Mali : Liberté provisoire pour Dr Oumar Mariko
Bamako, 04 janv (AMAP) Le président du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI), Dr Oumar Mariko, a été mis en liberté provisoire, mardi, par le tribunal de Grande instance de la Commune IV de Bamako. Le tribunal a, ainsi, donné suite à une demande des avocats du leader politique qui avait été placé en garde à vue le 6 décembre dernier. L’ancien député élu à Kolondiéba (Sud) a été, ensuite, placé sous mandat de dépôt. Il est accusé d’avoir tenu, dans un enregistrement sur les réseaux sociaux, des propos injurieux contre le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Son jugement est prévu pour 15 février 2022. Bakary Camara, administrateur de la radio Kayira, co-accusé de M. Mariko dans la même affaire a, également, été mis en liberté provisoire le même jour. Une semaine auparavant, Boucabar Soumaoro dit Bouba Fané, mis en cause dans le même dossier, a été aussi libéré. MT/MD (AMAP)
Le ministre Abdoulaye Diop à Accra pour présenter les conclusions des ANR au président de la CEDEAO
Par Issa DEMBELE Envoyé spécial Accra, 1er jan (AMAP) Une importante délégation malienne est arrivée, vendredi, à Accra, au Ghana, pour présenter les conclusions des Assises nationales de la refondation (ANR) au président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le ghanéen Nana Addo Dankwa Akufo-Addo. « Le président de la Transition a tenu à ce que, très diligemment, nous puissions porter les conclusions des ANR, à l’attention du président en exercice de la CEDEAO afin qu’il puisse en informer les autres chefs d’Etat », a expliqué le ministre Diop, à la sortie d’une audience accordée, vendredi après-midi, par le président Nana Addo, à Jubilee House. « Cette démarche, a-t-il poursuivi, s’inscrit dans le cadre du « respect » que le président Assimi Goïta a pour l’organisation sous-régionale, mais c’est aussi pour « montrer sa bonne foi et son ouverture au dialogue, à la concertation pour pouvoir trouver des solutions ». Cette délégation a été dépêchée, quelques heures après la fin des ANR, par le président de la Transition. Elle était conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et comprenait, notamment, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Réformes politiques et institutionnelles, Mme Fatoumata Sékou Dicko, ainsi que le président du Panel des hautes personnalités des ANR, Zeïni Moulaye. Les dirigeants ouest-africains et les autorités maliennes n’ont toujours pas trouvé un terrain d’entente sur la durée de la transition. Sur le sujet, les Maliens se sont prononcés. Et la délégation dépêchée à Accra a « fidèlement » rapporté ce qui a été décidé « par rapport à la durée de la transition pour faire en sorte que ceci soit la base d’un dialogue avec la CEDEAO à l’effet de pouvoir arriver à un consensus sur les exigences de notre communauté régionale avec les préoccupations et les demandes des Maliens », a expliqué le ministre Diop. « Mais, il y a toujours des discussions possibles sur les différentes options qui ont été arrêtées », a-t-il précisé, tout en se gardant d’en dire plus sur le « chronogramme qui fait partie des éléments présentés au président ghanéen et qui feront l’objet de partage et d’examen par l’ensemble des chefs d’Etat de l’Organisation sous-régionale ». En retour, espère le ministre Abdoulaye Diop, « la CEDEAO pourra venir pour engager les discussions techniques et voir dans quelle mesure nous pourrons avancer vers une solution consensuelle et l’adoption d’un chronogramme qui puisse consacrer le retour à un ordre constitutionnel normal». « Le président ghanéen a pris bonne note et promis de partager l’ensemble de ces informations avec les autres chefs d’Etat à l’effet de faire l’objet d’un examen », selon le ministre Abdoulaye Diop. ID (AMAP)
Conclusions des Assises nationales de la refondation (ANR) : Un condensé des préoccupations nationales
Par Issa DEMBÉLÉ Oumar DIAKITÉ Bembablin DOUMBIA Aboubacar TRAORÉ Bamako, 30 déc (AMAP) Après trois jours de travaux, les principales recommandations ont été validées, jeudi 30 décembre, par plus de 1.600 délégués de la rencontre. Elles sont sensées résumer les aspirations des Maliens sur le devenir du pays. Pour la durée de la Transition, les participants ont estimé qu’il fallait donner du temps aux autorités pour réaliser les réformes institutionnelles nécessaires à la tenue d’élections crédibles, équitables et transparentes. L’ensemble des participants des quatre ateliers se sont retrouvés dans la salle Djéli Baba Sissoko du CICB pour la validation en plénière des conclusions des Assises nationales de la refondation (ANR). Le rapport présenté compile les recommandations phares, mais « toutes les propositions faites constitueront une base de données qui sera mise à la disposition du Comité de suivi et d’évaluation», a dit Zeïni Moulaye, président du Panel des hautes personnalités des ANR. Ce comité pourra y puiser au besoin, durant les 25 années que prendra le processus de refondation. Parmi les recommandations relatives aux questions politiques et institutionnelles et à la gouvernance électorale, il faut retenir la réduction du nombre de partis politiques en appliquant des conditions restrictives de création et de financement ; la relecture de la Charte des partis politiques, avec une réaffirmation du statut de chef de file de l’Opposition ; la fin du nomadisme politique en cours de mandat ; la réduction du nombre d’institutions de la République dans la Constitution ; la révision des compétences de la Cour constitutionnelle en matière électorale ; la mise en place d’un Sénat et d’une Cour des comptes ; l’ouverture au citoyen de la saisine de la Cour constitutionnelle ; la recomposition du Conseil national de la Transition (CNT) conformément à la Charte de la Transition. D’autres mesures concernent le maintien de la forme de l’Etat unitaire, républicain décentralisé, laïc, démocratique et social; la relecture de la loi électorale ; la mise en place d’un Organe unique indépendant de gestion des élections (OUIGE); l’instauration du mode de scrutin proportionnel pour l’élection des députés; l’organisation des élections municipales avant les législatives et les présidentielles; la participation des Maliens établis à l’extérieur aux élections législatives. Pour la durée de la Transition, les participants ont estimé qu’il fallait donner du temps aux autorités pour réaliser les réformes institutionnelles structurantes et, par conséquent, permettre des élections crédibles, équitables et transparentes. Les délais avancés varient de 6 mois à 5 ans. Sur les questions de défense, de la sécurité, de la souveraineté, de la lutte contre le terrorisme et celles géostratégiques et géopolitiques, il a été convenu de mettre en œuvre la Loi d’orientation et de programmation militaire par la mise en place d’un système informatique pour assurer la maîtrise des effectifs et des moyens mis à la disposition des Forces de défense et de sécurité ; de poursuivre l’équipement des Forces armées maliennes (FAMa) ; d’accroître la formation spécialisée de nos forces de défense et de sécurité en fonction des menaces asymétriques ; d’implanter de nouveaux camps aux effectifs conséquents en fonction de la nouvelle carte sécuritaire et stratégique du pays et surtout de la géographie des menaces ; de développer de nouveaux partenariats militaires avec des puissances militaires pour mieux défendre la souveraineté du Mali; de dissoudre toutes les milices et les reverser dans l’Armée ; de recruter dans tous les villages situés dans les zones d’insécurité ; d’instaurer le service militaire obligatoire à partir de 20 ans ; de déployer les officiers supérieurs sur le terrain et non dans les ministères; de construire des logements sociaux pour les militaires. Pour les besoins de la lutte contre le terrorisme, la sécurité et la défense du territoire, le président de la République peut pendre un décret en fonction des pouvoirs que la Constitution lui donne pour mobiliser les forces paramilitaires pour la défense de la patrie. S’agissant des recommandations relatives à la justice, on peut retenir les «recrutements dans le cadre de la diversification des administrations judiciaires à travers le pays pour rendre plus rapide et serein le fonctionnement de la justice». Le respect de l’indépendance de la justice par une séparation réelle des pouvoirs, la dépolitisation de la justice et la mise en place de juges des libertés et de la détention sont, aussi, des propositions fortes. En outre, les participants ont demandé de regrouper des services de contrôle judiciaire (Oclei, Vérificateur général, contrôle général des services publics) en une seule structure, de rendre imprescriptibles les infractions en matière de délinquance financière et d’œuvrer à l’effectivité de la médiation pénale pour désengorger les maisons d’arrêt. Sur la politique étrangère, les participants ont insisté sur la nécessité de rendre notre diplomatie plus active et plus professionnelle, d’étendre la carte diplomatique en fonction des intérêts de notre pays et de faire émerger une diplomatie de crise plus efficace avec comme points focaux la défense, la sécurité, l’économie et la protection des Maliens de l’extérieur. Autres propositions: multiplier les partenariats et accords de coopération dans les domaines de la sécurité et la défense, organiser les états généraux de la migration, ouvrir des missions diplomatiques et consulaires dans tous les pays où il y a au moins 1.000 ressortissants maliens, créer la Banque d’investissement de la diaspora. S’agissant des médias, l’une des recommandations est de règlementer le secteur en fonction des nouveaux canaux de communication, tout en préservant la liberté d’expression. Sur les questions relatives aux arts, culture, tourisme, sport, jeunesse, éducation civique, construction civique, éducation, questions scolaires, universitaires et recherches scientifiques, plusieurs recommandations ont été retenues. S’y ajoutent la formation des jeunes diplômés pour créer de l’emploi dans le domaine de l’artisanat, l’accélération du rapatriement de nos œuvres d’art et la redéfinition de nos valeurs culturelles en fonction de la Charte de Kurukan Fuga. Il y a, également, l’institution d’une journée nationale du tourisme, l’encouragement des clubs professionnels sportifs à recruter des lycéens, la pacification de l’espace scolaire et universitaire pour en faire un lieu d’acquisition de savoirs et de connaissances et non de
Nara: Une attaque complexe tue quatre soldats (Sources militaires)
Nara, 30 déc (AMAP) Une attaque complexe, combinant Engins explosifs improvisés (EEI) et arme lourde, a fait, mercredi, 04 soldats tués et une dizaine de blessés graves, selon des sources militaires qui indiquent que le bilan est provisoire. L’attaque contre une unité des Forces armées maliennes (FAMa), dans la Région de Nara, (Ouest) est intervenue, aux environs de 17h30, dans le secteur de Guiré, à une centaine de km de Nara (Ouest), vers la frontière mauritanienne. Un renfort a été dépêché sur le lieu pour sécuriser la zone et évacuer les blessés. BC (AMAP)
Coopération : La Russie réaffirme son soutien militaire au Mali (Media russe)
Bamako, 29 déc (AMAP) Le responsable du ministère russe des Affaires étrangères pour les organisations internationales, Piotr Ilichev, a confié, lundi au média russe RIA que la Russie continuera de fournir à Bamako une aide militarisée, à travers des filières étatiques. « Nous continuerons de défendre les intérêts légitimes de Bamako aux Nations unies ainsi que de fournir une assistance active à nos partenaires maliens dans les sphères militaires et militaro-techniques dans le cadre des filières étatiques », a déclaré le responsable russe. cité par l’agence RIA. Cela, d’autant plus que la réduction des troupes annoncée par la France pourrait, d’après Moscou, “mettre en péril la stabilité de la Région”. Au cours de son intervention, Piotr Ilichev a rappelé que le Mali a le droit de collaborer avec les partenaires de son choix afin de lutter contre le terrorisme. Dans un communiqué publié, vendredi 24 décembre, les autorités de la Transition au Mali, ont souligné que « des formateurs russes » se trouvaient sur le sol malien, en vertu d’un accord bilatéral entre la Russie et le Mali. SS/MD (AMAP)
Assises nationales de la refondation : L’ultime étape du grand rendez-vous pour un Mali nouveau
Par Issa DEMBELE Bamako, 28 déc (AMAP) L’ouverture de la phase nationale des Assises nationales de la refondation (ANR), lundi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a été un moment solennel dans la vie de notre nation. Plutôt qu’une option, cette concertation est impérative pour le Mali eu égard à son état de déliquescence avancée, a estimé le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. «Le rendez-vous pour un Mali nouveau». C’est le slogan de la phase nationale des ANR qui a été solennellement lancée par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. L’événement a mobilisé le ban et l’arrière-ban de la République. Outre les chefs d’institutions et les membres du gouvernement, il y avait un ancien chef d’État, Pr Dioncounda Traoré, deux anciens Premiers ministres, des diplomates, des autorités religieuses et coutumières… Ces Assises ont été initiées parce qu’il était impérieux que les Maliens se retrouvent pour trouver des solutions pertinentes aux multiples maux dont souffre le pays, depuis près d’une décennie. L’État peine à exercer son autorité sur une large partie du territoire et des attaques terroristes endeuillent régulièrement les populations. L’instabilité est également politique et les défis sont pressants dans les domaines de la justice, de l’éducation, de l’économie, du social, du foncier… «Plutôt qu’une option, ces ANR sont impératives pour le Mali eu égard à son état de déliquescence avancée», a résumé le président de la Transition. Les objectifs de ces débats sont donc clairs : faire un diagnostic sans complaisance de l’état de la nation, tirer les meilleures leçons des foras passés et faire des propositions permettant de construire une solution de sortie de crise qui, en même temps, ouvre d’heureux horizons au peuple malien. Les Maliens de tous bords ont ainsi l’occasion de poser les jalons du sursaut national, de converger vers un avenir meilleur et prospère. Les débats vont durer jusqu’au 30 décembre. Ces quatre jours d’échanges constituent la phase ultime de ces Assises, qui ont débuté depuis le 11 de ce mois à travers des concertations locales dans 725 sur 759 communes, 51 sur 60 cercles et dans toutes les régions, à l’exception notoire des Régions de Kidal et Ménaka. Les représentations diplomatiques du Mali dans 26 pays de forte concentration de nos concitoyens à l’étranger ont, aussi, servi de cadre à ces concertations. La phase nationale sera une «étape cruciale dans la marche héroïque de notre pays vers le redressement», selon le chef de l’État qui a encore souligné que ces ANR «nous offrent une occasion exceptionnelle pour nous interroger sur le type de citoyen que nous voulons être, le type de leader dont nous avons besoin pour bâtir le Mali nouveau». Le colonel Assimi Goïta, qui s’est dit confiant en la capacité de sursaut du peuple malien, s’est réjoui du fait que les phases locales ont donné le ton et le début du contenu du processus de refondation. Puisqu’elles ont permis de mettre en commun les différentes attentes des populations quant au renouveau politique, institutionnel, sécuritaire, économique et social attendu. PRENDRE LE TRAIN EN MARCHE – Bien que ces ANR constituent une étape importante, les résultats qui en sortiront ne seront, cependant, que le début de la refondation. Il sera mis en place, à la fin des Assises, un Comité de suivi et d’évaluation, ainsi qu’une phase technique intense qui élaborera des cadres de référence d’orientations stratégiques, de planification économique et de développement… Bref, toute une panoplie d’outils institutionnels, législatifs et techniques du nouveau Mali. «Il s’agira d’aboutir à la mise en place d’une stratégie cohérente qui combine et coordonne l’action publique dans tous les secteurs tout en engageant une estimation budgétaire du coût de la refondation », annoncé le chef de l’État. Auparavant, le président du Panel des hautes personnalités des ANR s’était félicité de l’engouement exceptionnel manifesté par les populations locales lors des trois premières phases. Pour lui, c’est la preuve de la ferme volonté populaire de contribuer à l’édification d’un Mali nouveau. Mais pour changer véritablement la situation de notre pays, « il faut d’abord que nous changions nous-mêmes», a plaidé Zeïni Moulaye qui a ainsi exhorté les participants à placer la «transformation de l’homme malien au cœur des débats». Le Panel garde l’espoir de voir que ceux qui n’ont pas encore pris le train le feront. Cet espoir est d’autant plus permis que lors des rencontres initiées par le Panel, aucun interlocuteur n’a fermé la porte du dialogue. « Ce qui nous porte à croire que dans un proche avenir, tous les Maliens se retrouveront pour construire ce Mali nouveau auquel notre peuple aspire», a déclaré Zeïni Moulaye. ID (AMAP)
A Bamako, la phase nationale des Assises démarre sans encombre
Bamako, 27 déc (AMAP) La phase nationale des Assises nationales de la refondation de l’Etat a commencé ses travaux, lundi, à Bamako avec la participation des différentes composantes de la société, sous la présidence du colonel Assimi Goïta, président de la Transition. Cette dernière étape de ces assises, qui devraient aboutir notamment à un chronogramme des futures élections, intervient après des phases préliminaires, locales, lancées le 11 décembre. Les participants se sont montrés demandeurs de justice sociale, de paix et, surtout de gouvernance vertueuse. Dans la quasi-totalité des cercles du Mali, les délégués ont recommandé la sécurisation du territoire national, la citoyenneté et la prolongation de la durée de la transition, entre autres. Ouvrant les travaux, le Colonel Assimi Goita a invité les forces vives de la Nation à une œuvre de salubrité publique pour poser les fondements solides et les modèles de gouvernance endogènes. « Les dérives graves, au niveau de la gouvernance, et le renoncement aux valeurs cardinales de notre société, la perte de repères, l’incivisme généralisé ont provoqué la faillite de l’Etat. Le dysfonctionnement de l’autorité de l’Etat, ajouté aux chocs internes et externes, ont fait le lit de l’insécurité et de l’extrémisme violent », a analysé le colonel Assimi Goïta. « En somme, a-t-il poursuivi, le Mali était face à un malaise profond qui s’est manifesté par un rejet systématique du système de prédation mis en place ». Et d’ajouter : « il était temps et même grand temps d’arrêter la spirale de la dérive, c’est pourquoi nous devons replacer notre Mali dans une nouvelle dynamique plus soucieuse de nos valeurs et vertus ». Pour le président Goïta, Il s’agit justement d’une entreprise de refondation qui a valeur de salubrité publique à laquelle les participants sont conviés pour « poser les fondements solides et les modèles de gouvernance endogènes qui s’inspirent de notre patrimoine historique et culturel ». Selon les organisateurs, le pari de la mobilisation est gagné avec 725 communes sur un total de 759, ayant participé aux phases communales, 51 cercles sur 60 au niveau des cercles (à l’exception de 9 cercles de Kidal et de Ménaka), 17 régions sur 19 au niveau régional et 26 ambassades dans des pays où sont concentrés des Maliens établis à l’extérieur ont pris part à ces assises. AC/MD (AMAP)
Assises nationales de la refondation : la phase nationale démarre ce lundi
Bamako, 27 déc (AMAP) La phase nationale des Assises nationales de la refondation (ANR) démarre, ce lundi 27 décembre 2021, avec environ 1.000 participants, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), après les phases déconcentrées, tenues du 11 au 23 décembre dernier, ont annoncé les responsables des instances des ANR, Le président du Panel des hautes personnalités, Zeïni Moulaye, et le président de la Commission nationale d’organisation des Assises, Mamadou Hachim Koumaré, ont indiqué, samedi, lors d’un point de presse, que l’ouverture de cette importante rencontre sera présidée par le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. La rencontre avec les médias a fait le point de la situation de la phase déconcentrée des ANR, tenue dans plusieurs communes, cercles et régions ainsi que dans le District de Bamako et la diaspora. Selon les conférenciers, plus de 80.000 personnes ont participé à cette étape et donné leurs points de vue sur ce que doit être le Mali. D’après eux, ces Assises se sont tenues dans les langues locales des différents lieux. « À ce jour, nous avons pu tenir les Assises dans 51 cercles sur les 60. Elles se sont déroulées aussi sur l’ensemble des régions sauf deux», a indiqué le président de la Commission d’organisation des ANR. Selon les responsables du forum, ces deux régions sont celles de Kidal et Ménaka. Ils ont, en outre, affirmé que cette phase s’est tenue dans plus de 700 communes. De même, selon eux, la diaspora s’est fortement mobilisée pour prendre part à la rencontre dans 26 pays. « Les déplacés y ont participé. De même que les réfugiés», a déclaré Mamadou Hachim Koumaré. Les conférenciers ont dit avoir noté l’engouement des populations lors de cette étape. « La plupart des zones où on ne s’attendait qu’à 100 personnes, nous sommes allés à plus de 200. Et quand il s’agissait de 150 personnes, on se retrouvait à 250», a confié le premier responsable de l’organisation de la rencontre. Selon l’ancien ministre Koumaré, les Maliens sont venus, « d’une façon libre et inclusive, dire t tout ce qu’ils pouvaient faire pour améliorer les 13 thématiques». Pour lui, ces Assises sont une occasion unique pour l’ensemble des Maliens de se retrouver, de discuter et de dire ensemble ce que « nous voulons du Mali et ce que nous voulons que le Mali soit demain pour nos progénitures». Parlant de ceux qui ont refusé de participer aux ANR, le président du Panel des hautes personnalités n’a pas voulu porter de «jugements de valeur» sur leurs positions. Zeïni Moulaye a espéré que certains d’entre eux prendront le train en marche. Au cours des travaux de la phase nationale, qui commence ce lundi, les 13 thématiques seront reparties entre quatre ateliers. Chacun des participants aura le loisir d’aller vers la thématique de son choix. Le président du Panel a aussi assuré que le débat sera tout aussi libre et indépendant, lors de la phase nationale. Cela est d’autant plus important que les instances des Assises nationales attendent une moisson telle que « nous pourrions disposer de recommandations fortes qui nous permettraient de construire une solution de une sortie de crise dans notre pays», selon Zeïni Moulaye. « Une solution pour aujourd’hui et pour demain d’autant que, a-t-il annoncé, dans les termes de référence, il est prévu la mise en place d’un comité de suivi et d’évaluation pour les 25 années à venir ». L’ancien ministre a ajouté que ce comité va devoir traduire la substance des résolutions, des recommandations et des suggestions en projets et programmes dans le cadre d’une programmation stratégique à long terme. « Et cela, a-t-il indiqué, pour la paix, la sécurité ainsi que la stabilité du pays et surtout le développement » BD/MD (AMAP)
Décès de Desmond Tutu, figure de la lutte anti-apartheid, à 90 ans
Bamako, 26 déc (AMAP) Le Prix Nobel de la Paix en 1984 et icone de la lutte contre le régime de l’apartheid en Afrique du Sud, Desmond Tutu, est décédé, ce dimanche, à l’âge de 90 ans, dans son pays, a le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, dans un communiqué. « Le décès de l’archevêque émérite Desmond Tutu est un nouveau chapitre de deuil dans l’adieu de notre nation à une génération de Sud-Africains exceptionnels qui nous ont légué une Afrique du Sud libérée », a indiqué le président Ramaphosa, qui un rendu au hommage à l’ancien archevêque. Desmond Tutu était l’une des voix marquantes de la cause anti-apartheid et un soutien à Nelson Mandela alors incarcéré par le régime ségrégationniste. Il était partisan de la non-violence. Une ligne de conduite qui lui a sans doute valu, en 1984, son prix Nobel de la paix. Affaibli depuis plusieurs années, l’homme d’église s’était mis à l’écart de la vie publique. MT avec AFP
Bamako dément le déploiement d’éléments d’une agence de sécurité privée russe
Bamako, 25 déc (AMAP) Le gouvernement du Mali a démenti le déploiement d’éléments d’une société privée de sécurité russe sur son territoire, en réaction à un communiqué conjoint de certains pays partenaires. « Le gouvernement du Mali tient à préciser qu’au même titre que la Mission européenne de formation (EUTM), des formateurs russes sont présents au Mali pour renforcer les capacités opérationnelles des Forces de Défense et de Sécurité nationales », indique Bamako dans un communiqué publié vendredi, dans la soirée. Il demande « à être jugé sur des actes plutôt que sur des rumeurs et tient à rappeler que l’État malien n’est engagé que dans un partenariat d’État à État avec la Fédération de Russie, partenaire historique du Mali », poursuit le communiqué. Sur ces « allégations sans fondements », le Mali demande des preuves venant de « sources indépendantes » tout signalant que sa priorité est de se donner tous les moyens pour rétablir la sécurité, soulager les populations maliennes et créer les conditions d’un retour rapide a une situation normale ». Le gouvernement dit regretter la teneur du communiqué conjoint de ses partenaires, en date du 23 décembre 2021, « qui intervient à un moment où il (Gouvernement) déploie d’énormes efforts au quotidien pour relever les défis multiformes auxquels le pays est confronté », Le gouvernement réitère, par ailleurs, « sa volonté de poursuivre le dialogue avec l’ensemble de ses partenaires, dans le respect de sa souveraineté et pour une stabilité durable au bénéfice des populations ». Des partenaires du Mali l’accusent de faire recours à une société de mercenaires russes après avoir signé un accord avec cette agence dont la réputation serait « sulfureuse » selon la France et ses alliés. Les autorités maliennes de la Transition ont toujours clamé leur souveraineté à prospecter d’autres voies pour combler le vide sécuritaire laissé par le départ précipité de la France du Nord du Mali. L’annulation d’une récente visite du président français, Emmanuel Macron, à Bamako, est illustrative d‘un certain ian malaise diplomatique entre les deux partenaires stratégiques, que sont la France et le Mali, dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. MT/MD (AMAP)

