Sommet sur les économies africaines : Des solutions contre la dette et pour le financement du développement

Moussa DIARRA Envoyé spécial Paris, 18 mai (AMAP) Le président français, Emmanuel Macron, a réuni à Paris, mardi, plusieurs dirigeants africains, européens et mondiaux pour un sommet sur le financement des économies africaines. L’objectif est d’aider les pays d’Afrique à s’extraire du piège de la dette et financer leur développement futur. Au cours de ce sommet consacré au financement des économies africaines et à l’épineuse question de la dette, les pays riches, la France en tête, (c’est le président Emmanuel Macron qui accueille) se sont penchés, avec leurs partenaires du continent, sur les mécanismes devant permettre aux États d’Afrique de financer leur relance post-Covid-19, sans accroître le fardeau de la dette. La pandémie de Covid-19 a plongé, l’an dernier, le continent africain dans une récession sans précédent. Les pays africains ont besoin de financer leur relance mais, contrairement aux grandes puissances, ils n’ont pas les mêmes capacités. Le Sommet sur le financement des économies africaines au Grand Palais Éphémère, à Paris a notamment examiné les décisions prises par la communauté internationale à propos d’une réallocation de Droits de tirage spéciaux (DTS). Au total, étaient présents dans la capitale française, dix-huit chefs d’État et de gouvernement dont le président de la Transition au Mali, Bah N’Daw, l’Angolais Joao Lourenço, le président en exercice de l’Union africaine (UA) et président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, le Mozambicain Felipe Nyusi, le Rwandais Paul Kagamé et les présidents de Côte d’Ivoire et du Sénégal, Alassane Ouattara et Macky Sall. Une trentaine de chefs d’État et de Gouvernement ainsi que des dirigeants d’organisations internationales y ont participé. Washington a été représenté par la secrétaire au Trésor, Janet Yellen, qui a participé en visio-conférence, de même que la Chine, et le Kenya. Côté institutions, l’Europe a été conduite par la présidente de sa commission, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen Charles Michel. Le FMI était représenté par sa directrice générale, la Bulgare Kristalina Gueorguieva, et la Banque mondiale par le directeur général de sa branche privée (IFC), le Sénégalais Makhtar Diop. Le président David Malpass a assisté aux débats en visio-conférence. Ce Sommet fait suite à la diffusion d’une tribune de 18 dirigeants africains et européens, publiée le 15 avril 2020, en faveur d’une mobilisation de la communauté internationale pour affronter les conséquences de la crise sanitaire et économique causée en Afrique par la pandémie. MD (AMAP)  

Sommet sur les économies africaines : Le G5 harmonise sa position

Moussa DIARRA Envoyé spécial Paris, 18 mai (AMAP) Les chefs d’Etat et de gouvernement du G5-Sahel se sont rencontrés, lundi après-midi, a Paris, pour harmoniser leurs points de vue en prelude du Sommet sur le financement des économies africaines qui se tient ce mardi et auquel participera le président de la Transition, Bah N’Daw. Bah N’Daw, qui séjournera en France du 17 au 20 mai, est arrivé à l’aéroport du Bourget lundi. Le président de la Transition a aussitôt participé à une réunion des chefs d’Etat du G5 Sahel destinée à permettre aux dirigeants sahéliens « de parler d’une seule voix et réclamer un appui fort, direct et rapide pour faire face à la crise sécuritaire et sanitaire» que vit l’Afrique, en général et le Sahel, en particulier », a indiqué une source proche de la rencontre. Il s’est agit pour le président N’Daw et ses homologues du Burkina Faso, Roch-Marc Christian Kaboré, de Mauritanie, Mohammed Ould Ghazouani, du Niger, Mohamed Bazoum et du Premier ministre tchadien, Albert Pahimi Padacké, de trouver les moyens de répondre aux impacts de cette double crise sur les économies nationales et qui ont fait augmenter « la précarité et la pauvreté dans les pays de la sous région sahélienne », selon notre source. Pour cela, ils ont convenu de la nécessité d’un appui financier, humanitaire et matériel pour face à ces défis. Ils ont passé en revue la crise sécuritaire et en sont arrivés au constat qu’il y a une recrudescence de la menace terroriste notamment au Niger et au Tchad. « Face aux périls, les pays du G5-Sahrl ont décidé de mutualiser leurs moyens, renforcer leurs services de sécurité et leurs outils de défense » pour une montée en puissance, avec l’appui du bataillon tchadien positionné à une cinquantaine de kilomètres de la frontière burkinabè et à une centaine de kilomètres du Mali. Et, aussi, avec l’appui des forces partenaires dont Barkhane afin de décider d’opérations conjointes futures dans la lutte contre le terrorisme et tous les trafics. En somme, le G5-Sahel est résolu de se battre sur tous les fronts pour faire face aux défis de la sous région. Les dirigeants du G5-Sahel ont convenu d’un sommet extraordinaire pour examiner la situation d’ensemble de la sous région, remplacer le secrétaire exécutif du G5, le nigérien Maman Sambo Sidikou, nommé chef de la mission de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel (MISAHEL). Selon une autre source, sous le couvert de l’anonymat, les dirigeants sahéliens ont convenu de garder le Tchad à la présidence en exercice du G5-Sahel. MD (AMAP)

Bah N’Daw à Paris pour le sommet sur le financement des économies africaines

Bamako, 17 mai (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, a quitté Bamako, ce lundi, pour Paris, en France, où il participera, du 17 au 20 mai, au Sommet sur le financement des économies africaines qui se tiendra mardi 18 mai 2021. Ce sommet, en présentiel et en visioconférence, sera accueilli par le président français, Emmanuel Macron, qui recevra une trentaine de chefs d’Etat et de Gouvernement et dirigeants d’organisations internationales. « Le Sommet sur le financement des économies africaines fait suite à la diffusion d’une tribune de 18 dirigeants africains et européens, publiée le 15 avril 2020, en faveur d’une mobilisation de la communauté internationale pour affronter les conséquences de la crise sanitaire et économique causée en Afrique par la pandémie », indique le Palais de l’Elysée, la présidence française, dans une note publiée mercredi 12 mai 2021. « Le Président de la République (Ndrl, Emmanuel Macron) souhaite que des solutions nouvelles et ambitieuses soient trouvées pour que l’Afrique puisse faire face à ce choc sans précédent, et retrouver la croissance, comme d’autres continents qui ont pu mettre en place des plans de relance massifs », poursuit la note. Tous les signataires de cette tribune du 15 avril 2020 ont été conviés au Sommet, ainsi que plusieurs autres chefs d’Etats africains dont le président de la transition malienne, des membres du G7 et du G20, ainsi que des dirigeants d’organisations internationales. La France, premier partenaire bilatéral, a une coopération très dense avec le Mali. Pour les vingt-cinq dernières années, l’aide publique au développement de la France au Mali s’est élevée à plus de 1,5 milliard d’euros (soit plus de 986.145.000.000 Fcfa). Cette aide intervient sous formes d’appuis budgétaires, bourses d’études, prêts aux entreprises, projets ou programmes, subventions aux organisations de la société civile, expertises techniques. L’aide française est, également, présente au Mali à travers la coopération décentralisée. La France est un partenaire stratégique du Mali qui présent dans tous les secteurs de la vie socio-économique. Ainsi, à l’occasion de la dernière visite à Bamako du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, les 25-26 octobre 2020, cinq conventions de financement, pour un montant total supérieur à 140 millions d’euros, ont été signées entre le Mali et la France. MD (AMAP)

Mali : grève de cinq jours à partir de lundi

Bamako, 16 mai (AMAP) L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a annoncé le maintien de sa grève de cinq jours, à partir de lundi, indique un communiqué publié samedi soir. Le bureau exécutif de l’UNTM et ses syndicats partenaires, « après une réunion d’urgence et une large consultation, a décidé de maintenir son mot d’ordre de grève jusqu’à satisfaction totale de ses points de revendication », ajoute la même source. Les syndicalistes préviennent que cette grève est « reconductible du lundi 24 mai au vendredi 28 mai inclus, et illimitée à compter du 28 mai 2021 »,  invitant « ses militantes et militants de rester mobilisés et déterminés pour la réussite pleine et entière de la grève en date du lundi 17 mai au vendredi 21 mai 2021 inclus ». La centrale syndicale rappelle que le maintien de sa grève fait suite à la rencontre entre son bureau exécutif et une « commission de médiation » composée de « légitimités coutumières et religieuses, accompagnées des présidents des différentes chambres consulaires et du patronat malien et des conseillers spéciaux de la primature ». Cette commission a demandé à la centrale « de suspendre son mot d’ordre de grève et d’accorder deux (2) mois de moratoire pour la résolution des doléances ». La grève, qui démarre ce lundi, intervient dans un contexte où le Mali attend son nouveau gouvernement, après la démission, vendredi dernier, de l’équipe du Premier ministre Moctar Ouane. Ce dernier a été reconduit à son poste, le même jour, par le président Bah N’Daw et chargé de former un nouvel attelage gouvernemental. SS/MD (AMAP)

Mali: Le gouvernement démissionne, Moctar Ouane reconduit Premier ministre (URGENT)

Bamako, 14 mai (AMAP) Le président de la Transition, chef de l’État, Bah N’Daw a mis fin aux fonctions du gouvernement et reconduit Moctar Ouane comme Premier ministre, a appris l’AMAP de source officielle. Un décret No 2021-0348/PT-RM du 14 mai 2021 lu, vendredi, par le secrétaire général de la Présidence, indique que « sur présentation par le Premier ministre de la démission du gouvernement, les dispositions des décrets No 2020-0068/PT-RM du 27 septembre 2020 portant nomination du Premier ministre et No 2020-0074/PT-RM du 05 octobre 2020 modifié portant nomination des membres du gouvernement sont abrogées ». Et d’ajouter que « Moctar Ouane est nommé Premier ministre » par le décret No2021-0349/PT-RM du 14 mai 2021. Rappelons que M. Ouane a été nommé, pour la première fois, Premier ministre le 27 septembre 2020. Le gouvernement qui vient d’être dissout, a été mis en place le 5 octobre 2020. DD/MD (AMAP)

Gouvernement-Untm : difficile démarrage des négociations

Bamako, 14 mai (AMAP) Les négociations entre le gouvernement et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), peine entamées, ont été suspendues, jeudi, sur fond de tension dans les locaux du ministère du Travail et de la Fonction publique. Les discussions vont se poursuivre, ce vendredi, afin d’éviter une autre grève de la centrale syndicale, Les parties se sont données rendez-vous pour discuter du préavis de grève en date du 26 avril 2021 de la centrale syndicale du pays. Dans ce préavis, l’UNTM menace d’aller en grève, dans un premier temps, du 17 au 21 mai si ses exigences ne sont pas satisfaites. La centrale syndicale estime, trois mois après avoir signé un procès-verbal avec le gouvernement, que l’État traîne les pieds pour appliquer les accords. Le temps est compté et le gouvernement mesure les conséquences d’un arrêt de travail de cette centrale, à laquelle sont affiliés des dizaines de syndicats. Pour la première rencontre de jeudi, le gouvernement était représenté par le ministre en charge du Travail, Me Harouna Toureh et son collègue de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des investissements, Harouna Niang. Les ministres des 13 autres départements concernés par le dossier se sont faits représenter. Ce qui n’a pas échappé aux émissaires de la centrale syndicale qui y ont vu une « autre manifestation du mépris » du gouvernement à leur endroit. Les plus radicaux d’entre eux avaient opté pour un retrait pur et simple de la salle. Pour le ministre Harouna Toureh, exiger la présence effective de l’ensemble des ministres concernés n’a pas de base légale, puisqu’aucune disposition des textes ne le stipule. Cette mise au point du ministre Toureh a davantage crispé l’atmosphère. Les syndicalistes s’estimaient déjà délibérément offensés par des propos tenus quelques minutes plutôt par le ministre qui, dans son speech introductif, avait fait remarquer que l’État dispose d’un arsenal juridique pour empêcher toute action susceptible de porter préjudice à son bon fonctionnement. Aussi, il leur avait fait comprendre, en des termes jugés « peu courtois » par les syndicats, que le pays traverse un moment particulier qui ne permet pas au gouvernement de satisfaire immédiatement toutes les revendications sociales. Visiblement remonté, Ousmane Traoré, l’un des représentants de l’UNTM, a soutenu que les autorités actuelles n’en ont cure de l’état de santé des caisses publiques. Et pour souligner la nécessité de corriger les disparités dans le traitement des agents de l’État, il a affirmé que le « président de l’Office central de lutte contre l’enrichissement Illicite et la corruption (OCLEI) perçoit plus de 4,5 millions de Fcfa par mois et que son chauffeur gagne mieux qu’un fonctionnaire de la catégorie A ». Également, plus de 2 millions de Fcfa seraient accordés à certains agents comme prime de départ à la retraite, alors que d’autres ont à peine 200.000 Fcfa. Pendant plusieurs minutes, une sorte de cacophonie s’est emparée de la salle, obligeant le président de la commission de conciliation à suspendre les travaux. Finalement, les pourparlers ne reprendront que ce vendredi matin. C’est à la suite de deux grèves, fin 2020, que l’UNTM, le gouvernement et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) ont signé, le 5 février dernier, un procès-verbal de conciliation. Plus de trois mois après, la centrale syndicale vient de déposer un nouveau préavis de grève dans lequel elle exige « l’application immédiate des accords dont les délais d’application ont expiré ». L’UNTM demande, aussi, un traitement diligent des accords dont les délais ne sont pas arrivés à terme et l’élargissement de la prime de judicature aux greffiers et secrétaires des greffes et parquets. Le syndicat exige le retour à leurs postes respectifs des 22 travailleurs du ministère de l’Administration territoriale qui ont été mutés suite à des grèves, l’application immédiate du point d’accord relatif au paiement des salaires et accessoires de salaires des fonctionnaires des collectivités territoriales et l’application des accords d’établissement des Agences de développement. Si ces exigences ne sont pas satisfaites, l’UNTM se dit déterminée à mettre sa menace de grève à exécution du 17 au 21 mai. Le syndicat se réserve le droit de reconduire l’arrêt de travail du 24 au 28 mai et n’exclut pas une grève illimitée. ID/MD (AMAP)  

Transition au Mali : Le médiateur de la CEDEAO salue les progrès réalisés

Bamako, 13 mai (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dans la crise au Mali, Goodluck Jonathan, a salué les actions menées et invité les acteurs à travailler main dans la main pour la réussite de la Transition, au cours d’un point de presse qu’il a animé, mercredi, dans un hôtel de Bamako. Au terme de sa mission d’évaluation à mi-parcours de la Transition au Mali, et après avoir rencontré toutes les parties prenantes, M. Jonathan a salué « les progrès remarquables enregistrés dans la mise en œuvre des recommandations » de sa première mission effectuée au mali, en janvier dernier. En plus de la délégation de la CEDEAO, le nouveau chef de la Mission intégrée multidimensionnelle (MINUSMA), El Ghassim Wane et le représentant de la Mission de l’Union africaine  pour le Mali et le Sahel (MISAHEl) à Bamako ont pris part à cette mission qui s’est déroulée du 9 au 12 mai. L’objectif de cette visite était d’évaluer les progrès réalisés dans la conduite des affaires du Mali depuis la mise en place des institutions de la Transition. Le communiqué final lu devant la presse indique qu’au cours de son séjour au Mali, le médiateur de la CEDEAO a rendu des visites de courtoisie au chef de l’État, Bah N’Daw, au vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, au président du Conseil national de Transition, le colonel Malick Diaw et aux membres de la Cour constitutionnelle. Il a, également, eu une séance de travail avec le Premier ministre, Moctar Ouane et le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga. Goodluck Jonathan a aussi rencontré le corps diplomatique, les acteurs politiques, la société civile, les leaders traditionnels et religieux. À l’issue de ces différentes rencontres, la mission de la CEDEAO a noté « avec satisfaction’ que des progrès remarquables ont été réalisés dans la mise en œuvre des recommandations formulées et contenues dans le communiqué final de la première mission du médiateur de la CEDEAO en janvier dernier. Aussi, a-t-elle salué le règlement judiciaire qui convenait aux interpellations liées à la tentative présumée de déstabilisation et d’atteinte à la sureté de l’État qui a abouti à l’acquittement des présumés coupables. La mission a, aussi, salué la relance du dialogue entre les forces vives de la nation à travers le cadre de concertation au niveau du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et la mise en place du Comité d’orientation stratégique (COS) auprès du Premier ministre. Par ailleurs, la délégation de la CEDEAO a déclaré avoir pris bonne note de la publication d’un calendrier électoral par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Elle a salué les efforts déployés par le gouvernement en vue de créer les conditions propices à l’aboutissement de la Transition, notamment la visite de terrain du Premier ministre dans la Région de Mopti ainsi que les rencontres initiées par le président de la Transition pour la paix et la réconciliation, les opérations militaires conjointes initiées par le gouvernement pour sécuriser progressivement tout le territoire, les propositions de désarmement et de reconversion des groupes armés d’autodéfense et des milices, etc. L’équipe du médiateur a encouragé le gouvernement à mettre en œuvre son initiative d’organiser une conférence sociale dans la deuxième quinzaine de mai pour engager les acteurs sociaux à œuvrer pour des solutions idoines et durables dans l’esprit de consolider l’environnement de confiance, de paix et de consensus nécessaires pour le succès de la Transition. Toutefois, la mission a noté les préoccupations soulevées par certaines parties prenantes, concernant la hiérarchisation des priorités dans les réformes, l’urgence du choix consensuel des organes de gestion des élections, l’opportunité du découpage territorial, le respect des droits de l’Homme et de l’État de droit ainsi que la question de l’inclusivité dans la conduite de la Transition. En outre, la mission de la CEDEAO a souligné l’impératif pour tous les acteurs concernés de continuer à faire preuve d’esprit de responsabilité et d’esprit patriotique en cette période délicate de la Transition et de puiser dans leur sagesse pour surmonter les difficultés présentes. Répondant à une question sur les recommandations formulées par les leaders du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), Goodluck Jonathan les a invités à faire preuve de tolérance dans cette situation difficile que le Mali traverse. Il a invité « tous les acteurs sociaux et politiques maliens à être patients et à travailler main dans la main pour mener à bon port la Transition ». Concernant la mise en place d’un organe unique de gestion des élections, le médiateur de la CEDEAO a dit que c’est une préoccupation soulevée par un grand nombre d’acteurs. Selon lui, que les élections soient organisées par des entités multiples ou par un seul organe, le plus important que les autorités, au plus haut niveau du pays, ne cherchent pas à les influencer. « Car, c’est dans cette tentative que tout devient biaisé et la crédibilité des élections affectée ». L’ancien président nigérian a invité le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation à expliquer la situation du moment à l’ensemble de la classe politique. DD/MD (AMAP)  

«Nous sommes très heureux du programme mis en œuvre par le gouvernement » (Médiateur de la CEDEAO)

Bamako, 11 mai (AMAP) «Nous sommes très heureux du programme mis en œuvre par le gouvernement », a déclaré, lundi, à Bamako, le Médiateur de la Communauté économique de Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan, à l’issue d’une audience avec le chef du gouvernement, Moctar Ouane. «Nous nous estimons très fiers et heureux. Nous sommes très heureux du programme mis en œuvre par le gouvernement de Transition», a dit l’ancien président nigérian. Goodluck Jonathan, est en mission au Mali depuis le dimanche dernier afin de constater l’évolution du processus de Transition en cours. C’est dans ce cadre qu’il a été reçu à la Primature par le Premier ministre, Moctar Ouane, pour une séance de travail entre les deux parties. Le médiateur de la CEDEAO était accompagné du Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour le Mali et chef de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation (MINUSMA), El Ghassim Wane, de certains diplomates et responsables de l’organisation communautaire. À la fin de l’entrevue avec le chef du gouvernement, Goodluck Jonathan a confié à la presse que cette visite s’inscrit dans le cadre des activités de routine. Plus concrètement, il s’agit de faire passer en revue les activités que le gouvernement a menées depuis la dernière visite du médiateur dans notre pays en début d’année. Notamment, l’adoption du Plan d’action du gouvernement (PAG), la publication du chronogramme des élections et la mise en place du Comité d’orientation stratégique, un organe consultatif inclusif qui œuvre pour la réussite des réformes. D’après le Médiateur de la CEDEAO, le Premier ministre malien a pris le soin de leur indiquer les différentes activités qui ont été menées et celles qui sont prévues. Après la Primature, le médiateur de la CEDEAO a successivement rencontré le ministre de l’Administration territoriale, le président du Conseil national de Transition, celui de la Cour constitutionnelle. Mardi, Goodluck Jonathan a échangé avec le vice-président de la Transition, Assimi Goïta, les acteurs de la classe politique, de la société civile, de la presse, les syndicats et les ordres professionnels, les mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation. S’y ajoutent des rencontres avec les leaders religieux et les légitimités traditionnelles ainsi qu’avec les ambassadeurs de la communauté internationale. Mercredi, l’ancien président du Nigeria sera reçu en audience par le président de la Transition, Bah N’Daw. La mission sera sanctionnée par une conférence de presse au cours de laquelle Goodluck Jonathan donnera plus de détails sur les différentes rencontres qu’il a eues avec les autorités et les autres acteurs impliqués dans le processus de la Transition. OD/MD (AMAP)  

  Mali : Echanges entre le président de la Transition et le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques

Bamako, 07 mai (AMAP) Les responsables du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) ont proposé, jeudi, un certain nombre de mesures pour la réussite de la Transition, au président Bah N’Daw qui a assuré avoir pris bonne note et appelé les uns et les autres à l’accompagner dans la conduite de sa mission. Au cours d’une rencontre au palais de Koulouba, le porte-parole du Comité stratégique du M5-RFP, Choguel Kokalla Maïga, a déclaré que « la lutte implacable contre la corruption, la réduction du train de vie de l’État, la transparence et la redevabilité à tous les niveaux’, sont des de mesures concernant la vie de la Nation qui s’imposent. Exposant la vision du Mouvement pour le changement de système et la refondation du Mali, le Comité stratégique du M5-RFP, par la voix de son porte-parole, a estimé que d’énormes ressources pourraient ainsi être affectées à la satisfaction de la demande sociale pour freiner la paupérisation croissante et la hausse insupportable du coût de la vie. Aussi, le premier responsable du Mouvement a-t-il souhaité la mise en œuvre de véritables poursuites judiciaires contre les commanditaires, auteurs et complices des tueries et exactions contre les victimes de la crise. S’y ajoute l’audit du patrimoine immobilier de l’État et des collectivités territoriales ainsi que des ressources publiques allouées à certains départements ministériels, services stratégiques et projets de développement. Par ailleurs, Choguel Kokalla Maïga a plaidé pour l’organisation des Assises nationales pour la refondation devant aboutir à un large consensus national sur les grandes préoccupations de la Nation ainsi qu’à la conclusion d’un Pacte national de stabilité sociale, sécuritaire et de croissance. Ce, « afin d’obtenir une trêve globale (politique, sécuritaire, syndicale, sociale et économique, etc.) et créer un climat d’apaisement, de sérénité, de confiance mutuelle ». Pour les membres du Comité stratégique M5-RFP, la révision «consensuelle et inclusive» de la Constitution doit passer par le respect de son article 118. Tout comme, la relecture de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger doit être révisé conformément aux recommandations unanimes de nombreux fora. Cela, après une évaluation des six années de «tentatives d’application», et dans le respect des principes fondamentaux d’unité nationale, d’intégrité du territoire, de souveraineté de l’État et de sa forme républicaine et laïque. S’agissant de l’organisation des élections, Choguel Kokalla Maïga a insisté sur la mise en place d’un organe unique de gestion des élections tel que réclamé «unanimement par la classe politique et la société civile». Le porte-parole du Mouvement a demandé la «dissolution du gouvernement et de l’actuel Conseil national de Transition (CNT)» et son remplacement par un organe plus respectueux de la loi et plus légitime».Il a aussi insisté sur la création des conditions sécuritaires pour le retour de l’administration et la fourniture des services sociaux de base. En outre, le porte-parole du M5-RFP a rappelé que la Transition doit durer 18 mois, «pas plus». À cet effet, a-t-il indiqué, «les missions et tâches qui ne seront pas exécutées dans ce laps de temps devraient être transférées à des équipes plus légitimes et plus compétentes». Le président de la Transition a répondu que « c’est avec beaucoup de plaisir et de sérieux qu’il prend en compte tout ce qui a été dit » par Choguel Kokalla Maïga. Il a assuré qu’il demeure dans l’esprit et la lettre de son serment du 25 septembre 2020. «Plaise à Dieu qu’aux termes de ces 18 mois que nous puissions avoir le président souhaité par tous les Maliens. Plaise à Dieu qu’il nous donne cette chance», a-t-il dit, tout en invitant ses hôtes à l’accompagner. «Aussi, je voudrais simplement vous demander votre accompagnement dans ce labeur», a indiqué le chef de l’État, ajoutant que le Mali a besoin de tous ses fils. Le président de la Transition a rappelé les conditions dans lesquelles cette mission lui a été confiée, exhortant les uns et les autres à «mettre leur égo de côté» pour construire ensemble le pays. Ce rendez-vous, premier du genre, entre le président de la Transition, Bah N’Daw et les membres du Comité M5-RFP ayant favorisé la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta, en août 2020. a été présenté comme une volonté partagée de se mettre autour de l’essentiel qui est le Mali. La rencontre s’est déroulée en présence du Premier ministre, Moctar Ouane, et du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mohamed Sidda Dicko. OD/MD (AMAP)  

Mali : La Douane saisit quatre tonnes de résine de cannabis

Bamako, 06 mai (AMAP) La douane a saisi, mardi matin, 3 tonnes 745 kg de résine de cannabis dont la valeur marchande est estimée à 4,5 milliards de Fcfa, ont indiqué le service des enquêtes douanières. Selon Salifou Traoré, chef de la patrouille des enquêtes douanières à la direction générale des douanes, cette saisie fait «suite à une information reçue, très tôt mardi matin, faisant état d’un déchargement frauduleux à Djicoroni coura ». « C’est dans le magasin d’un opérateur économique connu de nos services que nous avons procédé à cette saisie». Dans un premier temps, il y a eu un manque de coopération, ce qui a poussé les douaniers à saisir la police judiciaire afin de pénétrer dans l’entrepôt. Une fois à l’intérieur du magasin, des parties climatisées ainsi qu’un lot d’objets minutieusement emballés ont attiré l’attention des soldats de l’économie », a explique M. Traoré. « Le trafiquant a d’abord prétendu que c’était du petit cola, ensuite du tabac pour chicha », précise notre source. «Nullement convaincue par ces différentes allégations, l’équipe d’investigation a saisi la cargaison, déballé le contenu pour être fixée. «C’est après un test au laboratoire que nous avons été fixés sur la nature du produit», ajoute Salifou Traoré. Le haschich était conditionné en plaquettes ou en blocs semblables à des savonnettes. Le produit se compacte assez facilement, ce qui permet aux trafiquants d’en cacher des quantités importantes dans des volumes restreints. Ensuite, les plaquettes sont emballées dans quatre couches différentes de cellophane et films plastiques pour rendre l’emballage hermétique à l’eau et à l’air. S’y ajoute une dernière couche d’emballage de sac de riz. Salifou Traoré a expliqué qu’un tel dispositif peut passer inaperçu même sous le nez des équipes cynophiles et des instruments de détection, car ils sont enduits de produits pour brouiller les pistes. Le haschich ou résine de cannabis est issu d’une extraction de la résine des fleurs femelles de cannabis et peut être mélangé à des matières à moindre coût pour augmenter sa masse et donc sa rentabilité. Pour le directeur du renseignement et des enquêtes douanières, le lieutenant-colonel Ahmadou Sanogo, ce qui est inquiétant aujourd’hui c’est la nature de ce produit qui est destiné à une certaine clientèle. En effet, a précisé le lieutenant-colonel Sanogo, la résine de cannabis est vendue à 1.318.000 Fcfa/kg. Par ailleurs, le douanier a attiré l’attention sur la nocivité de cette drogue. «Contrairement à l’herbe, le haschich est un produit transformé. Les dangers pour la santé restent les mêmes que ceux du cannabis. Il peut accélérer les effets négatifs sur la santé mentale des individus et conduire à la schizophrénie», révèle l’officier supérieur. En outre, selon lui, qu’il est important de se demander si le Mali a quitté l’état de pays de transit de drogue pour devenir un pays de grande consommation. Le trafiquant avait pris la fuite, mais il est actuellement aux arrêts et mis à la disposition du procureur de la République. Il risque une peine de prison pouvant aller de trois mois à trois ans et une pénalité pouvant aller jusqu’au triple de la valeur saisie. En ce qui concerne les produits, « une commission se réunira pour procéder à son incinération », a assuré le directeur du renseignement et des enquêtes douanières. Ahmadou Sanogo a félicité l’équipe qui a mené la saisie, avant d’exhorter la population à davantage de collaboration avec ses services, en continuant à leur donner les informations nécessaires. Car, a-t-il soutenu, les autorités ne peuvent tout savoir et être partout. OS/MD (AMAP)