Mali : Le Plan d’Action du Gouvernement de Transition approuvé lundi

Bamako, 3 août (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a approuvé lundi au CICB, le Plan d’action du gouvernement (PAG)2021-2022, à l’issue d’un vote par 102 voix pour, deux (02) contre et neuf (09) abstentions, après une journée de débats, a constaté l’AMAP. Le Premier Ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, a, juste après le vote favorable des membres du CNT au plan d’action qu’il a présenté, remercié, au nom du chef de l’État et du gouvernement, les membres du CNT pour la confiance placée en son équipe. « Je sens plus que jamais la charge de la responsabilité qui est la mienne face aux Maliens et face à l’histoire. Rien ne sera ménagé pour que ce vote entre dans l’histoire », a assuré Dr Choguel Kokalla Maïga devant le CNT. En rappel, le Plan d’Action du Gouvernement de Transition dont le montant de sa mise en œuvre est estimé à 2050 milliards de nos francs, est basé sur axes stratégique à savoir le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, les réformes politiques et institutionnelles, l’organisation des élections générales et la promotion de la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité sociale. KM (AMAP)

Funérailles en milieu Sénoufo : Plutôt la joie que les pleurs

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 30 juil (AMAP) La population sénoufo, dans la Région de Sikasso (Sud), dans la Région de Sikasso (Sud), contrairement à de nombreuses autres communautés, privilégie la joie aux pleurs, lors des funérailles. La mort, en milieu sénoufo, est perçue comme l’évènement le plus important de la vie. Elle constitue le passage de la vie à la mort, de la mort à l’état de défunt et, enfin, dans le monde des ancêtres. « Auparavant les vieux sénoufo préparaient la mort », dit l’abbé Edouard Coulibaly, responsable du volet recherche du Centre culturel sénoufo, également sénoufo et originaire de Kadiolo (la capitale du Folona). Avant leur décès, certains anciens préparaient leur « cousaba », autrement dit un grand boubou, le pantalon et le bonnet à porter et des couvertures. Ils les confiaient au fils aîné ou à celui qui s’occupe d’eux. D’autres demandaient même à leurs enfants de creuser leur tombe. Ce, « pour ne pas fatiguer » les gens le jour-j. Dès l’annonce du décès, la fête commence. Le corps du défunt est gardé pendant deux jours. Entre temps, les joueurs de balafon se mettent à l’œuvre, le même jour. Ils jouent de la musique pour sécher les larmes. Tandis que les chanteurs louent la bravoure et rappellent les bienfaits du défunt, les enfants de ce dernier et leurs amis dansent. DECOMPTE DES COUVERTURES – Pendant ce temps, la fille aînée du défunt commence à compter les couvertures. Chaque être cher du défunt souhaite lui offrir une couverture (fils, filles, épouses, amis, connaissances etc.). Autrefois, le défunt pouvait se voir offrir près de 70 couvertures au total. Aujourd’hui, ce chiffre est réduit au minimum à 7 couvertures et au maximum à 20. Après le triage des couvertures, les fils se partagent ce qui reste. Et chaque bénéficiaire doit obligatoirement inviter ses amis lors des grandes funérailles. A en croire l’Abbé Coulibaly, ce nombre pléthorique de couvertures s’explique par une croyance des Sénoufo. Ils se disent que, dans l’Au-delà, le défunt partagera avec les autres morts. Après l’enterrement, il faut 3 à 5 mois pour tenir les grandes funérailles. Chez les Senoufo, cette décision est prise par le chef du lignage. Sans funérailles, le défunt n’accède pas au ciel, pense-t-on. C’est une fête sans aucun signe de deuil. Dans ce milieu, les funérailles constituent une fête de joie et d’espérance. C’est l’occasion de retrouvailles pour les parents, les habitants du village et les alliés. Tout ceci est accompagné par un orchestre. Selon l’Abbé Edouard, dans sa localité, les funérailles durent toute une semaine. En plus des hôtes, chaque fils et fille du défunt invite ses amis. Les festivités des premiers jours de la semaine des funérailles sont dédiées aux étrangers. Pour le reste, chaque jour est réservé aux invités d’un des fils ou filles de la famille. Au cours de la semaine, les étrangers et les habitants du village dansent au son du balafon, mangent et boivent avant de contribuer pour aider, financièrement, celui qui les a invités. Le dernier jour des funérailles, dans l’après-midi, les jeunes du village transportent une natte qui représente le défunt (ce dernier est déjà enterré). En cours de route, les gens qu’ils rencontrent mettent de l’argent sur la natte. Ainsi, ils transportent la représentation du défunt dans la case des morts, appelé « cougba », en langue sénoufo. Vers 16 heures, ils enlèvent tous les objets de la case avant de le faire écrouler. Ainsi prennent fin les funérailles. Le correspondant régional de l’AMAP à Sikasso, centre 1991-1992, Fousseyni Diabaté, qui a accompagné le gouverneur de la région, Alpha Abdoulaye Sow, aux funérailles du célèbre chanteur sénoufo, feu Lamissa Bengaly, se souvient. Ces funérailles ont été une grande fête. Il y avait du folklore sénoufo et les gens ont dansé. « Des jeunes qui transportaient le défunt faisaient des va-et-vient interminables, au pas de course, dans la foule. Quelque fois, lorsqu’ils revenaient sur leurs pas, ils déposaient le corps du défunt. Les femmes de ce dernier s’agenouillaient autour de lui et murmuraient des paroles. Après, les jeunes continuaient leurs allers-retours, jusqu’à l’heure de l’enterrement », remémore M. Diabaté. Fousséni Diamouténé, un Sénoufo ressortissant du village de N’Gorodougou (Commune de Danderesso) raconte les funérailles d’une vieille mère. « La population a passé toute une nuit à manger et à danser au son du cicaara », se rappelle le sexagénaire, ajoutant que c’est le lendemain qu’ils ont enterré la défunte. Dans d’autres contrées sénoufo de la région, comme Lofiné, Gnaradougou et Soronto, les populations ont gardé la tradition des festivités des funérailles. Certaines femmes sénoufo, en plus des chants et danses, portent des uniformes. Selon les précisions de l’ancien directeur adjoint du Musée national, Salia Mallé, dans d’autres communautés sénoufo, lors des funérailles, le « poro », (société secrète en charge de l’initiation des jeunes), assure le rituel. Les porteurs de « masques-hommes » incarnent des animaux mythiques. Ils sont encagoulés. Personne ne doit et ne peut les reconnaître. Selon un ordre rituel précis, ils apparaissent par catégorie, chacune ayant une mission particulière. Les masques se produisent dans une ambiance assez terrifiante, car ils sont chargés de chasser les mauvais génies et d’associer les ancêtres courroucés qui doivent accueillir le défunt. D’autres masques encerclent le corps en tournant autour de la dépouille. « Chez les Sénoufo, les funérailles ont pour fonction de donner au défunt le statut d’ancêtre », indique M. Mallé. Malheureusement, ces festivités ont tendance à disparaître chez certains Sénoufo sous les coups de boutoir des religions et de la « modernité ». Encadré Au cours des funérailles chez les Sénoufo, trois vieilles femmes sont désignées pour veiller sur le corps, avant l’enterrement. Ces trois vénérables mères montent la garde, 24h/24, durant 2 à 3 jours. Elles chassent les mouchent sur le corps. En récompense, ces veilleuses se nourrissent de poulet et de riz. Un poulet entier, à chaque repas ! Dans le but de les protéger des mauvaises odeurs du corps. Si le poulet n’est pas entier, les vigiles peuvent se plaindre auprès de la cuisinière. C’est le mari de cette dernière

Mali: Le Premier ministre a présenté le plan d’actions du gouvernement

Bamako, 30 juil (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a présenté, vendredi après-midi, le Plan d’actions du gouvernement (PAG) devant le Conseil national de Transition (CNT), organe législatif de la Transition. Pour la première phase de cette session spéciale au CNT, le Premier ministre a détaillé les grands axes du PAG. Les débats et le vote du PAG auront lieu lors de la 2è partie de la session prévue lundi prochain. S’adressant aux membres du CNT, le chef du gouvernement a présenté les quatre axes du plan d’actions dont le budget de mise en œuvre est estimé à plus de 2,050 milliards de Fcfa. Ces différents axes sont le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national et la mise en place des réformes politiques et institutionnelles. Les actions du gouvernement seront également focalisées sur l’organisation des élections générales et la promotion de la bonne gouvernance, ainsi que l’adoption d’un pacte de stabilité sociale. Le PAG est décliné en neuf objectifs. Il tient également compte du temps restant de la Transition et est fondé sur trois piliers : sécuritaire, politique et social, selon M. Maïga. Le Premier ministre a donné des assurances sur plusieurs sujets cruciaux de la Transition. Sur le plan du renforcement de la sécurité, premier axe du PAG, le chef du gouvernement a indiqué que dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’insécurité, le gouvernement va s’engager à mettre « tous les moyens matériels et humains nécessaires à la disposition des forces de défense et de sécurité ». “Le gouvernement va, également, s’atteler à l’organisation des Assises nationales de la refondation (ANR)”, a affirmé le Dr Choguel Kokalla. Au sujet de ces assises, le chef du gouvernement a assure que, sans être une assise de plus, ce « cadre de dialogue s’appuiera sur les résolutions et recommandations des différents fora tenus ces dernières années ». le Premier ministre a assuré la mise en œuvre intelligente et la relecture de manière consensuelle, de l’Accord pour la Paix et la réconciliation issu du processus d’Alger Sur l’Education, le chef du gouvernement a réaffirmé aux syndicats d’enseignants que l’article 39 n’a pas été abrogé. MT/MD (AMAP)

Le Premier ministre malien présente le plan d’actions gouvernementales devant le CNT

Bamako, 30 juil (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, présente, ce vendredi après-midi, le Plan d’actions du gouvernement (PAG) devant le Conseil national de transition (CNT). L’exercice auquel se soumet le chef du gouvernement est une recommandation de l’article 15 de la Charte de la Transition. Ce passage, dans l’esprit de la Charte, donne la possibilité au chef du gouvernement de décliner les grands axes de sa stratégie de gestion de l’action publique. Le projet de plan d’actions que présente le Premier ministre s’articule autour de quatre (4) axes prioritaires. Il s’agit du renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, la mise en place des réformes politiques et institutionnelles. Les actions du gouvernement seront également focalisées sur l’organisation des élections générales et la promotion de la bonne gouvernance, ainsi que l’adoption d’un pacte de stabilité sociale. Le PAG est la synthèse des contributions des 25 ministères du gouvernement. Il s’appuie sur les priorités de la Transition en fonction de sa durée. MT/MD (AMAP)  

Le général Moussa Diawara sous mandat de dépôt dans l’affaire de la disparition du journaliste Birama Touré

Bamako, 29 juil (AMAP) Le général Moussa Diawara, ancien directeur de la Sécurité d’État, a été placé sous mandat de dépôt, jeudi, pour «complicité d’enlèvement, de séquestration et de tortures» par le 1è cabinet du tribunal de Grande instance de la Commune IV du District de Bamako. Des sources proches du dossier précisent que le haut grade, qui a été entendu dans l’affaire de la disparition du journaliste Birama Touré, est détenu dans un lieu différent de la prison centrale de Bamako. Il y a quelques semaines, le dossier de la disparition du journaliste du “Sphinx” a connu un rebondissement, avec un mandat d’arrêt international délivré par le même tribunal contre le fils de l’ancien président de la République, Karim Keïta, ancien président de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale. Il est accusé d’être à l’origine de l’enlèvement et de la disparition de Birama Touré alias Norbert Zongo, du nom du célèbre journaliste enquêteur burkinabé assassiné dans le cadre de ses investigations. A propos du mandat d’arrêt international contre Karim Keïta, la famille du journaliste disparu, par la voix de leur patriarche, Mamadou Touré, a souhaité, dans une déclaration, que la lumière soit faite sur cette affaire, ajoutant qu’il veut voir son fils Birama Touré. “Et s’il n’est plus vivant, a-t-il dit, qu’on montre sa tombe à la famille afin qu’elle puisse faire son deuil”. Ce dernier rebondissement dans l’affaire du journaliste a, aussi, fait réagir la Maison de la Presse. Par la voix de son président, Bandiougou Danté, elle «réaffirme son soutien à la justice et l’encourage à aller jusqu’au bout pour la manifestation de la vérité ». DD/MD (AMAP)

Denrées de première nécessité : Les prix toujours hauts une semaine après la Tabaski

Par Oumar SANKARÉ Bamako, 27 juil (AMAP) Une semaine après la fête de Tabaski, les prix des denrées de première nécessité restent encore inaccessibles au Malien lambda. Des fluctuations jugées injustifiées sont constatées par endroits dans la capitale, Bamako. Nous avons fait le constat, notamment dans le Grand marché et celui du Dibidani. En ce lundi 26 juillet, il est 10h au marché Dibidani. L’endroit fourmille de monde. Vendeurs et vendeuses sont à l’affût pour accrocher les clients. Derrière cet engouement, se cache une mévente due à la cherté des prix. Cette flambée, commencée depuis des mois, a été amplifiée à la veille de la fête de l’Aid Al Adha, après une courte période de normalisation. Mah Toumagnon, la soixantaine, vend des légumes et pâtes alimentaires. Visiblement frustrée, elle ne décolère pas. «La veille de la fête, il y a eu une flambée des prix des denrées sur le marché. Par exemple, le coût d’un panier de tomates est passé de 15.000 Fcfa à 60.000 Fcfa sans la moindre explication», proteste-t-elle vigoureusement. Sa sœur Awa ajoute : « À la veille de chaque fête de ramadan et de Tabaski chez nous, les prix explosent sans aucune raison valable. Ce qui est déplorable, c’est qu’aucune autorité n’intervient pour recadrer les choses sous prétexte que le commerce est libre». Le kg d’igname, vendu d’ordinaire à 500 Fcfa, est passé à 700 Fcfa. Le sac de concombres est cédé à 10.000 Fcfa contre 5.000 Fcfa auparavant. Le revers de la médaille, selon Awa, est qu’il y a beaucoup d’invendus à cause de cette forte hausse. « Maintenant, les lieux d’approvisionnement sont inondés de produits. Faute de preneurs, ils sont en train de pourrir », témoigne la commerçante. Plus loin, sont installés des bouchers occupés à dépecer une carcasse. Saidou Kamien est membre du syndicat des bouchers de Dibidani. Le cinquantenaire constate que le prix de la viande est en train de remonter dans certains marchés compte tenu du fait, selon lui, que les engagements pris auprès les bouchers ne sont pas respectés. « Le gouvernement avait décidé d’accorder une subvention de 45.000 Fcfa par bœuf abattu par les bouchers. Depuis quelques jours, ceux qui sont chargés de collecter nos reçus ne viennent plus à l’abattoir », explique-t-il. Le prix du litre d’huile a également prix l’ascenseur en certains endroits. Pour Amadou Diarra, vendeur détaillant, « l’huile local dont le prix doit être abordable, est plus cher que l’huile importé ». Le bidon de 20 litres vendu à 20.000 Fcfa avant, est passé à 21.000 Fcfa, déplore-t-il. Tout comme au «Dibidani», les prix des denrées de première nécessité ont subi «une hausse exorbitante» au Grand marché de Bamako, se plaint Djénébou Sacko, vendeuse de légumes au Wonida. A Kati et Nossombougou, les fournisseurs et agriculteurs ont cédé le panier de tomate à 60.000 F cfa. « Un prix record », selon elle. C’est la réalité sur tout le marché aujourd’hui mais la vendeuse signale que depuis deux jours, les prix sont à la baisse. « Le prix de l’oignon suit son cours normal », selon Mohamed Traoré, étudiant en Master et vendeur d’oignon. Pour lui, l’augmentation des prix, dans certains marchés, est liée à une faible production, la disponibilité sur les lieux d’approvisionnement. « En période hivernale, explique-t-il, les productions d’oignons s’arrêtent à Diré, Niono, Baguinéda et Beleko, nos zones d’approvisionnement». De nouvelles variétés importées du Maroc et du Sénégal inondent le marché. «Le prix du sac d’oignon de 25 kg varie entre 10.000 et 11.000 F cfa. On en a pour six mois d’importation», précise Mohamed Traoré. « Les prix de l’huile, de la tomate et autres pâtes alimentaires, sont fluctuants », assure Dramane Coulibaly, vendeur d’huile, de concentré de tomates, de pâtes alimentaires, etc. « Le problème vient des grossistes. Ils retiennent les marchandises pour provoquer une pénurie afin d’augmenter les prix », explique le commerçant. « Rien que la semaine passée, j’ai commandé de l’huile. Le matin, on m’a assuré que j’aurai la marchandise. Trois heures plus tard on m’a informé qu’il n’y en avait plus. Le lendemain, on m’a rappelé pour dire que c’est disponible mais que le prix a augmenté de 1.000 Fcfa», confie-t-il, ajoutant que cette situation infernale dure depuis un certain temps. L’Etat devrait, selon plusieurs intervenants, réguler le secteur au lieu de laisser l’anarchie s’installer dans le pays. Cela est nécessaire quand on sait qu’il accorde des subventions aux grossistes pour que les denrées soient accessibles aux populations. OS/MD (AMAP)  

La MINUSMA salue l’ouverture d’une enquête après le décès de l’agresseur du président de la Transition

Bamako, 26 juil (AMAP) La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a salué, lundi, l’ouverture d’une enquête par les autorités maliennes sur les circonstances du décès de l’auteur de l’agression du président de la Transition. Dans un communiqué, la MINUSMA se félicite de « l’ouverture de ces investigations judicaires « pour faire la lumière et établir les responsabilités, le cas échéant, sur les circonstances de ce décès » et « reste disponible pour apporter son assistance aux autorités nationales dans cette enquête » La mission onusienne indique avoir pris « note de l’annonce par les autorités maliennes du décès, en détention, le dimanche 25 juillet 2021, de l’auteur de l’agression à l’arme blanche contre le président de la transition, le colonel Assimi Goïta ». Elle réitère son « soutien constant aux efforts de l’État pour promouvoir les droits de l’homme et la lutte contre l’impunité, ainsi que (sa) ferme condamnation de l’attaque perpétrée contre le président de la Transition », conclut le communiqué. SS/MD (AMAP)

Mali : L’auteur de l’agression contre le président de la Transition est décédé (Communiqué)

Bamako, 25 juil (AMAP) L’auteur de l’agression contre le président de la Transition, colonel Assimi Goïta, le 20 juillet 2021, à la Grande Mosquée de Bamako, est décédé ce dimanche à l’hôpital du Point G, où il avait été admis, a annoncé,  le même jour, un communiqué du gouvernement. « Au cours des investigations qui ont permis de mettre en évidence des indices corroboratifs des infractions sus visées, son état de santé s’est dégradé », précise le communiqué, avant d’ajouter que « une autopsie a été immédiatement ordonnée pour déterminer les causes de son décès ». Le gouvernement rappelle que son décès ne fait pas obstacle à la poursuite de l’enquête déjà en cours au niveau du parquet de la commune II, note le communiqué. Et de préciser « que les premiers indices collectés et les informations recueillies indiquent qu’il ne s’agissait pas d’un élément isolé ». L’auteur présumé avait été aussitôt maîtrisé par les services de sécurité. Au lendemain de des faits, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de la Commune II de Bamako, a ouvert une enquête en vue de faire toute la lumière sur cet événement. AT/MD (AMAP)

JO Tokyo 2020 : la délégation du Mali prend part à la cérémonie d’ouverture 

Bamako, 24 juil (AMAP) Le Mali est présent aux Jeux olympiques de Tokyo avec quatre athlètes qui ont défilé lors de la cérémonie d’ouverture de la 32è Olympiade, vendredi, au Stade olympique de Tokyo sans public, pour cause de crise sanitaire. Le porte-drapeau, Seydou Fofana (taekwondo, 68kg) est la principale chance de médaille malienne. Il s’est qualifié aux JO lors du tournoi des éliminatoires africains au Maroc. Les autres athlètes sont Djenébou Danté (100m, athlétisme), Fodé Sissoko (200m, athlétisme) et Sébastien Kouma (100m nage libre). Tous vêtus de boubous blancs, les athlètes de la délégation du Mali, conduits par le porte-drapeau, le taekwondoïste Seydou Fofana, sont passés à la 175è position, par ordre alphabétique de la langue japonaise . Le défilé de 206 délégations, en présence de l’Empereur du Japon, Naruhito, et du président du Comité international olympique (CIO), l’Allemand Thomas Bach, champion olympique en escrime en 1976, a débuté par la Grèce suivie de l’équipe des réfugiés. La joueuse de tennis japonaise Naomi Osaka, n°2 mondiale, a eu l’honneur d’allumer la flamme au Stade olympique de Tokyo, à la fin de la cérémonie d’ouverture. Quelques minutes plus tôt, l’empereur du Japon, Naruhito, a déclaré les Jeux olympiques de Tokyo « ouverts ». Certaines disciplines, notamment le football, ont déjà débuté, il y a quelques jours. Plus de 11.000 athlètes du monde entier s’affronteront, dans 339 épreuves, jusqu’au 8 août prochain dans différentes disciplines lors de ces Jeux olympiques, Tokyo 2020, reportés l’an passé en raison de la pandémie de Covid-19. MT/MD (AMAP)

Addiction aux outils technologiques : La tête dans l’écran

Par Maïmouna SOW  Bamako, 23 juil (AMAP) Les outils technologiques accaparent l’attention des utilisateurs à telle enseigne que la communication interpersonnelle est reléguée au second plan au détriment des relations sociales. Les déclarations hostiles aux réseaux sociaux se multiplient ces derniers temps. Quand ces déclarations proviennent de ceux qui les ont créés, elles prennent une autre dimension. C’est Tim Berners-Lee qui a lâché la bombe ! «Le web a desservi l’humanité au lieu de la servir et a échoué sur de nombreux points», a déclaré récemment, l’informaticien britannique, principal inventeur du World Wide Web au tournant des années 1990. Il n’est pas le seul à le penser. «La créature a échappé à son créateur et fait si peur comme dans un film d’horreur», a ajouté Tim Cook. Timothy Donald Cook, dit Tim Cook est un chef d’entreprise américain, actuel directeur général d’Apple. À la suite de la démission de Steve Jobs pour des raisons de santé, le 24 août 2011, il prend la direction du groupe qu’il avait rejoint en mars 1998. Aujourd’hui, les créateurs du web ne «like plus, ce qu’ils ont eux-mêmes créé. Ils gardent leurs enfants loin de l’utilisation des réseaux sociaux : Facebook, Twitter, WhatsApp, Tik Tok etc…» Ces messages d’alertes passent inaperçus pour bon nombre de nos compatriotes. Le web a pris une place prépondérante dans notre société et cela de manière inquiétante, sans qu’on s’en rende compte ou, pire, sans qu’on soit conscient du danger que cela représente dans le futur proche. Comme une drogue, le manque de forfaits dérange. La majeure partie des jeunes ne peut passer 30 minutes sans être en ligne. Soit pour like (aimer), commenter, télécharger, ou poster ses propres images. Ce temps, totalement consacré à l’internet, capte toute l’attention de l’utilisateur et est paradoxalement sans limite. Comme l’illustre cette scène anodine mais significative de la situation. La belle-sœur de Kamisse Diallo a accouché par césarienne à la maternité de Korofina-Nord, en Commune I à Bamako, la capitale malienne. Quand elle a appris la bonne nouvelle, elle a prévu de lui rendre visite à la descente du travail. Arrivée au portail du centre de santé, au petit soir, elle demande à un monsieur qu’elle a croisé où se trouve la maternité ? Sans lever la tête, et en manipulant son téléphone, ce dernier lui répond : devant ! Kamisse continue son chemin, croise une seconde personne occupée par son portable qui, aussi, lui dit de tourner à gauche. Au lieu indiqué, la femme, qui est censée accueillir les visiteurs, navigue à son tour sur le web. A peine, elle note la présence d’une visiteuse. Mécontente de cette indifférence, la visiteuse crie au scandale. «Mais qu’est-ce qui se passe ? Depuis le portail, on me répond sans me regarder, ici aussi ! Ayez un peu de considération pour moi, la connexion n’est pas plus importante que les humains», fulmine-t-elle ! Fait, certes banal et inquiétant, mais révélatrice de la triste réalité de notre société. Les gens sont ensemble physiqument mais, en réalité, sont loin les uns des autres dans la pensée, car ils ne vivent presque plus en société. Cela à cause de l’utilisation des différentes applications comme Facebook, Tik Tok, Twitter, Instagram et autres. Imaginons le monde dans dix ans, si les choses devaient évoluer ainsi ? Certes ces applications ont pour but de rapprocher les utilisateurs du monde entier, en temps réel, à travers des discussions instantanées, des débats, des appels vidéos etc. Paradoxalement, elles éloignent les personnes déjà proches. Même les couples ne communiquent plus comme il se doit. Après les occupations quotidiennes, les membres d’une famille restent chacun dans son coin, les yeux rivés sur leur téléphone et s’adressent à peine la parole. MANIPULER LE CERVEAU – Fatim est la seconde épouse de son mari. Pendant le temps que son mari passe chez elle, elle a du mal à lui consacrer toute l’attention qu’il mérite à cause de Tik Tok. «Je ne suis pas la seule à avoir ce problème, même mon mari a du mal à se déconnecter. Souvent, on s’oblige à mettre le téléphone à côté pendant trente minutes ou une heure de temps, pour causer un peu avant de dormir», reconnaît-elle. Internet est devenu indispensable dans nos vies. De plus en plus, les gens ont du mal à se déconnecter. La connexion nous accompagne même aux moments les plus intimes de notre vie : à table, à la cuisine, aux toilettes, au lit… Des comportements contraires à nos bonnes mœurs. Comme un mal nécessaire, le téléphone est la première chose que beaucoup touchent au réveil et la dernière chose que l’on dépose au coucher. Tim Cook, le patron d’Apple a confessé dans le journal The Guardian : «Je ne veux pas que mon neveu utilise les réseaux sociaux.» De son côté, Jaron Lanier, pionner de la réalité virtuelle, a publié les « dix arguments pour quitter les réseaux sociaux tout de suite ». «Je ne peux plus appeler ça réseaux sociaux. J’appelle ça, vampire de modification de comportements», dit-il. Il faut dire que, désormais, ces créateurs assument ouvertement avoir manipulé le cerveau. Jaron Lanier poursuit : « dans les années 50, quand on parlait au téléphone, il n’y avait pas de centaines d’ingénieurs de l’autre côté de l’écran qui savaient parfaitement comment fonctionnait notre psychologie ». Sean Parker co-fondateur de Facebook, avoue : «notre réflexion était, comment capturer le maximum de votre temps et de votre attention. Pour ça, nous devons créer et vous fournir des piques de dopamine. Par exemple, « on a créé des like sur vos posts, pour vous pousser à continuer la navigation ; aussi des applications comme « L’auto-play » les vidéos qui partent sans qu’on ait besoin de cliquer. Le but est de provoquer une addiction». Quant à Chamath Palihapitiya, ancien vice-président de Facebook, il glisse : «nous avons créé les machines qui déchirent le tissu social. En fabriquant des outils qui secrètent de la dopamine à répétition à des plaisirs immédiats, nous avons détruit le fonctionnement de la société». L’addictologue