Mali : Le chef de l’Etat reçoit au palais de Koulouba des ex-otages militaires après leur libération  

Bamako, 25 fév (AMAP) Dix-sept éléments des Forces armées maliennes (FAMa) et un civil retenus en otages par des Groupes armés terroristes (GAT) ont recouvré la liberté et ont été reçus au palais de Koulouba, vendredi, en début de soirée, par le chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta. « Les anciens otages dont certains étaient en captivité depuis 2019 ont été libérés grâce aux efforts inlassables des autorités de la transition », indique un communiqué de la présidence vendredi. A l’issue de la rencontre, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, qui les accompagnait, a indiqué que ce « jour est heureux et synonyme d’espoir » à cause de cette libération grâce aux efforts conjugués des forces de défense et de sécurité. Selon le colonel Camara, « ce sont des militaires qui se battent au quotidien au prix de leur vie, de leur santé et de leur liberté pour sécuriser la population et préserver l’intégrité du territoire national ». « Pour cela dit-il, en retour, il est normal que l’Etat fasse tout pour les soulager et libérer tous les otages qui ont été pris par des groupes armés terroristes ».  « Ce sont les instructions données par le président de la Transition qui a demandé de tout faire pour libérer tous les otages maliens ou étrangers sur le territoire national », a souligné le ministre Sadio Camara. Il a ajouté que certains de ces militaires ont été enlevés et détenus par des GAT dans le Centre et d’autres dans les Régions du Nord du Mali. Le colonel Sadio Camara a demandé à ceux qui sont toujours retenus otages « de tenir bon car l’Etat malien n’abandonnera jamais ses fils. Et l’Armée malienne n’abandonnera jamais ses frères d’armes ».  Il a annoncé que les opérations sont menées et les services travaillent pour obtenir, dans les meilleurs délais, la libération de ceux qui sont encore en captivité .« Sur instruction du chef de l’État, des efforts sont en cours pour libérer tous les otages sur le territoire malien », souligne la présidence. Le chef de l’État a salué « les efforts des forces de défense et de sécurité ainsi que ceux de toutes les personnes de bonne volonté qui ont concouru à leur libération ».  Les ex-otages ont été reçus par le chef de l’Etat en présence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, et du directeur général de l’Agence nationale de la sécurité d’Etat (ANSE), le colonel Modibo Koné. DD/MD (AMAP)

Mali-CEDEAO : Vers un chronogramme consensuel

Bamako, 25 fév (AMAP)  Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le Mali, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, en visite, jeudi, à Bamako, a déclaré être venu s’informer de l’évolution de la situation politique afin d’affiner les discussions.  La Transition au Mali devrait s’achever le 28 février. « Mais, nous savons qu’il y a eu quelques difficultés et que cette date pourrait ne pas être honorée», a dit Goodluck Jonathan qui explique sa mission par « le besoin d’affiner les discussions pour voir comment nous pouvons aller de l’avant ».  Il est venu écouter les autorités de la Transition pour « rapprocher les positions et bien relancer le dialogue » entre notre pays et l’organisation sous-régionale. Il a été reçu en audience, dans l’après-midi au Palais de Koulouba, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Les rencontres entre le médiateur de l’organisation sous-régionale et les dirigeants maliens ont permis de procéder à un échange de vues sur les évaluations opérées par le groupe technique regroupant les experts maliens, des responsables de la CEDEAO, de l’Union africaine (UA) et des Nations unies. Depuis mercredi, un document circule sur les réseaux sociaux à propos des propositions que la Cedeao aurait faites concernant le chronogramme de la transition. Interrogé à ce sujet, M. Goodluck a reconnu qu’il y a « certains points qui ne sont pas entièrement faux. « Mais ce document n’est pas la dernière version (…) du cadre élaboré par le groupe de travail technique », a-t-il précisé.  Un groupe de travail, composé de représentants de la CEDEAO, de l’UA, de l’ONU et du Mali, a été constitué et les conclusions auxquelles il est parvenu ont permis d’élaborer un « cadre de recommandations qui permettront de voir comment affiner les décisions à prendre », selon le médiateur.  « Le document qui circule n’est pas totalement à rejeter, mais il y a d’autres points qui ne s’y trouvent pas pour l’instant. Quand il sera finalisé, nous allons le partager avec la partie malienne qui va réagir là-dessus et permettre la poursuite des discussions », a-t-il insisté. LEVÉE DES SANCTIONS – Avant de rencontrer le chef de l’État, l’émissaire de l’organisation sous-régionale s’est entretenu avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale,  Abdoulaye Diop et le colonel Abdoulaye Maïga, en charge de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Ibrahim Ikassa Maïga, ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions et Fatoumata Sékou Dicko, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Réformes politiques et institutionnelles. C’était en présence du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la Minusma, El-Ghassim Wane et du haut représentant de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel, Maman Sambo Sidikou.  Cette visite du médiateur de la CEDEAO intervient à un moment où le Mali se trouve sous embargo de l’organisation sous-régionale.  Suite à ces sanctions, les autorités transitoires ont mis en place un groupe technique qui réunit les experts maliens, des responsables de la CEDEAO, de l’UA et des Nations unies, pour discuter des questions diverses liées à la transition. À ce propos, le médiateur de la CEDEAO a soutenu, au terme de la rencontre, qu’ils examinent les recommandations de ce groupe pour voir quelles sont les mesures que «nous pouvons prendre et les étapes à suivre».  «Dans nos échanges, il y a des documents sur lesquels on a travaillé. Mais la partie malienne examinera, bientôt, un de ces documents qui ne lui est pas encore parvenu», a confié Goodluk Jonathan.  L’ancien président nigérian a, ensuite, ajouté que très bientôt les parties vont se retrouver pour échanger sur ce document. «Quand cela sera fait, nous pouvons mieux nous prononcer sur la durée de la Transition et quand est-ce que les élections pourront se dérouler», a-t-il déclaré.  Il s’agit, également, selon lui, de savoir de quelle manière le processus pourrait être mis en œuvre pour le bonheur de tous et notamment pour une éventuelle levée des sanctions.  De son côté, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a indiqué que cette rencontre visait à procéder à un échange de vues afin de prendre connaissance des évaluations techniques qui ont été opérées pouvant conduire à un chronogramme consensuel. Abdoulaye Diop s’est félicité que «nos équipes aient pu procéder à une évaluation technique afin de convenir des éléments qui sont dans ce document. Pour ce qui concerne le reste, il est jugé nécessaire que les discussions puissent se poursuivre pour pouvoir arriver à un chronogramme consensuel». Il a espéré que les choses vont avancer vite dans les prochains jours. ID/BD/MD (AMAP

Le général Mahamat Idriss Déby Itno annonce  un renforcement du contingent tchadien au Mali (Télévision nationale)

Bamako, 23 fév (AMAP) Le président de la transition au Tchad, le général Mahamat Idriss Déby Itno, a annoncé lundi, le renforcement du contingent tchadien au sein de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) «Avec l’accord des autorités maliennes et de la Minusma, nous allons renforcer nos effectifs qui sont sous l’autorité de la Minusma», a dit le président du Conseil militaire de transition sur la chaîne nationale du Tchad. Le général Mahamat Idriss Déby Itno n’a pas précisé le nombre d’éléments qu’il entendait ajouter aux quelque 1.200 soldats tchadiens déjà engagés au sein de la Mission onusienne, mais le porte-parole de l’Armée a parlé d’un millier d’hommes.  Le déploiement d’effectifs supplémentaires au Mali est un geste d’amitié et de solidarité dans l’épreuve. Le contexte sécuritaire au Mali et la tension diplomatique qui l’oppose à la France donnent une dimension toute particulière à cette décision du Tchad. La situation sécuritaire demeure volatile et le Mali, au moment où la France a décidé le retrait des forces Barkhane et de Takuba. Répondant aux questions des journalistes tchadiens, qui ont demandé si le Tchad allait retirer ses soldats du Mali à l’unisson de la France, le général Mahamat Déby a déclaré : «Certainement pas (…). Ce n’est pas le moment de quitter le Mali, tant que le terrorisme persiste, nous allons rester pour aider nos frères maliens». Fin janvier 2013, le président d’alors du Tchad avait engagé plus de 2.000 soldats de l’armée tchadienne pour libérer le Mali de l’emprise des terroristes.  Les Forces armées tchadiennes d’intervention au Mali (FATIM) ont ainsi été les premières troupes étrangères à venir appuyer l’opération Serval. Elles étaient commandées par le général Oumar Bikimo, dont l’adjoint était l’actuel chef de l’Etat du Tchad.  Partis de N’Djamena, fin janvier 2013, le général Bikimo et ses hommes ont vite récupéré Andéramboukane, ensuite Ménaka. Ils ont alors continué leur progression jusqu’à Kidal qu’ils ont libéré. De là, le contingent tchadien, fort de 2.400 hommes, s’était divisé en deux colonnes. L’une a mis le cap sur Aguel’hoc, puis sur Tessalit. Alors que l’autre, après avoir libéré Kidal, a poursuivi sa marche jusqu’au cœur de l’Adrar des Ifoghas. C’est là, que les deux colonnes des FATIM se rejoignirent. Le 22 février 2013, sur cette chaîne de montagnes où les terroristes s’étaient retranchés, les Tchadiens ont livré une bataille coûteuse en vie humaines. Bilan: 26 soldats tchadiens tués, contre une soixantaine d’islamistes mis hors de combat, dont des chefs. L’engagement et le sacrifice de soldats tchadiens ont été déterminants pendant la guerre dite de libération du Mali. Le 12 mai 2013 à Massakory, localité située à 150 kilomètres de N’Djamena, le président de la République par intérim Dioncounda Traoré avait rendu un vibrant hommage aux soldats tchadiens : «Merci en mon nom propre et du fond du cœur, en tant que Malien et en tant que président d’un pays qui a été profondément ébranlé mais qui, revient à la normalité grâce à la chaîne de fraternité, dont le Tchad, son président Idriss Deby Itno et son armée sont un maillon essentiel… »  « Ceux devant lesquels nous nous inclinons aujourd’hui sont des héros, tombés sur notre sol…Nous attestons ici de la bravoure de ces soldats qui ont donné leurs vies pour que le Mali soit libre», a fait ajouté Dioncounda Traoré.  À l’occasion, il avait décoré le général Mahamat Deby Itno de la médaille de la Croix de la valeur militaire à titre étranger. ID/MD (AMAP)

Le Premier ministre à Dubaï : Vendre la destination Mali

Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Dubai, 22 fév (AMAP) A la tête d’une forte délégation, le Premier ministre malien,  Choguel Kokalla Maïga, est arrivé, mardi, dans la capitale des Emirats arabes unis (UAE) où il prendra part à la Journée du Mali à l’Exposition universelle Dubaï 2020 et nouera des contacts dans le cadre de la diversification de nos partenaires.  Après son accueil à l’aéroport, le chef du gouvernement a confié aux journalistes qui l’accompagnent que ce déplacement qu’il effectue à la tête d’une forte délégation composée de collaborateurs, de ministres, d’artistes et d’opérateurs économiques a deux objectifs.  Rappelant que l’exposition universelle Dubaï 2020 a réservé le 23 février 2021 comme la journée du Mali, Dr Choguel Kokalla Maïga a estimé que notre pays doit être vu dans toute sa diversité économique, culturelle et sociale. «Nous sommes là aussi avec un deuxième objectif extrêmement important : c’est la diversification des partenaires économiques et financiers du Mali avec les pays du Golfe», a indiqué le Premier ministre.  Le président des émirats arabes unis et le Prince de Dubaï ont invité le chef du gouvernement pour célébrer aussi, le 50è anniversaire de la fondation de leur Etat. «Nous avons répondu positivement, car cela correspond à nos objectifs aujourd’hui de diversification de notre partenariat, de renforcement des relations entre le Mali et les pays arabes et musulmans qui ont toujours été à nos côtés», a-t-il soutenu, tout en rappelant les grandes années difficiles de sècheresse et les temps qui courent où notre pays a besoin de soutien, du concours de ses amis.  Dr Choguel Kokalla Maïga s’est dit convaincu que les deux objectifs que le président de la Transition a fixés au gouvernement dans le cadre de cette mission seront largement atteints. Il s’agit de montrer le Mali dans toute sa diversité, montrer qu’il est debout, marche, que les Maliens marchent ensemble. Mais également, renforcer les partenariats économiques et financiers et diversifier les relations avec le monde arabo-islamique.  Le chef du gouvernement a fait savoir que sa visite à Dubaï n’est qu’un début. Car selon lui, plusieurs missions gouvernementales de haut niveau sont en préparation dans les semaines et mois à venir. Parmi celles-ci, précisera-t-il, certaines seront conduites par des ministres et d’autres par le Premier ministre pour porter le message d’amitié et de fraternité, de coopération du président de la Transition et du peuple malien à l’ensemble du monde arabo-islamique.    Au programme de la présente visite du Premier ministre, plusieurs activités pour vendre la destination Mali. Il s’agit, entre autres, d’un Forum invest in Mali, d’un panel sur les secteurs d’opportunité au Mali, notamment des présentations sur le cadre législatif et réglementaire de partenariat public-privé, les filières porteuses au Mali tirées de la stratégie nationale de développement des exportations. Mais aussi un autre panel sur les secteurs prioritaires du gouvernement dans les domaines de l’énergie, notamment les énergies renouvelables, les secteurs prioritaires du gouvernement dans les domaines des infrastructures et dans les domaines de l’agriculture. Il est aussi prévu une soirée culturelle avec des artistes locaux.  Le chef du gouvernement est accompagné par les ministres de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, des Mines, de l’énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko et par le secrétaire général du ministère de la Défense et des Anciens combattants, le général Sidiki Samaké. DD (AMAP)

Révision de la Charte de la Transition : Le feu vert du Conseil national de la transition (CNT) 

Bamako, 22 fév (AMAP)  Le Conseil national de la transition (CNT) a adopté, lundi, le projet de loi portant révision de la Charte de la Transition du 12 septembre 2020, sans débat contradictoire, à l’unanimité de ses membres présents par 120 voix pour, zéro contre et zéro abstention.  Le vote a eu lieu lors de la séance plénière au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous la présidence du président du CNT, Malick Diaw.  La nouvelle version de la Charte de la Transition prévoit, notamment, l’élargissement du gouvernement et l’augmentation du nombre des membres de l’organe législatif de 121 à 147. A propos de la durée de la Transition, les membres du CNT s’en sont tenus aux recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR) en attendant la fin du processus de pourparlers avec les partenaires du Mali. Cette loi portant révision de la Charte de la Transition s’articule autour de trois articles. Malgré la volonté des autorités de la Transition de tenir le délai, exprimée dans le Plan d’action du gouvernement (PAG) adopté, la durée se révèle intenable. selon les autorités de la transition. Elles justifient cet état de fait par  les réformes indispensables initialement retenues et confirmées par les recommandations des ANR. D’où la nécessité de réviser la Charte de la Transition, sur le fondement des dispositions de l’article 21, « pour procéder aux ajustements nécessaires et permettre ainsi sa mise en œuvre efficiente et l’atteinte des objectifs de la transition ».  Ainsi, le préambule tiendra compte des recommandations des ANR en ses dispositions relatives à la durée de la transition. Les modifications portent également sur la suppression du poste de vice-président « pour, d’une part, réduire le train de vie de l’Etat et, d’autre part, permettre au ministre chargé de la Défense et celui chargé de la Sécurité de recouvrer et d’exercer la plénitude de leurs attributions traditionnelles ». L’augmentation du nombre des membres du CNT de 121 à 147 et la non limitation des membres du gouvernement renforceront davantage l’inclusivité et la stabilité de la gouvernance politique et sociale. « Toute chose qui aboutira  à une bonne réussite de la transition en cours ». Un décret du président de la Transition fixe la clé de répartition entre les composantes du CNT. Et le CNT exerce les prérogatives définies par cette Charte et la Constitution du 25 février 1992. S’agissant du délai de la transition allant dans le sens de la prolongation telle que voulue par les ANR, « il doit s’établir sur la base du réalisme politique et des négociations sincères avec les partenaires de notre pays ». Mais surtout en se conformant aux recommandations des Assises. Sur ce sujet, il est important de tenir compte des réformes nécessaires à entreprendre pendant cette période de transition.  En cas de vacance de la présidence de la Transition pour quelque cause que ce soit ou d’empêchement absolu ou définitif du président de la Transition pour quelque cause que ce soit, constaté par la Cour constitutionnelle saisie par le président du CNT et le Premier ministre, les fonctions du président de la Transition sont exercées par le président du CNT jusqu’à la fin de la transition. Un autre article de la Charte révisée énonce que le président de la Transition n’est pas éligible aux élections présidentielle et législatives qui seront organisées pour marquer la fin de la transition. Cette disposition n’est pas susceptible de révision.   Par ailleurs, plusieurs missions sont confiées à la transition par la présente Charte, notamment le rétablissement et le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire en passant par le redressement de l’Etat ainsi que la création des conditions de base pour sa refondation. La promotion de la bonne gouvernance, la refonte du système éducatif, l’adoption d’un pacte de stabilité sociale tout comme les réformes politiques, institutionnelles, électorales et administratives sont d’autres  tâches que doivent gérer les autorités. S’y ajoutent l’organisation des élections générales, la mise en œuvre intelligente de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger et la mise en œuvre intelligente et efficiente des recommandations des ANR. La Charte révisée stipule que les membres du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et tous les acteurs ayant participé aux évènements allant du 18 août 2020 à l’investiture du président de la Transition, et ceux du 24 mai 2021, ne peuvent être poursuivis ou arrêtés pour les faits et actes commis lors desdits évènements. Une loi d’amnistie est adoptée à cet effet. Pour sa part, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles s’est réjoui du vote de la Charte par le CNT. Mme Fatoumata Sékou Dicko a promis de prendre en compte les amendements et recommandations formulés. C’était en présence du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga. OD/MD (AMAP)

Sanctions de l’UEMOA : Le gouvernement du Mali saisit la Cour de justice communautaire 

Bamako, 21 fév (AMAP) Bamako a constitué un collectif de six avocats maliens pour saisir la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) de deux recours contre les décisions issues de la Conférence des chefs d’Etats et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) du 09 janvier 2022, annonce un communiqué de ces avocats daté du lundi 21 février.  A la demande des autorités de la Transition, ce pool d’avocats conduits par Me Moustapha Cissé, Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali, a introduit un « premier recours (qui) tend à obtenir de la Cour de Justice de l’UEMOA sise à Ouagadougou, au Burkina Faso, l’annulation des décisions sus visées ».   Le deuxième recours tend à demander « la suspension de l’exécution des sanctions eu égard aux effets gravement préjudiciables à l’Etat du Mali, aux populations maliennes et africaines vivant au Mali », souligne le communiqué.  La même source précise que les deux recours, évoquant « l’illégalité absolue des sanctions au regard des textes et objectifs de l’organisation régionale, ont d’ores et déjà été formellement enregistrés au greffe de la Cour de justice de l’UEMOA le 15 février 2022.  Ces décisions des deux organisations sous-régionales imposent de lourdes sanctions économiques et financières au Mali qui réagit, ainsi, sur le terrain juridique et entend  « user de toutes les voies de recours légales pour exiger l’annulation de ces mesures restrictives. AT/MD (AMAP)

Opération Kélétigui : Le film de l’assaut contre une base terroriste

Envoyés spéciaux Mohamed TOURE Habib KOUYATE Koutiala, 21 fév (AMAP)  La veille d’un assaut important sur les positions terroristes signalées par les renseignements, le staff de commandement du GTIA 2 trace le plan ce 12 février 2022. Autour d’une table métallique, les responsables militaires donnent les consignes aux chefs d’équipes. Sur des cartes, les coordonnées et les positions ennemies sont déterminées et l’opération peaufinée.  Les bases terroristes sont localisées dans les collines et les zones boisées du triangle Karangana, Tandio et Ourikila, dans le Cercle de Yorosso, à plus de 70 km de Koutiala. Les militaires espèrent mettre le grappin sur les groupes terroristes qui, désormais en difficulté, n’affrontent plus directement l’armée mais jouent à l’évitement.  JOUR J. – Les étoiles scintillent encore dans le ciel quand les hommes se mettent en ordre. Dans la fraîcheur des alentours buissonneux, les moteurs des engins, blindés Puma, BRDM 21 et BTR tournent. Le convoi s’ébranle et traverse le village de Karangana pendant que les habitants dorment encore. Les ruelles sont vides et silencieuses.  «Pour ce type d’opération, il est important de sortir avant le lever du jour pour la discrétion. C’est important aussi pour éviter les indicateurs qui informent les terroristes des mouvements de nos troupes mais surtout pour surprendre l’ennemi», souffle un militaire.   Les pick-up et les blindés poursuivent leur chemin et glissent lentement entre les pistes poussiéreuses et caillouteuses. Pas grand-chose n’est visible aux alentours. Sauf les grands baobabs. Le périmètre est touffu. D’où l’importance des engins blindés dans ce type de convoi. Les herbes peuvent atteindre plusieurs mètres de hauteur. Les véhicules touchent aux branchages. Ces forêts sont infestées de terroristes souvent prêts à jaillir et à attaquer par surprise. Mais également minées d’Engins explosifs improvisés (EEI) très meurtriers. Quelques minutes après, nous arrivons à destination.  L’équipe d’artillerie est rapidement déployée. Le terrain est dégagé à coup de machette. Un long tuyau muni d’un trépied est installé. «C’est le Grade 2 M, une nouvelle arme à destruction massive de l’artillerie sol-sol. Elle tire des roquettes à 20 km de distance pour abattre les ennemis dans leur zone de concentration et détruit ses moyens de feu», explique l’adjudant-chef Drissa Koné, chef de section artillerie du GTIA 2 de Kélétigui. Les herbes alentours sont défrichées parce que après un tir du Grade 2 M, les flammes sont projetées au-delà de trois à quatre mètres au moment des départs des obus. NOUVELLES ARMES – «Cette manœuvre est une occupation de la position de tirs et la mise en batterie des pièces d’artillerie. Nous allons tirer à 13 km sur les collines situées dans le triangle Karangana, Tandio et Ourikila où la présence de groupe terroristes est signalée ainsi que leurs sanctuaires», explique le commandant Kokè Diarra, officier chargé de la conduite des opérations. Les têtes d’obus, portées par trois hommes, sont montées prêtes à être tirées.  Les coordonnées sont calculées et marquées dans le dispositif.  Le feu vert est donné par l’adjudant-chef Drissa Koné. Une salve d’obus est lancée sur les positions des terroristes. Les détonations assourdissantes des tirs sont suivies par le bruit des impacts à quelques minutes d’intervalle. Les artilleurs se félicitent et se congratulent. «Les tirs ont touché les cibles», assurent-ils. La première partie de la mission est donc accomplie. «Il faut des opérations du genre pour désorganiser le système de défense ennemi et le prendre à revers. L’ennemi sera pris dans l’étau et n’aura pas d’échappatoire», poursuit le commandant Kokè Diarra.  Le matériel est rapidement plié car les opérations doivent durer toute la journée. Sur le chemin du retour, l’un des blindés de reconnaissance a une crevaison. Une souche d’arbre a perforé l’énorme pneu de l’engin . Plusieurs hommes entament rapidement les manœuvres pour changer la roue du mastodonte d’au moins 12 tonnes. Bloquant le passage, les militaires décident de se frayer un nouveau chemin. Armés de haches et de coupe-coupe, ils commencent à couper les arbustes pour créer une piste. Une partie de l’équipe va rentrer à la base pendant que d’autres resteront pour sécuriser le véhicule avant le dépannage.  Aussitôt revenues au quartier général, d’autres troupes du GTIA 2 sont positionnées pour l’assaut sur les hauteurs de la colline de Tandio. Prêts à dénicher les terroristes désormais désarçonnés par les bombardements dans les collines.  Nous embarquons dans un des blindés qui participent à cette opération. Dans les pick-up, des militaires sont assis, armes au poing et casques vissés sur la tête. Un silence de cathédrale règne dans cette cabine où les secousses sont interminables. Le chef d’unité dans une autre voiture donne, à travers la radio, des consignes à ses hommes.  Il les appelle à la vigilance et à appliquer le plan. Sur les hauteurs de la colline de Tandio, les engins sont positionnés stratégiquement. Le dispositif est impressionnant car la grosse artillerie est sortie. Les soldats quadrillent le terrain et effectuent des fouilles dans les buissons. L’avancée des troupes se fait avec une extrême prudence. La colline de Tandio est connue pour être infestée de terroristes que les militaires de Kélétigui ont déjà affrontés. TIREURS EMBUSQUÉS – Leur stratégie, c’est de se terrer sur les hauteurs et tirer au loin sur les militaires en approche. La fouille du périmètre sera menée en étroite coordination entre les sous unités GTIA, positionnées. Les dernières consignes sont données par le capitaine Amadou Diallo, commandant du sous GTIA 1 à ses hommes.  Ce chef de compagnie est une véritable force de la nature. Le colosse à la taille de gladiateur porte un pistolet fixé à la taille, en plus de son fusil d’assaut. Il est basé avec ses hommes à Tandio, en contrôle de zone et effectue des missions offensives journalières contre les positions des terroristes. Sur un schéma sommairement tracé à même le sol, il rappelle les grandes lignes du plan. Les armes et équipements sont encore vérifiés. L’offensive est ordonnée. Les militaires avancent sur le terrain méticuleusement. Sur ce terrain rocheux et escarpé nous continuons le ratissage au côté de l’unité du lieutenant Moulaye, commandant du sous GTIA 2, venu par un autre chemin avec ses hommes.  Nous avançons doucement

Retrait de Barkhane et Takuba : Pas de temps à perdre !

Par Issa DEMBELE  Bamako, 21 fév (AMAP)  Pour le gouvernement, puisque le partenaire français n’a de cesse de violer le cadre juridique régissant notre coopération militaire, il n’y a pas de raison qu’il reste encore longtemps sur notre sol Après la suspension en juin 2021 des opérations conjointes FAMa-Barkhane, faite sans que les autorités maliennes ne soient consultées, suivie des décisions unilatérales de retirer Barkhane et Takuba, Bamako s’est vu dans l’obligation de dénoncer les “violations flagrantes du cadre juridique liant la France et le Mali”.  Des «manquements répétés (aux) accords de défense» qui ont amené le gouvernement de Transition à adopter un ton de fermeté. Son dernier communiqué invite les «autorités françaises à retirer, sans délai, les forces Barkhane et Takuba du territoire national, sous la supervision des autorités maliennes».  En fin de compte, le président Emmanuel Macron aura réussi à dilapider le prestige de «Serval», opération qui a suscité un élan de sympathie des Maliens à l’égard de la France. Il aura terni également l’aura de leader européen en matière de sécurité au Sahel, que le cas malien aurait pu conférer à son pays. On n’en serait pas là si Paris n’avait pas multiplié les fautes politiques. Ceux qui ont pris le pouvoir au Mali ont été assimilés à des personnages qui représenteraient un danger pour la démocratie. Au même moment, d’autres « putschistes » sont conviés à Paris. Ces dirigeants invités à l’Élysée pour décider de l’avenir de la force Barkhane ne se distinguent pas tous par leur qualité de démocrate. Loin s’en faut. Cette politique de deux poids deux mesures ne pouvait que davantage écorner l’image de la France au Sahel et plus particulièrement au Mali, où les motivations de son engagement militaire sont controversées. Nombreux sont ceux qui n’ont jamais cru que la France soit réellement incapable de réduire le pouvoir de nuisance des groupes terroristes. Et ce n’est pas qu’au Mali qu’on se pose des questions : «Je m’étonne que les Français n’aient pas été capables d’éradiquer ces bandes terroristes. Le veulent-ils vraiment, ou ont-ils un autre agenda ?», s’interrogeait le ministre de la Défense burkinabé Chérif Sy dans un entretien à l’hebdomadaire sud-africain Mail & Guardian, en juin 2019.  Les critiques se sont exacerbées au fur et à mesure que des groupes terroristes – que l’on croyait anéantis – se reconstituaient et menaient des actions d’envergure sur le terrain. Il est clair pour chacun que le Septentrion malien n’est aujourd’hui ni plus sécurisé, ni plus stable qu’au moment du déploiement de Barkhane.  La dégradation de la situation est réelle dans d’autres régions, avec les répercussions que l’on sait sur les populations civiles. En somme, comme l’a rappelé le gouvernement dans son communiqué, les résultats attendus « n’ont pas été satisfaisants », ni en 2013 avec l’opération Serval ni en 2016 avec l’opération Barkhane.  Cette réalité a sapé la prétention de Paris à asséner des leçons de démocratie à des autorités soucieuses des préoccupations de leurs concitoyens qui aspirent avant tout à la sécurité. D’où les manifestations de soutien à la Transition dont les actions sont aussi interprétées comme un refus du néocolonialisme.  «À bas la France !», «France, dégage !» entend-on fréquemment, depuis août 2020, dans les rues de Bamako. Pas plus tard que samedi, le mouvement Yèrèwolo – “Débout sur les remparts” a réussi une nouvelle mobilisation pour célébrer le retrait de Barkhane et de Takuba.  Les réseaux sociaux amplifient cette contestation – elle ne date pas d’hier -, les articles de presse s’en font l’écho. Dans une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron, Cheick Oumar Sissoko, ex-ministre de la Culture, a dénoncé l’«habitus colonial», cette «disposition d’esprit faite de complexe de supériorité et de mépris souverain à l’égard de peuples dominés, exploités par le colonialisme français, qui est ancrée, cultivée et entretenue au sein de la classe dirigeante française».  Le chanteur malien Salif Keita avait affirmé qu’il n’y avait «pas de terroristes en Afrique, mais des mercenaires payés par la France». À son retour à Bamako, il a reçu un accueil triomphal.  En se redéployant hors du Mali, sans la certitude d’y pouvoir vraiment améliorer la situation sécuritaire, Paris ouvre un boulevard aux puissances qui lorgnent le Sahel.  Les Russes, que les Maliens n’ont de cesse de réclamer l’arrivée, n’y verront qu’une opportunité de grignoter dans ce qui était jusqu’ici considéré comme le pré carré de la France. ID (AMAP)

L’Armée malienne neutralise 57 terroristes et détruit du matériel à Tessit (Nord) 

Bamako, 20 fév (AMAP) L’aviation des Forces armées maliennes (FAMa) est intervenue, dans l’après-midi du 18 février 2022, et neutralisé des colonnes de motocyclistes armés non identifiés dans le secteur d’Archam, à l’Ouest de Tessit, dans le Nord du Mali, ont annoncé des sources militaires.  Les frappes aériennes FAMa ont tué ces groupes terroristes qui tentaient de submerger une unité accrochée lors d’une patrouille et « le ratissage a permis de dénombrer 57 terroristes neutralisés et divers matériels détruits », précise l’État-major général des Armées, dans un communiqué publié vendredi. La destruction totale de la base terroriste, consécutive à de violents combats aux alentours de la forêt refuge, a fait 8 morts, 14 blessés, 05 portés disparus et 02 véhicules détruits côté FAMa. Selon la même source, l’unité des FAMa était en reconnaissance offensive de recherche et de destruction de sanctuaires terroristes. « Elle avait missions de réassurance et de protection des populations civiles, récemment victimes d’exactions extrêmes des groupes terroristes ayant provoqué leurs déplacements forcés du Gourma vers le Liptako », explique l’Armée. Plusieurs hommes armés, présumés terroristes, ont tué une quarantaine de civils, dimanche  6 février 2022, aux environs 14 heures, au cours d’une attaque concomitante dans plusieurs villages de la Commune rurale de Tessit, ont annoncé, jeudi, les autorités administratives. Les assaillants ont fait irruption, dans les localités de Tadjalate, Tazimé, Keygouroutane, Marsi, Bakane, Abagazoz, sur une cinquantaine de motos et à bord de huit véhicules pick-up estampillés Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) d’Iyad Ag Agaly et de Amadou Kouffa, et ont semé la terreur parmi la population. « L’État-major général des Armées s’incline devant la mémoire des morts et présente les condoléances les plus attristées de la Nation aux familles et proches et souhaite prompt rétablissement aux blessés ».  Il rappelle que ces « frères d’armes, d’une grande bravoure, sont morts vaillamment au combat pour la noble cause de la défense de la Nation qui reste reconnaissante ».  « L’État-major général des Armées salue (leur) courage et rappelle que rien n’arrêtera les FAMa dans leur lutte implacable pour le retour de la paix et de la quiétude des populations.  SS/MD (AMAP)

Le Mali invite la France à retirer « sans délai » les forces Barkhane et Takuba du territoire national (Communiqué) 

Bamako, 18 fév (AMAP) Le gouvernement du Mali a invité les autorités françaises à retirer, sans délai, les forces Barkhane et Takuba du territoire national, » sous la supervision des Autorités maliennes », indique, vendredi, un communiqué officiel. Répondant à la décision du gouvernement français, jeudi, de retirer les forces militaires Barkhane et Takuba engagées contre le terrorisme au Mali, Bamako indique prendre acte « d’une « décision unilatérale » de Paris en « violation des accords liant la France et le Mali et impliquant d’autres partenaires », précise ce communiqué du gouvernement,  Face aux annonces du président français, Emmanuel Macron, Bamako ajoute qu’ « au regard de ces manquements répétés des accords de défense, le gouvernement invite les Autorités françaises à retirer, sans délai, les forces Barkhane et Takuba du territoire national, sous la supervision des Autorités maliennes », selon la même source.  Selon le communiqué, la décision des autorités françaises fait suite aux annonces également « unilatérales de la France, le 03 juin 2021, de la suspension des opérations conjointes avec les Forces armées maliennes et le 10 juin 2021 de la fin de l’opération Barkhane, sans préavis et sans consultation préalable de la partie malienne ». « Ces décisions unilatérales constituent des violations flagrantes du cadre juridique liant la France et le Mali », dénonce le gouvernement.  Le gouvernement malien, poursuit le communiqué, signale que, par rapport aux attentes, « les résultats obtenus et annoncés officiellement par les autorités françaises, n’ont pas été satisfaisants, ni en 2013 avec l’opération Serval (détruire le terrorisme, rétablir l’autorité de l’État malien sur l’ensemble du territoire national, faire appliquer les résolutions de l’ONU) ni en 2016 avec l’Opération Barkhane (lutter contre le terrorisme, aider à faire monter l’Armée malienne en puissance, intervenir en faveur des populations) ».   « Malgré la présence de l’Opération Barkhane et des forces internationales, de 2013 à 2021, le Mali a risqué la partition et la menace terroriste localisée au Nord du Mali, s’est répartie sur l’ensemble du territoire national »,  ajoute le communiqué de Bamako.  Le gouvernement rappelle, par ailleurs, que l’Opération Serval n’aurait pas été nécessaire si l’OTAN n’était pas intervenue en Libye en 2011. Indiquant, aussi, que cette intervention qui a modifié la donne sécuritaire dans la Région et dans laquelle « la France a joué un rôle actif de premier plan  (…) est à la base des problèmes sécuritaires actuels du Mali en particulier et du Sahel en général ».  « Contrairement aux allégations relatives à la dégradation de la situation sécuritaire, les autorités de la Transition, dans l’exercice de leur droit souverain, ont entrepris des actions volontaristes pour diversifier les partenariats, consenti d’énormes efforts, permettant ainsi la montée en puissance des Forces armées maliennes et l’amélioration significative de la situation sécuritaire sur le terrain, depuis 6 mois, notamment, en vue de créer les conditions de la tenue d’élections », assure le gouvernement.   Le communiqué insiste sur les efforts du gouvernement « pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel ». Il s’agit, notamment, de la création du mécanisme de concertation visant à adopter un chronogramme consensuel avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) , I’Union africaine (UA),  I’Organisation des Nations unies (ONU) et certains pays de la Région.  Le gouvernement malien exhorte les Forces armées et de sécurité nationales à « plus d’engagement, de vigilance et de détermination dans l’accomplissement de leurs missions » et « s’incline devant la mémoire des victimes de l’insécurité, civiles et militaires, maliennes et étrangères ».  Enfin, les autorités de la Transition expriment la disponibilité du Mali à davantage de dialogue et de coopération « avec les partenaires soucieux de la prise en compte des intérêts vitaux ». Ce dialogue se fera « dans le respect de la souveraineté nationale et de la dignité du peuple malien », indique le communiqué, assurant que « toutes les dispositions sont prises pour garantir la sécurité » du pays.  MT/MD (AMAP)