrer les mouvements des terroristes dans ces localités. AKG/KM (AMAP)

Production de mangues au Mali : La transformation reste le défi

Par Anne-Marie KEITA Bamako, 02 juillet (AMAP) «Des clients se plaignent, chaque jour, de la qualité de mes mangues. Pourtant, c’est grâce à cette activité que j’arrive à tirer mon épingle du jeu, notamment en cette période très difficile financièrement ». Fatoumata Kéita, vendeuse de mangues à Kati, depuis cinq ans, se plaint ainsi de la mévente actuelle de ce fruit très prisé. « J’ai des difficultés à trouver des mangues de qualité. Pour m’approvisionner, actuellement, en mangues, je fais le tour de trois à quatre vergers. Après ce périple, je me retrouve avec des mangues que personne n’achète. C’est la mévente», enchaîne-t-elle, découragée. Comme elles, la plupart des vendeuses, qui ont fait du commerce de mangue leur activité génératrice de revenu de premier ordre, sont confrontées à cette situation. Cela, chaque année, vers la fin de la saison des mangues. Parmi elles, Awa Diarra. Elle, aussi, se plaint de ne plus pouvoir écouler ses fruits vedettes. En cause l’anthracnose. Cette maladie fongique dont est atteinte la mangue, généralement, pendant la floraison et tout au long de la formation, entraîne souvent une décomposition rapide du fruit. C’est une maladie favorisée par les piqûres d’insectes comme les mouches qui offrent une porte d’entrée idéale pour l’installation du champignon dans la culture. Cette situation pose la problématique de la transformation de la mangue, visiblement chère à Awa Diarra. Elle dit que grâce aux technologies innovantes, la mangue peut être transformée en produit séché, en confiture, en jus et même en purée pour permettre sa conservation et sa commercialisation à long terme. «En la transformant en mangues séchées, elle peut être conservée plus longtemps et même être commercialisée hors de notre pays», soutient la vendeuse de mangues à Kati. Qui déplore le manque de formation et de moyens financiers pour lancer son business de transformation de la manque. « Ces pertes qui constituent un manque à gagner énorme pour notre économie, peuvent être évitées s’il existe un créneau de valorisation de ce fruit », ajoute Alidou Kéita. Pour ce propriétaire de verger, le potentiel disponible est immense mais reste sous-exploité à cause du faible moyen technique, financier et en termes de formation adéquate. Il cite en exemple les grandes zones de production comme Sikasso où, faute de moyens, des quantités importantes de mangues pourrissent, chaque année, dans les plantations. Selon une étude du Programme compétitivité et diversification agricole (PCDA) réalisée en 2009, le Mali a un potentiel de production estimé à 575.000 tonnes de mangues, par an, toutes variétés confondues. Mais Seulement 8.673 tonnes sont transformées. Au regard de cette potentialité, l’accès aux moyens de transformation par séchage, en jus et autres, offre des perspectives de revenus intéressants pour nos familles rurales. Ainsi, pour valoriser la filière, le gouvernement et ses partenaires au développement ont installé des unités de transformation dans certaines régions. Le but étant la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie des acteurs du secteur. Le Projet d’appui à la compétitivité agro-industrielle au Mali (PACAM), initié à cet effet par le ministère de l’Agriculture, entre dans le cadre d’une stratégie gouvernementale visant la valorisation de l’agriculture commerciale. Ses composantes 1 et 2 s’intéressent à l’augmentation, la transformation, l’exportation de mangues et à la consolidation de l’accès aux zones de productions de mangues. Financé par la Banque mondiale et le gouvernement, il appuie techniquement et financièrement les acteurs de la filière en matière de transformation. Grace à ces appuis, la quantité de mangues transformées est estimée à 8.673 tonnes, au sortir de la campagne 2019, selon le spécialiste des filières et alliances productives du PACAM. « Cette quantité est repartie en mangues séchées (75.369 tonnes), transformée en purée (6.910 tonnes), en concentrée (1.681 tonnes), en confiture (2,7 tonnes), en nectar (3,56 tonnes) et en sirop (1,3 tonnes) », détaille Aliou Kassogué. Le projet est, selon lui, très regardant sur la qualité de la mangue transformée. En la matière, la priorité est donnée à la préservation de la santé des consommateurs. «Les mesures d’hygiène et sanitaires sont respectées par les unités de transformation membres de l’interprofession et qui sont officiellement enregistrées au niveau de cette structure faitière», assure-t-il. « Chaque unité de transformation rédige un diagramme de fabrication comprenant les opérations unitaires de fabrication, selon leur succession dans la confection du produit », ajoute l’expert, précisant que les industries ayant déposé des demandes au PACAM et évaluées par le projet sont estimées à une trentaine. « A chaque étape, poursuit notre interlocuteur, tous les intrants nécessaires sont spécifiés, les quantités à utiliser détaillées ». En dépit de ces efforts, ces unités installées, qui sont insuffisantes en nombre et en capacités installées, ne transforment qu’une infime quantité de mangues fournies par ces grandes zones de production. Ce qui interpelle les acteurs de la filière. Un paradoxe, si l’on sait que ces industriels sont souvent confrontés, eux aussi, à la mévente des produits finis qu’ils mettent sur le marché national. AMK/MD (AMAP)

Communiqué final du Sommet de Nouakchott (30 juin 2020)

1. Sur invitation de S.E.M. Mohamed Cheikh El GHAZOUANI, Président de la République Islamique de Mauritanie, Président en exercice du G5 Sahel, les Chefs d’État des pays membres du G5 Sahel et le Président de la République française se sont réunis ce jour 30 juin 2020 à Nouakchott, en vue de faire le point de la mise en œuvre de la feuille de route convenue lors du Sommet de Pau (France), tenu le 13 janvier 2020, et d’évaluer la situation au Sahel. 2. Etaient présents à ce Sommet les Chefs d’Etat ci-après : – S.E.M. Emmanuel MACRON, Président de la République française ; – S.E.M. Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad ; – S.E.M. Issoufou MAHAMADOU, Président de la République du Niger ; – S.E.M. Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali ; – S.E.M. Roch Marc Christian KABORE, Président du Burkina Faso. – S.E.M. Pedro SANCHEZ, Président du Gouvernement du Royaume d’Espagne ; 3. Le Sommet a enregistré la participation de : – S.E.M. Moussa Faki MAHAMAT, Président de la Commission de l’Union africaine ; – S.E. Madame Louise MUSHIKIWABO, Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie. 4. Ont également pris part au Sommet, par visioconférence et par vidéo enregistrée : – S.E.M. Charles MICHEL, Président du Conseil européen ; – S.E. Madame Angela MERKEL, Chancelière de la République Fédérale d’Allemagne ; – S.E.M. Giuseppe Conte, Président du Conseil des Ministres de la République Italienne ; – S.E.M. Antonio GUTERRES, Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies. 5. Ce Sommet marque une nouvelle étape dans le suivi des engagements communs pris à Pau. Il s’inscrit dans un contexte international marqué par des développements majeurs, notamment la persistance des attaques terroristes au Sahel et la détérioration de la situation sécuritaire en Libye, avec des risques réels sur la stabilité au Sahel et dans la sous-région. Cette stabilité est aussi mise à rude épreuve par la pandémie de la COVID-19 dont l’impact économique et social se fait déjà cruellement sentir. 6. Au-delà de son lourd bilan humain et sanitaire, la pandémie affecte gravement les économies des pays du G5 Sahel déjà fragiles, avec un risque de contraction sérieuse du Produit Intérieur Brut (PIB) pouvant aller, pour certains Etats, de 7% à 8% en 2020. L’organisation physique du présent Sommet dans de telles circonstances est en soi une preuve de résilience et de persévérance face à cette crise sans précédent. Tout en réaffirmant leur détermination à déployer tous les moyens nécessaires pour venir à bout de ce fléau, les Chefs d’Etat expriment leur solidarité aux familles éplorées et adressent leurs souhaits de prompt rétablissement à tous les malades. 7. Tout en remerciant tous les partenaires qui ont déjà manifesté leurs soutiens aux Plans de riposte élaborés par les pays du G5 Sahel, les Chefs d’Etat du G5 Sahel ont saisi cette opportunité pour renouveler leur appel à l’annulation de la dette extérieure des pays du G5 Sahel, tel que formulé dans la « Déclaration de Nouakchott sur la pandémie de COVID-19 » issue de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat du G5 Sahel du 27 avril 2020. 8. Examinant la mise en œuvre de la Feuille de route de Pau en lien avec l’évolution de la situation dans l’espace du G5 Sahel, les Chefs d’Etat ont salué les efforts accomplis par l’ensemble des acteurs aussi bien des États sahéliens que de leurs partenaires internationaux. Ils ont rendu un vibrant hommage aux victimes civiles et militaires des conflits en cours au Sahel. Les Chefs d’Etat du G5 Sahel ont rappelé que les allégations d’exactions par des éléments des forces de défense et de sécurité feront l’objet d’enquêtes et, si les faits sont avérés, de sanctions exemplaires. 9. Les Chefs d’Etat se sont félicités du lancement officiel de la « Coalition pour le Sahel » le 28 avril dernier dans le cadre d’une visioconférence entre l’Union européenne et le G5 Sahel et de la tenue de la première réunion ministérielle de cette coalition le 12 juin 2020. Ils ont salué la forte participation de l’ensemble des partenaires du G5 Sahel à cette réunion, et ont appelé à la consolidation de ladite Coalition, ainsi qu’à la détermination de son architecture et des outils de sa gouvernance, en étroite collaboration avec le Secrétariat exécutif du G5 Sahel. 10. La lutte contre le terrorisme se poursuit avec détermination et une meilleure cohérence d’ensemble. Les Chefs d’Etat du G5 Sahel ont salué l’engagement des effectifs supplémentaires de la Force Barkhane au cours du dernier semestre et l’opérationnalisation du Mécanisme de Commandement conjoint facilitant la coordination entre la Force conjointe du G5 Sahel et la Force Barkhane. Ils se sont félicités de la reprise d’opérations soutenues dans la zone des Trois frontières, des succès enregistrés par les forces nationales, la Force conjointe et les forces internationales. En outre, ils ont salué la neutralisation du chef d’AQMI le 3 juin 2020 dans la région de Tessalit par la Force Barkhane et ses alliés. Les Chefs d’Etat ont salué, une fois encore, le succès de l’opération éclair « Colère de Boma » dans la région du Lac Tchad au mois d’avril 2020 contre les factions de Boko Haram qui imposent un autre front au Tchad et au Niger, méritant également l’attention de la communauté internationale. Les Chefs d’Etat saluent également l’adoption par la CEDEAO d’un plan d’actions prioritaires 2020-2024 pour éradiquer le terrorisme dans l’espace CEDEAO, encouragent sa mise en œuvre effective et saluent les concertations avec les parties prenantes. Par la même occasion les Chefs d’Etat apprécient grandement, dans le cadre de ce plan d’actions, la mise à disposition du Mali, du Burkina Faso et du Niger, d’un soutien en vue de participer à la sécurisation des trois frontières de la Zone LIPTAKO. Les Chefs d’État ont néanmoins noté la persistance d’un second front dans la zone du Lac-Tchad au Niger et au Nigeria et un renforcement des capacités terroristes locales dans ces zones, remettant en cause les résultats obtenus

Le président IBK à Nouakchott pour le sommet de suivi de Pau

Nouakchott, 30 juin (AMAP) Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, est arrivé, mardi, à Nouakchott, en Mauritanie, pour participer au sommet du G5 Sahel sur le suivi de la feuille de route de Pau, a constaté l’Agence mauritanienne d’information (AMI). M. Ibrahim Boubacar Keita a été accueilli à la passerelle de l’avion présidentiel, à l’aéroport international de Nouakchott Oumtounsy, par son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, président en exercice du G5 Sahel, ajoute la même source. L’objectif annoncé de cette réunion est de faire le point de la lutte contre le terrorisme au Sahel. Pour rappel, au dernier sommet de l’organisation qui s’est tenu à Pau en France, le choix avait été fait d’intensifier la lutte dans la zone des trois frontières entre le Mali, le Niger et le Burkina. En termes de résultat, Paris revendique des avancées notables dans la lutte contre les groupes djihadistes. Selon les responsables français, la multiplication des opérations dans la Région a abouti à la « neutralisation » de centaines de djihadistes. Les forces spéciales françaises ont, aussi, à leur crédit la neutralisation de chef d’Aqmi, l’Algérien Abdelmalek  Droukdel, au début du mois de juin La conférence au sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement du G5 Sahel et de la France sur le suivi de la feuille de route du Sommet de Pau a débuté par le discours du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani dans lequel il a rappelé les quatre piliers de la Coalition pour le Sahel. Outre les présidents des pays sahéliens, le Chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, participe à cette importante rencontre. Il effectue, ainsi, son tout premier voyage hors des frontières européennes depuis le début de la crise de la Covid-19. Le sommet de Nouachott verra, aussi, la participation du Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, du président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, et de la secrétaire générale de l’organisation internationale de la francophonie(OIF), Louise Mushikiwabo. Il est aussi question de la participation aux échanges des dirigeants allemand et italien en visio-conférence. MD (AMAP)