Appropriation du nouveau Code pénal et du Code de procédure pénale : Des acteurs de justice en formation

Bamako, 11 août (AMAP) Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a lancé officiellement, ce lundi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), les sessions de formation sur le Code pénal et le Code de procédure pénale. Cette cérémonie a été suivie par la formation des acteurs de la justice, a constaté l’AMAP. L’objectif de ces sessions est de renforcer les capacités des acteurs du droit et de les familiariser aux changements intervenus, afin qu’ils soient pleinement outillés pour appliquer les nouvelles dispositions. Selon le ministre de la Justice, les nouveaux codes « marquent un tournant décisif dans la modernisation de notre système de justice pénale. » « À travers les nombreuses innovations qu’ils comportent, en adéquation avec les défis et enjeux du monde contemporain mais, aussi, avec les réalités de notre pays engagé dans le processus de refondation de l’État, ils témoignent de cette volonté de progrès », a dit Mamoudou Kassogué. Il a précisé que les enjeux de ces deux nouveaux textes sont d’autant plus importants qu’ils « traduisent la volonté politiquedes autorités maliennes de renforcer la lutte contre l’impunité. » Les deux codes permettent, également, « d’assurer un meilleur respect des droits fondamentaux, d’aligner le droit national aux standards internationaux et de garantir une justice plus efficace, équitable et transparente », a indiqué le ministre. Pour sa part, le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Maleye Diop, a estimé que le démarrage de ces formations marque une nouvelle étape dans la mise en œuvre de cette réforme majeure. « Le document, élaboré à travers un processus participatif, représente une avancée significative vers la modernisation du système judiciaire malien », a estimé M. Diop Il a rappelé que la promulgation, en décembre 2024, du nouveau Code pénal et du Code de procédure pénale « constitue une avancée majeure dans le processus de refondation de l’État malien, et témoigne de la ferme volont é des autorités de bâtir une justice plus moderne, équitable et respectueuse des droits humains. » « Le PNUD reste ainsi disponible pour accompagner le ministère sur les chantiers à venir »,a-t-il assuré M. Diop a, également, souligné que ces textes introduisent plusieurs innovations, notamment la sup pression de la Cour d’assises au profit de Chambres criminelles, l’introduction du bracelet électronique, ainsi que la création de pôles spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité, le terrorisme et la délinquance économique. De son côté, la chargée d’affaires de l’ambassade des Pays-Bas, Saskia De Smidt, a indiqué que « l’accès à la justice est un facteur déterminant pour l’épanouissement d’une nation. » Selon elle, il s’agit d’un élément essentiel à la stabilité socio-économique, à la gouvernance et à la sécurité d’un pays. C’est pourquoi les questions de justice, d’État de droit et de cohésion sociale figurent au cœur des priorités des Pays-Bas. Cinq sessions de formation sont prévues dont la première, destinée aux acteurs de justice du district de Bamako, et les quatre autres dans les Régions de Kayes (Ouest), Ségou et Mopti (Centre). Cette organisation vise à assurer une couverture nationale de la carte judiciaire et une participation inclusive des acteurs concernés. MMD/MD (AMAP)  

Mandiakuy : De l’engrais excessivement cher !

Par Jérémie DEMBÉLÉ Mandiakuy, 9 août (AMAP) En cette période d’hivernage, la vente d’engrais est devenue florissante à Mandiakuy, dans le Centre du Mali, où c’est une activité qui rapporte plus aux commerçants et, en même temps, cause énormément de difficultés aux paysans du Buwatun. De nombreux commerçants se frottent les mains dans le business de cet intrant, facteur incontournables dans la réussite de l’agriculture qui est devenu si cher à Mandiakuy. Malgré tous les efforts du gouvernement, pour avoir un sac d’engrais NPK, il faut débourser 28 500 Fcfa, le complexe coton coûte 32 500 à 35 000 Fcfa. Cependant, pour avoir un sac d’urée on vous demande la somme de 30 000 Fcfa. Certains paysans prennent leur mal en patience, espérant que la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) respectera sa parole donnée en leur livrant de l’engrais subventionné. Bourama Daou de Diarrakongo, qui a fait 08 hectares de coton, dit être « confiant que le nouveau Président directeur général (PDG) de la CMDT fera tout pour sauver la campagne agricole en cours. » Il affirme que « le prix du sac d’engrais n’est vraiment pas à la portée des paysans de la zone » et que « seule la dotation des paysans cotonculteurs en engrais peut faire chuter le prix du sac d’engrais sur nos marchés. » Cyriaque Dakouo, un paysan-commerçant de Duy-Mandiakuy dit que cette hausse du prix d’engrais était « prévisible depuis la dernière campagne, car la CMDT a eu des difficultés à satisfaire ses producteurs depuis 2024. » PROBLEME DE PAIEMENT AUX PAYSANS – Outre le problème de fournir de l’engrais aux paysans, il y a celui de trouver un poison efficace contre les Jassides qui continuent de ravager des hectares de coton. Le chef secteur d’agriculture, Philippe Dembélé a déploré une situation « qui risque d’aggraver la famine et l’insécurité dans la zone. » Emmanuel Dembélé, chef de village de Sanékuy, lui, dit avoir limité ses espaces agricoles et propose aux paysans de se tourner vers l’engrais organique ou fumier. JD/MD (AMAP)

Programme national d’éducation aux valeurs : L’Université de Ségou se familiarise avec le document

Ségou, 9 août (AMAP) Une session d’appropriation du Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV) destinée aux universitaires a eu lieu, vendredi, à l’amphithéâtre R1 de l’Université de Ségou (centre), a constaté l’AMAP sur place. Initiée par le gouvernement, à travers le ministère de la Refondation de l’Etat, cette session intervenait après celle destinée aux forces vives de la nation le jeudi dernier. Elle a permis aux enseignants, étudiants, personnel administratif et technique de l’Université de Ségou de se familiariser avec le document et de s’approprier collectivement de ses principes et orientations afin de les intégrer dans leur fonctionnement quotidien. En se réjouissant de l’organisation de cette session au dans l’espace universitaire, Recteur par intérim de l’Université de Ségou, Dr Mody Sidibé, a souligné que le PNEV est une initiative d’envergure nationale, « qui vise à renforcer notre vivre-ensemble, à promouvoir les valeurs de citoyenneté, d’intégrité, de responsabilité et de solidarité, autant de repères indispensables à la consolidation de notre cohésion sociale. » En tant qu’institution publique d’enseignement supérieur, a-t-il dit, l’Université de Ségou a un rôle central à jouer dans ce processus. « Nos missions de formation, de recherche et de service à la communauté nous placent au cœur de la transmission et de l’incarnation de ces valeurs. Il nous revient, donc, de contribuer activement à la diffusion et à l’appropriation de ce programme, à travers nos enseignements, nos pratiques administratives et notre engagement citoyen » a-t-indiqué. A l’entame de sa présentation, le chef de la délégation du ministère de la Refondation de l’Etat venue pour l’occasion, Sory Ousmane Koita, conseiller technique, a tout d’abord rappelé qu’aujourd’hui, dans le cadre de la Transition politique en cours, les Maliens s’emploient, à sortir de la crise multiforme, « pour reconstruire l’Etat déliquescent et rebâtir leur nation. » Il a, ensuite, souligné l’impérieuse nécessité de former un nouveau type de malien, le ‘Malidenkura’, pour donner corps au nouveau système étatique à bâtir le ‘Malikura’, tel que traduit dans la vision du Cadre stratégique de la refondation de l’Etat, à savoir : « Un Mali bien gouverné, sécurisé et stable, soucieux du développement durable et du vivre-ensemble, et respectueux des droits de l’homme et des valeurs socio-culturelles. » « C’est dans cette optique a-t-il expliqué que les autorités de la Transition, soucieuses de réussir la mutation sociale vers l’avènement du Malikura, ont initié un processus de réappropriation des valeurs sociales, culturelles et républicaines, tenant compte de la vision de la refondation centrée sur l’émergence d’un citoyen de type nouveau, respectueux de l’autorité, de l’ordre et du mérite. » Il a, aussi, précisé que le PNEV, élaboré par le ministère de la Refondation de l’État, a un lien consubstantiel avec la « Charte de l’éthique et des valeurs », conçue par le Ministère chargé de la Culture. « Ce programme est le produit d’une large écoute de tous les acteurs des divers horizons de la société, qui a permis un diagnostic minutieux de la déchéance, des causes et facteurs de l’écroulement alarmant de nos valeurs. Il concerne concerne tous les citoyens », a encore dit M. Koita. Dans sa communication, Sory Ousmane Koita s’est appesanti sur les objectifs, vision et axes stratégiques du PNEV. Il a aussi partagé des valeurs caractéristiques positives afin que les participants puissent s’approprier. Le conseiller aux affaires administratives et juridiques du Gouverneur de la Région de Ségou, Aboubacrine Ag Mohamed Alym qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a invité les participants à s’approprier pleinement le PNEV et « de traduire ses valeurs en actions concrètes, au bénéfice du Mali. » Outre Sory Ousmane Koita, la délégation du ministère de la Refondation de l’Etat était composée du colonel Djibril Tamboura, haut fonctionnaire de défense et Mariétou dite Diongolo Konaté, chargée de mission. DM/MD (AMAP)  

Kangaba : Mission d’information et de sensibilisation sur la situation du réseau électrique

Kangaba, 8 août (AMAP) Une délégation de la Direction générale d’Énergie du Mali (EDM), conduite par le directeur des Ressources humaines, Ousmane Traoré, a tenu Kangaba (Ouest), jeudi, pour une séance de travail avec les autorités administratives et locales afin d’échanger sur les perturbations du réseau électrique affectant la ville, a constaté l’AMAP. Depuis près de deux mois, Kangaba subit des coupures d’électricité régulières, plongeant la ville dans l’obscurité de 21 heures à 6 heures du matin. Une première rencontre avec les forces vives locales n’avait pas permis d’apporter des réponses satisfaisantes, les explications du chef de centre EDM de Kangaba ayant été jugées insuffisantes. Face à cette situation persistante, la Direction générale d’EDM a dépêché une mission d’information et de sensibilisation, accompagnée de responsables du département de maintenance du réseau, tous membres du Syndicat national des constructions civiles, des mines et de l’électricité (SYNACOME. Cette délégation a engagé un dialogue approfondi avec les forces vives de Kangaba, lors d’une rencontre au cours de laquelle, les participants ont exprimé leur exaspération face aux coupures nocturnes prolongées. Les techniciens de l’EDM-SA, spécialisés dans l’entretien et la maintenance des lignes et des postes électriques, ont fourni des explications techniques détaillées. Le chef de la mission, Ousmane Traoré, a rassuré l’assemblée en affirmant l’engagement d’EDM à résoudre les problèmes d’approvisionnement électrique à travers le Mali. « Notre mission est d’écouter les préoccupations, d’identifier les causes des dysfonctionnements et de mettre en œuvre des solutions adaptées », a-t-il déclaré. Il a précisé que des équipes techniques sont mobilisées depuis une semaine pour diagnostiquer le réseau, examiner les postes et les lignes, et apporter des solutions concrètes. Le chef de la mission s’est montré optimiste, espérant une résolution définitive du problème dans les jours ou semaines à venir. Cet espoir a été partagé par le premier adjoint au préfet du Cercle de Kangaba et les autres participants. SD/OS/MD (AMAP)

𝐁𝐚𝐦𝐚𝐤𝐨 𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐥𝐞 1𝐞𝐫 𝐅𝐨𝐫𝐮𝐦 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐧𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐄𝐒 : 𝐋𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐫𝐞́𝐠𝐢𝐨𝐧𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐞 𝐫𝐞́𝐮𝐧𝐢𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞́𝐟𝐢𝐧𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐝𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐮𝐧 𝐞́𝐥𝐚𝐧 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟

𝐁𝐚𝐦𝐚𝐤𝐨, 7 août (AMAP) Le ministre malien de la Justice, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre en déplacement, a lancé, jeudi, à Bamako, un appel à une mobilisation accrue des ressources auprès des partenaires techniques, bilatéraux, multilatéraux et privés pour les actions humanitaires, indique le ministère de la Santé et du Développement social du Mali dans un communiqué. « Notre devoir collectif est de bâtir une réponse humanitaire coordonnée, financée et adaptée aux réalités de nos pays », a déclaré le ministre Kassogué, s’adressant à la 1ère édition du Forum humanitaire des ministres en charge de l’action humanitaire des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Saluant l’engagement et le courage des acteurs humanitaires, tant nationaux qu’internationaux, « qui interviennent souvent dans des conditions extrêmement périlleuses », il a lancé un appel solennel aux partenaires techniques et financiers bilatéraux, multilatéraux et privés afin de : mobiliser davantage de ressources pour répondre efficacement à l’ampleur des besoins ; adapter les mécanismes de financement aux réalités locales ; soutenir les solutions durables initiées par les États de la région. La capitale malienne, accueille, du 7 au 9 août 2025, ce forum ouvert pour trois jours au Centre international de conférences de Bamako (CICB) pour renforcer la coopération sous-régionale en matière d’action humanitaire et à identifier des mécanismes innovants et durables de financement. Placée sous le haut parrainage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi GOÏTA, la rencontre régionale se tient autour du thème : « Politiques humanitaires et mécanismes de financement dans l’espace AES : Enjeux, Défis et Perspectives ». Ce forum réunit les délégations ministérielles du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ainsi que de la Mauritanie, du Tchad et du Togo. Le ministre de la Justice, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre en déplacement, cité par le communiqué, a salué la tenue de ce forum comme une initiative salutaire dans un contexte marqué par des crises multidimensionnelles (conflits, insécurité alimentaire, changement climatique et déplacements forcés). L’initiatrice du forum, le médecin colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social du Mali, a accueilli ses homologues et les délégations avec enthousiasme, saluant « cette plateforme de concertation comme un pas décisif vers une meilleure solidarité régionale. » Représentant les partenaires humanitaires, le coordinateur-résident du Système des Nations unies au Mali, Ghassim Diagne, a insisté sur « la nécessité de placer la protection des populations civiles, notamment les femmes et les enfants, au cœur des interventions. » Ce forum marque un tournant dans la coordination des réponses humanitaires dans l’espace AES, avec l’ambition de traduire la volonté politique en actions concrètes en faveur des populations les plus vulnérables. De son côté, la ministre mauritanienne Savia Mint Tahah a partagé l’expérience de son pays en matière d’accueil de réfugiés, soulignant l’importance de cadres stratégiques et de coopération régionale. Souhaitant la bienvenue aux délégations des pays frères et amis, le ministre de la Justice, Mahamadou Kassogué, a dressé un tableau sans complaisance de la situation humanitaire dans la région. Il a rappelé qu’ « au cours de la dernière décennie, les pays de l’espace AES sont confrontés à une combinaison de défis majeurs : conflits armés persistants, déplacements forcés de populations, insécurité alimentaire croissante et effets aggravants du changement climatique. » Autant de facteurs « qui fragilisent profondément les communautés et compromettent l’accès aux services sociaux de base. » Face à cette réalité, il a souligné « la nécessité impérieuse de bâtir une réponse humanitaire coordonnée, financée et adaptée aux contextes spécifiques de chaque pays ainsi qu’aux besoins réels des populations.» Le ministre Kassogué a, également, tiré la sonnette d’alarme sur l’insuffisance des ressources : « en 2024, au Mali, seule la moitié des personnes en situation de besoin ont pu bénéficier d’une assistance humanitaire, faute de financements adéquats. » Une situation similaire prévaut au Burkina Faso et au Niger, a-t-il indiqué. 𝐌𝐃 (AMAP)  

Confédération des États du Sahel : 1ᵉʳ Forum à Bamako des ministres en charge de l’action humanitaire des pays membres

Bamako, 7 août (AMAP) Le 1er Forum des ministres en charge de l’action humanitaire des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est ouvert, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) avec pour de partager les expériences et les bonnes pratiques mais, aussi,d’identifier les meilleurs moyens de relever les défis et d’exploiter les potentiels. a constaté l’AMAP.. Sous le thème : « Politiques humanitaires et mécanismes de financement de l’action humanitaire dans l’espace AES : enjeux, défis et perspectives », ce forum de trois jours, du 7 au 9 août, est placé sous le haut patronage du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta. « Le Mali est honoré d’abriter ce premier forum qui se tient dans un contexte marqué par des défis humanitaires et sécuritaires », a affirmé le ministre des Droits de l’homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie. Il a également relevé que, depuis plus d’une décennie, les conflits armés, les déplacements forcés, l’insécurité alimentaire et les effets du changement climatique se combinent, « fragilisant chaque jour nos communautés et affectant nos services sociaux de base. » Face à cette réalité, le ministre de la Justice a indiqué que le thème de ce premier forum illustre bien cette vision qui consiste à adopter des réponses concrètes, inclusives et coordonnées « pour mieux assister les populations, tout en préparant l’avenir à travers des mécanismes durables de résilience et de développement. » Pour une aide humanitaire plus efficace, le coordinateur-résident du Système des Nations unies au Mali, Khassim Diagne, a affirmé que « cette rencontre offre l’occasion de discuter des opportunités à travers une approche collective et mieux coordonnée, dans un contexte où ces défis humanitaires sont de plus en plus liés à des dynamiques régionales. » « Les programmes phares sur les systèmes alimentaires, l’éducation, la santé, la protection sociale et l’énergie, élaborés conjointement par les pays de l’AES et le système des Nations unies, constituent un exemple d’intégration de ces trois dimensions (articulation étroite entre urgence, paix et développement), permettant d’inscrire l’action humanitaire dans une approche de développement et de consolidation de la paix à long terme », a-t-il poursuivi. « Il s’agira, au cours de ces journées, de : faire l’état des lieux de notre situation humanitaire dans l’espace AES ; de partager nos bonnes pratiques, avec la contribution des pays invités que je remercie pour leur participation à ce forum ; d’améliorer la coordination entre les acteurs étatiques, humanitaires et communautaires dans le respect des principes humanitaires et de la souveraineté de nos États ; d’explorer des pistes de financements innovants, y compris auprès de notre diaspora, de nos partenaires privés et de nos communautés ; et surtout, réfléchir à des solutions durables qui jetteront les bases de la consolidation de la paix, du relèvement et du développement », a indiqué le ministre Kassogué à l’issue de son discours. Ce forum intervient deux ans après la création de l’Alliance des États du Sahel en septembre 2023, qui a permis d’accélérer l’intégration régionale dans de nombreux domaines. Après des réunions ministérielles dédiées à la défense, à l’économie, à la justice et plus récemment à la jeunesse, la rencontre d’aujourd’hui, consacrée à l’action humanitaire, marque un jalon significatif dans la recherche continue de solutions durables à l’échelle de la confédération. Ont pris part à la cérémonie plusieurs officiels, dont la ministre de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, la ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille de Mauritanie, Mme Savia Mint Tahah, les ministres chargés de l’Action humanitaire des États de l’AES, du Togo et du Tchad, ainsi que des experts d’organisations et d’ONG internationales. FK/MD (AMAP)

Awaza :  Le ‘Las Vegas turkmène’

Awaza, 7 août (AMAP) À quelques 21 kilomètres de l’Aéroport de Turkmenbasy, on aperçoit des buildings encadrés par des espaces verts. À tous les 100 mètres, on constate la présence d’un agent de sécurité, généralement seul à vélo, soit en binôme. Et c’est la porte d’entrée de la cité touristique «Awaza» qui est à l’actif du fondateur de la République de Turkménistan Gurbanguly Berdimuhamedow, le père de l’actuel Président de la République. Ville très propre chargé d’un riche héritage du désert, selon les informations recueillies auprès des organisateurs. C’est une zone désertique qui a été transformée par les dirigeants pour en faire une véritable citée touristique. Ville lumineuse où la nuit commence aux environs de 21, heures locales. En plus d’une verdure exceptionnelle sur le sable, la beauté de cette ville réside également à dans présence de la mer caspienne qui n’offre pas le statut de pays non enclavé malgré sa présence dans la ville de Awaza. La présence des hôtels de luxes, du Palais des congrès ou Palais des sports fait d’elle un lieu pour les grands événements comme la Troisième Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral. Awaza est un district Turkmenbasy et est considéré comme le « Las Vegas turkmène » a tous tous lesopportunités pour devenir une cité touristique du Turkménistan. On peut y apercevoir des centres de jeux, des théâtres, des hôtels, des sites touristiques artificiels comme le fleuve qui traverse la ville. C’est, également, un quartier réservé pour les grandes rencontres internationales et une zone de résidence. AS/MD (AMAP)  

Conférence des Nations Unies sur les Pays en Développement sans littoral : Le Mali se fait entendre

Amadou SOW Envoyé spécial Awaza, 07 août (AMAP) « En qualité de pays invité, nous dénonçons le non-respect des textes et lançons un appel à la Communauté internationale d’agir urgemment contre les manquements », a lancé la ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, jeudi, à la 3e Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral (PDSL), au Palais des sports d’Awaza, au Turkménistan. La ministre Madina Sissoko, qui a modéré les débats du jour sur le thème : « Construire des infrastructures durables, renforcer la connectivité et promouvoir des systèmes de transit sans restriction pour les pays en développement sans littoral », a ajouté que « cette tribune offre l’occasion au Mali d’être visible et de montrer au monde que le pays sera « toujours présent aux grands rendez-vous. ». « L’une des raisons principales qui bloque l’opportunité des pays sans littoral est la vision politique de certains pays qui prennent des décisions contraires à la Convention de Vienne », a-t-elle également soutenu. Le panel a été animé par l’ancienne ministre malienne chargée de l’Emploi et de la Formation professionnelle au Mali, Mme Fatou Haïdara, le ministre d’État burkinabè, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité (ME/MATM) Emile Zerbo, ainsi que d’autres panelistes. La ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a modéré les débats. Après deux heures d’échanges, les panélistes ont largement souligné les impératifs de relance économie pour les PDSL. Ils ont tous jugé nécessaire pour ces pays en développement de s’unir et de constituer un bloc contre les barrières qui entravent leur développement socio-économique. À l’issue de cette rencontre, la ministre Madina Dembélé a fait un résumé des différentes interventions, avant de préciser que le Mali reste debout. « La problématique de la mobilité des marchandises est un constat général dans les 32 pays concernés. Les PDSL ont les mêmes défis. Le problème est déjà connu et nous sommes dans la dynamique de trouver des solutions pour mettre fin à toute action qui bloque le développement de ces pays sans littoral », a expliqué la ministre chargée des Transports. La question est de savoir comment raccourcir le délai de transit du port jusqu’à la destination finale, digitaliser et faire une interconnexion pour faciliter les démarches douanières. Selon elle, « trouver des réponses à ces interrogations est une exigence pour les dirigeants des pays en développement sans littoral. » Elle a rappelé que l’objectif du Mali est de réduire le coût des transports, conformément à la vision du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, pour baisser les prix des produits de première nécessité. « Déjà un programme (2024-2034) a été élaboré et nous demandons l’application pure et simple de la Convention de Vienne », a laissé entendre la ministre des Transports et des Infrastructures. Pour elle, cette convention prend en compte les difficultés des PDSL. Mme Dembélé Madina Sissoko a, aussi, évoqué les cas des facteurs endogènes comme les vents violents, les inondations ou d’autres facteurs qui peuvent influencer la relance de l’économie des pays enclavés. En marge des travaux plusieurs forums se tiennent en vue d’accompagner les gouvernements dans la lutte contre l’injustice. Plus de dix rencontres (panels et plénières) ont été organisées pendant les trois premiers jours pour débattre les difficultés des 32 Pays en développement sans littoral. Ces tables rondes prennent en compte le Plan d’action d’Awaza pour la période 2024-2034. Parmi ces discussions, celles de la jeunesse des pays membres, des parlementaires et de la Société civile. Le Mali est valablement représenté pour accompagner le gouvernement dans sa démarche contre les abus et injustice contre les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Le représentant de la jeunesse, Aly Kouma, (président de la Commission de la  jeunesse de Bamako) a salué et remercié les organisateurs pour cette une tribune pour soutenir les autorités. « Nous sommes venus pour ajouter notre voix à celle du gouvernement dans le développement des pays sans littoral. » À noter que cette 3e Conférence des Nations unies sur les Pays en développement sans littoral a montré la détermination de ces Etats et des dirigeants du monde à trouver les solutions aux problèmes brûlants. Elle a réuni plus de 2 400 participants, selon les statistiques fournies par les organisateurs. Il y a environ une trentaine de stands tenus par des organisations et sociétés offrant une opportunité de contact en vue de sceller des partenariats. AS/MD (AMAP)

Adoption unanime de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation par le CNT

Bamako, 07 août (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté à l’unanimité, ce jeudi 07 août 2025, lors d’une session extraordinaire, au Centre international de conférences de Bamako, le projet de loi portant Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, a constaté l’AMAP. Composée d’un préambule, 16 titres, 39 chapitres et 106 articles, la Charte s’appuie sur la Constitution du 22 juillet 2023, intégrant les principes de souveraineté, d’unité nationale, de paix, de cohésion sociale et de réconciliation nationale. Selon la Commission administration du CNT, le processus d’élaboration a été inclusif, permettant aux Maliens de se reconnaître dans son contenu. Portée par le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion sociale, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué, la Charte vise à répondre aux préoccupations des Maliens en matière de paix, de vivre-ensemble et de développement. « Sans paix, il n’y a pas de développement, et pour aller vers la paix, il faut se réconcilier », a déclaré le ministre. Approuvée par 124 votants, elle deviendra, dès son entrée en vigueur, le document de référence pour les initiatives de paix, de sécurité et de cohésion sociale. Des actions de sensibilisation et d’appropriation seront menées pour faciliter sa mise en œuvre, et un observatoire rattaché à la Présidence de la République sera créé pour promouvoir le texte. La plénière était présidée par le Général de corps d’armée Malick Diaw, président du CNT. BD/OS/MD (AMAP)

Kangaba : Plus de 100 % de couverture au premier passage de la Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS)

Kangaba, 7 août (AMAP) Le taux de couverture global du district sanitaire de Kangaba (Ouest) est de 108,5%, pour le premier passage de la Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS), a appris l’AMAP, mardi, lors de la restitution des activités de la CPS couplée au dépistage de la malnutrition chez les enfants de moins de 05 ans tenus dans la salle de réunion du Cercle. Les travaux étaient présidés par le premier adjoint au préfet monsieur Drissa KONARE ont regroupé les Directeurs techniques de centre (DTC) et les présidents des Associations de santé communautaire (ASACO) des 25 aires de santé du District sanitaire de Kangaba (Ouest), les maires des 08 communes du Cercle, les responsables des associations et organisations de la Société civile. Il s’agissait, en générale, de valider les résultats de la campagne CPS premier passage 2025 au niveau du district sanitaire. Et, spécifiquement, les objectifs visaient à : partager et valider avec tous les acteurs, les résultats du premier passage 2025 par aire de santé, ⁠faire le point sur le stock des intrants restants, faire le point des contributions communautaires, recenser les difficultés rencontrées au cours de la campagne et faire des recommandations. Les résultats, compilés dans un document ont été présentés par le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) Dr. Moussa Sougane et le chargé de paludisme au CSRéf, Dr. Seydou Baba Sangaré. La première place est occupée par l’aire de santé de Dioulafoundou avec 269,3%. Le dépistage de la malnutrition a donné le nombre d’enfants avec le Test de diagnostic rapide (TDR) positifs traités avec Combinaison thérapeutique à base d’arthemesun (CTA). Ainsi la campagne a permis de réaliser 445 TDR dont 42 positifs et 403 négatifs. Ce succès a été enregistré grâce au déploiement de 176 agents d’administration, 123 mobilisateurs de proximité, 04 superviseurs district et 02 superviseurs régionaux. A cela s’ajoutent la motivation des autorités locales pour la sensibilisation, l’engagement et la rigueur des DTC, la participation active de la communauté et la contribution des ASACO à hauteur de 1 733 000 Fcfa, le recrutement des binômes supplémentaires. Pour répondre aux difficultés rencontrées, quelques recommandations ont été formulées à l’endroit du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) et des partenaires à savoir pour mieux réussir les prochains passages. A la fin des travaux, le premier adjoint au préfet a remercié tous les acteurs pour le résultat obtenu. Il les a invités à redoubler d’efforts pour maintenir ces résultats si non les dépasser lors des prochains passages. SD/MD (AMAP)