Finale de la CAN 2023 : Un inédit Nigéria-Côte d’Ivoire
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan, 08 fév (AMAP) Nigeria-Côte d’Ivoire, c’est l’affiche de la finale de la 34è édition de la Coupe d’Afrique des nations. Les deux équipes ont décroché leur ticket de pour la finale, mercredi, à l’issue des demi-finales. Le Nigeria a battu l’Afrique du Sud (1-1, 4-2 t.a.b.), au stade de la Paix de Bouaké quand la Côte d’Ivoire a dominé la RD Congo (2-0), au stade Alassane Ouattara à Abidjan. Les deux pays ne se sont jamais rencontrés en finale de la CAN. Ils s’affronteront dimanche pour titre continental, au stade Alassane Ouattara à Abidjan. L’Afrique du Sud ne remportera donc pas son deuxième titre cette CAN. Les Sud-Africains, qui ont disputé la demi-finale de la compétition pour la première fois depuis 2000, ambitionnaient de faire, en Côte d’Ivoire, d’une pierre deux coups : prendre leur revanche sur le Nigeria qui les avaient battus à ce stade de la compétition en 2000 et se qualifier en finale pour viser un deuxième sacre, après 1996 à domicile. C’est raté ! Les Bafana Bafana se sont encore inclinés devant le Nigeria, en demi-finale de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Pourtant, les Sud-Africains ont dominé le jeu, ayant la plupart du temps le ballon sans concrétiser leur domination. Les chiffres de la rencontre sont éloquents : 14 tirs de chaque côté dont 6 tirs cadrés pour l’Afrique du Sud contre 5 pour le Nigeria. La possession de balle était largement à l’avantage des Bafana Bafana qui ont obtenu 61% et réalisé 616 passes avec 86% de précision contre 39% de possession, 382 passes avec 80% de précision pour le Nigeria qui a commis 22 fautes, écopé de 2 cartons jaunes et obtenu 5 corners contre 11 fautes, 1 carton rouge, 1 hors-jeu et 4 corners pour l’Afrique du Sud. Pour se hisser en demi-finale, le Nigéria a terminé 2è du groupe A avec deux 2 victoires, un nul avant d’éliminer le Cameroun (2-0) en huitièmes et l’Angola (1-0) en quarts de finale. De son côté, l’Afrique du Sud a terminé 2è du groupe E (1 victoire, 1 nul et 1 défaite) derrière le Mali avant de créer la surprise en huitièmes face au Maroc (2-0) et de se défaire du Cap Vert (0-0, 2 tab à 1) en quart de finale. Dans cette rencontre tactique, l’Afrique du Sud a réalisé une belle première période. Séduisants, les Sud-Africains usent de longs ballons pour porter le danger sur les buts nigérians. De son côté, le Nigéria a été méconnaissable, friable derrière et timide offensivement. Les belles occasions de la première période étaient à l’actif des Sud-Africains, notamment la frappe du milieu de terrain Sphephelo Sithole captée par le gardien nigérian Stanley Nwabali (10è min). Le gardien arréte aussi la tentative de Percy Tau (28è min) avant d’être encore décisif sur la frappe enroulée de Sekotori Makgopa qui partait dans les buts (39è min). Auparavant le Nigiera a cadré sa première frappe mais le ballon du milieu de terrain Alexander Iwobi n’a pas inquiété le gardien Ronwen Williams (37è min). L’Afrique du Sud a mieux joué avec le ballon mais le danger pour la défense nigériane est toujours venu de longs ballons. La tête sous l’eau en première période, le Nigeria est parvenu a fait le dos rond et laisser passer l’orage avant d’émerger l’eau en deuxième période. Les Nigérians sont revenus des vestiaires avec de meilleurs intentions. Les joueurs de José Peseiro sont bien plus agressifs à la perte du ballon, plus précis dans leurs transmissions. Peu avant l’heure de jeu, Victor Oshimen, qui était incertain pour ce match pour cause de problèmes à l’abdomen, s’impose physiquement à la retombée d’un centre de Bright Osayi-Samuel mais, un peu en arrière, il ne peut cadrer sa reprise de la tête (57è min). Le Nigeria a débloqué le tableau d’affichage grâce au défenseur William Paul Troost-Ekong qui a transformé un penalty consécutif à une faute de Mothobi Mvala sur Victor Osimhen (67è min). Le Nigéria semble avoir fait le plus dur, mais l’Afrique du Sud n’a pas dit son dernier mot. Alors que Victor Osimhen croit réaliser le break pour son pays (85è min), les Sud-Africains réclament une faute au départ de l’action, obligeant l’arbitre égyptien Amin Mohamed Omar à recourir à l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) qui a finalement annulé le but du Nigeria et accordé un penalty à l’Afrique du Sud pour une faute de Alhasan Yusuf sur Percy Tau. Le milieu de terrain Teboho Mokoena transforme le penalty pour remettre les pendules à l’heure (1-1, 90è min). Un match fou ! Dans le temps additionnel, les Sud-Africains sont passés à côté du 2-1, pour crucifier les Nigérians mais Khuliso Mudau, seul face au but vide, tire au-dessus après un coup franc Teboho Mokoena repoussé par le gardien Stanley Nwabali (90è min +6). Les deux équipes jouent la prolongation. Malgré les occasions de part et d’autre et l’expulsion du défenseur sud-africain Gomolemo Grant Kekana (115è min), elles ne parviendront pas à se départager. Place à la séance des tirs au but. Brillante à ce jeu lors du quart de finale contre le Cap-Vert, l’Afrique du Sud craque devant le Nigeria. Le gardien des Super Eagles Stanley Nwabali a volé la vedette à Ronwen Williams (auteur de quatre arrêts contre le Cap-Vert) effectuant deux arrêts durant la séance. Le Nigeria transforme 4 tirs contre 2 pour les Bafana Bafana. Même bousculé, le Nigeria s’est montré solide et confirme une fois de plus son statut de favori de cette compétition. Les Super Eagles vont disputer leur 8è finale de la CAN et visent un 4è sacre après 1980, 1994 et 2023. Les Nigérians atteignent la finale pour la première fois depuis 2013. LMD/MD (AMAP)
CAN 2023 : Les commerçants se frottent les mains
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Abidjan, 08 fév (AMAP) La Coupe d’Afrique des nations se joue sur les différents stades mais aussi dans les marchés et les centres commerciaux. A Abidjan et dans les autres villes de la Côte d’Ivoire, les commençants se frottent les mains. Ce mercredi 7 février, à quelques heures des demi-finales, les supporters Ivoiriens, à la recherche de maillots, sont nombreux dans la boutique de Hamed Yatassaye, au marché de Marcory, une Commune d’Abidjan. Ici, les maillots sont vendus à entre 15.000 Fcfa et 10.000 Fcfa l’unité, des chapeaux, des écharpes. Dans cette boutique, les tuniques de tous les pays participants à la CAN sont mises à la disposition des supporters. « C’est le maillot de la Côte d’Ivoire qui est beaucoup plus demandé. Le maillot du Nigeria est presqu’en rupture parce que les gens ne voyaient pas ce pays atteindre les demi-finale et les commerçants n’en ont pas commandé assez », explique Hamed Yatassaye. Le commerçant d’origine malienne (il rend visite régulièrement à sa famille à Kati et c’est son père qui s’est installé en Côte d’Ivoire) explique que les Ivoiriens achètent beaucoup leur maillot que ce soit en période de CAN ou pas. Même s’il s’empresse d’ajouter qu’il y a beaucoup plus de vente pendant la CAN. Kouassi Kouakou est un grand supporter des Éléphants. Habillé en maillot orange-blanc de Côte d’Ivoire sur le dos duquel est écrit « Les Éléphants », il vient acheter deux maillots XL de son pays à 15.000 Fcfa l’unité pour les offrir à des amis dans son quartier. « J’ai six maillots de la Côte d’Ivoire. J’en ai acheté pour tous mes enfants. Aussi pour mes sœurs, frères, cousins et cousines qui sont au village », confie-t-il. Le jeune Franck Yao débarque dans la boutique, avec deux amis, pour demander la pointure M du maillot du Maroc. « C’est le Maroc qui nous a réveillés, on va lui faire honneur », justifie-t-il. Après avoir acheté son maillot à 10.000 Fcfa, il passe dans une autre boutique pour floquer la tunique « Les gens écrivent des choses bizarres sur leur maillot. Quelqu’un a écrit sur son maillot : Je n’ai rien sur Wave, un autre : « Sery Dorcas m’a dragué, j’ai refusé. » Je vais juste écrire mon nom : Le seul Yao C8 », ajoute Franck Yao. Le prix du flocage esr de 500 Fcfa par lettre. « Nous recevons beaucoup de clients. C’est impossible de donner un chiffre. C’est quand même florissant », confie Seydou Sanogo qui gagne beaucoup d’argent dans le flocage depuis le début de la CAN. Au grand marché d’Adjamé, une autre Commune d’Abidjan, toutes les qualités sont disponibles et le prix varie de 3 000 à 15.000 Fcfa. Il n’y a pas que les vendeurs de maillots qui s’en sortent. D’autres commerçants ont augmenté leur chiffre d’affaire grâce à la CAN, notamment la vendeuse de chaussures Aminata Coulibaly. « Beaucoup d’équipes sont éliminées. Avant de rentrer au pays, les supporters viennent acheter des chaussures et autres articles pour en faire des cadeaux à leurs proches », dit-elle. LMD/MD (AMAP)
Demi-finales de la CAN Côte d’Ivoire 2023 : De la revanche dans l’air
Envoyé spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Bouaké, 06 fév (AMAP) Nigeria-Afrique du Sud, Côte d’Ivoire-RD Congo sont les affiches des demi-finales de la CAN, Côte d’Ivoire 2023, prévues demain mercedi. En 2000, les Super Eagles ont écarté les Bafana Bafana à ce stade de la compétition alors qu’en 2015, les Éléphants ont éliminé les Léopard. L’Afrique du Sud et la RD Congo ont donc une revanche à prendre leurs adversaires. La compétition tend vers sa fin. Le stade de la Paix à Bouaké et le stade Alassane Ouattara à Abidjan s’apprêtent à accueillir les demi-finales. La première rencontre mettra aux prises le Nigeria et l’Afrique du Sud à Bouaké (17h) alors que la deuxième mettra face à face le pays hôte, la Côte d’Ivoire et la RD Congo, à Abidjan. Quelle que soit l’issue des deux matches, la finale opposera un pays francophone et un pays anglophone. Les deux pays de l’Afrique de l’Ouest aborderont ces demi-finales avec les faveurs des pronostics. Toutefois, dans cette compétition, les observateurs se méfient bien de la « notion de favori ». C’est une CAN si particulière dans laquelle tout est possible. En tout cas, les Bafana Bafana ont une revanche à prendre sur les Super Eagles qui les avaient dominés 2-0, à Lagos, en demi-finale de la CAN 2000. Après la défaite en demi-finale de 2000, les Super Eagles ont battu 2-1 les Bafana Bafana en quarts de finale de l’édition 2019 en Égypte. Le Nigeria vise un quatrième titre après 1980, 1994 et 2013 alors que l’Afrique court toujours derrière un deuxième sacre après 1996 à domicile. Les deux équipes se sont rencontrées 14 fois. Les Super Eagles se taillent la part du lion avec 7 victoires contre 2 pour l’Afrique du Sud. Cinq matches se sont terminé sur des scores nuls. Ce sera une nouvelle page dans l’histoire du football africain, avec les Bafana Bafana désormais sous la direction de deux anciens champions d’Afrique contre une équipe de stars des Super Eagles. Monté en puissance durant la compétition, le Nigeria reste sur quatre victoires consécutives sans prendre de but. Après avoir fait match nul contre la Guinée équatoriale (1-1) lors son entrée en lice, le Nigeria a successivement dominé la Côte d’Ivoire (1-0), la Guinée Bissau (1-0), le Cameroun (2-0) en huitième de finale, l’Angola (1-0) en quart de finale. Dans un système 4-3-3, les Super Eagles sont solides derrière, puisqu’ils défendent à 11 et sont forts dans le jeu de transition avec une attaque rapide composé de grands dribleurs dans les couloirs, Ademola Lookman et Moses Simon et le dangereux Victor Osimhen. Mais, ils doivent se méfier de l’Afrique du Sud, dirigée par Hugo Broos, qui a conduit le Cameroun à la victoire surprise en 2017. Le technicien belge est épaulé par Helman Mkhalele, un membre clé de la génération dorée de 1996 qui a remporté le premier et unique titre africain de l’Afrique du Sud. Certes les Bafana Bafana n’étaient pas attendus à ce stade de la compétition surtout après la défaite lors de leur premier match contre le Mali. Pourtant, dès la première conférence d’avant-match contre le Mali, le Belge a martelé que son ambition est de remporter la compétition pour la deuxième fois. C’est la première demi-finale des Bafana Bafana depuis 2000. Dans cette compétition, ils n’ont plus perdu depuis leur défaite face aux Aigles (0-2). Après une victoire devant la Namibie (4-0) et un nul devant la Tunisie, ils ont battu le Maroc, battu 2-0 en huitième de finale avant d’éliminer le Cap-Vert (0-0, 2-1 t.a.b.) en quart de finale grâce à la prestation XXXL de leur gardien Ronwen Williams. Ceui-ci a réussi un arrêt décisif pour arracher la prolongation dans les dernières minutes et réalisé 4 arrêts lors de la séance de tirs au but. «Beaucoup de gens en Afrique du Sud ne croyaient pas en cette équipe, mais nous y croyions, et les joueurs croyaient en eux-mêmes», a déclaré Hugo Broos après la victoire en quart de finale. Le sélectionneur belge a également reconnu la tâche difficile qui attend l’Afrique du Sud face à une équipe nigériane de stars comme Ademola Lookman. Mais, il a insisté sur le fait que son équipe serait prête pour la confrontation de ce mercredi après avoir dissipé les doutes passés sur sa qualité. « La demi-finale sera difficile contre les grands joueurs nigérians mais nous n’avons plus rien à perdre maintenant », a déclaré le Belge. La première demi-finale est le remake de celle de 2000, la deuxième sera celle 2015 entre la Côte d’Ivoire et la RD Congo. Aujourd’hui, les joueurs congolais ont tous à l’esprit l’élimination en demi-finale en Guinée équatoriale par la Côte d’Ivoire (3-1), futur vainqueur de la compétition. A domicile, portée par une ferveur nationale, la Côte d’Ivoire a l’occasion de remporter son 3è titre après 1992 et 2015. Mais les Éléphants peuvent-ils toujours compter sur le miracle ? En tout cas, ils sont portés par les dieux du stade avec une qualification miraculeuse en huitième de finale en tant que meilleurs troisièmes, une victoire surprise devant le Sénégal (1-1, 5-4 t.a.b.) et un succès incroyable devant les Aigles (2-1 a.p.) pour se hisser en demi-finale. Pour ce match, le sélectionneur Emerse Faé sera privé des services quatre joueurs suspendus. Il s’agit du défenseur central Odilon Kossonou, l’arrière droit-capitaine Serge Aurier, les attaquants Oumar Diakité et Christian Kouamé. Si Odilon Kossonou et Oumar Diakité ont été expulsés en quart de finale contre le Mali pour cumul de cartons, Serge Aurier et Christian Kouamé ont écopé de deux cartons jaunes lors des deux derniers matches. Privé de ces joueurs qui, individuellement et collectivement, pèsent dans l’équipe, le sélectionneur doit trouver la solution pour combler les vides que vont sûrement laisser ses absences. Tout comme la Côte d’Ivoire, la RD Congo vise un 3è titre après les sacres de 1968 et 1974. Comme les Bafana Bafana, les Léopard n’étaient pas attendus à ce stade de la compétition. Auteurs de 4 matches nuls, ils ont
CAN Côte d’Ivoire 2023 : Vers une finale Nigeria-Côte d’Ivoire ?
Ladji M. DIABY Habib KOUYATE Bouaké, 06 fév (AMAP) Nigeria-Afrique du Sud, Côte d’Ivoire-RD Congo. Ce sont les affiches des demi-finales de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. La première demi-finale aura pour cadre le stade de la Paix à Bouaké, le 7 février, entre les Super Eagles et les Bafana Bafana alors qu’en deuxième heure, les Éléphants seront face aux Léopards, au stade Alassane Ouattara, à Abidjan. Les quatre équipes ont obtenu leur ticket à l’issue des quarts de finale disputé vendredi et samedi. Le Nigeria a écarté l’Angola (1-0), vendredi au stade Félix Houphouët-Boigny, grâce à une réalisation de l’ailier Ademola Lookman (41è min), auteur des trois derniers buts de son équipe. Après son match nul lors de son entrée en lice dans la compétition, contre la Guinée équatoriale (1-1), le Nigeria est monté en puissance en signant quatre succès consécutifs sans encaisser de but : la Côte d’Ivoire (1-0), la Guinée Bissau (1-0) et le Cameroun (2-0), l’Angola (1-0). Solides derrière et efficaces devant, les Super Eagles font office de grands favoris à la victoire finale. Ils auront en face l’Afrique du Sud qui a écarté le Cap-Vert (0-0, 2-1), samedi dernier, au stade Charles Konan Banny, à Yamoussoukro, dans le dernier quart de la compétition. Les Bafana Bafana atteignent la demi-finale pour la première fois depuis 2000 et avaient été alors éliminés par … les Super Eagles (2-0), grâce à un doublé de Tijjani Babangida (1re et 34è min). De son côté, le miracle continue pour la Côte d’Ivoire. Déjà qualifié à la dernière minute au deuxième tour, le pays hôte a renversé le Sénégal (1-1, 5-4 t.a.b.) en huitièmes de finale avant de faire la même chose au Mali (1-2), samedi dernier, en quart de final. Les Éléphants, réduits à dix en première période, ont arraché la prolongation avant de l’emporter sur un but libérateur d’Oumar Diakité. Face au RD Congo qui semble évoluer en dessous du Mali et du Sénégal, les Éléphants comptent décrocher facilement leur ticket pour la finale. Les Congolais ont battu la Guinée (3-1) en quarts de finale pour renouer avec les demi-finales pour la première fois depuis 2015, tout comme leur futur adversaire. En Guinée équatoriale, la Côte d’Ivoire a éliminé la RD Congo (3-1) avant de battre le Ghana (0-0, 9-8 t.a.b.) en finale. La finale de cette édition tend vers une finale Nigeria-Côte d’Ivoire, les deux favoris qui restent en course. Mais… cette édition est très imprévisible. LMD/MD (AMAP)
Eric Sékou Chelle : « Le premier responsable, c’est moi. J’assume mes choix »
Propos recueillis par Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE AMAP : Que ressentez-vous après l’élimination du Mali ? Eric Sékou Chelle : Je suis déçu pour les joueurs, le Mali et les Maliens. J’ai toujours respecté tout le monde. Des fois, j’ai fait des erreurs dans ma communication. On est tombés sur une équipe qui a eu la chance de nous gagner. On a joué à 100%, les joueurs se sont arrachés. On a eu une qualité de jeu certaine. Maintenant, je suis déçu pour le Mali, parce qu’on est dans une situation compliquée et cela aurait fait du bien. C’est vrai que c’est un échec, dans la vie il faut savoir relever la tête et avancer. Le premier responsable, c’est moi. Je fais des choix. Je les assume. Un bilan sera fait au niveau des joueurs et du staff, avec la fédération, pour essayer d’analyser le tournoi : qu’est-ce qui a été, qu’est-ce qui n’a pas été. J’aurai une discussion avec la fédération et le ministère du tutelle pour voir de quoi l’avenir est fait. AMAP : Qu’est-ce qui a manqué aux Aigles pour gagner ? ESC : Pour le spectacle, je pense qu’il y a beaucoup de personnes qui ont pris du plaisir à regarder ce match. Même si on a fait preuve de caractère, je pense que dans le jeu, à 11 contre 10, cela n’a pas été suffisant. On a manqué de lignes directrices dans le jeu. On n’a pas mis assez de centres. On n’était pas assez dans la surface de réparation. On n’a pas été à l’abri des contres de la Côte d’Ivoire, notamment avec la très bonne entrée d’Oumar Diakité. AMAP : Votre décision de faire sortir Lassine Sinayoko pour un défenseur central, n’a-t-elle pas été un mauvais coaching ? ESC : A la 80è minute, en voyant que la Côte d’Ivoire a commencé à faire le jeu long et qu’on était en difficulté dans le jeu aérien, on a décidé de faire rentrer un défenseur pour être dans une défense à 5 et être en surnombre entre les deux attaquants. On a voulu renforcer l’axe central. Pour cela, il fallait sortir les joueurs et Lassine Sinayoko était très touché sur le plan physique. On a pris cette décision de passer à un système à 5 défenseurs pour être plus solide dans le jeu aérien parce qu’en face, il y a énormément de qualité dans le jeu aérien. On a perdu pied sur les cinq dernières minutes. Si cela avait marché, vous aurez dit : « Coach vous avez fait un bon coaching. » Cela n’a pas marché. On n’a pas été bon sur ces phases arrêtées. Il faut que j’encaisse. On va analyser tout cela pour progresser. Les entraîneurs sont là, ils partent, les joueurs aussi, mais le Mali reste. Certains vont être fort mentalement pour continuer, il y a d’autres qui seront moins forts. On va analyser tout ça et faire un bilan. Je suis déçu pour les joueurs. Cette génération mérite quand même quelques choses parce qu’au niveau de la qualité de jeu, dans le monde entier, il n’y a pas beaucoup d’équipes qui sont capables de faire ce qu’on fait. AMAP : Que reprochez-vous alors à l’arbitrage ? ESC : Ce qui est bien dans le football, c’est qu’il peut toujours se passer quelque chose. J’ai pris parti de donner comme objectif à mes joueurs de bien jouer pour gagner. Je pense qu’on a développé du jeu, des actions très intéressantes. Sur deux penalty, il y a un qui a été sifflé. Mon joueur Kiki (Boubacar Kiki Kouyaté, contre le Burkina Faso, ndlr), qui voulait faire une tête, voit le ballon retomber sur sa main et l’arbitre siffle penalty. Je voudrais qu’on m’explique : quelle est la règle des mains. C’est la première. Ensuite, le carton rouge est mérité. Mon joueur part tout seul au but et fait un crochet, il y a une annulation d’occasion de but. Dans les cinq ou dix dernières minutes du jeu, il y a des fautes sifflées contre nous qui sont litigieuses. Il nous fallait être beaucoup plus solides sur les phases arrêtées. On savait que c’était une force de la Côte d’Ivoire. AMAP : La Côte d’Ivoire était pourtant à l’infériorité numérique ? ESC : On n’a pas su répondre à la qualité de la Côte d’Ivoire sur le jeu aérien. On s’est effondré sur ce jeu aérien. Quand une équipe joue en infériorité, son état d’esprit se décuple. Ills ont cette envie de s’accrocher. La vérité est que la Côte d’Ivoire revient de loin et, aujourd’hui, elle est en demi-finale. Ils ont cette énergie, ils ont aussi ce brin de chance. Il le faut dans le football. Ils ont des qualités. Ils méritent cette demi-finale sur leur qualité. Nous le méritons aussi. Aujourd’hui, j’ai un sentiment de déception pour mes joueurs, pour le Mali. Je fais des choix, je les assume. LMD/MD (AMAP)
CAN 2023 : Les Aigles du Mali éliminés et déçus
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Bouaké, 03 fév (AMAP) Le Mali a été éliminé en quart de finale de la CAN 2023 par le pays hôte, la Côte d’Ivoire (2-1), samedi, au stade de la Paix de Bouaké. C’est une fin parcours cruelle pour les Aigles en larmes. La sélection malienne a vécu au stade de la Paix de Bouaké la déception totale au coup de sifflet final de l’arbitre égyptien, Mohamed Adel Elsaïd Hussein, au bout des prolongations. Les joueurs versent de grosses et chaudes larmes, les membres du staff sont tous en larmes. Le sélectionneur national, Éric Sékou Chelle, accroupi sur le terrain, s’est fait verser de l’eau sur la tête par un membre de son staff. Le choc est dur et personne n’a été épargné par la secousse. Pourtant, le Mali avait le match en main pour dominer enfin sa bête noire de la plus belle des manières. Mais patatras. Manque de maturité, mental, malédiction contre la Côte d’Ivoire, tous les mots sont utilisés pour expliquer la défaite, mais en réalité, les Aigles ne peuvent s’en prendre qu’au eux-mêmes. Ils ont dominé le match de bout en bout avec 62% de possession de balle, 629 passes, 11 tirs dont 4 cadrés, 10 corners et 1 carton rouge contre 38% de possession, 389 passes et 11 tirs dont 3 cadrés, 2 corners, 2 cartons rouges pour la Côte d’Ivoire. En supériorité numérique pendant plus de 75 minutes (la deuxième période et les prolongations), les Aigles se sont permis de rater un penalty que les supporters vont regretter jusqu’au moins à la CAN 2025 au Maroc. Si l’on peut reprocher le manque d’efficacité aux joueurs, le sélectionneur n’est pas exempté de tout reproche. Si à l’heure de jeu, l’entrée de Nene Dorgelès et Fousseni Diabaté a été salutaire, il a ensuite détruit l’équilibre de son équipe pour conserver le but marqué par Nene Dorgelès à la 71è minute. Si cela a marché contre le Burkina Faso, battu 2-1, il faut reconnaître que la Côte d’Ivoire n’est pas le Burkina. En effet, Eric Sékou Chelle a tendance à paniquer pendant le temps fort de l’adversaire et le choix de défendre un petit but à coûter cher aux Aigles. «C’est difficile. Nous n’avons pas les mots. Je pense que nous avons manqué de maturité, sinon le match était à notre portée. Nous avons obtenu un penalty et l’adversaire a été réduit à dix. Nous n’avons pu faire mieux. Ce sera un regret éternel. Nous irons dans nos tombes avec ces regrets. Je pense que cette année était la bonne pour le Mali, malheureusement nous n’avons pas été capables », a déclaré le défenseur central Boubacar Kiki Kouyaté après le match « Nous présentons aux excuses au peuple malien. Si les Maliens sont en colère c’est à cause de nous. Nous demandons pardon à tout le monde. S’il plait à Dieu, le Mali va remporter la coupe un jour, même si ça ne sera pas notre génération », a-t-il ajouté. Le milieu de terrain, Adama Traoré demande également pardon au peule malien. « Nous voulons gagner ce match mais Dieu en a décidé autrement. Le public est venu en nombre. C’était à nous de calmer le jeu et de gagner, mais Dieu n’en a pas voulu. Nous présentons des excuses au peuple et nous allons essayer de rattraper nos erreurs», a déclaré Adama Traoré «Noss». Pour ce match, un changement chez les Aigles par rapport au onze aligné en huitièmes face au Burkina Faso (2-1). Le milieu de terrain Mohamed Camara (malade) laisse sa place à Diadié Samassékou, le nouveau joueur de Cadix en Espagne. Chez les Ivoiriens, Franck Kessié, Nicolas Pépé et Christian Kouamé reviennent au premier plan et remplacent Ibrahim Sangaré, Oumar Diakité et Jean-Philippe Krasso. Pour atteindre ce niveau, le Mali, invaincu, a terminé leader du groupe E avec 5 points en phase de poules devant l’Afrique du Sud (4 points) et la Namibie (4 points) avant d’éliminer le Burkina Faso en huitièmes (2-1). Sortis miraculeusement de la phase de groupes, les Éléphants, troisièmes du groupe A (3 points) derrière la Guinée équatoriale (7 points) et le Nigeria (7 points) ont retrouvé de la confiance et de l’ambition et ont éliminé le tenant du titre, le Sénégal (1-1, 5-4 t.a.b.) en huitièmes de finale. Comme lors de ses derrière rencontres avec la Côte d’Ivoire, le Mali a fait fort impression dans le jeu. Les Aigles ont dominé la première période. Dès la 8è minute, le Mali pouvait bénéficier d’un penalty. Après un corner Kamory Doumbia repoussé par la défense ivoirienne, la reprise d’Amadou Haïdara semble déviée par la main du défenseur central ivoirien, Kouakou Odilon Koussounou. Après une longue attente, l’arbitre égyptien, Mohamed Adel Elsaïd Hussein fera recours l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR). Le penalty qui semblait évident n’est pas sifflé pour une position de hors-jeu. Ce sera que partie remise quart quelques minutes plus tard, le Mali obtient un penalty suite à une faute du même défenseur Kouakou Odilon Koussounou sur Lassine Sinayoko dans la surface ivoirienne. Adama Traoré exécute la sentence et bute sur le gardien, Yaya Fofana (16è min). Le stade de la Paix exulte. Plus technique, les Aigles dominent dans tous les compartiments de jeu et les Ivoiriens multiplient les fautes et l’arbitre égyptien multiplie les cartons dont l’expulsion de Kouakou Odilon Koussounou pour cumul de cartons après une faute sur Lassine Sinayoko qui partait seul vers les buts gardés par Fofana (44è min). «Que faire ? Ils sont techniquement plus que nous », s’interroge un confrère ivoirien à la pause. Déjà en difficulté, les Éléphants laissent toute l’initiative de jeu aux Aigles en deuxième période. Ils défendent à 9 en comptant sur les contres pour trouver la faille dans la défense des Aigles. Le stade de la Paix, plein, est totalement acquis à la cause des Éléphants qui ont misé sur Sébastien Haller, entré aux débuts de la deuxième période. Il y avait 39 836 dans un stade de 40.000 places. Les Aigles
CAN Côte d’Ivoire 23 : Des quarts de finales alléchants
Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Envoyés spéciaux Bouaké, 1er fév (AMAP) Cette Coupe d’Afrique des nations (CAN) est entière, particulière et pour laquelle, il difficile de faire des pronostics. C’est une CAN des surprises et une véritable révolution du football africain. Le titre de favori, c’est désormais sur le papier, le terrain révèle une autre réalité. Aucun mondialiste n’a pu dépasser le cap des huitièmes de finale (Maroc, Ghana, Cameroun, Tunisie, Sénégal). Après les huitièmes de finale, aucun quart de finalistes de la précédente édition au Cameroun n’est resté dans la compétition : le Sénégal (battu par la Côte d’Ivoire en huitièmes), la Guinée équatoriale (battue par la Guinée en huitièmes), le Burkina Faso (battu par le Mali en huitièmes), la Tunisie (sortie en poules), le Cameroun (battu par le Nigeria en huitièmes), la Gambie (éliminée en poules), l’Égypte (battue par la RD Congo en huitièmes) et le Maroc (battu par l’Afrique du Sud en huitièmes). Il ne reste que quatre anciens vainqueurs : le Nigeria (1980, 1994, 2013), la Côte d’Ivoire (1992, 2015), la RD Congo (1968, 1974) et l’Afrique du Sud (1996) qui seront face aux équipes qui cherchent à inscrire leurs noms au palmarès de la compétition. Parmi les équipes considérées comme les favoris de la compétition, seulement la Côte d’Ivoire et le Nigeria restent dans la course au titre. Les Super Eagles vont disputer le premier quart de finale de la 34è édition de la CAN contre l’Angola, au stade Félix Houphouët-Boigny, à Abidjan. Grâce au doublé d’Ademola Lookman (36è min, 90è min), les Nigérians ont éliminé les Camerounais et visent un quatrième titre. L’Angola a battu la Namibie (3-0), grâce aux buts de Gelson Dala (38è min, 42è min) et Mabululu (66è min). Les deux équipes s’affrontent pour la première fois dans la compétition. « On se prépare pour le prochain match qui sera plus difficile que ce match. Les joueurs sont conscients, ils ont un d’état d’esprit fantastique. On va mette l’accent sur le repos et l’entraînement. L’Angola est une bonne équipe, performante. Si on doit gagner ce match, on doit être à notre meilleur niveau, donner le meilleur de nous-mêmes », a déclaré le sélectionneur du Nigeria, José Peseiro, après la victoire de son équipe devant le Cameroun. Le deuxième quart de finale est également prévu ce vendredi entre la RD Congo et la Guinée en deuxième heure au stade Alassane Ouattara, à Abidjan. Les Congolais se sont qualifiés en éliminant l’Égypte aux tirs aux but (7-8) après un match âpre et pauvre en occasions, Le score était de 1-1. Lors de la séance des tirs aux but, les deux équipes se sont, en revanche, très bien comporté au point d’utiliser chacune neuf tireurs. Le Syli National s’est qualifié en battant la Guinée équatoriale – réduite à dix depuis l’heure de jeu – 1-0 grâce à une réalisation en toute fin de rencontre de Mohamed Bayo. C’est la première victoire du pays dans un match à élimination directe à la CAN depuis 1976. Le choc entre les deux outsiders promet des étincelles. Le dernier quart de finale mettra aux prises le Cap-Vert et l’Afrique du Sud, samedi au stade Charles Konan Banny, à Yamoussouko. Des Sud-Africains qui ont créé la sensation en éliminant le Maroc (2-0), l’un des favoris de la compétition, peuvent s’offrir le droit de rêver. Mais le Cap-Vert est l’une des autres belles surprises de cette CAN, tentera de prolonger le rêve après avoir terminé à la tête du groupe C et battu la Mauritanie (1-0) en huitième de finale. Le Mali joue contre la Côte d’Ivoire en première heure à Bouaké. Le vainqueur Mali-Côte d’Ivoire affrontera le vainqueur RD Congo-Guinée alors que la première demi-finale mettra aux prises le vainqueur Nigeria-Angola et le vainqueur Cap-Vert-Afrique du Sud. Les deux matches sont prévus le 7 février. LMD/MD (AMAP)
CAN 2023 : La fête dans les vestiaires des Aigles après la victoire contre le Burkina Faso
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Korhogo, 1er fév (AMAP) « Pi-pipi Mali, pi-pipi Mali », cette onomatopée a beaucoup résonné dans les vestiaires des Aigles après la qualification en quart de finale au dépend du Burkina Faso (2-1). Les Aigles ont d’abord fêté la qualification avec les supporters sur la pelouse avant de poursuivre la fête dans les vestiaires. Comme d’habitude, depuis la catégorie junior, la ligne de la célébration est conduite par le défenseur Falaye Sacko. Monté sur la table et accompagné de Fousseni Diabaté et Mamadou Fofana, il scande : « Wasalé wasa, joni joni débé an wasa, Assimi débé an wasa, Hamari débé an wasa, Doudou débé an wasa, Camara débé an wasa …» Chaque fois qu’il cite le nom d’un joueur, les autres répondent «wasa». La fête a été belle comme à chaque victoire des sélections nationales. Le sélectionneur national Éric Sékou Chelle a félicité ses joueurs en conférence de presse d’après-match. « Je suis très content pour mes joueurs, je les félicite. On mérite de gagner des matches. On mérite de faire un bon parcours. C’est un honneur d’être à la tête de cette équipe. Ils ne sont pas parfaits : on a des qualités et des défauts, après un match comme celui-là, on peut être fiers d’eux. Je suis fier de leur match. Même si le bateau a tangué, ils se sont accrochés, ils ont été solides avec un état d’esprit de guerrier », a déclaré le technicien. « Il y a des bonnes choses et il y a des moins bonnes. On pouvait mettre 5-0 en première période. Je pense que la victoire est méritée. Il faut qu’on fasse attention, 2-0, c’est le score le plus dangereux en football », a ajouté Eric Chelle qui se projette déjà sur le prochain match de son équipe. Le Mali va affronter la Côte d’Ivoire, vainqueur du Sénégal (1-1, 5-4 t.a.b.), ce samedi au Bouaké, au compte de l’avant dernier quart de finale de la CAN, Côte d’Ivoire de 2023. « C’est un match particulier pour beaucoup de joueurs et pour moi aussi. J’ai des amis qui viennent d’entrer dans le staff technique de cette équipe. Il y a des joueurs avec qui j’ai joué. On a envie de jouer le match pour le gagner comme tous les matches depuis le début de la compétition ». Pour le sélectionneur des Aigles, la Côte d’Ivoire possède une bonne équipe avec des grands joueurs. « Ils ont eu un début de compétition difficile. Ils ont fait un gros match lundi. Ils méritent leur victoire. La vérité d’aujourd’hui n’est pas celle de demain. On va bien se préparer. On va jouer notre carte à fond. Il y a un match à jouer et un match à gagner. On sait très bien que ça va être difficile. On va venir avec nos qualités et défauts au même titre que la Côte d’Ivoire. Après, on fera le compte à la fin du match », a-t-il conclu. Désigné Homme du match contre le Burkina Faso, Lassine Sinayoko, est en train de réussir sa CAN. « J’ai un sentiment inexplicable. Je n’ai jamais connu ça dans ma vie, de telle sensation, marquer pour le pays, il n’y a rien de plus beau. J’espère en mettre beaucoup », a réagi l’attaquant des Aigles qui compte 3 buts dans la compétition. Pour son compère de la ligne d’attaque, Kamory Doumbia, le Mali aborde tous les matches de la même manière. « Aucun match n’est facile. On doit rester concentrés jusqu’au bout. Dans un match, chaque équipe a son temps fort. On est restés focus lors de notre temps faible pour gagner contre le Burkina Faso. On est bien préparés pour le prochain match et tous les matches sont les mêmes pour nous. On est là pour un objectif, c’est de gagner tous les matches quelle que soit l’équipe en face », a déclaré, de son côté, le jeune meneur de jeu. Les Aigles ont donc pris leur envol au stade Amadou Gon Coulibaly à Korhogo pour prendre la direction du stade de la Paix à Bouaké où ils affronteront les Éléphants, ce samedi pour une place en demi-finale. Les Aigles parviendront-ils cette fois à s’envoler avec l’Éléphant, comme leur nom le dit dans la langue bambara ? La réponse, samedi. Le premier quart de finale opposera, vendredi, le Nigeria et l’Angola en première heure au stade Félix Houphouët-Boigny alors que la RD Congo en découdra avec la Guinée en deuxième heure au stade Alassane Ouattara, à Abidjan. Le dernier quart de finale mettra aux prises, le Cap-Vert et l’Afrique du Sud, samedi, en deuxième heure au stade Charles Konan Banny à Yamoussoukro. La première demi-finale sera le vainqueur du quart de finale Nigeria-Angola contre le vainqueur du match Cap-Vert-Afrique du Sud. La deuxième demi-finale mettra aux prises le vainqueur de la rencontre RD Congo-Guinée et le vainqueur du match Mali-Côte d’Ivoire. Les demi-finales seront disputées le 7 février alors que le match de la troisième place aura lieu le 10 février, au stade Félix Houphouët-Boigny et la finale le 11 février, au stade Alassane Ouattara. LMD/MD (AMAP)
CAN 2023 : Le Mali en quart de finale
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Korhogo, 31 janv (AMAP) Les Aigles Mali ont composté leur ticket pour le quart de finale en dominant (2-1), mardi, les Étalons du Burkina Faso, en huitième de finale au stade Amadou Gon Coulibaly de Korhogo. Les deux buts de la partie portent les signatures d’Edmond Tapsoba (3è min, c.s.c.), Lassine Sinayoko (47è min) pour le Mali alors que Bertrand Traoré a réduit la marque pour le Burkina Faso (57è min, sur penalty). Le Mali retrouve le quart de finale après les échecs en huitième de finale en 2021 au Cameroun contre la Guinée équatoriale (0-0, 5-6 t.a.b.), 2019 en Égypte, contre la Côte d’Ivoire (1-0) et au premier tour en , au Gabon et en 2015 en Guinée équatoriale. Le dernier quart de finale disputé par les Aigles remonte à l’édition 2013, en Afrique du Sud, lors duquel le Mali a terminé à la troisième place de la compétition. Une place que les Aigles ont occupé une année plutôt (2012) lors de l’édition co-organisée par le Gabon et la Guinée équatoriale. Les Aigles, qui ont terminé premiers de leur poule avec 5 points (une victoire et deux nuls), ont fait l’honneur à leur statut face aux Burkinabè, deuxième du groupe D avec 4 unités (une victoire, un nul et une défaite) et imitent leurs aînés qui ont battu les Étalons (3-1) lors de la phase de poule de la CAN, Tunisie 2004. Contrairement à son premier match contre l’Afrique du Sud (2-0) et son troisième match contre la Namibie (0-0), mais comme contre la Tunisie (1-1), le Mali s’est présenté en 4-4-2 avec Falaye Sacko, qui est revenu dans le 11 de départ, et Hamari Traoré dans les couloirs défensifs alors que Mohamed Camara, Lassana Coulibaly, Amadou Haïdara (gauche) et Adama Traoré (droit) forment l’entrejeu, derrière la paire Lassine Sinayoko-Kamory Doumbia. Le Burkina Faso était en 4-3-3. Le Mali ne pouvait rêver une meilleure entame de match avec un but dès la 3è minute de la partie. Après une excellente combinaison dans l’axe, le ballon finit sur l’aile droite avec un bon centre de Hamari Traoré, mais la tête d’Amadou Haïdara heurte le poteau et revient dans les pieds du défenseur central burkinabè Edmond Tapsoba qui envoie le cuir dans son propre but pour ouvrir le score. Les Aigles ont largement dominé la première période avec 63% de possession, 8 tirs dont 2 cadrés contre 3 tirs dont 2 cadrés pour les Étalons. Les joueurs du sélectionneur Eric Sékou Chelle ont effectué 263 passes avec une précision de 85% contre 151 passes avec un précision de 77% pour les Burkinabés qui ont couru derrière le ballon insaisissable. Les Aigles étaient les seuls sur le terrain, le capitaine burkinabé Bertrand Traoré était bien canalisé par Falaye Sacko. Le Mali aurait pu aller à la pause avec un écart conséquent, mais les Aigles ont gâché quelques occasions, à l’image des tentatives de Lassine Sinayoko, repoussées par le gardien burkinabé, Kouakou Hervé, aux 30è, 36è minutes ou celle de Kamory Doumbia dont le tir croisé du droit passe de peu à gauche du but (33è min). La défense burkinabé était en grande difficulté. Ce sera que partie remise pour les Aigles, Lassine Sinayoko a rapidement doublé la mise en début de deuxième période. Lancé par Hamary Traoré sur le côté droit à la limite du hors-jeu, Lassine Sinayoko se présente face à Hervé Koffi dans un angle fermé et le trompe d’une frappe du gauche entre ses jambes (47è min). L’attaquant des Aigles marque ainsi son troisième but à la CAN et atteint le même nombre de but que Cheick Tidiane Diabaté (2012) et Ibrahima Koné, absent à cette édition pour cause de blessure. Les choses changent sur la pelouse quand l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) intervient pour accorder un penalty au Bufkina Faso après une faute de main de Boubacar Kiki Kouyaté sur un centre de l’arrière gauche Issa Kaboré, côté droit. Le capitaine Bertrand Traoré exécute la sentence et transforme le penalty, relançant le suspense au stade Amadou Gon Coulibaly. Il y avait 19.184 spectateurs, mais les Burkinabè étaient logiquement plus nombreux. Le ballon vole d’un camp à autre, les deux sélectionneurs effectuent des remplacements et le Mali évolue désormais en 4-2-3-2 avec l’entrée de Diadié Samassékou au milieu de terrain, Fousséni Diabaté et Sékou Koïta dans les couloirs offensifs. Les Burkinabè poussent pour remettre les pendules à l’heure, mais les Aigles résistent et terminent le match avec 5 défendeurs après l’entrée de Mamadou Fofana à la place de Mohamed Camara dans le temps additionnel. Lassine Sinayoko est désigné Homme du match. En plus de son but, il a abattu un travail remarque, en revenant soutenir les défenseurs. Au coup de sifflet final, les supporters burkinabè quittent le terrain alors que les Etalons sont à terre et en larmes. Ils sont consolés par les Aigles qui resteront sur la pelouse pendant quelques minutes pour danser avec les supporters maliens au rythme des instruments de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM). Après donc le troisième de la précédente édition, le Cameroun, la vice-championne l’Égypte, le champion en titre, le Sénégal, ce fut le tour du 4è, le Burkina Faso de quitter la compétition. C’est dire que les demi-finalistes de la précédente édition sont tous éliminés et ne feront pas mieux lors de la précédente édition. LMD/MD (AMAP) Mali-Burkina Faso : 2-1 Buts d’Edmond Tapsoba (3è min, c.s.c.), Lassine Sinayoko (47è min) pour le Mali ; Bertrand Traoré (57è min, s.p.) pour le Burkina Faso. Arbitrage du Libyen Mutaz Ibrahim, assisté du Tunisien Khalil Hassani et de la Zambienne Diana Chikotesha. Mali : Djigui Diarra, Falaye Sacko, Sikou Niakaté, Boubacar Kiki Kouyaté, Hamari Traoré (cap), Mohamed Camara (Mamadou Fofana, 90è min +3), Lassana Coulibaly (Fousseni Diabaté, 74è min), Amadou Haïdara (Diadié Samassékou, 74è min), Adama Traoré «Noss» (Sékou Koïta, 74è min), Kamory Doumbia, Lassine Sinayoko (Boubacar Traoré, 90è min +3). Sélectionneur : Eric Sékou Chelle. Burkina Faso : Kouakou Hervé
CAN 2023 : Mali-Burkina Faso, le duel des voisins
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habibou KOUYATE Korhogo, 30 janv (AMAP) Le 30 janvier 2004, le Mali et le Burkina Faso se sont affrontés en phase finale de la Coupe d’Afrique des nations. C’était au stade olympique d’El Menzah en Tunis au compte de la 2è journée du groupe B. Ce jour-là, les Aigles s’étaient imposés 3-1. L’attaquant Frédéric Oumar Kanouté (34è min), les milieux de terrain Mahamadou Diarra (38è min) et Soumaïla Coulibaly (78è min) ont marqué pour les Aigles alors que l’avant-centre Dieudonné Minoungou (50è min) avait réduit la marque pour les Étalons. C’était l’unique rencontre entre les sélections à la phase finale de la CAN. Aujourd’hui, 20 ans plus tard, jour pour jour, les deux pays s’affrontent en huitième de finale de la 34è édition de la compétition, au stade Amadou Gon Coulibaly, à Korhogo. Pour se hisser aux huitièmes d de finale, le Mali a terminé leader de la poule E avec 5 points alors que le Burkina Faso a été deuxième du groupe B avec 4 unités. Les joueurs du technicien Éric Sékou Chelle ont réalisé une victoire contre l’Afrique du Sud (2-0) et deux matches nuls contre la Tunisie (1-1) et la Namibie (0-0) alors que les joueurs de Hubert Velud ont battu la Mauritanie (1-0) avant de faire match nul contre l’Algérie (2-2) et perdre contre l’Angola (2-0). Mais les rencontres de la phase de poules ne comptent plus et sont dans les oubliettes. C’est une nouvelle compétition dans laquelle le vainqueur passe et le perdant rentre à la maison. Cette rencontre est particulière pour les deux pays qui seront toutes bien soutenus par leurs supporters. Les deux pays sont frontaliers avec la Côte d’Ivoire et les Maliens et les Burkinabé sont très nombreux à Korhogo. Il faut donc s’attendre à un stade plein comme un œuf si la billetterie le permet. Le match est important pour les Aigles qui n’ont pas atteint les quarts de finale de la CAN depuis la troisième place obtenue en 2013 en Afrique. Le Mali a été éliminé au premier tour en 2015 en Guinée équatoriale et 2017 au Gabon et en huitième de finale en 2019 en Égypte et lors de l’édition 2021 au Cameroun (disputée en 2022). Cette année, la sélection nationale aspire aller loin. « Nous avons un bon état d’esprit. On s’est bien préparé comme on a préparé les autres matches. On va aborder cette rencontre comme on a abordé les autres matches. Tous les matches sont des finales pour nous. Il n’y a pas de match à minimiser, toutes les rencontres sont à jouer et à gagner », déclare le défenseur des Aigles, Falaye Sacko. « Ce ne sera pas facile, mais on va tout donner. Je demande aux supporters de sortir massivement pour nous soutenir et de faire des bénédictions pour l’équipe », conclut-il. Même son de cloche chez Fousseni Diabaté. « On est concentrés. On travaille beaucoup et on essaie de gérer les derniers petits détails pour être prêts », explique l’ailier des Aigles. « Que ce soit la phase de poules ou les huitièmes, pour nous, c’est la même chose. Chaque match est une finale pour nous. Nous avons un objectif, c’est d’aller jusqu’au bout et ramener la coupe au Mali. On est concentrés. On sait que c’est une marche à franchir pour aller bout de notre objectif », ajoute Fousseni Diabaté qui révèle qu’il n’y a pas stress dans le groupe et ni d’atmosphère qui a changé. « C’est toujours la même chose. On est une famille. On veut aller au bout », ajoute-t-il. Tout comme les Aigles, les Etalons sont aussi confiants pour ce choc des voisins. «Le Mali est une très bonne équipe. Nous sommes aussi une très bonne équipe, avec de très bons joueurs. On va se préparer à atteindre les 200% pour avoir cette victoire qui est très importante. On va voir tout ce que le staff va nous proposer, voir toutes les vidéos », a déclaré Kilian Nikiéma, gardien des Étalons. « La CAN a commencé il y trois semaines. Il est clair que les choses sérieuses commencent maintenant, Nous n’avons droit à aucune erreur. Une seule victoire à remporter. Nous avons déjà commencé à voir des vidéos des matches de groupe », a-t-il ajouté. Tout comme le Mali, le Burkina Faso participe à sa 13è CAN après 1978, 1996, 1998, 2000, 2002, 2004, 2010, 2012, 2013, 2015, 2017, 2021. Tout comme les Aigles, les Étalons n’ont pas encore inscrit leur nom au palmarès de la compétition. Tout comme le Mali (1972 au Cameroun), le Burkina Faso n’a disputé qu’une finale (2013 en Afrique du Sud). Le Mali a été quatre fois demi-finalistes (3è en 2013 et 2015, 4è en 2002 et 2004) alors que le Burkina Faso a été demi-finaliste trois fois (3è en 2017, 4è en 1998 et 2021). Tout comme le Mali, le Burkina Faso vise son premier titre. Il y a deux ans, le Burkina Faso a perdu en demi-finale contre le Sénégal (3-1), futur vainqueur de la compétition. Cette année, Edmond Tapsoba et ses partenaires ambitionnent de faire mieux et le défenseur central du Bayer Leverkusen estime que son équipe est plus forte qu’il y a deux ans. « Nous nous sommes améliorés dans toutes les parties du terrain. Donc, je peux dire que si nous continuons à travailler dur comme ça, nous pouvons aller plus loin que le dernier tournoi », a déclaré Edmond Tapsoba à nos confrères de l’Associated Press. Dans leurs histoires, le Mali et le Burkina Faso ont disputé 38 matches avec 21 victoires pour les Aigles, 5 matches nuls et 12 succès pour les Étalons. Mais les deux pays n’ont joué que quatre matches officiels. Lors des éliminatoires de la CAN 1968 en Éthiopie, le Mali et le Burkina étaient dans le même groupe. Les Aigles s’étaient imposés à l’aller à l’extérieur contre la Haute Volta (1-0, le 26 mars 1967) avant de remettre ça au retour avec une victoire de 4-0 à domicile, le 02 mai

