Mali : Le deuxième pont de Kayes (Ouest) ouvert à la circulation
Envoyés spéciaux Cheick M. TRAORE Habib KOUYATE Kayes, 27 fév (AMAP) Le Premier ministre, Moctar Ouane, a inauguré, samedi, le deuxième pont de Kayes et a ouvert, ainsi, à la circulation l’infrastructure et ses voies d’accès, en coupant le ruban symbolique, en présence de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre en charge des transports, Makan Fily Dabo. D’un coût global de 58 milliards de Fcfa toutes taxes comprises, l’infrastructure a été entièrement financée sur le budget national. Il va contribuer au désenclavement intérieur et extérieur de la capitale de la première région administrative du Mali et ses environs, tout en améliorant la fluidité du trafic. Le premier pont, seul en service jusqu’ici, a été construit en 1997 et mis en service en 1999. « Il a enregistré 80% du trafic poids lourds soit 1.000 camions par jour, depuis le basculement sur ce corridor à la faveur de la crise ivoirienne », a expliqué le ministre Makan Fily Dabo. Le nouveau pont était une demande forte de la jeunesse de Kayes. Elle avait, lors de sa marche dite citoyenne, organisée en 2016, interpelé le président de la République d’alors à cet effet. Ibrahim Boubacar Keïta avait, comme réponse, promis la réalisation, devenue aujourd’hui une réalité. La concrétisation de cette aspiration profonde des Maliens déterminés à vaincre l’adversité, marque ainsi la consolidation de «l’encrage de la ville de Kayes dans un développement irréversible », a déclaré le Premier ministre dans son discours d’inauguration. « Car, a insisté Moctar Ouane, ce second pont est le prolongement de la route qui relie Kayes au reste du pays, en renforçant sa contribution au développement économique et social de notre pays ». Il constitue, à cet effet «un vecteur puissant de communication et de désenclavement», s’est réjoui le chef du gouvernement. Assurant que le gouvernement va continuer de porter une attention particulière au développement du pays, M. Ouane a annoncé le démarrage de projets similaires dans les jours à venir. Et comme pour joindre l’acte à la parole, le Premier ministre a engagé le ministre Makan Fily Dabo a initier les démarches nécessaires pour lever toutes les entraves à la relance du chemin de fer. Une doléance forte et chère aux Kayésiens qui a été rappelée dans toutes les interventions. Juste après la coupure du ruban symbolique, le chef du gouvernement a rallié l’autre rive, à Daigalé (Kayes N’Di) où l’attendait une foule nombreuse venue témoigner son soutien et sa solidarité au gouvernement. CMT/MD (AMAP)
Deuxième pont de Kayes : Le rêve devient réalité
Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 27 fév (AMAP) Le nouveau pont de Kayes, qui sera inauguré ce samedi 27 février 2021, par le Premier Ministre Moctar Ouane, est un joyau qui donne un nouveau visage à la Cité des rails. Le financement des travaux de construction du 2è pont sur le fleuve Sénégal et ses routes d’accès a été entièrement pris en charge par le budget national pour un coût global de 58.156.143.751 Fcfa. S’étendant sur une longueur de 541,30 mètres et une largueur de 26 mètres, ce nouveau pont est situé à Kamankolé, Commune de Hawa Dembaya. Le site de cet ouvrage avait été officiellement remis aux entreprises chargées respectivement des travaux de construction de l’ouvrage et de ses voies d’accès, le 19 janvier 2017. Le pont mixte acier-béton repose sur une fondation de 68 pieux forés de 10 à 20 mètres de profondeur. Il dispose d’une chaussée de 2X7,00 mètres de large, des pistes cyclables larges de 2X2,00 mètres et des trottoirs de 2X1,50 mètre de large. La construction de ces infrastructures s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des actions prioritaires du plan d’actions 2015-2019 de la Politique nationale des transports, des infrastructures de transport et du désenclavement (PNTITD), adoptée par le Conseil des ministres du 28 octobre 2015. La réalisation du projet se justifie essentiellement par la nécessité de trouver une alternative durable à l’ancien pont de la ville qui, de par sa conception et son âge, ne répond plus aux sollicitations du trafic actuel sur le corridor Bamako-Dakar par le nord. Elle constitue également une réponse aux attentes des populations de la Région de Kayes. Cet ouvrage contribuera à l’atteinte des objectifs fixés dans le Cadre stratégique pour la relance économique et du développement durable (CREDD) 2019-2023 au niveau de l’axe stratégique n°3 «Croissance inclusive et transformation structurelle de l’économie». Qui vise spécifiquement à développer et améliorer l’efficacité des infrastructures de transport. L’objectif global du projet est de contribuer au désenclavement intérieur et extérieur de notre pays et de booster la croissance économique. Ainsi, le pont permettra d’assurer la continuité du trafic sur le corridor Bamako-Dakar par le nord ; de décongestionner le trafic à l’intérieur de la ville et de réduire le délai de parcours au niveau de la traversée de ladite ville. Il contribuera aussi à l’amélioration de la sécurité routière et au confort des usagers et du cadre de vie des populations. Ce pont, qui fait la fierté des populations de Kayes, va également favoriser le développement de la recherche et l’extraction des ressources minières dans la région, l’exécution des travaux d’assainissement urbain de la ville de Kayes et la création des activités pérennes génératrices d’emplois. Ces œuvres permettent à la Cité des rails, ancienne capitale du Soudan français, de retrouver sa coquetterie d’antan. L’éclairage public du pont, outre l’embellissement de la ville de Kayes, permet d’assurer la sécurité des usagers de la route et des riverains. La réalisation du pont a permis la réalisation des ouvrages de protection des berges sur les deux rives avec des matériaux locaux afin de lutter contre l’érosion régressive au droit du pont. On note, aussi, la construction de trois exutoires sur la voie n°3 pour diriger les eaux de pluies vers le fleuve Sénégal, une manière pour les initiateurs du projet de contribuer à l’assainissement du quartier de Kayes N’Di situé sur la rive droite du pont et à l’aménagement de la rivière Kamankolé sur 700 mètres qui a sauvé de nombreuses habitations contre l’érosion régressive. Les populations de Kayes sont fières de ce pont qui n’a rien à envier à ceux de Bamako. Même s’il ne débouche pas sur des échangeurs. Certains pensent qu’avec ces infrastructures, il y aura moins d’accident de circulation et l’espoir est permis pour une sécurisation de la ville. «Le rêve est devenu une réalité aujourd’hui. Nous devons montrer notre joie, notre reconnaissance aux autorités. Que l’évènement soit marqué dans l’histoire. Soyons unis pour que cet évènement soit à la hauteur des attentes», avait déclaré le gouverneur de la Région de Kayes, le colonel Moussa Soumaré lors d’une rencontre avec les chefs de services régionaux et les forces vives de Kayes. Le directeur régional des routes, Moustapha Sissoko, et ses agents ne se ménagent pas pour faire de la fête une réussite. Idem pour la mairie, dont les agents nettoient régulièrement les grandes rues de la ville. Les agents d’Énergie du Mali (EDM) s’activent, également, pour réparer les ampoules sur le premier pont, situé à côté de la chaussée submersible. Au-delà de son caractère festif, la mise en service de ce pont et de ses voies d’accès suscite des inquiétudes, notamment chez les transporteurs et chauffeurs. En effet, ces derniers se plaignent de l’étroitesse des quatre carrefours, dont trois sont situés sur la rive droite du fleuve. Les usagers sont exposés à des risques d’accidents et à des chutes de véhicules. Et, la voie réservée aux gros porteurs mérite un entretien permanent car, elle est souvent salie par des déchets d’animaux. Dans la note technique, le ministre des Transports et des Infrastructures invite les usagers de la route au respect strict du code de la route et du règlement 14/2005/CM/UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la surcharge à l’essieu des véhicules poids lourds de transport de marchandises dans les États de la communautaire BMS (AMAP)
Bandiagara (Centre) : Huit gendarmes tués et plusieurs autres blessés dans une attaque par des hommes armés non identifiés
Bandiagara, 26 février (AMAP) Huit (8) gendarmes ont été tués et plusieurs autres blessés, jeudi, dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés, contre leur poste à la sortie de la ville de Bandiagara, dans le Centre du Mali, sur la Route nationale (RN 15) en direction de Bankass, a appris l’AMAP de source locale. Des individus lourdement armés ont attaqué, vers 21 H, le poste de Gendarmerie, tuant 8 gendarmes et blessant plusieurs autres, avant de disparaître dans la nature, précise notre source qui déclare que les assaillants ont emporté 3 véhicules. Les assaillants ont commis d’énormes dégâts matériels, selon la même source qui ajoute que malgré les échanges de tirs et la poursuite engagée par l’escadron et les membres du groupe d’autodéfense Dan Ambassagou, les agresseurs ont disparu. Notre source, qui ne précise pas si des assaillants ont été tués ou blessés au cours des échanges de tirs avec les forces armées nationales, déclare que les blessés ont été transportés au Centre de santé de référence (CSRéf) de Bandiagara pour des soins appropriés. OG/KM (AMAP)
Abdoulaye dit Allaye : Les Confessions d’un jeune « djihadiste » repenti (2e et dernière partie)
Gao, 25 fév (AMAP) L’opération Barkhane a rencontré, en novembre dernier, au Mali, Abdoulaye dit Allaye, un jeune « djihadiste » repenti qui avait rejoint les groupes armés, dans l’espoir de gagner beaucoup d’argent. Les militaires français, qui ont rencontré le jeune « combattant », par l’intermédiaire des habitants d’un village, ont recueilli son histoire qu’il raconte, volontiers mais non sans remords, afin d’éviter à d’autres de tomber dans le même piège. L’AMAP avait publié la première partie de cette interview dont voici la deuxième et dernière partie. Barkhane : Que font les « djihadistes » de l’argent qu’ils extorquent aux populations comme « zakat » ? Vous le donnent-ils comme frais de transport pour vous rendre dans les villages ? Comment font ils? Abdoulaye dit Allaye : Malgré tout ce temps que j’ai passé avec eux, je n’ai jamais su ce qu’ils font de l’argent collecté. L’argent est pour nos chefs. Nous ne savons pas comment ils l’utilisent. Les chefs sont les seuls à savoir à quelle fin l’argent est utilisé. Nous, nous sommes des enfants. Mais, je sais aussi qu’ils ne donnent pas de l’argent aux gens parce que j’ai parlé avec un ancien. Il y a beaucoup d’enfants, comme moi, que j’ai côtoyés là-bas. De nouvelles recrues m’ont dit que les chefs ne donnent pas de l’argent aux enfants et que même pour manger à faim, c’est compliqué. Les chefs, eux, savent la destination de tout ce que nous collectons et comment il est utilisé. Vraiment, je ne sais pas. Par contre, je sais que ce travail n’est pas bon. Barkhane : Avec cet argent collecté comme « zakat », les « djihadistes » achètent-ils du matériel, des équipements (véhicules, armement et motos) ? A.A : Quand on est nouvellement enrôlé, on ne peut pas avoir d’informations. Parce que les chefs ne nous font pas confiance au début. En outre, ils estiment que nous sommes des enfants. Il y a des personnes qui ont des armes et des motos neuves. A moi-même, ils ont dit que j’aurai une arme. J’ai déserté avant d’obtenir cette arme. Chaque fois, les motos faisaient des allers et retours, de jour comme de nuit. Souvent, il y a de l’animation mais, je n’ai jamais vu de véhicules. Barkhane : Toi et les nouvelles recrues, ils (djihadistes) vous ont-ils donné de nouvelles affaires ou pas ? A.A : De notre arrivée jusqu’à ma fuite, nous n’avions que nos vieilles affaires (habits et objets) qu’on avait apportées avec nous. Nous n’avons jamais changé d’habit. Même pour manger, c’était un problème. Quand aux chefs, ils portent toujours de nouveaux et de beaux habits. Ils roulent sur des motos neuves et ont de nouvelles armes. Ils mangent bien et copieusement. Même s’ils veulent manger de la viande, c’est facile pour eux. Barkhane : Est-ce qu’ils prenaient soin de toi et de tes compagnons ? A.A: Mes compagnons et moi souffrons parce que nous ne mangions pas à notre faim. Pour boire de l’eau, ce n’était pas facile tandis que nos chefs ont de gros bidons d’eau, des téléphones portables pour appeler. Nous, les enfants, nous ne trouvions même pas de l’eau pour faire nos ablutions pour al prière. Nous sommes totalement différents des chefs parce qu’ils ont beaucoup de privilèges. Ils nous ont menti en nous disant que leur lutte a pour but de restaurer l’Islam et le travail pour Dieu. Barkhane : Regrettes-tu d’avoir rejoint leur groupe ? A.A: Aujourd’hui, c’est mon plus grand regret d’avoir intégré leur mouvement. Vous savez, ils ne m’ont pas dit la vérité, parce que le vieux qu’ils ont tué devant mes yeux est un musulman qui vit simplement avec ses troupeaux. Je le connais. Nous sommes du même village. Si je ne fais pas attention, ils vont s’attaquer, un jour, à toute ma famille. Barkhane : Toi qui avais pris les armes pour suivre ces gens-là et, après avoir compris maintenant que c’est un mauvais chemin, que penses-tu, aujourd’hui, dans ta tête ? A.A: Comme je vous le disais dans la première partie de l’interview, je pensais que c’était des pratiquants de l’islam. Lorsqu’ils m’ont donné l’arme, je me sentais fort comme un homme, prêt à aller sur le front pour la cause de l’Islam, dans la voie de Dieu. Mais, au fil du temps, j’ai compris que ces gens-là n’étaient pas de fidèles pratiquants de la religion musulmane. C’est pourquoi, un jour, comme je vous l’ai déjà raconté, au crépuscule, pendant que tout le groupe était profondément dans la prière, je me suis éclipsé. Je suis arrivé dans un village et j’ai demandé mon chemin aux habitants. C’est ainsi que j’ai pu retrouver ma famille. N’empêche, j’ai tué beaucoup de personnes. J’ai fait beaucoup de mal. Je remercie Dieu de m’avoir aidé à quitter ce groupe. Si j’ai un seul conseil à donner aux enfants et même aux autres, tentés par cette aventure, c’est de leur dire de ne pas suivre ces gens-là qui ne sont musulmans que de nom, parce qu’ils ne pratiquent pas l’Islam. Ce sont des mécréants. Interview réalisée par Barkhane
Enlèvement de travailleurs humanitaires dans la zone de Ténenkou, dans le Centre du Mali
Ténenkou, 24 fév (AMAP) Des humanitaires maliens de l’ONG Médecins sans frontières (MSF-France) ont été enlevés, mardi, par des hommes armés non identifiés, à bord d’un véhicule, aux environs de 11 heures, dans la localité de Kourmoussana, dans la Commune de Kareri, à une trentaine de kilomètres au nord de Ténenkou (Centre). L’information a été confirmée, mercredi, par des sources officielles qui indiquent que, pour le moment, on ne connait ni les raisons ni les motifs du rapt. En général, les enlèvements sont très rarement revendiqués dans ce secteur. Selon nos informations, les femmes, qui étaient dans l’équipe de MSF, ont été libérées tandis que quatre hommes et leur véhicule restent aux mains des ravisseurs. Médecins sans frontières-France est présent dans la zone, depuis le début de la crise sécuritaire au Mali et apporte, quotidiennement, son soutien aux populations. AMAP
Le Mali obtient un décaissement immédiat du FMI de 31, 09 milliards de Fcfa (Communiqué)
Bamako, 23 fév (AMAP) Le Mali a obtenu, lundi, un accord pour le décaissement de 57,6 millions de dollars US, soit environ 31,09 milliards de Fcfa, du Fonds monétaire international (FMI) afin de soutenir son programme de réforme économique, annonce un communiqué du ministère de l’Economie et des Finances. Cet accord est intervenu, à Washington, aux Etats-Unis, à l’issue du Conseil d’Administration du FMI dont les membres ont salué les réformes mises en œuvre par le gouvernement malien, “orientées vers la lutte contre la crise sanitaire du Covid-19 et ses conséquences sur le plan économique et social, la réduction des dépenses non prioritaires, la stabilité macroéconomique à court terme et la viabilité budgétaire à moyen terme ainsi que les mesures favorables à la croissance et à la lutte contre la pauvreté”, ajoute le communiqué Le renforcement de la mobilisation des recettes internes à travers les téléprocédures (télédéclaration et télépaiement), la poursuite de la mise en œuvre du Compte unique du Trésor, l’aide aux ménages pauvres et vulnérables, conformément au Plan d’action du gouvernement (PAG) adopté par le Conseil national de transition (CNT) sont, entre autres, des réformes qui ont retenu l’attention des administrateurs du FMI. Ce financement arrive au terme de la conclusion des 2ème et 3ème revues du programme économique et financier avec le FMI soutenu par une Facilité élargie de crédit (FEC) approuvé par le Conseil d’administration du FMI, le 28 août 2019. “Il permettra de soutenir les efforts du gouvernement pour faire face aux besoins de financement du pays, de soutenir les dépenses sociales et la relance économique post-pandémique”, indique le communiqué. Cette approbation pourrait décider d’autres partenaires techniques et financiers pour le décaissement de leur appui budgétaire, estime-t-on côté malien. MD (AMAP)
Mali : Le Conseil national de transition approuve à la majorité le plan d’action du gouvernement
Bamako, 22 fév (AMAP) Les membres du Conseil national de transition (CNT) ont adopté à 100 voix pour, 4 contre et 3 abstentions le plan d’action de la feuille de route du gouvernement de Transition, après une journée marathon de 6 heures de débats,. Après la présentation du Plan d’action du gouvernement, vendredi dernier, le Premier ministre, Moctar Ouane, s’est de nouveau retrouvé, lundi, devant le CNT pour répondre aux préoccupations des conseillers. Le Premier ministre a répondu en deux phases aux multiples questions des parlementaires. Au deuxième passage, M. Ouane a répondu aux préoccupations des Conseillers. Les membres du CNT sont revenus à la charge, notamment sur des questions relatives à la justice, la cherté de la vie et les différentes infractions routières ainsi que le racket, notamment sur les tronçons Gao-Sevaré, Bougouni-Manankoroni-Côte d’Ivoire. « Le désarmement des milices se fera avec les communautés. Nous travaillons au retour des forces de défense et de sécurité dans les localités concernées », a précisé le chef du gouvernement, répondant à une question relative au désarmement des différentes milices. «Toutes les régions du Nord et du Centre sont concernées par le processus de Désarmement-Démobilisation- Réinsertion (DDR). Aucune région ne sera exclue », a assuré le Premier ministre, en réponse à une question d’un membre du CNT. Par ailleurs, le Premier ministre a rassuré les Conseillers sur la diligence des dossiers au niveau de la justice. “Ils seront traités conformément au respect de l’état de droit”, a promis Moctar Ouane qui a ajouté : « il n’y aura pas d’impunité ». Sur la question de la relecture de l’Accord d’Alger, le chef du gouvernement a martelé qu’elle est une recommandation du Dialogue national inclusif et des concertations nationales. Répondant à une question relative à la durée de la Transition, Moctar Ouane a assuré que la Transition respectera les délais impartis. « Nous respectons totalement chevillés au programme », a indiqué le chef du gouvernement devant les membres du CNT. MT/MD (AMAP)
Mali : Le plan d’action du gouvernement soumis au Conseil national de la Transition
Bamako, 22 fév (AMAP) Le Premier ministre malien, Moctar Ouane est, de nouveau, devant le Conseil national de Transition, lundi, pour répondre aux préoccupations et recueillir les suggestions des membres du Conseil national de la Transition (CNT) qui fait office de parlement pendant la période transitoire. Moctar Ouane a présenté le plan d’action de la feuille de route de la Transition, vendredi dernier. Plusieurs membres du CNT se sont succédé au pupitre, depuis le début des débats cette matinée. Les membres du CNT interrogent le chef du gouvernement et lui font des suggestions sur les différents axes du plan d’action de la feuille de route du gouvernement de Transition. Pour la première phase de la session dédiée aux commentaires des conseillers, une large palette de questions est abordée sur divers sujets. La problématique de la carte Nina pour les Maliens établis l’étranger, la question de l’Education, les problèmes du secteur de la santé, l’application de l’Accord de paix signé à Alger et à Bamako sont, entre autres, sujets qui reviennent dans les questions posées au Premier ministre par les membres du CNT. Les différentes interventions des conseillers ressemblent, dans une certaine mesure, à des plaidoiries suivant les sensibilités des intervenants. Aboubacar Sidick Fomba est revenu, entre autres, sur l’application de l’accord d’Alger, la démolition des occupations illicites de la zone aéroportuaire et les reformes du système de santé. L’artiste Salif Keita a posé des questions sur la situation des enfants de la rue, la sécurité des personnes souffrant d’albinisme en période d’élections. Adama Fomba des syndicats de l’éducation, a évoqué le moratoire que le gouvernement entend proposer aux partenaires sociaux de l’éducation et les réformes du système de l’éducation. Dramane Alou Koné des faitières de la presse, a pose, de son côté, des questions relatives à l’aide à la presse, la loi sur l’accès à l’information pour les journalistes et la dépénalisation des délits de presse. Les débats en cours se poursuivent encore dans l’après-midi. Ils seront suivis par la réaction du chef du gouvernement aux différentes questions des conseillers du CNT. MT/MD (AMAP)
Le Premier ministre malien présente le plan d’action de son gouvernement devant le CNT
Bamako, 19 fév (AMAP) Le Premier ministre malien, Moctar Ouane, a présenté, vendredi après-midi, le Plan d’action de son gouvernement devant le Conseil national de Transition (CNT), parlement de la période transitoire, a constaté l’AMAP. « Je viens traduire les hautes orientations données au gouvernement par le président de la Transition, conformément à l’esprit et à la lettre de la Charte et de la feuille de route de la Transition », a déclaré Moctar Ouane qui a précisé que ce plan d’action comporte six axes déclinés en vingt-trois objectifs adossés à deux cents soixante-quinze actions à évaluer à travers deux cents quatre-vingt-onze indicateurs. Le premier axe porte sur le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, le second sur la promotion de la bonne gouvernance, le troisième sur la refonte du système éducatif, le quatrième concerne les réformes politiques et institutionnelles tandis que le cinquième porte sur l’adoption d’un pacte de stabilité sociale et le sixième sur l’organisation des élections générales. Le chef du gouvernement a indiqué que sa présence devant le CNT entre dans le cadre du renouveau de la gouvernance qui impose une obligation de planification de l’action publique ainsi que le double devoir de transparence dans la gestion des affaires de la Cité et de la redevabilité. En application de l’article 88 du règlement intérieur du CNT, après l’audition du chef du gouvernement, la séance est suspendue pour 48 heures. Ainsi, les débats proprement dits sur le document auront lieu, lundi prochain, avant de passer au vote des membres du Conseil national de Transition. DD/MD (AMAP)
Bandiagara (Centre): Des attaques d’individus armés font cinq morts et 13 blessés
Bandiagara, 19 fév (AMAP) Une attaque d’hommes armés non identifiés contre un car de transport en commun, a fait, jeudi, cinq morts et treize blessés, sur la Route nationale (RN15), aux environs du village de Tillé (Centre), a appris l’AMAP de source locale. L’attaque, vers 7 heures, le matin, contre ce véhicule, en provenance de Bamako pour Koro (Centre), est intervenue au même moment où une position du groupe d’autodéfense Dan Nan Ambassagou a été la cible de tirs, selon notre source. Le bilan de ces deux attaques fait état de trois morts et huit blessés dont trois graves et un véhicule calciné. Dans l’après midi vers 13 heures, sur le même tronçon, un véhicule de transport, venant de Mopti (Centre), a été attaqué au niveau du pont Parou par des hommes armés non identifiés. Le bilan est de deux morts et cinq blessés dont deux graves. Dans les deux cas, une équipe mixte de la gendarmerie et de la police, dirigée par le chef d’escadron, le capitaine Sékou Kariba Konaté, s’est rendue sur les lieux pour porter secours aux blessés. Ceux-ci ont été tous transportés au Centre de santé de référence (CSRéf) de Bandiagara et les cas graves référés à l’hôpital Sominé Dolo de Sevaré. Les populations de cette zone, victimes à plusieurs reprises de violences, invitent le gouvernement à sécuriser leur vie et leurs biens. OG/MD (AMAP)
