3e Conférence des Nations unies sur les Pays en développement sans littoral : Le Mali partage sa vision
Envoyé spécial Amadou SOW Awaza, 7 août (AMAP) La ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, et son collèque de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, ont fait, mercredi, des communications sur les problématiques qui handicapent les Pays en développement sans littoral (PDSL), à la 3ème Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral (PDSL) depuis Awaza (Turkménistan). Les nombreuses problématiques des PDSL ont été les thèmes de discussions de plusieurs panels animés par des experts lors de cette deuxième journée de la Conférence. La ministre malienne chargée des Transports est intervenue sur le thème : « Construire des infrastructures durables, renforcer la connectivité et promouvoir des systèmes de transit sans restriction pour PDSL ». Mme Dembélé Madina Sissoko a plaidé « la nécessité de lever les barrières qui entravent le développement des pays enclavés. » Elle a pointé du doigt le non-respect des textes et règlements par certains pays non enclavés et souligné l’urgence de s’inscrite dans la coopération et la résilience. La ministre Madina Sissoko a aussi soutenu que les pays ont les mêmes défis qui doivent se résoudre dans une vision globale. Elle a, également, parlé de l’expérience du Mali en tant que pays enclavé et ses ambitions dans la relance économique et le développement des infrastructures de transport. Quant au ministre Moussa Alassane Diallo, sa communication a porté sur le thème : « Saisir le potentiel de transformation du commerce, de la facilitation du commerce afin d’accroitre la participation des PDSL au commerce international. » I Il a, également, fait l’état des lieux du contexte des pays enclavés avant d’évoquer « la nécessité de travailler à fond sur les barrières douanières, les textes, la connectivité et la formation des acteurs. » Le ministre malien chargé du Commerce a, aussi, évoqué l’expérience du Mali ainsi que les difficultés que le Mali rencontre tous les jours ainsi que les situations qui handicapent le développement du commerce national et international. Il a, surtout, soutenu qu’« il faut développer le commerce international » et cela « passe obligatoirement par une solidarité. » Les deux ministres ont dénoncé « le non-respect des textes et règlements en vigueur » par certains du littoral. Selon eux, la solution des problèmes des PDSL s’inscrit parfaitement dans la Vision 2063 du Mali et de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD) que le pays est en train de mettre en œuvre pour le développement socio-économique. Ils ont également expliqué la vision du programme qui repose sur le développement endogène. Le ministre Diallo a déclaré que notre pays a mis en place une stratégie pour permettre au gouvernement de se doter d’une Politique nationale du commerce et de s’inscrire dans le dynamisme de la coopération dans divers secteurs. Une Politique nationale de développement du commerce et une stratégie de développement des exportations ont été élaborées pour accroître la croissance. « Il s’agit pour nous de renforcer la gouvernance du commerce, un cadre favorable à l’exercice des activités commerciales », a-t-il dit Ainsi, il a proposé d’organiser et renforcer les capacités des acteurs et assurer leur participation dans le management du commerce pour développer les chaines de valeur. Les deux ministres ont jugé nécessaire pour les PDSL d’appliquer le plan d’action plan d’Awaza pour la période 2024-2034 De ces communications, il ressort la nécessité de se tourner vers un développement endogène à travers le Projet Mali Kura 2063 et sa stratégie de mise en place, initiés par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Plusieurs autres panels ont été animés pendant cette deuxième journée de la conférence par les représentants des PDSL, les partenaires et autres organisations. Analystes et observateurs s’accordent à dire que cette troisième rencontre sur les PDSL pourrait être déterminante dans la résolution de ces questions épineuses. Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga participe à cette 3e Conférence des Nations unies sur les PDSL, à Awaza (Turkménistan) où il porte la voix du Mali et de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (Confédération AES). Il s’est adressé à la conférence lors de la séance plénière après l’ouverture des travaux devant plusieurs dirigeants du monde. AS /MD (AMAP)
Lutte contre la drogue au Mali : La Mission interministérielle de coordination appelle à un engagement collectif
Bamako, 05 août (AMAP) La Mission interministérielle de coordination de la lutte contre la drogue (MILD) appelle à une mobilisation générale pour faire face à la consommation de drogues, devenue un enjeu majeur de santé publique et de sécurité au Mali. Dans un entretien avec l’AMAP, le secrétaire permanent de la MILD, le médecin colonel Ismaël Macalou, a souligné que « la lutte contre la drogue n’est pas uniquement une affaire de jeunes ou de vieux, de civils ou de militaires, mais un engagement de tous. » Créée par décret en 2015, la MILD situé sur la route de Kati, près de la nouvelle École nationale d’administration (ENA), est placée sous la tutelle du ministère en charge de la Sécurité et de la Protection civile et opérationnelle depuis la nomination du secrétaire permanent, il y a bientôt deux ans. Elle a pour mission d’élaborer et de valider la Politique nationale en matière de lutte contre la drogue, de coordonner les actions des départements ministériels, de la société civile et des partenaires internationaux dans la lutte contre le trafic de stupéfiants et la toxicomanie. Le secrétaire permanent précise que la mission prépare les décisions du gouvernement, aussi bien au niveau national qu’international, dans ce domaine. Elle est également chargée de proposer des mesures pour renforcer les capacités des services en charge de la lutte contre la drogue, et veille à l’application des conventions et protocoles relatifs aux stupéfiants et substances psychotropes. La MILD comprend cinq commissions : la commission politique et stratégique, la commission législation et répression, la commission prévention et sensibilisation, la commission trafic et prise en charge des toxicodépendants, ainsi que la commission coopération internationale. Chacune de ces commissions est composée de représentants des ministères concernés. Le médecin-colonel Macalou, médecin chef du service psychiatrique des armées de Kati, s’est alarmé de la hausse de la consommation de drogue chez les jeunes au Mali. « Le constat est amer : plus de 70 % de la jeunesse malienne consomme de la drogue, dont 25 % de filles », a-t-il déploré. Ces chiffres selon lui, sont un indicateur pour amener les gens à réfléchir. Il appelle à un renforcement de la prévention et de la prise en charge, insistant sur le caractère transversal de la problématique. Pour appuyer cette lutte, une Commission nationale de sensibilisation des jeunes a été mise en place sous le leadership du ministre de la Jeunesse, Abdoul Kassim Fomba. Elle agit en collaboration étroite avec la MILD et a pour slogan « Drogou bla sa ni a ki bla », « Non à la drogue oui à une vie saine. » À ce jour, des campagnes de sensibilisation ont été menées dans treize localités dont Bagadadji, Kayes, Gao, Ségou et Sikasso. Le médecin-colonel Macalou a rappelé que la drogue est toute substance naturelle ou synthétique qui modifie le comportement d’un individu. Il déplore que certains continuent de ne pas considérer l’alcool ou la cigarette comme des drogues, malgré leurs effets addictifs. « Plus un jeune commence tôt à consommer de la drogue, plus il devient dépendant et plus son traitement est compliqué », a-t-il indiqué. Dans son service, sur 60 malades hospitalisés, 40 sont des toxicodépendants, dont certains n’ont pas encore 18 ans. « Beaucoup ont entre 11 et 15 ans », a-t-il affirmé, en insistant sur la nécessité d’une prise en charge adaptée. MMD/MD (AMAP)
Le ministre Abdoulaye Diop reçu en audience par Nicolas Maduro, président du Venezuela
Bamako, 6 août (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Dio, qui poursuit sa mission à Caracas, au Venezuela, dans le cadre du mécanisme de consultations politiques Mali-Venezuela, a été reçu, en audience, le mardi 5 août 2025 par le président venezuelien, Nicolás Maduro, annonce le Bureau de presse du ministère en charge des Affaires étrangères, Le chef de la diplomatie malienne a remis un message écrit du président de la Transition au Mali et transmis les chaleureuses salutations du général d’Armée Assimi Goita, au président Nicolás Maduro, selon la même source. Sur le plan bilatéral, le président Maduro s’est réjoui de la perspective d’organisation de la Commission mixte Mali-Venezuela, en 2026 au Mali, marquant le 50e anniversaire de l’établissement des relations de coopération entre les deux pays. Sur le plan régional, le président de la République bolivarienne de Venezuela a marqué sa « grande disponibilité et son engagement à œuvrer avec la Confédération des États du Sahel (AES) » et a exprimé sa « solidarité avec les dirigeants et les peuples de l’AES dans leur lutte pour la souveraineté et contre le terrorisme et les velléités de domination néocoloniales. » Sur le plan international, Nicolas Maduro a exprimé sa « convergence de vue sur le renforcement du multilatéralisme, la promotion et la démocratisation des relations internationales en faveur d’une gouvernance mondiale adaptée à un monde multipolaire. » Dans ce cadre, il a élevé une vive protestation contre les sanctions et autres mesures coercitives unilatérales imposées par des puissances impérialistes. MD (AMAP)
Assurance : La gestion des sinistres expliquée au Petit déjeuner professionnel du Patronat du Mali
Bamako, 6 août (AMAP) Le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a organisé, ce mercredi 6 août 2025, son huitième Petit déjeuner professionnel (PDP) à la Maison de l’Entreprise, sur « Prévention, Gestion et Réparation de sinistres », a constaté l’AMAP. « Les sinistres, qu’ils soient climatiques, techniques ou humains, nous imposent de réagir avec rigueur, anticipation et solidarité », a déclaré Mossadeck Bally, président du CNPM, en ouverture de l’événement. Le PDP, instauré en 2023 dans le cadre du Dialogue public-privé, vise à réunir les acteurs institutionnels, privés, communautaires et techniques pour échanger sur la Loi de Finances et formuler des recommandations concrètes. Pour cette session, le CNPM, a mis l’accent sur la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention, de gestion et de réparation des sinistres face à des risques croissants, tels que les inondations, incendies, accidents professionnels et conflits, exacerbés par le changement climatique et l’urbanisation non maîtrisée. Mossadeck Bally a souligné l’urgence d’adapter les pratiques et de promouvoir une culture de l’assurance au Mali. Il a également interpellé l’État pour rétablir l’obligation de souscription d’assurances pour certaines activités comme l’importation, afin de dynamiser le marché de l’assurance, qui reste sous-développé par rapport à des pays comme le Burkina Faso. Abdrahamane Kouyaté, président de l’Association professionnelle des sociétés d’assurance du Mali (APSAM), a mis en avant le rôle clé du secteur de l’assurance. « En 2023, nous avons versé 20,7 milliards de Fcfa aux bénéficiaires et 15 milliards de Fcfa en taxes à l’État », a-t-il indiqué, précisant que le secteur emploie directement près de 1 000 personnes, et jusqu’à 1 500 avec les intermédiaires. Il a également détaillé les procédures d’indemnisation qui incluent une déclaration rapide des sinistres, des mesures conservatoires et la transmission des pièces nécessaires pour un règlement dans un délai maximum de 30 jours. Les objectifs de ce PDP incluent la présentation des impacts sociaux, économiques et environnementaux des sinistres, l’échange sur les meilleures pratiques de gestion – de la prévention à l’indemnisation – et l’exploration des méthodes de réparation pour assurer un retour rapide à la normale. « L’assurance, c’est transférer ses risques à un spécialiste pour garantir sérénité et sécurité », a résumé M. Kouyaté, plaidant pour une sensibilisation accrue pour dépasser les freins sociologiques et religieux à la souscription d’assurances. M. Bally a conclu en insistant sur le rôle de l’assurance comme outil de financement du développement, via la collecte d’épargne, et a appelé à une meilleure éducation du public. « Une société moderne va de pair avec un marché de l’assurance développé », a-t-il affirmé, invitant les compagnies d’assurance à intensifier leurs efforts de sensibilisation. L’événement, qui a réuni un large public, a été apprécié pour sa pertinence et son apport à la résilience des entreprises et à la sécurité des populations maliennes. OS/MD (AMAP)
Grandes vacances : Dur dur pour les enseignants du secteur privé
Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 06 août (AMAP) Il est 19 h 30 environs. Bourama Coulibaly n’est pas encore arrivé chez lui. Pourtant, sa femme dit qu’il est en vacances depuis le mois de mai. Le professeur d’histoire et de géographie, qui sert dans une école privée de Tiéguena, dans la Commune de Kalaban-Coro, Cercle de Kati, a passé toute la journée sur un chantier de fabrication de briques. Depuis plus d’un mois, il travaille dans ce domaine. « Pendant les vacances, je n’ai d’autres choix que de me lancer dans les travaux durs. Parce que la profession d’enseignant du secteur privé ne paie pas pendant cette période, alors que nous avons des familles à prendre en charge », se plaint ce père de 4 enfants, l’air épuisé. Selon lui, les promoteurs de ces écoles ne se soucient pas des conditions de vie de leurs employés. Il estime que les écoles privées jouent un rôle primordial dans l’éducation dans le pays, en comblant le vide laissé par l’État qui, malheureusement, n’a de moyens pour inscrire tous les élèves et étudiants dans les établissements publics. Et ce cadre pense que les enseignants qui évoluent dans ce secteur, méritent une considération. Pendant les grandes vacances, les écoles sont fermées. C’est une période de repos pour les acteurs de l’éducation. Beaucoup de maîtres ou professeurs d’enseignement mènent d’autres activités pendant ces trois mois de vacances pour faire face aux besoins de leur famille. Les promoteurs d’écoles privés ne payant pas de salaire en cette période creuse. Certains enseignants du secteur privé changent de métier. Ils se convertissent dans d’autres activités pour gagner leur pain quotidien. Car, pendant les vacances qui s’étendent sur trois mois, si la rentrée scolaire est maintenue en octobre, ces cadres du secteur privé ne reçoivent rien comme salaires. En général, les promoteurs d’écoles ne payent pas de salaire durant ces mois de repos qui ne sont pas pris en compte dans leurs budgets respectifs. Pour pouvoir joindre les deux bouts, ces maîtres ou professeurs deviennent des vendeurs de circonstance, conducteurs de mototaxis, chauffeurs ou apprenti-chauffeurs, plombiers, soudeurs, réparateurs de motos ou de radios, dans une palette de petits métiers parmi tant d’autres. Dans une localité, l’enseignant, qui est prêt à tout faire. se fait, ironiquement, attribuer le sobriquet sarcastique de « L’homme aux douze métiers ». Pour lui, peu importe l’activité : l’objectif est d’avoir une stabilité financière, afin de faire face aux besoins de la famille qui ne prennent pas de vacances. Certains enseignants estiment que l’Etat peut faire « un geste » en direction de ceux du secteur privé, en prenant en charge une partie de leur salaire, si les conditions le lui permettent. Il y a un précédent : en 1991, le gouvernement de Transition a pris en charge les salaires des six premiers mois des vacataires du privé. Au cours de nos conversations, un appel téléphonique interrompt la discussion. C’est un maçon qui sollicite Bourama Coulibaly pour une activité le lendemain. « Je ne veux plus travailler comme manœuvre cette année, C’est une exploitation. Non seulement, le travail n’est pas payant mais, les maçons ne nous respectent pas », s’est-il plaint Après avoir raccroché, l’enseignant précise qu’il préfère aller mouler des briques, en signant un contrat avec un particulier, que d’évoluer près des maçons sur les chantiers. « Le salaire d’une journée varie de 2 500 à 3 000 Fcfa alors que la fabrication des briques me fait gagner 5 000 voir 10 000 Fcfa par jour », dit M. Coulibaly. Cette année, le natif de San a un calendrier bien établi, pendant cette période sans salaire. En plus de la fabrication de briques, il veut aider son grand-frère à concrétiser un projet agricole portant sur le maraîchage, l’élevage et la pisciculture. Après avoir obtenu son diplôme, en 2022, à l’Institut de formation des maîtres (IFM) de Tominian, l’enseignant en Histoire-Géographe a tenté le concours d’entrée dans la Fonction publique des Collectivités territoriales. Sans succès. Il suggère que « l’État change de politique afin d’intégrer plusieurs enseignants de formation dans la Fonction publique », surtout que le besoin s’y fait énormément sentir à tous les niveaux. L’histoire de M. Coulibaly est celle des conditions de vie de plusieurs enseignants du secteur privé pendant les trois de repos. Contrairement à son collègue, Lamine Togola, enseignant généraliste de formation, n’a pas d’activité précise pendant les vacances. Entre les chantiers et autres business, il gagne son pain quotidien. « Précisément, je n’ai pas une seule activité pendant ce moment. Parfois, je fais la main-d’œuvre, tantôt je mène de petites affaires ou business », soutient Togola. « Pendant cette période, je rame, financièrement parlant. La plupart de mes collègues finissent par s’endetter. Si certains ont d’autres métiers, moi, personnellement, je n’en ai pas. Donc, nous sommes obligés de fréquenter les chantiers de construction pour pouvoir subvenir aux besoins de nos familles. D’autres vont dans les usines ou encore se lancent dans le secteur du transport en commun » renchérit-il. Oumar Diallo enseigne, également, l’Histoire et la Géographie dans une école privée à Kabala, la zone universitaire. Nanti d’une Licence en Lettres modernes, le jeune enseignant a, à l’instar de certains de ses collègues, tenté le concours d’entrée dans la Fonction publique mais, la chance ne lui a pas encore souri. Il n’échappe pas à la condition des enseignants du privé, à cause de son statut. « Pendant les vacances scolaires, ma situation en tant qu’enseignant du secteur privé devient très précaire. Comme beaucoup de mes collègues, je ne perçois aucun salaire durant cette période, puisque mon contrat ne couvre que les mois d’enseignement, c’est-à-dire ceux de l’année scolaire », fait savoir le jeune enseignant. Pour joindre les deux bouts, il est impératif pour M. Diallo de se lancer dans d’autres activités génératrices de revenus. « Je suis obligé de chercher des petits travaux ou d’organiser des cours de soutien, parfois même dans des conditions très précaires », fait-il noter. « Pourtant, ces vacances pourraient être une occasion de repos ou de formation, mais le manque de moyens m’empêche, souvent, de profiter de ces moments pour chasser le stress, le
Audience : Le Premier ministre Abdoulaye Maiga reçu par le président turkmène Serdar Berdimuhamedow
Envoyé spécial Amadou SOW Awaza, 6 août (AMAP) Le président de Turkménistan, Serdar Berdimuhamedow, a accordé, mercredi, au Palais des Sports d’Awaza, une audience au Premier ministre malien, le génénral de Division Abdoulaye Maïga, en marge de la 3ème Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral qui s’est ouverte mardi, en présence des dirigeants des 32 pays membres. Les deux personnalités ont fait un survol de la coopération bilatérale entre leurs deux pays. au cours de ces exchanges que le Premier ministre malien s’est convaincu de la nécessité de d’inscrire dans le raffermissement des liens qui remontent à plusieurs années. À sa sortie d’audience, le chef du gouvernement, qui représente le Président de la Transition, le général de d’Armée Assimi Goita, à ce rendez-vous des dirigeants des pays sans littoral, a exprimé sa « réelle satisfaction » d’avoir échangé avec son hôte sur les questions de relations bilatérales et d’autres préoccupations. Le général de Division Abdoulaye Maïga a aussi remercié les autorités de la République de Turkménistan pour avoir offert à notre pays « l’opportunité et l’honneur de participer » à cette rencontre de haut niveau sur les pays en développement sans littoral (PDSL). «Nous avons transmis au président du Turkménistan, les salutations de son homologue malien le président de la Transition, le général Assimi Goïta », a-t-il déclaré, avant de noter que le Président turkmène lui a prodigué beaucoup de conseils pour le raffermissement des relations bilatérales entre les deux pays. Ces liens de coopérations ont été bien ficelés depuis des années, notamment à travers le jumelage entre les villes de Bamako et d’Achgabat (la capitale du Turkménistan). Il existe même à Bamako, une rue dénommée : « Rue Achgabat» et inversement dans la capitale du Turkménistan, une rue porte le nom de Bamako. Le Premier ministre très satisfait de son entretien avec le président Serdar Berdimuhamedow a conclu que « les deux pays vont s’inscrire dans le renforcement de leurs relations bilatérales dans plusieurs domaines. » AS/MD (AMAP)
Diéma : Une campagne agricole prometteuse !
Par Ouka BA Diéma, 6 août (AMAP) La campagne agricole est prometteuse cette année 2025 dans le cercle de Diéma, (Ouest) sur la base de l’ancien découpage territorial. A en juger par les statistiques fournies par le chef Sous-secteur de l’arrondissement de Diéma, Koman Dembélé, que l’AMAP a rencontré dans son bureau, « du 1er mai au 5 août 2025, la quantité de pluies recueillie est de 298, 58 mm en 20 jours contre 162 mm en 13 jours en 2024 à la même période. » « Les pluies sont aussi réparties dans l’espace et dans le temps. L’état végétatif des champs est satisfaisant dans l’ensemble. Le mil et le maïs sont au stade de montaison, le sorgho au stade de germination et de levé. Les différents marchés sont bien approvisionnés en céréales », a indiqué notre interlocuteur. A propos, Mahamadou Sissoko, producteur agricole à Souranguédou, dont le champ s’étend à perte de vue, explique que « lorsque tu as plusieurs bouches à nourrir, et que tu n’as pas assez de moyens, la meilleure solution, c’est de se rabattre sur l’agriculture. » « La terre ne ment pas ! », dit ce paysan consciencieux qui dit éviter de brader toutes ses récoltes qu’il réserve pour la consommation de sa famille. Il utilise le fumier organique qu’il a appris à préparer lui-même grâce à une formation initiée par une ONG de la place. Dans le village de Souranguédou, beaucoup de paysans sont occupés en ce moment au désherbage. Selon Bouyagui Diarrisso, venu de Koungo, pour particioer à une rencontre, « malgré la rupture des pluies durant 10 jours, les cultures présentent une bonne physionomie. » Dans cette zone, on cultive surtout du gros mil à cause de la résistance de cette spéculation aux attaques de prédateurs et aux poches de sécheresse. Peu d’agriculteurs utilisent des engrais chimiques, qui selon certains, demandent souvent suffisamment d’eau après leur utilisation, sans quoi, leurs effets pourraient affecter les cultures. « A Dioumara, rapporte Djiguiba Coulibaly, il n’y a pas eu de rupture de pluies. Seuls quelques rares producteurs poursuivent encore leurs semis. » Le producteur Bourama Coulibaly de Gomitradougou explique que depuis le 27 juillet, les pluies n’arrêtent pas de tomber. L’homme craint surtout que « les champs ne soient submergés par les eaux, ce qui pourrait décroître les rendements. » Fodié Korkossi, résidant à Béma, signale que dans leur Commune, il n’existe que deux tracteurs pour labourer les champs, et que la location de cette machine coûte cher : de 20 000 à 25 000 Fcfa par heure. « C’est pourquoi, a-t-il ajouté, beaucoup de producteurs préfèrent utiliser des charrues ». La localité de Béma a connu plus de deux semaines de rupture de pluies. Mais, aujourd’hui, « tout est rentré dans l’ordre », nous assure notre interlocuteur. Il a sollicité l’Etat afin d’aménager les bas-fonds qui existent dans leur Commune, pour permettre aux paysans de pratiquer de la riziculture, tout en leur octroyant du matériel agricole. Douga Konaté, domicilié à Diéoura, indique que les tiges de maïs dépassent largement la taille d’un homme. Il affirme être « totalement satisfait » de l’état des cultures. Un peu de réserve de la part de Mamadou Diawara, en provenance de Lattakaf, qui soutient que « pour que la campagne réussisse, il faut que les pluies continuent d’arroser les terres jusqu’à fin septembre. » Avec ses 500 hectares de terres emblavées, Tata Traoré, à Lambidou, croisé au quartier Razel de Diéma, avait un sourire évocateur aux lèvres lorsqu’on notre équipe de reportage lui a demandé la situation de la campagne. Pour Modibo Kamissoko, producteur à Kassé-Kara, c’est quand le mil commence à porter des épis qu’il a besoin de plus d’eau. Dans ces conditions, tout arrêt de pluies pourrait lui être fatale. Les variétés les plus utilisées dans cette zone sont le gros mil et le maïs qui subissent moins les attaques des nuisibles. Dix-neuf jours de rupture de pluies à Guédébiné ! D’après Poulo Coulibaly, les pluies ont repris normalement ces derniers temps. Le président de la Chambre locale d’agriculture, Boubou Traoré, a évoqué la non disponibilité des engrais subventionnés par l’Etat. Par rapport à la réussite de la campagne, il a souhaité que les pluies continuent jusqu’en octobre. Il a sollicité des autorités du pays de soutenir davantage les producteurs pour une meilleure vulgarisation de leurs activités. « Certes, des efforts ont été faits mais, beaucoup restent encore à faire », fait-il remarquer Boubou. Mme Tounko Diaby, surveille constamment son champ d’arachide pour le protéger contre la divagation des animaux. Dans le cadre de leurs missions régaliennes, les équipes du Secteur de l’agriculture apportent aux producteurs agricoles des appuis-conseils nécessaires. OB/MD (AMAP)
Lutte contre l’exploitation illégale d’or : Quelque 28 exploitants illégaux mis aux arrêts à Yanfolila (Sud)
Bamako, 5 août (AMAP) Une opération anti-exploitation illégale d’or de lutte contre, dans le district minier de Yanfolila (Sud), du 28 juillet au 02 août 2025, a permis l’arrestation de vingt-huit exploitants illégaux de nationalité étrangère interpellés et transmis aux brigades territoriales de Kalana et de Yanfolila, annonce le service de communication du ministère des Mines sur les réseaux sociaux. Quelque 28 pelles mécaniques, 6 véhicules personnels, une citerne, un gradeur et bien d’autres équipements ont été, également, saisis, ajoute la même source. L’opération a porté sur trois sites illégaux d’exploitation d’or, avec environ trente-et-une excavations (carrières), « situés sur les permis de recherche pour l’or valablement délivrés respectivement à Global Drilling and Blasting Services Mali (GDBS Mali) et Avion Mali West Exploration. » « Ces sites, installés en violation de l’article 62 du Code minier en vigueur, ont causé des dégâts environnementaux importants avec une superficie totale endommagée estimée à 240.000 m² pour le site de Gloabl Drilling and blasting Services Mali et 70.000 m² pour le site de Avion Mali West Exploration », précisent le ministère des Mines. Cette présence forte d’exploitants étrangers en violation du Code minier a causé des dommages économiques tout aussi importants aux deux sociétés régulièrement installées. La mission de lutte contre les infractions à la règlementation minière, sur réquisition du juge de Yanfolila, a été conduite par le Haut fonctionnaire de Défense du ministère des Mines. S’inscrivant dans le cadre de la lutte contre l’exploitation illégale des substances minérales, l’opération centrée dans la zone de Kalako, Commune de Gouandiaka (Kalana), dans le Sud du Mali. Le ministère des Mines a enclenché la procédure judiciaire pour faire valoir les droits de l’Etat du Mali. Le Ministre des Mines, saluant « la parfaite collaboration des sociétés minières de Kalana et des autorités locales », assure de sa détermination à lutter contre les infractions à la règlementation minière et « à faire sanctionner les auteurs desdites infractions. » On rappelle que l’Article 62 du Code minier dispose que « les substances minérales soumises au régime des mines ne peuvent être exploitées qu’en vertu d’un permis d’exploitation artisanale, d’un permis d’exploitation de petite mine ou d’un permis d’exploitation de grande mine… » MD (AMAP) Ccom/M. Mines
3ème Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral : Message du Premier ministre Abdoulaye Maiga au nom de l’AES
Amadou SOW Envoyé spécial Awaza, 5 août (AMAP) Le Premier ministre du Mali, le général de Division Abdoulaye Maïga a expliqué, mardi, à Awaza (Turkménistan), devant la 3ème Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral, que malgré leurs difficultés, les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont été victimes d’une injustice flagrante. Ces pays « ont été violemment sanctionnés, ces dernières années, sous de prétextes politiques et fallacieux par rapport au droit d’accès à la mer. Ce droit, pourtant consacré par plusieurs textes, notamment la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 ou Convention de Montego Bay, ainsi que la Convention de 1965 relative au commerce de transit des États sans littoral », a dit le chef du gouvernement malien intervenant au nom de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) Dans un discours qui inscrit les pays de l’AES dans une démarche volontariste pour accélérer leur développement, il a rappelé que « le narratif que nos pays entendent construire est de faire du Sahel une terre d’opportunités et non pas une région de crises comme s’échine à le dépeindre une certaine opinion. » Dans cette perspective, la Confédération AES est disposée à coopérer avec l’ensemble des partenaires, dans un cadre équilibré et gagnant-gagnant, sous réserve du respect de principes simples et évidents comme le respect de la souveraineté de nos États, le respect de nos choix stratégiques et la prise en compte des intérêts vitaux de nos populations. Le Premier ministre Abdoulaye Maïga a appelé les pays concernés à faire bloc contre l’injustice et dans une solidarité agissante. Mais aussi à s’inscrire résolument dans la voie de l’épanouissement avec des propositions pertinentes qui reposent sur un programme de développement endogène. Le général de division Abdoulaye Maïga, en sa qualité de citoyen de l’AES, a aussi fait un bref survol de la situation géographique de la Confédération des États du Sahel. « La Confédération est encerclée par 11 pays voisins et côtiers et cet espace couvre une superficie d’environ 2 800 000 kilomètres carrés avec une population de 75 millions d’habitants, majoritairement jeunes. En dépit, l’espace AES est riche de ses terres fertiles, de ses cours d’eau, de ses sources d’énergie et constitue l’un des plus grands réservoirs en ressources minières du monde ». Toutefois, les trois membres fondateurs de l’AES, le Burkina Faso, le Mali et le Niger cumulent les mêmes problèmes lieux à l’absence de la mer. Malgré leur détermination commune, les coûts élevés des transports demeurent une réalité et les délais d’acheminement des marchandises restent relativement long, mais surtout une préoccupation majeure des autorités de l’AES. Il a saisi l’opportunité pour remercier des pays africains comme la Guinée Conakry, la Mauritanie et le Togo pour leur solidarité constante envers nos pays. Ces pays voisins ont gardé leurs frontières ouvertes. Le Chef du gouvernement a alerté le groupe des PDSL par rapport à la solidarité agissante au moment où les droits fondamentaux sont confisqués. Il a plaidé pour l’équité et l’application des textes relatifs à la gestion des transports et commerces au profit des pays enclavés à la mer. « Nous devons nous mobiliser, chaque fois que des pays ou organisations font recours à des blocus, des mesures coercitives unilatérales ou autres sanctions illégales et illégitimes comme moyen d’enclavement, de pression politique et de déstabilisation contre les pays en développement sans littoral », a dit le général de Division Abdoulaye Maïga. Et de poursuivre : « C’est avec beaucoup d’espoir que la Confédération prend part à la Conférence qui nous permet d’évaluer l’état de mise en œuvre du Programme d’action de Vienne en faveur des PDSL, pour la décennie 2014-2024. Mais, aussi, d’envisager de nouvelles perspectives prometteuses ». Il a soutenu que sur cette note d’espoir, « nous avons inscrit au cœur de nos priorités nationales et confédérales des politiques d’investissements stratégiques dans différents domaines prioritaires tels que les infrastructures, l’énergie, l’industrialisation et la diversification économique. Pour contribuer à la réalisation des projets confédéraux dans ces domaines prioritaires, la Banque confédérale pour l’investissement et le développement a été créée. Le Premier ministre a, également, évoqué les avancées des Forces armées et de sécurité « qui combattent. tous les jours, les forces du mal, ainsi que les organisations criminelles et obscurantistes. La neutralisation de nombreux éléments, y compris des chefs de groupes armés terroristes, ainsi que la reddition de plusieurs de leurs combattants en témoignent. L’AES dénonce de nouveau les soutiens multiformes apportés à ces groupes terroristes par des sponsors étatiques étrangers. « La Confédération AES a foi en un multilatéralisme à visage humain, celui qui fait de la coopération et de la solidarité entre les peuples un moteur de développement véritable », a souligné le Chef du gouvernement malien. Le Porte-parole de la Confédération a lancé un appel de solidarité à tous les PDSL, partenaires et organisation à redoubler d’effort et s’unir pour la mise en œuvre effective des domaines prioritaires du Programme d’action d’Awaza des PDSL. Il a insisté sur la réduction des coûts du transport, des frais de transit et la facilitation des échanges commerciaux. Selon le Premier ministre, une attention particulière mérite d’être accordée aux PDSL dans tous les processus intergouvernementaux, notamment celui relatif à la préparation de la Convention cadre des Nations unies sur la coopération en matière fiscale, en ce qui concerne la réduction des coûts du transport, des frais de transit et la facilitation des échanges commerciaux. « Nous sommes convaincus qu’une fois convenue, cette Convention aura un impact certain sur la mobilisation des ressources internes en minimisant les évasions et autres fraudes fiscales qui entachent, depuis des décennies, l’exploitation de nos ressources naturelles par des multinationales », a-t-il souligné. Il a ajouté qu’au nom de la solidarité internationale, « il importe d’œuvrer à l’atténuation des vulnérabilités des PDSL, tout en appelant à la révision des critères de notation et d’évaluation du risque appliqués aux pays les plus vulnérables, afin que d’ici à 2030, les Pays en développement à faible revenu bénéficient d’un financement efficace. » UN
Kayes : 10 millions de Fcfa offerts aux femmes entrepreneures à l’occasion de la Journée panafricaine de la femme
Kayes, 05 août (AMAP) À l’occasion de la Journée panafricaine de la femme, célébrée vendredi dernier à Kayes, la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, a remis, au nom du président de la Transition et du Premier ministre, une enveloppe de 10 millions de Fcfa à dix associations et groupements de femmes de la région. « Ce geste traduit la volonté des plus hautes autorités de soutenir et de valoriser l’engagement et le courage de ces braves femmes », a-t-elle déclaré lors de la cérémonie. Chaque groupement bénéficiaire a reçu une enveloppe symbolique d’un million de francs cfa. Les associations soutenues viennent des localités de Kayes, Tafacirga, Sobokou, Sony, Médine, Sabouciré et Lontou. Mme Oumou Sall Seck a rappelé que la problématique de l’emploi, en particulier celle de l’insertion des jeunes et des femmes, demeure un enjeu majeur pour le Mali. Elle a souligné que le gouvernement a lancé plusieurs réformes et programmes pour promouvoir l’emploi, développer les compétences et encourager l’initiative privée. La porte-parole des associations bénéficiaires, Mme Afsétou Traoré, a salué cette aide tout en exprimant les besoins persistants du terrain. « Nous avons un centre de formation. On a besoin d’équipements et de machines pour renforcer les compétences dans la transformation et la sécurité alimentaire », a-t-elle indiqué. À Sobokou, où les femmes disposent d’un périmètre maraîcher de 4 hectares, un seul est actuellement aménagé. Le chef de village, Thierno Saounera, a plaidé pour l’appui de l’État afin de réaliser un projet de centrale solaire d’un coût estimé à 410 millions de FCFA. La délégation ministérielle s’est également rendue à Médine pour procéder à des remises symboliques et rencontrer les légitimités traditionnelles. « Il n’y a pas de sot métier et l’État doit aider les gens à voler de leurs propres ailes », a déclaré Mme Coulibaly Cissé Touré, l’une des bénéficiaires. En marge de la célébration, le maire de la Commune de Liberté Dembaya, Djibril N’Diaye, a attiré l’attention du ministère sur le rôle des partenaires privés, notamment la société Albatros et la Centrale éolienne, qui participent activement à la lutte contre le chômage dans la commune en employant de nombreux jeunes. BMS/OS/MD (AMAP)

