Le médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan, de nouveau à Bamako

Bamako, 18 mar (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans la crise malienne, Goodluck Jonathan, est de nouveau à Bamako où il est arrivé, vendredi, et a été par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, au Palais de Koulouba, a constaté l’AMAP. Rien n’a filtré de l’entretien même si l’émissaire de la CEDEAO n’a jamais fait mystère de sa détermination à obtenir de Bamako un calendrier raisonnable pour la tenue des élections alors que le Mali subit de lourdes sanctions économiques imposées par l’organisation sous régionale. « Pour une résolution rapide de la crise malienne,  une délégation de l’Union économique des États d’Afrique de l’Ouest, conduite par Goodluck Jonathan, médiateur de la CEDEAO dans la crise malienne, est de nouveau arrivée à Bamako, vendredi 18 mars 2022 », a simplement précisé la présidence de la République du Mali. Pour les autorités maliennes, qui ont toujours dénoncé le caractère injuste des sanctions, le remède à la crise politique et sécuritaire du Mali ne peut se résumer à la tenue d’élections précipitées. Les autorités de la Transition qui veulent procéder à une refondation de l’Etat estiment que la mise en œuvre de cette entreprise nécessite un travail de fond et une durée nécessaire. La dernière visite au Mali de Goodluck Jonathan date du jeudi 24 février 2022, Dans un communiqué,  la Commission de la CEDEAO avait précisé que cette mission faisait suite aux rencontres techniques qui s’était tenues, une semaine auparavant, sur le chronogramme des élections et ainsi permettre « de discuter des prochaines étapes avec les autorités de la Transition ».  AC/MD (AMAP)

RFI et France 24 suspendues sur toute l’étendue du territoire malien

Bamako, 18 mar (AMAP) Le gouvernement malien a interrompu, mercredi 16 mars, la diffusion, « jusqu’à nouvel ordre », de Radio France internationale (RFI) en ondes courtes et FM et la télévision France 24, a constaté l’AMAP.  La mesure, annoncée, jeudi, dans communiqué du gouvernement avant sa mise en œuvre, concerne également toutes plateformes digitales de ces médias sur toute l’étendue du territoire national.  Dès la mi-journée, jeudi 17 mars, le signale de RFI n’était plus disponible sur les fréquences FM. La chaîne France 24 a, également, cessé de diffuser sur les bouquets des opérateurs de télévision. « La mise en œuvre a déjà commencé », a confirmé, en mi-journée, la secrétaire générale du ministère de la Communication. Le ministre de Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Harouna Mamadou Toureh, a rencontré, jeudi, à son département, les représentants des organisations professionnelles des médias, auxquels il a expliqué les raisons qui ont motivé la suspension de ces médias.  Le gouvernement a, aussi, interdit la rediffusion et la publication des émissions et articles de presse de RFl et de France 24, aux radios et télévisions nationales, ainsi qu’aux sites d’information et journaux maliens, « dès l’entrée en vigueur de la mesure de suspension ». Le gouvernement a indiqué, dans son communiqué, que ces mesures interviennent suite à la diffusion par ces médias de « fausses allégations faisant état d’exactions commises par les Forces Armées Maliennes (FAMa), contre des civils, de violation des droits de l’homme et du Droit International Humanitaire ».  Il précise que ces « fausses allégations sans aucun fondement » ont été publiées, le 8 mars dernier, dans une déclaration de la Haute-commissaire des Nations unies aux Droits de l’homme, Michèle Bachelet. Mais également dans un rapport de l’ONG Human Right Watch, le 15 mars 2022 et dans un reportage de la Radio France internationale (RFI), le 14 et 15 mars 2022. « En considérant la synchronisation de ce matraquage médiatique, le gouvernement en déduit une stratégie savamment préméditée visant à déstabiliser la Transition, démoraliser le Peuple malien et discréditer les vaillantes FAMa », souligne le communiqué du gouvernement avant de rejeter « catégoriquement ces fausses allégations contre les vaillantes FAMa ». Selon le communiqué, certaines allégations, en particulier celles avancées par RFI, n’ont d’autres objectifs que de « semer la haine en ethnicisant l’insécurité au Mali et dévoilent l’intention criminelle de journalistes dont certains n’ont pas séjourné au Mall, il y a plus d’un an ». Ainsi, poursuit le communiqué, « le Gouvernement rappelle que les agissements de RFI et de France24 ressemblent, dans un passé récent, aux pratiques et au rôle tristement célèbre de la radio  » Mille Collines  » dans un événement tragique survenu en Afrique ».  Par la même occasion, les autorités réaffirment leur « soutien total, ainsi que celui du Peuple à nos vaillantes FAMa qui respectent les droits humains et agissent toujours avec professionnalisme dans la lutte contre le terrorisme ». Le gouvernement souligne que « tous les cas avérés de violation de droits de l’homme et du Droit International Humanitaire impliquant des éléments des forces de défense et de sécurité font systématiquement l’objet d’enquête impartiale et les auteurs sont toujours sanctionnés conformément à la législation nationale ». Et d’inviter le Peuple malien à « rester vigilant, à faire preuve de discernement et à soutenir les Autorités de la Transition dans leur noble mission de sécurisation de notre pays et de défense exclusive des intérêts supérieurs du Peuple malien ». Dans un communiqué, publié jeudi 17 mars, France Médias Monde, la maison mère de RFI et France 24, « déplore la procédure » de suspension de ses médias et « proteste » contre la décision des autorités. « France Médias Monde étudiera toutes les voies de recours pour qu’une telle décision ne soit pas mise en œuvre et rappelle son attachement sans faille à la liberté d’informer comme au travail professionnel de ses journalistes », indique le groupe de médias français qui bénéficie du soutien de l’Union européenne.  MT/MD (AMAP)

Le gouvernement du Mali annonce une procédure de suspension de RFI et de France 24

Bamako, 17 mar (AMAP) Le gouvernement malien a annoncé, mercredi 16 mars, qu’il engage une procédure pour suspendre « jusqu’à nouvel ordre », la diffusion de Radio France internationale (RFI) en ondes courte et FM et de France 24. Dans un communiqué, le gouvernement ajoute que la « mesure concernera également toutes les plateformes digitales de ces médias sur toute l’étendue du territoire national ». En outre, la rediffusion et la publication des émissions et articles de presse de RFl et de France 24, seront aussi interdites « pour les radios et télévisions nationales, ainsi qu’aux sites d’information et journaux maliens, dès l’entrée en vigueur de la mesure de suspension », détaille un communiqué gouvernemental. Ces décisions interviennent après la diffusion par les médias concernés de « fausses allégations faisant état d’exactions commises par les Forces Armées Maliennes (FAMa), contre des civils, de violation des droits de l’homme et du Droit International Humanitaire », explique la même source. Le gouvernement précise que ces « fausses allégations sans aucun fondement » ont été publiées, le 8 mars dernier, dans une déclaration de la Haute-commissaire des Nations unies aux Droits de l’homme, Michèle Bachelet. Mais, également, dans un rapport de l’ONG Human Right Watch, le 15 mars 2022 et dans un reportage de RFI, le 14 et 15 mars 2022. « En considérant la synchronisation de ce matraquage médiatique, le gouvernement en déduit une stratégie savamment préméditée visant à déstabiliser la Transition, démoraliser le Peuple malien et discréditer les vaillantes FAMa », souligne le communiqué du gouvernement avant de rejeter « catégoriquement ces fausses allégations contre les vaillantes FAMa ». Selon le communiqué, certaines allégations, en particulier celles avancées par RFI, n’ont d’autres objectifs que de « semer la haine en ethnicisant l’insécurité au Mali et dévoilent l’intention criminelle de journalistes dont certains n’ont pas séjourné au Mali », depuis plus d’un an. Ainsi, poursuit le communiqué, « le Gouvernement rappelle que les agissements de RFI et de France24 ressemblent, dans un passé récent, aux pratiques et au rôle tristement célèbre de la radio  » Mille Collines  » dans un événement tragique survenu en Afrique ». Par la même occasion, les autorités réaffirment leur « soutien total, ainsi que celui du peuple à nos vaillantes FAMa qui respectent les droits humains et agissent toujours avec professionnalisme dans la lutte contre le terrorisme ». Le gouvernement assure que « tous les cas avérés de violation de droits de l’homme et du Droit International Humanitaire impliquant des éléments des forces de défense et de sécurité font systématiquement l’objet d’enquête impartiale et les auteurs sont toujours sanctionnés conformément à la législation nationale ». Et d’inviter le peuple malien à « rester vigilant, à faire preuve de discernement et à soutenir les Autorités de la Transition dans leur noble mission de sécurisation de notre pays et de défense exclusive des intérêts supérieurs du peuple malien ». MT/MD (AMAP)

Nouveaux prix des hydrocarbures au Mali : 762 Fcfa le litre d’essence et 760 Fcfa celui du gasoil

Bamako, 17 mar (AMAP) Les prix des hydrocarbures au Mali ont pu être maintenus à un niveau acceptable à savoir 762 f le litre d’essence et 760 f le litre du gasoil, malgré une hausse, a-t-on appris, mercredi, de source officielle. Il ressort  des différentes explication du ministre de l’Economie et des Finances, Alousseni Sanou, du directeur général de l’Office national des produits pétroliers (ONAP), Modibo Diall, des représentants des opérateurs des produits pétroliers et des consommateurs, intervenant sur la télévision publique, que les autorités maliennes ont procédé « à la réduction d’un certain nombre de taxes sur les hydrocarbures pour rendre soutenables les prix en République du Mali. » La flambée des prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux, exacerbée par la guerre entre la Russie et l’Ukraine, a engendré l’augmentation du prix du carburant pour les consommateurs du monde entier. Face à cette situation le gouvernement du Mali a, également, « invité les opérateurs à réduire leur marge bénéficiaire pour soutenir la population et les autorités ». Par ailleurs, depuis novembre 2020 et jusqu’en février 2022, malgré la hausse continue des prix sur le marché internationale, l’Etat rappelle avoir « maintenu les prix au même niveau, c’est-à-dire 663 Fcfa pour le litre d’essence et 593 Fcfa le litre de gasoil, avec les efforts consentis des pétroliers ».  « Ce qui a occasionné une perte de près de 115 milliards de Fcfa pour les caisses l’Etat », a dit le ministre de l’Economie et des Finances sur la télévision publique. MD (AMAP)

Opérations contre les terroristes : L’Armée mène des frappes dans plusieurs régions (Etat-major des armées) 

Bamako, 16 mar (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené des frappes en plusieurs endroits du pays annonce l’état-major général des armées, dans un communiqué rendu public mardi. Sur le théâtre-Est de l’opération Maliko, les FAMa ont mené, le 13 mars dernier, des opérations aéroterrestres dans le secteur de Ménaka (Nord) suite aux attaques terroristes contre les populations. « Les frappes aériennes sur les zones refuges ont permis de desserrer l’étau et briser l’élan des groupes terroristes dans les zones de Ménaka, Anderamboukane, Inchinana, Harodi, Ifokaratène, In Araban, Tabankort, Tamalet avec de nombreuses pertes infligées dans leurs rangs », selon l’état-major des armées. Sur le théâtre-Centre de l’opération Maliko, du 8 au 15 mars 2022, les opérations dans la localité de Diabaly, précisément à Bekaye wèrè (Région de Ségou), ont permis  « de neutraliser un terroriste, récupérer un pistolet mitrailleur et détruire 5 sacs d’engrais ». Six suspects appréhendés ont été libérés après identification.  Suite aux tirs de mortiers sur l’emprise de Boni (centre), la patrouille FAMa, en sortie pour une reconnaissance offensive, est tombée dans une embuscade dans la forêt de Serma.  Le bilan fait état de 12 terroristes tués, 2 Pick-up, 2 mitrailleuses 12.7, 3 PKM et 10 pistolets mitrailleurs récupérés. En zone Sud, dans la Région de Sikasso, des patrouilles ont été menées dans la localité de Tandio, suite à des informations indiquant le retour de certains éléments des groupes armés terroristes dans le secteur. « Un terroriste a été neutralisé, une arme et une moto récupérées », ajoute la même source. La patrouille Kélétigui, lors d’une reconnaissance offensive, le 11 mars 2022, dans la localité de Goumbou, dans la Région de Nara (Ouest), « a neutralisé 2 terroristes, récupérés 2 AK47 et 4 téléphones portables ». L’état-major indique que les FAMa « continuent leur mission de recherche et de destruction des sanctuaires terroristes dans le cadre du plan Maliko et de l’opération Kélétigui ». MD (AMAP)

Plus de 14 000 entreprises voient le jour au Mali, chaque année (Le Premier ministre)

Bamako, 15 mar (AMAP) Chaque année, plus de 14 000 entreprises voient le jour au Mali où 1 055 marques déposées ont été enregistrées, de 2016 à 2022, a-t-on appris, lundi, de source officielle, à l’ouverture de la Semaine des marques.  « Ces chiffres placent le Mali dans le Top 5 des gros déposants de l’Organisation africaine de la propriété industrielle (OAPI) », a souligné le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, qui a présidé cette cérémonie, au Centre international de Conférences de Bamako (CICB). La Semaine des marques, qui se déroulera jusqu’au 19 mars, est organisée par le Centre malien de promotion de la propriété industrielle (CEMAPI) et son partenaire Spirit, avec comme thème : «Une marque compétitive : un outil de conquête de marchés».  La rencontre mettra en compétition les marques nationales protégées, établies et exploitées et celles exerçant une activité économique ou sociale régulière. Les prix en compétition sont, entre autres, «la marque préférée du public», «la meilleure marque de produit», «la meilleure marque de service», «la meilleure marque à l’international», «la meilleure marque féminine», «la meilleure marque du plus jeune entrepreneur». Pour cette grande première, il y aura une série d’activités, notamment des panels qui permettront aux participants et aux visiteurs de mieux appréhender la question de la marque, comprendre son utilité et savoir comment la protéger. Des conférences sur la contrefaçon et ses méfaits et des ateliers de formation à l’intention des jeunes et des femmes entrepreneurs et de la société civile sont, aussi, au menu de cette Semaine des marques. Il y aura également des émissions télévisées comme «Grin de midi», des caravanes sur les deux rives du fleuve Djoliba (Niger) avec les produits et les sponsors de l’événement, une journée porte ouverte au CEMAPI, des animations et des jeux concours. Pour le chef du gouvernement, cette manifestation économique offre l’occasion de célébrer et magnifier le secteur privé malien qui se distingue, aujourd’hui, « par son dynamisme, sa résilience, son sens patriotique et son engagement de tout instant malgré le contexte économique et géopolitique particulièrement difficile ». Choguel Kokalla Maïga a indiqué qu’avec la mondialisation, la concurrence constitue une menace pour les entreprises qui ne sont pas préparées. D’où la nécessité pour elles de faire recours à la propriété industrielle. « En effet, a ajouté le Premier ministre, la propriété industrielle constitue un outil précieux pour le développement économique de notre pays et pour satisfaire aux impératifs du développement ».  Il convient, pour ce faire, d’innover et de créer pour permettre d’améliorer constamment la qualité de vie de nos populations à travers la production et la commercialisation de nos biens de services.  Selon le chef du gouvernement, derrière ces biens de services de consommation, il y a une identité, une marque qui permet de créer et de renforcer les liens entre les entreprises et les consommateurs. Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, cette Semaine des marques servira donc à donner une meilleure visibilité et à sensibiliser les opérateurs économiques sur l’importance de la marque dans leur stratégie commerciale. Mahmoud Ould Mohamed a précisé que la marque, comme tout autre signe distinctif, est un enjeu incontournable et essentiel en termes de communication d’entreprise.  Elle apporte notoriété et confère à l’entreprise une image positive lui permettant de créer un lien fort avec les consommateurs. La marque a une valeur ajoutée et est un véritable capital pour les entreprises. Il s’agit, a poursuivi le ministre de l’Industrie et du Commerce, « de faire valoir la marque malienne qui fait face à une lourde concurrence sous régionale et internationale ».  De son côté, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily, a indiqué que la Semaine des marques vise à inciter les opérateurs économiques à prendre conscience de l’importance de leurs marques, « afin de sécuriser leurs investissements ».  M. Bathily a invité les opérateurs et les promoteurs de marques à engager, au niveau du CEMAPI, les démarches nécessaires en vue de la protection de leurs marques contre les contrefaçons et la piraterie. AMK/MD (AMAP)

Mali : Le tribunal militaire ouvre une enquête sur la disparition de Mauritaniens à El Ataye (Nara)

Bamako, 14 mar (AMAP) Le procureur de la République près le Tribunal militaire de Bamako a ouvert une enquête suite aux événements tragiques du 5 et 6 mars 2022  ayant coûté la vie à des citoyens mauritaniens, à El Ataye, à la frontière entre le Mali et la Mauritanie dans la région de Nara.  « Des enquêtes ont été ouvertes par la gendarmerie pour mener des investigations sur ces évènements malheureux et situer les responsabilités »,  indique un communiqué du Ministère en charge de la Justice, publié dimanche 13 mars 2022.  Selon le document, les premiers éléments d’enquête ont fait l’objet d’un procès-verbal de renseignements judiciaires qui ont été transmis par la gendarmerie nationale.  Le communiqué annonce qu’un « transport judiciaire sera effectué très prochainement sur le site par le procureur militaire exerçant ses prérogatives de police judiciaire ». Il sera accompagné d’un médecin légiste et des enquêteurs.  Bamako et Nouakchott ont décidé de mettre en place une mission conjointe ad hoc, pour faire la lumière sur ces événements, ont annoncé, samedi, les deux parties dans un communiqué, au terme d’une visite d’une délégation malienne de haut niveau en Mauritanie, le 11 et 12 mars, sur instruction du chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta. Selon la même source, après les entretiens, les parties ont, aussi, convenu de « partager, dans les meilleurs délais, les résultats de l’enquête diligentée par le gouvernement de la République du Mali relativement aux événements du 17 janvier 2022, à Akor ». Il a été, également, convenu de « sanctionner, aussi sévèrement que la législation malienne l’autorise, les auteurs de ces crimes odieux ». Le Mali et la Mauritanie se sont mis d’accord pour « créer un cadre conjoint de concertation, de mutualisation et de partage d’information afin de prévenir efficacement de pareils événements » et d’« organiser des patrouilles conjointes le long de la bande frontalière ». La délégation malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a été accueillie par la partie mauritanienne, avec à sa tête, le ministre de la Défense nationale, Hanana Ould Sidi.  AT/MD (AMAP)

Mali-Mauritanie : Volonté commune de lutter contre l’insécurité à la frontière (déclaration conjointe)

Bamako, 13 mar (AMAP) Le Mali et Mauritanie vont mettre en place une mission conjointe ad hoc, pour faire la lumière sur les derniers événements de El Ataye ayant coûté la vie à des citoyens mauritaniens, ont annoncé, samedi, les deux parties dans un communiqué. Selon la même source, après les entretiens, les parties ont, aussi, convenu de « partager, dans les meilleurs délais, les résultats de l’enquête diligentée par le gouvernement de la République du Mali relativement aux événements du 17 janvier 2022, à Akor ». Il a été, également, convenu de « sanctionner, aussi sévèrement que la législation malienne l’autorise, les auteurs de ces crimes odieux ». Le Mali et la Mauritanie se sont mis d’accord pour « créer un cadre conjoint de concertation, de mutualisation et de partage d’information afin de prévenir efficacement de pareils événements » et d’« organiser des patrouilles conjointes le long de la bande frontalière ». Une délégation malienne de haut niveau s’est rendu en Mauritanie, le 11 et 12 mars, sur instruction du chef de l’Etat, le colonel Assimi Goïta, pour discuter de ces événements tragiques du 5 et 6 mars 2022. La délégation malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a été accueillie par la partie mauritanienne, également de haut niveau, conduite le ministre de la Défense nationale, Hanana Ould Sidi.  « Les deux délégations ont tenu plusieurs séances de travail dans les locaux du ministère des affaires étrangères, de la coopération et des mauritaniens de l’extérieur », précise le communiqué conjoint de la rencontre. Au cours des échanges, poursuit le communiqué, la délégation du Mali a « présenté les profonds regrets » du président Assimi Goïta « quant à la disparition de citoyens mauritaniens à El Attaye ainsi que sa sincère compassion à l’endroit des familles des disparus et du peuple les mauritanien ». Les émissaires de Bamako ont rappelé « la force des relations d’amitié et de fraternité qui unissent le peuple malien et le peuple mauritanien ». En plus d’exprimer au président Mohamed Ould El Ghazouani et au peuple mauritanien, « toute la gratitude du gouvernement et du peuple malien pour le soutien et l’accompagnement multiforme » de la Mauritanie au Mali. De son côté, souligne le communiqué, « la délégation mauritanienne a rappelé son attachement aux liens séculaires qui unissent les deux pays ». « Elle a, par ailleurs, souligné que depuis, un certain temps, des Mauritaniens sont victimes, sur le territoire malien, d’assassinats et d’exactions tragiques inacceptables », ajoute la déclaration conjointe. Maliens et Mauritaniens ont rappelé « la nécessité d’œuvrer ensemble de manière à éviter la survenance d’actes portant atteinte aux biens et à l’intégrité physique des citoyens Mauritaniens au Mali », fait savoir le communiqué. Cela, « dans le souci, de préserver le vivre ensemble et les relations séculaires de fraternité et de bon voisinage entre les deux pays ».   MT/MD (AMAP)

Dakar-Bamako à pied : Les marcheurs de l’ONG sénégalaise accueillis à Kayes (Ouest)

Kayes, 12 mar (AMAP) Les populations de Kayes (dans l’Ouest du Mali) ont réservé, vendredi 11 mars 2022, un accueil chaleureux aux marcheurs de l’Association marche internationale Dakar-Thieytou, une ONG sénégalaise, arrivés de la capitale sénégalaise, a constaté l’AMAP sur place.  Ces marcheurs font le trajet Dakar-Bamako à pied pour soutenir les autorités de la Transition et le peuple malien « qui ont décidé de prendre en main leurs propres destinées, en demandant à la France et à ses partenaires européens de retirer leurs troupes du Mali ».  L’association Marche internationale Dakar-Thieytou, a initié cette marche de 1.362 km (distance Bamako-Dakar) pour apporter son soutien aux autorités de la Transition au Mali. Partis de l’ambassade du Mali, dans la capitale sénégalaise, mercredi matin, 16 février, à 9 heures 30 minutes, les marcheurs au nombre de douze ont prévu de couvrir la distance en un peu plus d’un mois A Kayes, ils ont été accueillis, au  cours d’une cérémonie à la Tribune de l’indépendance, sous la présidence du gouverneur de la Région, le colonel Moussa Soumaré. Les marcheurs, qui sont rejoints par des volontaires durant leurs trajets, comme à Dakar, Diboli et Kayes, ont déclaré suivre les traces du Dr. Cheikh Anta du Sénégal et du premier président du Mali, feu Modibo Keita, « qui ont consacré une bonne partie de leur vie à la lutte pour l’indépendance et l’unité des peuples africains ».  Ces jeunes ont réaffirmé leur soutien au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta et au Premier ministre Choguel Kokalla Maiga dans leur « combat contre le terrorisme visant à pacifier le Mali et d’assurer son développement.  Le Mali est sous le coup des sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique (CEDEAO) et de l’Union economique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ces organisations conditionnement la levée de ces sanctions au retour à l’ordre constitutionnel normal dans un bref délai.  Les organisateurs de cette marche sont convaincus que «le Mali n’est pas seul dans cette épreuve». « Sur la route, nous serons rejoints par des Africanistes. Dans chaque grande ville ou village que nous traverserons, nous prendrons contact à travers les médias, avec la population à qui nous expliquerons que le Mali ne doit pas être sacrifié sur l’autel d’un club de valets de l’impérialisme », avait promis DJ Keeman, un responsable de l’association dont une partie du nom (Thieytou) porte le nom du village du savant africaniste Cheikh Anta Diop. Et de préciser que l’action de son association est spontanée.  En plus de son objectif principal qui est de soutenir le Mali dans l’épreuve que lui font subir les dirigeants de la CEDEAO, cette marche vise à démontrer la façon dont ces derniers « veulent tuer à petit feu leurs propres populations ». « Imaginez comment les populations sur le corridor Dakar-Bamako sont en train de souffrir. Les cimenteries risquent bientôt de fermer si la situation perdure », a ajouté un membre de la délégation qui a été reçue, avant son départ, par la 3è conseiller Mme Konaté Djenebou Doucouré et le conseiller consulaire Boubacari Minta.  « C’est une honte d’être derrière certains dirigeants africains », s’est indigné Nicko Junior Bouassi qui fustige la perméabilité de ceux-ci à la manipulation. Pour ce trentenaire, « le temps est venu de se dire la vérité ». « Et la vérité, c’est que le Mali ne doit pas échouer car son échec tel que planifié et souhaité par la France et ses ‘’nègres de service’’ sonnerait la fin de toute tentative de l’Afrique de se libérer définitivement de la servitude néocoloniale ». C’est pourquoi, les marcheurs invitent « les Maliens à être résilients et les assure du soutien de la jeunesse africaine qui s’organise pour converger vers Bamako », révèle-t-il. Bouassi a conclue par un hommage à Yérè Wolo, une organisation malienne qui, pour lui, est le fer de lance de cet engagement pour la libération du Mali. Un engagement qui mérite d’être soutenu par les organisations sœurs qui manifestent depuis l’imposition des sanctions à un pays dont la Constitution est l’une des plus panafricanistes et unionistes du continent. « Le Mali n’est pas seul dans cette épreuve voulue et entretenue par certains organisations ouest-africaines. On peut le sentir partout au Sénégal où la population est plus que convaincue que Maliens et Sénégalais ne sont que les organes d’un même corps », disent les marcheurs qui sont les héritiers de Cheikh Anta Diop. Ils présentent leur geste de solidarité comme la démonstration que la lutte pour la dignité et la souveraineté bénéficie de l’appui de nombreux Africains. Les initiatives de ces souverainistes africains ont commencé après le gigantesque rassemblement du 28 janvier 2022 à la place de l’Indépendance de Dakar. BMS/GAD/MD (AMAP) 

Lutte contre le terrorisme : L’armée poursuit la traque des terroristes 

Bamako, 11 mar (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) continuent de détruire les sanctuaires terroristes dans le cadre du plan Maliko et de l’opération spéciale Kélétigui au cours desquels plusieurs actions majeures ont été menées, depuis le début du mois, par les soldats maliens contre un ennemi en débandade qui tente de se réorganiser, annonce l’état-major général des Armées  . Dans un communiqué en date du mercredi dernier, l’état-major général des Armées indique que sur le théâtre-Est de l’opération Maliko, les FAMa ont exploité et consolidé les acquis de la réaction vigoureuse contre l’attaque de l’emprise de N’Tahaka, sur l’axe Gao-Gossi (Nord).  De même que « les leçons apprises des tirs de six obus essuyés par le camp FAMa-Takuba-Minusma de Ménaka le 07 mars 2022 avec la précision des indices sur d’éventuelles complicités. »  « Sur le théâtre Centre de l’opération, dans la Région de Ségou, poursuit le communiqué, les reconnaissances offensives de fouilles ont été conduites dans la forêt de Ouagadou, zone refuge des terroristes, avec un focus sur la zone des puits N. » Au cours de ces reconnaissances, « un véhicule suspect, parmi les quatre en fuite, a été immobilisé par des tirs de sommation aux environs du puits de Cheick Ahmed. Les cinq occupants, dont deux blessés pris en charge par les FAMa, ont été remis au chef de tribu de la source d’eau», explique la source miliaire. La même unité FAMa a réagi à une embuscade dans la forêt de Ouagadou avec un bilan de 18 terroristes neutralisés, cinq AK-47, autant de fusils, un lance-roquette antichar (Lrac), un lit picot, cinq motos récupérés et quatre Engins explosifs improvisés (EEI) détruits.  Par ailleurs, dans le secteur de Niono, (Centre) une unité FAMa a désarmé des chasseurs en possession de huit PM. Dans les Régions de Mopti et de Bandiagara, (Centre) « cinq terroristes poseurs d’EEI ont été neutralisés et six EEI détruits:, ajoute le communiqué. Également, une mission d’appui embarquée par hélicoptère pour une opération sur une position ennemie dans la localité de Kargué, à une trentaine de kilomètres de Sevaré, a neutralisé une vingtaine de terroristes sur des motos et en embuscade contre une patrouille de l’Armée.   En outre, une reconnaissance offensive dans les zones de Pissa et Baye, dans le Cercle de Bankass (Centre), a permis de récupérer 66 fusils de chasse, 10 pistolets automatiques, six AK-47 et une quantité importante de munitions en vrac. L’opération a, également, abouti à la récupération de trois AK-47, six carabines, cinq motos, cinq bidons remplis de salpêtre, du matériel de fabrication d’EEI détruit, deux radios de longue portée et 10 mortiers artisanaux, précise la note.  Le communiqué de l’état-major ajoute que dans la Région de Koutiala, (Sud), les reconnaissances offensives ont été effectuées dans les forêts de Boura et de Mahou. La patrouille a interpellé et remis à la gendarmerie un suspect terroriste lors de la reconnaissance offensive à Boura. Dans les Régions de Sikasso, Bougouni (Sud) et Koulikoro, les priorités ont porté sur la précision des renseignements ayant permis de localiser des complices terroristes. «Des dispositions sont en cours pour les mettre hors d’état de nuire », annonce l’état-major. Il rassure les populations que les FAMa resteront fidèles à leurs missions régaliennes de protection de personnes, des biens et de sauvegarde de l’intégrité de l’ensemble du territoire national. AT/MD (AMAP)