La justice ouvre une enquête sur l’attaque au couteau contre le colonel Assimi Goita

Bamako, 21 juil (AMAP) La justice malienne a annoncé, mercredi, l’ouverture d’une enquête, vingt-quatre heures après l’attaque au couteau, à la grande mosquée de Bamako, contre le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, Dans un communiqué publié, le même jour, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune II de Bamako, a indiqué que « ces faits sont susceptibles de constituer des « infractions d’atteintes à la sureté de l’État et de tentative d’assassinat » Le procureur a ajouté avoir donc ouvert une enquête en vue de faire « toute la lumière sur cet événement ». Il rappelle que, mardi dernier, à la fin de la prière de la fête de Tabaski, dans la grande mosquée de Bamako « un individu mal intentionné a tenté de porter atteindre à l’intégrité physique du président de la Transition, colonel Assimi Goïta ». AT/MD (AMAP)

Mali: Tentative d’agression au couteau contre le colonel Assimi Goïta

Bamako, 20 juil (AMAP) Le Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a échappé, mardi, à une tentative d’agression à l’arme blanche à la grande mosquée de Bamako, la capitale malienne, indique une source de la présidence. Le président Goïta est « sain et sauf » et l’agresseur a été aussitôt maîtrisé par la sécurité rapprochée, indique la présidence dans  un communiqué sur son compte tweeter. Les investigations sont en cours, ajoute la même source. La tentative d’agression s’est déroulée à la grande mosquée de Bamako, en marge de grande prière de la fête de Tabaski. MT/MD (AMAP)  

Mali-Maroc : Consultations pour redynamiser la coopération bilatérale

Bamako, 14 juil (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a reçu, mardi, en audience l’ambassadeur du royaume du Maroc au Mali, Hassan Naciri, dans le cadre des consultations régulières entre autorités maliennes et marocaines afin de poser les jalons de la redynamisation des relations entre les deux pays. «Il faut qu’on continue à se concerter et à prendre des mesures qui s’imposent pour aller de l’avant», a dit le Premier ministre malien qui a ajouté que le Maroc est un allié stratégique sur de nombreuses questions. Les échanges entre les deux personnalités ont porté, aussi, sur la situation au Mali. À ce sujet, le diplomate marocain a été briefé par le chef du gouvernement sur tous les aspects de la crise que traverse le Mali. «Il m’a aussi rassuré quant à l’avenir, à travers un certain nombre de mesures qui ont été prises ou qui le seront, surtout en ce qui concerne la cohésion sociale au Mali», a apprécié Hassan Naciri. Il a ajouté qu’il a été aussi rassuré sur le déroulement du programme de la Transition. Et également sur la prochaine présentation de la Déclaration de politique générale du Premier ministre devant le Conseil national de Transition (CNT). Pour l’ambassadeur du Maroc, les autorités maliennes « ont bien pris en charge les contraintes, les défis à relever pour que l’avenir soit radieux ». «En tant que royaume du Maroc, nous continuons à croire en le Mali. Nous l’avons fait dans le passé et nous continuons à le faire…», a assuré le diplomate chérifien. Le Premier ministre a, ensuite, reçu une délégation du Mouvement démocratique populaire (MDP) comprenant, notamment Dr Allaye Bocoum et Adama Diarra. Devant ses interlocuteurs, Dr Choguel Kokalla Maïga est revenu sur les chantiers prioritaires de la Transition : sécurité, réformes politiques et institutionnelles et apaisement du climat social. Le chef du gouvernement a sollicité l’accompagnement du MDP, qu’il considère comme une force du changement, pour la réussite de la Transition. OD/MD (AMAP)

Douentza (Centre) : Des hommes armés interceptent des camions de moutons

Gao, 12 juil (AMAP) Des camions transportant des moutons, de Gao (Nord) à destination de Bamako, la capitale malienne, ont été interceptés en cours de route par des individus armés, a appris dimanche l’AMAP, de sources officielles. Selon des autorités administratives de Douentza (Centre), qui ont requis l’anonymat, les animaux destinés à la vente à Bamako pour la fête de Tabaski, ont été déchargés des véhicules dans la localité de Noubori, entre Boré et Douentza. AT/MD (AMAP)

Le Sommet du G5 Sahel appelle à soutenir les Transitions au Tchad et au Mali

Bamako, 08 juil (AMAP) Les chefs d’Etat du G5 Sahel ont appelé, vendredi, la communauté internationale à soutenir et à accompagner les régimes de Transition au Mali et au Tchad “pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel et l’instauration de la paix et de la stabilité, gage d’un développement durable”. Dans un communiqué sanctionnant une conférence extraordinaire en visioconférence, et sur la situation du Mali, le sommet a également pris acte de la volonté des autorités maliennes “à respecter les engagements pris pour l’organisation des élections générales libres, crédibles, transparentes et inclusives aux échéances prévues”. Pour le Tchad, le G5 Sahel a pris acte de la volonté du Conseil militaire de Transition de “respecter ses engagements internationaux en matière de lutte contre le terrorisme et de son engagement à tenir dans la période de Transition de 18 mois, de nouvelles élections démocratiques, libres et transparentes”. Les chefs d’État des pays membres du G5 Sahel se sont réunis pour évaluer la situation sécuritaire au Sahel, de faire un suivi des recommandations du Sommet de N’Djaména de février 2021 et, enfin, de désigner le nouveau Secrétaire exécutif du G5 Sahel. Ils ont entériné la nomination du nouveau Secrétaire éxécutif du G5 Sahel, Tiaré Yemdaogo Eric qui a remplacé Maman Sambo Sidikou nommé président de la Commission de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel. Sur le plan sécuritaire, le sommet a pris note de la décision du président Emmanuel Macron “de transformer le dispositif militaire français déployé au Sahel” qui s’inscrit dans le cadre des discussions conduites depuis le Sommet de Pau en janvier 2020 et poursuivies lors du Sommet de N’Djamena, en février 2021. Ils ont remercié la France pour son soutien indéfectible dans la lutte contre le terrorisme depuis l’apparition, dans la Région du Sahel, de groupes armés affiliés à Al Qaïda et à l’Etat islamique, note le communiqué. Les chefs d’Etat du G5 Sahel ont remercié la France pour son soutien indéfectible dans la lutte contre le terrorisme depuis l’apparition dans la région de groupes armés affiliés à Al Qaïda et à l’Etat islamique. Cette 5è session extraordinaire des chefs d’Etat du G5 Sahel a notamment vu la participation du président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta et des présidents Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani de Mauritanie, Mohamed Bazoum du Niger. Le président français Emmanuel Macron a été invité à prendre part au sommet. Après avoir rendu hommage aux soldats africains, français et internationaux, “tombés au champ d’honneur pour la stabilité du Sahel”, les chefs d’Etat du G5 Sahel se sont félicités de “la volonté exprimée par la France de poursuivre ses efforts en la matière selon des modalités rénovées définies en concertation avec les Etats concernés”. Les chefs d’Etat ont pris note de la concertation engagée avec la France et tous les autres partenaires engagés dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Ils ont exprimé leur “gratitude à l’égard des efforts de ces partenaires qui interviennent en appui aux armées nationales”, à la force conjointe du G5 Sahel, à Barkhane, dans le cadre de la Missiion intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilité au Mali (MINUSMA), des missions européennes de sécurité EUTM Mali, EUCAP Sahel Mali et EUCAP Sahel Niger et de la task-force Takuba. MT/MD (AMAP)

Ecole militaire inter-armes: Sortie de la 43è promotion baptisée général Amadou Toumani Touré

Bamako, 05 juil (AMAP) La 43è promotion de l’Ecole militaire interarmes (EMIA) qui porte le nom de l’ancien président de la République, Amadou Toumani Touré, est sortie, vendredi, lors d’une cérémonie sur la place d’armes du Centre d’instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro, près de Bamako. La 43è promotion du cycle normal de l’EMIA est constituée de soixante-trois officiers dont quatre personnels féminins et quatorze venant de pays étrangers. Ces officiers ont d’effectué un cycle normal de deux ans. Le sous-lieutenant Véronique Dakouo du Mali est sorti major de la promotion du cycle normal avec une moyenne de 17,39/20. Elle a exprimé sa reconnaissance à ses parents et à ses instructeurs dont les soutiens, conseils et encadrements ont été déterminants dans la réussite de sa formation. « Être une femme n’est pas une fin en soi, ni une faiblesse », a déclaré Véronique Dakouo, ajoutant que les femmes sont aussi capables d’accomplir de grandes choses. Le cycle spécial d’une année a regroupé cinquante officiers, tous de nationalité malienne, dont un personnel féminin. Ce sont des spécialistes et la plupart des ingénieurs. Le sous-lieutenant Tiécoura Oumar Tougouté est le major du cycle spécial avec une moyenne de 16,62/20. Après avoir reçu des mains de leurs aînés leurs sabres et épaulettes, les officiers des deux promotions ont prêté serment devant le chef suprême des Armées. Cette remise des épaulettes marque la fin de la vie d’élève officier et le début de celle d’officier qui les appelle à endosser des devoirs et des responsabilités. La prise des sabres marque la voie au commandement à travers une arme prestigieuse et pleine de tradition. Elle symbolise leur entrée dans la communauté des officiers. Pour le chef d’état-major général des Armées, le général Oumar Diarra, l’enjeu, pour les années à venir, est de réussir le pari de la régénération et de la modernisation pour disposer d’une armée puissante et maître de son destin. « Un pays en guerre a besoin d’une armée forte, solidaire, compétente pour faire face à un ennemi hybride et à la menace asymétrique», a-t-il rappelé, avant d’exhorter les jeunes officiers à commander avec courage et discernement. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui a présidé la cérémonie, a exprimé sa fierté de transmettre le flambeau aux jeunes officiers de la 43è promotion. Selon le chef suprême des Armées, cette nouvelle étape marque le début d’une longue et exaltante carrière de meneurs d’hommes. Pour relever les défis auxquels ils seront confrontés quotidiennement, le colonel Goïta a invité les jeunes officiers «à plus de rigueur, de détermination, d’engagement, d’abnégation et surtout de la ténacité». Il les a appelés à avoir le souci constant des hommes placés sous leur commandement sans lesquels aucune victoire ne sera possible. «Je leur demande aussi de rester fidèles surtout à leur serment d’officier qui est un engagement solennel qui les lie à la nation et aussi aux Forces armées et de sécurité», a exhorté le chef de l’État. Parlant du parrain, le chef suprême des Armées a rappelé que ce général a incarné, durant toute sa carrière, des valeurs républicaines, humanistes et d’intégration. « J’invite la 43è promotion à suivre les traces de son parrain qui restera toujours gravé dans la mémoire des Maliens», a conclu le colonel Assimi Goïta. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw. L’épouse du parrain, Mme Touré Lobbo Traoré, plusieurs membres du gouvernement, des autorités militaires, politiques et coutumières ont, également assisté à la cérémonie qui consacrait en fait la sortie de cette promotion et aussi celle du cycle spécial (2020-2021). OD/SK/MD (AMAP)

Gouvernement-UNTM : Les négociations en bonne voie

Bamako, 1er juil (AMAP) Les accords entre le gouvernement et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) connaîtront, dès la fin du mois de juillet, un début d’application avec l’harmonisation des grilles indiciaires des agents de l’État, a appris, mercredi. l’AMAP de sources syndicales. «Les choses sont sur la bonne voie. En très bonne voie», a assuré un responsable de l’UNTM. Au total, «six points de revendications seront satisfaits dans les semaines à venir», a-t-il précisé, avant d’ajouter que le président de la Transition s’est porté garant de la mise en œuvre de ces points d’accord. Les syndicalistes affichent un optimisme quant à l’aboutissement des discussions en cours avec les autorités, assurant que les lignes commencent à bouger. Selon ces sources, qui ont pris part à un débriefing du bureau de la centrale, mercredi, sur les négociations en cours avec les autorités de la Transition, le gouvernement se serait également engagé à diligenter la révision de la loi portant création de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), à mettre les «travailleurs compressés» dans leurs droits et à ramener les travailleurs mutés suite à des grèves à leurs postes respectifs. Par contre, toujours selon nos sources, la question de l’harmonisation des primes et indemnités sera traitée lors de la Conférence sociale. Le gouvernement a annoncé, à l’issue du Conseil des ministres, mercredi, un projet de loi dans ce sens. Les autorités de la transition ont fait de l’apaisement du front social une des priorités, Elles affichent leur détermination à satisfaire la demande sociale. Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, s’est rendu aux sièges des centrales syndicales, dont l’UNTM, pour manifester l’intérêt qu’il porte aux revendications syndicales. L’approche semble réjouir les leaders syndicaux qui ont souvent reproché à la partie gouvernementale un certain «manque de considération» à l’égard des partenaires sociaux. Des accords entre le gouvernement et la centrale syndicale ont été consignés dans le procès-verbal de conciliation signé le 5 février dernier. Leur non-satisfaction a amené l’UNTM à déposer un préavis de grève en date du 26 avril dernier. Les négociations engagées ayant échoué, la centrale syndicale a fait observer un arrêt de travail de cinq jours (du 7 au 21 mai). Pour éviter une nouvelle semaine de grève, le Premier ministre d’alors avait personnellement pris le dossier en main. Sans succès. Les propositions faites par Moctar Ouane n’avaient pas satisfait les syndicalistes qui ont dénoncé «le manque de sérieux et d’esprit de responsabilité affichés au nom de l’État pour ne pas donner suite à l’application des accords déjà conclus». ID/MD (AMAP)  

Douentza : six morts et 13 blessés dans l’attaque d’un mini-bus de transport

Douentza, 29 juin (AMAP) Six personnes ont trouvé la mort et 13 autres blessées dimanche dans l’attaque du mini- bus qui les transportait, par des hommes armés non identifiés, vers Petaka, localité située à 12 km de Douentza (Centre), a appris l’AMAP de source locale. Selon notre source, des hommes armés non identifiés ont attaqué le véhicule de transport en provenance de la Foire de Douentza, aux environs de Petaka, faisant 6 morts et 13 blessés dont 3 femmes. Une forte délégation des autorités de la Région de Douentza, composée du directeur de cabinet du gouverneur, du président du Conseil de cercle, des maires de Douentza et de Petaka, du préfet adjoint, des responsables sécuritaires, s’est rendue à l’hôpital de Douentza pour présenter ses condoléances aux familles des disparus et souhaiter prompt rétablissement aux blessés. Notre source signale que le directeur de cabinet du gouverneur, Abou Diarra a remis une enveloppe symbolique aux blessés. C’est la deuxième fois, en deux semaines, que le village de Petaka a été victime d’une attaque terroriste, accentuant l’inquiétude dans la population de Douentza et faisant de Petaka un village très ciblé par les terroristes à cause de la présence d’une base des milices donsos. BM/KM (AMAP)

Les présidents Embalo et Goita évoquent les engagements du Mali face à la CEDEAO

Bamako, 27 juin (AMAP) Le président de la Transition au MaIi, colonel Assimi Goïta, et le président de la Guinée-Bissau, le général Umaro Sissoco Embalo, ont évoqué, samedi, à Bamako, les engagements pris par le Mali vis-à-vis de la Communauté economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la lutte contre le terrorisme et les opportunités de coopération qui s’offrent à leurs deux pays. Au terme d’une séance de travail au Palais de Koulouba, le président bissau-guinéen, qui a effectué une visite d’amitié et de travail, a indiqué avoir échangé avec le président de la CEDEAO qui l’a «chargé de transmettre au colonel Assimi Goïta les préoccupations de l’Organisation sous régionale ». Selon lui, « tout le monde souhaite que la feuille de route et le calendrier soient respectés, et qu’on puisse trouver une voie de développement pour le Mali ». Le général Umaro Sissoco Embalo a tenu à rappelé que le Mali, bien que suspendu des instances de l’Organisation, en est membre fondateur. Président d’un pays qui a connu plusieurs crises politiques, il dit mieux comprendre l’impérieuse nécessité de prêter main forte au Mali en ces moments critiques de son histoire. L’hôte de Bamako a donc plaidé la cause malienne, en évoquant l’expérience de la Guinée-Bissau qui a « passé beaucoup d’années dans les turbulences politiques». « Aujourd’hui, on a retrouvé le chemin», a-t-il ajouté avec un sentiment de fierté. Selon le colonel Goïta, la séance de travail lui a permis de faire le point du processus de Transition, conformément aux engagements pris lors du sommet consacré à notre pays par la CEDEAO à Accra (Ghana). Au nombre des progrès, il a cité la mise place d’un gouvernement inclusif, dirigé par un Premier ministre civil. Le chef de l’Etat entend honorer également l’engagement de tenir les élections aux échéances prévues. Il a assuré que des instructions ont été données dans ce sens au Premier ministre. Les deux chefs d’Etat ont évoqué un autre sujet important : la situation sécuritaire au Mali et, plus globalement, au Sahel. Les deux délégations ont ainsi discuté des possibilités d’action pour améliorer la sécurité au Sahel. « L’insécurité qui touche cette zone peut, par prolongement, se retrouver en Guinée-Bissau. Aujourd’hui, c’est l’inquiétude générale », a déclaré le chef de l’Etat. Avant de donner l’assurance que les autorités maliennes vont «continuer à améliorer cette condition sécuritaire avec l’ensemble des partenaires ». Les parties ont fait un tour d’horizon des axes de la coopération bilatérale. Entre nos deux pays, il existe des commissions mixtes sur tous les domaines. L’ambition affichée de part et d’autre est de booster cette coopération, en actualisant notamment les accords dont certains datent de 1983. Depuis cette année-là, ils n’ont pas été revus. «Cela est inacceptable», selon le général Umaro Sissoco Embalo qui pense que le moment est venu de revitaliser l’axe Bamako-Bissau. Déjà, a-t-il souligné, « beaucoup d’hommes d’affaires maliens sont présents en Guinée-Bissau». Les chefs d’Etat ont instruit aux ministres en charge des Affaires étrangères d’identifier les voies et moyens en vue une coopération approfondie. Le président de la Transition a bien apprécié la démarche du chef de l;’Etat de Guinée-Bissau qu’il considère d’ailleurs comme un frère parce que « sa mère est malienne ». Il a tenu à le remercier pour cette visite, la deuxième en l’espace d’une année. Et ce, en dépit de la situation particulière que traverse le Mali. Par ailleurs, il a affirmé que le Mali et la Guinée-Bissau disposent de beaucoup d’opportunités pour une coopération dynamique au profit des deux peuples. ID/MD (AMAP)

Mali-Guinée Bissau: le général Umaru Sissoco Embalo à Bamako

Bamako, 26 juin (AMAP) Le président de la Guinée-Bissau, le général Umaru Sissoco Embalo, accompagné de ses proches conseillers, est arrivé à Bamako vendredi après-midi, pour une visite d’amitié et de travail de trois jours, a constaté l’AMAP. À sa descente d’avion, à l’aéroport international président Modibo Keïta Senou, le chef de l’Etat bissau-guinéen été accueilli par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. En plus du chef de l’État malien, le protocole d’accueil du président Embalo était élargi au Premier ministre Dr Choguel Kokalla Maïga accompagné de plusieurs membres du gouvernement, au président du Conseil national de Transition (CNT), Malick Diaw. On notait également la présence d’autres personnalités de haut rang. Après le cérémonial d’accueil, suivi de l’exécution des hymnes nationaux, les deux chefs d’État ont eu un entretien à huis clos dans le salon VIP du pavillon présidentiel. Au sortir de ce tête-à-tête, le président Embalo a confié à la presse être heureux de retrouver « ses frères maliens ». Occasion pour le visiteur de marque dont la mère est d’origine malienne de réitérer son appui au Mali « qui traverse, dit-il, une situation particulière caractérisée par sa suspension par plusieurs organisations de la Communauté internationale », notamment la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). « Il y a la position de la CEDEAO. En tant que membre de cette organisation, je suis cette feuille de route. Mais cela n’empêche pas que je continue de donner mon appui au peuple malien, chaque fois que cela est possible », a déclaré Umaru Sissoco Embalo. Au cours de son séjour, l’hôte du Mali aura plusieurs activités dans son programme. Il est invité à un dîner offert par le président Assimi Goïta au Palais de Koulouba. Ensuite, le président Sissoco Embalo visitera le Musée national, samedi matin, avant un déjeuner de travail avec son homologue. AT/MD (AMAP)