Mobilisation inédite à Bamako en soutien aux autorités de la Transition
Bamako, 14 janv (AMAP) Des milliers de Maliens se sont retrouvés, ce vendredi, au Boulevard de l’Indépendance a Bamako, pour protester contre les sanctions prises contre le Mali par les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au cours des sommets extraordinaires tenus le 9 janvier dernier à Accra, au Ghana. Suite à ces sanctions, les autorités maliennes ont tenu, le lendemain, un conseil des ministres extraordinaire pour examiner les conclusions de ces deux sommets. Elles ont appelé l’ensemble des populations de l’intérieur et de la diaspora à une mobilisation générale sur toute l’étendue du territoire ce vendredi. C’est à cet appel que les Maliens ont répondu, cet après-midi, à travers une mobilisation sans précèdent au Boulevard de l’Indépendance. Au cours du rassemblement, qui a vu la présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, de plusieurs membres du gouvernement et des institutions, les intervenants ont dénoncé « des sanctions illégales et injustes » des deux organisations sous-régionales contre le Mali. Le Premier ministre a salué les autorités guinéennes qui ont refusé d’appliquer ces sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA. Il a remercié la Russie et la Chine, présentes aux côtés du Mali depuis son accession à l’indépendance, pour s’être opposées à un durcissement de ces sanctions au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU. Il a salué la Mauritanie et l’Algérie pour leur soutien. De même que les syndicats, partis politiques, personnalités africaines et autres soutiens qui se sont manifestés à l’endroit du Mali face à ces sanctions. Le chef du gouvernement, qui soutient que les autorités ne suivront que la volonté exprimée par le peuple malien, a indiqué qu’elles sont toujours ouvertes au dialogue avec la CEDEAO et l’UEMOA. Pendant que des milliers de personnes étaient rassemblées à Bamako, d’autres rassemblements avaient lieu, au même moment, dans toutes les régions du Mali pour exprimer, à l’unisson, le soutien du peuple aux autorités de la Transition. Mais, aussi, pour dénoncer les sanctions extrêmes prises contre le pays qui fait face à l’insécurité et une crise multidimensionnelle qui lui est imposée depuis une décennie. DD/MD (AMAP)
Mali : Grand meeting à Bamako contre les sanctions de la CEDEAO
Bamako, 14 janv (AMAP) Une grande manifestation de soutien aux autorités de la Transition et de protestation contre les sanctions de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre le Mali a réuni de nombreuses personnes à la place de l’indépendance de Bamako, la capitale malienne. Les manifestations répondent à l’appel du gouvernement et de plusieurs organisations politiques et de la société civile. Il s’agit, notamment, du Pôle politique du consensus, de la Convention pour le Mali ou encore du mouvement Yèrèwolo debout sur les remparts. Sortis en masse, les manifestants ont commencé à se rassembler dès la matinée. Accompagnés de sons de vuvuzelas et parés des couleurs nationales, ils ne cachent pas leur enthousiasme et leur détermination. « Nous avons effectué la prière de vendredi sur le boulevard. Nous voulons montrer à la communauté internationale toute la solidarité du peuple malien envers les autorités de la Transition », a confié un manifestant. MT/MD (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du 12 janvier 2022
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 12 janvier 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOïTA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret portant modification du Décret n°01-069/P-RM du 12 février 2001 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de l’Inspection Générale des Armées et Services ; b. un projet de décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la Direction du Génie Militaire ; c. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Direction des Transmissions, des Télécommunications et de l’Informatique des Armées. La restructuration en cours des Forces Armées a révélé l’impérieuse nécessité de relire les textes d’organisation et de fonctionnement de certaines structures, notamment l’Inspection Générale des Armées et Services, la Direction du Génie militaire et la Direction des Transmissions et des Télécommunications des Armées. Les projets de texte adoptés visent à corriger les insuffisances décelées en apportant des innovations parmi lesquelles on peut citer, entre autres : – la prise en compte de la dimension informatique et technologique ; – la création d’une Sous-direction logistique pour la gestion efficiente et objective des matériels lourds ; – la création d’un nouveau régiment pour faire face aux besoins opérationnels et de détachements du Génie militaire pour une intervention plus rapide et efficace ; – la création de nouveaux centres de formation et de commandement opérationnel. Cette nouvelle organisation permettra de mieux répondre aux défis sécuritaires et sera un des maillons essentiels pour la gestion des matériels et la sécurisation des réseaux des Armées et Services. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative à la Stratégie nationale de la Réforme du Secteur de la Sécurité et son Plan d’actions 2022-2024. La Stratégie nationale de la Réforme du Secteur de la Sécurité a pour objectif de contribuer à la mise en place d’institutions de sécurité et de justice efficaces et respectueuses de l’État de droit et des droits humains. Son adoption favorisera entre autres : – l’amélioration de la gouvernance du secteur de la sécurité ; – le renforcement des capacités des forces de défense, de sécurité et de justice en infrastructures, en équipements et en ressources humaines de qualité ; – la réorganisation et le redéploiement des forces sur l’ensemble du territoire national ; – le déploiement et l’opérationnalisation de l’Armée nouvelle reconstituée ; – la coordination du renseignement intérieur ; – la mise en oeuvre effective du concept de police de proximité ; – le redéploiement des services sociaux de base sur toute l’étendue du territoire national ; – le renforcement de la confiance entre les populations et les institutions de défense, de sécurité et de justice. La Stratégie nationale de la Réforme du Secteur de la Sécurité est mise en oeuvre à travers un plan d’actions triennal qui énonce les activités à réaliser dans les domaines prioritaires des secteurs de la défense, de la sécurité et de la justice. 2. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à coronavirus marquée par une augmentation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’État a réitéré son appel au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.
Discours à la Nation du Président de la Transition, le Colonel Assimi Goita
Mes chers compatriotes, Comme vous le savez, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a prononcé hier 9 janvier 2022 des sanctions contre le Mali lors du Sommet d’Accra. La lecture des communiqués de la CEDEAO et de l’UEMOA donne le sentiment que la complexité de la situation du Mali n’a malheureusement pas été prise en compte. Il est regrettable que les efforts des autorités de la transition aient été ignorés. Chers compatriotes, L’heure est au rassemblement de tous les Maliens sans exclusive pour réaffirmer nos positions de principe et défendre notre patrie. Chaque Malienne, chaque Malien où qu’il se trouve, doit se comporter en défenseur des intérêts supérieurs du Mali. Nous mesurons la gravité de la situation. Il revient à chacun de taire les divisions de quelque nature que ce soit et de se retrouver autour de l’essentiel qu’est le Mali, notre patrie. Aussi, j’en appelle à une mobilisation constante et à une résilience face à la situation. Chers compatriotes, nous avons tenu les Assises nationales de la Refondation afin de recenser l’ensemble de vos préoccupations pour bâtir un Mali nouveau. À cette occasion, je m’étais engagé à transmettre à la CEDEAO ses conclusions assorties d’un chronogramme des élections. C’est dans ce cadre que j’ai dépêché une mission interministérielle, le 31 décembre 2021, auprès du Président de la Conférence des Chefs d’État pour expliquer notre démarche. Mes chers compatriotes, L’histoire sociopolitique de notre pays nous a prouvé à maintes reprises qu’il nous fallait impérativement revoir en profondeur notre système afin d’éviter un éternel recommencement. C’est cela que nous avons tenté de faire comprendre aux Chefs d’État de la CEDEAO, car le Mali est un pays pour qui l’intégration africaine vaut la renonciation à une partie de son territoire. Il est donc temps pour nous, chers Maliens de nous retrouver, de nous renforcer afin de pouvoir exister, exister en tant que nation, exister dans toute notre diversité. Mes chers compatriotes, Je vous demande de rester calme et serein, car nous avons fait le choix d’être sincère afin de prendre notre destin en main en forgeant notre propre voie. Gardons à l’esprit que le chemin qui mène au bonheur est une voie dure et très dure. Toutefois, avec courage et dévouement nous allons y arriver. Telle est l’essence de notre hymne national. La CEDEAO et l’UEMOA se sont assumées, nous en feront autant. Nul besoin de procéder à des actions de violences cela n’a jamais caractérisé les maliens que nous sommes. Nous avons espéré qu’avant la conférence extraordinaire de la CEDEAO, un examen minutieux serait fait du chronogramme soumis et une période serait donnée pour discuter sur notre proposition avant de se prononcer. Je dois vous dire que même si nous regrettons le caractère illégitime, illégal et inhumain de certaines décisions, le Mali reste ouvert au dialogue avec la CEDEAO pour trouver un consensus entre les intérêts supérieurs du peuple malien et le respect des principes fondamentaux de l’organisation. Notre engagement pour un retour à l’ordre constitutionnel normal, apaisé et sécurisé n’a jamais failli. Nous appelons la CEDEAO, une fois de plus, à une analyse approfondie de la situation de notre pays en plaçant l’intérêt supérieur de la population malienne au-dessus de toute autre considération. Mes chers compatriotes, j’ai bien conscience des inquiétudes quant aux conséquences de ces mesures, mais je tiens à vous rassurer que des dispositions sont prises pour faire face à ce défi et que les actions d’approvisionnement se poursuivront. Mes chers compatriotes, depuis que nous avons pris nos responsabilités face à notre destinée, nous avons toujours œuvré pour le bien-être de l’ensemble des populations maliennes dans toute leur diversité et nous continuerons à nous y atteler. Malienne, Maliens, je ne saurais terminer sans vous exhorter à davantage de solidarité et de résilience face aux nombreux défis de l’heure. Ensemble nous bâtirons le Mali de demain, Qu’Allah bénisse le Mali et protège les Maliens, Je vous remercie de votre attention.
Dossier sanctions de la CEDEAO : Les Bamakois entre colère et inquiétude
Bamako, 11 janv (AMAP) Hier, lundi, il était environ 13 heures au Quartier du Fleuve. En cette journée, un peu ensoleillé, Adama Sidibé et Ibrahima Mahamane étaient dans un « grin » (groupe d’amis) sous un fromager, non loin de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Le sujet du jour ? Les sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre le Mali. Lire la suite sur http://lessor.ml BD (AMAP)
Durcissement des sanctions de la CEDEAO « avec effet immédiat » contre Bamako
Bamako, 09 janv (AMAP) Le 4ème sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur le Mali, a adopté, dimanche, à Accra, Ghana, des sanctions supplémentaires et plus dures contre Bamako. Selon le communiqué final du Sommet, les chefs d’Etat ouest-africains ont décidé, « avec effet immédiat », de ces mesures dont le « retrait des ambassadeurs de tous les Etats membres de la CEDEAO au Mali, de la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre le Mali et les pays de la CEDEAO ». Ils ont, également, adopté la suspension de toutes les transactions commerciales entre le Mali et les pays de la CEDEAO, exceptés les produits de première nécessité, produits pharmaceutiques, fournitures et équipements médicaux, y compris les matériaux pour le contrôle du Covid-19 et les produits pétroliers et électricité. Bamako s’est aussi vu imposé le gel de ses avoirs à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et les banques commerciales ainsi que de sa suspension de toute aide financière sur financement des institutions de la CEDEAO : la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Ces sanctions d’application immédiate « resteront en vigueur » et « ne seront progressivement levées qu’après un chronogramme acceptable et convenu est finalisé et des progrès satisfaisants réalisés dans la mise en place du chronogramme des élections », indique la CEDEAO. L’organisation sous régionale appelle l’Union africaine (UA), les Nations Unies et d’autres partenaires « à l’application de ces sanctions et continuer à soutenir une transition politique acceptable » au Mali. « De plus, compte tenu de l’impact potentiellement déstabilisateur sur le Mali et sur la région, créée par cette transition au Mali », la CEDEAO décide « d’activer immédiatement (sa) Force en attente, qui devra être prête à toute éventualité ». En prélude à ce sommet, le médiateur de la CEDEAO pour le Mali, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, s’est rendu à Bamako, mercredi 5 janvier 2022. Une forte délégation ministérielle malienne s’était auparavant rendue à Accra, au Ghana, pour présenter les recommandations des Assies nationales de la refondation (ANR), au président Addo Akufo-Addo, président en exercice de la CEDEAO. La mission a présenté un projet de chronogramme des élections au président de l’organisation sous régionale. Ces missions conduites par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, se sont, également, rendues dans plusieurs capitales ouest africaines. MD (AMAP)
Le médiateur de la CEDEAO à Bamako : des échanges en prélude au sommet de dimanche à Accra
Bamako, 06 janv (AMAP) L’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, a été reçu mercredi, par le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, avec qui il a eu des discussions, dans la perspective de la conférence des chefs d’Etat prévue dimanche, a Accra, la capitale ghanéenne. Lire la suite sur : www.lessor.ml
Mali: Le Président de la Transition reçoit l’émissaire de la CEDEAO
Bamako, 05 janv (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans la crise malienne, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, a été reçu, mercredi, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, avec qui il a discuté des conclusions des Assises nationales de la Refondation (ANR). Selon un communiqué de la présidence malienne, M. Jonathan, qui conduisait une délégation de l’organisation sous régionale, a précisé que sa mission avait « pour objectif d’échanger avec les autorités maliennes afin de mieux comprendre les décisions issues des Assises nationales de la Refondation et faire un compte-rendu aux chefs d’État » ouest-africains. « Nous ne sommes pas venus avec un message particulier », a indiqué, à sa sortie d’audience, l’émissaire de la CEDEAO dont la mission au Mali intervient quelques jours avant le sommet extraordinaire de l’organisation sous régionale prévu dimanche 9 janvier 2022. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, celui de la Refondation de l’État, Chargé des relations avec les Institutions, Ibrahima Ikassa Maiga, étaient présents à l’audience. Et aussi les présidents du Panel des hautes personnalités et de la Commission d’organisation des ANR. On rappelle qu’un chronogramme issu des conclusions des ANR a été soumis, la semaine dernière, au président en exercice de la CEDEAO, le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, par le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. MD (AMAP)
Mali : Le Stade du 26 mars, opérationnel après neuf mois de travaux
Bamako, 05 janv (AMAP) Le stade du 26 Mars de Bamako, est désormais opérationnel, après neuf mois de fermeture pour travaux, et pourra abriter toutes les rencontres de la sélection nationale de football. Les clés du site rénové ont été réceptionnées, mardi, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, lors d’une cérémonie, en présence de plusieurs personnalités dont le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Mossa Ag Attaher et du président de la Fédération malienne de football (Femafoot), Mamoutou Touré «Bavieux». «Je suis très impressionné par cette rénovation. C’est vraiment un joli cadeau pour le monde sportif qui va certainement combler un grand vide», a déclaré le président de la Transition, après avoir visité le stade. « Le monde du sport national a besoin d’infrastructures dignes de ce nom pour s’épanouir et réaliser des performances sur l’échiquier international», a ajouté le chef de l’Etat. A sa suite, le ministre Mossa Ag Attaher a exprimé sa satisfaction et exprimé sa reconnaissance aux plus hautes autorités du pays. «Cette infrastructure entièrement rénovée offre aux Maliens un cadre adéquat pour abriter les grands événements sportifs. Elle permettra aussi de résoudre le problème de stades non homologués par la FIFA auquel de nombreuses fédérations sportives africaines sont aujourd’hui confrontées», a dit le premier responsable du département en charge des Sports. «Ce geste montre que les plus hautes autorités du pays accordent une place importante à la jeunesse et au sport. Nous allons continuer à travailler avec la Fédération malienne de football et la direction du stade pour entretenir ce joyau combien important pour les acteurs du football. Nous allons tout mettre en œuvre pour que ce stade ne soit plus comme avant» a ajouté Mossa Ag Attaher. Le plus grand stade du Mali avait été «disqualifié» le 3 mai dernier par la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération internationale de football association (FIFA) pour non-conformité aux normes internationales. La décision des deux instances sportives a contraint les Aigles à disputer tous leurs matches des éliminatoires de la Coupe du monde, Qatar 2022, à l’extérieur, précisément à Agadir, au Maroc. Le 1er avril, les autorités ont lancé les travaux de rénovation de l’arène qui ont duré neuf mois. Ces travaux de grande envergure ont concerné principalement les toilettes, l’électrification, l’installation de deux tableaux d’affichage lumineux, la peinture de l’enceinte, les vestiaires, la pelouse, les gradins, la loge de presse, les salons et la tribune VIP etc… Le stade a, également, été doté de fibre optique avec internet accessible partout et la devanture et les alentours ont été aménagés. Financés sur budget national, les travaux de rénovation du stade ont coûté 7 milliards de Fcfa et ont été exécutés par la société générale Samassékou. Désormais, le stade du 26 Mars est aux normes internationales et mieux, le site pourra abriter, en plus des matches de la sélection nationale, des compétitions de rugby et d’athlétisme. La première pierre du Stade du 26 Mars a été posée le 15 juin 1996 par l’ancien président, Alpha Oumar Konaré, dans la perspective de la CAN 2002 que le Mali a abritée. Le site a été inauguré le 4 décembre 2001 et sa capacité d’accueil est de 50.000 places. DC/MD (AMAP)
Route de Yirimadio : des bouchons malgré le viaduc
Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 05 janv (AMAP) Chaussée occupée par des vendeuses de fruits, de légumes et de produits divers, stationnement anarchique des minibus de transport en commun (Sotrama), des moto-taxis et des conducteurs de pousse-pousse ! Tel est le décor quotidien le long du viaduc long de 193 m, à Yirimadio, en Commune VI de la capitale malienne, Bamako), inauguré seulement le 15 novembre 2021. Cette situation crée des bouchons monstres, notamment aux heures de pointes. Entravant ainsi la fluidité du trafic au niveau de ce carrefour stratégique dans la capitale. Le viaduc est sur la Route nationale (RN 6), principale voie pour rallier les Régions de Ségou, Mopti (Centre), Gao, Tombouctou (Nord), etc. Elle vise la modernisation du réseau routier dans le District de Bamako, l’embellissement de la ville, l’amélioration du cadre de vie des populations riveraines, la fluidité de la circulation sur la section urbaine de la RN6 (Bamako-Ségou) et la voie d’accès au 3è Pont de Bamako, l’amélioration de la mobilité urbaine et la sécurité routière dans le District de Bamako, la diminution de la congestion du trafic au carrefour de la RN6. Il s’agit, également, de mettre fin au calvaire des populations des quartiers de Baguinéda, Yirimadjo, Niamana, N’Tabakoro, qui éprouvent des difficultés énormes pour rejoindre le centre-ville. Ces populations et autres usagers continuent de subir les mêmes difficultés imposées par l’occupation anarchique de la chaussée. Très tôt le matin, elles se trouvent piégées par un grand embouteillage qui se dessine à proximité du marché de Yirimadio, longeant la voie principale. Cette infrastructure marchande est située à environ une centaine de mètres de l’échangeur. Dans ce tohu-bohu, les piétons peinent à se frayer un chemin. La chaussée se rétrécit chaque jour davantage, de part et d’autre de la route, du fait de son occupation par les vendeuses installées de façon illicite. Une d’elle, Hawa Bah, quadragénaire, expose sa marchandise sur la chaussée depuis dix ans. Elle explique : «La mairie ne nous a pas autorisé à l’occuper. Si on est là, c’est parce qu’il n’y a pas de place de l’autre côté du marché. On paie chaque jour 50 Fcfa à la mairie en guise de taxe.» Mère de six enfants, Mah Kané est vendeuse saisonnière. Elle dit être consciente des dangers auxquels elle s’expose en étalant ses produits sur la chaussée. Chaque jour, des véhicules écrasent ses articles. Un jour, un véhicule a même renversé sa voisine enceinte qui a accouché le lendemain. «Si l’on se plaint, les conducteurs nous rappellent qu’on n’a pas le droit d’occuper cette place. Nous n’avons nulle part où aller, sauf si la mairie nous trouve un endroit», se défend Mah Kané. Non loin d’elle, Ina Dabo, assise dans sa voiture, crie son ras-le-bol. La mine serrée, les bras croisés, elle dit : «À ce niveau, c’est toujours comme ça. À cause de l’embouteillage d’ici, je préfère sortir tôt le matin ou attendre 11 heures». « Aux heures de pointe, le bouchon va du marché jusqu’au 3è pont », dit-elle, expliquant que les conducteurs de voiture font de leur mieux pour éviter les vendeuses. «En cas d’accident, ça serait une catastrophe», estime Ina Dabo. ABSENCE D’ARRÊT DES SOTROMA – À quelques mètres de là, Ousmane Magané est assis sur sa moto garée sur la chaussée. Le quinquagénaire reconnaît qu’il ne doit pas y stationner. Toutefois, il accuse les chauffeurs de Sotrama d’être à l’origine des bouchons qui causent le malheur des usagers. Une accusation que réfutent les conducteurs de Sotrama. Ceux-ci, à l’instar de Sékouba Traoré, 30 ans, rejettent la responsabilité sur les vendeuses, motocyclistes et sur les conducteurs de pousse-pousse. «Il n’y a pas d’arrêt réservé au transport public ici. Le peu d’espace est occupé par les motocyclistes et les conducteurs de pousse-pousse. On nous accuse à tort. Nous demandons aux autorités de faire dégager les vendeuses pour libérer la route», dit Sékouba qui opère sur l’axe Yirimadjo, depuis plus de sept ans. Son collègue Aboubacar Traoré insiste sur la nécessité de la réalisation de Bases d’arrêt de transport ouverte (Bato) pour eux. «Nous continuons de prendre et de déposer les clients au niveau de notre ancien arrêt», insiste-t-il. Balla Moussa Sacko, un autre chauffeur, demande aux autorités de leur trouver une place où ils peuvent stationner pour prendre et déposer les clients. «Il nous faut une place dédiée, sinon on ne peut pas avoir de clients», plaide le conducteur. Maire délégué de Yirimadio, Commune VI du District de Bamako, Mamadou Coulibaly assure que des dispositions sont en train d’être prises à cet effet. « Récemment, précise l’élu, le maire en charge du développement et le secrétaire général du ministère des Transports et des Infrastructures ont, au cours d’une réunion, décidé de mettre un garde-fou entre les vendeuses et la route ». «Le marché officiel est en construction sur un autre site. Les gens sont provisoirement installés dans ce marché, en attendent la fin des travaux», explique-t-il. Concernant le paiement de la taxe par les vendeuses, l’édile précise que cela ne les autorise pas à s’installer de façon anarchique. «La cotisation contribue au développement de la commune. Elle est une obligation, même pour les vendeurs ambulants», dit-il. Selon le conseiller municipal, le plan de la nouvelle infrastructure marchande prévoit un arrêt réservé aux Sotramas. Toute chose qui confirme la volonté des autorités de fluidifier la circulation. L’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), la Direction urbaine du bon ordre et de la protection de l’environnement du District de Bamako (DUBOPE), les mairies des six Communes ainsi que la police avaient annoncé entreprendre, du 6 au 31 décembre dernier, des opérations de libération des voies publiques et accès des passerelles piétonnes dans la capitale. AG (AMAP)

