Mali : Le Premier ministre attendu à Genève pour la Journée mondiale du coton
Bamako, 6 octobre (AMAP) Le Premier ministre, Dr Choguel Kokala Maïga a quitté Bamako ce mercredi dans la matinée pour Genève (Suisse) où il prendra part à la journée mondiale du coton, a appris l’AMAP de source officielle. Le Chef du Gouvernement est accompagné du ministre du Développement rural, Modibo Keïta, du ministre de l’Industrie et du Commerce, Mohamed Ould Mahmoud et du ministre délégué auprès du ministre de la Santé et du Développement Social, Chargé de l’Action humanitaire, de la Solidarité des Réfugiés et des Déplacés, Oumarou Diarra. Le Chef du Gouvernement qui interviendra à la Tribune de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), jeudi, aura, en marge du sommet, des rencontres bilatérales notamment avec la directrice générale de l’OMC, avec Michelle Bachelet, Haut-Commissaire aux droits de l’Homme et M. Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés. Au cours de son séjour, le Premier ministre rencontrera également le directeur général de l’organisation internationale du Travail (OIT), M. Guy Ryder. KM (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du mardi 05 octobre 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mardi 05 octobre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de textes ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités relatives aux cotisations des fonctionnaires en détachement, à la validation des services, à l’organisation et au fonctionnement de la retraite complémentaire par capitalisation La Loi n°2018-053 du 11 juillet 2018 portant Code des pensions des fonctionnaires, des militaires et des parlementaires a été mise en application à partir à travers le Décret n°2018-0707 du 04 septembre 2018 fixant les paramètres techniques et les conditions de réversion des pensions. Le projet de décret adopté précise les dispositions particulières relatives à l’assiette de cotisation des fonctionnaires en position de détachement, à la validation des services auxiliaires et stagiaires et aux modalités d’organisation de la retraite complémentaire par capitalisation. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la parcelle de terrain, objet du titre foncier n°8444 du Cercle de Ségou, sise à Bougoufié, commune urbaine de Ségou. La parcelle de terrain, d’une superficie de 95 hectares 99 ares 17 centiares, est destinée à satisfaire les besoins d’extension de l’Université de Ségou dans le but de valoriser la recherche et l’innovation dans le secteur agricole. Son affectation permettra de procéder à la réhabilitation de la ferme de Soninkoura tout en préservant sa vocation agro pastorale. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant classement des alliances et des parentés à plaisanterie dans le Patrimoine culturel national. Le peuple malien résulte d’un long et dynamique brassage qui a occasionné une production culturelle intense dans laquelle les communautés se sont construites des identités plurielles à travers une myriade de pratiques et de traditions culturelles. Les Alliances et parentés à plaisanterie désignent des rapports entre familles, communautés, groupes d’âge ou de patronymes qui ont décidé de sceller un pacte ancestral basé sur des relations régies par des liens d’assistance mutuelle. En raison de leurs valeurs historiques et socioculturelles, les alliances et les parentés à plaisanterie ont été inscrites à l’inventaire du patrimoine culturel national par Décision n°2019-000214/MC-SG du 04 novembre 2019. Le présent projet de décret classe les alliances et les parentés à plaisanterie dans le patrimoine culturel national du Mali. L’adoption de ce décret permettra entre autres de recoudre le tissu social, renforcer le dialogue, la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble entre les individus, groupes et communautés. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la population, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative au nouveau schéma de financement des programmes de logements sociaux au Mali. La situation du logement au Mali se caractérise, entre autres, par le décalage entre l’accroissement de la population urbaine et l’offre formelle en matière de logement. La mise en œuvre des programmes de logements sociaux se trouve confronter à des difficultés de financement liées à l’essoufflement du modèle financier actuel. C’est dans cadre que le financement bancaire reposant sur le prêt acquéreur avec une aide de l’Etat comme d’accession au logement social a été retenu. Ce nouveau mécanisme de financement vient s’ajouter au dispositif actuel de réalisation des logements sociaux pour permettre à la majorité des maliens d’accéder à un logement décent. Le Schéma adopté permettra : de pérenniser le dispositif de réalisation des logements sociaux ; d’assainir la situation financière de l’Office Malien de l’Habitat et du Fonds de Garantie Hypothécaire ; de réduire le déficit en logement à travers la multiplication de nouveaux programmes à des conditions accessibles ; de dynamiser le secteur immobilier. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, appelle la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 05 octobre 2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Chevalier de l’Ordre national
Toguéré Coumbé : Une ville martyre aux confins du cercle de Tenenkou, dans le Centre du Mali
Tenenkou, 30 sept (AMAP) Toguéré Coumbé, commune rurale, située à 70 km au nord-est de Ténenkou (dans le Centre du Mali), est composée de 33 villages pour une population estimée à plus de 30.000 âmes. La commune qui, dans le nouveau découpage territorial, doit être érigée en cercle est l’une des plus touchées par la crise sécuritaire qui frappe le Cercle de Ténenkou depuis 2012. Dans la ville de Toguéré Coumbé, chef-lieu de la commune, vivent majoritairement deux communautés qui cohabitaient en parfaite symbiose depuis belle lurette. Il s’agit des Peulhs éleveurs et des Bozos pêcheurs. Symbole de cette intégration réussie selon un sage de cette localité, qui a préféré garder l’anonymat, « bon nombre de Bozos de Toguéré Coumbé parlent couramment la langue peule ». Mais la crise sécuritaire, à travers les amalgames et les stigmatisations, a contribué à opposer ces deux communautés. Le point culminant de cette crise à Toguéré Coumbé a été le blocus imposé à la ville par les groupes armés, après de présumées exactions contre des civils peuls dans la ville de Toguéré en 2018. La majorité des peuls, par peur de représailles, ont quitté la localité avant le blocus qui a duré plus d’une année. Le blocus a fortement affecté cette plaque tournante de l’économie locale puisque Toguéré est une zone agropastorale par excellence, très riche en poissons et en bourgou (pâturage). Les communautés, qui étaient restées dans la ville, en très grande majorité des Bozos, étaient privées de foires hebdomadaires, de champs, de pêches pendant une longue période. Cette situation a poussé de milliers d’habitants à fuir la ville à pied, surtout nuitamment, pour échapper à la vigilance des groupes armés. La ville s’était peu à peu vidée de ses habitants, devenant une ville fantôme. « Seules les personnes âgées et les femmes étaient restées », nous a confié un habitant de Toguéré Coumbé. La ville ne tenait que grâce à l’aide humanitaire de l’État qui était assurée, en son temps, par les forces spéciales et les soldats présents sur place pendant cette période. Le tout dans des conditions dantesques. Ce supplice, qui a duré plus d’une année, a connu son épilogue en août 2019, après la visite de l’ex-Premier ministre, Dr Boubou Cissé à Ténenkou. La levée du blocus, qui avait été confirmée par les forains de retour de Toguéré le 6 août 2019, avait suscité au sein des populations d’énormes espoirs. Des espoirs entretenus par le retour presque à la normale, avec la reprise des activités économiques, culturelles et sportives. Mais ce début d’embellie a vite été douché par le retrait de l’Armée malienne de ses positions à Toguéré Coumbé, le 13 février 2020, laissant sur place la population complètement désemparée. Prises de panique, bon nombre de personnes, par peur des représailles pour collaboration avec l’armée, étaient montées à bord des véhicules militaires pour se réfugier à Diondiori, localité située à 25 km de Ténenkou. D’autres, par leurs propres moyens, ont quitté la ville. Ce départ de l’armée a laissé le champ libre aux groupes armés qui sont, depuis lors, les maîtres des lieux, imposant ainsi leurs règles aux populations. À Toguéré Coumbé, de nos jours, les services sociaux de base sont absents. Le sous-préfet de la localité est basé à Ténenkou. Toutes les écoles sont fermées depuis plusieurs années. Rares sont les ONG qui osent s’aventurer dans cette zone. Les groupes armés réglementent la vie quotidienne. Les évènements sociaux tels que les mariages, les baptêmes sont strictement encadrés. Interdiction pour les femmes de sortir sans la tenue noire qu’on appelle ici Boumbassi. Cette tenue est devenue un passeport pour se rendre en ville. Toute transgression est sanctionnée par des coups de fouet. Plus de musique dans la rue pour les jeunes, ni de football. Les litiges sont tranchés par les groupes armés qui imposent leur diktat aux populations traumatisées. Symbole de la peur suscitée par les groupes armés, en 2020 lors des élections législatives du 29 mars et 19 avril, les populations ont refusé de voter par crainte de représailles des maîtres des lieux. Malgré quelques médiations entamées en mai 2020 par le comité de veille pour la paix à Ténenkou, sous l’égide du chef de village de Ténenkou et non moins chef de tous les villages du Massina, beaucoup de citoyens de Toguéré Coumbé réfugiés à Diondiori et un peu partout dans le cercle hésitent à rentrer. Aujourd’hui, la ville de Toguéré Coumbé est entièrement coupée du reste du monde puisque les installations téléphoniques ont été sabotées, les plaques solaires emportées, selon plusieurs témoignages. Le seul moyen pour communiquer avec les gens de Toguéré, c’est à l’ancienne, c’est-à-dire écrire une lettre ou envoyer un message verbal par l’intermédiaire des forains. Le coût de la vie a pris l’ascenseur dans la ville. Les populations de Toguéré Coumbé attendent impatiemment une action de l’État pour les délivrer du joug des groupes armés qui sont en train de faire précipiter la localité dans les ténèbres de l’obscurantisme. La Rédaction
Le Premier ministre malien de retour de l’ONU a été reçu par le président de la transition
Par Issa DEMBÉLÉ Bamako, 29 sept (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, est revenu, mardi, des États-Unis, où il a pris part à la 76è session de l’assemblée générale des Nations unies. Après un accueil populaire à l’aéroport de Bamako, il s’est rendu au Palais de Koulouba pour faire le compte rendu de la mission au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Le message que le chef du gouvernement a livré, samedi, à la tribune des Nations unies à New York a été positivement commenté par nos compatriotes, éprouvés par une crise qui dure depuis plus de neuf ans malgré la présence des forces étrangères au Mali. «J’avais été chargé de transmettre les sentiments profonds et le message du peuple malien», a expliqué Dr Choguel Kokalla Maïga qui peut se targuer d’avoir réussi sa mission. À la presse, le chef du gouvernement est revenu sur les grandes lignes du discours prononcé à New York. Il a, en effet, réitéré la gratitude du gouvernement et du peuple malien aux Nations unies et à tous nos partenaires pour leur accompagnement constant. Il a rassuré nos partenaires traditionnels sur le respect de tous les engagements pris en matière de lutte contre le terrorisme. Le Premier ministre a, également, tenu à signifier à la communauté internationale la volonté du peuple malien d’exercer sa liberté d’État souverain dans ses prérogatives en matière de défense et de sécurité. Cette voix souveraine du Mali, en quête d’autonomie et d’indépendance, a ainsi été entendue aux quatre coins du monde. A-t-elle été comprise ? Le Premier ministre l’espère. Mais surtout, il souhaite que nos compatriotes, de tous bords, soient davantage soudés et se tiennent « débout comme un seul homme pour faire face au défi sécuritaire ». PAS DE SENTIMENT ANTI-FRANÇAIS – Dr Choguel Kokalla Maïga a, une fois de plus, assuré qu’il n’existe pas de sentiment anti-Minusma ou anti-français au Mali, dont le peuple n’a d’ailleurs « jamais été et ne sera jamais un peuple ingrat ». Seulement, il existe un profond désir de paix et une soif de sécurité qui font échos à l’exigence d’efficacité des instruments et mécanismes politiques et militaires mis en place et qui font paradoxalement du Mali un pays surmilitarisé, mais très vulnérable face au terrorisme. Le Premier ministre a, par ailleurs, porté aux Nations unies l’ambition des autorités de la Transition de construire un Mali Kura (Mali nouveau). Aussi, a-t-il expliqué à ses interlocuteurs, que cette Transition se veut surtout de rupture, d’exemplarité et porte l’espoir de guérir le Mali des maux qui l’assaillent, dont l’instabilité politique chronique, la corruption, l’insécurité. «Rien ne saura nous dévier de notre devoir et de nos engagements envers la Nation et le peuple malien», a martelé le chef du gouvernement. Cette audience a, aussi, permis au Premier ministre de rendre compte des contacts qu’il a eus aussi bien à New York qu’à Paris, avec un certain nombre de personnalités. Dr Choguel Kokalla Maïga a, également, partagé avec le chef de l’État son analyse de la situation politique. En retour, le colonel Assimi Goïta a instruit le chef du gouvernement de son analyse de la situation géopolitique et militaire. « Ce qui est retenu, c’est que nous devrons avoir chevillés au corps et à l’âme les intérêts supérieurs de notre peuple. C’est le peuple et Dieu, nos soutiens avant tout», a confié le Premier ministre. Il n’a, par ailleurs, pas souhaité faire de commentaires sur les déclarations des officiels français. «Nous leur avons dit, en tête-à-tête, ce que nous pensons de la situation. Je crois que les discussions vont continuer aux niveaux les plus appropriés». IS/MD (AMAP)
Mali : Cinq morts dans une attaque terroriste vers Nara (Ouest)
Bamako, 28 sept (AMAP) Une attaque terroriste contre un convoi d’une entreprise minière sécurisée par les Forces armées maliennes (FAMa) a fait, mardi, cinq morts et quatre personnes blessées, a appris l’AMAP de source officielle. Selon un communiqué des FAMA, « 11 portes chars ont été brûlés », lors de cette attaque survenue vers 8h30 à Sebabougou et Kwala, dans la Région de Nara, (Ouest) à 188 km environ de Bamako, la capitale. En juillet dernier, une attaque terroriste avait visé, à Kwala, l’entreprise d’Assainissement, de travaux de transport et de maintenance (ATTM) et la China national overseas engineering corporation (Covec), la société chargée de l’exécution des travaux du tronçon Kwala-Nara, rappelle l’Armée. Au cours de cette attaque, trois Chinois et deux Mauritaniens travaillant pour les deux entreprises avaient été enlevés par les assaillants. MT/MD (AMAP)
Allocution du Premier Ministre Choguel Kokalla Maïga à la Tribune des Nations Unies…
Monsieur le Président de l’Assemblée générale, Mesdames, Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement, Monsieur le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Mesdames, Messieurs, Je voudrais, avant tout propos, vous adresser les salutations fraternelles du peuple africain du Mali et celles du Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence le Colonel Assimi GOITA. Je voudrais également, en leur nom et en mon nom propre, vous adresser, Monsieur le Président, les chaleureuses félicitations de la délégation du Mali pour votre brillante élection à la présidence de cette 76ème session de l’Assemblée générale. Je félicite également votre prédécesseur, S.E.M. Volkan BOZKIR, de la République de Turquie, pour la manière remarquable avec laquelle il a dirigé les travaux de la 75ème session de l’Assemblée. Qu’il me soit permis également de réitérer à notre Secrétaire général, M. António GUTERRES, notre haute appréciation des efforts louables qu’il continue de déployer pour la réalisation des nobles objectifs de notre Organisation commune. Monsieur le Président, La 76ème session ordinaire de l’Assemblée générale s’ouvre fort opportunément sur le thème de l’espoir. L’espoir de renforcer notre résilience pour nous relever de la pandémie de la Covid-19, dans un esprit de responsabilité, de coopération et de solidarité. L’espoir d’un monde plus sûr, d’un monde de sécurité humaine. L’espoir que le Sahel retrouve la stabilité et redevienne un havre de paix et un pôle de croissance et de développement. L’espoir, enfin, de revitaliser l’Organisation des Nations Unies. Le Mali souscrit pleinement à l’esprit et à la lettre de ce thème, qui résume parfaitement les idéaux de notre Organisation commune. C’est une lapalissade d’affirmer que le Mali et les pays du Sahel sont, de nos jours, confrontés à l’hydre du terrorisme, à l’extrémisme violent et à l’instabilité. Cela dure depuis plus d’une décennie, avec le risque d’enlisement, de banalisation ou de lassitude, propres à détourner ces problématiques de l’agenda international. A notre quotidien fait d’angoisses et de tragédies est venue s’ajouter la pandémie de la COVID-19, avec ses impacts négatifs sur l’économie et sur les conditions de vie de nos populations, déjà précaires du fait des défis économiques, politiques et humanitaires. Rarement, un pays ou une région aura été aussi durement éprouvé par l’empilement des crises plus que le Mali et les Etats du Sahel. C’est dans ce contexte difficile que le peuple malien, après plusieurs mois de soulèvements populaires, a choisi une autre direction à notre pays et a placé tous ses espoirs dans le processus de Transition politique en cours et dont il est l’artisan principal. Le Gouvernement de Transition que je dirige depuis le 11 juin 2021 comprend les représentants des forces vives du Mali. Fait notable, il comprend aussi, dans un souci d’inclusivité, des membres des Mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, ainsi que des représentants des forces politiques et sociales de notre pays. Aussitôt installés, nous avons travaillé ensemble à l’élaboration du Plan d’Action du Gouvernement de Transition, qui contient un ensemble de mesures dont la mise en œuvre va assurer la prise en charge des préoccupations majeures des populations éprouvées par la crise sécuritaire, politique, sanitaire et économique. Ce Plan d’Action Gouvernemental, adopté le 2 août 2021 par le Conseil National de Transition, organe législatif transitoire, s’articule autour de quatre axes prioritaires. Il est assorti d’un chronogramme d’exécution et d’un budget prévisionnel. Le Premier Axe du Plan d’action du Gouvernement érige la sécurité au rang de priorité élevée. Il répond à l’aspiration profonde de notre peuple à la paix, à la quiétude, au vivre ensemble, à la cohabitation pacifique, à la cohésion sociale. En effet, malgré les succès indéniables enregistrés par les Forces armées maliennes (FAMA) et leurs alliés, auxquels je rends hommage, les menaces entretenues par le terrorisme et les autres formes de banditisme et de criminalité transnational continuent, hélas, à endeuiller notre peuple au quotidien et à menacer les fondements de l’Etat. De mars 2012 à ce 25 septembre 2021 où je m’adresse à vous du haut de cette auguste tribune, la situation de mon pays ne s’est guère améliorée, malgré le soutien international et la présence sur notre sol d’une Opération de paix de l’ONU, la MINUSMA, et des forces internationales : l’Opération française Barkhane, la Force européenne TAKUBA et la Force conjointe du G5 Sahel. La situation continue progressivement de se détériorer, au point que des pans entiers du territoire national échappent au contrôle du Gouvernement. Mes concitoyens vivent sous l’emprise des Groupes armés terroristes dans le déni de leurs droits les plus élémentaires. Leur accès aux services de base demeure hypothétique en raison de la faible présence des services de l’Etat, consécutive à l’insécurité grandissante. La MINUSMA dont je salue ici le courage et la contribution à la stabilisation du Mali, évolue dans cet environnement vulnérable avec tout ce que cela comporte comme menaces sur elle. Face à cette situation préoccupante, le Gouvernement est régulièrement et fortement interpellé par les populations maliennes, de plus en plus exigeantes vis-à-vis des pouvoirs publics et des partenaires internationaux. S’il est établi que l’un des droits fondamentaux des populations est le droit à la sécurité, la garantie de celle-ci est, assurément, l’élément de légitimation de l’Etat aux yeux des citoyens. Monsieur le Président, Je fais ce rappel pour vous restituer l’exacte situation de calvaire qu’endurent les populations maliennes. Je le fais aussi pour nous convier, tous ensemble, à l’introspection, afin de changer de paradigme en matière de sécurité au Sahel. Le Mali, comme vous le savez tous, accueille sur son territoire une Opération de paix des Nations Unies et je voudrais, à nouveau, rendre un hommage appuyé à toutes les femmes et à tous les hommes qui travaillent, sous la bannière de la MINUSMA, dans des conditions difficiles, souvent périlleuses, pour préserver la paix et pour protéger nos populations civiles. Je rappelle que notre organisation commune, l’ONU, a été bien avisée en avril 2013, lorsqu’elle a décidé de déployer, fort opportunément, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation
Adresse du Chef de l’Etat, le Colonel Assimi GOITA à la nation à l’occasion du 61ème anniversaire du 22 septembre
Mes chers compatriotes, Hôtes du Mali, A l’entame de mes propos, permettez-moi de rendre grâce à Dieu, le Tout- Puissant et le Tout Miséricordieux. Qu’il soit remercié pour tous ses bienfaits. Vingt-deux septembre 1960, 22 septembre 2021, cela fait exactement 61 ans que notre pays accédait à la souveraineté nationale et internationale, marquant de fait sa reconnaissance en tant que nation libre et indépendante. Je voudrais à cette occasion, rendre un hommage mérité aux pères fondateurs du Mali indépendant qui, le 22 septembre 1960, ont montré la voie de l’honneur et posé le socle de la construction nationale. Par-delà les aspects festifs de cette commémoration si importante pour notre nation, l’heure doit être à la responsabilité et au devoir de mémoire. Par une analyse rigoureuse, le constat est certes préoccupant, mais cela ne doit nullement nous pousser au désespoir qui n’est, en réalité, qu’un signe d’abandon. A la suite du 18 août 2020, la Feuille de route et la Charte de la Transition ont été validées par le Peuple souverain, à travers des journées de concertation nationale tenues les 10, 11, et 12 septembre 2020, avec comme objectif ultime de favoriser le rétablissement de l’ordre institutionnel et amorcer le processus de refondation de l’Etat. La mise en place du Conseil National de Transition, suite à la désignation d’un collège, à son tour, issu de la Charte, a permis de finaliser l’établissement des organes clés de la Transition. Ce processus aboutira, le 25 septembre 2020, à l’investiture du Président et du Vice-président de la Transition. Cependant, les premiers acquis de la Transition, après 8 mois d’exercice, avaient failli être compromis par une démarche impénitente qui violait l’équilibre sur lequel reposaient les institutions de la Transition et compromettait dangereusement la cohésion au sein des forces armées. C’est pourquoi, le 24 mai 2021, l’Armée a décidé, une fois de plus, de prendre ses responsabilités pour éviter le chaos à notre nation. D’où la rectification de la Transition, qui constitue une nouvelle dynamique, orientée vers la résolution des problèmes réels du pays au-delà de tout esprit corporatiste et d’exclusion. De cette date à nos jours, notre pays suit avec constance sa marche vers la refondation de son architecture politique et institutionnelle. Que les hommes et les femmes qui y travaillent inlassablement trouvent entre ces lignes, la reconnaissance de la mère patrie. Cela n’est que justice si l’on sait que le développement de toute nation est à l’aune de la qualité de ses ressources humaines. C’est pourquoi, il me plait de rappeler que la refondation, ainsi que les réformes qu’elle sous-tend, ont leurs exigences, celles du sens de la responsabilité de tous et de chacun, de la rigueur au quotidien sur soi-même avant d’en demander aux autres. Conformément à ma lettre de cadrage, le Premier ministre a présenté un Plan d’actions gouvernemental visant à donner à notre pays, les instruments indispensables au processus de refondation tant espéré par nos populations. C’est la raison pour laquelle notre approche s’articule autour de cette refondation de l’Etat comme condition essentielle d’un développement économique, social et culturel soutenu. A cet égard, le Programme d’actions gouvernemental, validé par le Conseil National de Transition et que le Premier ministre a l’honneur de piloter, se résume en quatre axes que sont : le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; les réformes politiques et institutionnelles ; l’organisation des élections générales; la promotion de la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité. Un programme ambitieux mais dont la mise en œuvre exige un accompagnement sans faille de toutes les couches socioprofessionnelles et de toutes les sensibilités nationales. Mes chers compatriotes, Nul ne doit ignorer que le changement est avant tout un état d’esprit, une prise de conscience individuelle et collective avant de se matérialiser. Cet état d’esprit et cette conscience collective doivent sans cesse nous animer afin que chacun et tous accepte les durs sacrifices qui y sont liés. C’est d’ailleurs sur ces valeurs que s’appuie toute notion de gouvernance et de réformes. En donnant déjà le ton de la réduction du train de vie de l’Etat à travers la cession des 2/3 du budget de souveraineté de la Présidence pour la cause des localités défavorisées, une nouvelle page d’humilité et de retenue face au bien public venait d’être écrite pour servir d’exemple. Mes chers compatriotes, Face à la dégradation de la situation sécuritaire dans le Sahel et singulièrement dans certaines parties de notre pays, force est de constater que d’énormes sacrifices ont été consentis tant sur le plan humain que matériel. D’août 2020 à nos jours, un accent particulier a été mis sur les besoins opérationnels des Forces de défense et de sécurité. C’est pourquoi, le renforcement des capacités opérationnelles s’est largement diversifié en s’étendant aux moyens aériens avec l’acquisition de nouveaux aéronefs. Sur le plan du renforcement des capacités terrestres, de nombreux véhicules d’opération et autres types d’engins roulants ont été mis à la disposition des Forces. Dans le souci de renforcer davantage les effectifs afin de faire face aux défis sécuritaires complexes du moment, une politique volontariste et inclusive de recrutement a été adoptée. Également, la gestion des Ressources humaines de l’Armée vient de connaître une innovation majeure avec la mise en place du Système Intégré de Gestion du Personnel de la Défense (SIGPD). A toutes ces réalisations, s’ajoute l’ouverture très prochaine d’une Ecole de Guerre dans notre pays. Cette volonté politique forte des autorités de la Transition vise à assurer au Mali son autonomie dans la formation de haut niveau des officiers supérieurs de la chaîne de commandement. Cette école permettra de doter les forces de défense et de sécurité d’un outil efficace de réflexion, de recherche et d’analyse des questions stratégiques. Une expertise indispensable pour faire face aux défis et enjeux liés à la planification et à la conduite des opérations. La pose, le 20 janvier dernier, de la première pierre du tout premier hôpital militaire, a suscité beaucoup d’espoir au sein des Forces armées maliennes. Un hôpital de quatrième génération qui améliorera
Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi, 15 Septembre 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 15 septembre 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel , Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : a. des projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de prêt signé à Lomé, le 30 juillet 2021, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement, pour le financement partiel du Projet d’Aménagement de la voie de contournement de l’Aéroport de Mopti Ambodédjo et de voies urbaines dans la ville de Sévaré. Par cet accord, la Banque Ouest Africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 15 milliards de francs CFA. Le Projet, objet du présent financement, s’inscrit dans le cadre du rehaussement de la qualité des infrastructures routières des villes de l’intérieur du Mali. Sa réalisation contribuera à l’amélioration des conditions de transport, de la sécurité et de la qualité de vie des populations de la Région de Mopti. b. des projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de prêt signé à Lomé, le 30 juillet 2021, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement, pour le financement partiel de la tranche prioritaire du Projet d’Aménagement du tronçon urbain de la route nationale n°27, Bamako-Koulikoro. Par cet Accord, la Banque Ouest Africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 15 milliards de francs CFA destiné au financement de la tranche prioritaire de l’aménagement de la section Rond-point du Grand Hôtel-Carrefour Banconi du tronçon urbain de la route Bamako-Koulikoro. La réalisation de ce projet permettra d’améliorer la mobilité des usagers de la route Bamako-Koulikoro. 2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la convention de cautionnement de l’Etat pour le développement d’un projet de centrale électrique photovoltaïque à Ségou de 33 Méga Watts crêtes. Dans le cadre du renforcement des capacités de production, de transport et de distribution de l’énergie électrique, le Gouvernement a signé avec la Société Scatec Solar West Africa un contrat de concession pour le développement, le financement, la construction et l’exploitation d’une centrale solaire à Ségou d’une puissance de 33 Méga Watts crêtes. Le contrat de concession prévoit la mise en place d’une convention de cautionnement et de garantie partielle de risques afin de garantir les engagements de paiement souscrits par la société Energie du Mali. Le présent projet de décret est adopté dans ce cadre. Il approuve la convention de cautionnement de l’Etat à compter de la date de démarrage des travaux de construction de la centrale. 3. Sur le rapport du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret déterminant les modalités de transposition dans la grille unifiée des personnels relevant des statuts des fonctionnaires de l’Etat, des Collectivités territoriales, des statuts autonomes et des militaires. L’Ordonnance n°2021-003/PT-RM du 16 juillet 2021 portant grille unifiée des personnels relevant des statuts des fonctionnaires de l’Etat, des Collectivités territoriales, des statuts autonomes et des militaires a été adoptée en vue d’assurer l’équité de traitement des agents publics. Le projet de décret est initié en application des dispositions de l’article 2 de l’ordonnance du 16 juillet 2021. Il fixe les modalités de transposition des fonctionnaires et agents de l’Etat et des Collectivités territoriales dans la nouvelle grille unifiée. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a présenté au Conseil des Ministres l’évolution de la situation épidémiologique et de la maladie à Coronavirus marquée, notamment, par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a réitéré son appel au respect strict des mesures barrières par le personnel de l’Administration et les populations et au renforcement de la vigilance des autorités sanitaires. Bamako, le 15 septembre 2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Chevalier de l’Ordre national
Mali : LA CEDEAO insiste sur le respect du délai du processus électoral (Médiateur)
Bamako, 8 sept (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le Mali, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, en visite au Mali, dans le cadre du suivi-évaluation de la Transition au Mali, a souhaité que les autorités respectent le délai du processus électoral. «L’heure n’est plus aux déclarations, mais aux actions», a déclaré, mardi, à Bamako, Goodluck Jonathan, à la sortie d’une audience avec le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. Le médiateur de la CEDEAO, au terme de cette énième mission sur la conduite du processus au Mali, l’a inscrite « dans la continuité des efforts de l’organisation sous-régionale pour aider le Mali à sortir de la crise multidimensionnelle » que le pays traverse. M. Goodluck et sa délégation ont été reçus par le président de la Transition, après avoir écouté le Premier ministre, les regroupements politiques et les acteurs de la société civile. À cet égard, il a insisté sur la tenue des élections pour que «nous puissions, à la fin de la Transition, au mois de février 2022, avoir un nouveau président démocratiquement élu et un gouvernement en place pour diriger les affaires au Mali». Telle est, selon l’ancien président du Nigeria, la «principale préoccupation de la CEDEAO». Il a indiqué que la CEDEAO est en phase avec les regroupements politiques et organisations de la société civile du Mali qui ont, tous, souhaité que les élections soient organisées dans le délai. «Tous sont d’accord avec nous que l’essentiel, aujourd’hui, c’est de pouvoir créer les conditions pour aller aux élections. Cela est la principale préoccupation de tous les acteurs que nous avons pu rencontrer », a déclaré Goodluck Jonathan. Du 5 au 7 septembre, une mission de médiation de haut niveau de la CEDEAO conduite par l’ancien président du Nigeria, Goodluck Jonathan, a effectué une visite de travail au Mali. Durant son séjour, la mission a rencontré les autorités de la Transition, le corps diplomatique accrédité au Mali, le Comité local de suivi de la Transition ainsi que l’ensemble des parties prenantes du processus transitoire (partis politiques et société civile). La mission s’inscrit dans le cadre de la mise en application des recommandations issues de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, tenue le 19 juin 2021 à Accra, sur la situation au Mali. Elle avait pour but d’évaluer le processus de Transition et, particulièrement, les progrès dans la préparation des élections prévues en février 2022. Cela, conformément au délai accordé par la conférence des chefs d’État et de gouvernements de l’organisation sous régionale lors de sa session extraordinaire de septembre 2020. La mission vise, également, à apporter le soutien de la CEDEAO dans la mise en œuvre effective des actions prioritaires inscrites dans le Plan d’action du gouvernement (PAG). À l’issue de sa visite, la mission de médiation « a félicité le gouvernement pour le calme relatif observé dans le pays depuis la mise en place de la deuxième équipe gouvernementale ». Elle a pris note de la levée des mesures de restriction concernant l’ancien président de la Transition, Bah N’Daw et le Premier ministre Moctar Ouane. Elle a, aussi, apprécié l’expression renouvelée des autorités transitoires à respecter la période convenue de la Transition devant la communauté internationale. Toutefois, la mission reste préoccupée par l’insuffisance d’actions concrètes dans la préparation effective du processus électoral. Telles sont les principales recommandations formulées par les émissaires de la CEDEAO au cours d’une conférence de presse qu’ils ont animée mardi dans un hôtel de Bamako. Dans un communiqué lu par le commissaire aux Affaires politiques, paix et sécurité de la CEDEAO, le général Francis Béhanzin, la mission a rappelé l’importance du respect de la date des élections annoncée « afin de montrer la crédibilité du processus de Transition ». Les émissaires de l’organisation communautaire ont, aussi, encouragé le gouvernement de Transition « à présenter rapidement » un chronogramme détaillant le calendrier, les réformes et actions prioritaires qu’il urge d’entreprendre pour la tenue des élections présidentielle et législatives. « Il s’agit, notamment, poursuit le communiqué, du consensus sur le cadre légal devant servir aux élections, la préparation de la liste électorale, le choix de l’organe ou des structures devant conduire les échéances électorales à venir ». Dans leurs recommandations, les émissaires de l’organisation communautaire invitent « les acteurs sociopolitiques à travailler ensemble dans cette période transitoire afin de garantir la réussite du processus ». En réitérant l’engagement de la CEDEAO à accompagner le Mali pour une Transition réussie, la médiation appelle les partenaires multi et bilatéraux à continuer de soutenir le processus de Transition, notamment dans le cadre de la préparation des élections. Interrogés sur la suspension du Mali des instances de la CEDEAO, les conférenciers ont indiqué que la levée de cette décision relève des compétences de la conférence des chefs d’État sur la base des rapports d’évaluation sur le processus de Transition qui doit aboutir à des élections pouvant rétablir l’ordre constitutionnel dans le pays. D’où l’importance de cette mission de haut niveau. ID/AT/MD (AMAP)
Communiqué de la mission de la médiation de la CEDEAO au Mali
1- Dans le cadre de la mise en application des recommandations issues de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest tenue le 19 juin 2021 à Accra au Ghana, une mission de haut niveau conduite par son Excellence Monsieur Goodluck Ebelé Jonathan ancien président de la République fédérale du Nigeria, envoyé spécial et médiateur de la CEDEAO au mali a séjournée du 5 au 7 septembre 2021 à Bamako. 2- cette mission avait pour but d’évaluer le processus de transition et particulièrement les progrès dans la préparation des élections prévues se tenir en février 2022 conformément pour délai accordé par la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO en sa session extraordinaire du 15 septembre 2020. La mission vise également à apporter le soutien de la CEDEAO dans la mise en œuvre effective des actions prioritaires inscrites dans le plan d’action du gouvernement. 3- La délégation du Médiateur de la CEDEAO, Son Excellence Monsieur Goodluck Ebelé et Jonathan est composée de son excellence Shirley Ayorkor Botchwey, ministre des Affaires étrangères et de l’intégration régionale de la République du Ghana, président en exercice du Conseil des ministres de la CEDEAO de son Excellence Monsieur Jean Claude Kassi Brou, président de la Commission de la CEDEAO, du Général Francis Béhanzin, commissaire aux Affaires politiques paix etsécurité de la CEDEAO et du professeur Hamidou Bolly, représentant résident de du président de la Commission de la CEDEAO au Mali. Ont également assisté à cette rencontre des parties prenantes son excellence El-Ghassim WANE, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, chef de la mission multidimensionnelle pour la stabilisation du Mali Minusma, de Monsieur Maman Sambo Sidikou, chef de la mission de l’Union africaine au Sahel Misahel, de SEM Chikezie NWACHUKWU, ambassadeur de la République fédérale du Nigeria au Mali et de son Excellence SEM Napoléon ABDULAI, ambassadeur de la République du Ghana au Mali. 4- La mission de la CEDEAO a rendu une visite de courtoisie au président de la transition, le Colonel Assimi GOITA, et à tenu une session de travail avec Monsieur Choguel Maïga, premier ministre de la transition entouré de plusieurs membres du gouvernement. La mission a également eu des contacts avec les membres du comité local de suivi et les membres du corps diplomatique accrédité au Mali. La délégation a eu des entretiens avec les forces vives de la nation, à savoir les acteurs politiques, les signataires de l’accord d’Alger les organisations de la société civile et de les chefs religieux. 5- La mission à félicité le gouvernement pour le calme relatif observé dans les pays depuis la mise en place du deuxième gouvernement de la Transition et a pris note de l’arrivée des mesures de restriction concernant l’ancien président de la transition son Excellence Bah Ndaw et l’ancien premier ministre son Excellence Monsieur Moctar Ouane. 6-La mission a apprécié l’expression renouvelée des autorités de la transition à respecter la période convenue de la Transition devant la communauté internationale. 7- La mission a rappelé l’importance du respect du délai de la Transition afin de montrer la crédibilité du processus de transition. Elle a encouragé le gouvernement de transition à présenter rapidement un chronogramme détaillant le programme du calendrier des reformes et actions prioritaires qu’il urge d’entreprendre pour la tenue des élections présidentielles et législatives. Il s’agit notamment du processus sur le cadre légal devant servir aux élections. La préparation de la liste électorale ou des organes devant conduire les élections 8- La mission à invité r les acteurs sociaux politiques à travailler ensemble dans cette période de transition afin de garantir la réussite du processus 9- La mission a réitéré l’engagement de la CEDEAO à accompagner la République du Mali pour une transition réussie. 10- La mission a appelé les partenaires multilatéraux et bilatéraux à continuer de soutenir de processus de transition notamment le cadre de la préparation des élections. 11- Enfin, la mission remercie le gouvernement du Mali pour l’accueil et toutes les commodités mises en place pour la réussite de la mission. Fait à Bamako le 7 Septembre 2021

