L’armée malienne intensifie les opérations contre les terroristes
Par Mohamed TOURE Bamako, 27 janv (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) poursuivent leur « dynamique offensive de recherche et de destruction des terroristes et leurs sanctuaires dans le cadre du Plan Maliko et de l’opération Kélétigui », a assuré, mardi 25 janvier, un communiqué de l’état-major général des armées (Lire suite: http://lessor.ml).
Moussa Faki Mahamat à Bamako : L’UA plaide pour une approche consensuelle
Bamako, 26 janv (AMAP) Le président de la commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, en visite a Bamako, mardi, a expliqué qu’un compromis sur une approche consensuelle de la crise entre le Mali et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) devra préserver les intérêts fondamentaux du Mali et, conformément aux textes de la CEDEAO et de l’organisation panafricaine 9Lire suite sur: http://lessor.ml).
L’Algérie offre ses bons offices médiation entre Mali et la Cedeao
Bamako, 25 janv (AMAP) Alger entend jouer un rôle de facilitateur pour trouver une issue à la crise entre le Mali à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a déclaré, lundi, à Bamako, l’Envoyé spécial de l’Algérie pour le Sahel, Delmi Boudjemaa, “Nous avons estimé que le moment est venu, après les sanctions extrêmement dures qui ont été imposées au Mali, de faire en sorte que nous puissions jouer ce rôle de facilitateur » , a déclaré l’émissaire algérien, à sa sortie d’une audience que lui a accordée le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, . Cette médiation algérienne a pour objectif de permettre « aux frères africains de se retrouver autour d’une table et de dialoguer sereinement sur la meilleure manière d’envisager les problèmes et de les régler ”. Le diplomate algérien, également président du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale au Mali issu du processus d’Alger (CSA), a révélé que la proposition de son pays consiste à proroger la Transition au Mali de seize mois pour permettre aux autorités d’organiser des élections crédibles. Delmi Boudjemaa a souligné que cette proposition faite lors de la dernière réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS), a été avalisée. Elle comporte « deux paragraphes extrêmement importants, proposés et acceptés par le CPS et l’Union africaine UA, qui peuvent servir de base de travail » à cette concertation. Il a poursuivi que la médiation algérienne s’inscrit dans une logique de dialogue, de consultation pour éviter le blocage ou la confrontation qui pourrait nuire aux intérêts de la Région sahélo-saharienne. «Si cette facilitation est acceptée, il est clair que nous allons la faire accompagner par des mesures qui consisteraient à suspendre les sanctions qui frappent le Mali», a-t-il annoncé. Avant d’expliquer que les autorités algériennes sont en relation quotidienne avec les membres de la CEDEAO pour faire en sorte que cette facilitation soit acceptée, qu’elle puisse travailler sur la base des principes qui sont ceux du Mali mais, également, des autres pays de l’organisation sous-régionale. « L’Algérie attache beaucoup d’importance à la sécurité, à la stabilité, à l’unité et à la préservation de l’intégrité territoriale du Mali. Mais, également, à la souveraineté et l’indépendance de ses décisions politiques », a encore dit l’Envoyé spécial Boudjemaa. Il a indiqué que sa mission s’inscrivait dans le cadre des concertations normales entre deux pays frères qui entretiennent « des relations historiques, bonnes et prometteuses ». Delmi Boudjemaa, également, porteur d’un message du président Abdelmadjid Tebboune au président de la Transition, a confié avoir écouté le colonel Assimi Goita sur son évaluation des derniers événements de la Région. « Une évaluation qui, selon lui, parait extrêmement objective et, peut-être, permettre que ces consultations puissent produire un effet positif sur le Mali et sur l’ensemble de la région sahélo-saharienne ». L’audience au palais de Koulouba, s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères et de Coopération internationale, Abdoulaye Diop, du ministre secrétaire général de la Présidence, Mamadou Oulalé, et des membres du cabinet du chef de l’État. AT/MD (AMAP)
Mali : Le gouvernement invite le Danemark à retirer son contingent sur le territoire malien
Bamako, 25 janvier (AMAP) Le gouvernement a constaté avec étonnement le déploiement sur son territoire d’un contingent de forces spéciales danoises au sein de la Force « Takuba ». Il a aussitôt demandé le retrait de la troupe arrivée dans notre pays dans l’accord des autorités de la Transition, a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué publié ce lundi 24 janvier, le gouvernement souligne que ce déploiement est intervenu, sans son consentement et sans considération du protocole additionnel applicable aux partenaires d’opération européens devant intervenir au Mali, dans le cadre de la Force « Takuba », lequel prévoit la conclusion d’un accord bilatéral et entre la République du Mali et les pays partenaires. Par conséquent, selon le même document, sans préjudice des relations d’amitié et de coopération fructueuse entre la République du Mali et le Royaume de Danemark, notre gouvernement invite la partie danoise à retirer immédiatement ledit contingent sur notre territoire. Le Communiqué précise enfin que le gouvernement, tout en exprimant sa gratitude et ses remerciements à tous ses partenaires intervenant dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, leur rappelle la nécessité de l’obtention préalable de l’accord des autorités maliennes avant tout déploiement au Mali. SS/KM (AMAP)
Moussa Faki Mahamat en mission en Afrique de l’Ouest
Bamako, 23 janv (AMAP) Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a entamé, dimanche, une mission en Afrique de l’Ouest, annonce un communiqué de l’UA. M. Mahamat se rendra à Accra, au Ghana, « pour des consultations avec le président ghanéen, Nana Akufo Addo, président en exercice de al Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) », précise le communiqué. Il poursuivra sa mission à Bamako, au Mali, « où il aura des réunions de travail avec les autorités de la Transition malienne et les acteurs politiques et sociaux du pays », ajoute le communiqué MD (AMAP)
Tirs de roquettes sur la base de la force Barkhane et le camp Firhoun de Gao (Nord)
Gao, 22 janv (AMAP) Plus de sept roquettes ont été lancées, respectivement, sur la base de la force Barkhane et le camp Fihroun Ag Alincar des forces armées maliennes (FAMa), à Gao, dans le Nord du Mali. Les tirs d’obus ont eu lieu aux environs de 15h30mn (GMT). Ce sont des fragments de roquettes qui sont tombés au niveau du camp des FAMAs. Des hélicoptères survolent la ville. Pour le moment, aucune autre information sur ces tirs. Amap Gao
Discours du Colonel Assimi GOITA, Président de la transition, à l’occasion de la fête de l’armée
Officiers, Sous-officiers Militaires du rang, Le peuple malien commémore demain le 61ème anniversaire de la création de notre armée nationale. À cette heureuse occasion, il me plait tout d’abord de saluer la mémoire des pères fondateurs qui ont pris cette décision historique. Je voudrais nommer le Président Modibo Keita et ses illustres compagnons, civils et militaires. Officiers Sous-officiers Militaires du rang, La commémoration de l’anniversaire de notre armée nationale intervient à un moment critique de l’histoire de notre pays. En effet, depuis une dizaine d’années, nous faisons face à une guerre qui nous a été imposée par des groupes armés terroristes ayant décidé de semer la désolation dans nos contrées, empêchant nos paisibles citoyens de vaquer librement à leurs activités. Cette année, le contexte a pris un caractère particulier en raison des récents évènements dans l’espace de la sous-région ouest-africaine. Contrairement à l’objectif recherché par certains, à travers ces évènements, les Maliens, ont su se surpasser dans un vaste élan de communion autour de ce que nous avons de plus cher, notre patrie. En tout état de cause, l’Armée est entièrement solidaire du peuple malien dont elle est partie intégrante. De sa création à nos jours, elle a été de tous les combats que notre peuple a menés pour son épanouissement et son développement économique et social. Elle est, et demeure une composante stratégique fondamentale de l’État et de la nation. Voilà pourquoi la célébration de la Fête du 20 janvier représente à mes yeux, un moment de méditation sur le parcours glorieux de notre vaillante Armée dont la bravoure, l’engagement et la solidarité dans l’épreuve doivent servir de repère pour les citoyens. Loin de leurs foyers, sur des terrains parfois hostiles, face à des adversaires qui ne reculent devant aucune atrocité et qui ne respectent aucune règle ou norme d’une guerre conventionnelle, nos Forces armées se battent au quotidien avec une foi, une ardeur, un courage et un dévouement qui forcent l’admiration et imposent le respect de tous. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Les Assises nationales de la Refondation qui viennent de prendre fin il y a quelques semaines, ont été le véritable baromètre de l’engagement du peuple malien à prendre son destin en main. Elles ont démontré que le peuple malien avait un grand souci de sa défense et de son Armée qui ont été un sujet majeur de discussion. En effet, l’Armée républicaine du Mali est actuellement engagée sur plusieurs fronts. Qu’il s’agisse de la défense de l’intégrité du .territoire, de la protection des personnes et de leurs biens, ou de la participation aux actions de développement du pays, l’Armée a toujours répondu à l’appel de la mère patrie. D’où la nécessité de renforcer, sans relâche, ses capacités opérationnelles et d’améliorer les conditions de vie des soldats qui ont décidé de défendre le pays au prix de leur vie. C’est dans cette optique que le Gouvernement de la Transition, malgré la situation économique difficile du moment, est en train de consentir de gros efforts pour hisser notre Armée à la hauteur de nos ambitions. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Cette fête du 20 janvier nous offre aussi l’occasion, de saluer à juste titre, le dynamisme de notre politique de coopération militaire qui a contribué à l’amélioration des capacités opérationnelles des Forces armées maliennes. Je citerais ici, l’obtention de plusieurs bourses de formation au profit de nos Forces, des appuis importants en termes d’acquisition d’équipements, de construction et de rénovation d’infrastructures militaires. Par une analyse objective du contexte actuel et en tenant compte des intérêts vitaux de notre pays, nous avons demandé la relecture de certains accords de coopération militaire. Dans le même temps, de nouveaux accords ont été signés, toujours avec comme objectif essentiel, la sécurisation des Maliens et de leurs biens. Ainsi, à ce jour, les efforts de l’État se sont focalisés sur l’amélioration de la gouvernance de l’institution militaire, marquée par la réforme du système de gestion des ressources humaines et du renforcement des capacités opérationnelles de notre Armée. Dans le but de faire de notre outil de défense, la véritable expression de notre souveraineté nationale, de profondes réformes ont été engagées afin de le moderniser et de l’adapter au contexte sécuritaire et sociopolitique de notre pays. C’est dans cette dynamique que s’inscrit la mise en place du Système intégré de Gestion du Personnel de la Défense. Par ce système, l’Armée entend davantage se professionnaliser tout en garantissant un plan de carrière plus efficient. Une des lignes directrices de ce processus de professionnalisation, reste l’adaptation continue de la doctrine et des concepts. L’impact de cette nouvelle orientation stratégique de l’Armée est déjà appréciable au regard du renforcement conséquent des ressources humaines et des capacités opérationnelles des Forces armées maliennes. Sur le plan opérationnel, les efforts ont essentiellement porté sur l’acquisition d’armements majeurs, aériens et terrestres, avec un accent particulier sur le renforcement des chaînes d’approvisionnement et de soutien aux Forces. Le renforcement des ressources humaines à travers les programmes de formations continues adaptées, et l’aguerrissement des hommes, ont considérablement amélioré le niveau opérationnel des troupes. Une autre grande avancée constitue la création et l’opérationnalisation de l’École de Guerre du Mali, dans l’optique de compléter le cursus de formation. Les conditions de vie et de travail étant par excellence, un souci constant de la hiérarchie, de nombreuses réalisations ont été enregistrées dans ce sens. Une des réalisations majeures dans le processus de reconstruction de l’Armée et de sa montée en puissance est sûrement le lancement de la construction de l’hôpital militaire de niveau 4 répondant à toutes les normes internationales. Sur le plan sécuritaire, plusieurs actions ont été initiées pour endiguer l’insécurité grandissante à laquelle le pays fait face. Au départ, préoccupante eu égard aux actions des groupes armés terroristes qui s’étaient étendues à certaines parties du territoire, avec des attaques régulières qui ont occasionné de nombreuses pertes en vies humaines, la situation sécuritaire connaît de nos jours une nette amélioration dont les populations elles-mêmes se font l’écho. C’est avec une grande satisfaction que nous
Approvisionnement correct du Mali : Une mission ministérielle à Conakry pour déblayer le terrain
Bamako, 18 janv (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a conduit, lundi, à Conakry (Guinée), une forte délégation qui été reçue par le président de la Transition, Mamadi Doumbouya, à qui elle a fait le point des travaux effectués par les parties malienne et guinéenne, afin d’assurer le trafic régulier des marchandises vers notre pays (Lire la suite sur : http://lessor.ml)
Les Maliens massivement contre les sanctions ouest-africaines
Par Oumar SANKARE Bamako, 16 janv (AMAP) C’est sous un ciel bleu azur, dégagé qu’a répondu, à l’appel lancé par le Président de la Transition, Assimi Goita, des milliers de personnes. A 13h déjà, la très célèbre Place de l’Indépendance était noire de monde. Un endroit emblématique où le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a tenu ces manifestations pour réclamer la démission de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita, un an auparavant. Cette manifestation a pour but de dénoncer les sanctions « illégales » et « illégitimes » de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) avaient annoncé les organisateurs, mercredi dernier, à la Bourse du Travail. Du nord au sud, d’est en ouest du monument de l’Indépendance, une foule surexcitée accourait, au son incessant des vuvuzelas qui fusait de partout. L’ambiance électrique, joviale, avec des manifestants de tous âges, des tout-petits aux personnes du 3e âge et de toutes les couches sociales ont répondu présent. Sur certaines pancartes, on lisait : « L’embargo est un champ libératoire pour nous les Maliens, assumons donc », « Stop au génocide de la France au Mali et dans le Sahel », « On demande aux autorités de quitter la CEDEAO et l’UEMOA », « A bas l’Union européenne, la France, la CEDEAO, l’UEMOA » … Les drapeaux maliens et russes sont brandis de tous les côtés. Certains jeunes hommes et femmes ont peint sur leur joue et front les couleurs nationales. Des ressortissants de certains pays membres de la CEDEAO, résidant au Mali, portaient leur. Il s’agit du Sénégal, du Niger, de la Cote d’Ivoire, du Togo, du Bénin entre autres. SOLIDARITE SOUS REGIONALE – Aminata Sarr, 26 ans, vêtue du maillot de l’équipe nationale de football, fait flotter le drapeau sénégalais. L’étudiante en médecine vétérinaire est accompagnée d’une dizaine de ses compatriotes. Ils sont commerçants, transporteurs, étudiants, dentistes et vivent tous au Mali, depuis plusieurs années. « Nous sommes sortis aujourd’hui pour soutenir le Mali dans cette épreuve. Ces sanctions injustes prises contre les maliens, nous affectent tous d’une manière ou d’une autre » soutient Aminata Sarr. Bien avant les années 1960, leurs grands-parents vivent entre le Mali et le Sénégal. Il se trouve aujourd’hui que certains des leurs sont bloqués à Bamako. « En plus des pertes économiques, ces sanctions séparent des familles », déplore Abdoulaye Diouf. Pour ce bijoutier de 35 ans, la CEDEAO n’a plus de raison d’être quand elle se lève contre les peuples. « Aujourd’hui, nous ne pouvons plus ni envoyer de l’argent à ceux qui dépendent de nous au pays, à cause des sanctions ni nous déplacer. Des Nigérians en route pour la Gambie sont, aujourd’hui, bloqués à l’autogare. Ils ne connaissent rien du Mali, ni parents ni amis ici. Muhamadu Buhari sait qu’ils sanctionnent des milliers de Nigérians aussi ? » se demande-t-il. Non loin d’eux, un groupe de Nigérians et d’Ivoiriens sympathisent avec les jeunes manifestants maliens. Tous brandissent les drapeaux de leur pays respectif. On prend des photos pour immortaliser le moment. Rahim Adjaou, la soixantaine, est un commerçant nigérian qui vit au Mali. « La CEDEAO a échoué sur de nombreux plans dont la libre circulation des personnes et des biens. C’est un cauchemar de se déplacer dans la zone. Cette situation actuelle, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En plus de son inutilité, elle est devenue une arme d’oppression contre les populations de sa zone », tempête Rahim Adjoua. Quant à Alexandre Assouan, un transporteur ivoirien, il estime que la crise est allée trop loin. « En sortant manifester, on espère que les leaders nous écouteront tous, pas seulement les Maliens » conclut-il. Abdoulaye Tounkara, docteur en sciences économiques et son ami Djibril Traoré, ingénieur de construction, affichent fièrement sur le bonnet, un billet de « 5000 » et « 1 000 Francs maliens », des billets de la banque de la 1ere République du Mali, du temps de Modibo Keita. Pour eux, ces sanctions « doivent être une raison de plus pour couper les ponts avec le Franc CFA et lancer notre propre monnaie ». Par ailleurs, le professeur des universités juge que sans indépendance monétaire et économique, on ne peut tout simplement pas parler d’indépendance. « L’arme la plus redoutable de la France contre ces anciennes colonies, aujourd’hui, c’est le F CFA » ajoute Djibril Traoré. SOUTIEN DES FEMMES – Chacun, dans la foule, a son opinion et ses raisons de manifester. Pour la sexagénaire, Badiallo Diakité, il s’agit de patriotisme. Fatiguées, éreintées, assises à même le sol, Badiallo et sept autres femmes, têtes couvertes par un voile, à l’effigie du guide religieux Bouyé Haidara, sont toutes des grands-mères. « Nous répondons à l’appel de notre guide Bouyé. Nous manifestons contre l’injustice et l’oppression. Nous nous battons pour nos enfants et nos petits-enfants », soutiennent-elle. Dramé Mariam Diallo, de l’Association femme leadership et développement durable (AFLED) et ses membres ont également manifesté. Nous sommes sorties pour faire passer notre message. Il s’agit de dire « Non aux sanctions inhumaines qui affectent les femmes et les jeunes ». Et à Hindou Maiga, présidente du Groupement des femmes déplacées du Nord de renchérir : « depuis bientôt cinq ans, beaucoup d’entre nous vivent, avec nos enfants, dans des conditions précaires voire inhumaines, dans les camps de réfugiés, du fait de la situation sécuritaire. Nous voulons la paix et non des sanctions qui vont nous rendre la vie encore plus dure ». Issa Diarra, une personne vivant avec un handicap, dans son fauteuil roulant soutient : « Nous allons nous tenir droits pour défendre notre honneur. On en a assez de tendre la sébile et recevoir l’aumône. C’est un vent nouveau qui souffle. Gare à tous ceux qui s’y opposeront ». Et un groupe de lycéens, de lancer : « La CEDEAO a réussi, aujourd’hui, à unir les Maliens sans le vouloir, c’est le sursaut dont nous avions besoin. Nous nous battrons jusqu’à la fin ». Vers 15h 30, l’arrivée du cortège du premier ministre Choguel Kokalla Maiga accompagné de certains ministres électrise la foule. On crie, on chante, on danse pour marquer « l’indéfectible soutien du peuple
Décès de l’ancien président du Mali Ibrahim Boubacar Keïta (famille)
Bamako, 16 janv (AMAP) L’ancien chef de l’État malien, Ibrahim Boubacar Keïta, est décédé ce dimanche 16 janvier 2022, à l’âge de 76 ans, selon des sources familiales. L’ancien président n’était plus apparu en public depuis les événements du 18 août 2020 qui ont mis fin à son régime, avec la prise du pouvoir par l’Armée, après plusieurs mois de manifestation à l’appel du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP, opposition). Ibrahim Boubacar Keïta a été élu président de la République en 2013. Après un premier mandat, il est réélu en 2018 dans un contexte sécuritaire tendu. Des contestations populaires et parfois violentes suivront deux ans après et mettront fin à son second mandat avant son terme. Homme d’État, il a occupé plusieurs postes de responsabilité au Mali dont celui d’ambassadeur, de ministre, de Premier ministre, de président de l’Assemblée nationale, avant son accession à la magistrature suprême. Il a, notamment, été, de 1994 à 2000, Premier ministre du président Alpha Oumar Konaré et président de l’Assemblée nationale, de 2002 à 2007, sous le défunt président Amadou Toumani Touré (ATT). MT/MD (AMAP)

