CAN 2023 : Eric Sekou Chelle, «Nous voulons gagner tous nos matches»

Propos recueillis par Ladji M. DIABY  AMAP : Quelle analyse faites-vous du match nul contre la Tunisie ? Éric Sékou Chelle : On est un peu déçu du résultat, comme tout le monde. Je pense qu’on n’a pas bien entamé le match, même si on a marqué sur une belle action. Après on a commis de légères erreurs de placement qui amènent le but égalisateur de la Tunisie. Sur la physionomie du match, en termes d’intensité, on a récupéré énormément de ballons dans la moitié du terrain. On a été mieux dans la maîtrise, mais il nous a manqué cette petite agressivité offensive pour terminer nos occasions ou nos situations. Il y avait une belle équipe de la Tunisie en face. Je suis content de mes joueurs sur l’investissement et sur l’implication. On va continuer à bien préparer nos matches. On se penche sur le match contre la Namibie qui se profile dans quelques jours à San-Pedro. AMAP : Quel bilan faites-vous après les deux premières journées ? ÉSC : On a joué deux matches, on a marqué trois buts, encaissé un. Sur le premier match (contre l’Afrique du Sud 2-0, ndlr), on a été très bon dans l’intensité et dans la récupération. On a été moins bon dans la maitrise. Sur le match contre la Tunisie, on a gardé l’intensité et rajouté un peu de maîtrise. Pour le troisième match, il faut qu’on soit capable d’amener le ballon sur les attaquants, d’avoir un peu plus de profondeur, qui va nous apporter des occasions. Il y a une progression. Les joueurs sont un peu déçus, mais ça ira. On est concentré. Ça va bien se passer. AMAP : Vous avez tendance à privilégier le 4-4-2 losange pour débuter les matches et terminer avec le 3-2-3-1. Une explication ? ÉSC : Dans le losange, on a une maîtrise du ballon puisqu’on est en supériorité numérique au milieu de terrain. Et quand on trouve Kamory Doumbia entre les lignes, c’est très intéressant. Je termine le match dans un autre système aussi bien en fin de première période qu’en deuxième période parce que le 4-4-2 losange est un système énergivore. C’est compliqué de garder l’intensité pendant 90 minutes, au-delà de 50 à 60 minutes, il faut essayer de trouver d’autres solutions avec le jeu un peu plus sur les côtés. Je prends parti du losange, j’ai beaucoup de milieux de terrain et l’assume. Sur certains matches, je peux changer de système de jeu. AMAP : L’excès de confiance a-t-il pesé sur votre équipe ? ÉÉSC : Je ne pense que nous étions en excès de confiance. C’était un match intéressant, on n’a pas eu assez d’occasion, mais on a développé du jeu, chose qu’on avait du mal contre l’Afrique du Sud. C’était un match très intéressant de la part des deux équipes. Il y a de l’agressivité et de l’intensité. Il y avait du jeu de la part de la Tunisie et du Mali. On aurait peut-être pu terminer mieux ce match, on a eu des situations intéressantes notamment avec Lassine Sinayoko. Il faut savoir encaisser et se projeter sur le terrain match. Il y a eu un match intéressant avec deux équipes qui avaient envie de jouer. Le football est fait de victoires, de matchs nuls et de défaites. Aujourd’hui, c’est un match nul. J’en tire les enseignements. Le but du jeu, c’est de progresser à chaque match pour arriver fin prêt au moment M. On va bien se préparer pour affronter la Namibie et prendre les trois points. On a envie de gagner tous nos matches. AMAP : N’avez-vous pas effectué les remplacements, notamment l’entrée de Youssouf Niakaté en retard ? ÉSC : Lassine Sinayoko et Sékou Koïta ont fait un match intéressant contre l’Afrique du Sud. Sékou a amené un but, Lassine a marqué. C’est vrai que Youssouf Niakaté a eu une entrée intéressante. J’ai jugé opportun que c’est le moment mais pas avant parce qu’on avait envie de rester en losange. Je suis responsable des remplacements et je l’assume. LMD/MD  (AMAP)  

CAN 2023 : Les Aigles du Mali se contentent du nul 1-1 contre la Tunisie

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Korhogo, 21 janv (AMAP) Il n’y a pas eu de vainqueur dans le duel des «Aigles» comme lors de la deuxième journée de la CAN, Égypte 2019 (1-1). Les Aigles du Mali et les Aigles de Carthage ont fait un nouveau match nul 1-1, samedi dernier, au stade Amadou Gon Coulibaly, au compte de la 2è journée du groupe E de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Après avoir battu l’Afrique du Sud (2-0) lors de la première journée, le Mali n’enchaîne pas et les hommes du sélectionneur Eric Sékou Chelle ratent l’occasion de signer une deuxième victoire d’affilée et de valider leur qualification pour le huitième de finale. Avec 4 points au compteur, le Mali sera probablement qualifié pour le deuxième tour, puisque les quatre meilleures troisièmes s’ajoutent aux deux premiers de chaque poule pour disputer les huitièmes. Cependant, il faut le confirmer lors de la dernière et troisième journée, contre la Namibie, mercredi, au stade Laurent Pokou à San-Pedro. Le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires tenteront de battre les Namibiens pour terminer à la tête du groupe E. Si les Aigles sont leaders de leur poule, ils affronteront le deuxième du groupe D (Angola, Burkina Faso, Algérie, Mauritanie) en huitième, le 30 janvier, au stade Amadou Gon Coulibaly. Mais s’ils terminent à la deuxième place, ils seront face au leader du groupe F (Maroc, RD Congo, Zambie et Tanzanie). Dans le choc des «Aigles», les Aigles du Mali visaient la tête du groupe E alors que les Aigles de Carthage, 3è du groupe suite à leur défaite face à la Namibie (0-1), cherchaient à se relancer dans la compétition. Le sélectionneur des Aigles, Eric Sékou Chelle a effectué deux changements par rapport à la rencontre contre l’Afrique du Sud. Le milieu de terrain Diadié Samassékou a repris sa place de sentinelle dans le 4-4-2 losange alors qu’Yves Bissouma est resté sur le banc et Lassana Coulibaly a été intronisé comme milieu relayeur droit à la place d’Aliou Dieng. Le technicien tunisien Jalel Kadri effectue trois changements. Le défenseur Ali Maaloul, le milieu de terrain Mohamed Ben Romdhane et l’attaquant Taha Yassine Khenissi, touché aux ligaments croisés sont remplacés par Ali El Abdi, Aïssa Bilal Laïdouni et Hamza Rafia. Dos au mur après la défaite inaugurale, les Tunisiens débutent à l’offensive, car qu’ils avaient besoin de se relancer dans la compétition après une défaite surprise contre le petit poucet de la poule, la Namibie. Mais ce sont les Aigles du Mali qui ouvrent le score à la 10è minute grâce à Lassine Sinayoko, à la conclusion d’une belle action collective, dont la frappe croisée du gauche fait mouche avec l’aide du poteau opposé. Mais 10 minutes plus tard, les Tunisiens relancent le match grâce à un but de Hamza Rafia à la conclusion d’un mouvement collectif (20è min, 1-1). Le matche est intense et les deux équipes se sont répondu du tac au tac, Cela partait dans tous les sens. Les Aigles ont clairement pris l’ascendant sur le match, surtout avec l’entrée des joueurs de couloirs, Nene Dorgelès et Fousseni Diabaté. La sélection nationale aurait pu gagner le match, si Lassine Sinayoko n’avait pêché dans la finition. Bien servi sur un centre précis venu de la droite, il est gêné par un défenseur tunisien et ne peut cadrer sa reprise en déséquilibre (79è min). Sur l’ensemble du match, le Mali mérite la victoire. Concernant le chiffre, c’est 61% de possession, 474 passes effectuées dont 84% de précision de passes, 12 tirs dont 1 cadré pour les Aigles contre 39% de possession, 291 passes dont 73% de précision  et 5 tirs dont 1 cadré pour la Tunisie. «On a fait un très bon match, nous avons manqué d’efficacité pour gagner ce match. On va essayer de gagner le prochain match. On joue tous les matches à fond et essaie de les gagner», a déclaré Kamory Doumbia après la rencontre. «On n’a pas fait de calcul, on voulait gagner cette rencontre, mais dans un match, il y a le temps fort et le temps faible», a ajouté celui qui a été élu Homme du match. «Je suis fier, j’ai obtenu ce trophée grâce à toute l’équipe, mais le trophée individuel ne compte pas, l’équipe est la plus importante et on va tout mettre en œuvre pour gagner lors de la prochaine journée», a-t-il conclu. e capitaine Hamari Traoré a indiqué que c’est un match nul très frustrant. «Vu la physionomie du match, on a été supérieur, on a dominé cette équipe tunisienne, on a très bien joué, on méritait de marquer ce deuxième but, mais c’est le football, on va se contenter de ça et continuer à travailler pour avancer», a analysé l’arrière droit des Aigles. Quid du bilan des deux premières journées ? «On a gagné contre l’Afrique, même si on n’a pas été bon en première période. Aujourd’hui (samedi, ndlr) on a fait un match globalement maitrisé, on a dominé dans le jeu, dans les petits espaces, en profondeur, on a été très bon, mais on n’a pas su concrétiser nos occasions. On va continuer à travailler et essayer d’être beaucoup plus tueur devant et essayer de ne pas prendre de but. Je suis fier de ce que l’équipe a démontré lors des deux premières journées», a-t-il déclaré. Evoquant le match de la troisième journée il a ajouté : «On va bien préparer le match contre la Namibie. Nous sommes confiants, on va continuer à travailler » « L’objectif est d’obtenir une victoire à San-Pedro pour terminer premier du groupe et revenir à Korhogo. On veut rendre heureux le peuple, le rendre fier. Le football est toujours incertain, mais on va tout faire pour gagner ce match», a-t-il conclu. Comme lors de la première journée, la rencontre s’est disputée dans un stade Amadou Gon Coulibaly, plein de supporters maliens. Outre les Maliens de Korhogo, d’Abidjan, de Bouaké et d’autres villes de la Côte d’Ivoire, la troupe de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles

CAN 2023 : Mali-Tunisie, le ticket des huitièmes en jeu

Ladji M. DIABY Habib KOUYATE Korhogo, 18 janv (AMAP) Le Mali et la Tunisie sont inséparables depuis 2019. Les Aigles du Mali et les Aigles de Carthage s’affrontent, ce samedi, au stade Amadou Gon Coulibaly de Korhogo au compte de la 2è journée du groupe E de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Maliens et Tunisiens se croisent une nouvelle fois pour des chaudes retrouvailles après la victoire des Aigles (1-0) lors de la précédente édition au Cameroun et le match nul (1-1) lors de l’édition 2019 en Égypte. Ce match intervient surtout après que les Tunisiens ont empêché en mars 2022 les Aigles de se qualifier pour la Coupe du monde, Qatar 2022 après une victoire 1-0 aux barrages aller à Bamako et un match nul 0-0 au retour en Tunisie. Les deux équipes ayant joué un match amical, le 15 juin 2021 (victoire de la Tunisie 1-0 à domicile), la rencontre de samedi sera la 6è entre les deux sélections en 5 ans. Ce sera également le 4è choc des «Aigles» en phase finale de la CAN après Tunisie 1994 (victoire du Mali 2-0), Égypte 2019 (1-1), Cameroun 2021 (1-0 pour le Mali). Dans leur histoire, le Mali et la Tunisie se sont affrontés 14 fois avec 5 victoires pour le Mali, 2 matches nuls et 7 défaites. Le Mali cherche sa qualification pour les huitièmes de finale dès cette 2è journée après leur victoire de la journée inaugurale contre l’Afrique du Sud (2-0). Les Aigles vont donc valider leur ticket pour le tour suivant en cas de victoire. Ils peuvent se contenter d’un match nul pour prétendre au moins l’une place parmi les quatre meilleurs troisièmes. Les Aigles ont donc l’occasion de prolonger la fête de l’Armée avec un victoire. Le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires doivent élever le niveau de jeu et éviter les erreurs commises contre l’Afrique du Sud. La Tunisie joue gros dans cette rencontre. Les Tunisiens, habitués de la compétition qui après leur seul et unique sacre à domicile en 2004 ont à cœur de retrouver la couronne sur le sol ivoirien, mais il faut d’abord sortir de la poule. Les Aigles de Carthage se sont compliqués la tâche avec une défaite surprise d’entrée contre le petit poucet du groupe, la Namibie (1-0). Les Tunisiens n’ont donc plus droit à l’erreur. Si la Tunisie a déjoué contre la Namibie, elle a les moyens de relever la tête. Les Tunisiens sont techniques et jouent plus tactique et les Maliens doivent donc se méfier. «On n’est pas favori. La Tunisie est une grande nation de football. Elle a joué plusieurs Coupe du monde, ça va être un match difficile», a déclaré le capitaine des Aigles, Hamari Traoré, après la victoire contre l’Afrique du Sud. «On va continuer à travailler, on est conscients de nos forces et nos faiblesses, on va les travailler pour ne pas reproduire les erreurs commises contre l’Afrique du Sud», a-t-il ajouté. «On prend après match. On là  pour réaliser quelque chose, rendre fier notre peuple. Ce match est important et déterminant pour la qualification. On va travailler et rester positif. Inch Allah, on va remporter ce match. Ce ne sera pas une rencontre facile. La Tunisie est une grande équipe», a prévenu le capitaine des Aigles. Le défenseur central Boubacar Kiki Kouyaté abonde dans le même sens. «Ce match est très important pour la qualification. Nous ne devons pas le minimiser. On a oublié la victoire contre l’Afrique du Sud. On travaille pour gagner et se qualifier pour les huitièmes de finale », a-t-il martelé. Le milieu de terrain Aliou Dieng est également prudent : « C’est le football, aucune équipe n’est favorite. On vient jouer humblement pour remporter les trois points ». Les Tunisiens comptent sonner la révolte dans cette rencontre. L’attaquant Jouini Haithem est conscient de l’enjeu de la partie et estime que son équipe dispose des moyens de réagir après l’échec de la première journée. «On doit se concentrer sur les prochains matches. On a toutes nos chances. Inch Allah, on va faire une belle réaction », a-t-il déclaré. «On a raté le premier match. On va rester concentrés contre le Mali et être agressifs. Inch Allah, on va essayer de gagner les trois points », a indiqué, de son côté, le défenseur Yassine Meriah. Ce match sera donc déterminant pour les deux équipes qui cherchent des objectifs différents. Le Mali tentera de se qualifier alors que la Tunisie essayera de se relancer dans la course à la qualification.’ Le deuxième match du groupe (Afrique du Sud-Namibie), se disputera, dimanche, également au stade Amadou Gon Coulibaly. Lors du premier match de ce groupe, les «Brave Warriors» de la Namibie ont signé une belle victoire face à la Tunisie (1-0) et auront à cœur de confirmer cette prestation pour se qualifier pour le deuxième tour, pour la première fois de leur histoire à la CAN. A l’instar de la Tunisie, l’Afrique du Sud va chercher à se relancer et éviter une élimination précoce dans la compétition. LMD/MD (AMAP)   Samedi 20 janvier au stade Amadou Gon Coulibaly 20h : Mali-Tunisie Dimanche 21 janvier au stade Amadou Gon Coulibaly 20h : Afrique du Sud-Namibie

CAN 2023 : Belle entrée en lice du Mali

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habib KOUYATE  Korhogo, 17 janv (AMAP) Les Aigles ont dominé hier les Bafana Bafana d’Afrique du Sud (2-0) au stade Amadou Gon Coulibaly de Korhogo au compte de la première journée du groupe E. Si les Aigles ont fait peur en première mi-temps, ils sont pu marquer deux buts dans la deuxième partie du jeu grâce au capitaine Hamari Traoré (60è min) et l’avant-centre Lassine Sinayoko (66è min). Les hommes du technicien Eric Sékou Chelle ne pouvaient espérer meilleure entame quand on sait que certains favoris, à l’image du Ghana, de l’Égypte et d’Algérie, ont été tenus en échec par les petits poucets de leurs poules. Les Ailes peuvent donc respirer. L’Afrique du Sud est un sérieux concurrent à la qualification pour les huitièmes de finale. Grâce à ce succès, le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires prennent la tête du groupe avec 3 points devant la Namibie qui s’est imposée devant la Tunisie (1-0) en première heure. Les Aigles effectuent un grand pas dans la course pour le deuxième tour. Ils peuvent valider leur ticket du huitième de finale lors de la prochaine journée avec une victoire contre la Tunisie (20 janvier) ou, avec un match nul, prétendre au moins à une place de meilleur troisième. Le sélectionneur national Eric Sékou Chelle est resté fidèle à son système tactique 4-4-2 losange et les joueurs ont permuté plusieurs fois dans la partie. L’équipe sud-africaine évoluait en 4-4-2 classique. La rencontre fut tactique, technique et surtout équilibrée entre les deux formations au début de la partie. Le premier tournant du match s’est déroulé à la 19è minute. Après un choc entre le défenseur Sikou Niakaté et l’attaquant sud-africain Evidence Makgopa, l’arbitre égyptien Mohamed Adel Elsaïd Hussien montre le point du corner. Au moment où les Sud-africains s’apprêtent à joueur le corner, les arbitres de la VAR appellent Mohamed Adel Elsaïd Hussien et les supporters sud-africains réclament le penalty qui sera finalement accordé à l’Afrique du Sud. L’ailier Percy Muzi Tau exécute la sentence et tire dans les nuages du stade Amadou Gon Coulibaly. Les supporters maliens se lèvent comme un seul homme pour saluer cette ratée. La troupe tant attendue de l’Union nationale des associations des supporters du Mali (UNASAM) fait son entrée au stade à la 26è minute et fait le show dans l’enceinte de Korhogo, aidée par les Maliens de Korhogo qui sont massivement sortis pour soutenir les Aigles. Si les Aigles ont essayé de créer la différence dès le début de la partie et la tentative du milieu de terrain Amadou Haïdara, captée par le gardien Ronwen Hayden Williams (9è min), c’est bien les Bafana Bafana qui se sont montrés plus dangereux avec les tentatives de Percy Muzi Tau aux 13è, 31è et 41è minutes et de Teboho Mokoena (39è min) qui sont toutes repoussées par le gardien Djigui Diarra, plusieurs fois décisif sur sa ligne. La dernière alerte de la première période a été à l’actif des Aigles. Malgré deux défenseurs, Lassine Sinayoko passe et se présente dans la surface, avant de frapper du bout du pied droit, mais le gardien Ronwen Williams gagne son face à face (45è min +1). A l’image de la première, la deuxième période commence bien pour le Mali. Les supporters font le show dans les gradins, les joueurs tentent de débloquer le tableau d’affichage. Bien servi par Sékou Koïta, Amadou Haïdara, libre de tout marquage, frappe complètement à côté sans contrôle du pied gauche (49è min). Ce ne sera que partie remise pour les Aigles. Le Mali passe devant. Près de la surface, Sékou Koïta tire le coup franc avec son pied gauche, mais le gardien Ronwen Williams se détend et repousse sur sa ligne. Le capitaine Hamari Traoré qui a suivi l’action a poussé le ballon au fond des filets du pied gauche (60è min). C’est son troisième but avec les Aigles en 52 sélections. Le Mali fait le plus difficile et parvient à réaliser le break grâce à Lassine Sinayoko qui a marqué d’un extérieur du pied droit, après une récupération de Hamari Traoré et une relance en profondeur Kamory Doumia (66è min). L’attaquant des Aigles compte désormais 4 buts en 12 sélections. Les Aigles dominent le reste de la partie et s’imposent 2-0. Le milieu de terrain des Aigles, Amadou Haïdara a été désigné Homme du match. En première heure, la Tunisie, l’autre favori du groupe, a complément déjoué. Quart de finalistes de la dernière édition, les Aigles de Carthage se sont inclinés d’entrée face à une surprenante Namibie (0-1) qui signe la première victoire de son histoire lors d’une Coupe d’Afrique des nations. L’ailier Deon Hotto Kavendji a marqué l’unique but de la partie et permet à son pays de signer une victoire historique à la 4è participation à la CAN après 1998, 2008 et 2019. Lors de la prochaine journée, les Aigles affronteront la Tunisie pour une qualification directe pour les huitièmes de finale, le samedi 20 janvier au stade Amadou Gon Coulibaly en deuxième heure alors que l’Afrique du Sud sera face à la Namibie à 17h. LMD/MD (AMAP)   Mardi 16 janvier au stade Amadou Gon Coulibaly de Korhogo   Mali-Afrique du Sud : 2-0 Buts de Hamari Traoré (60è min), Lassine Sinayoko (66è min) Arbitrage de l’Égyptien Mohamed Adel Elsaïd Hussien assisté de ses compatriotes Mahmoud Abouelregal et de Ahmed Taha Ibrahim.   Mali : Djigui Diarra, Hamari Traoré (cap), Boubacar Kiki Kouyaté, Sikou Niakaté, Falaye Sacko, Amadou Haïdara (Boubacar Traoré, 86è min), Aliou Dieng (Fousseni Diabaté, 78è min), Kamory Doumbia, Yves Bissouma (Lassana Coulibaly, 58è min) Sékou Koïta (Nene Dorgelès, 86è min), Lassine Sinayoko (Ibrahim Sissoko 86è min). Sélectionneur : Eric Sékou Chelle Afrique du Sud : Ronwen Hayden Williams (cap), Khuliso Johnson Mudau, Siyanda Xulu, Mothobi Mvala, Aubrey Maphosa Modiba, Sphephelo Sithole, Teboho Mokoena, Percy Muzi Tau, Thapelo Maseko (Thapelo James Morena, 88è min), Themba Zwane (Mihlali Mayambela, 74è min), Evidence Makgopa (Lerato Zakhele Lepasa, 74è min). Sélectionneur : Hugo Henri Bross.  

CAN 2023 en Côte d’ivoire : Des supporters maliens bloqués à la frontière ivoirienne 

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habib Kouyaté Korhogo, 16 janv (AMAP) Le voyage pour Korhogo s’est transformé à un calvaire pour les supporters maliens. Plus 300 personnes ont quitté Bamako, dimanche matin, dans une dizaine de bus (certaines sources évoquent 5 bus), mais ils n’étaient pas encore arrivés à destination 24 heures plus tard alors que la distance ne fait que 558,1 km. La raison : escortés par les forces de l’ordre maliennes de Bougouni à Kadiana, la derrière ville malienne, les supporters ont été bloqués à la frontière à Nigouni. «Nous sommes arrivés à la frontière vers 14h et nous avons rempli les formalités avec la présentation des documents, dont le carnet de vaccination. C’est quand nous avons voulu prendre le départ, ils nous ont dit que l’ordre est venu que nous devons justifier notre lieu d’hébergement. Pourtant l’UNASAM a envoyé un précurseur à Korhogo qui a trouvé un logement et payé les frais. Certains gendarmes sont allés regarder notre lieu d’hébergement et ils ont certifié que nous pouvons être logés là-bas. Ensuite, ils ont demandé de billet d’entrée au stade et nous avons répondu que nos autorités ont déjà acheté des tickets que nous aurons le jour du match», a expliqué le président de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM), Souleymane Diabaté, joint au téléphone. «Ils ont ensuite demandé à chaque individu de justifier son hébergement. Vers 23 heures, nous avons décidé de revenir sur notre territoire pour plus de sécurité et éviter les problèmes. Nous avons passé la nuit à Kadiana en plein air, les gens n’ont même pas dormi, en attendant une solution», a ajouté le premier responsable de l’UNASAM qui invite les supporters au calme et à la retenue. «J’ai dit toujours de garder le calme. Ce n’est pas notre pays. Nous sommes là pour le football et nous faisons tout cela pour le pays. Cette souffrance peut être pour nous une chance pour remporter la coupe», a conclu Souleymane Diabaté. Si l’UNASAM a pu justifier son logement, plusieurs membres du convoi ne savaient pas où dormir à Korhogo. Dimanche, la préfecture de Korhogo a adressé un courrier au président de la communauté malienne de Korhogo concernant le «séjour des spectateurs maliens à l’occasion des matches de poule à Korhogo». Le préfet hors grade André Ekponon Assomou indique dans la correspondance qu’il lui revient de façon récurrente, que dans le cadre de la Coupe d’Afrique des nations de football et à l’occasion des matches du groupe E, plusieurs dizaines de cars en provenance du Mali et affrétés par les supporters maliens vont arriver dans la ville de Korhogo. «A cet effet, certains espaces seraient retenus pour recevoir ces milliers de supporters qui y séjourneraient plusieurs jours. Si ces informations sont avérées, cela poserait d’énormes difficultés tant au niveau sécuritaire qu’environnemental, dans la mesure où ces espaces qui n’ont pas été aménagés ne disposent ni d’électricité, ni de toilettes et ne sont pas clôturés. Cela n’est pas acceptable», a écrit André Ekponon Assomou. «En conséquence, a-t-il poursuivi, il serait indiqué d’orienter les nombreux supporters que la ville de Korhogo a plaisir à recevoir, soit vers des tuteurs éventuels, soit des réceptifs hôteliers (hôtels, résidences meublées), soit encore d’envisager leur retour après chaque match, au Mali». Approché, un Malien résident à Korhogo met ces couacs dans le panier du manque de communication entre la délégation malienne, les Maliens résident à Korhogo, les supporters des Aigles à Korhogo et les autorités de Korhogo. Notre interlocuteur qui a requis l’anonymat a, en effet, indiqué que les espaces qu’évoque l’autorité de Korhogo ne sont pas réservés pour les supporters qui viennent du Mali, mais plutôt des supporters qui viendront d’autres villes de Côte d’Ivoire, notamment Abidjan qui vont juste regarder le match et retourner dans leurs villes. Les tractations étaient encore en cours pour laisser passer le convoi. L.M.D. H.K.  

CAN 2023 : Les Aigles du Mali défient les Bafana Bafana de l’Afrique du Sud

Par Ladji M. DIABY Envoyé spécial Korhogo, 15 janv (AMAP) Le Mali entre en lice, demain mardi à 20 heures, contre l’Afrique du Sud au compte de la première journée du groupe E, au stade Amadou Gon Coulibaly à Korhogo, dans le Nord de la Côte d’Ivoire. Les Aigles du Mali sont arrivés à Korhogo, vendredi dernier, après un stage bloqué d’une quinzaine de jours au Centre d’entraînement pour sportif d’élite Ousmane Traoré de Kabala, à Bamako. Le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers ont été chaleureusement accueillis par les Maliens de Korhogo qui se sont mobilisés. Après le repos vendredi après-midi, les hommes du sélectionneur Eric Sékou Chelle ont effectué deux séances d’entraînement samedi (matin et soir) tandis qu’une seule séance était prévue dimanche à 20h, l’heure du match contre les Bafana-Bafana. La sélection nationale a effectué sa dernière séance d’entraînement hier soir (18h30) au Lycée Dominique Ouattara. «Nous sommes bien arrivés. Tous se passe bien. On s’est reposé vendredi et effectué deux séances d’entraînement samedi. On prépare le match de mardi contre l’Afrique du Sud pour gagner. Tout le monde va bien», a déclaré le défenseur Falaye Sacko. L’attaquant Lassine Sinayoko, salue quant à lui, l’accueil chaleureux réservé à l’équipe par les supporters. « On remercie tous les supporters maliens. Ça nous fait plaisir et nous donne envie de mouiller le maillot. Toute l’équipe est focus. On est prêt à donner le meilleur de nous-mêmes », a-t-il dit. Le gardien Aboubacar Doumbia renchérit : «Nous travaillons bien pour un objectif qui est de remporter le trophée. On est prêt pour ce premier match. Je demande aux supporters d’être nombreux au stade pour soutenir l’équipe ». Le groupe E, basé à Korhogo, composée du Mali, de l’Afrique du Sud, de la Tunisie et de la Namibie, est l’un des groupes équilibrés de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Le Mali et l’Afrique du Sud, avec la Tunisie, sont tous candidats à la qualification en huitième de finale. Cette première journée est donc importante pour les équipes. Les Aigles sont très attendus par les supporters. Pour bien entamer la compétition, les hommes du sélectionneur national Eric Sékou Chelle doivent gagner, à défaut obtenir le match nul. Pour le début, la défaite leur est interdite. Les Bafana Bafana d’Afrique du Sud, de retour à la CAN après avoir manqué le rendez-vous au Cameroun, vont tenter de passer le premier tour. Cette participation est leur onzième et les champions d’Afrique de 1996 sont l’une des meilleures équipes du Groupe E. Pour ce match, les hommes du sélectionneur Hugo Broos vont certainement sortir le grand jeu. L’attaquant d’Al Ahly, Percy Tau, doit être surveillé comme le lait sur le feu par les défenseurs des Aigles. Les Bafana Bafana peuvent aussi compter sur le milieu de terrain de Mamelodi Sundowns, Teboho Mokoena,  et son coéquipier de club, le gardien de Ronwen Williams. Dans l’histoire de leurs confrontations, le Mali et l’Afrique du Sud se sont rencontrés 5 fois et c’est l’égalité parfaite entre les deux pays : 2 victoires pour chaque équipe, 1 nul, 6 buts marqués par chaque pays. Mais Les Aigles et les Bafana Bafana ne se sont rencontrés à la CAN qu’à deux reprises. Le premier match entre les deux pays remonte au 12 octobre 2001 lors d’un tournoi de test du stade du 26 Mars et le Mali s’était imposé 2-0 grâce aux réalisations de Mahamadou Dissa (27è min), Alfousseyni Karembé (83è min). Quelques mois plus tard, c’est-à-dire, 03 février 2002, les équipes se sont affrontées, au stade Abdoulaye Makoro Sissoko de Kayes, en quart de finale de la CAN 2002 que notre pays a abritée et le choc a tourné à l’avantage des Aigles (2-0, buts de Bassala Touré, 60è min et Dramane Coulibaly «Scifo», 90è min). Onze ans plus tard (2 février 2013), les deux sélections se sont retrouvées encore en quart de finale de la CAN, cette fois-ci en Afrique du Sud. Au stade Moses Mabhida de Durban, l’attaquant Tokelo Anthony Rantie (31è min) a ouvert le score pour l’Afrique du Sud alors que Seydou Keïta (58è min) a remis les pendules avant que le Mali ne s’impose 3-1 dans la séance de tirs au but. Les deux derniers matches entre nos deux pays sont des rencontres amicales. Le 14 janvier 2015, juste avant la phase finale de la CAN, Guinée équatoriale 2015, l’Afrique du Sud a battu le Mali (3-0) au Cameroun et le 13 octobre 2019, les Bafana Bafana ont remis ça lors d’un amical à Port-Elizabeth (2-1). L’enjeu de ce 6è match entre les deux pays et le 3è à la CAN est énorme. Auparavant, le stade Amadou Gon Coulibaly va accueillir à 17 heures le match Tunisie-Namibie. Si les Tunisiens sont les favoris logiques de la rencontre, ils doivent se méfier des Namibiens qui veulent jouer aux trouble-fêtes. Les deux premiers matches du groupe E seront disputés probablement à guichet fermé car au moment où nous mettons sous presse il n’est pas de ticket d’entrée disponible. «Il n’y a pas de billet aux différents lieux indiqués pour la vente. Certains disent que les tickets sont disponibles au marché noir, c’est possible mais c’est interdit et je n’ai aucune information sur cela. Ce que je sais, il n’y a plus de billet pour le match », confie un supporter malien résident à Korhogo. «Toutefois, les Maliens de Korhogo ont pu obtenir des tickets. Certains ont acheté le ticket de 10 000 Fcfa, d’autres ont pour 5 000 Fcfa ou 2 000 Fcfa», ajoute notre interlocuteur. Après l’Afrique du Sud, le Mali sera face à la Tunisie, le 20 janvier, au stade Amadou Gon Coulibaly avant de terminer la phase de poule contre la Namibie, le 24 janvier au stade Laurent Pokou à San-Pedro. LMD/MD (AMAP)

CAN 2023 en Côte d’ivoire : Fraternité Matin le quotidien public, au four et au moulin

Par Ladji M. DIABY Envoyé spécial Korhogo, 15 janv (AMAP) La Coupe d’Afrique des nations (CAN) a débuté samedi dernier avec la victoire de la Côte d’Ivoire sur la Guinée-Bissau (2-0). Le quotidien national ivoirien de langue française, Fraternité Matin, est au four au moulin. Le quotidien, couramment appelé Frat Mat par les Ivoiriens, se mobilise avec une équipe composée d’un journaliste, un photographe et un chauffeur sur chaque site de compétition. Il y a deux équipes qui s’occupent de deux stades à Abidjan, c’est -à-dire, le Stade Olympique Alassane Ouattara et le stade Félix Houphouët-Boigny. Une équipe composé d’un journaliste, d’un photographe et un chauffeur est à Korhogo, à Yamoussoukro, à Bouaké, à San-Pedro. Dans chaque ville, les équipes seront appuyées par les correspondants. Le Service sport de «Frat Mat» est composé en temps normal de trois journalistes mais pour cette deuxième CAN organisée par la Côte d’Ivoire, après 1984, les journalistes ont été coptés dans chaque service. « Les derniers matches du jour vont se jouer tard. La rédaction est mobilisée parce que le bouclage s’effectuera aussi en retard», explique Céleste Kolia, journaliste sportif à Fraternité Matin. D’ordinaire, dans Frat Mat l’actualité sportive occupe une ou deux pages voire trois si elle est abondante. «Mais pour cette CAN, nous auront entre 6 à 8 pays. Nous avons tout cas demandé 8 pays», ajoute notre confrère. Depuis plusieurs semaines, Frat Mat, publie une rubrique dénommée « en route vers la CAN» qui s’est transformé depuis samedi «journal de la CAN». « Nous avons fait 6 pages de sport dans le journal de samedi, ce sera ainsi pendant toute la CAN», explique le chef de Service de sport de Frat Mat, Paul Pagnigni. Pour cette deuxième CAN de la Côte d’Ivoire, 40 ans après la première, la population ivoirienne est mobilisée. «Il y a un travail qui a été fait pour mobiliser la population. On est au début, on observe. Ce que j’ai vu lors de la cérémonie d’ouverture, c’est honorable », explique Paul Pagnigni. Quid des favoris ? «Ce sont les traditionnels favoris qui ont l’habitude de gagner. On parle du Cameroun, de l’Égypte, du Sénégal, qui commence à gagner, du Maroc qui est revenu fort de la Coupe du Mali, la Côte d’Ivoire qui accueille la compétition et qui n’a pas mal d’atouts. Dans mes pronostics, je vois beaucoup le Mali et le Burkina Faso qui peuvent créer la surprise. Deux pays qui jouent sans complexe», pronostique notre confrère. LMD/MD (AMAP)

CAN 2023 en Côte d’ivoire : La fête a commencé avec une belle entrée en lice du pays hôte

Par Ladji M. DIABY Envoyé spécial Korhogo, 13 janv (AMAP) La fête a commencé avant l’heure. Dans les villes et villages ivoiriennes, notamment Korhogo, dans le Nord de la Côte d’ivoire, la journée de samedi 13 janvier, date de l’ouverture de la 34è édition de la Coupe d’Afrique des nations a débuté avec la vente de gadgets aux couleurs de la Côte d’Ivoire, du Mali et des autres pays en lice pour le trophée le plus prestigieux du continent. Jean De Dieu, étudiant en master de biologie, spécialité agro-physiologie, s’est reconverti en vendeur d’articles pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN )dans le quartier de Logokaha, proche du stade Amadou Gon Coulibaly. «Nous mettrons des articles à la disposition de la population pour égailler et ambiancer la ville. Nous sommes dans un climat de CAN. Et qui parle de CAN évoque forcement tous ces accessoires pour embellir la soirée footballistique », explique le nouveau commerçant. A l’image d’autres vendeurs d’articles, il propose des trompettes à 2 000 Fcfa l’unité, le grand (3 000 Fcfa) et petit drapeau (deux unités à 500 Fcfa) des différents pays qualifiés, les chapeaux dont le prix varie entre 500 et 1 000 Fcfa et les bracelets à 250 Fcfa. « Aujourd’hui (samedi, ndlr), c’est le match d’ouverture, il se joue à Abidjan mais pour nous, tous les matches de la CAN vont se jouer sur toute l’étendue du territoire. Que nous soyons à Abidjan ou dans d’autres villes, nous vivons la CAN. Nous sommes dans cet état d’esprit pour apporter notre pierre à la réussite de cette compétition », ajoute le jeune trapu. A plus de 564 km d’Abidjan et le stade olympique Alassane Ouattara d’Ébimpé, la population de la cité du Poro a suivi le match d’ouverture entre la Côte d’Ivoire et la Guinée-Bissau (2-0) sur des écrans géants et dans les villages-CAN ou des fans-zone installés à travers la ville. Certains sont privés, c’est-à-dire payants, d’autres sont publics où l’entréet es gratuite, à comme au village-CAN offert par la mairie de Korhogo,en collaboration avec le Conseil régional du Poro. Dans le quartier de Tegueré, les portes du village-CAN ont ouvert depuis 14h. C’est la prestation d’artistes, l’ambiance, le show, les concours de danse, s’enchaînent jusqu’au match. Un tonnerre d’applaudissement a retenti quand le président Alassane Ouattara a fait son entrée au stade olympique qui porte son nom. Chaque paragraphe du président ivoirien a été applaudi, tout comme les interventions du président de la Fédération internationale de football association (FIFA), Gianni Infantino ,et le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe. La Côte d’Ivoire débute bien le match et le but matinal de Seko Fofan (4è min) a également été salué à sa juste valeur. Juste avant la pause, Jean-Philippe Krasso écroulé dans surface de réparation bissau-guinéenne, tout le monde se lève pour réclamer le penalty. «Il l’a touché, il l’a touché», scandent-ils. Les Ivoiriens s’imposent 2-0 grâce à un but de Jean-Philippe Krasso (58è min) au grand bonheur des supporters. « Je suis très contente que la Côte d’Ivoire remporte le match d’ouverture. Venir au village-CAN, c’est une manière de dire merci à notre président. C’est un endroit de festivité et de convivialité. Je pense que la Côte d’Ivoire va gagner la CAN», déclare Mariétou Karamoko. « C’est une des meilleures CAN et nous sommes fiers de la Côte d’Ivoire. Nous espérons que ça va continuer. Il y a plusieurs ethnies mélangées ici et nous sommes contents et fiers de l’accueil des Ivoiriens. L’équipe peut aller loin dans cette compétition. Il y a eu quelques problèmes, mais je pense que l’équipe va s’améliorer lors des prochains matches », renchérit Mohamed Diarrassouba. C’est la même joie exprimée par le maire adjoint Salif Coulibaly. «C’est vrai qu’on voulait que l’équipe marque plus de buts pour inquiéter les prochains adversaires, mais elle a mis deux buts et on se contente de cela. Il n’y a pas de petite victoire, nous sommes heureux de prendre les trois points. Notre maire Lacina Ouattara met la jeunesse en honneur dans tout son programme », dit M. Coulibaly. « La Côte d’Ivoire jouant à Abidjan, c’est une occasion de permettre à toute la population de Korhogo, particulièrement les jeunes, de pouvoir vivre en temps réel les matches que ce soient ceux de Côte d’Ivoire ou des autres pays », poursuit-il. Avant de dire merci au député maire Lacina Ouattara et également au président du Conseil régional du Poro, Fidèle Gboroton Sarassoro. Ce village-CAN est offert à la population de Korhogo pour permettre aux personnes qui n’auront pas accès au stade de suivre les matches. « Ce village-CAN est dédié à toute la population et tous ceux qui viendront des pays frères pour jouer la CAN de l’hospitalité. Le village-CAN va faire un mois, on va regarder tous les matches ici avec enthousiaste, ferveur et tous ce qui est beauté et vivre de bon moment de football », explique le responsable du site, Aka Remi. Dans cet espace, les vendeuses ont loué des stands pour permettre aux supporters et à tous les fans de football de pouvoir manger et se désaltérer, tout en suivant les matches et profitant de moment de football. La ville de Korhogo n’a pas dormi et la célébration de la victoire a été poursuivie jusqu’au petit matin. Quelques accidents ont été signalés dans certains quartiers. La Côte d’Ivoire affrontera le Nigeria lors sa prochaine sortie le 18 janvier alors que la Guinée-Bissau (17h) sera face à la Guinée équatoriale (14h). LMD/MD (AMAP)

CAN 2023 : Le Mali dévoile sa liste de 27 joueurs

Le sélectionneur national, Eric Sékou Chelle a dévoilé, mardi soir, dans le journal télévisé sur la chaine nationale, la liste des joueurs retenus pour la phase finale de la Couoe d’Afrique des nations (CAN,) prévue du 13 janvier au 11 février en Côte d’Ivoire. L’absence de Massadio Haïdara est la seule surprise de la liste. L’arrière gauche a été touché lors de la séance d’entraînement matinale. L’attaquant El Bilal Touré, opéré le 24 juin dernier, n’a pas obtenu le feu vert de son club, Atalanta Bergame (Italie) alors qu’Ibrahim Koné (Almeria, Espagne) est en pleine rééducation. Comme pressenti, le gardien Ibrahim Bosso Mounkoro est également absent de la liste. Ainsi, plusieurs joueurs, notamment le gardien Aboubacar Doumbia, les défenseurs Moussa Diarra, Amadou Danté, Sikou Niakaté, les milieux de terrain Boubacar Traoré, Kamory Doumbia, les attaquants Nene Dorgelès, Fousseni Diabaté, Youssoufou Niakaté, Siriné Doucouré vont disputer leur première CAN. La Liste : Gardiens (3) : Djigui Diarra (Young Africans, Tanzanie), Aboubacar Doumbia (AFE), Ismaël Diarra Diawara (AIK fotball, Suède). Défenseurs (7) : Hamari Traoré (Réal Sociedad, Espagne), Sikou Niakaté (S.C Braga, Portugal), Boubacar Kiki Kouyaté (Montpellier, France), Mamadou Fofana (Amiens, France), Falaye Sacko (Montpellier, France), Amadou Danté (Strum Graz, Autriche), Moussa Diarra (Toulouse, France). Milieux de terrain (9) :  Amadou Haïdara (RB Leipzig, Allemagne), Dadié Samassékou (Hoffenheim, Allemagne), Lassana Coulibaly (Salermitana, Italie), Yves Bissouma (Tottenham, Angleterre), Mohamed Camara (AS Monaco, France), Adama Traoré (Hull City, Angleterre), Boubacar Traoré (Wolverhampton, Angleterre), Kamory Doumbia (Brest, France), Aliou Dieng (Al Ahly, Égypte). Attaquants (8) : Néné Dorgelès (RB Sazbourg, Autriche), Fousseni Diabaté (Lausanne Sport, Suisse), Sékou Koïta (RB Salzbourg, Autriche), Ibrahim Sissoko (Saint Etienne, France), Youssoufou Niakaté (Bani Yas FC, Émirats arabes unis), Siriné Doucouré (Lorient, France), Lassine Sinayoko (Auxerre, France), Moussa Doumbia (Al Adalh, Arabie saoudite). BK/MD (AMAP)

Coupe du monde U17 de football : Le Mali dans la poule B

Bamako, 18 sept (AMAP) Le Mali a hérité du groupe B, plutôt abordable et affrontera l’Espagne, quatre fois finaliste (1991, 2003, 2007 et 2017), le Canada, finaliste en 2011 et  l’Ouzbékistan qui va jouer son troisième Mondial, après 2013 (éliminé en huitième de finale) et 2011 quart de finaliste. Selon le tirage au sort de la phase de poules de la Coupe du monde U17 a été effectué vendredi dernier à Zurich (Suisse), au siège de la Fédération internationale de football (Fifa), les 24 nations ont été réparties entre six groupes. Les Aiglonnets (surnom de la sélection nationale malienne U17), finaliste en 2015 (battus par le Nigéria 2-0, en Chili) auront leur mot à dire dans ce groupe. Le Mali débute sa campagne le 10 novembre contre l’Ouzbékistan avant d’affronter la favorite de la poule, l’Espagne, le 13 novembre, et de terminer la phase de poule le 16 novembre contre le Canada. Pour les autres sélections africaines, le Sénégal, champion d’Afrique, est dans le groupe D avec l’Argentine, le Japon et la Pologne. Le Maroc, vice-champion, est tombé dans la poule A avec l’Indonésie, pays hôte de la compétition, l’Equateur et le Panama, tandis que le Burkina Faso est en compagnie de la France, la Corée du Sud et les Etats-Unis dans la poule E. Les deux premiers de chaque groupe, ainsi que les quatre meilleurs troisièmes, accéderont aux huitièmes de finale. La compétition aura lieu du 10 novembre au 2 décembre 2023 en Indonésie.  Les matches se disputeront dans quatre villes : Surabaya, Surakarta, Jakarta et Bandung. BK/MD (AMAP)