CAN Côte d’Ivoire 2023 : Entre Maliens et Ivoiriens, les autorités appelées à faire redescendre la tension
Par Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Envoyéz spéciaux Korhogo, 29janv (AMAP) La tension a monté d’un cran avec les supporters ivoiriens et maliens depuis le match nul des Aigles contre les Brave Warriors de Namibie, mercredi dernier, au compte de la 3è journée de la phase de poules de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. En effet, une victoire du Mali devant la Namibie et conjugué avec un match nul entre la Tunisie et l’Afrique permettait à la Côte d’Ivoire, battue par la Guinée équatoriale (4-0), lors de la 3è journée, de se qualifier pour les huitièmes de finale en tant que meilleure troisième. Les Aigles ont fait match nul et les supporters ivoiriens ne digèrent pas ce match nul, estimant les Aigles ont refusé de gagner pour éliminer la Côte d’Ivoire, oubliant que la Namibie a tout donné pour obtenir ce match qui lui a permis de passer le premier tour, pour la première fois de son histoire, que les premiers coupables sont les Éléphants qui n’ont pu gagner qu’un de leur trois matches de poule. Dans cette CAN, chaque équipe défend son drapeau. On ne doit pas lier son destin à celle d’une autre équipe. Pourtant en conférence de presse d’avant-match, le défenseur central des Aigles, Sikou Niakaté a été bien clair : « La position des Ivoiriens ne nous regarde pas trop, On a un Drapeau à défendre, on se concentre sur nous. On va tout donner pour gagner et obtenir la première place ». Depuis ce match nul, les Maliens sont indexés en Côte d’Ivoire et certains membres de la délégation malienne ont été agressé verbalement par les supporters ivoiriens. La Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a publié un communiqué pour envoyer un message de paix, d’entente aux passionnés du football, supporters maliens et ivoiriens, indiquant que les récents incidents regrettables ne reflètent pas les valeurs du football, ni celles qui font la richesse de nos cultures communes. La FEMAFOOT a, aussi, condamné toutes forme de violence physique et les atteintes aux biens matériels des supporters maliens. « Le sport est un terrain d’unité, de respect et de fair-play. En cette période cruciale, faisons preuve de solidarité et de fraternité, et rejetons toute forme de division », a écrit la FEMAFOOT. Il faut conseiller à certains supporters maliens, des Maliens qui résident en Côte d’Ivoire, d’éviter la provocation, en n’applaudissant pas une défaite du pays hôte. Des confrères ivoiriens appellent les autorités des deux pays à travailler pour faire baisser la tension. « Depuis un certain temps, la tension est palpable entre les Ivoiriens et les Maliens. Si les autorités n’appellent pas au calme et ne travaillent pas à baisser la tension, cela peut dégénère un jour alors qu’il y a des millions de Maliens qui vivent en Côte d’Ivoire. Que Dieu nous en garde », dii un journaliste d’une radio privée de San-Pedro. LMD/MD (AMAP)
Sénégal-Côte d’Ivoire : Le duel fratricide
Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Envoyés spéciaux Korhogo, 29 janv (AMAP) Place au duel fratricide. Si huit équipes de l’Afrique de l’Ouest se sont hisser aux huitièmes de finale de la CAN, Côte d’Ivoire 2023 (Nigeria, Guinée, Cap-Vert, Mauritanie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali, Burkina Faso), quatre pays vont s’éliminer aujourd’hui en attendant la rencontre Mali-Burkina Faso, demain à Korhogo. Aujourd’hui, à 17h le Cap-Vert sera face à la Mauritanie, au stade Félix Houphouët-Boigny alors que le Sénégal en découdra avec la Côte d’Ivoire au stade Charles Konan-Banny à Yamoussoukro, à 20h. C’est cette rencontre de la deuxième heure qui retient l’attention des supporters ivoiriens. La Côte d’Ivoire miraculée affrontera l’une des meilleures équipes du tournoi, mais les supporters ivoiriens espèrent sur le choc de la qualification pour gagner le Sénégal. Le public ivoirien espère un réveil des joueurs face aux Sénégalais. Lors de la phase de poules, les Éléphants n’ont gagné qu’un match contre la Guinée-Bissau (2-0) avant de perdre successivement contre le Nigeria (1-0) et subir l’humiliation contre la Guinée équatoriale (4-0). Les Ivoiriens n’ont obtenu leur qualification qu’à la dernière minute grâce à la victoire du Maroc sur la Zambie (1-0). Après la défaite contre la Guinée équatoriale, le sélectionneur français Jean-Louis Gasset a été démis de ses fonctions et remplacé par Emerse Faé, son adjoint. La Fédération ivoirienne de football (FIF) a souhaité un coup de main du technicien français, Hervé Renard, engagé avec l’équipe féminine de France et vainqueur de la CAN 2012 avec la Zambie et 2015 avec la Côte d’Ivoire, présent en Côte d’Ivoire pour la CAN, mais la Fédération française de football (FFF) a rejeté la demande. Le Sénégal est le seul pays à gagner ses trois matches de poules contre la Gambie (3-0), le Cameroun (3-1) et la Guinée (2-0). Deuxième meilleure attaque de la phase de poules avec 8 buts, derrière la Guinée équatoriale (9 buts), le Sénégal possède également l’une des défenses la plus imperméable de la première partie de la compétition avec seulement 1 but encaissé. Malgré la situation défavorable, les supporters ivoiriens y croient. «Ne pleurez pas. Nous allons vous venger lundi. Nous allons battre le Sénégal», lance une volontaire aux supporters camerounais, samedi, après la défaite des Lions indomptables devant les Super Eagles du Nigeria (2-0). «Les matches de la phase de poules ne comptent plus. Les compteurs sont remis à zéro et il n’y a plus de calcul à faire. C’est-à-dire que tout est possible dans cette phase de la compétition», déclare de son côté Alpha Bamba. La Côte d’Ivoire est arrivée à Yamoussoukro samedi. Depuis le corridor de la ville, en provenance d’Abidjan, jusqu’à leur hôtel, les Éléphants ont eu droit à un accueil populaire avec des coups de klaxon de centaines de moto auxquels se mêlent des cris de joie de milliers de personnes amassées le long de la route. LMD/MD (AMAP)
CAN 2023 : Angola-Nigeria, la premiere affiche des quarts de finale
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan 28 janv (AMAP) Le Nigeria s’est qualifié pour les quarts de finale de la CAN, Côte d’Ivoire 2023, samedi, en battant le Cameroun (2-0) au stade Félix Houphouët-Boigny à Abidjan, grâce à un doublé de l’ailier Ademola Lookman (36è min, 90è min). Il y a 40 ans (le 18 mars 1984), ce stade au nom du premier président ivoirien, situé dans la Commune du Plateau, a abrité la finale de la 14è édition de la compétition, qui a vu la victoire du Cameroun sur le Nigeria (3-1), permettant aux Lions indomptables de remporter la compétition pour la première fois de leur histoire. Même si en 2019, le Nigeria a éliminé le Cameroun (3-2) en huitième de finale en Égypte, la victoire de samedi soir se rapporte plus à l’histoire de la CAN que la Côte d’Ivoire a organisée en 1984. C’est donc une petite revanche sur l’histoire pour les Super Eagles. Même si le Cameroun n’est plus au mieux de sa force, il reste l’une des grandes nations des football africain, quintuple champion d’Afrique et le choc avec les Nigeria était attendu par tout le continent. Les deux équipes ont terminé à la deuxième place leurs poules. Le Nigeria a récolté 7 points dans le groupe A avec un bilan de deux victoires contre la Côte d’Ivoire (1-0) et la Guinée-Bissau (1-0), un nul contre la Guinée équatoriale (1-1), trois buts marqués, un encaissé alors que le Cameroun a obtenu 4 unités, avec un bilan d’une victoire contre la Gambie (3-2, 3è journée des matches de poule), d’un nul contre la Guinée (1-1, 1re journée) et d’une défaite contre le Sénégal (3-1, 2è journée), marquant cinq buts contre six encaissés. Le public ivoirien, les supporters des deux équipes se sont fortement mobilisés pour être témoin de ce duel entre deux grands du football africain. Ils étaient 22.085 selon les données de la Confédération africaine de football (CAF) pour un stade de 27.000 places. Pour accéder au stade Félix Houphouët-Boigny, les supporters doivent marcher en rang au moins un kilomètre, encadrés par les forces de l’ordre. Dans cette marche vers le stade un supporter ivoirien, habillé en maillot des Éléphants et coiffé d’un chapeau aux couleurs de la Côte d’Ivoire, taquine une Camerounaise : «Les Lions seront des chats aujourd’hui». La Camerounaise réplique : «Nous sommes le continent, nous allons gagner». Le Nigeria a joué le match en 4-3-3 avec le trio offensif Moses Simon-Victor Osimhen-Ademola Lookman. De son côté, le Cameroun a évolué en 4-4-2 avec un duo Karl Toko Ekambi-Frank Magri à la tête de son attaque. Dans un stade acquis pour sa cause, le Nigéria a dominé le Cameroun qui manque de justesse technique dans la moitié de terrain adverse et qui ne s’est créé aucune occasion de but. Le pressing intensif de Victor Osimhen a fait commettre quelques erreurs aux défenseurs camerounais. L’attaquant de Naples, a sur ce match, a démontré, une fois de plus, qu’il méritait son Ballon d’or africain en malmenant la défense camerounaise. Il faut dire que les occasions franches dans ce match tactique entre les deux formations. Le Cameroun a effectué 6 tirs, mais aucune de ces tentatives n’a été cadrée, les Lions indomptables ont obtenu la possession de balle (58%) sans être menaçants, ont effectué 381 passes avec 78% de précision des passes, commis 19 fautes avec en prime 2 cartons jaunes et obtenu 1 corner, zéro hors-jeu. Par contre, le Nigeria a pu cadrer 4 de ses 8 tirs et marqué 2 buts avec 280 passes et 71% de précision de passes. Les Nigérians ont commis 21 fautes, récolté 2 cartons jaunes, obtenu 3 corner et ont été sifflet hors-jeu à 3 reprises. Les Camerounais ont beaucoup plus fait la conservation du ballon, surtout avec le capitaine André Frank Zambo Anguissa qui a demandé à plusieurs reprises à ses coéquipiers de calmer le jeu. Très entreprenant avec un remuant Victor Osimhen à la pointe, le Nigeria a cru ouvrir le score dès la 9è minute par l’intermédiaire du défenseur central Semi Ajayi, monté aux avant-postes, mais le but est annulé par l’assistance vidéo à l’arbitrage pour une position de hors-jeu du joueur. Le but de l’ailier Ademola Lookman ne souffrira d’aucune contestation après la demi-heure de jeu. L’attaquant Victor Osimhen a chipé le ballon dans les pieds du défenseur central camerounais Oumar Gonzalez pour servir son complice dans la surface de réparation et ce dernier marque du pied droit (36 min). Un but semblable à celui encaissé par le Cameroun lors de la finale de la CAN 2008 au Ghana quand l’attaquant égyptien a chiper le ballon Malgré l’entrée de Vincent Aboubakar, qui a raté les débuts de la CAN pour cause d’une blessure, en deuxième période, le Cameroun ne parviendra pas remettre les pendules à l’heure et le Nigeria réalise le break à la 90è minute grâce à Ademola Lookman. Grâce à ce doublé, il est élu homme du match. «Chacun a fait des efforts pour qu’on gagne ce match. On va continuer à travailler, à faire des efforts pour aller loin dans la compétition. Il s’agit d’écrire l’histoire et en tant qu’équipe, nous allons faire notre mieux, à travailler, à se soutenir, à faire les efforts. Il faut s’assurer de gagner le prochain match. On ne prend rien comme acquis, nous faisons tous ensemble», a déclaré le l’ailier nigérian. Après avoir exprimé sa satisfaction, le sélectionneur nigérian a déclaré que son équipe a réalisé un bon match contre une bonne équipe du Cameroun. «On a mérité notre victoire. On a essayé de défendre quand on n’a pas le ballon, attaquer ensemble quand on a le ballon. Je dis à mes joueurs que le Cameroun est une grande équipe, mais il faut qu’il faut gagner ce match, qu’ils se battent avec le cœur, c’est ce qu’ils ont fait», a analysé José vitor Dos Santos Peseiro. Le technicien portugais se projette déjà sur le quart de finale contre l’Angola, le 2 février au stade
Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Envoyés spéciaux Korhogo, 26 janv (AMAP) La phase de poule de la CAN, Côte d’Ivoire 2023 a pris fin mercredi dernier. Cette la phase de poule a été très compliquée pour les équipes. Excepté le Sénégal et le Maroc, dont le sélectionneur Walid Regragui a été suspendu 4 matches (2 avec sursis) par la Confédération africaine de football (CAF) pour son altercation avec le défenseur congolais Chancel Mbemba après le match contre le Congo, aucune tête de série lors du tirage au sort, n’a terminé première de sa poule. Le Sénégal, le champion d’Afrique en titre, est le seul à remporter ses trois matches de poule devant la Gambie (3-0), le Cameroun (3-1) et la Guinée (2-0). Lors de cette phase de poule, 89 buts ont été marqués en 36 matches, soit une moyenne de 2,4 buts par match alors qu’à la dernière CAN au Cameroun 68 buts ont été inscrits lors de la phase de poules soit 1,8 but par match. Non contente d’être premier du groupe A avec 7 points devant le Nigeria (7 points) et la Côte d’Ivoire (3 points), la Guinée équatoriale possède la meilleure attaque avec 9 buts devant le Sénégal (8 buts) et le Cap-Vert. La meilleure défense est tenue par le Mali, le Nigeria, le Maroc, le Sénégal qui n’ont concédé qu’un seul but en trois matches. Les mauvaises défenses sont celles de Gambie, de Mozambique et de Guinée-Bissau qui ont encaissés chacun 7 buts. TROIS DERBYS OUEST-AFRICAINS-Le premier huitième de finale opposera l’Angola, premier du groupe D avec 7 points, et la Namibie, qui a terminé troisième du groupe E avec 4 points, le 27 janvier (17h), au stade de la Paix à Bouaké. Le Nigeria, deuxième du groupe A avec 7 points, retrouvera le Cameroun, 2è du groupe C (4 points), au stade Félix Houphouët-Boigny, le 27 janvier (20h), pour la plus belle affiche des 8e de finale. Super Eagles et Lions Indomptables se sont affrontés trois fois en finale de CAN, et le Cameroun l’a toujours emporté (1984, 1988 et 2000). La Guinée équatoriale qui confirme son excellente CAN au Cameroun en remportant le groupe A avec 7 points jouera contre la Guinée, 3è du groupe C avec 4 points, au stade Alassane Ouattara, le 28 janvier (17h). L’Égypte, 2è du groupe B avec 3 points, défiera la RD Congo, 2è du groupe F avec 3 points, au stade Laurent Pokou. S’en suivront trois derbys ouest-africains. Le Cap-Vert, premier du groupe B avec 7 points, jouera contre la Mauritanie, 3è du groupe D avec 3 points, le 29 janvier, au stade Felix Houphouët-Boigny (17h) alors qu’en deuxième heure, le Sénégal sera face au tête la Côte d’Ivoire, 3è du groupe A, au stade Charles-Konan Banny à Yamoussoukro (20h). Le Mali, premier du groupe E avec 5 points, sera face à son voisin le Burkina Faso, 2è du groupe D, avec 4 points, au stade Amadou Gon Coulibaly, le 30 janvier, à 17h. Les ressortissants maliens et burkinabé sont très nombreux à Korhogo qui est proche de deux pays. C’est dure que l’arène va refuser du monde à l’occasion de cette huitième de finale. Le vainqueur affrontera celui du match Sénégal-Côte d’Ivoire en quart de finale. Le dernier huitième de finale mettra aux prises le Maroc, premier du groupe F avec 7 points et l’Afrique du Sud, 2è du groupe E, le 30 janvier, au stade Laurent Pokou de San-Pedro à 20h. Les quarts de finale sont prévu les 2 et 3 février alors que les demi-finales seront disputées le 7 février, le match pour la 3è place, le 10 février et la grande finale, le 11 février au stade Alassane Ouattara. LMD/MD (AMAP)
CAN 2023 : Les Aigles terminent leader de leur poule
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE San Pedro 24 janv (AMAP) Les Aigles du Mali ont assuré la première place du groupe E avec un match nul contre les Brave Warriors de Namibie (0-0), au compte de la 3è journée de la phase de poules de la CAN, Côte d’Ivoire, au stade Laurent Pokou de San-Pedro. Le match nul arrange les deux équipes qui accèdent toutes aux huitièmes de finale. Au Coup de sifflet final de la rencontre, les protagonistes et leurs supporters n’ont pas tout de suite fêté parce qu’il fallait attendre la fin de l’autre match de la poule, disputé au stade Amadou Gon Coulibaly, entre l’Afrique du Sud et la Tunisie. Une victoire des Bafana Bafana relèguerait le Mali à la deuxième place du groupe alors qu’une victoire de la Tunisie éliminerait la Namibie. Il n’y aura pas de but au stade Amadou Gon Coulibaly. L’Afrique du Sud et la Tunisie se sont neutralisées (0-0). Le Mali termine ainsi à la tête du groupe E avec 5 points devant l’Afrique du Sud (4 points) et la Namibie (4 points). La Tunisie, la favorite de la poule au coup d’envoi de la compétition, est éliminée avec deux petites unités. Les Aigles ont effectué le tour du terrain pour remercier les supporters qui ont bien célébré la première place de leurs couleurs. Les Aigles réalisent l’essentiel en se hissant au deuxième tour comme lors deux précédentes éditions (2019 et 2021) avec en prime la première place du groupe. Le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires ont débuté la phase de groupes avec une victoire devant l’Afrique (2-0) avant de faire match nul contre la Tunisie (1-1) et un nouveau match nul contre la Namibie (0-0). Cette rencontre de la derrière journée de la phase initiale n’a pas été aussi facile. Le sélectionneur national a proposé sur le papier un 4-1-3-2 avec Aliou Dieng comme sentinelle et Yves Bissouma, comme meneur de jeu. Mais le joueur de Tottenham est très souvent resté à la récupération sur la même ligne que le joueur d’Al Ahly. Les Aigles ont souffert face à la détermination des Namibiens qui avaient besoin d’un match nul pour se qualifier pour la première fois en huitièmes de finale. Ils ont été toujours éliminés au premier tour lors de leurs précédentes participations (1998, 2008, 2019). Tout comme la Mauritanie, la Namibie se qualifie pour la première fois en huitième de finale. Le Mali a bien terminé la partie avec quelques occasions nettes en deuxième période, mais la tentative de l’attaquant Ibrahim Sissoko, à l’entrée de la surface namibienne s’envole dans le ciel de San-Pédro (65è min). Avant le dernier quart d’heure, Nene Dorgelès a centré dans la surface, mais Ibrahim Sissoko n’a pu reprendre le cuir (71è min) alors que le coup franc de l’arrière gauche, Amadou Danté, est repoussé en corner par le gardien Namibien (85è min). Leader du groupe E, le Mali affrontera le Burkina Faso, deuxième du groupe D, le 30 janvier, au stade Amadou Gon Coulibaly à Korhogo. Ce sera un retour à la base pour les Aigles. LMD/MD (AMAP) Namibie-Mali : 0-0 Arbitrage du Rwandais Samuel Uwikunda assisté des Ivoiriens Adou Désiré N’Goh et Nouho Ouattara Namibie : Loydt Kazapua, Hanamub Welwin Riaan Hanamub, Lubeni Pombili Haukongo (Vetunuavi Hambira, 90è min), Kennedy Amutenya, Ivan Kamberipa, Ngero Kaanjuka Katua, Aprocius Megameno Petrus, Muzeu Betuel Muzeu (Absalom Manjana Imbondi, 74è min), Prins Menelik Tjiueza (Marine Marcel Papama, 79è min), Deon Daniel Hotto, Peter Taanyanda Shalulile (cap) (Denzil Haoseb, 90è min). Sélectionneur : Collin Josephat Benjamin. Mali : Djigui Diarra, Hamari Traoré (cap), Boubacar Kiki Kouyaté, Sikou Niakaté, Moussa Diarra (Amadou Danté, 67è min), Aliou Dieng (Mohamed Camara, 67è min), Fousseni Diabaté (Adama Traoré, 81è min), Yves Bissouma, Nene Dorgelès, Lassine Sinayoko (Ibrahim Sissoko, 52è min), Youssoufou Niakaté (Kamory Doumbia, 52è min). Sélectionneur : Eric Sékou Chelle. Pour ses 12 participations à une phase finale, le Mali a disputé 54 matches pour 19 victoires, 19 matches nuls et 16 défaites. Les Aigles ont marqué 65 buts et encaissé 65. 2. Plus grand nombre de buts marqués par un joueur : Seydou Keita : 31 matches 8 buts : 1(2002) – 3(2010) – 1(2012) – 3 (2013). Frédéric Oumar Kanouté : 11 matches 7 buts : 4(2004) – 1(2008) – 2(2010). Cheick Fantamady Keïta : 5 matches 5 buts (1972). Cheick Tidiane Diabaté: 3 buts (2012). Ibrahima Koné : 3 buts (2021) Bakoroba Touré: 2 buts (1972). Bassala Touré : 2 buts (2002). Mamadou Bagayoko : 2 buts : 1 (2002) – 1(2010). Mahamadou Diarra « Djila » : 2 buts (2004). Mahamadou Samassa : 2 buts (2013) Les 29 autres buts ont été marqués par 29 joueurs différents. Bakary Traoré, Adama Traoré, Moussa Diakité, Moussa Traoré (1972), Fermand Coulibaly, Modibo Sidibé, Soumaïla Traoré, Amadou Paté Diallo (1994), Dramane Coulibaly « Scifo » (2002), Dramane Traoré « Rivaldo », Soumaïla Coulibaly, Mohamed Sissoko « Momo », Janvier Abouta (2004), Moustaph Yatabaré (2010), Garan Dembélé, Bakaye Traoré (2012), Sigamary Diarra, Cheick Fantamady Diarra (2013), Sambou Yatabaré, Bakary Sacko, Modibo Maïga (2015), Yves Bissouma (2017), Abdoulaye Diaby, Moussa Maréga, Adama Traoré «Malouda », Adama Traoré «Noss », Diadié Samassékou, Amadou Haïdara (2019), Massadio Haïdara (2021). Le Quadruplé 5 septembre 1975, tournoi amical à Abidjan: Mali-Nigeria (4-1) Cheick Salah Sacko Triplé au cours d’un match Le 3 février 1963 en amical à Haute Volta, Haute Volta- Mali : 4-0 (Abdoulaye Diawara “Blocus” Le 28 avril 1973, Mali-Serra Leone : 4-2 (Cheick Diallo) Le 12 février 1985 en Coupe Cabral en Gambie, Mali-Mauritanie : 3-0, Seydou Diarra “Platini” Le 22 juillet 2017 élim CHAN, Maroc 2018 : Mali-Gambie : 4-0 Ibrahima Koné le 7 octobre 2021, élim Coupe du monde Qatar 2022 à Agadir : Mali-Kenya : 5-0 Ibrahima Koné
CAN 2023 : Namibie-Mali, la première place du Groupe en jeu
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habib KOUYATE Korhogo, 23 janv (AMAP) Les Aigles du Mali affrontent, mercredi, les Brave Warriors de Namibie, au stade Laurent Pokou de San-Pedro, pour le compte de la 3è journée de la phase de poules, de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Après avoir disputé ses deux premiers matches à Korhogo, dans le Nord de la Côte d’Ivoire, les Aigles sont arrivés lundi dans la ville portuaire, située à 368 km à l’Ouest d’Abidjan, la capitaine économique de Côte d’Ivoire. Les hommes d’Éric Sékou Chelle ont effectué leur première séance d’entraînement à San-Pedro, en début de soirée, au stade Auguste Denise Est et le technicien peut compter sur l’ensemble de son effectif. Leader du groupe avec 4 points après sa victoire contre l’Afrique du Sud (2-0) et son match nul face à la Tunisie (1-1), le Mali est officiellement qualifié pour les huitièmes de finale suite aux premiers résultats de la 3è journée de la phase de la poule. Le sélectionneur peut ainsi tourner son effectif pour ce troisième match, surtout que le Mali dispose de joueurs qui sont presque au même niveau. L’enjeu de la rencontre face à la Namibie reste la première place du groupe. Pour cela, le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires doivent s’imposer contre les Namibiens qui ont besoin d’une victoire pour se qualifier. Ce ne sera donc pas une rencontre de formalité entre les deux formations qui ne se sont jamais affrontées à ce niveau de la compétition, mais seuleemnt lors des éliminatoires des CAN 1996, 2000 et 2021. Dans leur histoire, le Mali et la Namibie ont disputé 6 rencontres avec un bilan de 4 victoires, 1 nul, 1 défaite, 8 buts marqués, 4 encaissés pour les Aigles. Les deux pays se sont affrontés pour la première fois le 15 octobre 1994. A domicile, les Namibiens se sont imposés 2-1 lors du match aller de la phase de poules des éliminatoires de la CAN, Afrique du Sud 1996 grâce aux réalisations de Silvester Goraseb (40è min) et Ruben van Wyk (57è min) alors que Seyba Lamine Traoré (85è min) a sauvé l’honneur pour les Aigles. Le match retour s’est joué à Bamako le 23 avril 1995 et a tourné à l’avantage du Mali (2-0). Modibo Sidibé (16è min) et Abdoul Karim Magassouba (66è min) ont inscrit les deux buts de la rencontre. Lors des éliminatoires de la CAN 2000, co-organisée par le Ghana et le Nigeria, le Mali et la Namibie étaient dans la même poule. A l’aller à Bamako, le 11 avril 1999, le Mali s’est imposé 2-1 grâce aux buts de Malal N’Diaye (53è min) et Yaya Dissa (81è min) alors que Gervatius Urikhob (54è min) avait égalisé pour la Namibie. Au match retour, le 8 mai 1999, les Aigles ont obtenu le nul 0-0 à Windhoek. Pour la qualification la CAN Cameroun 2021, El Bilal Touré a permis au Mali de gagner au stade du 26 Mars (1-0), le 13 novembre 2020) en transformant un penalty à la 33è minute. lors de la 3è journée de la phase de poules. Les Aigles ont remis cela au retour à Windhoek (2-1, le 17 novembre 2020) grâce aux buts de Sékou Koïta (12è min) et Moussa Doumbia (37è min) alors que l’attaquant Elmo Ukondja Kambindu a réduit le score pour la Namibie (39è min). Ce succès a permis au Mali se qualifier pour la phase finale après seulement quatre journées de débats. Troisième du groupe avec 3 unités, la Namibie a bien commencé la compétition en battant la Tunisie (1-0) avant de sombrer face à l’Afrique du Sud (4-0). Toutefois, les Namibiens restent dans la course pour la qualification en huitièmes. En effet, face aux Aigles, les Brave Warriors jouent leur avenir dans la compétition, mais ils ont leur destin entre leurs mains. Un match nul suffira à la Namibie pour prendre au moins l’une des places de meilleur troisième. L’ailier Daniel Deon Hotto Kevendji et ses partenaires peuvent même terminer à la tête du groupe s’ils gagnent contre le Mali et qu’au même moment l’Afrique du Sud ne s’impose pas devant la Tunisie, au stade Amadou Gon Coulibaly, à Korhogo. Si les Aigles cherchent juste la première place du groupe pour affirmer leur suprématie et poursuivre leur progression, la Namibie joue sa survie dans la compétition. Tout comme l’Afrique du Sud et la Tunisie. Contrairement aux autres qui peuvent se contenter d’un match nul, la Tunisie a obligatoirement besoin d’un succès contre l’Afrique du Sud pour accéder aux huitièmes de finale. Tout reste donc possible dans cette poule. Si les Aigles terminent premiers du groupe, ils retourneront à Korhogo où ils affronteront le deuxième du groupe D (Angola, Burkina Faso, Algérie et Mauritanie). S’ils terminent à la deuxième place, ils restent à San-Pedro pour jouer contre le premier du groupe F (Maroc, RD Congo, Zambie, Tanzanie). Rappelons que San-Pedro est la deuxième région économique de la Côte d’Ivoire derrière Abidjan grâce à son port et des zones industrielles. Avec 390.654 habitants en 2021, San-Pedro est la 5è ville la plus peuplée de la Côte d’Ivoire après Abidjan, Bouaké, Korhogo, Daloa, mais devant Yamoussoukro, la capitale politique. C’est aussi l’une des zones touristiques les plus prisées, avec des plages. LMD/MD (AMAP)
CAN 2023 : Eric Sekou Chelle, «Nous voulons gagner tous nos matches»
Propos recueillis par Ladji M. DIABY AMAP : Quelle analyse faites-vous du match nul contre la Tunisie ? Éric Sékou Chelle : On est un peu déçu du résultat, comme tout le monde. Je pense qu’on n’a pas bien entamé le match, même si on a marqué sur une belle action. Après on a commis de légères erreurs de placement qui amènent le but égalisateur de la Tunisie. Sur la physionomie du match, en termes d’intensité, on a récupéré énormément de ballons dans la moitié du terrain. On a été mieux dans la maîtrise, mais il nous a manqué cette petite agressivité offensive pour terminer nos occasions ou nos situations. Il y avait une belle équipe de la Tunisie en face. Je suis content de mes joueurs sur l’investissement et sur l’implication. On va continuer à bien préparer nos matches. On se penche sur le match contre la Namibie qui se profile dans quelques jours à San-Pedro. AMAP : Quel bilan faites-vous après les deux premières journées ? ÉSC : On a joué deux matches, on a marqué trois buts, encaissé un. Sur le premier match (contre l’Afrique du Sud 2-0, ndlr), on a été très bon dans l’intensité et dans la récupération. On a été moins bon dans la maitrise. Sur le match contre la Tunisie, on a gardé l’intensité et rajouté un peu de maîtrise. Pour le troisième match, il faut qu’on soit capable d’amener le ballon sur les attaquants, d’avoir un peu plus de profondeur, qui va nous apporter des occasions. Il y a une progression. Les joueurs sont un peu déçus, mais ça ira. On est concentré. Ça va bien se passer. AMAP : Vous avez tendance à privilégier le 4-4-2 losange pour débuter les matches et terminer avec le 3-2-3-1. Une explication ? ÉSC : Dans le losange, on a une maîtrise du ballon puisqu’on est en supériorité numérique au milieu de terrain. Et quand on trouve Kamory Doumbia entre les lignes, c’est très intéressant. Je termine le match dans un autre système aussi bien en fin de première période qu’en deuxième période parce que le 4-4-2 losange est un système énergivore. C’est compliqué de garder l’intensité pendant 90 minutes, au-delà de 50 à 60 minutes, il faut essayer de trouver d’autres solutions avec le jeu un peu plus sur les côtés. Je prends parti du losange, j’ai beaucoup de milieux de terrain et l’assume. Sur certains matches, je peux changer de système de jeu. AMAP : L’excès de confiance a-t-il pesé sur votre équipe ? ÉÉSC : Je ne pense que nous étions en excès de confiance. C’était un match intéressant, on n’a pas eu assez d’occasion, mais on a développé du jeu, chose qu’on avait du mal contre l’Afrique du Sud. C’était un match très intéressant de la part des deux équipes. Il y a de l’agressivité et de l’intensité. Il y avait du jeu de la part de la Tunisie et du Mali. On aurait peut-être pu terminer mieux ce match, on a eu des situations intéressantes notamment avec Lassine Sinayoko. Il faut savoir encaisser et se projeter sur le terrain match. Il y a eu un match intéressant avec deux équipes qui avaient envie de jouer. Le football est fait de victoires, de matchs nuls et de défaites. Aujourd’hui, c’est un match nul. J’en tire les enseignements. Le but du jeu, c’est de progresser à chaque match pour arriver fin prêt au moment M. On va bien se préparer pour affronter la Namibie et prendre les trois points. On a envie de gagner tous nos matches. AMAP : N’avez-vous pas effectué les remplacements, notamment l’entrée de Youssouf Niakaté en retard ? ÉSC : Lassine Sinayoko et Sékou Koïta ont fait un match intéressant contre l’Afrique du Sud. Sékou a amené un but, Lassine a marqué. C’est vrai que Youssouf Niakaté a eu une entrée intéressante. J’ai jugé opportun que c’est le moment mais pas avant parce qu’on avait envie de rester en losange. Je suis responsable des remplacements et je l’assume. LMD/MD (AMAP)
CAN 2023 : Les Aigles du Mali se contentent du nul 1-1 contre la Tunisie
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Korhogo, 21 janv (AMAP) Il n’y a pas eu de vainqueur dans le duel des «Aigles» comme lors de la deuxième journée de la CAN, Égypte 2019 (1-1). Les Aigles du Mali et les Aigles de Carthage ont fait un nouveau match nul 1-1, samedi dernier, au stade Amadou Gon Coulibaly, au compte de la 2è journée du groupe E de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Après avoir battu l’Afrique du Sud (2-0) lors de la première journée, le Mali n’enchaîne pas et les hommes du sélectionneur Eric Sékou Chelle ratent l’occasion de signer une deuxième victoire d’affilée et de valider leur qualification pour le huitième de finale. Avec 4 points au compteur, le Mali sera probablement qualifié pour le deuxième tour, puisque les quatre meilleures troisièmes s’ajoutent aux deux premiers de chaque poule pour disputer les huitièmes. Cependant, il faut le confirmer lors de la dernière et troisième journée, contre la Namibie, mercredi, au stade Laurent Pokou à San-Pedro. Le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires tenteront de battre les Namibiens pour terminer à la tête du groupe E. Si les Aigles sont leaders de leur poule, ils affronteront le deuxième du groupe D (Angola, Burkina Faso, Algérie, Mauritanie) en huitième, le 30 janvier, au stade Amadou Gon Coulibaly. Mais s’ils terminent à la deuxième place, ils seront face au leader du groupe F (Maroc, RD Congo, Zambie et Tanzanie). Dans le choc des «Aigles», les Aigles du Mali visaient la tête du groupe E alors que les Aigles de Carthage, 3è du groupe suite à leur défaite face à la Namibie (0-1), cherchaient à se relancer dans la compétition. Le sélectionneur des Aigles, Eric Sékou Chelle a effectué deux changements par rapport à la rencontre contre l’Afrique du Sud. Le milieu de terrain Diadié Samassékou a repris sa place de sentinelle dans le 4-4-2 losange alors qu’Yves Bissouma est resté sur le banc et Lassana Coulibaly a été intronisé comme milieu relayeur droit à la place d’Aliou Dieng. Le technicien tunisien Jalel Kadri effectue trois changements. Le défenseur Ali Maaloul, le milieu de terrain Mohamed Ben Romdhane et l’attaquant Taha Yassine Khenissi, touché aux ligaments croisés sont remplacés par Ali El Abdi, Aïssa Bilal Laïdouni et Hamza Rafia. Dos au mur après la défaite inaugurale, les Tunisiens débutent à l’offensive, car qu’ils avaient besoin de se relancer dans la compétition après une défaite surprise contre le petit poucet de la poule, la Namibie. Mais ce sont les Aigles du Mali qui ouvrent le score à la 10è minute grâce à Lassine Sinayoko, à la conclusion d’une belle action collective, dont la frappe croisée du gauche fait mouche avec l’aide du poteau opposé. Mais 10 minutes plus tard, les Tunisiens relancent le match grâce à un but de Hamza Rafia à la conclusion d’un mouvement collectif (20è min, 1-1). Le matche est intense et les deux équipes se sont répondu du tac au tac, Cela partait dans tous les sens. Les Aigles ont clairement pris l’ascendant sur le match, surtout avec l’entrée des joueurs de couloirs, Nene Dorgelès et Fousseni Diabaté. La sélection nationale aurait pu gagner le match, si Lassine Sinayoko n’avait pêché dans la finition. Bien servi sur un centre précis venu de la droite, il est gêné par un défenseur tunisien et ne peut cadrer sa reprise en déséquilibre (79è min). Sur l’ensemble du match, le Mali mérite la victoire. Concernant le chiffre, c’est 61% de possession, 474 passes effectuées dont 84% de précision de passes, 12 tirs dont 1 cadré pour les Aigles contre 39% de possession, 291 passes dont 73% de précision et 5 tirs dont 1 cadré pour la Tunisie. «On a fait un très bon match, nous avons manqué d’efficacité pour gagner ce match. On va essayer de gagner le prochain match. On joue tous les matches à fond et essaie de les gagner», a déclaré Kamory Doumbia après la rencontre. «On n’a pas fait de calcul, on voulait gagner cette rencontre, mais dans un match, il y a le temps fort et le temps faible», a ajouté celui qui a été élu Homme du match. «Je suis fier, j’ai obtenu ce trophée grâce à toute l’équipe, mais le trophée individuel ne compte pas, l’équipe est la plus importante et on va tout mettre en œuvre pour gagner lors de la prochaine journée», a-t-il conclu. e capitaine Hamari Traoré a indiqué que c’est un match nul très frustrant. «Vu la physionomie du match, on a été supérieur, on a dominé cette équipe tunisienne, on a très bien joué, on méritait de marquer ce deuxième but, mais c’est le football, on va se contenter de ça et continuer à travailler pour avancer», a analysé l’arrière droit des Aigles. Quid du bilan des deux premières journées ? «On a gagné contre l’Afrique, même si on n’a pas été bon en première période. Aujourd’hui (samedi, ndlr) on a fait un match globalement maitrisé, on a dominé dans le jeu, dans les petits espaces, en profondeur, on a été très bon, mais on n’a pas su concrétiser nos occasions. On va continuer à travailler et essayer d’être beaucoup plus tueur devant et essayer de ne pas prendre de but. Je suis fier de ce que l’équipe a démontré lors des deux premières journées», a-t-il déclaré. Evoquant le match de la troisième journée il a ajouté : «On va bien préparer le match contre la Namibie. Nous sommes confiants, on va continuer à travailler » « L’objectif est d’obtenir une victoire à San-Pedro pour terminer premier du groupe et revenir à Korhogo. On veut rendre heureux le peuple, le rendre fier. Le football est toujours incertain, mais on va tout faire pour gagner ce match», a-t-il conclu. Comme lors de la première journée, la rencontre s’est disputée dans un stade Amadou Gon Coulibaly, plein de supporters maliens. Outre les Maliens de Korhogo, d’Abidjan, de Bouaké et d’autres villes de la Côte d’Ivoire, la troupe de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles
CAN 2023 : Mali-Tunisie, le ticket des huitièmes en jeu
Ladji M. DIABY Habib KOUYATE Korhogo, 18 janv (AMAP) Le Mali et la Tunisie sont inséparables depuis 2019. Les Aigles du Mali et les Aigles de Carthage s’affrontent, ce samedi, au stade Amadou Gon Coulibaly de Korhogo au compte de la 2è journée du groupe E de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Maliens et Tunisiens se croisent une nouvelle fois pour des chaudes retrouvailles après la victoire des Aigles (1-0) lors de la précédente édition au Cameroun et le match nul (1-1) lors de l’édition 2019 en Égypte. Ce match intervient surtout après que les Tunisiens ont empêché en mars 2022 les Aigles de se qualifier pour la Coupe du monde, Qatar 2022 après une victoire 1-0 aux barrages aller à Bamako et un match nul 0-0 au retour en Tunisie. Les deux équipes ayant joué un match amical, le 15 juin 2021 (victoire de la Tunisie 1-0 à domicile), la rencontre de samedi sera la 6è entre les deux sélections en 5 ans. Ce sera également le 4è choc des «Aigles» en phase finale de la CAN après Tunisie 1994 (victoire du Mali 2-0), Égypte 2019 (1-1), Cameroun 2021 (1-0 pour le Mali). Dans leur histoire, le Mali et la Tunisie se sont affrontés 14 fois avec 5 victoires pour le Mali, 2 matches nuls et 7 défaites. Le Mali cherche sa qualification pour les huitièmes de finale dès cette 2è journée après leur victoire de la journée inaugurale contre l’Afrique du Sud (2-0). Les Aigles vont donc valider leur ticket pour le tour suivant en cas de victoire. Ils peuvent se contenter d’un match nul pour prétendre au moins l’une place parmi les quatre meilleurs troisièmes. Les Aigles ont donc l’occasion de prolonger la fête de l’Armée avec un victoire. Le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires doivent élever le niveau de jeu et éviter les erreurs commises contre l’Afrique du Sud. La Tunisie joue gros dans cette rencontre. Les Tunisiens, habitués de la compétition qui après leur seul et unique sacre à domicile en 2004 ont à cœur de retrouver la couronne sur le sol ivoirien, mais il faut d’abord sortir de la poule. Les Aigles de Carthage se sont compliqués la tâche avec une défaite surprise d’entrée contre le petit poucet du groupe, la Namibie (1-0). Les Tunisiens n’ont donc plus droit à l’erreur. Si la Tunisie a déjoué contre la Namibie, elle a les moyens de relever la tête. Les Tunisiens sont techniques et jouent plus tactique et les Maliens doivent donc se méfier. «On n’est pas favori. La Tunisie est une grande nation de football. Elle a joué plusieurs Coupe du monde, ça va être un match difficile», a déclaré le capitaine des Aigles, Hamari Traoré, après la victoire contre l’Afrique du Sud. «On va continuer à travailler, on est conscients de nos forces et nos faiblesses, on va les travailler pour ne pas reproduire les erreurs commises contre l’Afrique du Sud», a-t-il ajouté. «On prend après match. On là pour réaliser quelque chose, rendre fier notre peuple. Ce match est important et déterminant pour la qualification. On va travailler et rester positif. Inch Allah, on va remporter ce match. Ce ne sera pas une rencontre facile. La Tunisie est une grande équipe», a prévenu le capitaine des Aigles. Le défenseur central Boubacar Kiki Kouyaté abonde dans le même sens. «Ce match est très important pour la qualification. Nous ne devons pas le minimiser. On a oublié la victoire contre l’Afrique du Sud. On travaille pour gagner et se qualifier pour les huitièmes de finale », a-t-il martelé. Le milieu de terrain Aliou Dieng est également prudent : « C’est le football, aucune équipe n’est favorite. On vient jouer humblement pour remporter les trois points ». Les Tunisiens comptent sonner la révolte dans cette rencontre. L’attaquant Jouini Haithem est conscient de l’enjeu de la partie et estime que son équipe dispose des moyens de réagir après l’échec de la première journée. «On doit se concentrer sur les prochains matches. On a toutes nos chances. Inch Allah, on va faire une belle réaction », a-t-il déclaré. «On a raté le premier match. On va rester concentrés contre le Mali et être agressifs. Inch Allah, on va essayer de gagner les trois points », a indiqué, de son côté, le défenseur Yassine Meriah. Ce match sera donc déterminant pour les deux équipes qui cherchent des objectifs différents. Le Mali tentera de se qualifier alors que la Tunisie essayera de se relancer dans la course à la qualification.’ Le deuxième match du groupe (Afrique du Sud-Namibie), se disputera, dimanche, également au stade Amadou Gon Coulibaly. Lors du premier match de ce groupe, les «Brave Warriors» de la Namibie ont signé une belle victoire face à la Tunisie (1-0) et auront à cœur de confirmer cette prestation pour se qualifier pour le deuxième tour, pour la première fois de leur histoire à la CAN. A l’instar de la Tunisie, l’Afrique du Sud va chercher à se relancer et éviter une élimination précoce dans la compétition. LMD/MD (AMAP) Samedi 20 janvier au stade Amadou Gon Coulibaly 20h : Mali-Tunisie Dimanche 21 janvier au stade Amadou Gon Coulibaly 20h : Afrique du Sud-Namibie
CAN 2023 : Belle entrée en lice du Mali
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habib KOUYATE Korhogo, 17 janv (AMAP) Les Aigles ont dominé hier les Bafana Bafana d’Afrique du Sud (2-0) au stade Amadou Gon Coulibaly de Korhogo au compte de la première journée du groupe E. Si les Aigles ont fait peur en première mi-temps, ils sont pu marquer deux buts dans la deuxième partie du jeu grâce au capitaine Hamari Traoré (60è min) et l’avant-centre Lassine Sinayoko (66è min). Les hommes du technicien Eric Sékou Chelle ne pouvaient espérer meilleure entame quand on sait que certains favoris, à l’image du Ghana, de l’Égypte et d’Algérie, ont été tenus en échec par les petits poucets de leurs poules. Les Ailes peuvent donc respirer. L’Afrique du Sud est un sérieux concurrent à la qualification pour les huitièmes de finale. Grâce à ce succès, le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires prennent la tête du groupe avec 3 points devant la Namibie qui s’est imposée devant la Tunisie (1-0) en première heure. Les Aigles effectuent un grand pas dans la course pour le deuxième tour. Ils peuvent valider leur ticket du huitième de finale lors de la prochaine journée avec une victoire contre la Tunisie (20 janvier) ou, avec un match nul, prétendre au moins à une place de meilleur troisième. Le sélectionneur national Eric Sékou Chelle est resté fidèle à son système tactique 4-4-2 losange et les joueurs ont permuté plusieurs fois dans la partie. L’équipe sud-africaine évoluait en 4-4-2 classique. La rencontre fut tactique, technique et surtout équilibrée entre les deux formations au début de la partie. Le premier tournant du match s’est déroulé à la 19è minute. Après un choc entre le défenseur Sikou Niakaté et l’attaquant sud-africain Evidence Makgopa, l’arbitre égyptien Mohamed Adel Elsaïd Hussien montre le point du corner. Au moment où les Sud-africains s’apprêtent à joueur le corner, les arbitres de la VAR appellent Mohamed Adel Elsaïd Hussien et les supporters sud-africains réclament le penalty qui sera finalement accordé à l’Afrique du Sud. L’ailier Percy Muzi Tau exécute la sentence et tire dans les nuages du stade Amadou Gon Coulibaly. Les supporters maliens se lèvent comme un seul homme pour saluer cette ratée. La troupe tant attendue de l’Union nationale des associations des supporters du Mali (UNASAM) fait son entrée au stade à la 26è minute et fait le show dans l’enceinte de Korhogo, aidée par les Maliens de Korhogo qui sont massivement sortis pour soutenir les Aigles. Si les Aigles ont essayé de créer la différence dès le début de la partie et la tentative du milieu de terrain Amadou Haïdara, captée par le gardien Ronwen Hayden Williams (9è min), c’est bien les Bafana Bafana qui se sont montrés plus dangereux avec les tentatives de Percy Muzi Tau aux 13è, 31è et 41è minutes et de Teboho Mokoena (39è min) qui sont toutes repoussées par le gardien Djigui Diarra, plusieurs fois décisif sur sa ligne. La dernière alerte de la première période a été à l’actif des Aigles. Malgré deux défenseurs, Lassine Sinayoko passe et se présente dans la surface, avant de frapper du bout du pied droit, mais le gardien Ronwen Williams gagne son face à face (45è min +1). A l’image de la première, la deuxième période commence bien pour le Mali. Les supporters font le show dans les gradins, les joueurs tentent de débloquer le tableau d’affichage. Bien servi par Sékou Koïta, Amadou Haïdara, libre de tout marquage, frappe complètement à côté sans contrôle du pied gauche (49è min). Ce ne sera que partie remise pour les Aigles. Le Mali passe devant. Près de la surface, Sékou Koïta tire le coup franc avec son pied gauche, mais le gardien Ronwen Williams se détend et repousse sur sa ligne. Le capitaine Hamari Traoré qui a suivi l’action a poussé le ballon au fond des filets du pied gauche (60è min). C’est son troisième but avec les Aigles en 52 sélections. Le Mali fait le plus difficile et parvient à réaliser le break grâce à Lassine Sinayoko qui a marqué d’un extérieur du pied droit, après une récupération de Hamari Traoré et une relance en profondeur Kamory Doumia (66è min). L’attaquant des Aigles compte désormais 4 buts en 12 sélections. Les Aigles dominent le reste de la partie et s’imposent 2-0. Le milieu de terrain des Aigles, Amadou Haïdara a été désigné Homme du match. En première heure, la Tunisie, l’autre favori du groupe, a complément déjoué. Quart de finalistes de la dernière édition, les Aigles de Carthage se sont inclinés d’entrée face à une surprenante Namibie (0-1) qui signe la première victoire de son histoire lors d’une Coupe d’Afrique des nations. L’ailier Deon Hotto Kavendji a marqué l’unique but de la partie et permet à son pays de signer une victoire historique à la 4è participation à la CAN après 1998, 2008 et 2019. Lors de la prochaine journée, les Aigles affronteront la Tunisie pour une qualification directe pour les huitièmes de finale, le samedi 20 janvier au stade Amadou Gon Coulibaly en deuxième heure alors que l’Afrique du Sud sera face à la Namibie à 17h. LMD/MD (AMAP) Mardi 16 janvier au stade Amadou Gon Coulibaly de Korhogo Mali-Afrique du Sud : 2-0 Buts de Hamari Traoré (60è min), Lassine Sinayoko (66è min) Arbitrage de l’Égyptien Mohamed Adel Elsaïd Hussien assisté de ses compatriotes Mahmoud Abouelregal et de Ahmed Taha Ibrahim. Mali : Djigui Diarra, Hamari Traoré (cap), Boubacar Kiki Kouyaté, Sikou Niakaté, Falaye Sacko, Amadou Haïdara (Boubacar Traoré, 86è min), Aliou Dieng (Fousseni Diabaté, 78è min), Kamory Doumbia, Yves Bissouma (Lassana Coulibaly, 58è min) Sékou Koïta (Nene Dorgelès, 86è min), Lassine Sinayoko (Ibrahim Sissoko 86è min). Sélectionneur : Eric Sékou Chelle Afrique du Sud : Ronwen Hayden Williams (cap), Khuliso Johnson Mudau, Siyanda Xulu, Mothobi Mvala, Aubrey Maphosa Modiba, Sphephelo Sithole, Teboho Mokoena, Percy Muzi Tau, Thapelo Maseko (Thapelo James Morena, 88è min), Themba Zwane (Mihlali Mayambela, 74è min), Evidence Makgopa (Lerato Zakhele Lepasa, 74è min). Sélectionneur : Hugo Henri Bross.

