Le médiateur de la CEDEAO se dit satisfait des échanges avec le président de la Transition

Bamako, 09 juin (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Mali, Goodluck Jonathan, arrivé mardi, dans l’après-midi. à Bamako, pour une visite de 48 heures, a été reçu en audience au palais de Koulouba par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. «On a beaucoup parlé du gouvernement inclusif qui va être mis en place. C’est, surtout, pour indiquer que la CEDEAO est disposée à accompagner le processus de transition pour que les objectifs soient atteints», a confié à la presse le président de la Commission de la CEDEAO, l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou, à la sortie de cette audience, en fin d’après-midi. M. Brou a indiqué qu’il s’agissait de voir comment la Transition se met en place avec la nomination d’un Premier ministre que la délégation du médiateur rencontre ce mercredi. Sur ce point, a ajouté le président de la Commission de la CEDEAO, il y a eu des échanges très positifs avec le président Assimi Goïta et le médiateur a été « rassuré » par ces échanges. Selon Jean-Claude Kassi Brou, les choses évoluent dans le sens souhaité. «Nous allons, une fois que le gouvernement sera en place, voir comment est-ce que les différents points du calendrier déjà arrêté vont se mettre en place», a-t-il dit, avant de souligner que la CEDEAO, l’Union africaine (UA) et les Nations unies vont accompagner le processus. «Notre souhait, comme cela a été exprimé, au niveau du sommet d’Accra, c’est aider le Mali, pour qu’il retrouve une situation constitutionnelle normale», a conclu M. Brou. Le déplacement du médiateur de la CEDEAO, s’inscrit dans le cadre du suivi des recommandations de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’organisation sous régionale sur le Mali, tenue à Accra (Ghana), le 30 mai dernier. Dans le communiqué final publié à l’issue de leurs travaux, les chefs d’État ont, notamment, demandé la nomination immédiate d’un nouveau Premier ministre civil. Un nouveau gouvernement inclusif devrait être formé pour poursuivre le programme de transition. Les dirigeants de la CEDEAO ont aussi réaffirmé la nécessité de respecter la période de transition de 18 mois décidée à Accra. Dans ce contexte, la date du 27 février 2022, déjà annoncée pour l’élection présidentielle, doit être absolument maintenue. Un mécanisme de suivi sera mis en place à cet effet. Les chefs d’État et de gouvernement de l’organisation sous-régionale ont, également, réitéré les décisions antérieures selon lesquelles le chef de la Transition, le vice-président et le Premier ministre de la Transition ne devraient, en aucun cas, être candidats à la prochaine élection présidentielle. Par ailleurs, ils ont réaffirmé le soutien de la CEDEAO pour accompagner le processus de transition et exhorté tous les partenaires internationaux (l’UA, les Nations unies et l’Union européenne) à continuer à soutenir le Mali dans la mise en œuvre réussie de la Transition. OD/MD (AMAP)    

Goodluck Jonathan est arrivé à Bamako ce mardi

Bamako, 08 juin (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’ancien président du Nigéria, Goodluck Jonathan, est arrivé, en début d’après-midi, à Bamako, au Mali, pour une visite de 48 heures au cours de laquelle il aura des séances de travail avec les parties prenantes de la Transition. Cette visite du président Goodluck Jonathan, dans la capitale malienne, lui permettra de faire le point de la mise en œuvre des recommandations de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’États et de gouvernement de la CEDEAO sur le Mali, tenue à Accra, au Ghana, le 30 mai dernier. Au cours de ce sommet, les dirigeants sous-régionaux ont recommandé aux autorités du Mali la désignation d’un Premier ministre civil, la formation d’un gouvernement inclusif et le respect des dates indiquées pour les échéances électorales. L’Envoyé spécial de la CEDEAO arrive au Mali au lendemain de la prestation de serment du colonel Assimi Goïta, en qualité de président de la Transition, devant la Cour suprême. Le même jour, le président de la Transition a signé le décret de nomination du Dr Choguel Kokalla Maiga, en tant que Premier ministre de la Transition, répondant à une exigence de l’organisation sous-régionale. MT/MD (AMAP)

Investiture du colonel Assimi Goita lundi à Bamako

Bamako, 03 juin (AMAP) Le colonel Assimi Goïta sera investi lundi prochain, en qualité de président de la Transition, annonce le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, à travers la direction du protocole de la République, dans un communiqué publié jeudi. Le département des Affaires étrangères convie à cette d’investiture les missions diplomatiques, les postes consulaires et les représentants des organisations internationales au Mali. « La cérémonie aura lieu le lundi 07 juin 2021 au Centre international de conférences de Bamako (CICB) à partir de 10h00 », précise le communiqué. Le colonel Goïta prend les rênes du Mali après l’arrestation et la démission du premier président de la Transition, Bah N’Daw, et de son Premier ministre Moctar Ouane, tous deux accusés « de gestion clanique de la Transition et de violation de la Charte de la transition ». SS/MD (AMAP)  

De retour d’Accra : le colonel Assimi Goïta exhorte à l’union sacrée

Bamako, 1er juin (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a déclaré, lundi, á Bamako, avoir pris acte des décisions du sommet, a pris acte des décisions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et lancé un appel à la population à s’unir pour sauvegarder, coûte que coûte, la Nation. Le chef de l’État s’est prêté aux questions de la presse, à l’aéroport international président Modibo Kéita Sénou, à son retour du sommet extraordinaire de la CEDEAO, tenu dimanche dernier à Accra, et consacré à la situation sociopolitique du Mali. Concernant notamment la suspension du Mali des instances de l’organisation communautaire, Le colonel le Goita a rassuré que «sur ce point, il y a eu plus de peur que de mal, c’est un acte politique», Mais le président de la Transition a déclaré garder le contact avec le médiateur Goodluck Jonathan et les chefs d’État de la Cedeao. Pour le choix d’un Premier ministre civil, d’un gouvernement de consensus et de la durée de la Transition, le chef de l’État a rappelé qu’il est déjà dans cette dynamique depuis la semaine dernière. «Raison pour laquelle, nous avons rencontré la classe politique, les leaders religieux, les syndicats… Sur ce point aussi, il n’y a pas de souci», a-t-il précisé. Il a aussi profité de l’occasion pour saluer le leadership du président ghanéen Nana Akufo-Addo qui a eu la patience de l’écouter, d’écouter les différentes versions. Le président de la Transition a estimé que la capacité d’écoute du président en exercice de la CEDEAO a été très déterminante pour les conclusions du sommet. Des conclusions qui ont entériné tacitement son maintien à la tête du pays pendant la période transitoire. Assimi Goïta a, par ailleurs, salué l’ensemble des chefs d’État de la CEDEAO pour leur sens de l’écoute. Il a, également, salué l’engagement et l’élan de solidarité dont le Mali a bénéficié durant cette rencontre. S’adressant à ses compatriotes, le président Goïta a souhaité l’implication de tous pour la réussite de la Transition. «Ce que je demande à la population malienne, c’est l’Union sacrée autour de la nation malienne que nous devons sauvegarder coûte que coûte», a-t-il dit. Le président de la Transition a bénéficié d’un accueil chaleureux. En plus de ses proches collaborateurs, une foule composée d’élus locaux, de membres des organisations de la société civile soutenant les Forces armées maliennes (FAMa), a bravé un soleil ardent, pour témoigner son soutien au colonel Assimi Goïta. C’est au rythme de chants d’artistes locaux que des femmes et des hommes ont accueilli le colonel Goïta, de retour de la capitale ghanéenne, apres le sommet extraordinaire de la CEDEAO sur la situation sociopolitique du Mali. Sur des affiches, on pouvait lire : «L’Espoir du Peuple Assimi Goïta» et la foule scandait des slogans comme : «Vive Assimi Goïta». OD/MD (AMAP)      

Sommet de la CEDEAO : Le Mali suspendu des instances de l’organisation sous régionale

Bamako, 31 mai (AMAP) Le sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur les récentes évolutions politiques au Mali tenu, dimanche, à Accra, a décidé de suspendre le Mali de ses instances mais sans prendre de sanctions économiques contre ce pays, à la suite du nouveau coup de force des militaires. « Après de longues discussions, les chefs d’État et de gouvernement ont décidé de suspendre le Mali des institutions de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) », précisent dans un communiqué les dix chefs d’État présents lors de ce sommet. Le Mali ne pourra plus, jusqu’à nouvel ordre, assister aux sessions des chefs d’État, aux Conseils des ministres ou encore aux sessions du Parlement de l’institution sous-régionale. Suspendu de toutes les instances de la Communauté, le Mali se retrouve maintenant isolé au sein de la CEDEAO. Assimi Goïta, qui était dans la capitale ghanéenne, n’a pas pris part au sommet. Il s’agit donc d’une semi-victoire sur le plan sous-régional. La conférence des chefs d’État a demandé le respect strict du calendrier de la transition. Un Premier ministre civil va être nommé avec un gouvernement inclusif, pour poursuivre le programme de transition. Mais aucune sanction économique n’a été prise et le colonel Assimi Goïta reste à son poste. Le sommet avait pour but de définir les lignes d’action pour la transition. Les chefs d’État ont fermement condamné ce récent coup d’État qui, selon le communiqué final, est « une violation des décisions prises lors du sommet extraordinaire qui s’est tenu à Aburi, au Ghana, le 15 septembre 2020 » et une violation de la charte de la transition. «Je profite, au nom de la CEDEAO, pour réitérer notre engagement continu en faveur de la Transition pacifique au Mali», a laissé entendre le président en exercice de la (CEDEAO), Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, chef de l’Etat ghanéen. Selon le président Akufo-Addo, il s’agit d’aider le peuple malien à trouver une solution politique pour que la paix et la stabilité règnent dans notre pays. A la séance d’ouverture du sommet, le président ghanéen a fait une présentation des enjeux actuels de la situation, et réaffirmé la disponibilité de la communauté à accompagner le Mali pour une sortie de crise. Pour le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, il s’agissait, au cours des discussions, d’envisager les «voies et moyens d’accompagner ce pays frère (Ndlr, Mali) pour une sortie de crise». «Ensemble avec mes pairs, nous proposerons des pistes de solutions à la crise malienne afin de maintenir la paix et la stabilité dans la sous-région ouest-africaine et sur le continent», a indiqué, pour sa part. le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé. L’allocution du président en exercice de la CEDEAO a été suivie des travaux à huis clos. Après l’adoption de l’ordre du jour, Goodluck Ebele Jonathan, médiateur de la CEDEAO au Mali qui avait été dépêché à Bamako, le 25 mai, a présenté le rapport sur la situation dans notre pays qui se poursuivra par des discussions. Au cours de son séjour à Accra, le président Goïta, proclamé président de la Transition, chef de l’État, par la Cour constitutionnelle malienne, le 28 mai dernier, a eu un tête-à-tête avec son le président ghanéen et des entretiens bilatéraux, notamment avec le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou. Les décisions prises au cours de ce sommet extraordinaire seront déterminantes pour la suite du processus de la Transition au Mali. Ce sommet intervient apres les évènements du 24 mai qui ont conduit à l’arrestation puis à la démission du président de la transition, Bah N’Daw, et de son Premier ministre, Moctar Ouane. Mohamed Bazoum du Niger, Faure Gnassingbé du Togo, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, Muhammadu Buhari du Nigeria, Umaro Sissoco Embaló de la Guinée Bissau, George Weah du Liberia, Adama Barrow de la Gambie., étaient présents à cette rencontre de haut niveau dans la capitale ghanéenne. MD (AMAP)  

La Cour constitutionnelle malienne déclare le colonel Assimi Goïta, chef de l’État et président de la transition

Bamako, 28 mai (AMAP) Un arrêt de la Cour constitutionnelle malienne a déclaré vendredi, le colonel Assimi Goïta, chef de l’État et président de la transition, après un deuxième coup de force militaire en neuf mois. Le vice-président de la transition, le colonel Goïta, « exerce les fonctions, attributs et prérogatives de président de la transition pour conduire le processus de transition à son terme », proclame la Cour constitutionnelle ajoutant que celui était, jusqu’ici le vice-président de la transition, portera « le titre de président de la transition, chef de l’État ». La Cour constitutionnelle indique avoir constaté la « vacance de la présidence » consécutive à la démission du président de la transition, Bah N’Daw. Assimi Goïta a rencontré, vendredi, après-midi, pour la première fois toute la classe politique malienne et a exprimé officiellement sa volonté de voir le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) proposer le nom du futur Premier ministre, issu de ses rangs. Le colonel Goïta l’a déclaré, au cours de cette rencontre au palais de Koulouba, confirmant ainsi ce qui n’était qu’une rumeur, depuis l’arrestation, lundi, du président de la Transition Bah N’Daw et du Premier ministre, Moctar Ouane. L’objectif de cette rencontre, selon les autorités, est d’expliquer aux acteurs politiques ce qui a conduit aux événements en cours dans le pays, notamment la démission de l’ex président Bah N’Daw et de son Premier ministre Moctar Ouane, qui ont été relaxés depuis mercredi nuit. MD (AMAP)

Premier ministre de la Transition au Mali: Le M5-RFP propose Dr Choguel Kokalla Maïga

Bamako, 28 mai (AMAP) Dr Choguel Kokalla Maïga est le candidat du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP) pour le poste du Premier ministre de la Transition, ont annoncé vendredi les responsables du Mouvement lors d’une conférence de presse. « Le M5 s’est réuni et a convenu, unanimement, de proposer le nom du Dr Choguel Kokalla Maïga qui est le président de son comité stratégique », a déclaré le principal conférencier, Ibrahim Ikassa Maïga, l’un des portes-paroles du M5-RFP. Ibrahim Ikassa Maïga a fait cette mise en garde : « Maintenant nous sommes prêts à y aller mais à condition qu’on nous laisse travailler. Parce que le M5-RFP a décliné les paramètres du changement en 10 points qui se traduit en 17 actions que nous avons proposées pour rectifier la Transition et pouvoir jeter les bases de la Refondation du Mali ». D’après lui, ce travail de refonte de l’Etat se fera avec tous les Maliens de tous les bords. « Il faut une union sacrée. C’est sur cette base que le Mali va avancer », a soutenu M. Maïga. Il a indiqué la proposition du M5-RFP fait suite à la décision du vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, d’attribuer la fonction de Premier ministre à une personnalité par le Mouvement du 5 juin. BD/MD (AMAP)

Mali: Le colonel Assimi Goïta propose la Primature au M5-RFP

Bamako, le 28 mai (AMAP) Le vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a exprimé officiellement vendredi, après-midi, sa volonté de voir le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) proposer le nom du futur Premier ministre, issu de ses rangs. Le colonel Goïta l’a déclaré, au cours d’une rencontre avec la classe politique au palais de Koulouba, confirmant ainsi ce qui n’était qu’une rumeur, depuis l’arrestation, lundi, du président de la Transition Bah N’Daw et du Premier ministre, Moctar Ouane. L’objectif de cette rencontre, selon les autorités, est d’expliquer aux acteurs politiques ce qui a conduit aux événements en cours dans le pays, notamment la démission de l’ex président Bah N’Daw et de son Premier ministre Moctar Ouane, qui ont été relaxés depuis mercredi nuit. Le M5-RFP est le regroupement politique à l’origine de la contestation contre l’ex-président Ibrahim Boubacar Keïta, A la suite des forces politiques, le vice-président rencontrera également la société civile et le Réseau des communicateurs traditionnels (RECOTRAD). AT/MD (AMAP)

Situation politique au Mali : Entre pressions et appels à l’inclusivité

Par Issa DEMBELE Bamako, 28 mai (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane sont libres depuis mercredi soir, après avoir passé trois jours aux mains des militaires à Kati. Leur libération immédiate et inconditionnelle était réclamée aussi bien par la communauté internationale que par des acteurs nationaux à travers différents communiqués qui, du reste, apprécient diversement ce coup porté au processus de transition. Alors que certains partis politiques se réservent encore leurs jugements, d’autres ont clairement pris position. La condamnation internationale, elle, reste forte et jusqu’ici unanime. Des sanctions ciblées sont brandies pour dissuader les militaires à ne pas confisquer le pouvoir qui devrait rester aux mains des civils. À cet égard, la Communauté économique de Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union africaine (UA) et le Conseil de sécurité des Nations unies sont formels : les éléments des forces de défense et de sécurité doivent regagner leurs casernes sans délai. Pour l’ONU, imposer un changement de direction par la force, y compris par des démissions forcées, est inacceptable. Elle a appelé à la reprise immédiate de la transition civile et rappelé que le retour à l’ordre constitutionnel doit se faire dans le délai de 18 mois établi, conformément à la charte de Transition. La communauté internationale, massivement mobilisée au chevet de notre pays depuis des années, craint l’impact négatif des évènements survenus sur les efforts de lutte contre le terrorisme et la mise en œuvre l’Accord pour la paix et la réconciliation. Une inquiétude d’autant plus fondée que les États-Unis ont annoncé la suspension de leur assistance au profit des forces de défense et de sécurité, après l’arrestation et la démission du président et du Premier ministre de la Transition. Washington envisage également des mesures ciblées contre les dirigeants politiques et militaires qui «entravent la transition malienne». Pour ce pays partenaire, un «gouvernement dirigé par des civils présente la meilleure opportunité de parvenir à la sécurité et à la prospérité au Mali et dans l’ensemble de la région du Sahel ». À cette pression internationale, s’est associé un mouvement intérieur de refus du coup de force. Le Parti pour le renaissance africaine (PARENA) invite la «junte militaire à se ressaisir», estimant que ces soubresauts sont de nature à retarder l’atteinte des objectifs initialement assignés à la Transition qui, poussive à ses débuts, était entrée dans une phase plus inclusive. D’autres avaient adopté la même posture. Cependant, il convient de préciser que les militaires n’ont pas que des détracteurs sur la scène politique. Cependant, toutes les forces politiques partagent l’idée d’une Transition inclusive. Pour y arriver, le Parena appelle les forces démocratiques du Mali à se retrouver pour forger un consensus national sur les prochaines étapes de la Transition. La direction de l’Alliance pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP) prône également la poursuite de la Transition sur des bases plus inclusives et plus consensuelles. Même discours du côté du Rassemblement pour le Mali (RPM) qui exhorte à des concertations larges et inclusives pour assurer la poursuite normale de la Transition. S’il n’est pas contre le dialogue inclusif, le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) estime que cela devrait se faire sur la base des 17 mesures contenues dans son mémorandum soumis à l’ancien président de la Transition. Dans son communiqué, le mouvement prévient qu’il reste vigilant face à l’évolution de la situation et soutient la dynamique de « rectification en cours, pour jeter les bases de la Refondation du Mali ». ID/MD (AMAP)

Mali : Les militaires ont libéré le président de transition, Bah Ndaw, et le Premier ministre, Moctar Ouane

Bamako, 27 mai (AMAP) Les militaires maliens ont libéré, dans la nuit de mercredi à jeudi, le président de transition, Bah Ndaw, et le Premier ministre, Moctar Ouane, arrêtés lundi avec d’autres hautes personnalités. Après avoir présenté leur démission, mercredi, l’ex-président de la Transition et l’ancien Premier ministre ont été libérés tard dans la nuit du même jour, ont confirmé tôt, jeudi, plusieurs sources officielles. En libérant discrètement le président et le Premier ministre, l’homme fort du pouvoir, le colonel Assimi Goïta, et les autres putschistes de 2020 satisfont à une demande faite par le Conseil de sécurité de l’ONU, mercredi ,et partagée par les principaux partenaires du Mali. Cependant, cette solution semble éloigner les auteurs du coup de force de l’exigence internationale d’un retour rapide à un processus conduit par les civils après ce qui s’apparente à un second putsch en neuf mois. Ils semblent bien loin de la « reprise immédiate » d’une transition civile dirigée par des civils, également réclamée par le Conseil de sécurité et d’autres. Au contraire, le colonel Goïta aurait dit à la mission internationale dépêchée mardi à Bamako qu’il comptait prendre la tête de la transition et nommer un Premier ministre, ont rapporté des diplomates s’exprimant sous couvert d’anonymat compte tenu du caractère hautement sensible de ce retour en arrière de neuf mois. Cette prise des pleins pouvoirs intervient, dans un pays crucial pour la stabilité du Sahel mais en pleine tourmente, après un coup d’Etat auquel la communauté internationale avait résisté, et mené par les mêmes colonels, en août 2020, contre l’ex-président élu Ibrahim Boubacar Keïta. L’arrestation des autorités civiles de la Transition par le vice-président et ses hommes a suscité une vague de condamnation à travers le monde. Dès l’annonce du coup de force, une frange importante de la classe politique nationale, de la société civile ainsi que des organisations de la communauté internationale n’avait cessé de réclamer leur libération immédiate et sans condition. C’est ainsi que sur la demande de la France une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité des Nations-unies tenue, mercredi soir, sur la situation dans notre pays, a également, condamné avec fermeté ces arrestations et exiger le respect du chronogramme initial de la Transition avec des autorités civiles. MD (AMAP)