Coupe du monde 2022 : Les Aigles joueront leurs deux premiers matches à l’extérieur
Bamako, 05 mai (AMAP) Le Mali jouera ses matches des deux premières journées des éliminatoires de la Coupe du monde, Qatar 2022, à l’extérieur, parce qu’aucun stade du pays ne répond aux critères minimaux de la Confédération africaine de football (CAF), a–t-on appris lundi soir. «Ça été un grand choc pour nous. Nous sommes surpris de cette décision de la CAF, franchement nous ne nous attendions pas à ça », a réagi un membre de la Fédération malienne de football. « C’est seulement la semaine dernière que nous avons reçu les inspecteurs de la CAF. Ils ont visité le stade du 26 Mars et le stade Modibo Keïta. Et hier (Ndlr, lundi », nous avons appris que la CAF a refusé tous les stades du Mali parce qu’il n’y a pas suffisamment de chaises ou encore que les gazons et les vestiaires sont en mauvais état», a ajouté notre interlocuteur qui pense déjà à la Côte d’Ivoire pour le premier match des Aigles, c’est-à-dire la réception du Rwanda. Le Mali doit trouver un autre pays pour recevoir le Rwanda, entre le 5 et le 8 juin, avant d’affronter l’Ouganda lors de la seconde journée (11-14 juin). Dix-neuf autres nations figurent, également, sur la «liste rouge» de l’instance dirigeante du football continental. Le Burkina Faso, le Sénégal, le Burundi, la Centrafrique, le Tchad, l’Érythrée, la Gambie, le Lesotho, le Malawi, le Liberia, l’Île Maurice, la Namibie, le Niger, Sao Tomé, Les Seychelles, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud et l’Eswatini (Swaziland) joueront hors de leur base, lors des deux premières journées de ces éliminatoires de la grande messe du football mondial. Après les deux premières journées, le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers recevront le Kenya (3è journée, entre le 1er et 4 septembre) avant d’aller au Kenya (4è journée, 5-7 septembre) puis au Rwanda (5è journée, 6-9 octobre). Le dernier match se disputera entre les 10 et 12 octobre, en principe, à Bamako contre l’Ouganda (6è journée). La CAF avait prévenu ses associations membres sur les exigences d’homologation et de surveillance des stades. Dans le cadre des éliminatoires de Qatar 2022, elle a envoyé un courrier aux fédérations pour indiquer que tous les matches doivent être disputés dans des stades homologués. «Si le stade d’un pays ne répond pas aux critères minimaux fixés par la CAF, l’équipe nationale du pays en question devra jouer ses matches dans un stade homologué en dehors de son territoire», a écrit l’instance dirigeante du football africain. Parmi les critères d’homologation figurent, entre autres, l’état du gazon naturel ou artificiel, les systèmes d’arrosage et d’entretien de la pelouse, les projecteurs pour l’électrification du stade qui doivent être d’une puissance d’au moins 1200 lux, un certificat de test d’éclairage qui ne peut être daté de plus de 2 ans, une vidéo actuelle du stade éclairé de nuit, les vestiaires, la loge de presse, le tunnel des joueurs qui doit être d’une largeur de quatre mètres, des sièges individuels dans les gradins (ces sièges doivent être séparés les uns des autres, moulés et numérotés), des installations sanitaires propres, hygiéniques et en nombre suffisant. Sans compter l’éclairage de secours, le système de haut-parleurs, les entrées et sorties réservées au public, les places de stationnement, les mâts, les hôpitaux autour du stade. DB/MD (AMAP)
Salif Sanogo nommé directeur de la Cellule Communication de la Présidence du Mali
Bamako, 04 mai (AMAP) L’ancien directeur général de l’Office de Radiodiffusion télévision du Mali (ORTM), Salif Sanogo, est désormais le nouveau patron de la Cellule de communication de la Présidence du Mali. Il remplace à ce poste un autre grand journaliste de renommée internationale .feu Adam Thiam, décédé il y a quelques mois. Journaliste- Réalisateur, Salif Sanogo a un parcours professionnel qui l’a conduit au poste de conseiller à la communication de l’ambassade du Mali aux Etats Unis pendant sept ans avant de devenir directeur du bureau BBC Afrique à Dakar, au Sénégal. Poste qu’il occupera jusqu’à sa nomination, en décembre, 2018 en qualité de directeur général de l’ORTM. La cinquantaine révolue, Salif Sanogo a une voix radiophonique imposante. Son passage à l’ORTM a été marquée par un vaste chantier de redynamisation du contenu des programmes de la télévision nationale, le tout sur fond de numérisation révolutionnaire. AT/MD (AMAP)
Mali : La réorganisation territoriale prend forme
Par Madiba KEITA avec les correspondants de l’AMAP Bamako, 04 mai (AMAP) La commission chargée du processus de réorganisation territoriale, au Mali, a organisé des ateliers régionaux de restitution de ses travaux, du 29 au 30 avril dernier, dans les chefs-lieux de Région et le District de Bamako. L’objectif de ces rencontres était d’expliquer les choix et orientations du gouvernement aux populations afin de recueillir leurs éventuelles recommandations. Le gouvernement malien veut, ainsi, recueillir des propositions à même d’améliorer les choix de réorganisation territoriale qui ont fait l’objet de débats houleux dans certaines localités et même de manifestations de rue par endroits. Le parachèvement du processus de réorganisation territoriale est l’un des axes majeurs de la feuille de route de la Transition. D’où l’adoption de la loi n° 2012-017 du 2 mars 2012 portant création de circonscriptions administratives en République du Mali. Ce texte a eu pour conséquence une augmentation du nombre de Régions, de 8 à 19. Donc la création de 11 nouvelles régions. Au niveau de Kayes (Ouest), les Cercles de Kita et de Nioro ont été érigés en Région. C’est le cas du Cercle de Kéniéba qui a surtout fait l’objet de débats houleux durant les travaux de la rencontre de Kayes. Dans le projet initial proposé aux concertations régionales de 2018, Kéniéba appartiendra à la Région de Kita. Et les délégués de cette circonscription administrative aux concertations ont purement et simplement demandé l’érection de leur cercle en région et ses arrondissements en cercles. À l’issue de débats houleux sur le rattachement de Kéniéba à Kita et l’appartenance de certains villages aux communes de leur choix, le gouverneur de Kayes, Moussa Soumaré, a demandé que les passages du rapport général relatif à l’érection des Cercles de Kéniéba et de Bafoulabé en région soient supprimés afin de respecter l’esprit de la loi. D’après le projet, la Région de Kayes sera composée de 8 cercles, 29 arrondissements et de 63 communes. Kita aura 5 cercles, 18 arrondissements et 45 communes. Nioro comptera 4 cercles, 12 arrondissements et 31 communes. Avec le nouveau découpage territorial, Koulikoro (Centre), la deuxième Région administrative du Mali, a été divisée en trois régions, à savoir les Régions de Koulikoro, Dioïla et Nara. San ne fait plus partie de la Région de Ségou (Centre) pour la simple raison qu’elle est devenue une région à part entière selon la loi n° 2012-017 du 2 mars 2012. Lors des travaux de restitution des conclusions de la commission chargée de la réorganisation territoriale dans a Ségou, des participants ont proposé que l’arrondissement de Markala soit érigé en cercle. La proposition n’ayant pas été prise en compte, la population de cette localité a manifesté son mécontentement. Les manifestants ont affronté les forces de l’ordre. Contrairement à Ségou, Sikasso (Sud) a connu des journées de consultations calmes même si les débats ont été parfois tendus. Selon les textes de la création des nouvelles circonscriptions territoriales administratives régionales, la Région de Sikasso a été divisée en 3 régions : Sikasso, Bougouni et Koutiala. Le projet de création des cercles et des arrondissements soumis aux participants de l’atelier prévoit, pour la nouvelle Région de Sikasso, 8 cercles et 21 arrondissements, la Région de Bougouni 6 cercles et 25 arrondissements et enfin la Région de Koutiala 4 cercles et 12 arrondissements. Des participants étaient contre le fait que la Région de Bougouni ait plus d’arrondissements que celle de Sikasso, la plus ancienne. Mais les autorités ont apporté des arguments qui ont convaincu les uns et les autres. Dans la nouvelle configuration du territoire, la Région de Mopti (Centre) est divisée en trois entités régionales : Mopti, Bandiagara et Douentza avec de nouveaux cercles et arrondissements. La Région de Mopti, qui reste toujours la 5ème région administrative, dispose de 8 cercles que sont Mopti, Djenné, Tenenkou, Youwarou, Sofara, Konna, Korientzé et Toguéré-Coumbé. Il compte 29 arrondissements et 49 communes. La Région de Bandiagara qui devient la 17ème région, compte 4 cercles (Bandiagara, Bankass, Koro et Kendié), 22 arrondissements et 49 communes. Douentza qui est la 19ème Région comprend 4 cercles (Douentza, Boré, Hombori et N’Gouma), 7 arrondissements et 15 communes. Au cours des deux jours de travaux, des voix se sont élevées pour déplorer la non prise en compte de certaines préoccupations évoquées, notamment l’érection de l’arrondissement de Mondoro, Dialassagou en cercle et le rattachement de la Commune de Madiama au Cercle de Djenné, au lieu de Sofara. Tandis que le sujet était en débat dans la salle, des jeunes battaient le pavé aux alentours avec des pancartes et banderoles pour demander l’érection de Mondoro en cercle. Des participants ont souhaité que Kouloko, Boulkéssi, Niangassadjou et Tiguila soient érigés en arrondissement pour une prise en charge efficiente des aspects sécuritaires. Les représentants du ministère ont joint leurs voix à celle du gouverneur Abass Dembélé pour expliquer à l’audience que l’atelier offrait la possibilité de proposer des modifications de rattachement des entités administratives de base quartier-village à une commune, les propositions de modification liée à l’orthographe y compris l’appellation authentique des circonscriptions administratives, des collectivités territoriales et des entités administratives de base. Le gouverneur a rassuré les participants que toutes les propositions seront consignées dans un rapport qui sera transmis “à qui de droit”. Gao (Nord) reste la 7è Région administrative du pays, avec 8 cercles, 17 arrondissements et 23 communes. Certains participants à la rencontre ont proposé d’ériger tous les anciens arrondissements des années 1959 à 60 en cercle (cas de Talataye et Tessit). D’autres ont souhaité que les cercles d’Almoustrat, Ansongo et Bourem soient érigés en région. Il y aurait eu des manifestations dans certaines de ces localités afin de mettre la pression sur les autorités. Selon le planning, le District de Bamako devrait avoir six arrondissements en lieu et place des communes et 99 quartiers. Ainsi, le premier arrondissement aura 22 quartiers, le deuxième 14, le troisième 20, le quatrième 10, le cinquième 17 et le sixième 16. Au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, on tient à préciser
Moussa Sanogo : Un aîné bienveillant et discret nous a quitté
Par Youssouf DOUMBIA Bamako, 04 mai (AMAP) L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) était fortement représentée à l’enterrement de notre collègue, Moussa Sanogo, qui a été porté en sa dernière demeure, lundi, au cimetière de Sotuba. Il a été brutalement arraché à l’affection des siens et de ses collègues éprouvés, samedi, dernier des suites d’une courte maladie. C’est une foule compacte de parents, amis, alliés et collègues qui a tenu à lui rendre ce dernier hommage. C’était à Boulkassoumbougou, en Commune I du District de Bamako. Ils ont éténombreux sont les collègues du défunt, dont le directeur général Bréhima Touré, qui ont tenu à prendre part à cette cérémonie funéraire. Moussa Sanogo était un homme certes discret, comme nous l’avons personnellement connu, en 1994, à notre arrivée à la rédaction du journal ‘L’Essor’, mais il était, aussi, dévoué pour les autres, surtout pour les nouveaux comme votre serviteur. Parmi la vingtaine d’aînés de la rédaction de l’époque, Moussa était certainement le moins loquace, mais a été celui qui nous a beaucoup appris. Cette façon de se réserver tranchait nettement avec sa disponibilité et sa propension à aider les plus jeunes comme nous. Il n’était pas avare en conseils tant sur le plan professionnel que moral ou intellectuel. Même quand il était «bousculé» par le temps, il acceptait d’arrêter d’écrire pour donner un coup de main. En ces moments critiques, Moussa Sanogo acceptait de parler et de «dépanner» un stagiaire ou même un titulaire qui le sollicitait. Le grand reporter qu’il était devenu à L’Essor, était régulièrement sur les sujets de reportage et autres enquêtes d’actualité. Ainsi, la direction générale de l’AMAP n’a pas hésité à le recruter après le changement de statut qui l’a érigé, en 1992, en Etablissement public à caractère administratif (EPA). Il faisait donc partie des premiers agents auxquels le nouvel EPA a accordé un contrat de travail à durée indéterminée. Dans sa carrière, Moussa Sanogo a d’abord été «Grand reporter» au Quotidien national ‘L’Essor’ de 1993 à 1997. Il est ensuite muté à l’Agence de presse. Il collabore avec l’Agence panafricaine d’information (Panapress), l’Agence France presse (AFP). L’Agence nationale de presse produisait des bulletins d’information «Mali presse info», qui publiait des dépêches sur l’actualité malienne et africaine et «éco-presse» qui traitait de l’actualité économique. Dors en paix, cher collègue. YD (AMAP)
Décès de Moussa Sanogo : l’AMAP perd un travailleur sérieux et affable
Par Souleymane B. TOUNKARA Bamako, 03 mai (AMAP) Surprise, tristesse, émotion. Le samedi 1er mai, la famille de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap) s’est réveillée avec la triste nouvelle du décès de Moussa Sanogo, à l’âge de 64 ans, des suites d’une courte maladie. Vingt quatre heures avant, c’est-à-dire vendredi, Moussa Sanogo était venu travailler et ceux qui l’ont vu ce jour-là dans la cour de l’Amap, l’ont trouvé dans un état de santé plutôt normal. En tout cas, Sanogo, comme on l’appelait ici, affichait le même sourire qu’on lui connaissait et était à jeun. Pourtant, ce vendredi, il s’est produit un incident qui n’a pas échappé à l’un des gardiens du parking de l’Amap. Abdoulaye Bah, c’est son nom, raconte : «quand il (Moussa Sanogo) est venu le matin garer sa moto au parking (Sanogo avait une voiture, mais venait souvent au travail à moto, ndlr), nous lui avons remis son ticket. À la descente, il est venu nous dire que sa moto n’était pas dans le parking et qu’il l’a cherchée en vain. En réalité, la moto était bien là et nous étions tous surpris du fait que Sanogo n’ait pas pu identifier son engin». Selon les astrologues, l’homme ne meurt jamais sans montrer certains signes. Samedi matin, le décès de Sanogo a été constaté. Il avait rendu l’âme dans son lit durant la nuit. RIGOUREUX – Né en 1957 à Bamako, Moussa Sanogo a fait ses études primaires à l’école de la Mission catholique de Sikasso puis à Koutiala où il obtint son diplôme d’études fondamentales (DEF). Après le DEF, il fréquente le lycée de Sikasso et décroche son baccalauréat, avant de partir en ex-URSS pour des études de journalisme. Il revient au Mali en 1989 et commence sa carrière professionnelle, d’abord à la Rédaction du Quotidien national L’Essor en tant que journaliste reporter, puis à l’Agence de presse comme agencier. Sérieux dans le travail, Moussa Sanogo deviendra ensuite, chef de division, puis directeur de l’Agence. En 2019, il quitte l’Agence pour devenir le chef du Service Archives et Documentations, un poste qu’il occupera jusqu’à son décès. Ancien directeur général par intérim de l’Amap et ancien directeur de l’Agence de presse, Gaoussou Traoré a travaillé avec le défunt pendant plus d’une décennie et se souvient «d’un homme sans histoires, qui s’entendait avec tout le monde et faisait toujours correctement ce qu’on lui demandait de faire au travail». «Il était très consciencieux dans le travail et n’avait aucun problème avec ses collègues», témoigne Gaoussou Traoré. Autant Moussa Sanogo travaillait avec professionnalisme et abnégation, autant il faisait montre d’humilité et de simplicité dans la vie. Quand on le croisait dans la cour de l’Amap, il était toujours le premier à saluer et Sanogo ne se contentait jamais des salutations d’usage. En homme pieux profondément versé dans l’islam, il faisait toujours des bénédictions pour ses interlocuteurs. Aussi, il ne ménageait, ni son temps, ni son énergie pour être présent aux cérémonies sociales (mariages, baptêmes, décès…). Dès lors, on comprend la douleur, la tristesse et la vive émotion des travailleurs, après l’annonce brutale de la mort de Moussa Sanogo, le samedi 1er mai. Mais la vie est ainsi faite et chacun de nous retournera un jour à Dieu. Les obsèques de Moussa Sanogo sont prévues aujourd’hui à partir de 10 heures. Dors en paix, cher collègue ! Amine. SBT (AMAP)
Aéroport international président Modibo Keita de Bamako : Au rythme des crises et de la Covid-19
Reportage : Oumar SANKARE Bamako, 28 avr (AMAP) Il est 20h, la circulation routière habituellement dense à cette heure, est fluide. De la route quittant Kalaban à l’Aéroport international président Modibo Keita- Sénou de Bamako, la capitale malienne, des boutiques se préparent à fermer et un groupe de sportifs de début de soirée marchent à pas rapides le long de la route. A quelques kilomètres de là, sur un édifice, une espèce d’arche, suspendu sur la 2 x 2 voies de l’aéroport est inscrit « Bienvenu à Bamako», en différentes langues. Tout au long de la route, des groupuscules de marcheurs, coureurs ou autres personnes soulevant des altères s’affairent et transpirent. Au check-point, une petite file d’attente, les voitures, après inspection, sont autorisées à accéder à l’aéroport. Le vent souffle de tous les côtés. Une ou deux voitures se suivent dans le plus grand calme jusqu’au parking. L’aéroport dispose de trois parkings. Un premier réservé aux personnalités et diplomates. Le deuxième, pour le personnel et les taxis partenaires de l’aéroport. Et le troisième, destiné aux voyageurs et leurs accompagnateurs. A la sortie de chaque parking, se trouve un grand dispositif de lavage des mains avec savon liquide à profusion. Les différents parkings sont presque vides. Le parking numéro 3, c lui des voyageurs et accompagnateurs, d’ordinaire rempli ne compte qu’une vingtaine de voitures, ce soir. « D’habitude, on accueillait une centaine de voitures. Très souvent, on manquait de places et on avait de la peine à caser le flot de véhicules », dit un agent de la sécurité des stationnements. L’aéroport international président Modibo Keita-Senou comprend deux terminaux. Le Terminal qui, jadis, recevait les vols civils, est aujourd’hui destiné aux services militaires de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Le Terminal 2, nouvellement construit, reçoit tous les vols et frets civils. A l’entrée des deux terminaux, des groupes de personnes, qui pour accompagner, qui pour accueillir, un proche, attendent, On discute, on échange. Quelques rires par-ci, par-là, D’autres s’embrassent et sautent dans les bras des uns les autres. Ce spectacle fait presque oublier les mesures barrières. Au milieu de cette effervescence, des militaires européens poussent leur charriot. Ce sont des militaires de la MINUSMA, ou de l’opération française « Barkhane » et autres. Notre autorisation de visite concerne uniquement le Terminal 2. Cependant, chaque voyageur est tenu de faire peser ses bagages et les faire filmer au Terminal 1, avant de se rendre au Terminal 2. A l’entrée de Départ du Terminal 2, des voyageurs, en file indienne, présentent leur test covid, obligatoire, aux agents de santé. Après vérification de ce sésame, l’un des agents prend la température à l’aide d’un thermomètre en forme de pistolet, suivi de l’usage du gel hydro alcoolique. Chaque voyageur suit obligatoirement cette procédure. Selon Sory Ibrahima Diarra, agent de l’Aéroport du Mali (ADM), le test covid obligatoire « est source de dispute, très souvent ». « De nombreux passagers perdent leur test avant d’arriver ici. Nous sommes obligés de les renvoyer chez eux, Seuls ceux ou celles qui possèdent leur test valide sont autorisés à passer », explique-t-il. Il arrive, aussi, que certains essayent de tricher le avec le système. Pour faire face à de tels cas, l’ADM, reçoit des données de l’Institut national de recherche en santé publique (INSP), ce qui permet de filtrer et détecter les fraudeurs. En plus, du dispositif Covid-19, une disposition Ebola et d’autres maladies épidémiques, sont en place, avec l’aide des services sanitaires, depuis la découverte du premier cas en République de Guinée. Chaque lundi, une réunion covid, dirigée par le coordinateur Mohamed Lamine Diabaté, se tient avec les partenaires de l’aéroport. Au même-moment, le commandant Moulaye A. Haidara, de la police de l’Aéroport, s’approche d’un groupe de personnes. Le ton s’élève. Il calme la situation, après quelques échanges. Plus tard, Il dira qu’il s’agissait d’un diplomate européen. Ce dernier refuse de porter son masque, d’où son interpellation par la sécurité. Le diplomate, enlève un masque bleu PPE d’un carton de son sac à main, comme pour montrer qu’il en possède plusieurs. Après avoir porté le masque, il est autorisé à poursuivre la procédure. Les voyageurs sont, ensuite, guidés vers le deuxième point de contrôle. Cette fois-ci, il s’agit de contrôle des documents de voyages. Sur le sol, à distance respectable, des points sont marqués à chaque mètre. Ces points rouges sur lesquels sont inscrits « Respectons les mesures barrières », indiquent où chacun doit se tenir, afin de passer, à tour de rôles, aux box de vérification. Ici, aussi, le commandant Moulaye A Haidara, interpelle deux voyageurs et leur indique où se tenir. « Certains ne savent pas lire et on est obligé de les suivre à chaque étape. D’autres refusent de coopérer et disent qu’on les dérange. Pire, certains disent ne pas croire à l’existence du coronavirus». Le Mali traverse une crise multidimensionnelle (politico-sécuritaire) depuis 2012 marquant le pays au rouge sur les cartes dans les différentes Chancelleries. Certaines déconseillent fortement la destination Mali à leurs citoyens, d’autres, comme l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, émettent fréquemment des messages d’alertes pour signaler les risques d’attentats terroristes. De quoi décourager touristes et investisseurs. A cela, s’ajoute, depuis un an, la pandémie de coronavirus qui a paralysé l’économie mondiale. Les avions, de part le monde, sont restés cloués au sol. L’aéroport International président Modibo Keita de Bamako a aussi vu ses activités baisser. « L’aéroport Du Mali est resté fermé du 20 mars 2019 au 25 juin 2020 pour raison de Covid », rappelle Sory Ibrahima Diarra. Cependant, les vols de rapatriements d’étudiants et travailleurs maliens coincés à l’étranger étaient autorisés. Ces retours ont été obligatoirement suivis d’isolement dans un hôtel. Les vols entre le Maroc et le Mali sont suspendus, depuis le 24 mars, pour raison de cas élevés de contamination au Maroc. Cette suspension devrait être levée le 12 avril. Le troisième point de contrôle, est le Poste d’inspection filtrage (PIF). Ici, on passe à travers un détecteur de métaux, en enlevant ceintures, chaussures, montres… Pour le commandant Haidara, ce contrôle est nécessaire, pour s’assurer qu’aucun objet
Le président tchadien Idriss Déby Itno mort des suites de blessures au combat
Bamako, 20 avr (AMAP) Le président tchadien Idriss Déby Itno est décédé, mardi, des suites de blessures alors qu’il commandait son armée dans des combats contre des rebelles, a annoncé le porte-parole de l’Armée, le général Azem Bermandoa Agouna, dans un communiqué lu à la télévision nationale, TV Tchad. « Le président de la République, chef de l’Etat, chef suprême des Armées, Idriss Déby Itno, vient de connaître son dernier souffle en défendant l’intégrité territoriale sur le champ de bataille. C’est avec une profonde amertume que nous annonçons au peuple tchadien le décès ce mardi 20 avril 2021 du maréchal du Tchad », a dit le général Azem Bermandoa Agouna Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 30 ans, a été grièvement blessé dans le Nord, durant le week-end, a annoncé le porte-parole de l’Armée sur la télévision d’Etat. Âgé de 68 ans, le président tchadien venait tout juste d’être réélu pour un 6è mandat, avec 79,32% des suffrages exprimés, selon des résultats provisoires énoncés lundi soir par l’instance électorale nationale. TC/MD (AMAP)
Mali: Non-lieu pour les personnalités accusées dans l’affaire de complot contre le pouvoir
Bamako, 20 avr (AMAP) Les six personnalités dont le chroniqueur vedette Youssouf Mohamed Bathily alias Ras Bath, inculpes pour « déstabilisation de la Transition et complot contre le gouvernement, association de malfaiteurs et outrage contre la personne du chef de l’État» ont retrouvé, lundi, la liberté après que la Cour suprême a confirmé la demande d’annulation des poursuites contre les accusés et ordonné leur libération immédiate. Au cours de son audience de lundi 19 avril 2021, la Chambre criminelle de la Cour suprême, en tant que la plus haute juridiction en République du Mali, a rejeté le pourvoi en cassation du procureur général près la Cour d’appel de Bamako, contre l’arrêt de la Chambre d’accusation à l’issue de sa délibération du 02 mars dernier. Dans cette délibération, la chambre d’accusation avait demandé l’annulation de la procédure contre les sept accusés dans cette affaire. « Le rapport qui été entériné aujourd’hui reproche au pourvoi du procureur général le fait qu’aucune des trois raisons avancées dans son mémoire d’ampliatif ne repose sur un des neufs cas d’ouverture à renvoi. Donc la Cour l’a rejeté pour ce motif-là », a expliqué Christian Drissa Diassana. Face à une foule de partisans et de journalistes rassemblés devant la Maison centrale d’arrêt de Bamako, Ras Bath a remercié ses nombreux soutiens et promis de reprendre, dès ce mercredi son émission « grands dossiers ». Afin de continuer à oeuvrer « pour la réussite de la Transition en luttant contre l’injustice et mauvaise gouvernance», a-t-il déclaré. Dans un communiqué publié après cet arrêt, l’ancien Premier ministre Dr Boubou Cissé, poursuivi et non détenu dans cette affaire, a salué « une décision de justice qui va permettre à des innocents abusivement détenus depuis près de quatre mois, de recouvrer la liberté et de retrouver leur famille ». En grand nombre devant la Cour suprême, les partisans du chroniqueur Ras Bath ont laissé éclater leur joie à l’annonce de la décision de la plus haute juridiction. La foule a porté en triomphe le chroniqueur qui venait d’être libéré. Ras Bath avait comme coaccusés l’ancien Premier ministre Dr Boubou Cissé et cinq autres personnalités. Il s’agit du directeur général du Pari mutuel urbain (PMU-Mali), Vital Robert Diop, du directeur général adjoint de l’Agence de Gestion du Fonds d’Accès Universel (AGEFAU), Aguibou Tall, du payeur général du Trésor public, Mamadou Koné, de l’ancien secrétaire général de la présidence de la République, Sékou Traoré, et du receveur général du district de Bamako, Souleymane Kansaye. AT/MD (AMAP)
Cercle de Niono : Accord de cessez-le-feu définitif entre chasseurs traditionnels et djihadistes
Bamako, 19 avr (AMAP) Les groupes armés de donzos (chasseurs traditionnels) et djihadistes qui font régner l’insécurité dans la circonscription administrative de Niono, (Centre), notamment dans le village de Farabougou, sont parvenus à une entente, le 16 avril dernier, grâce aux efforts du Haut conseil islamique du Mali (HCIM). Dans un communiqué, la commission de bons offices et de médiation du HCIM révèle que l’accord de cessez-le-feu signé entre les «Donzos et les djihadistes, dans le Cercle de Niono, est devenu un accord de cessez-le-feu définitif entre ces deux groupes. Cet accord définitif a été conclu ce vendredi 16 avril dans la forêt de Hadji-wêrè, dans le Cercle de Niono ». Selon la même source, le texte inclut « toutes les clauses de l’Accord du 14 mars dernier, sauf le départ des Forces armées maliennes (FAMa) de Farabougou. De ce fait, le départ de l’Armée n’est plus une condition pour la paix et la réconciliation dans le Cercle de Niono». La Commission, poursuit, le communiqué, remercie le président du HCIM et le ministre de la Réconciliation nationale pour « leur implication personnelle et leur sens élevé pour la paix et la réconciliation, les groupes donzos et djihadistes pour leurs engagements et leur disponibilité à inscrire désormais leurs actions dans l’intérêt des populations du Cercle de Niono ainsi que toutes les bonnes volontés qui ont accompagné les médiateurs du HCIM durant tout le processus de la médiation». Depuis septembre 2020, ce village de la Commune rurale de Dogofri (Cercle de Niono) est devenu tristement célèbre à cause des groupes armés qui ont empêché ses 4000 âmes de mener leurs activités et ont commis des exactions sur la population. Le HCIM que dirige le prêcheur Chérif Ousmane Madani Haïdara a offert sa médiation. Une commission de bons offices et de médiation conduite par Moussa Boubacar Bah, membre du HCIM, président de Sabati 2012 et ancien ministre, est parvenue à arracher un accord de cessez-le-feu partiel entre les sédentaires et nomades, le 14 mars 2021, à Farabougou. Pour que cet accord se concrétise sur le terrain, les groupes terroristes avaient posé plusieurs conditions parmi lesquelles le départ des Forces armées maliennes (FAMa) de Farabougou. TOUT SAUF LE DÉPART DES FAMa – Cette condition a été jugée inacceptable par les autorités maliennes. Le ministre de la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, s’est rendu le 12 avril dernier à Farabougou, certainement pour marquer la présence de la force publique dans la localité. Un communiqué de son département précise que cette visite «fut l’occasion pour le ministre de la Réconciliation nationale de transmettre le message de soutien et d’encouragement du gouvernement». «Il s’est dit satisfait de retrouver les populations de Farabougou requinquées, malgré les évènements douloureux qui ont émaillé le secteur », indique le communiqué. Quatre jours après cette visite du ministre Wagué, les belligérants sont parvenus à un accord de cessez-le-feu définitif qui satisfait toutes les parties. Les autorités avaient envoyé un détachement des FAMa sur place, le 15 octobre 2020, pour sécuriser la population. L’opération appelée “Farabougoukalafia”, était conduite par le colonel Assimi Goïta, vice-président de la Transition. Auparavant, l’Armée avait largué des vivres et des médicaments pour secourir rapidement les habitants dans le besoin. Les forces étrangères (Barkhane et Minusma) sont aussi intervenues à Farabougou mais uniquement à titre humanitaire (largage de vivres et de médicaments à la population). SIX CIVILS TUÉS – La présence des FAMa à Farabougou n’a pas permis de contenir les assauts incessants des groupes armés. Ayant quitté le village, ces derniers se sont repliés sur les principaux axes d’accès empêchant les villageois d’aller dans leurs champs où dans d’autres villages, comme Dogofri, chef-lieu de la Commune. Un habitant que nous avions contacté témoignait: « L’axe Dogofry-Farabougou est sous le contrôle des terroristes. Tant que cette voie n’est pas libérée, la population de Farabougou va continuer à souffrir. Il n’y a pas de marché à Farabougou. Les habitants font tous leurs échanges commerciaux au marché de Dogofry… C’est vrai que l’Armée a apporté des vivres et des médicaments, mais ce n’est pas suffisant. Il faut que la route Dogofry-Farabougou soit accessible ». Le blocus des terroristes était devenue une préoccupation aussi bien nationale qu’internationale. Le secrétaire général des Nations unies, dans son rapport sur le Mali en septembre 2020, a écrit: « La situation dans le Centre du Mali reste très préoccupante. Une série de violences graves a été enregistrée dans la région de Ségou où, depuis début octobre, le village de Farabougou et des villages voisins de la Commune de Dogofri, dans le Cercle de Niono, ont été la cible d’attaques et de blocus de la part de ce que l’on présume être des combattants extrémistes. » Le siège et le blocus des villages ont causé la mort d’au moins six civils et fait des dizaines de blessés, et se sont traduits par l’enlèvement d’au moins 20 civils, le déplacement de plus de 2.000 familles des villages des communes de Dogofri, de Mariko, de Siribala et de Sokolo et des vols de bétail. On estime que près de 4.000 personnes sont actuellement bloquées dans le village de Farabougou, privées d’accès aux biens de première nécessité et aux soins de santé et, constamment, menacées de violences. MK/MD (AMAP)
Mali : Les dates des prochaines élections fixées
Bamako, 15 avr (AMAP) Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a annoncé, jeudi, que l’élection présidentielle malienne, couplée à celle des députés à l’Assemblée nationale, aura lieu le dimanche 27 février 2022. “Les seconds tours de ces scrutins, le cas échéant, sont prévus, respectivement, pour le dimanche 13 mars 2022 et le dimanche 20 mars 2022”, précise le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Dans un chronogramme du référendum constitutionnel et des prochaines élections générales, rendu public, le département en charge de l’organisation des échéances électorales prévoit la tenue du scrutin référendaire, le dimanche 31 octobre 2021. L’élection des Conseillers des collectivités, c’est-à-dire des Conseillers communaux, des Conseillers de cercle, des Conseillers régionaux et des Conseillers du District, est programmée pour le dimanche 26 décembre 2021. MT/MD (AMAP)

