L’artiste nous a quittés
Par Mamadou DIARRA Bamako, 06 sept (AMAP) Le souvenir de Salif Kéita «Domingo», jeune et virevoltant joueur-vedette des historiques matches inter-quartiers de Bamako des années 1960, reste gravé dans la mémoire de ses contemporains. Depuis, le meilleur footballeur malien de tous les temps n’a pu fédérer sur son nom les suffrages des Maliens. Beaucoup lui préfèrent la constance d’Ousmane Traoré ou de Sadia Cissé. Soliste incomparable, Salif Kéita «Domingo» ne fut pas toujours un coéquipier à la même hauteur. Joueur-charnière entre deux générations également douées, Salif Kéita est de toutes les belles épopées de notre football post indépendance. Il a aussi partagé ses plus cuisants échecs. Au départ, ce furent les anciens qui assument pour lui le poids moral de la défaite. Plus jeune international de l’histoire du football malien, il joue en équipe nationale à l’âge de 15 ans et 11 mois (il est né le 12 décembre 1946) lors des Jeux des Forces montantes (GANEFO 1963) en Indonésie. La renommée internationale commence quand il renforce le Stade malien dans la première édition de la Coupe d’Afrique des clubs champions (actuelle Ligue des champions d’Afrique). Cette première finale africaine est perdue par le jeune attaquant. Les Blancs cédèrent (1-2) contre l’Oryx de Douala en 1965 à Accra au Ghana. La seconde désillusion survient face au Congo Brazzaville (pays organisateur) au nombre de corners en prolongation en finale des premiers Jeux africains. Le jeune joueur fut cependant exempt de reproche. Ce ne fut plus le cas l’année suivante, en finale de la Coupe d’Afrique des clubs champions, perdue par le Réal de Bamako face au Stade d’Abidjan. Vainqueurs à l’aller (3-1), les Noirs et blancs cédèrent au retour (2-4) sur les berges de la lagune Ebrié. Salif avait marqué lors de tous les sept matches joués (14 buts), avant ce match retour à Abidjan. La fureur du public malien se déchaîne contre le prodige. Il fut accusé d’avoir été trop peu combatif et d’avoir raté un but facile. Cette rencontre fatidique fit oublier que Salif avait souvent sauvé la mise à son équipe et qu’il terminait meilleur buteur de la compétition avec 14 buts inscrits en 8 matches. Objet du désamour quasi général des supporters, l’attaquant trouve son salut dans l’exil. Il atterrit dans un premier temps à Saint Étienne. Il y décroche un Soulier d’argent européen (40 buts derrière Josip Skoblar 44) et un Ballon d’or africain, le premier mis en jeu. Mais il ne peut pour autant se réconcilier avec le public malien. La faute à la Coupe d’Afrique des nations de 1972 à Yaoundé. Attendu comme le messie, il délivre une prestation en demi-teinte et, blessé, termine sur la touche. La malchance aidant, Salif a sans doute laissé passer l’ultime occasion de démontrer qu’il pouvait être le joueur providentiel attendu par le public, un joueur capable de ramener un trophée continental au pays. Il quitte Saint Étienne en dénonçant le contrat qui faisait des joueurs de simples produits à la disposition des présidents de club. Arrivé à Marseille, il refuse de prendre la double nationalité qui aurait permis au club de l’aligner en même temps que le Yougoslave Josip Skoblar et le Suédois Magnusson mis sur la touche à son arrivée dans la cité phocéenne. La polémique qu’il suscite n’empêche pas Alfredo Di Stefano d’aller le chercher pour le compte de Valence (1974). À l’arrivée de Kempès en 1977, il passe au Sporting de Lisbonne puis au Boston Teamen. Sa carrière prend fin au sein de ce club. Une carrière qui ne lui a pas fait atteindre les sommets que pouvait lui offrir son talent. Reconverti dans l’hôtellerie, Salif Kéita va créer un centre sportif pour se relancer dans le football. Il met ensuite en place son club, le Centre Salif Kéita. Décoré par la CAF et la FIFA, le prodige du ballon devient ministre durant la Transition en 1991, et président de la Fédération malienne de football de 2005 à 2009. Depuis le 27 septembre 2009, «Domingo» est le premier joueur africain à donner son nom à un stade de football en France. C’est cet immense joueur qui nous a quittés le samedi dernier. La Nation malienne lui rendra un hommage mérité aujourd’hui à la Place du Cinquantenaire. Dors en paix, Salif. PS (Spécial Cinquantenaire de L’Essor) MD/MD (AMAP)
La dernière interview de Domingo à L’Essor
Par Boubacar THIERO Cette interview a été réalisée en octobre 2021 dans la rubrique «Un jour, un événement» consacré à la demi-finale aller de la Coupe d’Afrique des clubs champions en 1966 contre Oryx de Douala, sèchement battu 4-2 à Yaoundé. Bamako, 04 sept (AMAP) Il y a 55 ans, le Réal a réalisé une prestation XXL en demi-finale aller de la Coupe d’Afrique des clubs champions contre Oryx de Douala, sèchement battu 4-2 à Yaoundé. Auteur d’un quadruplé, Salif Keïta «Domingo» a été le grand artisan de la victoire des Scorpions. Âgé aujourd’hui de 74 ans, le premier Ballon d’or africain (1970) se souvient encore de cette demi-finale historique. «Notre voyage à Yaoundé a été long et fatigant. L’avion qui nous transportait nous a beaucoup secoués, on a eu peur puisqu’il y avait beaucoup de nuages. On était donc très soulagés à notre arrivée à Yaoundé », raconte Domingo. « A notre descente d’avion, nous avons été bien accueillis à l’aéroport et transportés à l’hôtel». «Le jour du match, se souvient l’ancien international, on était décontractés, il y avait l’enjeu mais, on n’avait pas peur puisqu’on avait le match retour à Bamako. Il fallait faire un bon résultat à Yaoundé pour être serein au retour. On a bien commencé la rencontre et Dieu faisant bien les choses, on a gagné à l’aller par 4-2 et c’est moi qui ai marqué les 4 buts. Après cette victoire en déplacement, on s’est bien préparés pour le match retour qui devait se jouer à Bamako». «Deux semaines plus tard, les Camerounais sont arrivés à Bamako pour le match retour. Nous avions une bonne équipe et étions confiants. Sans surprise, nous nous sommes qualifiés pour la finale, en gagnant 3-2 à Bamako. Sur l’ensemble des deux matches, le Réal a marqué 7 buts», souligne Salif Keïta. Pour le premier Ballon d’or africain, la force principale du Réal était la ligne d’attaque avec les joueurs comme Idrissa Touré ‘’Nani’’, Ousmane Traoré, Idrissa Kanté et, bien entendu Domingo lui-même. «Avec ces joueurs talentueux, on a réalisé un parcours sans faute jusqu’en finale», se souvient Salif Keïta. Au premier tour, les Scorpions ont écrasé les Invincibles de Monrovia, battus 6-0 à Bamako et 3-2 à Monrovia. Salif Keïta a marqué 4 buts sur l’ensemble des deux matches (2 à l’aller et 2 au retour). En quarts de finale, les Réalistes éliminent l’équipe guinéenne de Conakry I (2-1 à Bamako et 2-3 à Conakry). Là encore, Domingo s’illustre en inscrivant 3 buts. Puis vint la demi-finale contre Oryx de Douala (2-4 à Yaoundé et 3-2 à Bamako, dont 6 réalisations de Salif Keïta). Malheureusement, le rêve du Réal de soulever le trophée continental sera brisé en finale par le Stade d’Abidjan. Pourtant, au match aller, le Réal s’est largement imposé 3-1 à Bamako, grâce notamment à un doublé de l’inévitable Salif Keïta. Mais au match retour à Abidjan, les Ivoiriens renversent la situation en gagnant 4-1 après prolongations. «Au match aller, on a fait un très bon travail mais au retour on a bêtement perdu 4-1 contre le Stade d’Abidjan», regrette encore Salif Keïta qui se consolera avec le titre de meilleur buteur de la compétition (14 réalisations sur les 25 buts marqués par le Réal). BT (AMAP)
Salif Keïta dit Domingo : un génie, une légende
Par Souleymane Bobo TOUNKARA Bamako, 04 sept (AMAP) Icône du football mondial, le premier Ballon d’or africain est décédé des suites d’une longue maladie, le samedi 2 septembre à Bamako, à l’âge de 77 ans. La triste nouvelle est tombée, samedi peu après 10h : Salif Keïta dit Domingo, le meilleur footballeur malien et africain de tous les temps et l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football mondial, s’est éteint à l’âge de 77 ans. La «Panthère noire» (Ndlr, autre surnom de Salif Keïta) était malade et avait disparu des écrans radars depuis plusieurs mois jusqu’à ce fatidique samedi 2 août. La planète foot du Mali pensait que Domingo allait vaincre la maladie et retrouver le monde qui a fait sa réputation, un monde où son parcours et sa personnalité continueront à inspirer des millions de jeunes footballeurs à travers le monde. La carrière ou plutôt l’histoire de Salif Keïta commence en 1963, quand le natif de Ouolofobougou-Bolibana signe sa première licence avec l’AS Réal de Bamako, à l’âge de 17 ans. Mais, auparavant, il avait porté les couleurs des Pionniers de Ouolofobougou, l’équipe de son quartier. Quelques matches suffisent au jeune joueur pour convaincre l’entraîneur français des Scorpions, Laurel et accéder à l’équipe première. Dans la foulée, Domingo dispute et gagne son premier match officiel avec le Réal contre le Djoliba. La même année, Salif Keïta est appelé en Equipe nationale où il fait son grand baptême du feu lors d’un match amical qui s’est déroulé au stade Mamadou Konaté. Ensuite, il est sélectionné, avec quelques jeunes de sa génération pour les Jeux des nouvelles forces montantes d’Indonésie. L’histoire était en marche pour le jeune surdoué. En 1964, Salif Keïta se révèle à la planète-foot du continent africain, à l’occasion d’un match qui oppose le Mali à la Côte d’Ivoire, à Abidjan. Domingo débute la rencontre sur le banc, mais après l’ouverture du score par les Ivoiriens, le staff technique de la sélection nationale décide d’intégrer le jeune attaquant à la 30è minute. Salif Keïta s’illustre en marquant le but de l’égalisation, permettant ainsi au Mali d’obtenir le partage des points. L’année suivante (1965), Domingo dispute la première finale de la Coupe d’Afrique des clubs champions (actuelle Ligue des champions d’Afrique) sous les couleurs du Stade malien, mais ne peut empêcher la défaite des Blancs contre l’Oryx de Douala (Cameroun). A l’époque, le règlement de la compétition autorisait les équipes à renforcer leur effectif avec deux joueurs issus d’un autre club et le choix de Salif Keïta était une évidence pour les Blancs de Bamako. Après cette finale perdue par les Stadistes, la planète-foot de l’Afrique découvre véritablement le génie créateur et l’instinct de buteur inné du jeune international malien lors de la campagne 1966 de la même Coupe d’Afrique des clubs champions. En effet, en 8 matches avec le Réal, Domingo marque 14 buts et conduit les siens en finale. Face au Stade d’Abidjan, tous les regards se tournent vers le natif de Ouolofobougou, mais comme le Stade malien, un an auparavant, le Réal chute à son tour sur la dernière marche et Salif Keïta se contentera du titre de meilleur réalisateur de la compétition. S’ajoute à cette liste, la finale des premiers Jeux africains de Brazzaville que la Panthère noire a perdue avec l’Equipe nationale face au Congo (1965). PREMIER BALLON D’OR AFRICAIN – Après trois finales perdue, le prolifique buteur voit enfin son mérite récompensé en 1970 avec le premier Ballon d’or africain du magazine France-Football. Trois ans auparavant, Salif Keïta avait quitté le Mali et le Réal pour poser ses valises à Saint-Etienne. C’est avec les Verts (Ndlr, surnom de Saint-Etienne) que l’international malien va écrire les plus belles pages de sa carrière : trois titres de champion de France (1968, 1969, 1970), deux Coupes de France, 140 buts en 185 matches, meilleur joueur étranger du championnat (1968), Oscar du meilleur joueur du championnat (1970), Soulier d’or européen (1972, 42 buts), record de buts en une seule rencontre de championnat (6 réalisations). Parmi les autres hauts faits d’armes de Salif Keïta, on peut citer la prestation héroïque du Malien contre le Bayern Munich de Franck Beckenbauer et de Gerd Müller en Coupe d’Europe des clubs champions (actuelle Ligue des champions d’Europe). Battue 2-0 à l’aller en Allemagne, Saint-Etienne, bien emmenée par l’attaquant malien, crée la sensation en s’imposant 3-0 au Stade Geoffroy-Guichard. Hervé Revelli (2è et 59è min) a permis aux Stéphanois d’égaliser à deux buts partout sur l’ensemble des deux rencontres, avant que la Panthère noire ne donne la qualification aux siens en marquant le troisième but d’une tête rageuse (81è min). C’était le 1er octobre 1969 et quand Domingo fut sacré Ballon d’or africain quelques mois plus tard (1970), un journaliste français, membre du jury du Ballon d’or de France-Football dira : «Nous sommes réellement embêtés, car combien de fois nous avons voulu lui (Ndlr, Salif Keïta) remettre le titre de meilleur joueur du championnat français. Malheureusement, il n’était pas français, il était malien. Malheureusement il ne joue pas pour l’équipe de France». Le 31 mars 1971, ce fut au tour de l’entraîneur de Saint-Etienne d’abonder dans le même sens, après un match ayant opposé une association de joueurs marseillais et stéphanois à Santos : «Si Salif était dans un grand pays de football, il aurait été égal à Pelé». Un an après cette confrontation avec l’équipe du Roi Pelé, à Colombes, en France, l’ancien sociétaire du Réal participe à la 8è édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) au Cameroun avec la sélection nationale. Sous la houlette de l’entraîneur allemand Karl-Heinz Weigang, le Mali se hisse en finale, après avoir éliminé en demi-finale, le Zaïre (actuelle RD Congo), tenante du titre. Une fois encore, tous les regards se tournent vers le premier Ballon d’or africain, mais l’attaquant malien se blesse après seulement 25 minutes et quitte ses camarades, la mort à l’âme. Ce mauvais coup du sort se transforme en cauchemar pour les Mamadou Keïta «Capi», Cheick Diallo, Kidian Diallo, Cheickna Traoré «Kolo»,
Football : L’international malien El Bilal Touré débarque à l’Atalanta, en Italie
Bamako, 30 juil (AMAP) L’attaquant malien, El Bilal Touré, arrivé l’année dernière en Espagne, a quitté Almeria et s’est engagé, samedi, avec l’Atalanta Bergame, en première division italienne. Le club italien a déboursé 31 millions d’euros, (environ 20,5 milliards de Fcfa) avec également 15% sur une future revente pour le club espagnol. « Très content de pouvoir endosser les couleurs de cette institution du football italien et de commencer ma nouvelle aventure ici à Bergame. Je remercie le club pour l’accueil chaleureux et la confiance », a affirmé l’ancien joueur du Stade de Reims sur son compte Instagram. Almeria a acheté le joueur la saison dernière pour la somme de 8 millions d’euros (5,2 milliards de Fcfa). Lors de la saison dernière, l’attaquant de 21 ans a inscrit 7 buts et délivré 2 passes décisives en 21 matches de Liga. BK/MD (AMAP)
Le Mali en demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U23
Envoyée spéciale Djénéba BAGAYOKO Rabat, 1er juil (AMAP) Le Mali s’est qualifié pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U23 après sa victoire devant le Niger (2-0), ce samedi au stade Moulay Abdallah de Rabat au Maroc. Les deux buts de la partie portent la signature du milieu de terrain Mamadou Sangaré (49è min s.p.) et celle de l’avant-centre Cheickna Doumbia (89è min). Les Aigles Espoirs terminent deuxièmes du groupe B avec 6 points derrière l’Égypte, leader avec 7 unités. Dans cette première demi-finale du Mali dans la compétition dont la première édition s’est disputée en 2011, les Aigles Espoirs affronteront le Maroc, mardi, pour une place en finale et aux Jeux olympiques, Paris 2024. Les Marocains ont réalisé un parcours sans faute dans le groupe A. DB/MD (AMAP)
CAN 2023 : 28 mousquetaires pour la bataille de Brazzaville
Bamako, 13 juin (AMAP) Le sélectionneur national, Eric Sékou Chelle, a dévoilé, lundi, à Bamako, la liste des Aigles qui affrontent les Diables rouges, le 18 juin dans la capitale congolaise, pour le compte de la 5è et avant dernière journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Côte d’Ivoire 2023 Face à la presse, le technicien a donné la liste des joueurs convoqués qui sont au total, 28 joueurs ont été appelés parmi lesquels une nouvelle tête, Fousseni Diabaté qui évolue au Partizan Belgrade en Serbie. Absents lors de la précédente liste, trois joueurs font leur grand retour. Il s’agit des attaquants Ibrahima Koné (FC Lorient, France) et El Bilal Touré (Almeria, Espagne) et le milieu de terrain Adama Traoré «Noss» (Hull City, Angleterre). Moussa Djénépo (Southampton, Angleterre) et Yves Bissouma (Tottenham, Angleterre) sont les grands absents de la liste d l’ancien défenseur international. Pour le reste, la plupart des joueurs convoqués par Eric Sékou Chelle étaient présents lors de la double confrontation des Aigles avec les Scorpions de la Gambie (3è et 4è journées des éliminatoires). Entre autres, on peut citer les gardiens Ismaël Diarra Diawara (Malmö, Suède), Djigui Diarra (Young Africans, Tanzanie), les défenseurs Hamari Traoré nouvellement transféré à la Real Sociedad en Espagne, Massadio Haïdara (RC Lens, France), Mamadou Fofana (Amiens, France), Boubacar Kiki Kouyaté (Montpellier, France), Falaye Sacko (Montpellier, France), Diadié Samassékou (Olympiakos, Grèce), Mohamed Camara (Monaco, France), Lassana Coulibaly (Salernitana, Italie), Aliou Dieng (Al Ahly, Egypte), Adama Traoré (Ferencvaros, Hongrie), Moussa Doumbia (Sochaux, France), Sékou Koïta (Red Bull Salzburg, Autriche), Nene Dorgelès (Red Bull Salzburg, Autriche). «Je me suis basé sur trois critères pour sélectionner ces 28 joueurs. Il s’agit du temps de jeu, de la performance et surtout de la stratégie», a dit Eric Sékou Chelle, après avoir dévoilé sa liste. «Le temps de jeu prime sur la stratégie mais des fois, la stratégie peut également primer sur le temps de jeu», a ajouté le technicien, avant d’évoquer la confrontation avec le Congo. «On s’attend à un match difficile avec un contexte compliqué. C’est à nous de nous mettre dans les meilleures conditions pour bien aborder le match et d’être très ambitieux là-bas. Ça va être un match compliqué», a insisté Eric Sékou Chelle. Le Mali est leader de la poule avec 9 points et a besoin d’un match nul pour valider son ticket pour la phase finale de la CAN. BT/MD (AMAP) Les Aigles : Gardiens de but (3) : Ismaël Diarra Diawara (Malmö, Suède), Djigui Diarra (Young Africans, Tanzanie), Bosso Ibrahim Mounkoro (TP Mazembé, RD Congo). Défenseurs (8) : Hamari Traoré (Real Sociedad, Espagne), Massadio Haïdara (RC Lens, France), Almamy Touré (Franckfort, Allemagne), Mamadou Fofana (Amiens, France), Amadou Danté (Strum Graz, Autriche), Boubacar Kiki Kouyaté (Montpellier, France), Falaye Sacko (Montpellier, France), Mamadou Traoré (Volvodina FC, Serbie). Milieux de terrain (9) : Diadié Samassékou (Olympiakos, Grèce), Mohamed Camara (Monaco, France), Lassana Coulibaly (Salernitana, Italie), Aliou Dieng (Al Ahly, Egypte), Kamory Doumbia (Reims, France), Ismaël Coulibaly (Sheffield United, Angleterre), Amadou Haïdara (RB Leipzig, Allemagne), Cheick Oumar Doucouré (Crystal Palace, Angleterre), Adama Traoré «Noss» (Hull City, Angleterre). Attaquants (8) : Adama Traoré (Ferencvaros, Hongrie), Moussa Doumbia (Sochaux, France), Fousseni Diabaté (Partizan Belgrade, Serbie), Sékou Koïta (Red Bull Salzburg, Autriche), Nene Dorgelès (Red Bull Salzbourg, Autriche), Boubacar Traoré (US Monastir, Tunisie), Ibrahima Koné (FC Lorient, France), El Bilal Touré (Almeria, Espagne).
Le Malien Hamari Traoré rejoint la Real Sociedad, en Liga espagnole
Bamako, 10 juin (AMAP) Le premier renfort de la Real Sociedad, en liga espagnole se nomme Hamari Traoré, l’international malien, en fin de contrat, qui quitte le Stade Rennais et s’engage avec le club espagnol pour deux saisons. Avec le 4è du dernier championnat d’Espagne, le désormais capitaine du Stade rennais jouera la Ligue des champions la saison prochaine. Selon les informations d’Ouest-France, le latéral droit de 31 ans n’aura donc pas accepté la prolongation que lui avait accordée le club français, qui compte donner un plus grand rôle à Lorenz Assignon à ce poste, la saison prochaine. Arrivé à Rennes en provenance de Brest en 2017, Hamari Traoré a joué 239 matches avec les Rouges et Noirs dont 83 comme capitaine. Il a participé aux cinq campagnes consécutives en Coupe d’Europe depuis 2018, dont la Ligue des champions en 2020-202 et remporté la Coupe de France 2019. DB/MD (AMAP)
Tournoi de football U18 en Espagne : Les Etoiles du Mandé sacrés champions
Bamako, 11 avr (AMAP)L’Académie, Les Étoiles du Mandé, a remporté, samedi dernier à Gérone. en Espagne, la Coupe internationale de la Méditerranée (MIC) des U18 en battant en finale le CF Badalona 5-4 aux tirs au but. A l’issue du temps réglementaire (Ndlr, deux fois 25 minutes), les deux équipes n’avaient pu se départager (3-3). Les trois buts des Académiciens ont été marqués par Mahamoud Barry, Douga Fofana et Ahmed Diomandé sont les buteurs des Mandékas. Au total, les joueurs maliens ont livré 7 matches, pour 6 victoires et 1 nul. Cerise sur le gâteau pour la délégation malienne, l’attaquant Douga Fofana a terminé meilleur buteur du tournoi avec 8 réalisations. «Je suis très content d’avoir remporté ce trophée. Il y’avait de très bonnes équipes et le niveau de la compétition était très relevé. Ma joie est d’autant plus grande que je suis le premier entraîneur de l’Afrique sub-saharienne à inscrire mon nom au palmarès du tournoi», a déclaré l’entraîneur de l’Académie Les Etoiles du Mandé, Demba Traoré. « Je félicite mes joueurs ainsi que l’Académie Les Étoiles du Mandé pour cette belle victoire », a-t-il dit. L’édition 2023 de la Coupe internationale de la Méditerranées’est disputée du 5 au 8 avril et a réuni 344 équipes, issues de 33 pays. Lancé il y a plus de 20 ans, le tournoi se déroule, chaque année, et des stars comme Lionel Messi y ont participé par le passé. DB/MD (AMAP)
La CAN se déroulera en Côte d’Ivoire du 13 janvier au 11 février 2024 (CAN)
Bamako, 8 avr (AMAP) La 34è édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de Football se déroulera en Côte d’Ivoire, du 13 janvier au 11 février 2024, a annoncé, jeudi, la Confédération africaine de football (CAF) à travers un communiqué. « Le match d’ouverture aura lieu le samedi 13 janvier 2024, au stade Alassane Ouattara d’Ebimpe, à l’Est d’Abidjan. Le tournoi de quatre semaines, opposant les 24 meilleures nations d’Afrique, s’achèvera, officiellement, le 11 février 2024 », précise la CAF. Selon la même source, les 24 meilleures équipes du continent prendront part à cette édition et le tirage au sort des poules aura lieu en septembre 2023. La CAF indique également que la compétition se déroulera dans six stades. Il s’agit du stade Alassane Ouattara d’Ebimpe, en banlieue d’Abidjan (60 000 places), celui de Bouaké (Centre) de 40 000 places, Yamoussoukro (Centre) de 20 000 places), San Pedro (Sud-Ouest) de 20 000 places, Korhogo (Nord) 20 000 places et le stade Félix Houphouët-Boigny (33 000 places), au cœur d’Abidjan. À l’issue de la quatrième journée de qualification, qui a eu lieu le week-end dernier, six pays ont déjà obtenu leur place pour le tournoi final, rejoignant ainsi le pays hôte, la Côte d’Ivoire. Il s’agit de l’Algérie, du Maroc, de l’Afrique du Sud, de la Tunisie, du Burkina Faso et du Sénégal, champion d’Afrique en titre. C’est la deuxième fois que la Côte d’Ivoire organise la CAN après celle de 1984, remportée par le Cameroun de Roger Milla. SS/MD (AMAP)
CAN U23 : Les Aigles Espoirs du Mali qualifiés
Bamako, 28 mar (AMAP) Les Aigles Espoirs se sont qualifiés, mardi, pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) U23 prévue, en juin prochain, au Maroc, en battant 3-0 le Sénégal, au stade du 26 Mars. Le Mali sera donc présent pour cette CAN U23 après cette rencontre au compte du match retour du troisième et dernier tour des éliminatoires. Battus 3-1 à l’aller, mercredi dernier, au Sénégal, les joueurs du sélectionneur, Alou Badra Diallo, ont réalisé un bel exploit devant leurs supporters pour se qualifier à la CAN de leur catégorie. Pourtant, le score était à 0-0 à la mi-temps et le Sénégal était qualifié. Les Aigles Espoirs ont accéléré en deuxième période. À la 60e minute, Hamidou Diallo a ouvert le score avant de passer le relais à Kamory Doumbia (67è). À 2-0, le Mali passe devant le Sénégal sur l’ensemble des deux matches. Pour mettre à l’abri, les Aigles U23 ont inscrit un troisième but grâce à Mamadou Sangaré. Le Mali disputera la CAN U23 comme en 2015 au Sénégal et 2019 en Égypte. DB/MD (AMAP)

