Le colonel Malick Diaw, élu président du Conseil national de la Transition (CNT)

Bamako, 05 Déc (AMAP) Le colonel Malick Diaw, premier vice-président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), qui a renversé l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita (IBK), a été élu, samedi, président du Conseil national de la Transition (CNT). Selon une source sûre, 108 sur 110 membres présents ont parrainé la candidature du colonel Diaw qui est élu par ses pairs nommés par décret présidentiel, jeudi 03 décembre. Son élection, quoique sans aucune surprise, est intervenue après d’âpres discussions et un quasi bras de fer entre les militaires et la classe politique. Cette élection s’est déroulée samedi au CICB au cours de la session inaugurale qui a réuni 110 des 121 membres. Au cours des travaux, « les parlementaires de la Transition » ont créé une commission chargée de la rédaction du règlement intérieur de l’organe législatif de la période transitoire. Il y a eu des absents à cette session inaugurale qui consacre le lancement des activités du CNT. Parmi eux, le président de la Maison de la presse, Alou Dramane Koné, Oumarou Diarra du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) et les représentants de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ex rébellion, groupe signataire de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger. AC/MD (AMAP)  

Mali : La séance inaugurale du Conseil national de transition s’ouvre ce samedi matin à Bamako

Bamako, 05 Déc (AMAP) La séance inaugurale du Conseil national de transition (CNT) s’ouvre ce samedi matin dans la salle des banquets du Centre international de conférences de Bamako (CICB), indique un communiqué du secrétaire général de l’Assemblée nationale, publié vendredi. L’ordre du jour de la session porte sur l’élection du président du CNT et la mise en place de la commission ad hoc en vue de l’élaboration du Règlement intérieur de l’organe législatif de la transition, ajoute le communiqué. Le document informe, également, les nouveaux parlementaires qu’une liste d’enregistrement sera ouverte, le même jour, à partir de 07h 30mn au CICB, en prélude à la séance inaugurale. Dernière institution dans l’architecture de la Transition, le CNT est attendu sur plusieurs questions de la vie de la nation notamment, la relecture de la loi électorale, la révision constitutionnelle et la relecture de l’Accord pour paix et la réconciliation nationale La liste des membres a été publiée, par décret, le jeudi 3 décembre 2020. AT/MD (AMAP)

Liste des membres du Conseil National de la Transition (CNT)

Décret n°2020-0239/PT-RM du 03 décembre 2020  fixant la liste nominative des membres du Conseil national de la Transition 01 Abdallahi MOUH AMEDOUN ALANSARI 02 Zaicha ABOOULAYE 03 Attay AG ABDALLAII 04 Moussa AG ACHARATOUMANE o5 Alhassane AG AHMED MOUSSA 06 Mohamed AG ALI MATTA HEL 07 Badjan AG HAMATOU 08 Assarid AG IMBARKAOUANE 09 Mohamed AG INTALLA 1O Abdoul Madjid Dit Nasser AG MOHAMED ANSARY 11 Mohamed Ousmane AG MOHAMEDOUNE 12 AkliIkan AG SOULEYMANE 13 Amadou ALY 14 Diadje BA 15 Seydou BADINI 16 Hadji BARRY 17 Haley CISSE 18 M’Bouye CISSE 19 Nana Aicha CISSE 20 Alassane Amadou CISSE 21 Boubacar Amadou COULIBALY 22 Niamey Soumare COULIBALY 23 Gabriel COULIBALY 24 Youssouf Z COULIBALY 25 Nouhoum DABITAO 26 Abdoul Karim DAOU 27 Souleymane DE 28  Mamadou Sory DEMBELE 29 Ladji DEMBELE 30 Fatoumata DEMBELE 31 Aliou DEMBELE 32 Souleymane DEMUELE 33 Sory Kaba DlAKITE 34 Saran Keita DIAKITE 35 Amadou DlALLO 36 Bouhacar N.DIALLO 37 Hawa MACALOU 38 Adama DIARRA 39 Djénébou DIARRA 40 Oumarou DIARRA 41 Racky Talla DIARRA 42 Manmathia DIARRA 43 Kassoum Moussa DIARRA 44 Aminata DIARRA 45 Djibril DIARRA 46 Mohamed Lamine DIARRA 47 Oumar Z DIARRA 48 Adama Ben DIARRA 49 Kadidiatou DIA RRA BARRY 50 Mariam DIARRA SAVANE 51 Mamadou DIARRASSOUBA 52 Ramata DIAOURE 53 Malick DIAW 54 Seinabou DIAWARA 55 Hatouma GAKOU DJIKINE 56 Issa Kaou DJlM 57 Dina DOLO 58 Salif  DOUMBIA 59 Sambou Diadié FOFANA 60 Amina Fatima Ibrahima FOFANA 61 Aboubacar Sidick FOMBA 62 Adama FOMBA 63 Abdoulaye GAKOU 64 Mamadou HAWA GASSAMA 65 Hamadoun Amion GUINDO 66 Kadidiatou HAIDARA 67 Minkoro KANE 68 Amadou KEITA 69 Bilal KEITA 70 Kassim KEITA 71 Salif KEITA 72 Moulaye KEITA 73 Fatoumata Namory KEITA 74 Modibo KEITA 75 Dramane Monzon KONARE 76 Magma Gabriel KONATE 77 Aboubacar Sidiki KONE 78 Mariam KONE KONE 79 Dramane Aliou KONE 80 Aly KONE 81 Mama KONFOUROU 82 Ousmane KORNIO 83 Abidine KOUMARE 84 Haameye Foune MAHALMADANE 85 Amadou MAIGA 86 Moctar MARIKO 87 Badra Aliou NANACASSE 88 Karamoko NIARE 89 Adama NIARE 90 Fousseynou OUATTARA 91 Mohamed OULD SIDI MOHAMED 92 Abrahman OULD YOUBA 93 Moustapha SANGARE 94 Kadidja SANGARE 95 Aminata SANGARE 96 Tenin Kadidja SANOGO 97 Oumou SANOGO 98 Sitan SANTARA MARE 99 Nouhoum SARR 100 Housseini SAYE 101 Boubacar SIDIBE 102 Mohamed SIDIBE 103 Hassane SIDIBE 104 Fatoumata CISSE SIDIBE 105 Fatoumata dite Tenin SIMPARA 106 Sidi SOUMAORO 107 Boubacar SOW 108 Haoua dite Nani SY 109 Issaka TEMBELY 110 Kousse THERA 111 Lassine TOUNKARA 112 Aliou TOUNKARA 113 Fatoumata Aliou TOURE 114 Younoussa TOURE 115 Massaran TOURE 116 Hamadou Diadié TOURE 117 Mamadou TOURE 118 Hamidou TRAORE 119 Habibatou Nayouma TRAORE 120 Sekou TRAORE 121 Aicha WAFI    

Insécurité à Bamako : Braquages en série

Par Tamba CAMARA Bamako, 02 Déc (AMAP) La ville de Bamako est-elle en passe de devenir un Far West où des individus armés s’attaquent aux citoyens en plein jour les dépossédant de leurs biens au vu et au su de tout le monde ? On serait tenté de répondre par l’affirmative au regard des cas d’attaques à main armée qui se multiplient en plein jour dans la capitale ces derniers temps. En voyant la liste des attaques à main armée s’allonger jour après jour, on ne peut s’empêcher de penser qu’un gang d’un nouveau genre écume la capitale. Les gangsters opèrent avec une audace incroyable. Un énorme défi pour la police. Selon nos sources, la première agression avec arme à feu s’est produite à Sogoniko, lund,i en Commune VI de la capitale Bamako. C’était aux environs de onze heures du matin au niveau de la gare d’une compagnie de transport, à quelques encablures d’une agence de la Banque de développement du Mali (BDM). Là même où, peu de temps avant, la victime venait de faire une opération de retrait d’argent. Tous les témoins de la scène sont fermes sur un fait. Les agresseurs ont minutieusement préparé leur coup. Ils ont juste attendu que leur future victime s’éloigne de l’agence pour l’attaquer. Une fois sorti de l’agence bancaire, la victime des malfrats s’est engouffrée dans son véhicule sans se douter de quelque chose. C’est en ce moment que les agresseurs qui l’attendaient, l’ont suivi à moto. Arrivés à son niveau, ils l’ont braqué avec une arme à feu et ont tiré à bout portant sur celui qui a été identifié plus tard comme un jeune entrepreneur de son état. Puis sans perdre la moindre seconde, les bandits armés ont pris le sac contenant selon certaines sources, plusieurs dizaines de millions de francs CFA. Cette scène digne d’un film western s’est produite en quelques minutes. Les témoins éberlués et impuissants n’ont pu que constater les dégâts. Les deux malfrats sont partis en trombe sur leur moto avec l’argent de leur victime. Grièvement blessé, celle-ci s’est quasiment vidée de tout son sang dans la rue. Le temps de faire appel aux secours pour l’amener vers un centre de santé pour des soins, elle a rendu l’âme sur place. Dans la même journée, un autre cas similaire s’est produit à l’ACI 2000 à Hamdallaye. Selon plusieurs sources concordantes, des individus armés ont usé du même modus operandi qu’à Sogoniko. Nous ne savons pas si cette autre victime de braquage revenait d’une opération de retrait d’argent dans une agence bancaire. Des inconnus armés l’ont braquée pour la déposséder de son argent devant des témoins qui n’en croyaient pas leurs yeux. Puis les agresseurs se sont évaporés dans la nature sans être inquiétés. La victime a reçu des balles aux cuisses. Elle a au moins eu la chance d’être secourue pour être transportée aux urgences du CHU Gabriel Touré afin y recevoir des soins. Hier, un point de vente de la BDM, à la Cité des 1008 logements de Yirimadio, dans la capitale malienne, a été attaqué par des bandits armés. Selon des témoins, quatre individus armés et cagoulés ont pris d’assaut le petit local et sont repartis avec une importante somme d’argent. Un passant aurait été blessé dans cette opération digne d’un film hollywoodien. En effet, pour pouvoir faire irruption dans l’établissement bancaire, les braqueurs, apparemment des jeunes, auraient d’abord immobilisé le vigile en faction avant de passer à l’action. Une caissière de l’agence bancaire ayant requis l’anonymat a témoigné avoir aperçu à travers la baie vitrée de l’établissement des individus cagoulés et armés se diriger vers elle et ses collègues. Prise de panique, elle a couru pour se réfugier dans les toilettes. Elle sera tirée de sa cachette par les malfrats surexcités. Sous la menace de leurs armes, ces derniers lui ont donné des coups de pied, avant de l’obliger à ouvrir la caisse. « Ils ont pris tout l’argent qui se trouvait dans la caisse », a confié la pauvre dame, ajoutant que les braqueurs voulaient aussi s’emparer du coffre-fort. Ayant échoué dans leur tentative, ils se sont enfuis avec ce qu’ils ont trouvé dans la caisse. Tout en se retirant, ils ont tiré des coups de feu en l’air pour dissuader d’éventuels poursuivants. Combien ont-ils emporté ? Les responsables de l’agence n’ont pas voulu divulguer le montant. Toutes ces opérations de banditisme sont réalisées avec une facilité qui laisse songeur. Et les malfrats courent toujours avec leurs butins. Un énorme défi est lancé à la police par des bandits qui opèrent en plein jour et réussissent à disparaître sans laisser de traces. TC (AMAP)

Communiqué du Conseil supérieur de la défense nationale sur la COVID-19

Le Conseil supérieur de la défense nationale (CSDN) s’est réuni mardi 1er décembre 2020 au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Bah N’Daw, Président de la transition et Chef de l’État. Ce conseil a été élargi à tous les membres du gouvernement. Le Vice-président a également pris part à la réunion. L’ordre du jour du Conseil a porté exclusivement sur l’examen de l’évolution de la pandémie de la Covid-19 au Mali. Le Conseil a entendu une communication du ministre de la santé basée sur les informations fournies par le Comité scientifique Covid-19. Ces informations ont révélé la situation préoccupante liée à la propagation de la maladie dans notre pays. À cet égard, et en vue de rompre la chaine de transmission de la maladie, le Conseil a décidé de : Renforcer l’application des mesures de prévention dans les espaces publics et les lieux de regroupement à travers le lavage des mains au savon et/ou l’utilisation du gel hydro alcoolique, le port obligatoire de masque, le respect de la distanciation physique et l’encouragement de la rotation des équipes de travail des services, du télétravail ainsi que des cours en ligne. Renforcer la surveillance épidémiologique par le dépistage de masse dans les lieux de regroupement (formations socio-sanitaires, écoles, universités, lieux de spectacles et de sport, lieux de culte, marchés, gares routières….), l’identification, le dépistage systématique et le suivi de toutes les personnes-contact, le dépistage des voyageurs entrant au Mali sans certificat de PCR COVID-19 négatif par des tests rapides validés par l’Institut national de santé publique (INSP) au niveau des cordons sanitaires des frontières terrestres. Renforcer la communication et la mobilisation sociale face à la seconde vague de la pandémie de Covid-19 au Mali à travers la sensibilisation sur l’existence et la gravité de la maladie ainsi que ses conséquences socio-économiques. Améliorer la qualité de la prise en charge des cas de Covid-19 à travers le renforcement en capacité de ressources humaines, la disponibilité des intrants (médicaments, Oxygène, équipements de prise en charge des cas et de comorbidités), le renforcement de la communication pour le changement de comportement à l’égard des personnes atteintes de la COVID-19 suivies à domicile et de leurs familles. Assurer la disponibilité des tests de diagnostic de laboratoire et des consommables nécessaires pour les tests. Assurer le financement des activités de prévention et de riposte. Dans le but de garantir l’application effective de ses mesures, le Conseil exhorte les populations à s’impliquer davantage aux côtés du gouvernement, et ce dans un esprit de civisme et de responsabilité. Les mesures ainsi édictées feront l’objet d’une évaluation périodique pour permettre leur adaptation à l’évolution de la situation.

Bamako : Braquage d’un bureau de transfert d’argent aux 1008 logements

Bamako 1er Déc (AMAP) Quatre individus armés, circulant à moto, ont attaqué, mardi, le bureau de transfert d’argent Western union de la Banque de développement du Mali (BDM), de la Cité 1008 logements de Yirimadio, annonce un communiqué de la direction générale de l’institution bancaire. Les malfrats, qui son arrivés dans les locaux, aux environs de 11 heures, n’ont pu emporter que « quelques liquidités disponibles tout en saccageant le bureau », sans faire de victime, selon la même source. Les bandits ont brutalisé le garde en faction ainsi que l’opératrice du jour. La BDM rassure que « tous les moyens sont mis en œuvre pour retrouver les assaillants et sécuriser davantage l’ensemble du réseau de la banque ». MD (AMAP)

Groupe de suivi et de soutien à la Transition au Mali : Réunion inaugurale à Bamako

Bamako, 1er Déc (AMAP) Le Groupe de suivi et de soutien à la Transition au Mali (GST-Mali) mis en place par les partenaires du Mali, afin d’inscrire leurs actions dans un cadre commun, a tenu sa réunion inaugurale, lundi, à Bamako, sous la présidence du Premier ministre Moctar Ouane Créé par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA lors de sa rencontre du 9 octobre 2020 sur l’examen de la situation de notre pays, ce groupe, co-présidé par l’Union africaine (UA), les Nations unies et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), va accompagner et soutenir le Mali, qui fait face à des défis multiformes, dans la mise en œuvre de la Charte de la transition et de sa feuille de route. Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulaye, a indiqué que les évènements socio-politiques qui ont fortement secoué notre pays cette année attestent à suffisance de la fragilité de notre système de gouvernance qu’il convient de reformer, voire refonder. Pour le commissaire à la Paix et à la sécurité de l’UA, Smaïl Chergui, le Mali est, une nouvelle fois, « au rendez-vous de l’histoire et de l’épreuve ». Mais « il ne sera pas seul dans la conduite de sa transition et la prise en charge de ses défis sécuritaires et socio-économiques, a-t-il assuré. « Il est de notre devoir de lui apporter notre soutien et notre accompagnement dans cet important processus conformément aux valeurs portées par la Charte de la transition et celles du respect de la souveraineté, de l’intégrité et de l’indépendance du Mali et ses institutions», a soutenu M, Chergui, Il a ajouté que le groupe se veut un geste de solidarité et d’accompagnement de la Transition pour un aboutissement serein et l’organisation d’élections présidentielle et législatives libres et transparentes dans le délai de 18 mois. ACCÉLÉRER LA CADENCE – La ministre ghanéenne des Affaires étrangères, Shirley Ayorkor Botchway, représentant la CEDEAO, a abondé dans le même sens, assurant que l’appui de l’organisation sous régionale ne fera pas défaut au mali. Pour sa part, le chef de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilité au Mali (MiNUSMA), Mahamat Saleh Annadif, il a estimé que ce groupe exprime bien l’action concertée des organisations internationales et de toute la communauté internationale pour la stabilité du Mali. M. Annadif a rappelé que l’année 2020 a été marquée, au Mali, par plusieurs turbulences et incertitudes politiques et sécuritaires accentuées par les défis sanitaires de la pandémie de la Covid-19. « Malgré ce moment difficile, a-t-il souligné, il ne faut pas perdre de vue que le processus de transition offre une fenêtre d’opportunités pour rebâtir un Mali nouveau moins vulnérable à ces crises ». «Ces 18 mois dont malheureusement deux viennent déjà de s’écouler doivent aboutir à des reformes politiques, institutionnelles, électorales et administratives tel qu’énoncé dans la Charte de la transition et par l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali», a insisté le chef de la MINUSMA, ajoutant que «le retard dans la mise en place du Conseil national de transition interpelle les acteurs maliens». En procédant à l’ouverture des travaux, le Premier ministre a souligné que ce groupe est perçu par le gouvernement comme l’expression de la solidarité continue et du soutien constant des pays du voisinage, de la communauté africaine et internationale envers notre pays. Pour Moctar Ouane, la tenue de cette réunion revêt une importance capitale en ce qu’elle est destinée à mobiliser les partenaires bilatéraux et multilatéraux au plan africain et mondial afin d’aider le Mali dans un cadre régional et international particulièrement difficile. Le chef du gouvernement a assuré que la Transition s’attèle, déjà, à traduire en résultats concrets, les missions essentielles définies dans la Charte et la feuille de route. Lesquelles viennent d’être déclinées « en programme d’actions, assorti d’un chronogramme d’exécution. Ce programme qui sera la boussole du gouvernement », a-t-il dit. Moctar Ouane a promis que le programme d’actions gouvernemental sera engagé dans l’ordre, la cohérence et l’efficacité. «Nous allons accélérer la cadence et contrairement aux apparences, il n’y a pas de statut quo. Nous avons travaillé et cela se fera sentir dans les jours à venir», a assuré le chef du gouvernement. DD/MD (AMAP)  

Organisation de la coopération islamique (OCI) : Le Tchadien Hissein Brahim Taha, nouveau secrétaire général

Bamako, 28 Nov (AMAP) Le nouveau secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) est le Tchadien Hissein Brahim Taha qui remplace le Saoudien Youssef Ahmad Al-Othaimeen, rapporte, samedi, l’Union des agences de presse de l’OCI (UNA-OCI) . Cette élection est intervenue lors de la 47ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères (CMAE) des Etats membres de l’OCI dont les travaux ont été ouverts, vendredi, à Niamey, par le président nigérien, Issoufou Mahamadou. Le  nouveau secrétaire général de l’OCI, qui prendra fonction le 17 novembre 2021, à la fin du mandat de son prédécesseur, a prêté serment samedi dans la capitale nigérienne, devant la 47ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCI. M. Taha, 69 ans, qui était en lice avec le candidat du Bénin, après le retrait de celui du Nigeria, dirigera l’OCI pendant cinq ans. Les travaux de cette session dont le thème est « Défis sécuritaires et humanitaires auxquels sont confrontés les pays du Sahel, membres de l’OCI » se sont poursuivis, samedi, sous la présidence du ministre nigérien des Affaires étrangères de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Nigériens de l’étranger, Kalla Ankourao. Les participants, après avoir élu, a huis clos, le nouveau secrétaire général de l’OCI, ont procédé à l’adoption des projets de résolutions et à la proclamation d’une « Déclaration de Niamey ». A l’ouverture des travaux, le chef de l’Etat nigérien avait rappelé une préoccupation du Niger pour la transformation du bureau de l’OCI, à Niamey, en bureau régional. Plusieurs discours ont été prononcés dont celui de la présidence de la 46ème session du CMAE, les Emirats Arabes Unis (EAU), qui a ensuite passé le flambeau au Niger, par la voie du ministre nigérien des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’intégration africaine et des Nigériens de l’étranger, Kalla Ankourao. La Présidence du 14ème sommet islamique, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal Bin Farhan, a prononcé un discours suivi de ceeux du groupe africain par le Sénégal, des groupes arabe par la Tunisie et asiatique, par la Turquie. Depuis la création de l’OCI en 1969, le Niger a abrité deux conférences des ministres des Affaires étrangères, en 1982 et cette année 2020. Un nigérien, Dr Hamid Algabid, a servi pendant deux mandats comme secrétaire général de l’OCI, rappelle-t-on. La séance de clôture a été suivie d’une conférence de presse conjointe du secrétaire général sortant de l’OCI et du ministre nigérien M. Ankourao. HA/MD (UNA, AMAP)

Mali : Le Gouvernement lance une croisade contre la violence en milieu universitaire

Bamako, 28 Nov (AMAP) Le Premier ministre, Moctar Ouane, a présidé, vendredi, une réunion de concertation sur la feuille de route pour la mise en œuvre des recommandations du Forum national sur la violence en milieu universitaire et son plan d’actions, rapporte l’Essor. Le Chef du gouvernement a rappelé la place prépondérante de l’école comme « lieu de transmission des valeurs et des savoirs », dans l’éducation des enfants. Cette école malienne, jadis enviée dans toute la sous-région, offre, malheureusement, aujourd’hui, un triste spectacle qui « questionne sur l’avenir même de la nation ». L’école est gangrenée par une « violence endémique, entretenue et utilisée comme mode d’action par des groupes d’étudiants, qui est en passe de compromettre toutes les politiques éducatives de notre pays », a ajouté M. Ouane. Au fil des ans, l’espace scolaire, a regretté le Chef du Gouvernement, « est devenu hautement criminogène », a-t-il poursuivi. Selon lui, des armes y circulent et le trafic et la consommation de stupéfiants y prospèrent, alimentant vandalismes, agressions, humiliations et viols, perpétrés au quotidien sur d’autres étudiants, sur des professeurs ou sur le personnel administratif et technique. Ce triste constat, ainsi que l’échec de nombreuses initiatives visant à juguler le phénomène, ont conduit les autorités de la Transition « à faire de la refonte du système scolaire un axe prioritaire de la Feuille de route dont la mise en œuvre nécessite l’union sacrée de l’ensemble des Maliens autour de l’école », a indiqué le Premier ministre Ouane. Selon le Premier ministre, des mesures vigoureuses sont recommandées pour ramener l’école à son objectif premier qui est d’assurer l’éducation des enfants dans la sérénité et la sécurité. Outre le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, celui de l’Education nationale, on notait la présence de plusieurs autres membres du gouvernement, d’anciens ministres en charge de l’Enseignement supérieur, de responsables de l’université, de la sécurité nationale et d’acteurs de la société civile. AC/MD (AMAP)

Rokia Traoré parle : « Ma carrière est prise en otage »

La star malienne revient, dans cet entretien, sur ses ennuis avec la justice belge et dénonce l’injustice qu’elle subit dans cette affaire. Elle évoque aussi ses projets et livre son analyse sur les besoins d’organisation du secteur de la culture dans notre pays L’Essor : Comment évolue le dossier judiciaire qui vous a valu des ennuis en France en mai dernier ? Rokia Traoré : La procédure au niveau de la justice malienne suit son cours comme il se doit et la vie continue. Il est important de noter qu’il m’a été ordonné par la justice belge de retirer ma fille de son école qu’elle fréquentait au Mali depuis deux années scolaires auparavant, la séparer de tout son environnement habituel, acheter les billets d’avion pour voyager de Bamako à Bruxelles et aller la livrer sur le territoire belge. Je suis et mes enfants sont de nationalité malienne et nous vivons au Mali, les enfants fréquentent des écoles au Mali. Il m’a été injustement ordonné de livrer ma fille à un père qui dit clairement ne pas avoir les moyens de l’élever. Mais la justice belge a trouvé solution à cela aussi. Dans leur décision, je dois payer une pension alimentaire au père ainsi que des frais pour l’école et tous les autres besoins de l’enfant. De la même façon que j’aurais respecté n’importe quel système de justice, j’ai respecté la justice belge. J’ai constitué un avocat en Belgique en trois jours après avoir reçu par email une citation à comparaître un 1er mai (jour férié) pour une audience au tribunal de Bruxelles le 6 mai. Bien évidemment, puisque je n’habite pas en Belgique ni ailleurs en Europe, il était impossible de me délivrer la citation à comparaître de la justice belge sur le territoire malien dans les règles juridiques connues. À un moment, j’ai compris que mon crime fut d’avoir décidé de vivre au Mali, en Afrique avec mes enfants. Je suis coupable d’être une Africaine qui a cru en l’égalité des droits entre Noirs et Blancs, hommes et femmes. Par ailleurs, j’entends souvent dire que j’aurais causé des ennuis diplomatiques à mon pays, le Mali, en rentrant à Bamako en mai 2020 pendant que j’étais en attente d’être extradée en Belgique pour cinq ans de prison en laissant ma fille qui aurait simplement été récupérée par son père et perturbée à vie si moi, la mère qui a sa garde, je me retrouvais en prison pour purger une peine de 5 ans. Selon quelle règle diplomatique le Mali serait donc en faute d’avoir autorisé l’atterrissage d’un avion transportant une Malienne rapatriée pendant la crise de la Covid-19 au Mali où elle réside ? Pourtant, mon avion a, tout à fait, décollé de France avec une autorisation de décollage de ce pays. Je n’ai pas utilisé de faux documents, je n’ai tué ni agressé personne pour prendre l’avion et décoller de France où j’avais été arrêtée et emprisonnée malgré mon immunité diplomatique qui n’a jamais été officiellement levée, donc, a priori, a bien été méprisée. Le Mali devait refuser l’atterrissage de mon avion alors que la France avait donné l’autorisation de décollage de son territoire à cet avion ? Pour quelles raisons ? Parce que j’ai tué quelqu’un ? Aurais-je été impliquée dans un trafic de drogue ? J’aurais détourné des fonds ? Pourquoi aurait-il fallu continuer à me maltraiter pour un dossier de plainte mensonger d’un citoyen belge en Belgique alors que je vis au Mali et suis citoyenne malienne ? Jamais aucune des décisions de la justice belge ayant mené à l’émission du mandat d’arrêt européen ne m’a été signifiée, car je n’habite pas en Belgique et il n’y a jamais eu de procédure d’exequatur de ces décisions auprès de la justice malienne. Il est une chance, une bénédiction pour le père de ma fille d’être européen et que l’Europe entière le soutienne pour persécuter une femme, une mère. Il n’a besoin ni de me battre, ni de me tuer dans sa violente et malveillante attitude, le système de justice de son pays s’en charge pour lui. Le moins que le Mali pouvait faire pour moi, sans prendre aucun risque diplomatique était certainement d’accepter qu’atterrisse mon avion en territoire malien, du moment qu’il avait légalement obtenu une autorisation de décollage en France et que j’étais bien sortie du territoire français avec mes documents d’identité sans aucune malversation. L’Essor : Ce dossier judiciaire n’a-t-il pas un impact négatif sur votre carrière et sur vos projets ? Rokia Traoré : Mes enfants ont été profondément perturbés, j’ai été dénigrée, maltraitée, emprisonnée, ma carrière prise en otage en me faisant perdre des contrats de travail, sur la base d’une fausse accusation d’enlèvement d’enfant dont l’inexactitude a été démontrée en fournissant des attestations et certificats. Ce dossier a un impact sur ma vie parce qu’il m’a révélé beaucoup de choses négatives que je n’imaginais plus possibles de nos jours dans les relations entre l’Europe et l’Afrique… Mais, comme nous disons chez nous les bamanan « en nommant toutes les parties de son corps, on en arrive à s’insulter soi-même ».… De plus, je n’aime pas m’attarder sur les énergies négatives et destructrices. Je ne veux pas que mes enfants subissent mes souffrances si je ne parvenais pas à les contenir. J’avance, c’est ainsi que j’ai été éduquée. Toujours avancer tant que nous sommes encore en ce monde et en bonne santé, en étant certain de son honnêteté, de sa droiture. L’Essor : à propos de vos projets, vous aviez entrepris la création et la mise en scène d’une série de spectacles depuis 2018. Où en êtes-vous ? Rokia Traoré : La crise de la Covid-19 bouleverse le secteur culturel. L’une des conséquences en Europe est la fermeture des sites où le public s’assemblait pour visiter des œuvres, voir des spectacles, regarder des films… En principe, j’achève la création des spectacles prévus. Ils seront joués à la reprise, après la crise, ou certains online (sur Internet et chaînes de télévision), ou en live en Europe