Incident Mali-Mauritanie : Une mission de haut niveau se rendra à Nouakchott

Bamako, 10 mar (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta a « décidé d’envoyer une mission de haut niveau à Nouakchott, dans les plus brefs délais,, annonce un communiqué, mercredi 9 mars. Cette mission est destinée à « engager des actions vigoureuses pour raffermir davantage la fraternité et la coopération entre nos pays notamment dans le domaine de la gestion de nos frontières communes, de la défense et de la sécurité des personnes et des biens », précise la même source. Ce communiqué du gouvernement malien intervient après la convocation, le lundi 07 mars 2022, de l’ambassadeur du Mali, au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’extérieur, pour lui signifier « l’assassinat de citoyens mauritaniens survenu sur le territoire malien, vers notre frontière commune ». Le colonel Assailli Goïta, à la suite de cet incident, a échangé avec son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani. À l’issue de cet entretien, le chef de l’État « a instruit d’ouvrir une enquête pour élucider la situation », précise le communiqué. Le gouvernement malien a aussi adressé au gouvernement et au peuple mauritaniens, ainsi qu’aux familles des disparus, « sa profonde compassion et ses condoléances les plus émues en cette circonstance particulièrement douloureuse ». Bamako a condamné « énergiquement ces actes criminels destinés à porter atteinte à l’excellente qualité des relations entre nos deux pays » et  « trouve, une fois de plus, troublant la survenance de ce genre d’incident malheureux ». À un « moment où ce pays frère et ami, la République Islamique de la Mauritanie apporte son soutien particulièrement pour l’approvisionnement normal des populations maliennes qui subissent les sanctions illégales, illégitimes et inhumaines de la CEDEAO et de l’UEMOA », indique le communiqué. Cependant, le gouvernement « souligne qu’à ce stade, aucune preuve ne met en cause les Forces armées maliennes (FAMa) qui respectent les droits humains et agissent toujours avec professionnalisme dans leur lutte contre le terrorisme ». « En outre, les autorités maliennes ne ménageront aucun effort pour rechercher et retrouver les coupables de ces crimes odieux pour les traduire devant les juridictions compétentes », assure le communiqué. Tout en soulignant « les liens séculaires d’amitié et de fraternité qui ont toujours unis nos deux Peuples »,  le gouvernement du Mali remercie celui de la Mauritanie « pour son accompagnement multiforme et surtout sa solidarité agissante à l’ endroit de la République sœur ». MT/MD (AMAP) 

Mali-Canada : Plus de 11 milliards de fcfa pour deux projets

Bamako, 19 mar (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et le chef de la Coopération du Canada au Mali, François Picard, ont signé, mercredi, au département des Affaires étrangères, deux protocoles d’entente relatifs à la réalisation du projet «Appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres au Mali» et du projet «Appui à la justice et à la  paix». D’un budget de 4,4 milliards de Fcfa, le projet «Appui à la lutte contre la corruption pour et par l’égalité des genres au Mali» (LUCEG sera mis en œuvre par l’École nationale d’administration publique du Canada (ENAP) sur 5 ans. Il vise à renforcer le pouvoir des femmes et des filles face aux pratiques discriminatoires et de corruptions contribuant aux injustices et aux inégalités de genre dans la société malienne.  Ce projet permettra, aussi, d’améliorer les capacités des organismes de la société civile en vue d’une meilleure prise en compte de l’égalité des genres, de l’équité en plus de la représentation des femmes et des filles dans la lutte contre la corruption. Mais, aussi, de renforcer les capacités des institutions pertinentes pour contribuer à la prévention de la corruption. Le projet LUCEG a deux composantes interdépendantes. La première consiste à renforcer les capacités organisationnelles (matérielles, logistiques, techniques et financières) d’une dizaine d’organisations de la société civile et d’associations féminines spécialisées dans la défense des droits des femmes et des filles. Tout comme la promotion de l’égalité des genres ainsi que dans la lutte contre la corruption à Bamako et dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro, Sikasso (Sud), Ségou , Mopti (Centre) et Gao (Nord).  500.000 BÉNÉFICIAIRES DIRECTS – L’autre composante du projet LUCEG sera mise en œuvre à travers un partenariat avec l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI). L’objectif de ce partenariat est d’améliorer l’efficacité de l’OCLEI  dans la lutte contre la corruption à Bamako et dans les régions. Le projet «Appui à la justice et à la  paix» (JUPAX) est réalisé par Avocats sans frontières Canada (ASFC). Il vise à renforcer les capacités des femmes, filles et autres personnes en situation de vulnérabilité (PSV) dans une perspective d’accès à la justice. Ce, afin de défendre et faire respecter leurs droits humains, de lutter contre l’impunité et la corruption, de participer à la réconciliation nationale, au processus de construction et de consolidation de la paix dans notre pays.  Le JUPAX prévoit de toucher plusieurs groupes de bénéficiaires. En particulier, les femmes et filles pour atteindre, approximativement, 500.000 bénéficiaires directs dans le District de Bamako et les Régions de Mopti, Ségou (Centre), Tombouctou, Gao et Kidal (Nord).   D’une durée de 5 ans et pour un budget de plus de 7 milliards de Fcfa, le JUPAX s’inscrit dans un contexte marqué par une crise multiforme qui a débuté en 2012 par un conflit armé dans les Régions du Nord du Mali.  Selon le chef de la Coopération du Canada au Mali, les deux projets se situent dans le cadre de la continuité des efforts du Canada et du Mali à renforcer la société malienne et les institutions autour des questions de lutte contre la corruption et de lutte contre l’impunité.  Après avoir félicité le gouvernement pour l’importance qu’il accorde à l’intégration des femmes dans la refondation, François Picard a soutenu qu’aucun changement réel et important ne peut s’effectuer sans une  présence et une contribution forte des femmes maliennes, à tous les niveaux. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a remercié le Canada avant de rappeler ses appuis constants et soutenus dans les domaines prioritaires. Abdoulaye Diop a noté que la pertinence des projets financés dans le cadre du partenariat exemplaire démontre à suffisance l’engagement et la détermination du partenaire canadien à coller aux préoccupations du gouvernement dans ses efforts tendant à assurer un mieux-être aux populations. «Ils sont, du reste, conformes aux axes prioritaires édictés dans la feuille de route des autorités de la Transition », a-t-il précisé. La cérémonie s’est déroulée en présence des ministres Mahamadou Kassogué (Justice et Droits de l’Homme, Garde des Sceaux), le colonel-major Ismaël Wagué (Réconciliation, Paix et Cohésion nationale) et Mme Wadidié Founè Coulibaly (Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille). OD/MD (AMAP)

Hamdallaye ACI 2000 : L’envers du décor dans le quartier des affaires de Bamako

Par Fadi CISSE  Bamako, 09 mar (AMAP) L’Agence de cession immobilière (ACI) a changé fondamentalement le visage de l’ancienne zone aéroportuaire. Principal centre d’affaires de la capitale abritant les sièges de plusieurs grandes entreprises, des restaurants et des commerces, il traîne des problèmes d’assainissement et de viabilisation qui ne sont pas dignes du standing qu’il veut se donner.  Les anciens occupants que nous avons interrogés, se disent impressionnés par la mutation de l’ancienne zone aéroportuaire. C’est le cas d’Oumou Traoré, médecin généraliste rencontrée devant sa maison, non loin de la Place «CAN». Elle y habite depuis 20 ans. Notre interlocutrice trouve que l’ACI 2000 est devenu, au fil des ans, un endroit huppé avec des immeubles et autres œuvres architecturales abritant des grandes entreprises, des supermarchés, des restaurants et pâtisseries et disposant de plusieurs espaces de loisir.  Un boom architectural qui cache mal certaines tares constatées dans l’évolution de ce quartier. La quinquagénaire déplore, par exemple, l’absence de marché dans le quartier. «Il nous faut marcher à pied, chaque matin, sur la route de Djicoroni-Para pour trouver un marché et faire nos courses pour la cuisine. Raison pour laquelle, souvent, j’achète beaucoup d’articles pour les mettre au frigo», confie-t-elle. « En revanche, se réjouit-elle, il y a beaucoup de supermarchés à l’ACI 2000, dont la plus imposante est Les «Mille et Une merveilles».  Hassan Keita tient sa boutique depuis 2007 à l’ACI 2000, du côté du cimetière de Lafiabougou. «Quand je suis venu m’installer, il y avait juste quelques belles maisons en dur à côté des constructions en banco. Maintenant, avec ces grands immeubles, on se croirait en Europe», s’exclame-t-il. Cependant, le boutiquier déplore de sérieuses lacunes de voirie, notamment d’assainissement, car en saison des pluies, plusieurs routes dans ce quartier chic deviennent impraticables pour les usagers. «Faute de collecteurs, pendant la période de pluies, ma clientèle diminue car il faut franchir les eaux usées pour accéder à ma boutique. À cause de cette situation, certains de mes clients préfèrent aller ailleurs», explique-t-il. Le sujet de l’assainissement et des nuisances revient souvent dans les commentaires lorsqu’on parcourt la documentation sur l’ACI. Le 15 avril 2009, le journal satirique ‘Le Scorpion’ titrait : « Hamdallaye ACI 2000, une belle cité insalubre ». Le journal dénonçait les pratiques illégales nuisibles à l’environnement : feux d’ordures la nuit qui polluent l’air, déversement de tas de sable ou débris de matériaux dans les caniveaux, en particulier au niveau des immeubles en chantier. L’article de presse déplorait l’odeur nauséabonde provenant des eaux stagnantes, la prolifération de mouches, moustiques, cafards, crapauds. « Un véritable taudis », selon nos confrères, où se côtoient rongeurs nuisibles et immondices ! Ces nuisances n’empêchent pas le quartier d’être très attractif. Lorsque l’on consulte le site Bamako Immobilier, des terrains sont mis en vente partout, notamment à côté d’emplacements stratégiques: Orca, Avenue du Mali, Radisson ACI, ambassade des États-Unis, Bougie Ba, Fondation Blondin Bèye, Espace Bouna, etc. Les prix s’envolent  : 300 m2 cédés à 70, voire 80 millions de Fcfa, 450 m2 à 150 millions de Fcfa, 500 m2 entre 100 et 200 millions de Fcfa, 700 m2 à 300 millions de Fcfa, etc. REGULER LE DÉVELOPPEMENT – L’aménagement du quartier de l’ACI 2000 s’inscrit dans une politique d’urbanisation au long terme. Rencontré dans sa famille, Imrane Abdoulaye Touré, a été directeur national de l’urbanisme et secrétaire général du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population jusqu’en octobre 2021. L’homme est la mémoire vivante de l’urbanisation de Bamako depuis les années 1990.  Selon lui, au Mali, la mise en place a été tardive. C’est en 1979-81 qu’est élaboré et adopté le premier Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme de Bamako, révisé ensuite en 1990 et en 1995. Cette dernière révision a fait de l’ancien aérodrome de Bamako une zone de développement, dont la mise en œuvre a été confiée à l’Agence de cessions immobilières (ACI), chargée de la viabilisation et de la vente initiale aux enchères des terrains. « En 1995-96, un plan d’urbanisation sectorielle est défini », précise Imrane Abdoulaye Touré. Pour l’expert, ces dispositions ont constitué un progrès, car à l’époque Bamako comportait beaucoup de quartiers spontanés, nés de l’attribution de parcelles par les chefs coutumiers. «La vente aux enchères instaurait aussi une certaine transparence. Par la suite, la spéculation a décuplé le prix des terrains. Si à l’origine, ceux-ci ont pu être vendus autour de 35.000 Fcfa/m2 (70.000 au maximum), ils peuvent atteindre aujourd’hui 300.000 à 400.000 Fcfa/m2», détaille notre interlocuteur. P récisant que la viabilisation de la zone a été correcte, Imrane Abdoulaye Touré ajoute que les carences constatées ultérieurement dans la gestion de l’assainissement sont dues à un chevauchement de responsabilités entre l’ACI et les collectivités. « Par exemple, le dépôt des ordures était prévu pour chaque lotissement, mais les collectivités n’ont pas toujours respecté ces dispositions », dit-il avant de souligner que « dans ce cas la décentralisation a accentué la dilution des responsabilités et le désordre ». METTRE À JOUR ET APPLIQUER LES TEXTES – « D’une façon générale, relève Imrane Abdoulaye Touré, le cadre règlementaire est suffisant ». Par ailleurs, il estime que la stratégie d’urbanisation a besoin de Schémas régulièrement mis à jour (en principe tous les 5 ans). Or, il a fallu attendre 2005 pour voir une proposition de nouveau schéma directeur, et celle-ci n’a pas été suivie d’effet. «Même dans le cas actuel, on peut considérer que les textes existent, mais qu’il y a un problème d’application, dans une situation où beaucoup d’intérêts sont en jeu. Bref, il faut vraiment qu’on ait un document de planification adapté au contexte actuel», propose-t-il. Selon l’actuel directeur national de l’urbanisme et de l’habitat, « le bilan du plan d’urbanisme de l’ACI 2000 peut être considéré comme positif, malgré quelques points d’ombre ». Amadou Doumbia note que « l’ACI a permis une modernisation et une verticalisation des constructions en vue de la densification urbaine ». Ce qui peut être considéré comme une rupture par rapport aux pratiques de la IIè République : lotissements non viabilisés, constructions en banco, prolifération des quartiers spontanés. Pour le directeur de l’urbanisme

Exactions sur les civils : Une vieille ficelle contre l’Armée malienne 

Bamako, 07 mar (AMAP) Encore et toujours la même vieille ficelle. Dès que l’Armée malienne monte en puissance pour traquer les ennemis de la République, des officines tapies dans l’ombre montent de toutes pièces des allégations mensongères qu’elles collent aux godasses de nos soldats. Et des organisations prétendument dédiées aux droits de l’Homme reprennent complaisamment ces allégations, sans aucune précaution de vérification. Ces officines restent muettes comme des carpes quant aux exactions sanglantes perpétrées par les forces du mal contre les paisibles populations civiles maliennes. Leur objectif n’est guère de protéger les populations. Il s’agit plutôt d’instrumentaliser les droits de l’Homme à des fins inavouées. L’état-major général, dans un communiqué rendu public, samedi, n’a pas manqué d’opposer un démenti formel aux récentes allégations de nature à jeter le discrédit sur les forces de défense et de sécurité du Mali.  Dans son communiqué l’Armée explique que, depuis jeudi dernier, “une vidéo et une audio montées de toutes pièces”, circule sur les réseaux sociaux, faisant état d’une exécution sommaire collective sur des populations civiles dans le secteur de Diabaly, dans la nuit du 1er au 02 mars 2022. Les auteurs du montage imputent la responsabilité de ces actes odieux aux Forces armées maliennes (FAMa). L’état-major général des Armées rappelle que les FAMa sont respectueuses des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. ”Les Forces armées maliennes ne sauraient être responsables d’une telle abjection et ces informations constituent de la désinformation”, dénonce l’Armée qui rappelle que l’une des missions premières des FAMa demeure la protection des personnes et des biens et que cet acte ne constitue, en aucune manière, le mode opératoire de nos forces.  En dépit de l’absurdité de ces accusations portées contre les militaires maliens, une enquête est déjà ouverte pour situer les responsabilités et identifier le lieu du crime. Par ailleurs, relève le communiqué, les FAMa ne se laisseront pas distraire par ces allégations tendancieuses et mèneront à bout la dynamique offensive enclenchée depuis le mois de décembre dernier. La mécanique visant à jeter du discrédit sur l’Armée malienne est bien huilée. Mais elle n’arrêtera pas le Mali dans sa lutte contre les velléités séparatistes et les ambitions de dominations obscurantistes. La Rédaction

Les soldats maliens font 47 terroristes tués en réponse à une attaque complexe à Mondoro (Centre)

Bamako, 04 mar (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) du poste de sécurité de Mondoro, dans le Cercle de Douentza (Centre), ont neutralisé 47 terroristes en réponse à une attaque complexe avec utilisation de véhicules piégés, dans la matinée du vendredi 4 mars 2022, aux environs de 5h30, selon une source officielle. Un communiqué du gouvernement, vendredi soir, fait état d’un bilan provisoire de 27 morts, 33 blessés dont 21 graves évacués sur Sevaré, 07 portés disparus dans le rang des FAMa et des dégâts matériels. Le gouvernement précise que « le ratissage des forces spéciales, immédiatement déployées sur zone, a permis de retrouver et neutraliser 47 terroristes dans la matinée ».   « En début d’après-midi, les FAMa ont poursuivi leur ratissage des sanctuaires terroristes en neutralisant 23 terroristes », poursuit le gouvernement, qui présente ses « sincères condoléances aux familles endeuillées des vaillants soldats ayant perdu la vie dans le noble combat de la préservation de la paix et de la quiétude des paisibles citoyens de notre pays ». Le gouvernement rassure « l’ensemble des populations que le sacrifice ultime consenti par ces dignes fils de la Nation ne restera pas vain et que toutes les mesures seront prises pour arrêter et traduire devant la justice les auteurs de cet acte ignoble et tragique ». Le communiqué assure que les FAMa « resteront fidèles à leurs engagements de restauration de la paix et de la quiétude sur l’ensemble du territoire national. La dynamique offensive de recherche et de destruction des sanctuaires terroristes se poursuivra sans relâche ». MT/MD (AMAP)

Pour vos besoins juridiques : Allo «Hakew Kunafoni» au 80 00 22 46 !

Bamako, 03 mar (AMAP) Le département en charge de la Justice offre désormais la possibilité aux citoyens maliens d’accéder  aux informations juridiques et administratives dont ils ont besoin pour faire valoir leurs droits, à travers le Centre d’appels juridique «Hakew Kunafoni».  «Ce dispositif contribuera à résoudre certains des problèmes récurrents auxquels sont confrontés les justiciables maliens parmi lesquels je citerai l’éloignement géographique, le coût d’accès à la justice et la langue dans laquelle la justice est rendue», a déclaré le  ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué. M. Kassogué qui a présidé, jeudi, s’est réjoui de l’ouverture de ce centre « à un moment où les autorités de la Transition sont engagées dans un vaste mouvement de refondation qui doit se traduire par un changement qualitatif dans tous les secteurs de la vie sociopolitique et économique de notre pays ».  Selon lui, la justice n’est pas en reste dans cette dynamique, car son département a placé au cœur de ses priorités les actions visant à soulager les souffrances de nos concitoyens par la simplification des procédures, la diligence dans le traitement des dossiers et le renforcement du contrôle interne. L’atteinte de ces objectifs passe également par un changement qualitatif de comportement des acteurs judiciaires, notamment ceux chargés de la distribution de la justice.  «Sur ce chapitre, d’importantes initiatives sont en cours afin de relever le défi de la modernisation de la justice pour la rendre plus performante et efficace», a annoncé le Garde des Sceaux. Il s’agit notamment de l’informatisation et de l’interconnexion des services judiciaires qui permettront de renforcer, substantiellement, l’accès à la justice, la production de statistiques fiables pour une meilleure planification, et l’amélioration de la qualité du service de la justice par un contrôle en temps réel. Pour la gérante d’Hera conseils, Me Tall Nadia Biouélé, ce projet « comblera, sans aucun doute, le besoin de diffusion du droit et d’accès à l’information juridique, judiciaire et administrative ». Surtout, « dans un contexte social où le taux de scolarisation et d’alphabétisation des populations, certes croissant, ne favorise pas la mise en œuvre efficiente du principe général de droit selon lequel ‘Nul n’est censé ignorer la loi’».  «Grace à l’appui de l’USAID et du ministère de la Justice, le MJP a consacré beaucoup d’efforts pour rendre la justice plus accessible et crédible», a rappelé, pour sa part, Jean Lavoie, le directeur de l’USAID-Mali Justice Project (MJP),  principal financier.  Les parajuristes sont, en effet, déployés dans plusieurs régions du pays pour veiller aux besoins des populations en matière de justice et de médiation.  Ils fournissent avec l’aide de leurs partenaires locaux un appui holistique remarquable aux femmes victimes de violences, entre autres, au sein des Maisons de la femme, ainsi qu’aux victimes de traite des personnes. Selon le directeur de l’Usaid/MJP, ils ont fait appel aux réseaux sociaux, médias nationaux et communautaires écrits et électroniques afin de sensibiliser les citoyens à leurs droits ainsi qu’aux moyens disponibles. Ce centre d’appels juridique, dédié à l’accès à la justice et au droit, vient compléter les efforts de l’État, non seulement, dans le sens d’une bonne distribution de la justice à travers l’assistance juridique et judiciaire.  Mais aussi, dans la consolidation de l’État de droit et de la démocratie. À travers les conseils et l’orientation des usagers, le centre «Hakew Kunafoni» offrira désormais aux populations les informations juridiques et administratives dont elles ont besoin pour valoir leurs droits.  Les infrastructures inaugurées sont le fruit d’une collaboration innovante entre le ministère de la Justice et son partenaire l’USAID/MJP.  Le chef du département en charge de la Justice avait à côtés sa collègue déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Réformes  politiques et institutionnelles, Mme Fatoumata Sékou Dicko.  JKD/MD (AMAP)

Lutte contre les terroristes : Les FAMa poursuivent leur offensive (Etat-major des Armées) 

Bamako, 03 mar (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) continuent, dans le cadre du plan Maliko et l’opération Kèlètigui, de consolider les acquis opérationnels « face à des terroristes de plus en plus fébriles », selon un communiqué de l’état-major général des Armées publié le 1er mars. Le communiqué précise que les FAMa poursuivent leur dynamique de recherche et de destruction des sanctuaires des terroristes « dont les capacités de nuisance reposent désormais sur la pose d’Engins explosifs improvisés (EEI), les tirs indirects et la prise des civils comme boucliers humains ». Selon l’état-major général des Armées, « cette opération est jusque-là couronnée par un franc succès malgré les poses d’Engins explosifs improvisés (EEI) et les embuscades auxquelles les FAMa réagissent vigoureusement en infligeant de lourdes pertes aux groupes armés terroristes ».  Depuis son dernier communiqué, en date du 22 février 2022, souligne l’état-major général, l’Armée malienne intensifie les actions de recherche, de renseignement et de contrôle des zones, particulièrement au Centre et dans le Sud du Mali. Au de lla semaine écoulée, sur le théâtre Est de l’opération Maliko, les unités des FAMa ont continué les missions de sécurisation des personnes et des biens dans les localités et sur les routes nationales 16,17 et 20. SUCCES OPERATIONNELS – Sur le théâtre Centre, suite aux opérations de sécurisation des FAMa, du 24 au 28 février, dans les zones d’Alatona, Niono, Bandiagara, Bankass, Mandoli et Koro, la situation sécuritaire est calme. « Toutefois, elle est imprévisible à cause de la pose des engins explosifs improvisés très élevée et le harcèlement des populations par des équipes de 2 à 4 terroristes », fait noter le communiqué. L’état-major général des Armées estime que « la peur a changé de camp car l’ennemi est en fuite vers les frontières et en dissimulation dans la population ». Le bilan est d’un véhicule FAMa touché par un EEI, 08 terroristes neutralisés, 03 bases démantelées, 07 suspects arrêtés, 03 EEI détruits. Mais aussi 02 AK-47, 45 téléphones, 03 détonateurs et 03 batteries de mise en œuvre d’EEI récupérés.  Les opérations menées par les FAMa dans la Région de Tombouctou (Nord) ont permis d’interpeller, dans la journée du 27 février dernier, à Niafunké, 04  présumés terroristes dont un logisticien, qui ont tous été mis à la disposition de la gendarmerie. Parmi les quatre personnes interpellées, trois ont affirmé leur appartenance à un groupe terroriste.  En zone Sud, soutient le communiqué de l’état-major général des Armées, lors des patrouilles dans la zone de Kignan, près de Sikasso, 05 présumés terroristes ont été interpellés et mis à la disposition de la gendarmerie nationale.  Pendant ce temps, les unités FAMa dans la Zone de Nara (Ouest) poursuivent leurs missions de contrôle et de sécurisation des personnes et des biens. L’état-major général des Armées informe les populations que les engins explosifs improvisés découverts et neutralisés ont permis à nos forces d’avancer vers ces terroristes et d’interpeller plusieurs d’entre eux. D’après le communiqué, « face à un rapport de force défavorable, ces groupes armés ont décidé d’éviter tout contact avec les FAMa ».  L’état-major rassure que les actions de recherches du renseignement, de surveillance, de poursuite et de neutralisation des terroristes « se poursuivront inéluctablement pour le retour de la paix et de la quiétude sur l’ensemble du territoire national ». DD/MD (AMAP)

Route du Poisson : Les perspectives sont bonnes 

Par Oumar SANKARE Bamako, 02 mar (AMAP) Assis sur une chaise en paillote devant son magasin, Lahabib Téréta, observe les automobilistes et motocyclistes. Les ronronnements et klaxons incessants des engins semblent ne point le perturber. Vêtu d’un boubou en tissu bleu foncé, verre noir sur le nez, une chéchia grise sur la tête, le septuagénaire s’extirpe de son oisiveté pour nous recevoir. Lahabib Téréta est un vendeur de poisson fumé à Ngolonina.  Une activité qu’il a apprise de ses parents pêcheurs de l’ethnie bozo depuis sa tendre enfance. Voyant la vente aux étrangers devenir de plus en plus lucrative, ils ont commencé le négoce. «Dans le temps, bien avant les indépendances, les Ghanéens venaient majoritairement s’approvisionner en poissons à Mopti. Ensuite, quelques Nigérians, Togolais et Béninois étaient aperçus sur nos berges», soutient Lahabib Téréta. Ceux-ci venaient acheter du poisson fumé, séché et frais mais aussi des peaux de bœufs et de moutons. C’est de cet itinéraire, très florissant et célèbre, d’où est venu le nom «La Route du Poisson».  La Route du Poisson traverse le Mali, du Nord-Ouest au Sud-Ouest depuis Mopti, où arrive le poisson pêché dans le Bani, en direction du Burkina Faso, du Niger, de la Côte d’Ivoire et du Ghana dans un premier temps. Ensuite, le Nigeria, le Togo et le Bénin s’y ajoutent. Au fur et à mesure que les échanges se développèrent, d’autres articles ont emprunté la Route du poisson, dont les produits industriels importés, les légumes (produits dans la zone de Koro et Bankass (Centre du Mali) vers le Burkina Faso et bien d’autres.  « « La plupart de ceux qui ont pratiqué le commerce sur la Route du poisson sont soit décédés, soit incapables de témoigner, aujourd’hui, en raison de leur âge avancé », regrette Lahabib Téréta. «Quant la route était en plein essor, c’était mon père et ses pairs qui effectuaient le voyage jusqu’au Ghana bien avant l’indépendance du Mali. Suite à cela, mes frères aînés se sont installés au Ghana, ce qui a entraîné la formation d’une forte communauté malienne au Ghana, surtout à Kumasi», relate-t-il  DES FAUVES ET DES FÉLINS – Mohamed Lamine Haïdara, est un opérateur économique malien vivant à Accra depuis 1998. La quarantaine, ce ressortissant de Gao (Nord), opérant dans le domaine des hydrocarbures, fait partie des chefs d’entreprise maliens à succès installés au Ghana. La Route du poisson, de par son essor ,a ouvert la voie vers d’autres commerces.  «Mon grand-père et d’autres membres de la famille quittaient Gao pour Kumasi avec leurs troupeaux de bœufs qu’ils vendaient une fois à destination. Les échanges à l’époque se faisaient par troc, C’était dans les années 1900», affirme Mohamed Lamine Haïdara.  Le périple était plein de dangers et d’embûches. Les anciens se déplaçaient la nuit grâce aux étoiles, qui leur servaient de boussole, et se reposaient la journée, d’après le récit que lui faisait son père. Le voyage prenait trois mois, en moyenne. De plus, les attaques d’animaux sauvages, comme les lions et les hyènes, étaient fréquentes. Afin d’éviter ces attaques, les voyageurs ont appris à décoder les traces des fauves, surtout celui du lion. Mais aussi, en cas de danger, tout le troupeau s’agitait ce qui leur indiquait le niveau du danger. Plus les traces des fauves étaient fraîches, plus le danger était imminent et il fallait donc changer d’itinéraire et éviter toute confrontation avec le ou les lions. Quant aux autres prédateurs, ils ne craignaient pas la confrontation. «Les attaques de lions étaient fréquentes surtout au niveau de la bande d’Agacher, frontière actuelle Mali-Niger-Burkina Faso selon ce que nos parents nous racontaient», ajoute Mohamed Lamine. Une fois au marché de Kejetia, à Kumasi, un important carrefour commercial à l’époque, les voyageurs pratiquaient leur business. Dès que tout était vendu, certains continuaient sur Lomé, au Togo, pour acheter des marchandises et autres présents pour leur famille, d’autres, par contre, s’approvisionnaient sur place.   D’immenses richesses ont été bâties sur la Route du poisson parmi lesquelles on peut citer Asoma Banda, l’une des plus grandes fortunes du Ghana, Asantehene, le Roi des Akan basé à Kumasi et dans la diaspora malienne. Asoma Banda venait à pied dans les années 1955 à Mopti (Centre) se procurer du bétail pour le business familial et le convoyait au Ghana. De ce commerce est né l’une des plus fructueuses entreprises africaines basée à Londres, Antrak Group of Companies, avec plus de 150 représentations dans le monde, plus de 500.000 emplois créés et l’une des premières compagnies aériennes détenues par un Africain, Antrak Air.  Aussi, selon Mohamed Lamine Haïdara, il y avait un Libano-Syrien nommé Bijaj qui faisait le commerce du poisson. «Ce dernier a amassé une très grande fortune. Il avait des boutiques, magasins et des camions pour assurer le transport avec des centaines d’employés à Mopti, Koro, Bankass, Bobo-Dioulasso, Ouahigouya et Kumasi», relate-t-il. Bijaj échangeait en grande partie avec les Yorubas du Nigeria. C’était durant le règne de feu Kwame N’Krumah. Quant à la diaspora du Soudan français, beaucoup finiront par se reconvertir dans d’autres négoces. C’est le cas de Ousmane Bocoum, aujourd’hui âgé de 85 ans, résidant à Bamako. Assis dans sa chambre, les pieds croisés sur un tapis de prière, l’octogénaire est entouré de livres en arabe et écoute des notes vocales sur son Smartphone. Dans un coin de la chambre, un boîtier de wifi clignote. «Mon père est originaire de Handjame, dans le Cercle de Niafunké (Nord), C’est lui qui était installé au Ghana où je suis né en 1945. Il était dans le commerce du diamant et le change (avec un bureau de change et les monnaies utilisées étaient le Fcfa et le pound britannique) sur le marché et certains de ses frères et cousins évoluaient dans le commerce de l’or», relate-t-il.  Sa famille était aussi propriétaire d’un important cheptel dans le delta du fleuve Niger qu’il vendait. «De ce commerce, j’ai plus tard développé plusieurs autres business dont l’ouverture d’une usine de matelas», ajoute-il.  «Comme nous, beaucoup de Maliens ont fait fortune grâce à la Route du poisson

La justice prépare son retour au Centre et dans le Nord du Mali

Bamako, 01 mar (AMAP) Des «Journées de réflexion et de planification stratégique sur la réforme de la justice et le déploiement des autorités judiciaires et pénitentiaires dans le Centre et le Nord» ont commencé, lundi, à Bamako, a constaté l’AMAP sur place. Le principal objectif de cet atelier de trois jours est la réalisation de la réforme en cours du secteur de la justice, le fonctionnement et la sécurisation des effectifs du service public de la justice dans le Centre et le Nord du Mali. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, qui a présidé l’ouverture de l’atelier, a indiqué que « l’amélioration de la situation sécuritaire grâce aux efforts remarquables fournis, ces derniers temps, par les Forces armées maliennes (FAMa), incite à engager une réflexion, afin que les zones libérées du joug des terroristes et autres forces obscurantistes, puissent être occupées rapidement par les services de l’État. Selon M. Kassogué, le retour de la sécurité, qui est un préalable à la présence de l’État dans les zones concernées, devient de plus en plus une réalité.  Il a loué l’engagement des FAMa « dont la bravoure et l’abnégation continuent de séduire largement au-delà de nos frontières ». La rencontre est organisée par le ministère en charge de la Justice avec le soutien financier de la Mission intégrée multidimensionnelle pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).  Au cours de la session, les participants auront droit à trois principales présentations portant sur une meilleure appropriation par les acteurs de la justice de la Loi d’orientation et de programmation du secteur de la justice (LOPJ) et son plan d’actions 2020-2024 ; des textes législatifs et règlementaires en cours de relecture par la Commission permanente législative, abritée par la direction nationale des affaires judiciaires et du sceau. S’ajoute l’état de mise en œuvre de l’accord passé entre le gouvernement et les syndicats pour assurer la sécurité des acteurs de la justice au centre et au nord du pays. En outre, le garde des Sceaux a relevé la pertinence des questions relatives à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, et de la LOPJ, adoptée en 2019. Pour le ministre de la Justice, « les réformes législatives envisagées, notamment dans le secteur de la justice, participent, pour une large part, de la refondation de notre pays qui a besoin d’un changement qualitatif et quantitatif durable dans la vie de la nation et de nos concitoyens ».  «Facteur de paix et de cohésion, la justice est considérée, à juste titre, comme l’un des socles majeurs pour la conduite de ce changement visant à bannir les comportements subversifs et placer le citoyen au cœur de l’action de l’État», a relevé Mahamadou Kassogué. Avant d’assurer que son département ne lésinera pas sur les moyens pour soutenir les réformes nécessaires dans les différents domaines, notamment la relecture du Code pénal et du Code de procédure pénale. Ce, pour renforcer l’efficacité dans la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes.    Le directeur national des affaires judiciaires et du sceau, Mohamed Maouloud Najim, qui était à ses côtés, a souligné qu’à l’issue de la rencontre, chaque acteur de la justice et chaque partenaire devra être associé, désormais, à des échanges sur un plan concerté de mise en œuvre des conditions de sécurisation des acteurs de la justice déployés au Centre et dans le Nord du pays.   Pour sa part, la représentante de la MINUSMA, Marie Guiraud, elle a réitéré l’engagement de son organisation à soutenir le département de la Justice pour la réalisation de ses reformes. AT/MD (AMAP)

Le Mali teste le corridor avec la Mauritanie pour évacuer son coton 

Bamako, 28 fév (AMAP) La Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) a lancé, vendredi dernier, ses opérations d’évacuation de la fibre de coton via le Port autonome de Nouakchott, en Mauritanie, a constaté sur place l’AMAP. «Aujourd’hui, le premier convoi de 53 camions va transporter 1.600 balles de fibre de coton vers Nouakchott. Le Mali doit transformer l’embargo en une opportunité car certains ont voulu nous asphyxier. On va repartir notre fret sur l’ensemble des ports de la Guinée, de la Mauritanie et de l’Algérie», a déclaré le ministre du Développement rural, Modibo Keita.   Le départ de 53 camions de coton fibre a été donné à Kati, près de Bamako, lors d’une cérémonie présidée par le ministre du Développement rural, Modibo Keita, accompagné du président directeur général de la CMDT, Dr Nango Dembélé, du président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), Youssouf Traoré, le maire de Kati, Yoro Ouologuem, les autorités traditionnelles et coutumières de la ville garnison et des syndicats de chauffeurs. Au regard du contexte actuel, marqué par la fermeture des frontières des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ces deux ports constituent, d’une part, un véritable moyen de désengorgement des usines d’égrenage de la CMDT et, d’autre part, une assurance pour le respect strict des clauses relatives aux délais des contrats signés avec les clients. « C’est une alternative crédible parce que le corridor mauritanien n’est pas méconnu des transporteurs maliens », a assuré le président du CMTR, Youssouf Traoré. Il a rappelé que les initiatives de dialogue commencées, il y a déjà quelques années. n’avaient pas abouti. «Dorénavant, on ne va plus mettre nos œufs dans le même panier. Nous allons diversifier nos partenaires et renforcer nos collaborations», a-t-il insisté, à la satisfaction des chauffeurs.   Daouda Traoré est un l’un des routiers qui se rendent aujourd’hui (vendredi) en Mauritanie. Il procède à une dernière inspection de son camion. «Nous connaissons très bien la route Mali-Mauritanie. Bien qu’elle soit plus petite et plus longue que les autres voies, elle est praticable», soutient le cinquantenaire. Quant à Inza Traoré, la trentaine, il est à son premier voyage sur cet axe. «Il ressort des échanges avec nos aînés qu’ils font face à des tracasseries routières de la part de certains agents de sécurité mauritanienne», confesse-t-il. Leurs responsables ont assuré avoir discuté de cette question avec les autorités mauritaniennes. C’est dans la perspective de la diversification de ses ports de sortie et à cause de l’augmentation importante de sa production que la CMDT a dépêché une mission conjointe CMDT/CMTR de prospection aux ports de Conakry et de Nouakchott. L’objectif de cette mision était d’évaluer les potentialités et opportunités de es sites pour le transit du coton fibre malien. Il est ressorti des conclusions de la mission la possibilité d’exporter via ces deux ports 60.000 tonnes de fibre de la production 2021/2022.  OS/MD (AMAP)