Communiqué du Conseil des Ministres du 1er septembre 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 01 septembre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités d’application de la Loi n°2018-027 du 12 juin 2018 relative aux droits des personnes vivant avec un handicap. La Loi n°2018-027 du 12 juin 2018 a été adoptée pour promouvoir et protéger les droits des personnes vivant avec un handicap. Le présent projet de décret est adopté pour fixer les modalités d’application de cette loi. Il permettra entre autres : – de faciliter l’insertion sociale des personnes vivant avec un handicap ; – de concrétiser l’égalité des chances, de promouvoir, de protéger et d’assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits humains et des libertés fondamentales par les personnes vivant avec un handicap ; – d’adapter les services publics et privés aux besoins des personnes vivant avec un handicap. 2. Sur le rapport du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déterminant le statut de malien établi à l’extérieur et de migrant de retour. Le projet de décret adopté précise les conditions à remplir pour bénéficier du statut de malien établi à l’extérieur et du statut de migrant de retour. Il détermine les circonstances dans lesquelles le malien établi à l’extérieur perd ce statut et précise les conditions dans lesquelles le migrant de retour peut solliciter le soutien de l’Etat et de ses partenaires pour sa réinsertion socio-économique. Au sens du présent de projet de décret, le malien établi à l’extérieur est un citoyen malien qui s’est installé de façon durable à l’extérieur du Mali et le migrant de retour est un citoyen malien qui, après avoir émigré, est retourné au Mali de façon volontaire, involontaire ou en situation de détresse sans avoir rempli les critères pour bénéficier de la qualité de malien établi à l’extérieur. Il précise en outre que le statut de malien établi à l’extérieur n’est pas compatible avec celui de malien de l’intérieur. Son adoption permettra de recentrer l’assistance du Gouvernement et de ses partenaires pour la protection et la sécurisation des migrants dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de Migration. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a présenté au Conseil des Ministres l’évolution de la situation épidémiologique et de la maladie à Coronavirus marquée, notamment, par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a réitéré son appel au respect strict des mesures barrières par le personnel de l’administration et les populations et au renforcement de la vigilance des autorités sanitaires. Bamako, le 1er septembre 2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Chevalier de l’Ordre national
Politique : Soumeylou Boubèye Maïga et Mme Bouaré Fily Sissoko mis sous mandat de dépôt
Bamako, 27 août (AMAP) Le président de l’Alliance pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (Asma-CFP) et ancien Premier Ministre, Soumeylou Bouye Maïga a été mis sous mandat de dépôt, jeudi, après sa convocation devant la chambre d’accusation de la Cour suprême, dans l’affaire dite de « l’avion présidentiel » et celle relative à « l’achat des équipements militaires », a appris l’AMAP de sources concordantes. Nos sources précisent que l’information a été confirmée dans l’après-midi par son avocat, Me Kassoum Tapo, suite à un appel téléphonique. Toutefois, ce dernier n’a pas souhaité faire plus de commentaire sur l’affaire. Dans la même affaire, Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre de l’Économie et des Finances, a été également placée sous mandat de dépôt, par la chambre d’accusation de la Cour suprême. Pour rappel, le Procureur général de la Cour suprême, Mamoudou Timbo avait déclaré mardi dernier, à la télévision nationale que le dossier de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires n’était pas classé sans suite. « Les enquêtes sont en cours et les personnes qui sont impliquées dans l’affaire répondront devant les juridictions compétentes », avait affirmé le Procureur général de la Cour suprême, Mamoudou Timbo. KM (AMAP)
Santé : La 2ème phase de la vaccination a débuté lundi
Bamako, 24 août (AMAP) La deuxième phase de la vaccination contre la Covid-19 a débuté lundi par l’administration de la 1ère dose du vaccin Jonhson and Jonhson, à la directrice pays de l’USAID, Mme Cheryl Anderson, par le Premier Ministre, Dr Choguel Kokala Maïga au terrain « Chaba» de Lafiabougou, a constaté l’AMAP. C’était en présence de la ministre de la Santé et du Développement social, Mme Diéminatou Sangaré, de l’ambassadeur des États-Unis dans notre pays, Dennis Hankins et du représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Mali, Dr Jean Pierre Baptiste et de nombreux invités de marque. Dr Choguel Kokala Maïga n’a pas manqué de remercier les Etats-Unis et les partenaires de l’initiative COVAX, à savoir l’OMS, l’Unicef et l’Alliance Gavi pour l’appui inestimable apporté au peuple malien et leur implication à nos côtés. « Il est admis qu’au-delà des mesures barrières, la vaccination constitue un moyen sûr et efficace de riposte contre la Covid-19 en contribuant à l’augmentation de l’immunité collective », a déclaré le chef du gouvernement. Il a aussi ajouté que cette cérémonie traduit l’engagement du président de la Transition et du gouvernement à soutenir les efforts de lutte contre cette pandémie. « Mieux c’est aussi, pour l’État et ses partenaires techniques et financiers, le reflet de la recherche constante d’un état complet de bien-être physique, mental et social des populations, particulièrement les couches les plus vulnérables », expliquera Dr Choguel Kokalla Maïga. Le PM a également rappelé que la maladie à coronavirus, apparue en 2019, n’a pas épargné le Mali où les premiers cas ont été notifiés le 25 mars 2020. Les 151.200 doses de cet antigène seront administrées aux jeunes de 18 ans et plus. Mais la priorité sera accordée aux communautés à haut risque de contamination à la Covid-19, notamment dans les régions de Kayes, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka, Taoudenit et le District de Bamako. Pour atteindre ces cibles, trois stratégies classiques seront utilisées. Il s’agit de la stratégie fixe dans les structures de santé, celle avancée au niveau des villages et la stratégie mobile dans les camps des personnes déplacées internes. FN/KM (AMAP)
Education : Les épreuves du Baccalauréat 2021 ont débuté ce lundi
Bamako, 23 août (AMAP) Les épreuves du Baccalauréat qui ont débuté ce lundi sur toute l’étendue du territoire national prendront fin jeudi, a appris l’AMAP de source officielle. Plus de 182.000 candidats sont inscrits pour le baccalauréat 2021et l’examen se déroulera dans 370 centres répartis sur le territoire national. Dans un communiqué publié vendredi, la ministre de l’Éducation nationale, Mme Sidibé Dédéou Ousmane invite toutes les personnes concernées à être dans leur centre respectif à 7 heures précises munies de toutes les pièces d’identification requises. La ministre sait compter sur l’esprit de responsabilité et de patriotisme de chacun et conseille la plus grande vigilance quant à l’application rigoureuse de la police du règlement intérieur des examens, précise le communiqué. Ces épreuves du Bac se tiennent une semaine après celles du Diplôme d’études fondamentales (DEF) qui se sont déroulées du 16 au 18 août, malgré une grève des syndicats des enseignants. MT/KM (AMAP)
Adresse à la Nation du Président de la Transition, Chef de l’État à l’occasion de l’anniversaire du 18 août 2020
Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, 18 août 2020 – 18 août 2021 : il y a de cela un an, jour pour jour, notre Peuple prenait son destin en main, tournait une page de son histoire pour commencer à rédiger un nouveau chapitre. L’anniversaire de cet événement m’offre l’occasion de m’adresser à vous, à travers ce message que je veux un message du souvenir et de l’espoir. Émettant ce vœu, j’ai une pensée pieuse pour ceux qui ont été arrachés à notre affection, de Kayes à Kidal en passant par Bamako, le plus souvent à la fleur de l’âge. Je m’incline également pour ces autres qui, héroïquement, tombent au front, acceptant le sacrifice ultime pour la défense de la Patrie. Qu’ils reposent en paix ! Nous ne saurions les oublier. Mes chers compatriotes, Ce qui s’est produit le 18 août est un aboutissement. L’effondrement de l’État survenu le 22 mars 2012 aurait dû être suivi d’un sursaut patriotique. En lieu et place, ce fut une gestion dont l’une des conséquences majeures fut la déliquescence de la gouvernance. Des hommes et des femmes se sont retrouvés, pour exprimer leur volonté de rupture et de changement. Le Peuple a répondu massivement à l’appel. L’Armée nationale, votre Armée, ne pouvait rester dans l’attentisme : elle a donc pris ses responsabilités pour intervenir et permettre la concrétisation du vœu populaire, le changement. Bien qu’étant un aboutissement, le 18 août est également un nouveau départ. Un chantier gigantesque nous interpelle : comme l’a dit le poète, tout est à refaire, y compris l’homme car, il s’agit de réussir ce à quoi tout le monde aspire : la Refondation de l’État. Mes chers compatriotes, La rupture intervenue le 18 août a été immédiatement suivie d’une série de mesures allant dans le sens de cette refondation : de nouvelles institutions ont été mises en place, un nouveau gouvernement a été formé et tout le monde s’est attelé à la tâche. Un programme d’action gouvernementale, articulé autour de quatre axes, a été élaboré et a été approuvé par les hommes et les femmes exprimant la volonté du Peuple. Avec son exécution, notre ambition consiste à nous sécuriser pour nous développer, nous doter de textes et d’institutions crédibles pour instaurer une gouvernance vertueuse, réussir des élections transparentes aux résultats incontestables, raffermir la cohésion nationale. Conscients de la nécessité de mener une action patriotique, il nous revient de nous mobiliser pour affronter les défis de l’heure au delà de tout esprit d’exclusion et de clivage. Mes chers compatriotes, Un mot a été mis à la mode ces derniers temps, le mot « inclusivité ». Il nous revient de le privilégier, de le cultiver. Nul, qu’il soit personne privée, association ou parti politique, ne doit exclure les autres et personne ne doit se sentir exclu. Ce à quoi, solennellement, je convie, c’est l’unité d’action pour le sursaut national, au nom de la Refondation. Que Dieu bénisse le Mali !
18 août 2020-18 août 2021 : Il y a un an, démissionnait le président Ibrahim Boubacar Keïta
Par Dieudonné DIAMA Bamako, 17 août (AMAP) L’année 2020 n’aura pas été de tout repos pour l’ancien chef de l’Etat malien et son gouvernement. Pendant plusieurs mois, les écoles étaient fermées pour cause de grève des enseignants. La crise de la Covid-19 est venue s’ajouter à cette crise, conduisant les autorités à prendre certaines mesures dont le couvre-feu, contesté par une partie de nos compatriotes. Entre-temps, des voix se sont élevées pour dénoncer la mauvaise gouvernance, l’insécurité grandissante, le détournement des fonds destinés à la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM), l’achat d’équipements militaires, etc. Dans ce contexte, l’ancien président du Haut conseil islamique, l’imam Mahmoud Dicko a été convoqué au Tribunal de la Commune IV de Bamako, pour «affaire le concernant». La raison, selon son porte-parole, Issa Kaou N’Djim, est que le leader religieux a, au cours d’un meeting, dénoncé « la corruption, l’affaire des avions cloués au sol, des blindés en carton, la mauvaise gouvernance…». Face à la mobilisation de ses partisans devant le tribunal, l’audition de l’imam a été reportée. La foule, en colère, s’est transportée à la mosquée où officie le leader religieux à Badalabougou. Un meeting a été organisé au Palais de la culture pour appeler à un plus grand rassemblement quelques jours plus tard. Les propos tenus par l’imam Dicko avaient, en son temps, fait réagir les présidents des institutions de la République qui, dans un communiqué, ont dénoncé la «diffusion sur les médias et les réseaux sociaux des propos insurrectionnels, subversifs et séditieux tenus par l’imam Mahmoud Dicko et la coordination se réclamant de ses idéaux contre les autorités légitimement établies par le peuple malien». Ils ont condamné ces agissements et engagé le gouvernement à « mettre fin à l’impunité par une application rigoureuse des dispositions pénales, pour la préservation de l’ordre public et de l’état de droit». Pendant ce temps, la situation se crispait davantage sur le plan politique avec la prorogation des mandats des membres du Haut conseil des collectivités, des conseillers communaux et des députés à deux reprises sur un avis favorable de la Cour constitutionnelle. Ce qui, de l’avis général, s’est fait en violation de la Constitution et des conventions internationales en matière de démocratie et de gouvernance. A cela s’est ajoutée l’insécurité grandissante avec son cortège de morts civils et militaires qui ont exacerbé le mécontentement général. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la proclamation des résultats définitifs des élections législatives de mars-avril 2020 par la Cour constitutionnelle. La contestation sociale a atteint son point culminant après que la Cour a rendu son arrêt. DOS AU MUR – C’est dans ce contexte qu’à l’appel du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), d’Espoir Mali Koura (EMK) et de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko (CMAS), des milliers de personnes se sont retrouvées le 5 juin 2020 à la Place de l’Indépendance pour un meeting. La manifestation annoncée comme pacifique s’est achevée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre à Djicoroni-Para, un quartier de Bamako. Les manifestants ont « exigé » la démission du chef de l’état « le même jour avant 18 heures». A l’expiration de l’ultimatum, certains se sont dirigés vers la résidence du président Keïta à Sébénicoro pour «exiger sa démission». Les forces de l’ordre ont dû faire usage de gaz lacrymogènes pour les disperser. Après cette manifestation, les contestataires ont décidé de maintenir la pression. Suite au succès retentissant de ce rassemblement, les différentes entités politiques et de la société civile ayant pris part se sont constituées en Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP). La Cour constitutionnelle était dans leur viseur suite à son arrêt controversé sur les résultats définitifs des législatives. De même, ils réclamaient la démission du chef de l’Etat pour mettre en place une transition. Sous la pression, quatre membres de la Cour constitutionnelle ont rendu le tablier. Leur démission a été précédée par le décès d’un des leurs. Le 11 juin 2020, le gouvernement a démissionné et le chef de l’Etat a renouvelé sa confiance au Dr Boubou Cissé comme Premier ministre, qui a mis en place une équipe restreinte de six ministres, en attendant la suite du dialogue avec les contestataires. Quelques jours après, pour tenter de calmer la tension sociale, au cours d’une rencontre avec les forces vives de la Nation au Centre international de conférences de Bamako (CICB), le président de la République a annoncé « l’application immédiate de l’article 39 ». Une autre mesure qu’il a prise est l’abrogation du décret de nomination des membres restants de la Cour constitutionnelle et son remembrement par le décret n° 2020-0342/P-RM du 7 juillet 2020. Mais rien n’y fit. Les manifestations se sont poursuivies et les contestataires du régime ont continué à durcir le ton, ne réclamant désormais plus que la démission pure et simple du chef de l’Etat. MÉDIATION – Face à cette situation, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a offert sa médiation. Une première délégation ministérielle a rencontré les « protagonistes » à la mi-juin 2020 à Bamako, avant de faire des propositions parmi lesquelles, la reconstitution de la Cour constitutionnelle. Cette proposition a été réitérée par la mission conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, médiateur de la CEDEAO dans la crise malienne et ensuite par cinq chefs d’Etat de l’Organisation sous régionale qui ont fait le déplacement à Bamako le 23 juillet 2020. Il s’agit de l’ancien président du Niger, Issoufou Mahamadou, d’Alassane Ouattara de la Côte-d’Ivoire, Macky Sall du Sénégal, Muhammadu Buhari du Nigeria et Nana Akufo-Addo du Ghana. Après leur visite au Mali, les présidents ouest-africains ont tenu un sommet extraordinaire, le lundi 27 juillet 2020, par visioconférence au cours de laquelle ils ont indiqué que la Cour constitutionnelle devait être recomposée rapidement, tout en proposant également la «démission immédiate» des 31 députés dont l’élection est contestée parmi lesquels, le président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné. Entre-temps, le M5-RFP a proposé un mémorandum
Education : Les épreuves du DEF ont débuté ce lundi
Bamako, 16 août (AMAP) Les épreuves du diplôme d’études fondamentales (DEF) ont débuté ce lundi sur toute l’étendue du territoire national, a appris l’AMAP de source officielle. « Le Ministère de l’Education Nationale informe les élèves, les parents d’élèves, les enseignants (Présidents de centre, surveillants) que les épreuves écrites de l’examen du Diplôme d’Etudes Fondamentales (DEF) se dérouleront du lundi 16 au 18 août 2021, sur toute l’étendue du territoire national », avait précisé au préalable le département en charge de l’Education, dans un communiqué. Le ministre qui invite, à travers le communiqué, toutes les personnes concernées à être dans leur centre respectif à partir de 7 H, dit compter sur l’esprit de responsabilité et de patriotisme de chacun et conseille la plus grande vigilance quant à l’application rigoureuse de la police et du règlement intérieur des examens. Cette année 229.250 candidats sont concernés par cet examen sur l’ensemble du territoire national. KM (AMAP)
Gouvernement : Tenue mardi d’un conseil de cabinet consacré au collectif budgétaire
Bamako, 11 août (AMAP) Un conseil de cabinet convoqué mardi par le Premier ministre, Dr Choguel Kokala, a consacré ses travaux, sur le collectif budgétaire, faisant en sorte que le Plan d’action du gouvernement (PAG) puisse être adossé à un budget revu, a constaté l’AMAP. « L’objectif de ce collectif est de prendre en charge les priorités identifiées dans le PAG », a expliqué le PM, soulignant que les changements importants annoncés concernent le renforcement de la sécurité, la problématique de la refondation, l’organisation des élections et la justice qui s’entend aussi par la lutte contre l’impunité. Pour Choguel Kokala Maïga « ce sont là les éléments d’appréciation de la réussite de la Transition ». Concomitamment, les autres missions classiques de l’État seront maintenues et, par moments, renforcées. Aussi, a-t-il ajouté, « nous voulons que les engagements initiaux, convenus entre le gouvernement et les Partenaires techniques et financiers, soient respectés ». Et ce, malgré la situation difficile que traverse notre pays. Il est à rappeler que le ministre de l’Économie et des Finances, Alfousseïni Sanou a, au cours de la réunion, présenté les prévisions budgétaires qui seront validées, en conseil des ministres, ce mercredi. ID/KM (AMAP)
Education : Les examens des BT 1 et 2 ont débuté lundi
Bamako, 10 août (AMAP) La ministre de l’Éducation nationale, Mme Sidibé Dédéou Ousmane, a donné lundi à Bamako, le coup d’envoi des examens du Brevet de Technicien 1ère et 2ème parties (BT1 et BT2), a constaté l’AMAP. Cette année, les candidats inscrits aux BT1 et 2 sont au nombre de 38.984 repartis entre 116 centres et 1.666 salles pour 3.354 surveillants sur l’ensemble du territoire national. Ils composent dans les spécialités comme le français, les impôts, la douane, la sténographie, la langue vivante I (anglais), la dactylographie, la mécanique auto, l’électromécanique, le dessin bâtiment. La maintenance, l’hydraulique, le bâtiment, la géométrie, les travaux publics, la construction métallique et l’électronique industrielle sont d’autres spécialités. Appelant à la retenue, la ministre a rappelé que les actes de vandalisme ne doivent pas venir des acteurs de l’école notamment les enseignants. « Soyez à l’aise, responsables, assidus, vigilants, calmes. Evitez de tricher, frauder, ça ne fait pas avancer. Comptez sur vos propres efforts. Travaillez par vous-mêmes à la sueur de votre front. Vous êtes l’avenir du pays. Vous allez examiner dans les conditions idoines et de sécurité », a rassuré la ministre de l’Éducation nationale s’adressant aux candidats dans une interview qu’elle a accordée aux reporters de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et de l’ORTM. Par ailleurs, Mme Sidibé Dédéou Ousmane a rappelé que les résultats scolaires obtenus doivent refléter le niveau des candidats. Dans un communiqué en français et en bamanankan, la cheffe du département de l’Éducation nationale a indiqué à l’intention des élèves, des parents d’élèves, des enseignants, des présidents de centres, des surveillants que les épreuves des examens du BT 1 et 2 se déroulent sur l’ensemble du territoire national. La ministre a invité les personnes concernées à être dans leur centre respectif à 7 heures. Mme Sidibé Dédéou Ousmane a précisé, par ailleurs, que son département n’est ni de près ni de loin associé à des communiqués faisant état de recrutement de surveillants. Malgré la grève de la Synergie des syndicats de l’éducation du 15 octobre 2016 et quelques perturbations constatées dans certains centres du pays, les examens des BT1 et 2 se sont déroulés dans de bonnes conditions sur l’ensemble du territoire national. SYW/KM (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi, 04 aout 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 04 août 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation à la Présidence de la République de la parcelle de terrain sise à Kati Sananfara, objet du titre foncier n°212144 du Cercle de Kati. La parcelle de terrain, d’une superficie de 16 hectares 68 ares 01 centiare, est destinée à satisfaire les besoins de construction de nouvelles infrastructures pour certains services rattachés à la Présidence de la République. La réalisation de ces infrastructures permettra de doter les services concernés de bureaux mieux sécurisés et adaptés à leurs missions et d’améliorer les conditions de travail de leurs agents. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a réitéré son appel au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 04 août 2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO

