Gao : Un mort et quatre personnes retenues en otage après une attaque armée
Gao, 30 juin (AMAP) Des individus armés ont tué un homme et retiennent en otage, depuis dimanche, quatre personnes dont une femme enceinte, dans la localité de Tacharane (Commune rurale de Gounzourèye), dans le Nord du Mali. Les assaillants, qui ont intercepté le véhicule de leurs victimes, aux envions de 11 heures, ont libéré le chauffeur et le chef d’équipe. Ces derniers sont chargés de recueillir une rançon de 200 millions de Fcfa pour la libération des otages. Les victimes faisaient partie d’une équipe de sept personnes de l’entreprise de travaux publics, Groupe Kolly (EGK), qui se rendait à Syndiewara (Cercle d’Ansongo) sur le chantier d’aménagement des berges de la localité. Les agresseurs ont tué le technicien Bourama Coulibaly et dépouillé les autres de leurs biens. Ils ont également mis la main sur un pactole de 70 millions de Fcfa appartenant au président directeur général de l’entreprise, Boubacar Sidiki Samaké. Suite à cette prise d’otages, le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Sidiki Samaké, a mis en place une cellule régionale de crise chargée de tout mettre en œuvre pour la libération des otages. Pour cela, il a tenu une rencontre avec les notabilités de la région et les responsables des services de sécurité. AT/MD (AMAP)
Coopération militaire : Les Etats-Unis équipent les Forces armées maliennes
Bamako, 30 juin (AMAP) Les Etats-Unis d’Amérique ont remis, lundi, à la Direction du matériel, des hydrocarbures et du transport des Armées (DMHTA), du matériel de maintenance de véhicules et des équipements d’une valeur de 500 millions de Fcfa, a appris l’AMAP de source militaire. «Tous ces outils modernes et de pointe, sont de la haute technologie, offerts par les USA pour l’entretien des engins qui seront là dans un bref délai », a précisé le Chef d’état-major général des Armées, le général de division Abdoulaye Coulibaly, ajoutant que la donation s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme de formations et d’équipements des Forces spéciales. Le don aux Forces armées maliennes (FAMa) est composé de rangers, de pneumatiques, d’équilibreurs de pneus, de cracheurs, de compresseurs, de machines tours, de gilets pare-balles, de casques blindés, de tenues et d’accessoires de nettoyage des armes. Ce matériel sera mis à la disposition du Bataillon autonome des forces spéciales (BAFS) dont les éléments viennent de terminer une formation en combat dans les localités, l’escorte de VIP et la fouille opérationnelle. La cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Dennis Hankins. OD/MD (AMAP)
Kita : Marche pacifique de la jeunesse contre la dépravation des mœurs
Kita, 29 juin (AMAP) Les jeunes de Kita-gare ont protesté pacifiquement, lundi, contre la prostitution, la consommation de drogues, la prolifération des bars dans leur quartier, a constaté l’AMAP. Les marcheurs ont été reçus par le préfet Mamadou Diakité qui, après les avoir écoutés, a promis une réunion pour analyser leurs doléances et prendre, de concert avec les autres responsables, des décisions a la satisfaction de tout le quartier. « Tout est permis à Kita-gare. Il y a plusieurs dizaines de chambres de passe tenues par des prostituées maliennes et de nationalités étrangères. On y consomme toutes sortes de drogue, il y a toutes sortes d’abus d’alcool, suite à la prolifération des bars. Toutes choses qui ont favorisé l’insécurité grandissante dans le quartier avec son corolaire d’assassinats », ont dénoncé les marcheurs. La jeunesse, qui veut donner une autre image de son quartier, a demandé aux autorités locales compétentes de prendre leur responsabilité pour décréter la fermeture immédiate des bars et buvettes, l’interdiction de toute activité de prostitution sur les lieux. Après la préfecture, selon le porte-parole des jeunes, Djibril Touré, les manifestants se dirigeront vers le commissariat et le Tribunal de première instance de Kita pour passer le même message de protestation. «Nous ne voulons plus voir un bar ouvert dans le secteur à partir de 19h », a-t-il dit. Le préfet, Mamadou Diakité, a promis d’exposer les doléances à la réunion sécuritaire hebdomadaire et, surtout, de faire en sorte que « des effets immédiats s’en suivent pour la quiétude et la sécurité du quartier ». JMF/OD/MD (AMAP)
Douanes : 28 boulettes de cocaïne découvertes dans le ventre d’un passeur en provenance de la Guinée
Bamako, 27 juin (AMAP) Les douaniers de la Brigade mobile d’intervention (BMI) ont découvert vendredi, 28 boulettes de cocaïne dans le ventre d’un nigérian, répondant au nom de Jude Ezeh, en provenance de Conakry (Guinée), a appris l’AMAP de source proche des Douanes. Notre source précise que le coût de cette saisie de 500 g de cocaïne est estimé à 50 millions de nos francs. Les éléments de la BMI, qui ont filé le Nigérian dans l’après-midi, l’ont interpellé à l’entrée de Bamako avant de découvrir que des boulettes de cocaïne étaient dans son ventre, selon notre source qui précise que la marchandise devrait être livrée au Nigeria. « Le test réalisé par les services techniques de la douane a révélé que l’intéressé transportait de la cocaïne pure », a déclaré un agent des services qui a précisé que le contrevenant est conscient de la gravité des faits qui lui sont reprochés. « Il voulait faire passer sa charge illicite de Conakry au Nigeria, en traversant le Mali », a-t-il conclu. Cette saisie coïncide avec la célébration de la Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite de drogues (26 juin) pour œuvrer contre la consommation de ces produits nuisibles à la santé. MT/KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 32 nouveaux cas enregistrés jeudi
Bamako, 26 juin (AMAP) Trente deux (32) nouveaux cas positifs au Covid-19 ont été enregistrés jeudi, portant le nombre total à 2039 au Mali dont 1383 guérisons et 113 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent que sur les 32 nouveaux cas décelés jeudi, 1 cas a été découvert à Kéniéba (région de Kayes), 1 cas à Kati (2ème région), 3 cas à Tombouctou, 2 cas à Gourma Rhassous (6ème région), 5 cas en CVI et 20 cas au niveau des Amliens rapatriés. Les services sanitaires qui invitent les populations au calme et à l’observation des mesures préventives précisent que 1343 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien. KM (AMAP)
Niafunké : Des centaines de personnes ont marché jeudi pour la libération de Soumaila Cissé
Niafunké, 25 juin (AMAP) Une marche pacifique pour soutenir la libération de l’homme politique malien, Soumaila Cissé, a rassemblé, jeudi, à Niafunké, des centaines de personnes, a constaté l’AMAP. La manifestation a été organisée par la cellule de Niafunké du Collectif pour la libération de Soumaila Cissé, en collaboration avec la société civile, le Club des amis de Soumaila Cissé. Le président de la société civile de Niafunké, Hamadoun B. Touré, dans sa déclaration devant le préfet, a remercié le président Ibrahim Boubacar Keita qui a annoncé, dans sa récente adresse à la Nation, que Soumaila est en vie et qu’il pourrait regagner sa famille bientôt. M. Touré s’est cependant demandé combien de temps prendra encore cette libération. Dans toutes les rues de Niafunké, les marcheurs ont scandé : « Libérez Soumaila », « IBK, notre attente est longue… ». La procession, qui a commencé á la place de l’Indépendance de Niafunké, a fait le tour de la ville pour se terminer á la préfecture. Les marcheurs ont demandé au président de la République « de tenir parole, en libérant sans délai Soumaila Cissé ». Ils ont remis au préfet du cercle une lettre adressée au Chef de l’Etat. La marche s’est terminée, aux environs de 12 heures, par une séance de prières, réunissant plusieurs marabouts et notables de la ville et demandant à Dieu de faciliter « la libération de leur fils, frère, père Soumaila Cissé ». Le chef de file de l’opposition malienne président de l’Union pour la République et la démocratie (URD) est aux mains de présumés djihadistes, depuis le 25 mars, quand il a été enlevé pendant qu’il battait campagne, dans le cercle de Niafunké (Nord), pour les élections législatives qui se sont tenues quatre jours plus tard. SAM/MD (AMAP)
Nioro du Sahel : L’hivernage s’installe précocement, l’espoir aussi
Par Moussa DIAKITE Nioro, 25 juin (AMAP) Trois grosses pluies, au mois de juin et la direction du vent depuis plusieurs semaines ! Des signes annonciateurs d’une bonne saison des pluies, dans le Cercle de Nioro du Sahel, selon les grands connaisseurs du temps qui prédisent un hivernage « vraiment très prometteuse ». Tous les anciens, ici, savent que les premières pluies commencent à tomber à partir de mi-juillet. Ce qui fait d’ailleurs que les populations ont fixé le 14 juillet, comme le début de l’hivernage. Depuis plusieurs décennies, le premier signe annonciateur de la bonne saison des pluies est un vent de sable, dans l’après midi, obscurcissant tout et se caractérisant, le plus souvent, par de la poussière partout. Ce grand vent de sable, pour les spécialistes de la localité, est accompagné de pluie pour les années de grande pluviométrie. C’est à partir de cette date et, généralement, pendant le mois de juillet, que beaucoup commencent à penser aux champs pour commencer les travaux. Nioro est une localité située au centre du Sahel. Toute pluie atteignant les cinquante millimètres provoque potentiellement une inondation. Ces trois dernières années, les quantités de pluies tombées n’ont pas été suffisantes. L’hivernage s’est installé en retard et les pluies se sont vite arrêtées. Ce qui a naturellement joué sur les cultures qui n’ont pas donné de bonnes récoltes. Cette année, avec déjà deux grands vents de sable et trois grosses pluies, au mois de juin, l’espoir est vraiment permis. Cependant, chacune des pluies tombées était accompagnée de grands vents causant des dégâts par endroits : des branches d’arbres cassées, des hangars détruits, des toitures de maisons arrachées et même des feuilles de tôles emportées. Il faut aussi signaler l’abondance des éclairs et des bruits assourdissants de tonnerre. Qui font peur aux populations. De Diaye-Coura à Koréra Koré, en passant par Nioro-ville, les paysans ont commencé les labours. Certains n’ont même pas hésité à commencer les semences, généralement du mil, du niébé et de l’arachide (des variétés hâtives). Les transhumances internes et transfrontalières pour la recherche de pâturage battent leur plein. Le long de la bande frontalière entre le Mali et la Mauritanie, des animaux sont présents de part et d’autres mais l’herbe n’a pas totalement poussé. Les pâturages contiennent, jusqu’à présent, de l’herbe sèche. Des points d’abreuvement ont, partout, de l’eau. En tout cas l’espoir est là, chez les paysans qui projettent, déjà, de faire bonne récolte si les pluies continuaient ainsi et si leur répartition était bien faite dans le temps. Ici, il n’y a ni fleuve, ni rivière mais des marigots temporaires et des rigoles. Pendant les périodes de grandes précipitations, ces réservoirs se remplissent d’eau et se déversent sur les routes et même dans les familles voisines, provoquant souvent des inondations. Cela se solde par une peur des populations riveraines. Ce qui constitue une véritable menace pour les enfants et les animaux. Le fond de ces cours d’eau est couvert uniquement de sable. L’eau y coule à une vitesse tellement incroyable qu’elle peut emporter une personne sur son passage. Chaque année, des cas de noyade sont signalés partout dans le cercle. En 2007, l’eau sur le pont séparant Maguiraga-Counda de Koulouba a emporté un véhicule avec trois personnes à bord. Deux passagers ont été sauvés mais le troisième, Isaac Sow, après les recherches, a été retrouvé mort enfoui dans du sable, trois jours après, à une quinzaine de kilomètres, en aval. En 2012, deux gardes ont trouvé la mort, entre Nioro et Yéréré, de retour d’un recouvrement d’impôts, quand leur véhicule a tenté de traverser un marigot sur la route. On a eu vent de cas de motocyclistes morts par noyade, partout à travers le Cercle. Des noyades d’enfants sont monnaie courante presque chaque année (des bergers, baigneurs ou des enfants venant des champs, après les pluies). L’explication est simple : il n’y a que du sable au fond. L’eau circule à une vitesse si forte que le courant fait bouger le sable sous les pieds, ce qui fait tomber l’engin ou la personne qui est aussitôt entrainé par le courant. La ville de Nioro, comme beaucoup d’autres localités du cercle, est traversée par des marigots qui, après les pluies débordent et inondent les habitations voisines. A chaque début d’hivernage, les autorités communales organisent des opérations de curage des caniveaux pour faciliter le ruissellement des eaux. Si l’opération tarde, cette année, les pluies pourront surprendre et les familles voisines du poste de police jusqu’au périmètre maraîcher des femmes ne sont pas à l’abris d’inondation. Les quartiers Diaka, Tichitt, Maguiraga Counda ainsi que le centre commercial, qui sont dans un creux, par rapport aux autres (véritables déversoirs des eaux) sont déjà menacés. A chaque hivernage, la mare Babala Goumba (une mare en plein cœur de la ville, au quartier Tichitt) et le marigot de Malicounda débordent. Cette mare a toujours été une menace pour les populations des quartiers Diaka et Tichitt. Les risques de noyade et de maladie s’amplifient car des enfants s’amusent dans l’eau sale infestée de toutes sortes de déchets. Les mouches et les moustiques y pullulent donnent, dans un concert de coassements continus de grenouilles et de crapauds en fête. Le lycée Fodié Maguiraga, l’Ecole fondamentale Mabendi Guissé et les écoles du quartier Malicounda sont tous situés soit à coté ou soit derrière des cours d’eaux. Le pont radier, qui sépare l’Ecole Tiébilé Dramé de la ville, est une véritable menace pour les élèves. Sur ce pont, les eaux peuvent monter jusqu’à plus d’un mettre. Les enfants ont toutes les peines du monde à traverser. Le courant de l’eau est si fort qu’il peut même emporter un véhicule chargé. Avec la prolongation de l’année scolaire jusqu’au mois d’août, période des hautes eaux, l’inquiétude devient grande chez les parents qui espèrent que des mesures d’urgences seront prises. MD/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : Baisse du nombre de personnes contaminées avec seulement 6 cas positifs mercredi
Bamako, 25 juin (AMAP) Le nombre de personnes contaminées au Covid-19 au Mali a baissé avec seulement 6 cas positifs enregistrés mercredi, portant le total à 2005 dont 1354 patients guéris et 113 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de la santé publique (ISP) note que sur les 6 cas enregistrés mercredi, 1 cas a été décelé à Kayes (1ère région), 1 cas à Diré (région de Tombouctou), 1 cas en CIII, 1 cas en CIV du district de Bamako et 2 cas au niveau des Maliens rapatriés. L’Institut qui invite les communautés au calme et à l’observation des mesures préventives déclare que 1520 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien. KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 17 nouveaux cas enregistrés lundi portant le total à 1978 avec 1302 guérisons et 111 décès
Bamako, 23 juin (AMAP) Dix sept (17) nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés lundi, portant le nombre total à 1978 avec 1302 guérisons et 11 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent que sur les 17 cas enregistrés lundi, 2 cas ont été découverts à Tombouctou, 2 cas en CV et 13 cas au niveau des Maliens rapatriés. Les services sanitaires précisent que 1673 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Diré : le sous préfet central enlevé mercredi, libéré sain et sauf
Bamako, 21 juin (AMAP) Le sous préfet central de la ville de Diré, Région de Tombouctou, dans le Nord du Mali, Sékou Sidiya Coulibaly, a été libéré, dimanche, par ses ravisseurs qui le détenaient avec un autre préfet depuis mercredi dernier. Le sous préfet central de Diré et son collègue de Dangha, Oumar Traoré, sous préfet de la commune rurale de Dangha ont été enlevés par des hommes armés qui ont fait irruption dans la cour de la préfecture à bord de pick-up. Au cours cette attaque, les assaillants avaient tiré sur la population faisant trois blessés dont un enfant qui succombera des suites de ses blessures. Selon des témoins, les assaillants ont également emporté deux motos. MT/MD (AMAP)

