Assassinat du président de la CMA : Un suspect interpellé mercredi à l’Aéroport de Bamako

Bamako, 15 avril (AMAP) Un homme considéré comme suspect dans l’assassinat du président en exercice de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion), a été interpellé, mercredi, dans la matinée ,à l’Aéroport de Bamako, parmi les passagers en partance pour Tombouctou (localité du nord-ouest), a appris l’AMAP de source sécuritaire. Notre source précise que le suspect qui est de nationalité malienne et jeune, est à la tête d’une société, propriété de son défunt père. Selon notre source, la sécurité recherche d’autres suspects dans cette affaire qualifiée par d’aucuns de « règlement de comptes », « d’acte terroriste » ou encore de « luttes d’influence dans la Région de Tombouctou ». On rappelle que  deux hommes armés non identifiés sur une moto ont tiré sur Sidi Brahim Ould Sidati tôt, mardi., devant son domicile à Sirakoro et transporté d’urgence à l’Hôpital Golden Life de Badalabougou, ou il a succombé à ses blessures. Les autorités maliennes, qui ont condamné cet acte, ont promis que ses auteurs seront recherchés et traduits devant la justice. La Médiation internationale, qui a, également, condamné cet acte, demande aux autorités maliennes de tout faire pour que les auteurs de ce crime soient traduits devant la justice. Les obsèques du président de la CMA auront lieu, vendredi, dans sa région natale de Tombouctou. KM (AMAP)

Assassinat à Bamako du président la Coordination des mouvements de l’Azawad

Bamako, 13 avr (AMAP) Sidi Brahim Ould Sidatt, président de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ancienne rébellion et groupe signataire de l’accord pour la paix et la réconciliation, a été assassiné, mardi, à son domicile à Bamako, annoncent plusieurs sources. Selon les premières informations, le leader de la CMA a été transporté à hôpital avec une personne blessée lors d’une tentative d’assassinat. Il a succombé, plus tard, des suites de ses blessures, précisent plusieurs sources proches de l’ex-rébellion. « Nous venons de perdre notre président Sidi Brahim Ould Sidatt assassiné ce matin à Bamako », a posté sur les réseaux sociaux Almou Ag Mohamed, porte parole de la CMA. « Triste et profondément triste d’entamer ce mois béni du Ramadan avec l’assassinat de notre président chef de délégation au CSA (Comité de suivi de l’accord) Monsieur Sidi Brahim Ould Sidatt », a également réagi Attaye Ag Mohamed, un responsable de la CMA. MT/MD (AMAP)

Ramadan au Mali : Le gouvernement fixe les prix plafonds des produits de première nécessité

Bamako, 11 avr (AMAP) Les responsables du ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements, en collaboration avec la direction générale du Commerce de la Consommation et de la Concurrence ont, dans un communiqué, rendu public samedi, fixé les prix indicatifs plafonds des produits de première nécessité ayant reçu l’accompagnement du gouvernement. Ainsi, le prix plafond du sucre en poudre en gros est fixé à 450.000 Fcfa la tonne, le prix en détail plafond est de 500 Fcfa le kg. Le riz brisé importé non parfumé en gros est cédé au prix plafond est de 290.000 Fcfa la tonne et à 340 Fcfa le kg au détail. Le prix plafond en gros de l’huile alimentaire locale est fixé à 110.000 Fcfa les 200 litres et le prix plafond au détail est à 650 Fcfa le litre. Le prix plafond du tourteau de coton est fixé à 140.000 Fcfa la tonne et au détail à 7.350 Fcfa, le sac de 50 kg. Le pain sera vendu en gros au prix plafond de 200 Fcfa le pain de 300 g et au détail à 250 Fcfa le pain de 300 g. La mesure touche également le gaz butane dont le plafond au détail est fixé à 2.910 Fcfa pour le B6 et à 1.335 Fcfa pour le B3. Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements, rappelle que le respect de ces prix indicatifs plafonds « est une obligation pour tous ». SS/MD (AMAP)

Mali: de nouvelles mesures pour rompre la chaîne de contamination à la Covid-19

Bamako, 09 avr (AMAP) Le Conseil supérieur de défense nationale (CSDN) a tenu, vendredi, au Palais de Koulouba, une réunion extraordinaire pour faire l’examen de la situation de la pandémie au Mali qui fait face à une évolution inquiétante de la situation de la pandémie de Covid-19, au cours des trois dernières semaines. Selon le communiqué du CSDN publié au terme de cette réunion d’urgence initiée par le président de la transition, Bah N’Daw, le Conseil a décidé de “procéder à une nouvelle distribution massive et gratuite de masques, veiller au respect scrupuleux du port obligatoire du masque facial en public, renforcer la communication sur le respect des mesures de prévention telles que le lavage des mains au savon ou l’utilisation du gel hydro alcoolique et la distanciation physique”. Le Conseil a également décidé de veiller au respect strict de l’interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes, de la fermeture de tous les lieux de loisirs pour la période allant du 10 au 25 avril inclus, la suspension de toutes les festivités et autres manifestations pour une durée de 15 jours à compter du 9 avril 2021 et la tenue d’une campagne d’information et de sensibilisation, notamment à travers la Plateforme multi acteurs de riposte à la Covid-19 sur le caractère vital de la vaccination. Il a aussi décidé d’accélérer l’acquisition de nouvelles doses de vaccin et d’intensifier la campagne de vaccination, selon le communiqué qui ajoute que les mesures édictées « feront l’objet d’une évaluation continuer afin de permettre leur adaptation à l’évolution de la situation ». Le Conseil “exhorte vivement les populations à se mobiliser davantage pour freiner la propagation de la maladie en respectant scrupuleusement les mesures édictées”. MD/MD (AMAP)

Mali : Le Premier ministre reporte sa visite à Sikasso (Sud) face à la flambée des cas de Covid-19

Bamako, 09 avr (AMAP) Le Premier ministre malien, Moctar Ouane, a annoncé, vendredi, le report de sa visite qui devait le conduire, du 9 au 11 avril, dans les Régions de Sikasso, Koutiala et Bougouni (Sud), compte tenu de la situation sanitaire. « Le Mali a enregistré ce jeudi 8 avril le nombre inquiétant de 413 cas. Pour me pencher sur la situation j’ai décidé du report de ma visite prévue ce vendredi dans les Régions de Sikasso, de Bougouni et de Koutiala », a déclaré le chef du gouvernement, dans un message publié sur les réseaux sociaux. Le Mali fait face à une troisième vague fulgurante de nouvelles contaminations à la Covid-19. Ce jeudi 8 avril, un nouveau record de contaminations en une seule journée a été atteint avec 413 cas dépistés. Et Moctar Ouane de poursuivre : « La Covid est une réalité. Respectons rigoureusement les mesures barrières édictées par le gouvernement ». À ce jour, le Mali compte 11.254 cas positifs à la Covid-19 dont 7057 patients guéris contre 402 décès, selon les données du ministère de la Santé et du Développement social. MT/MD (AMAP)

Koulouba : le chef de l’État reçoit l’ambassadeur Zhu Liying en fin de mission

Bamako, 09 avr (AMAP) L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Mali, Zhu Liying, en fin de mission, a été reçu jeudi par le chef de l’État, Bah N’Daw, annoncent les services de la présidence du Mali. « L’entretien entre les deux personnalités a porté sur la vitalité de la coopération sino-malienne en marche depuis 61 ans et qui mérite d’être accentuée et densifiée », ajoute la même source qui précise qu’à sa sortie d’audience, le diplomate chinois, qui boucle sa quatrième année au Mali, « a exprimé son enthousiasme et sa satisfaction ». «J’ai été très heureux et honoré d’être reçu, au terme de ma mission, par le président de la Transition. Je saisi l’opportunité pour exprimer mes sincères remerciements aux autorités maliennes pour leur soutien sans faille dans l’accomplissement de ma mission au Mali. J’ai exprimé, surtout, mes vœux sincères à la réussite de la Transition, à la paix, au développement et à la prospérité du Mali», a-t-il déclaré. Très ému par la chaleur et la sincérité de l’amitié dont lui a fait montre la population malienne, Zhu Liying a exprimé son optimisme. «Mon vœu le plus ardent reste l’approfondissement dans la durée de la coopération. Je suis fier de la petite contribution que j’ai faite dans le cadre d’un partenariat bilatéral que je trouve fructueux», a-t-il déclaré. Zhu Liying a rassuré que son successeur « travaillera de manière pragmatique au raffermissement et au développement des différents axes du partenariat, que ce soit l’infrastructure, l’éducation, la santé, la culture et bien d’autres domaines de la vie socio-économique ». Auparavant, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulayea, a, au nom du président de la Transition, élevé l’ambassadeur Zhu Liying au grade d’Officier de l’Ordre national du Mali à titre étranger. MD (AMAP)

Mali: nouveau record de contamination avec 413 cas de Covid-19 et 02 décès jeudi

Bamako, 09 avr (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré un record de 413 cas positifs de Covid-19 sur 1414 échantillons testés et 02 décès, jeudi, annonce le ministère de la Santé et du Développement social, dans un communiqué, confirmant la recrudescence des contaminations qui ne laisse plus de doute sur une troisième vague de la pandémie au Mali. Toutefois, une vingtaine de patients ont recouvré la santé au cours des dernières 24 heures, ajoute le département en charge de la Santé Selon le ministère, Bamako demeure l’épicentre de la maladie avec plus 300 cas dont 113 enregistrés dans la seule Commune VI. A l’intérieur du pays, seules les Régions de Kayes et Koulikoro sont touchées parcle virus ce jeudi, ajoute le communiqué. Ces nouvelles données font grimper le nombre cas positifs au Mali à 11.254 parmi lesquels 7.057 patients guéris contre 402 décès. AT/MD (AMAP)  

Les Forces armées maliennes mettent en déroute des terroristes à Konnan (Centre)

Bamako, 06 avr (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont réagi “vigoureusement” à une attaque terroriste à Konnan (centre), très tôt ce mardi matin, annonce des sources militaires. Cette riposte au poste de Konnan a donné un bilan provisoire d’un mort et quatre blessés légers coté Armée, selon un tweet des FAMa. Côté ennemi, douze corps ont été récupérés, trois armes et deux postes Radio saisis, ajoute la même source. “Le ratissage continue”, selon l’Armée. MD (AMAP)

Audience publique de la Commission vérité, justice et réconciliation : Pour la mémoire des victimes

  Par Bembablin Doumbia Bamako, 06 avr (AMAP) Au total, quatorze témoignages ont été faits, devant la troisième audience publique de la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR) qui s’est déroulée, samedi dernier, au Centre international de conférences de Bamako sous le thème : «les disparitions forcées». Les audiences publiques de la Commission visent, notamment, à rendre aux victimes leur dignité et faciliter un début de guérison, en reconnaissant publiquement ce qui leur est arrivé, promouvoir la reconnaissance nationale des victimes et l’intégration de leurs récits à la mémoire et à l’histoire nationales. Dans son intervention, le président de la CVJR, Ousmane Oumarou Sidibé, a rappelé l’article 7 point i du statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) qui considère comme disparitions forcées les cas où «des personnes sont arrêtées, détenues ou enlevées par un Etat ou une organisation politique ou avec l’autorisation, l’appui ou l’assentiment de cet Etat ou de cette organisation, qui refuse ensuite d’admettre que ces personnes sont privées de liberté ou de révéler le sort qui leur est réservé ou l’endroit où elles se trouvent, dans l’intention de les soustraire à la protection de la loi pendant une période prolongée». D’après M. Sidibé, les disparitions forcées ne sont ni l’apanage d’un régime politique ni d’un acteur institutionnel en particulier. «Les rébellions, coups d’Etat, tentatives de coups d’Etat et autres crises politiques sont, hélas, accompagnés bien souvent de disparitions forcées», a-t-il regretté. De son côté, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Bintou Founé Samaké, qui a présidé l’ouverture des travaux, a rappelé que la paix et la réconciliation nationale sont au cœur de la Transition. LIBERTE ET SECURITE DE LA PERSONNE – Il s’agit d’un objectif prioritaire des autorités de la Transition, « en réponse à une attente forte de nos concitoyens meurtris par une crise multiforme qui a fragilisé le fondement même de notre nation, héritière pourtant d’une tradition multiséculaire, de tolérance, d’humanisme et de vivre ensemble ». «Aujourd’hui, plus que jamais, l’ensemble de nos concitoyens doivent comprendre la nécessité de protéger la liberté de la personne et de sa sécurité, qui demeurent des biens précieux, essentiels pour tous les êtres humains», a-t-elle martelé. En outre, la ministre a rappelé « notre devoir de redonner aux victimes leur dignité en créant les conditions d’une justice de réparation ». « C’est dans ce contexte que le Programme d’actions du gouvernement de Transition prévoit des actions de réparation au bénéfice des victimes », a-t-elle dit. Mme Bintou Founé Samaké a réaffirmé l’engagement du gouvernement à conduire une lutte sans merci contre l’insécurité afin de sortir notre pays du cycle infernal de la violence. Juste après l’ouverture des travaux, un panel composé de cinq commissaires et dirigé par le président de la CVJR a été mis en place. Individuellement et collectivement, des personnes témoins d’enlèvement de parents ou époux ont intervenu. C’est ainsi que les descendants de Fily Dabo Sissoko, Hamadoun Dicko et Kassoum Touré dit «Marabaga Kassoum» ont, ensemble, fait le récit de la disparition de ces figures emblématiques de notre pays. Ces faits se sont déroulés entre 1962 et 1964 et constituent un évènement politique majeur dans l’histoire du Mali, où le régime d’alors avait pensé «qu’on voulait le déstabiliser». En effet, tout est parti de la création du franc malien à laquelle certains commerçants s’étaient montrés hostiles. Alors que «Marabaga Kassoum», influent commerçant à l’époque, a été arrêté, une manifestation s’est déclenchée à Bamako pour demander sa libération. «C’était une manifestation spontanée qui a été filmée où ne figurent aucune photo de Fily Dabo Sissoko ni de Hamadoun Dicko qui était dans son bureau», a déclaré l’ancien ministre Oumar Hamadoun Dicko, fils de de Hamadoun Dicko. D’après les intervenants, au lendemain de cette manifestation, ces derniers ont été arrêtés chez eux. Ainsi, les trois personnes ont été jugées par le Tribunal populaire, avant d’être transférées au bagne de Kidal, dans le Nord, où elles ont été «exécutées», selon leurs descendants. Aujourd’hui, leurs familles respectives ont pardonné cet acte mais elles souhaitent avoir «la reconnaissance des lieux du crime» et «qu’il y ait une cérémonie de funérailles nationales» à leur mémoire. Les familles réclament, aussi, une réhabilitation totale et entière de ces «notabilités» de notre pays. LES FRÈRES DE CABRAL, LEADER ESTUDIANT – Les frères d’Abdoul Karim Camara dit Cabral, ancien leader estudiantin, victime également de disparition, sont sortis de leur silence au cours de cette rencontre. Ces événements se sont déroulés dans les années 80. «Tout a commencé le 10 mars 1980. Les policiers du 1er arrondissement sont venus chercher notre frère Mamadou Camara et notre maman», ont-ils relaté. Ces arrestations ainsi que celle d’autres membres de la famille avaient pour but d’avoir des informations sur Cabral mais aussi de faire en sorte que ce dernier se rende. C’est ainsi que un cousin du jeune étudiant d’alors a conduit les agents chargés de l’enquête à Massala, à l’ouest de Bamako, la capitale malienne, où Cabral sera arrêté. « Il sera conduit au 2è arrondissement avant d’être plus tard exécuté par le régime de Moussa Traoré », selon ses parents. Comme leurs prédécesseurs, ces derniers veulent, eux aussi, connaître les lieux où Cabral repose. Contrairement aux frères de Abdoul Karim Camara, Fatoumata Traoré a voulu connaitre le sort de son mari qui a été victime «d’enlèvement par les groupes armés». Ces faits ont eu lieu à Niafunké (Nord), en 2015, où son époux a rencontré des individus à moto. Et depuis, elle n’a plus revu son compagnon. Mme Traoré, qui a une fille à sa charge, souhaite savoir aujourd’hui ce qui est arrivé à son mari. Même demande pour Sidina Ould Mohamed Issa dont quatre frères ont été victimes de disparition «par les forces armées maliennes», accuse-t-il. Ces événements se sont déroulés à Tombouctou (Nord), en 2013, où les intéressés, qui venaient de vendre leur sel, ont été arrêtés par «nos militaires», selon l’intervenant. «Depuis lors, nous avons perdu leurs traces», a-t-il déclaré. Avant de saisir l’occasion pour inviter à cesser l’amalgame. «Tout Arabe ou

Covid-19 au Mali : Tendance haussière avec 121 cas et un décès

Bamako, 06 avr (AMAP) Les services de santé malien ont enregistré, lundi, quelque 121 nouveaux malades du coronavirus sur plus de 1.200 échantillons prélevés et un décès, indique un communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. La même source ajoute qu’une trentaine de malades sont guéris du virus depuis dimanche. Les cas positifs du jour sont dépistés, essentiellement, dans les six Communes du District de Bamako, la capitale, et les Régions de Kayes (Ouest) et Koulikoro (Près de Bamako). La situation cumulée au Mali est de 10.620 cas positifs au nombre desquels 6.989 patients sont déclarés guéris contre 393 décès constatés. AT/MD (AMAP)