Le Conseil de sécurité de l’ONU en visite au Mali pour faire le point sur la transition
Bamako, 23 oct (AMAP) Le Conseil de sécurité de l’ONU doit effectuer une visite au Mali et au Niger du 23 au 26 octobre, au cours de laquelle ses membres rencontreront divers dirigeants des deux pays, ainsi que la société civile, annonce le site ONU-info. « Les principaux objectifs sont de veiller à ce que la transition au Mali se déroule comme prévu, de poursuivre la conversation sur les effets du terrorisme et du changement climatique au Sahel et de voir comment le Conseil peut au mieux soutenir la région », a précisé le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse jeudi. La MINUSMA a précisé, de son côté, que la délégation du Conseil de sécurité, qui sera au Mali samedi et dimanche, rencontrera les plus hautes autorités maliennes ainsi que plusieurs représentants des institutions républicaines. Le Conseil s’entretiendra aussi avec les groupes armés signataires et la société civile. Au terme de sa visite, la délégation rendra hommage aux Casques bleus tombés pour la paix au Mali, dimanche 24 octobre, au siège de la MINUSMA à Bamako. Elle se rendra ensuite au Niger. « Le Mali, qui a connu deux coups d’Etat en neuf mois, en août 2020 et en mai 2021, est confronté à une insécurité persistante dans le nord et le centre du pays et à la menace d’attentats terroristes », rappelle le site de la mission onusienne. Les militaires au pouvoir se sont engagés auprès des partenaires internationaux à rendre le pouvoir aux civils et à organiser des élections nationales en février 2022 à l’issue d’une transition limitée à 18 mois. Jeudi, lors d’un débat au Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a regretté que lors des crises humanitaires les droits des femmes régressent. Il a pris l’exemple du Mali, où « après deux coups d’État en l’espace de neuf mois, on n’assiste pas uniquement à une réduction de l’espace des droits des femmes mais à une fermeture de cet espace ». MD (AMAP)
Une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU attendue à Bamako (Mission permanente du Mali)
Bamako, 22 octobre (AMAP) Une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies est attendue à Bamako, pour une visite officielle, samedi 23 et dimanche 24 octobre 2021, annonce la Mission permanente du Mali à New York dans un communiqué. “L’objectif principal de cette mission est d’évaluer la situation politique, sécuritaire, humanitaire, de droits de l’homme, de développement, du calendrier de la Transition ainsi que l’état de la mise en œuvre des mesures prioritaires de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger par les parties signataires”, précise la source. Au cours de son séjour, la délégation onusienne aura des rencontres avec les Autorités de la Transition, le personnel de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), les différentes parties impliquées dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, ainsi qu’avec les autres acteurs nationaux et internationaux de la crise malienne, selon le communiqué. “Cette mission s’inscrit dans le cadre des consultations régulières entre le Gouvernement du Mali et l’Organisation des Nations unies depuis l’adoption en 2013 de la résolution 2100 (2013) du Conseil de sécurité créant la (MINUSMA)”, rappelle la Mission permanente du Mali au siège de l’ONU Le Conseil de sécurité est investi par la Charte des Nations Unies de la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Après l’étape de Bamako, la délégation onusienne se rendra à Niamey, au Niger. MD (AMAP)
Le ministre malien de la Défense reçoit le chef d’état-major général des Armées rwandaises
Bamako, 20 oct (AMAP) Le chef d’état-major général des Armées rwandaises, le général de corps d’armée Jean Bosco Kazura, en visite de travail au Mali, a été reçu en audience, mercredi, par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, rapporte l’Armée. Les échanges entre les hauts responsables militaires ont essentiellement porté sur l’évolution de la coopération militaire entre le Rwanda et le Mali dans la lutte contre le terrorisme. Après un tête à tête avec le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Jean Bosco Kazura a eu une séance de travail avec son homologue malien, le général de brigade Oumar Diarra. AT/MD (AMAP)
Transition au Mali : Tête-à-tête Nana Akufo-Addo et autorités de Bamako
Bamako, 18 oct (AMAP) Le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en visite dimanche à Bamako, a eu une séance de travail avec les autorités de la Transition, notamment le chef de l’Etat, Assimi Goïta. Rien n’a filtré de cet entretien en tête-à-tête entre les deux chefs d’État, suivi d’une séance de travail élargie à la forte délégation de l’organisation communautaire. «On m’a envoyé pour discuter avec le président Assimi Goïta sur l’évolution de la situation au Mali», s’est contenté de dire à la presse le président en exercice de la CEDEAO. Selon nos informations, le chef de l’État ghanéen a voulu réserver la teneur des discussions avec les autorités maliennes à ses homologues qui devraient se réunir très prochainement sur la question. Cependant, on peut raisonnablement penser que la question de l’organisation des élections en février 2022 a focalisé les discussions. La CEDEAO n’est pas rassurée par le discours des autorités maliennes qui laissent entrevoir la possibilité d’une prolongation du délai imparti à la Transition. En septembre dernier, le Premier ministre Choguel Kokala Maïga, au cours d’une rencontre avec les membres du corps diplomatique, a clairement indiqué que la priorité du gouvernement est d’abord l’organisation des Assises nationales de la Refondation (ANR). Et que celles-ci prévues en novembre prochain détermineront le chronogramme détaillé devant conduire aux élections générales. Le président Akufo-Addo est arrivé à Bamako pour une visite de travail qui entre dans le cadre du processus du suivi de la Transition. Depuis l’éclatement de la crise socio-politique en mai 2020 au Mali, l’organisation sous régionale s’est fortement investie afin de trouver une solution. Suite à la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta, le 18 août 2020, qui a ouvert la phase transitoire, la CEDEAO a plusieurs fois envoyé, au Mali, son émissaire, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, et multiplié les rencontres de haut niveau pour le retour à l’ordre constitutionnel dans notre pays. Dimanche à sa descente d’avion, à l’Aéroport international président Modibo Kéita-Sénou, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo a été accueilli par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Conformément à la tradition malienne, deux jeunes filles ont remis deux calebasses d’eau et de noix de colas à l’hôte de marque. Cette séquence a été suivie par l’exécution des hymnes nationaux du Ghana et du Mali. Ensuite, les deux chefs d’État ont procédé à la revue des troupes. Outre le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, le président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, des membres du gouvernement et le corps diplomatique accrédité au Mali, des responsables administratifs et politiques de Bamako étaient, également, présents à l’aéroport. Après la présentation du corps constitué, les deux présidents ont eu un bref tête-à-tête dans le pavillon présidentiel. Ensuite, le colonel Assimi Goïta a accompagné le président Nana Addo Dankwa Akufo-Addo à sa résidence, un hôtel de la capitale. Une heure auparavant, précisément à 10h20mn, l’émissaire Goodluck Jonathan avait atterri à l’Aéroport international président Modibo Kéita-Sénou. Des partisans de la prorogation de la durée de la Transition ont saisi l’occasion pour exprimer leur volonté au président en exercice de la conférence des chefs d’État et de gouvernements de la CEDEAO. Ces manifestants se sont rassemblés au bord de la route, précisément au premier rond-point de l’aéroport. Au passage du cortège, on pouvait entendre des slogans comme «Trois ans», comme pour dire qu’il faut prolonger la Transition d’autant. Sur des banderoles, on pouvait aussi lire : «Bienvenue à la CEDEAO mais les Assises nationales de la refondation d’abord», «La refondation du Mali, Gage d’élections crédibles et transparentes»; «Seul le choix du peuple souverain du Mali compte». OD/ID/MD (AMAP)
Transition : Des slogans pour la prorogation accueillent le président ghanéen Nana Akufo-Addo à Bamako
Bamako, 17 oct (AMAP) Des partisans de la prorogation de la durée de la Transition au Mali ont manifesté dimanche, à Bamako, à l’occasion de la visite du président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Nana Akufo-Addo, le président du Ghana également président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, est arrivé dans la capitale malienne à 11h25mn, dans le cadre d’une visite de travail de 24 heures. Au sortir de l’aéroport international président Modibo Kéita-Sénou, des manifestants se sont rassemblés au bord de la route, au passage du convoi. Ils ont lancé des slogans comme « trois ans », comme pour dire qu’il faut proroger la Transition d’autant. Sur des banderoles, on pouvait aussi lire également : « Bienvenue à la CEDEAO mais les assises nationales d’abord », « La refondation du Mali, gage d’élections crédibles et transparentes », « Seul le choix du peuple souverain du Mali compte ». Au cours de cette visite de travail d’une journée, le président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de la CEDEAO aura une séance de travail avec la mission locale de suivi de la Transition ainsi que les ambassadeurs des pays membres de l’organisation communautaire accrédités au Mali. Après, Nana Akufo- Addo s’entretiendra en tête-à-tête au palais de Koulouba avec le colonel Assimi Goïta. Ces échanges seront suivis d’une séance de travail élargie. Habillé en costume bleu, Nana Akufo-Addo a été accueilli à sa descente d’avion par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, au pavillon présidentiel de l’aéroport international président Modibo Kéita-Sénou. Environ une heure auparavant, précisément à 10h20mn, l’ancien président nigérian, et necduateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan, avait atterri à l’aéroport international président Modibo Kéita-Sénou à bord de Air force one du Nigéria. OD/MD (AMAP)
Mali-CEDEAO : Le président ghanéen Nana Akufo Addo attendu dimanche à Bamako
Bamako, 17 oct (AMAP) Le président ghanéen, Nana Addo Akufo, également président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), effectuera une visite de travail de 24 heures à Bamako, ce dimanche. Selon le programme officiel de la visite, le chef d’Etat ghanéen sera accueilli, à l’aéroport international président Modibo Keïta, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, du corps diplomatique constitué ainsi que les autorités administratives et coutumières du District de Bamako. Après le cérémonial d’accueil, les deux chefs d’État auront un entretien dans la loge officielle du pavillon présidentiel. Le président Nana Addo Akufo aura, également, une séance de travail avec le Comité local de suivi de la Transition et les ambassadeurs des pays de la CEDEAO accrédités au Mali. Le chef d’Etat ghanéen sera, ensuite, reçu en audience par le colonel Assimi Goïta au Palais de Koulouba. Ce tête-à-tête sera suivi d’une séance de travail élargie qui se terminera par un déjeuner offert par le président de la Transition à son visiteur. Ce déplacement du président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO intervient dans un contexte de tensions diplomatiques entre Paris et Bamako. A cette crise diplomatique, s’ajoute la pression de plus en plus accrue de la communauté internationale sur les autorités de la Transition au sujet du respect du délai des 18 mois préalablement imparti à la Transition. Si pour la communauté internationale l’urgence est de préparer les élections, les autorités de la Transition mettent en avant la stabilité et la refondation du pays. AT/MD (AMAP)
Lutte contre la corruption : L’OCLEI remet ses rapports 2019 et 2020 au président de la transition
Bamako, 15 octobre (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu jeudi, au palais de Koulouba, les rapports annuels 2019 et 2020 et celui relatif à l’étude sur la déontologie des agents dans l’administration publique malienne, de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei), a constaté l’AMAP. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, de plusieurs membres du gouvernement, du président de l’Oclei, Moumouni Guindo et de ses collaborateurs. Le président de l’Oclei, Moumouni Guindo, a fait une brève présentation des rapports avant de les remettre officiellement au président de la Transition. « C’est une cérémonie très significative pour le chef de l’État. Depuis son arrivée à la tête du pays, il a fait de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite l’une de ses préoccupations majeures », a commenté le patron de l’Oclei. Dans la présentation du rapport 2019, on note que l’Oclei a mené 11 activités d’informations et de sensibilisation à travers le pays, dans le cadre de ses missions de prévention. Concernant les déclarations de biens, l’Office en a exploité 400. Il a mis en place et animé un dispositif de gestion des déclarations de biens. Ainsi, il est arrivé au constat que le Premier ministre et plusieurs membres du gouvernement sont entrés en fonction sans avoir procédé à la déclaration de leurs biens. Certains ministres sont restés en fonction pendant plus d’une année sans s’acquitter de cette disposition de la loi. D’autres ont fait plus de trois ans sans effectuer leur déclaration de biens, souligne le rapport. Dans le cadre de la répression de l’enrichissement illicite, la structure de contrôle a mis à la disposition du public un numéro vert (80 00 22 22) en décembre 2019. Elle a ouvert 32 dossiers d’enquête dont trois ont été transmis à la justice. La valeur des biens meubles et immeubles présumés illicites dans ces trois dossiers s’élève à 4,279 milliards de Fcfa, alors que le total des revenus légitimes des trois agents publics concernés est de 127,69 millions de Fcfa sur la même période. La valeur des biens représente plus de 33 fois le total des revenus légitimes. Au titre des avis et recommandations, l’Oclei, sur auto-saisine et après examen, a constaté que la liquidation en 2015 des indemnités de départ à la retraite du directeur général adjoint et l’agent comptable de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) est contraire à la loi. En dehors de toute légalité, le directeur général adjoint a perçu 353,72 millions de Fcfa et l’agent comptable a perçu 1,70 milliard de Fcfa. En 2020, la contribution de l’Oclei à la répression de l’enrichissement illicite porte sur la transmission à la justice de six dossiers d’enrichissement illicite présumé. Les biens sont évalués à 2,715 milliards de Fcfa, soit 37 maisons d’habitation et 178 parcelles dont 80 concessions rurales d’une superficie de 176 ha. Le montant total des entrées sur les comptes bancaires des six personnes, s’élève à 2,588 milliards de Fcfa entre 2014 et 2020. Sur la même période, leurs revenus légitimes sont estimés à 317 millions de Fcfa. L’Office a adopté une méthode d’identification des déclarations de biens à investiguer. Cette démarche a permis d’identifier 48 personnes dont le patrimoine a subi des variations significatives. Des enquêtes sont ouvertes sur ces cas, a assuré Moumouni Guindo. Le président Assimi Goïta s’est réjoui de constater tous les efforts accomplis par l’Oclei dans le cadre de la prévention de l’enrichissement illicite, la répression du phénomène, les déclarations des biens et la coopération avec d’autres structures tant au Mali qu’à l’extérieur. « La bonne gouvernance étant un pilier essentiel de l’action gouvernementale, vos actions revêtent une importance particulière, s’est-il adressé à l’équipe de l’Oclei. Ce qui mérite l’accompagnement de l’État à la structure anti-corruption pour l’atteinte des objectifs qui sont fixés », a-t-il souligné. Le chef de l’État a déclaré, à cet effet, qu’il faut tout mettre en œuvre pour créer une gouvernance de rupture et d’exemplarité. Pour ce faire, aucun sacrifice ne sera de trop, a souligné le président de la Transition. Sur les difficultés d’opérationnalisation de l’Oclei, le chef de l’État a rassuré Moumouni Guindo et tous les agents de l’Office que tout sera mis en œuvre pour obtenir la bonne collaboration avec les services publics, conformément aux textes en vigueur. Pour rappel, l’Office a déjà transmis à la justice des dossiers d’enrichissement illicite dont le montant s’élève à plus de 4 milliards de Fcfa. Le chef de l’État l’a félicité et encouragé à persévérer sur cette voie CAD/KM (AMAP)
Début du retrait des forces françaises de Kidal, dans le Nord du Mali (Ambassade de France)
Bamako, 12 oct (AMAP) Les forces françaises ont débuté leur retrait du camp de Kidal (Nord) dans le cadre de l’adaptation de leur dispositif militaire dans la bande sahélo-saharienne (BSS), décidée en juillet 2021 par le président Emmanuel Macron, indique une source diplomatique. Dans un communiqué publié mardi, l’ambassade de France à Bamako annonce que la remise de « l’emprise française de Kidal à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a débuté, en étroite coordination avec les forces armées maliennes (FAMa) ». « L’emprise se situe au sein du camp de la MINUSMA à Kidal, ville où les forces armées maliennes disposent, dans un autre camp qui a été rénové par la MINUSMA, d’un bataillon d’infanterie motorisée (le 72e RIM) issu de l’armée reconstituée », précise la même source. Selon le communiqué, 1300 militaires de la MINUSMA et plus de 400 soldats maliens sont déployés à Kidal où ils assurent des missions de protection et de sécurisation. « Un convoi logistique a quitté Kidal ce matin (Ndlr, mardi). Un détachement de la Force Barkhane, reste sur place. Il est notamment chargé de conduire les dernières formalités administratives et logistiques avant le transfert définitif de l’emprise dans les prochaines semaines », indique le communiqué. Ce détachement « sera en mesure de faciliter des missions de réassurance et d’appui au profit des partenaires, et travaillera donc en étroite coordination avec la MINUSMA et les FAMa ». Selon le communiqué, cette première étape dans l’adaptation du dispositif militaire français dans la BSS « se déroule dans de très bonnes conditions de dialogue et de coordination avec nos partenaires de la MINUSMA et des FAMa ». MD (AMAP)
Diéma : Histoires d’enfants au destin de mendiants
Par Ouka BA Diéma, 12 oct (AMAP) A Diéma et environs, chacun a une histoire d’enfant mendiant à raconter. A longueur de journée, ces enfants, de 7 à 12 ans, au plus, déambulent dans les rues, pour satisfaire les exigences de leur maître. Recevant par-ci une poignée de céréales, par-là des pièces de monnaie ou des restes de repas. On les croise à tout bout de champ, aussi bien en ville, au quartier Razel, qu’aux confins des villages voisins. Chaque vendredi, des mendiants arrivent en nombre dans le village de Fangouné Bambara, situé à 5 km de Diéma. « Ils s’installent dans des vestibules. En période de fraîcheur, ils n’ont pas de couvertures, ils passent toutes les nuits à grelotter », raconte Dakolo Coulibaly, gérant d’une banque de céréale. Un conseiller du chef du village de Diéma, Fousseiny Sissoko, relate : « On m’a appelé pour me dire qu’un mendiant venant de Gourel, à Nioro du Sahel, a passé la nuit à la belle étoile au quartier Razel. Je suis allé le voir et j’ai donné l’information à travers les réseaux sociaux. Quand son père a appris la nouvelle, il est venu chercher son enfant ». « Un jour, quand je quittais Mountan Kagoro sur ma moto. J’ai croisé un enfant âgé d’environ huit ans, tout seul en pleine brousse. Quand je l’ai l’interrogé, il m’a dit qu’il était en compagnie de son maître. Ils partaient à Diangounté Camara, mais ce dernier s’est débarrassé de lui, prétextant un besoin de se soulager dans la broussaille », dit Fousseiny Sissoko. L’enfant épuisé par la longue marche, suait à grosses gouttes. « J’ai été obligé d’écourter mon trajet pour le conduire chez le chef de village de Diangounté Camara qui a mené des investigations pour retrouver ses parents », ajoute notre interlocuteur. Et d’ajouter que la plupart des enfants mendiants ne bénéficient pas de soins s’ils tombent malades. « L’an passé, j’ai personnellement assuré la prise en charge de près de dix enfants », affirme-t-il. La présidente de l’Association des femmes rurales, Lallia Borthole, pour sa part, nous dit que chaque jour, de nombreux mendiants viennent dans sa maison. On leur donne à manger. « Ils ne sont pas disciplinés. Ils se bagarrent souvent pour un morceau de viande », fait-elle remarquer. MALTRAITANCE – « Un jour, poursuit Mme Borthole, l’un d’eux était malade, et s’était allongé par terre. On a envoyé quelqu’un pour informer son maître. Au lieu de le conduire directement au centre de santé, le maître s’est dirigé vers la maison ». La présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), Mme Mariam Soucko, dit avoir été témoin, un jour, d’une scène horrible. « Un maître coranique a battu au sang son élève, parce qu’il aurait refusé d’apprendre le Coran et veut rentrer chez lui, contre la volonté de ses parents. L’enfant avait des traces de fouet, un peu partout, sur son corps. J’ai plaidé afin que le maitre laisse partir le garçon qui n’arrêtait pas de se lamenter », raconte Mme Soucko. Certains maîtres coraniques, mettent en garde leurs élèves de ne pas rentrer bredouilles, allant jusqu’à fixer un montant d’argent que chacun doit apporter, à la fin de la journée. Ces élèves coraniques, à force d’errer dans les rues, finissent par en adopter les comportements avec leur corollaire de vols, de banditisme, d’escroquerie, etc. M’Bouillé Diarra est animateur-radio. « Un jour, dit-il, on a conduit vers nous un mendiant égaré. A force de l’interroger, l’enfant a fini par dire que son maître lui demande d’apporter, chaque jour, une somme de 500 Fcfa ». Le garçon avait obtenu le montant exigé, mais un autre plus grand que lui, lui a retiré 250 Fcfa. « J’ai compléter la somme et conduit le petit chez son maître ». Salif Sangaré dit Broda, du Syndicat des transporteurs, accuse ces enfants de cheminer avec des délinquants du quartier Razel. « Pas plus tard qu’il y a cinq jours, on a pris en flagrant délit un enfant mendiant qui s’asseyait toujours près d’une station-service. Il disposait d’un trousseau de clés passe-partout avec lesquelles il faisait ses opérations. Chaque fois, le garçon profitait de l’absence du gérant pour ouvrir son coffre et soutirer de l’argent », raconte-il. Abdoulaye Touré, conseiller pédagogique, explique qu’un mendiant âgé d’environ quinze ans, était poursuivi par un homme. L’enfant avait volé un téléphone. « J’ai cherché et trouvé son maître pour lui remettre son élève afin de lui épargner la bastonnade que lui promettait la victime en colère », dit-il. La Brigade territoriale de gendarmerie mène, souvent, des opérations de recherche d’enfants sans domicile fixe. « Il s’agit, indique le commandant de brigade, Abdoulaye Dissa, de leur éviter de tomber dans la délinquance ». IRRESPONSABILITE – C’est une fuite de responsabilités non seulement de la part des maîtres coraniques, mais surtout des parents qui leur confient la garde de leur progéniture. Une fois que le père remet son enfant à un maître coranique, tout l’entretien de l’élève revient généralement au religieux qui a droit de vie et de mort sur son protégé. « On voit souvent des personnes nanties envoyer leurs enfants chez des maîtres coraniques dans le but de leur apprendre la pénitence. Lorsque j’étais petit, j’ai beaucoup souffert avec mon maître. Mes compagnons et moi mangeons, souvent, du son de mil que la femme du maître préparait pour nous », se souvient Mohamed Dicko, vendeur de pastèque. « Pour apprendre la parole de Dieu et avoir la baraka, il faut stoïquement souffrir », croit-il. Mme Aminata Cissé du Service du développement social et de l’économie solidaire raconte le cas d’un enfant malade, retrouvé couché à même le sol au quartier Razel. « Le garcon y était resté pendant deux jours sans assistance. Ses petits camarades avaient informé leur maître qui ne s’était pas présenté. On l’a conduit au centre de soins », dit Mme Cissé. Quand, enfin, son maître est venu, il ne se souvenait plus du nom de son élève. C’est un homme qui lui aurait confié le gamin originaire de Djénné. Le même maître confesse qu’il ne connait pas de nom tous ses élèves. Il dit ne pas avoir d’argent pour soigner l’enfant, mais lorsqu’on a menacé de le traduire devant la justice,
L’ex otage colombienne Gloria Cécilia Narvaez libérée samedi (Présidence du Mali)
Bamako, 10 oct (AMAP) L’otage colombienne, la religieuse, Gloria Cécilia Narvaez, enlevée le 7 février 2017, à Karangasso, dans le Cercle de Koutiala, à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, a été libérée samedi, précise la Présidence malienne. Elle était détenue par les groupes terroristes depuis quatre ans. L’ex-otage a été reçue par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, qui a salué le courage et la bravoure de la religieuse. « Cette libération est le couronnement de quatre ans et huit mois d’efforts conjugués de plusieurs services de renseignements », note le communiqué de la présidence publié samedi. Selon la même source, le chef de l’État a saisi cette occasion pour assurer au peuple malien ainsi que la communauté internationale que « les efforts sont toujours en cours pour faire libérer toutes les personnes, maliennes comme étrangères, retenues sur le territoire national ». Le président de la Transition a félicité les Forces de défense et de sécurité et les services de renseignements, ajoute la présidence. MT/MD (AMAP)

