CAN Côte d’Ivoire 23 : Des quarts de finales alléchants  

Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Envoyés spéciaux Bouaké, 1er fév (AMAP) Cette Coupe d’Afrique des nations (CAN) est entière, particulière et pour laquelle, il difficile de faire des pronostics. C’est une CAN des surprises et une véritable révolution du football africain. Le titre de favori, c’est désormais sur le papier, le terrain révèle une autre réalité. Aucun mondialiste n’a pu dépasser le cap des huitièmes de finale (Maroc, Ghana, Cameroun, Tunisie, Sénégal). Après les huitièmes de finale, aucun quart de finalistes de la précédente édition au Cameroun n’est resté dans la compétition : le Sénégal (battu par la Côte d’Ivoire en huitièmes), la Guinée équatoriale (battue par la Guinée en huitièmes), le Burkina Faso (battu par le Mali en huitièmes), la Tunisie (sortie en poules), le Cameroun (battu par le Nigeria en huitièmes), la Gambie (éliminée en poules), l’Égypte (battue par la RD Congo en huitièmes) et le Maroc (battu par l’Afrique du Sud en huitièmes). Il ne reste que quatre anciens vainqueurs : le Nigeria (1980, 1994, 2013), la Côte d’Ivoire (1992, 2015), la RD Congo (1968, 1974) et l’Afrique du Sud (1996) qui seront face aux équipes qui cherchent à inscrire leurs noms au palmarès de la compétition. Parmi les équipes considérées comme les favoris de la compétition, seulement la Côte d’Ivoire et le Nigeria restent dans la course au titre. Les Super Eagles vont disputer le premier quart de finale de la 34è édition de la CAN contre l’Angola, au stade Félix Houphouët-Boigny, à Abidjan. Grâce au doublé d’Ademola Lookman (36è min, 90è min), les Nigérians ont éliminé les Camerounais et visent un quatrième titre. L’Angola a battu la Namibie (3-0), grâce aux buts de Gelson Dala (38è min, 42è min) et Mabululu (66è min). Les deux équipes s’affrontent pour la première fois dans la compétition. « On se prépare pour le prochain match qui sera plus difficile que ce match. Les joueurs sont conscients, ils ont un d’état d’esprit fantastique. On va mette l’accent sur le repos et l’entraînement. L’Angola est une bonne équipe, performante. Si on doit gagner ce match, on doit être à notre meilleur niveau, donner le meilleur de nous-mêmes », a déclaré le sélectionneur du Nigeria, José Peseiro, après la victoire de son équipe devant le Cameroun. Le deuxième quart de finale est également prévu ce vendredi entre la RD Congo et la Guinée en deuxième heure au stade Alassane Ouattara, à Abidjan. Les Congolais se sont qualifiés en éliminant l’Égypte aux tirs aux but (7-8) après un match âpre et pauvre en occasions, Le score était de 1-1. Lors de la séance des tirs aux but, les deux équipes se sont, en revanche, très bien comporté au point d’utiliser chacune neuf tireurs. Le Syli National s’est qualifié en battant la Guinée équatoriale – réduite à dix depuis l’heure de jeu – 1-0 grâce à une réalisation en toute fin de rencontre de Mohamed Bayo. C’est la première victoire du pays dans un match à élimination directe à la CAN depuis 1976. Le choc entre les deux outsiders promet des étincelles. Le dernier quart de finale mettra aux prises le Cap-Vert et l’Afrique du Sud, samedi au stade Charles Konan Banny, à Yamoussouko. Des Sud-Africains qui ont créé la sensation en éliminant le Maroc (2-0), l’un des favoris de la compétition, peuvent s’offrir le droit de rêver. Mais le Cap-Vert est l’une des autres belles surprises de cette CAN, tentera de prolonger le rêve après avoir terminé à la tête du groupe C et battu la Mauritanie (1-0) en huitième de finale. Le Mali joue contre la Côte d’Ivoire en première heure à Bouaké. Le vainqueur Mali-Côte d’Ivoire affrontera le vainqueur RD Congo-Guinée alors que la première demi-finale mettra aux prises le vainqueur Nigeria-Angola et le vainqueur Cap-Vert-Afrique du Sud. Les deux matches sont prévus le 7 février.   LMD/MD (AMAP)  

CAN 2023 : La fête dans les vestiaires des Aigles après la victoire contre le Burkina Faso

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Korhogo, 1er fév (AMAP) « Pi-pipi Mali, pi-pipi Mali », cette onomatopée a beaucoup résonné dans les vestiaires des Aigles après la qualification en quart de finale au dépend du Burkina Faso (2-1). Les Aigles ont d’abord fêté la qualification avec les supporters sur la pelouse avant de poursuivre la fête dans les vestiaires. Comme d’habitude, depuis la catégorie junior, la ligne de la célébration est conduite par le défenseur Falaye Sacko. Monté sur la table et accompagné de Fousseni Diabaté et Mamadou Fofana, il scande : « Wasalé wasa, joni joni débé an wasa, Assimi débé an wasa, Hamari débé an wasa, Doudou débé an wasa, Camara débé an wasa …» Chaque fois qu’il cite le nom d’un joueur, les autres répondent «wasa». La fête a été belle comme à chaque victoire des sélections nationales. Le sélectionneur national Éric Sékou Chelle a félicité ses joueurs en conférence de presse d’après-match. « Je suis très content pour mes joueurs, je les félicite. On mérite de gagner des matches. On mérite de faire un bon parcours. C’est un honneur d’être à la tête de cette équipe. Ils ne sont pas parfaits : on a des qualités et des défauts, après un match comme celui-là, on peut être fiers d’eux. Je suis fier de leur match. Même si le bateau a tangué, ils se sont accrochés, ils ont été solides avec un état d’esprit de guerrier », a déclaré le technicien. « Il y a des bonnes choses et il y a des moins bonnes. On pouvait mettre 5-0 en première période. Je pense que la victoire est méritée. Il faut qu’on fasse attention, 2-0, c’est le score le plus dangereux en football », a ajouté Eric Chelle qui se projette déjà sur le prochain match de son équipe. Le Mali va affronter la Côte d’Ivoire, vainqueur du Sénégal (1-1, 5-4 t.a.b.), ce samedi au Bouaké, au compte de l’avant dernier quart de finale de la CAN, Côte d’Ivoire de 2023. « C’est un match particulier pour beaucoup de joueurs et pour moi aussi. J’ai des amis qui viennent d’entrer dans le staff technique de cette équipe. Il y a des joueurs avec qui j’ai joué. On a envie de jouer le match pour le gagner comme tous les matches depuis le début de la compétition ». Pour le sélectionneur des Aigles, la Côte d’Ivoire possède une bonne équipe avec des grands joueurs. « Ils ont eu un début de compétition difficile. Ils ont fait un gros match lundi. Ils méritent leur victoire. La vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain. On va bien se préparer. On va jouer notre carte à fond. Il y a un match à jouer et un match à gagner. On sait très bien que ça va être difficile. On va venir avec nos qualités et défauts au même titre que la Côte d’Ivoire. Après, on fera le compte à la fin du match », a-t-il conclu. Désigné Homme du match contre le Burkina Faso, Lassine Sinayoko, est en train de réussir sa CAN. « J’ai un sentiment inexplicable. Je n’ai jamais connu ça dans ma vie, de telle sensation, marquer pour le pays, il n’y a rien de plus beau. J’espère en mettre beaucoup », a réagi l’attaquant des Aigles qui compte 3 buts dans la compétition. Pour son compère de la ligne d’attaque, Kamory Doumbia, le Mali aborde tous les matches de la même manière. « Aucun match n’est facile. On doit rester concentrés jusqu’au bout. Dans un match, chaque équipe a son temps fort. On est restés focus lors de notre temps faible pour gagner contre le Burkina Faso. On est bien préparés pour le prochain match et tous les matches sont les mêmes pour nous. On est là pour un objectif, c’est de gagner tous les matches quelle que soit l’équipe en face », a déclaré, de son côté, le jeune meneur de jeu. Les Aigles ont donc pris leur envol au stade Amadou Gon Coulibaly à Korhogo pour prendre la direction du stade de la Paix à Bouaké où ils affronteront les Éléphants, ce samedi pour une place en demi-finale. Les Aigles parviendront-ils cette fois à  s’envoler avec l’Éléphant, comme leur nom le dit dans la langue bambara ? La réponse, samedi. Le premier quart de finale opposera, vendredi, le Nigeria et l’Angola en première heure au stade Félix Houphouët-Boigny alors que la RD Congo en découdra avec la Guinée en deuxième heure au stade Alassane Ouattara, à Abidjan. Le dernier quart de finale mettra aux prises, le Cap-Vert et l’Afrique du Sud, samedi, en deuxième heure au stade Charles Konan Banny à Yamoussoukro. La première demi-finale sera le vainqueur du quart de finale Nigeria-Angola contre le vainqueur du match Cap-Vert-Afrique du Sud. La deuxième demi-finale mettra aux prises le vainqueur de la rencontre RD Congo-Guinée et le vainqueur du match Mali-Côte d’Ivoire. Les demi-finales seront disputées le 7 février alors que le match de la troisième place aura lieu le 10 février, au stade Félix Houphouët-Boigny et la finale le 11 février, au stade Alassane Ouattara. LMD/MD (AMAP)      

CAN 2023 : Le Mali en quart de finale

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Korhogo, 31 janv (AMAP)  Les Aigles Mali ont composté leur ticket pour le quart de finale en dominant (2-1), mardi, les Étalons du Burkina Faso, en huitième de finale au stade Amadou Gon Coulibaly de Korhogo. Les deux buts de la partie portent les signatures d’Edmond Tapsoba (3è min, c.s.c.), Lassine Sinayoko (47è min) pour le Mali alors que Bertrand Traoré a réduit la marque pour le Burkina Faso (57è min, sur penalty). Le Mali retrouve le quart de finale après les échecs en huitième de finale en 2021 au Cameroun contre la Guinée équatoriale (0-0, 5-6 t.a.b.), 2019 en Égypte, contre la Côte d’Ivoire (1-0) et au premier tour en , au Gabon et en 2015 en Guinée équatoriale. Le dernier quart de finale disputé par les Aigles remonte à l’édition 2013, en Afrique du Sud, lors duquel le Mali a terminé à la troisième place de la compétition. Une place que les Aigles ont occupé une année plutôt (2012) lors de l’édition co-organisée par le Gabon et la Guinée équatoriale. Les Aigles, qui ont terminé premiers de leur poule avec 5 points (une victoire et deux nuls), ont fait l’honneur à leur statut face aux Burkinabè, deuxième du groupe D avec 4 unités (une victoire, un nul et une défaite) et imitent leurs aînés qui ont battu les Étalons (3-1) lors de la phase de poule de la CAN, Tunisie 2004. Contrairement à son premier match contre l’Afrique du Sud (2-0) et son troisième match contre la Namibie (0-0), mais comme contre la Tunisie (1-1), le Mali s’est présenté en 4-4-2 avec Falaye Sacko, qui est revenu dans le 11 de départ, et Hamari Traoré dans les couloirs défensifs alors que Mohamed Camara, Lassana Coulibaly, Amadou Haïdara (gauche) et Adama Traoré (droit) forment l’entrejeu, derrière la paire Lassine Sinayoko-Kamory Doumbia. Le Burkina Faso était en 4-3-3. Le Mali ne pouvait rêver une meilleure entame de match avec un but dès la 3è minute de la partie. Après une excellente combinaison dans l’axe, le ballon finit sur l’aile droite avec un bon centre de Hamari Traoré, mais la tête d’Amadou Haïdara heurte le poteau et revient dans les pieds du défenseur central burkinabè Edmond Tapsoba qui envoie le cuir dans son propre but pour ouvrir le score. Les Aigles ont largement dominé la première période avec 63% de possession, 8 tirs dont 2 cadrés contre 3 tirs dont 2 cadrés pour les Étalons. Les joueurs du sélectionneur Eric Sékou Chelle ont effectué 263 passes avec une précision de 85% contre 151 passes avec un précision de 77% pour les Burkinabés qui ont couru derrière le ballon insaisissable. Les Aigles étaient les seuls sur le terrain, le capitaine burkinabé Bertrand Traoré était bien canalisé par Falaye Sacko. Le Mali aurait pu aller à la pause avec un écart conséquent, mais les Aigles ont gâché quelques occasions, à l’image des tentatives de Lassine Sinayoko, repoussées par le gardien burkinabé, Kouakou Hervé, aux 30è, 36è minutes ou celle de Kamory Doumbia dont le tir croisé du droit passe de peu à gauche du but (33è min). La défense burkinabé était en grande difficulté. Ce sera que partie remise pour les Aigles, Lassine Sinayoko a rapidement doublé la mise en début de deuxième période. Lancé par Hamary Traoré sur le côté droit à la limite du hors-jeu, Lassine Sinayoko se présente face à Hervé Koffi dans un angle fermé et le trompe d’une frappe du gauche entre ses jambes (47è min). L’attaquant des Aigles marque ainsi son troisième but à la CAN et atteint le même nombre de but que Cheick Tidiane Diabaté (2012) et Ibrahima Koné, absent à cette édition pour cause de blessure. Les choses changent sur la pelouse quand l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) intervient pour accorder un penalty au Bufkina Faso après une faute de main de Boubacar Kiki Kouyaté sur un centre de l’arrière gauche Issa Kaboré, côté droit. Le capitaine Bertrand Traoré exécute la sentence et transforme le penalty, relançant le suspense au stade Amadou Gon Coulibaly. Il y avait 19.184 spectateurs, mais les Burkinabè étaient logiquement plus nombreux. Le ballon vole d’un camp à autre, les deux sélectionneurs effectuent des remplacements et le Mali évolue désormais en 4-2-3-2 avec l’entrée de Diadié Samassékou au milieu de terrain, Fousséni Diabaté et Sékou Koïta dans les couloirs offensifs. Les Burkinabè poussent pour remettre les pendules à l’heure, mais les Aigles résistent et terminent le match avec 5 défendeurs après l’entrée de Mamadou Fofana à la place de Mohamed Camara dans le temps additionnel. Lassine Sinayoko est désigné Homme du match. En plus de son but, il a abattu un travail remarque, en revenant soutenir les défenseurs. Au coup de sifflet final, les supporters burkinabè quittent le terrain alors que les Etalons sont à terre et en larmes. Ils sont consolés par les Aigles qui resteront sur la pelouse pendant quelques minutes pour danser avec les supporters maliens au rythme des instruments de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM). Après donc le troisième de la précédente édition, le Cameroun, la vice-championne l’Égypte, le champion en titre, le Sénégal, ce fut le tour du 4è, le Burkina Faso de quitter la compétition. C’est dire que les demi-finalistes de la précédente édition sont tous éliminés et ne feront pas mieux lors de la précédente édition. LMD/MD (AMAP)   Mali-Burkina Faso : 2-1 Buts d’Edmond Tapsoba (3è min, c.s.c.), Lassine Sinayoko (47è min) pour le Mali ; Bertrand Traoré (57è min, s.p.) pour le Burkina Faso.   Arbitrage du Libyen Mutaz Ibrahim, assisté du Tunisien Khalil Hassani et de la Zambienne Diana Chikotesha.   Mali : Djigui Diarra, Falaye Sacko, Sikou Niakaté, Boubacar Kiki Kouyaté, Hamari Traoré (cap), Mohamed Camara (Mamadou Fofana, 90è min +3), Lassana Coulibaly (Fousseni Diabaté, 74è min), Amadou Haïdara (Diadié Samassékou, 74è min), Adama Traoré «Noss» (Sékou Koïta, 74è min), Kamory Doumbia, Lassine Sinayoko (Boubacar Traoré, 90è min +3). Sélectionneur : Eric Sékou Chelle.   Burkina Faso : Kouakou Hervé

CAN 2023 : Mali-Burkina Faso, le duel des voisins

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE  Korhogo, 30 janv (AMAP) Le 30 janvier 2004, le Mali et le Burkina Faso se sont affrontés en phase finale de la Coupe d’Afrique des nations. C’était au stade olympique d’El Menzah en Tunis au compte de la 2è journée du groupe B. Ce jour-là, les Aigles s’étaient imposés 3-1. L’attaquant Frédéric Oumar Kanouté (34è min), les milieux de terrain Mahamadou Diarra (38è min) et Soumaïla Coulibaly (78è min) ont marqué pour les Aigles alors que l’avant-centre Dieudonné Minoungou (50è min) avait réduit la marque pour les Étalons. C’était l’unique rencontre entre les sélections à la phase finale de la CAN. Aujourd’hui, 20 ans plus tard, jour pour jour, les deux pays s’affrontent en huitième de finale de la 34è édition de la compétition, au stade Amadou Gon Coulibaly, à Korhogo. Pour se hisser aux huitièmes d de finale, le Mali a terminé leader de la poule E avec 5 points alors que le Burkina Faso a été deuxième du groupe B avec 4 unités. Les joueurs du technicien Éric Sékou Chelle ont réalisé une victoire contre l’Afrique du Sud (2-0) et deux matches nuls contre la Tunisie (1-1) et la Namibie (0-0) alors que les joueurs de Hubert Velud ont battu la Mauritanie (1-0) avant de faire match nul contre l’Algérie (2-2) et perdre contre l’Angola (2-0). Mais les rencontres de la phase de poules ne comptent plus et sont dans les oubliettes. C’est une nouvelle compétition dans laquelle le vainqueur passe et le perdant rentre à la maison. Cette rencontre est particulière pour les deux pays qui seront toutes bien soutenus par leurs supporters. Les deux pays sont frontaliers avec la Côte d’Ivoire et les Maliens et les Burkinabé sont très nombreux à Korhogo. Il faut donc s’attendre à un stade plein comme un œuf si la billetterie le permet. Le match est important pour les Aigles qui n’ont pas atteint les quarts de finale de la CAN depuis la troisième place obtenue en 2013 en Afrique. Le Mali a été éliminé au premier tour en 2015 en Guinée équatoriale et 2017 au Gabon et en huitième de finale en 2019 en Égypte et lors de l’édition 2021 au Cameroun (disputée en 2022). Cette année, la sélection nationale aspire aller loin. « Nous avons un bon état d’esprit. On s’est bien préparé comme on a préparé les autres matches. On va aborder cette rencontre comme on a abordé les autres matches. Tous les matches sont des finales pour nous. Il n’y a pas de match à minimiser, toutes les rencontres sont à jouer et à gagner », déclare le défenseur des Aigles, Falaye Sacko. « Ce ne sera pas facile, mais on va tout donner. Je demande aux supporters de sortir massivement pour nous soutenir et de faire des bénédictions pour l’équipe », conclut-il. Même son de cloche chez Fousseni Diabaté. « On est concentrés. On travaille beaucoup et on essaie de gérer les derniers petits détails pour être prêts », explique l’ailier des Aigles. « Que ce soit la phase de poules ou les huitièmes, pour nous, c’est la même chose. Chaque match est une finale pour nous. Nous avons un objectif, c’est d’aller jusqu’au bout et ramener la coupe au Mali. On est concentrés. On sait que c’est une marche à franchir pour aller bout de notre objectif », ajoute Fousseni Diabaté qui révèle qu’il n’y a pas stress dans le groupe et ni d’atmosphère qui a changé. « C’est toujours la même chose. On est une famille. On veut aller au bout », ajoute-t-il. Tout comme les Aigles, les Etalons sont aussi confiants pour ce choc des voisins. «Le Mali est une très bonne équipe. Nous sommes aussi une très bonne équipe, avec de très bons joueurs. On va se préparer à atteindre les 200% pour avoir cette victoire qui est très importante. On va voir tout ce que le staff va nous proposer, voir toutes les vidéos », a déclaré Kilian Nikiéma, gardien des Étalons. « La CAN a commencé il y trois semaines. Il est clair que les choses sérieuses commencent maintenant, Nous n’avons droit à aucune erreur. Une seule victoire à remporter. Nous avons déjà commencé à voir des vidéos des matches de groupe », a-t-il ajouté. Tout comme le Mali, le Burkina Faso participe à sa 13è CAN après 1978, 1996, 1998, 2000, 2002, 2004, 2010, 2012, 2013, 2015, 2017, 2021. Tout comme les Aigles, les Étalons n’ont pas encore inscrit leur nom au palmarès de la compétition. Tout comme le Mali (1972 au Cameroun), le Burkina Faso n’a disputé qu’une finale (2013 en Afrique du Sud). Le Mali a été quatre fois demi-finalistes (3è en 2013 et 2015, 4è en 2002 et 2004) alors que le Burkina Faso a été demi-finaliste trois fois (3è en 2017, 4è en 1998 et 2021). Tout comme le Mali, le Burkina Faso vise son premier titre.  Il y a deux ans, le Burkina Faso a perdu en demi-finale contre le Sénégal (3-1), futur vainqueur de la compétition. Cette année, Edmond Tapsoba et ses partenaires ambitionnent de faire mieux et le défenseur central du Bayer Leverkusen estime que son équipe est plus forte qu’il y a deux ans. « Nous nous sommes améliorés dans toutes les parties du terrain. Donc, je peux dire que si nous continuons à travailler dur comme ça, nous pouvons aller plus loin que le dernier tournoi », a déclaré Edmond Tapsoba à nos confrères de l’Associated Press. Dans leurs histoires, le Mali et le Burkina Faso ont disputé 38 matches avec 21 victoires pour les Aigles, 5 matches nuls et 12 succès pour les Étalons. Mais les deux pays n’ont joué que quatre matches officiels. Lors des éliminatoires de la CAN 1968 en Éthiopie, le Mali et le Burkina étaient dans le même groupe. Les Aigles s’étaient imposés à l’aller à l’extérieur contre la Haute Volta (1-0, le 26 mars 1967) avant de remettre ça au retour avec une victoire de 4-0 à domicile, le 02 mai

CAN Côte d’Ivoire 2023 : Entre Maliens et Ivoiriens, les autorités appelées à faire redescendre la tension

Par Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Envoyéz spéciaux Korhogo, 29janv (AMAP) La tension a monté d’un cran avec les supporters ivoiriens et maliens depuis le match nul des Aigles contre les Brave Warriors de Namibie, mercredi dernier, au compte de la 3è journée de la phase de poules de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. En effet, une victoire du Mali devant la Namibie et conjugué avec un match nul entre la Tunisie et l’Afrique permettait à la Côte d’Ivoire, battue par la Guinée équatoriale (4-0), lors de la 3è journée, de se qualifier pour les huitièmes de finale en tant que meilleure troisième. Les Aigles ont fait match nul et les supporters ivoiriens ne digèrent pas ce match nul, estimant les Aigles ont refusé de gagner pour éliminer la Côte d’Ivoire, oubliant que la Namibie a tout donné pour obtenir ce match qui lui a permis de passer le premier tour, pour la première fois de son histoire, que les premiers coupables sont les Éléphants qui n’ont pu gagner qu’un de leur trois matches de poule. Dans cette CAN, chaque équipe défend son drapeau. On ne doit pas lier son destin à celle d’une autre équipe. Pourtant en conférence de presse d’avant-match, le défenseur central des Aigles, Sikou Niakaté a été bien clair : « La position des Ivoiriens ne nous regarde pas trop, On a un Drapeau à défendre, on se concentre sur nous. On va tout donner pour gagner et obtenir la première place ». Depuis ce match nul, les Maliens sont indexés en Côte d’Ivoire et certains membres de la délégation malienne ont été agressé verbalement par les supporters ivoiriens. La Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a publié un communiqué pour envoyer un message de paix, d’entente aux passionnés du football, supporters maliens et ivoiriens, indiquant que les récents incidents regrettables ne reflètent pas les valeurs du football, ni celles qui font la richesse de nos cultures communes. La FEMAFOOT a, aussi, condamné toutes forme de violence physique et les atteintes aux biens matériels des supporters maliens. « Le sport est un terrain d’unité, de respect et de fair-play. En cette période cruciale, faisons preuve de solidarité et de fraternité, et rejetons toute forme de division », a écrit la FEMAFOOT. Il faut conseiller à certains supporters maliens, des Maliens qui résident en Côte d’Ivoire, d’éviter la provocation, en n’applaudissant pas une défaite du pays hôte. Des confrères ivoiriens appellent les autorités des deux pays à travailler pour faire baisser la tension. « Depuis un certain temps, la tension est palpable entre les Ivoiriens et les Maliens. Si les autorités n’appellent pas au calme et ne travaillent pas à baisser la tension, cela peut dégénère un jour alors qu’il y a des millions de Maliens qui vivent en Côte d’Ivoire. Que Dieu nous en garde », dii un journaliste d’une radio privée de San-Pedro. LMD/MD (AMAP)

Sénégal-Côte d’Ivoire : Le duel fratricide

Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Envoyés spéciaux Korhogo, 29 janv (AMAP) Place au duel fratricide. Si huit équipes de l’Afrique de l’Ouest se sont hisser aux huitièmes de finale de la CAN, Côte d’Ivoire 2023 (Nigeria, Guinée, Cap-Vert, Mauritanie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali, Burkina Faso), quatre pays vont s’éliminer aujourd’hui en attendant la rencontre Mali-Burkina Faso, demain à Korhogo. Aujourd’hui, à 17h le Cap-Vert sera face à la Mauritanie, au stade Félix Houphouët-Boigny alors que le Sénégal en découdra avec la Côte d’Ivoire au stade Charles Konan-Banny à Yamoussoukro, à 20h. C’est cette rencontre de la deuxième heure qui retient l’attention des supporters ivoiriens. La Côte d’Ivoire miraculée affrontera l’une des meilleures équipes du tournoi, mais les supporters ivoiriens espèrent sur le choc de la qualification pour gagner le Sénégal. Le public ivoirien espère un réveil des joueurs face aux Sénégalais. Lors de la phase de poules, les Éléphants n’ont gagné qu’un match contre la Guinée-Bissau (2-0) avant de perdre successivement contre le Nigeria (1-0) et subir l’humiliation contre la Guinée équatoriale (4-0). Les Ivoiriens n’ont obtenu leur qualification qu’à la dernière minute grâce à la victoire du Maroc sur la Zambie (1-0). Après la défaite contre la Guinée équatoriale, le sélectionneur français Jean-Louis Gasset a été démis de ses fonctions et remplacé par Emerse Faé, son adjoint. La Fédération ivoirienne de football (FIF) a souhaité un coup de main du technicien français, Hervé Renard, engagé avec l’équipe féminine de France et vainqueur de la CAN 2012 avec la Zambie et 2015 avec la Côte d’Ivoire, présent en Côte d’Ivoire pour la CAN, mais la Fédération française de football (FFF) a rejeté la demande. Le Sénégal est le seul pays à gagner ses trois matches de poules contre la Gambie (3-0), le Cameroun (3-1) et la Guinée (2-0). Deuxième meilleure attaque de la phase de poules avec 8 buts, derrière la Guinée équatoriale (9 buts), le Sénégal possède également l’une des défenses la plus imperméable de la première partie de la compétition avec seulement 1 but encaissé. Malgré la situation défavorable, les supporters ivoiriens y croient. «Ne pleurez pas. Nous allons vous venger lundi. Nous allons battre le Sénégal», lance une volontaire aux supporters camerounais, samedi, après la défaite des Lions indomptables devant les Super Eagles du Nigeria (2-0). «Les matches de la phase de poules ne comptent plus. Les compteurs sont remis à zéro et il n’y a plus de calcul à faire. C’est-à-dire que tout est possible dans cette phase de la compétition», déclare de son côté Alpha Bamba. La Côte d’Ivoire est arrivée à Yamoussoukro samedi. Depuis le corridor de la ville, en provenance d’Abidjan, jusqu’à leur hôtel, les Éléphants ont eu droit à un accueil populaire avec des coups de klaxon de centaines de moto auxquels se mêlent des cris de joie de milliers de personnes amassées le long de la route. LMD/MD (AMAP)

CAN 2023 : Angola-Nigeria, la premiere affiche des quarts de finale

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan 28 janv (AMAP) Le Nigeria s’est qualifié pour les quarts de finale de la CAN, Côte d’Ivoire 2023, samedi, en battant le Cameroun (2-0) au stade Félix Houphouët-Boigny à Abidjan, grâce à un doublé de l’ailier Ademola Lookman (36è min, 90è min). Il y a 40 ans (le 18 mars 1984), ce stade au nom du premier président ivoirien, situé dans la Commune du Plateau, a abrité la finale de la 14è édition de la compétition, qui a vu la victoire du Cameroun sur le Nigeria (3-1), permettant aux Lions indomptables de remporter la compétition pour la première fois de leur histoire. Même si en 2019, le Nigeria a éliminé le Cameroun (3-2) en huitième de finale en Égypte, la victoire de samedi soir se rapporte plus à l’histoire de la CAN que la Côte d’Ivoire a organisée en 1984. C’est donc une petite revanche sur l’histoire pour les Super Eagles. Même si le Cameroun n’est plus au mieux de sa force, il reste l’une des grandes nations des football africain, quintuple champion d’Afrique et le choc avec les Nigeria était attendu par tout le continent. Les deux équipes ont terminé à la deuxième place leurs poules. Le Nigeria a récolté 7 points dans le groupe A avec un bilan de deux victoires contre la Côte d’Ivoire (1-0) et la Guinée-Bissau (1-0), un nul contre la Guinée équatoriale (1-1), trois buts marqués, un encaissé alors que le Cameroun a obtenu 4 unités, avec un bilan d’une victoire contre la Gambie (3-2, 3è journée des matches de poule), d’un nul contre la Guinée (1-1, 1re journée) et d’une défaite contre le Sénégal (3-1, 2è journée), marquant cinq buts contre six encaissés. Le public ivoirien, les supporters des deux équipes se sont fortement mobilisés pour être témoin de ce duel entre deux grands du football africain. Ils étaient 22.085 selon les données de la Confédération africaine de football (CAF) pour un stade de 27.000 places. Pour accéder au stade Félix Houphouët-Boigny, les supporters doivent marcher en rang au moins un kilomètre, encadrés par les forces de l’ordre. Dans cette marche vers le stade un supporter ivoirien, habillé en maillot des Éléphants et coiffé d’un chapeau aux couleurs de la Côte d’Ivoire, taquine une Camerounaise : «Les Lions seront des chats aujourd’hui». La Camerounaise réplique : «Nous sommes le continent, nous allons gagner». Le Nigeria a joué le match en 4-3-3 avec le trio offensif Moses Simon-Victor Osimhen-Ademola Lookman. De son côté, le Cameroun a évolué en 4-4-2 avec un duo Karl Toko Ekambi-Frank Magri à la tête de son attaque. Dans un stade acquis pour sa cause, le Nigéria a dominé le Cameroun qui manque de justesse technique dans la moitié de terrain adverse et qui ne s’est créé aucune occasion de but. Le pressing intensif de Victor Osimhen a fait commettre quelques erreurs aux défenseurs camerounais. L’attaquant de Naples, a sur ce match, a démontré, une fois de plus, qu’il méritait son Ballon d’or africain en malmenant la défense camerounaise. Il faut dire que les occasions franches dans ce match tactique entre les deux formations. Le Cameroun a effectué 6 tirs, mais aucune de ces tentatives n’a été cadrée, les Lions indomptables ont obtenu la possession de balle (58%) sans être menaçants, ont effectué 381 passes avec 78% de précision des passes, commis 19 fautes avec en prime 2 cartons jaunes et obtenu 1 corner, zéro hors-jeu. Par contre, le Nigeria a pu cadrer 4 de ses 8 tirs et marqué 2 buts avec 280 passes et 71% de précision de passes. Les Nigérians ont commis 21 fautes, récolté 2 cartons jaunes, obtenu 3 corner et ont été sifflet hors-jeu à 3 reprises. Les Camerounais ont beaucoup plus fait la conservation du ballon, surtout avec le capitaine André Frank Zambo Anguissa qui a demandé à plusieurs reprises à ses coéquipiers de calmer le jeu. Très entreprenant avec un remuant Victor Osimhen à la pointe, le Nigeria a cru ouvrir le score dès la 9è minute par l’intermédiaire du défenseur central Semi Ajayi, monté aux avant-postes, mais le but est annulé par l’assistance vidéo à l’arbitrage pour une position de hors-jeu du joueur.  Le but de l’ailier Ademola Lookman ne souffrira d’aucune contestation après la demi-heure de jeu. L’attaquant Victor Osimhen a chipé le ballon dans les pieds du défenseur central camerounais Oumar Gonzalez pour servir son complice dans la surface de réparation et ce dernier marque du pied droit (36 min). Un but semblable à celui encaissé par le Cameroun lors de la finale de la CAN 2008 au Ghana quand l’attaquant égyptien a chiper le ballon Malgré l’entrée de Vincent Aboubakar, qui a raté les débuts de la CAN pour cause d’une blessure, en deuxième période, le Cameroun ne parviendra pas remettre les pendules à l’heure et le Nigeria réalise le break à la 90è minute grâce à Ademola Lookman. Grâce à ce doublé, il est élu homme du match. «Chacun a fait des efforts pour qu’on gagne ce match. On va continuer à travailler, à faire des efforts pour aller loin dans la compétition. Il s’agit d’écrire l’histoire et en tant qu’équipe, nous allons faire notre mieux, à travailler, à se soutenir, à faire les efforts. Il faut s’assurer de gagner le prochain match. On ne prend rien comme acquis, nous faisons tous ensemble», a déclaré le l’ailier nigérian. Après avoir exprimé sa satisfaction, le sélectionneur nigérian a déclaré que son équipe a réalisé un bon match contre une bonne équipe du Cameroun. «On a mérité notre victoire. On a essayé de défendre quand on n’a pas le ballon, attaquer ensemble quand on a le ballon. Je dis à mes joueurs que le Cameroun est une grande équipe, mais il faut qu’il faut gagner ce match, qu’ils se battent avec le cœur, c’est ce qu’ils ont fait», a analysé José vitor Dos Santos Peseiro. Le technicien portugais se projette déjà sur le quart de finale contre l’Angola, le 2 février au stade

Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Envoyés spéciaux Korhogo, 26 janv (AMAP) La phase de poule de la CAN, Côte d’Ivoire 2023 a pris fin mercredi dernier. Cette la phase de poule a été très compliquée pour les équipes. Excepté le Sénégal et le Maroc, dont le sélectionneur Walid Regragui a été suspendu 4 matches (2 avec sursis) par la Confédération africaine de football (CAF) pour son altercation avec le défenseur congolais Chancel Mbemba après le match contre le Congo, aucune tête de série lors du tirage au sort, n’a terminé première de sa poule. Le Sénégal, le champion d’Afrique en titre, est le seul à remporter ses trois matches de poule devant la Gambie (3-0), le Cameroun (3-1) et la Guinée (2-0). Lors de cette phase de poule, 89 buts ont été marqués en 36 matches, soit une moyenne de 2,4 buts par match alors qu’à la dernière CAN au Cameroun 68 buts ont été inscrits lors de la phase de poules soit 1,8 but par match. Non contente d’être premier du groupe A avec 7 points devant le Nigeria (7 points) et la Côte d’Ivoire (3 points), la Guinée équatoriale possède la meilleure attaque avec 9 buts devant le Sénégal (8 buts) et le Cap-Vert. La meilleure défense est tenue par le Mali, le Nigeria, le Maroc, le Sénégal qui n’ont concédé qu’un seul but en trois matches. Les mauvaises défenses sont celles de Gambie, de Mozambique et de Guinée-Bissau qui ont encaissés chacun 7 buts. TROIS DERBYS OUEST-AFRICAINS-Le premier huitième de finale opposera l’Angola, premier du groupe D avec 7 points, et la Namibie, qui a terminé troisième du groupe E avec 4 points, le 27 janvier (17h), au stade de la Paix à Bouaké. Le Nigeria, deuxième du groupe A avec 7 points, retrouvera le Cameroun, 2è du groupe C (4 points), au stade Félix Houphouët-Boigny, le 27 janvier (20h), pour la plus belle affiche des 8e de finale. Super Eagles et Lions Indomptables se sont affrontés trois fois en finale de CAN, et le Cameroun l’a toujours emporté (1984, 1988 et 2000). La Guinée équatoriale qui confirme son excellente CAN au Cameroun en remportant le groupe A avec 7 points jouera contre la Guinée, 3è du groupe C avec 4 points, au stade Alassane Ouattara, le 28 janvier (17h). L’Égypte, 2è du groupe B avec 3 points, défiera la RD Congo, 2è du groupe F avec 3 points, au stade Laurent Pokou. S’en suivront trois derbys ouest-africains. Le Cap-Vert, premier du groupe B avec 7 points, jouera contre la Mauritanie, 3è du groupe D avec 3 points, le 29 janvier, au stade Felix Houphouët-Boigny (17h) alors qu’en deuxième heure, le Sénégal sera face au tête la Côte d’Ivoire, 3è du groupe A, au stade Charles-Konan Banny à Yamoussoukro (20h). Le Mali, premier du groupe E avec 5 points, sera face à son voisin le Burkina Faso, 2è du groupe D, avec 4 points, au stade Amadou Gon Coulibaly, le 30 janvier, à 17h. Les ressortissants maliens et burkinabé sont très nombreux à Korhogo qui est proche de deux pays. C’est dure que l’arène va refuser du monde à l’occasion de cette huitième de finale. Le vainqueur affrontera celui du match Sénégal-Côte d’Ivoire en quart de finale. Le dernier huitième de finale mettra aux prises le Maroc, premier du groupe F avec 7 points et l’Afrique du Sud, 2è du groupe E, le 30 janvier, au stade Laurent Pokou de San-Pedro à 20h. Les quarts de finale sont prévu les 2 et 3 février alors que les demi-finales seront disputées le 7 février, le match pour la 3è place, le 10 février et la grande finale, le 11 février au stade Alassane Ouattara. LMD/MD (AMAP)  

CAN 2023 : Les Aigles terminent leader de leur poule

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE San Pedro 24 janv (AMAP) Les Aigles du Mali ont assuré la première place du groupe E avec un match nul contre les Brave Warriors de Namibie (0-0), au compte de la 3è journée de la phase de poules de la CAN, Côte d’Ivoire, au stade Laurent Pokou de San-Pedro. Le match nul arrange les deux équipes qui accèdent toutes aux huitièmes de finale. Au Coup de sifflet final de la rencontre, les protagonistes et leurs supporters n’ont pas tout de suite fêté parce qu’il fallait attendre la fin de l’autre match de la poule, disputé au stade Amadou Gon Coulibaly, entre l’Afrique du Sud et la Tunisie. Une victoire des Bafana Bafana relèguerait le Mali à la deuxième place du groupe alors qu’une victoire de la Tunisie éliminerait la Namibie. Il n’y aura pas de but au stade Amadou Gon Coulibaly. L’Afrique du Sud et la Tunisie se sont neutralisées (0-0). Le Mali termine ainsi à la tête du groupe E avec 5 points devant l’Afrique du Sud (4 points) et la Namibie (4 points). La Tunisie, la favorite de la poule au coup d’envoi de la compétition, est éliminée avec deux petites unités. Les Aigles ont effectué le tour du terrain pour remercier les supporters qui ont bien célébré la première place de leurs couleurs. Les Aigles réalisent l’essentiel en se hissant au deuxième tour comme lors deux précédentes éditions (2019 et 2021) avec en prime la première place du groupe. Le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires ont débuté la phase de groupes avec une victoire devant l’Afrique (2-0) avant de faire match nul contre la Tunisie (1-1) et un nouveau match nul contre la Namibie (0-0). Cette rencontre de la derrière journée de la phase initiale n’a pas été aussi facile. Le sélectionneur national a proposé sur le papier un 4-1-3-2 avec Aliou Dieng comme sentinelle et Yves Bissouma, comme meneur de jeu. Mais le joueur de Tottenham est très souvent resté à la récupération sur la même ligne que le joueur d’Al Ahly. Les Aigles ont souffert face à la détermination des Namibiens qui avaient besoin d’un match nul pour se qualifier pour la première fois en huitièmes de finale. Ils ont été toujours éliminés au premier tour lors de leurs précédentes participations (1998, 2008, 2019). Tout comme la Mauritanie, la Namibie se qualifie pour la première fois en huitième de finale. Le Mali a bien terminé la partie avec quelques occasions nettes en deuxième période, mais la tentative de l’attaquant Ibrahim Sissoko, à l’entrée de la surface namibienne s’envole dans le ciel de San-Pédro (65è min). Avant le dernier quart d’heure, Nene Dorgelès a centré dans la surface, mais Ibrahim Sissoko n’a pu reprendre le cuir (71è min) alors que le coup franc de l’arrière gauche, Amadou Danté, est repoussé en corner par le gardien Namibien (85è min). Leader du groupe E, le Mali affrontera le Burkina Faso, deuxième du groupe D, le 30 janvier, au stade Amadou Gon Coulibaly à Korhogo. Ce sera un retour à la base pour les Aigles. LMD/MD (AMAP)     Namibie-Mali : 0-0 Arbitrage du Rwandais Samuel Uwikunda assisté des Ivoiriens Adou Désiré N’Goh et Nouho Ouattara Namibie : Loydt Kazapua, Hanamub Welwin Riaan Hanamub, Lubeni Pombili Haukongo (Vetunuavi Hambira, 90è min), Kennedy Amutenya, Ivan Kamberipa, Ngero Kaanjuka Katua, Aprocius Megameno Petrus, Muzeu Betuel Muzeu (Absalom Manjana Imbondi, 74è min), Prins Menelik Tjiueza (Marine Marcel Papama, 79è min), Deon Daniel Hotto, Peter Taanyanda Shalulile (cap) (Denzil Haoseb, 90è min). Sélectionneur : Collin Josephat Benjamin.   Mali : Djigui Diarra, Hamari Traoré (cap), Boubacar Kiki Kouyaté, Sikou Niakaté, Moussa Diarra (Amadou Danté, 67è min), Aliou Dieng (Mohamed Camara, 67è min), Fousseni Diabaté (Adama Traoré, 81è min), Yves Bissouma, Nene Dorgelès, Lassine Sinayoko (Ibrahim Sissoko, 52è min), Youssoufou Niakaté (Kamory Doumbia, 52è min).  Sélectionneur : Eric Sékou Chelle.   Pour ses 12 participations à une phase finale, le Mali a disputé 54 matches pour 19 victoires, 19 matches nuls et 16 défaites. Les Aigles ont marqué 65 buts et encaissé 65. 2. Plus grand nombre de buts marqués par un joueur : Seydou Keita : 31 matches 8 buts : 1(2002) – 3(2010) – 1(2012) – 3 (2013). Frédéric Oumar Kanouté : 11 matches 7 buts : 4(2004) – 1(2008) – 2(2010). Cheick Fantamady Keïta : 5 matches 5 buts (1972). Cheick Tidiane Diabaté: 3 buts (2012). Ibrahima Koné : 3 buts (2021) Bakoroba Touré: 2 buts (1972). Bassala Touré : 2 buts (2002). Mamadou Bagayoko : 2 buts : 1 (2002) – 1(2010). Mahamadou Diarra « Djila » : 2 buts (2004). Mahamadou Samassa : 2 buts (2013) Les 29 autres buts ont été marqués par 29 joueurs différents. Bakary Traoré, Adama Traoré, Moussa Diakité, Moussa Traoré (1972), Fermand Coulibaly, Modibo Sidibé, Soumaïla Traoré, Amadou Paté Diallo (1994), Dramane Coulibaly « Scifo » (2002), Dramane Traoré « Rivaldo », Soumaïla Coulibaly, Mohamed Sissoko « Momo », Janvier Abouta (2004), Moustaph Yatabaré (2010), Garan Dembélé, Bakaye Traoré (2012), Sigamary Diarra, Cheick Fantamady Diarra (2013), Sambou Yatabaré, Bakary Sacko, Modibo Maïga (2015), Yves Bissouma (2017), Abdoulaye Diaby, Moussa Maréga, Adama Traoré «Malouda », Adama Traoré «Noss », Diadié Samassékou, Amadou Haïdara (2019), Massadio Haïdara (2021). Le Quadruplé 5 septembre 1975, tournoi amical à Abidjan: Mali-Nigeria (4-1) Cheick Salah Sacko Triplé au cours d’un match Le 3 février 1963 en amical à Haute Volta, Haute Volta- Mali : 4-0 (Abdoulaye Diawara “Blocus” Le 28 avril 1973, Mali-Serra Leone : 4-2 (Cheick Diallo) Le 12 février 1985 en Coupe Cabral en Gambie, Mali-Mauritanie : 3-0, Seydou Diarra “Platini” Le 22 juillet 2017 élim CHAN, Maroc 2018 : Mali-Gambie : 4-0 Ibrahima Koné le 7 octobre 2021, élim Coupe du monde Qatar 2022 à Agadir : Mali-Kenya : 5-0 Ibrahima Koné  

CAN 2023 : Namibie-Mali, la première place du Groupe en jeu

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habib KOUYATE Korhogo, 23 janv (AMAP) Les Aigles du Mali affrontent, mercredi, les Brave Warriors de Namibie, au stade Laurent Pokou de San-Pedro, pour le compte de la 3è journée de la phase de poules, de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Après avoir disputé ses deux premiers matches à Korhogo, dans le Nord de la Côte d’Ivoire, les Aigles sont arrivés lundi dans la ville portuaire, située à 368 km à l’Ouest d’Abidjan, la capitaine économique de Côte d’Ivoire. Les hommes d’Éric Sékou Chelle ont effectué leur première séance d’entraînement à San-Pedro, en début de soirée, au stade Auguste Denise Est et le technicien peut compter sur l’ensemble de son effectif. Leader du groupe avec 4 points après sa victoire contre l’Afrique du Sud (2-0) et son match nul face à la Tunisie (1-1), le Mali est officiellement qualifié pour les huitièmes de finale suite aux premiers résultats de la 3è journée de la phase de la poule. Le sélectionneur peut ainsi tourner son effectif pour ce troisième match, surtout que le Mali dispose de joueurs qui sont presque au même niveau. L’enjeu de la rencontre face à la Namibie reste la première place du groupe. Pour cela, le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires doivent s’imposer contre les Namibiens qui ont besoin d’une victoire pour se qualifier. Ce ne sera donc pas une rencontre de formalité entre les deux formations qui ne se sont jamais affrontées à ce niveau de la compétition, mais seuleemnt lors des éliminatoires des CAN 1996, 2000 et 2021. Dans leur histoire, le Mali et la Namibie ont disputé 6 rencontres avec un bilan de 4 victoires, 1 nul, 1 défaite, 8 buts marqués, 4 encaissés pour les Aigles. Les deux pays se sont affrontés pour la première fois le 15 octobre 1994. A domicile, les Namibiens se sont imposés 2-1 lors du match aller de la phase de poules des éliminatoires de la CAN, Afrique du Sud 1996 grâce aux réalisations de Silvester Goraseb (40è min) et Ruben van Wyk (57è min) alors que Seyba Lamine Traoré (85è min) a sauvé l’honneur pour les Aigles. Le match retour s’est joué à Bamako le 23 avril 1995 et a tourné à l’avantage du Mali (2-0). Modibo Sidibé (16è min) et Abdoul Karim Magassouba (66è min) ont inscrit les deux buts de la rencontre. Lors des éliminatoires de la CAN 2000, co-organisée par le Ghana et le Nigeria, le Mali et la Namibie étaient dans la même poule. A l’aller à Bamako, le 11 avril 1999, le Mali s’est imposé 2-1 grâce aux buts de Malal N’Diaye (53è min) et Yaya Dissa (81è min) alors que Gervatius Urikhob (54è min) avait égalisé pour la Namibie. Au match retour, le 8 mai 1999, les Aigles ont obtenu le nul 0-0 à Windhoek. Pour la qualification la CAN Cameroun 2021, El Bilal Touré a permis au Mali de gagner au stade du 26 Mars (1-0), le 13 novembre 2020) en transformant un penalty à la 33è minute. lors de la 3è journée de la phase de poules. Les Aigles ont remis cela au retour à Windhoek (2-1, le 17 novembre 2020) grâce aux buts de Sékou Koïta (12è min) et Moussa Doumbia (37è min) alors que l’attaquant Elmo Ukondja Kambindu a réduit le score pour la Namibie (39è min). Ce succès a permis au Mali se qualifier pour la phase finale après seulement quatre journées de débats. Troisième du groupe avec 3 unités, la Namibie a bien commencé la compétition en battant la Tunisie (1-0) avant de sombrer face à l’Afrique du Sud (4-0). Toutefois, les Namibiens restent dans la course pour la qualification en huitièmes. En effet, face aux Aigles, les Brave Warriors jouent leur avenir dans la compétition, mais ils ont leur destin entre leurs mains. Un match nul suffira à la Namibie pour prendre au moins l’une des places de meilleur troisième. L’ailier Daniel Deon Hotto Kevendji et ses partenaires peuvent même terminer à la tête du groupe s’ils gagnent contre le Mali et qu’au même moment l’Afrique du Sud ne s’impose pas devant la Tunisie, au stade Amadou Gon Coulibaly, à Korhogo. Si les Aigles cherchent juste la première place du groupe pour affirmer leur suprématie et poursuivre leur progression, la Namibie joue sa survie dans la compétition. Tout comme l’Afrique du Sud et la Tunisie. Contrairement aux autres qui peuvent se contenter d’un match nul, la Tunisie a obligatoirement besoin d’un succès contre l’Afrique du Sud pour accéder aux huitièmes de finale. Tout reste donc possible dans cette poule. Si les Aigles terminent premiers du groupe, ils retourneront à Korhogo où ils affronteront le deuxième du groupe D (Angola, Burkina Faso, Algérie et Mauritanie). S’ils terminent à la deuxième place, ils restent à San-Pedro pour jouer contre le premier du groupe F (Maroc, RD Congo, Zambie, Tanzanie). Rappelons que San-Pedro est la deuxième région économique de la Côte d’Ivoire derrière Abidjan grâce à son port et des zones industrielles. Avec 390.654 habitants en 2021, San-Pedro est la 5è ville la plus peuplée de la Côte d’Ivoire après Abidjan, Bouaké, Korhogo, Daloa, mais devant Yamoussoukro, la capitale politique. C’est aussi l’une des zones touristiques les plus prisées, avec des plages. LMD/MD (AMAP)