BCEAO : Lancement officiel de la plateforme PI-SPI, une révolution pour les paiements instantanés

Bamako, 30 sept (AMAP) La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a procédé au lancement officiel de la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI), une infrastructure régionale inédite destinée à moderniser les paiements et renforcer l’inclusion financière dans l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Pensée comme un outil stratégique au service des populations et des économies de l’Union, la PI-SPI permet désormais à tout usager disposant d’un compte bancaire, d’un portefeuille de monnaie électronique ou d’un compte en microfinance d’envoyer ou de recevoir des fonds instantanément, 24h/24 et 7j/7, quel que soit le prestataire utilisé. « PI-SPI est un bien public numérique, accessible à tous, interopérable et sécurisé », a déclaré Jean-Claude Kassi BROU, Gouverneur de la BCEAO. Selon lui, cette plateforme constitue l’aboutissement d’une vision de long terme de l’Institut d’émission, axée sur la modernisation des paiements, la réduction de l’usage du cash, et la consolidation de l’intégration économique régionale. Grâce à la PI-SPI, l’ensemble des acteurs de l’écosystème financier – banques, fintechs, institutions de microfinance, établissements de paiement – sont désormais connectés sur une même infrastructure, capable de traiter les transactions en moins de 10 secondes. Les envois et paiements sont gratuits pour les particuliers, et les utilisateurs peuvent utiliser un alias (numéro de téléphone, QR code, adresse) pour initier leurs paiements sans exposer leurs données sensibles. Pour Guy-Martial Awona, président de la Fédération des Associations Professionnelles de Banques et Établissements Financiers de l’UEMOA (FAPBEF-UEMOA), PI-SPI marque « un tournant décisif vers un écosystème unifié, au service d’un secteur bancaire inclusif, moderne et résilient ». Il souligne que l’infrastructure représente une réponse concrète aux défis d’exclusion, de lenteur et de fragmentation qui freinent l’accès aux services financiers. « Cette plateforme doit devenir un standard, non une exception », a-t-il ajouté, appelant les acteurs encore en phase de connexion à rejoindre rapidement le système. Il a également salué la résilience des populations et des institutions ayant participé aux phases pilotes, ainsi que le leadership de la BCEAO. Cheikh Diba, Ministre sénégalais des Finances et du Budget, a quant à lui insisté sur les bénéfices attendus pour l’administration publique et le secteur privé : « Les paiements sociaux, les impôts et taxes, les subventions et les salaires peuvent désormais transiter par une infrastructure unifiée, interopérable et traçable, avec un impact direct sur la transparence et l’efficacité budgétaire. » Il a souligné les perspectives qu’ouvre PI-SPI pour le financement de secteurs clés comme l’agriculture et les PME : « Grâce à la digitalisation, les coûts d’exploitation diminuent, les risques fiscaux se réduisent, et la base clientèle s’élargit. » Le gouverneur Brou a rappelé que PI-SPI s’inscrit dans une trajectoire de digitalisation entamée depuis 2015 par la BCEAO, marquée par un bond des transactions numériques de 260 millions à 11 milliards entre 2014 et 2024. “Le taux d’inclusion financière atteint désormais 74 %, mais il reste encore beaucoup à faire”, a-t-il affirmé. Le succès de cette infrastructure repose désormais sur l’engagement des États, des institutions financières et du secteur privé à accompagner les usagers, garantir la sécurité du système, et stimuler l’innovation. La BCEAO s’engage à continuer d’adapter le cadre réglementaire et technique pour faire de PI-SPI un levier central du développement économique régional. OS

AES : A Bamako, les présidents Goïta et Tiani font le tour d’horizon des avancées

Bamako, 30 sept (AMAP) Après un tête-à-tête, les deux dirigeants ont eu, mardi 30 septembre, une séance de travail élargie aux délégations des deux parties s’articulant autour des trois volets (défense, diplomatie et développement) de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). Le Président de la République du Niger, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, accompagné d’une forte délégation dont son ministre d’État, ministre de la Défense, le Général Salifou Mody, a effectué, ce mardi à Bamako, une visite d’amitié et de travail. Au terme de la rencontre, le chef d’État du Niger a édifié la presse par rapport aux entretiens et aux conclusions de leurs travaux qui ont porté sur les trois volets essentiels que repose la Confédération. A savoir défense-sécurité, diplomatie et développement.  Pour ces trois volets, les dirigeants des trois pays de la Confédération AES se rencontraient à travers leurs structures intermédiaires. Soit par les experts, soit par les ministres pour de temps en temps évaluer la distance parcourir et les objectifs atteints ou à atteindre. « C’est dans ce cadre que je suis présentement à Bamako pour essayer de faire le tour d’horizon avec mon frère le Général d’armée Assimi Goïta», a précisé le Général d’armée Abdourahamane Tiani. Selon l’hôtel du jour, ce tour d’horizon inclue les trois domaines susmentionnés. Il reviendra sur leur volonté de créer et consolider nos forces unifiées dont l’état-major est déjà opérationnel. « Les bataillons sont constitués et seront opérationnels, si l’on peut dire déjà opérationnels puisqu’ils le d’ailleurs à travers des opérations bilatérales ou multilatérales que nous avons conduit ou eu à conduire, soit avec le Mali, soit avec le Burkina Faso les trois pays ensemble », a souligné le chef d’État du Niger. Et de soutenir qu’ils veulent aller plus loin raison pour laquelle l’état-major, dont le siège à Niamey, est actuellement en formation pour que tous les problèmes de défense et sécurité soient pris en charge par cette force unifiée. S’agissant de la diplomatie, le Président du Niger a apprécié le fait que les représentants des trois pays de l’AES gardent la même position et prennent les décisions que cela soit aux Nations unies ou dans toute autre rencontre d’intérêt. « C’est la volonté de notre Confédération et c’est en ce sens que les ministres travaillent nuit et jour », a-t-il salué. Pour le volet du développement, le Général d’armée Abdourahamane Tiani a confirmé la création de la Banque confédérale d’investissements et de développement, sans pourtant entré dans les détails. « Puisque, a-t-il annoncé, bientôt nous allons nous retrouver, une fois de plus, à Bamako pour déterminer avec précision le contour du fonctionnement de cette banque. » « Mais sachez que, déjà, tout est prêt, fin prêt, qu’il s’agisse du siège, ou des autres structures d’accompagnement, tout est connu d’avance, mais sera précisé, Inchallah à la prochainement rencontre ici à Bamako », a informé le Général d’armée Tiani. Indiquant qu’il y a d’autres domaines dans le cadre du développement, pour le moment restés secrets, passés en revue et qui seront divulgués au terme de la prochaine rencontre. Le Président de du Niger, le Général d’armée Abdourahamane Tiani, a salué et remercié les vaillants peuples du Sahel qui ont pris l’ascendant de conduire la révolution. « Le succès est au bout chemin avec le peuple comme guide », a-t-il lancé. OD/MD (AMAP)

Mali–Niger : Visite d’amitié et de travail à Bamako du président nigérien, le général d’Armée Abdourahamane Tiani

Bamako, 30 sept (AMAP) Le président de la Transition malienne, le général d’Armée Assimi Goïta, a accueilli, ce mardi 30 septembre, à l’aéroport international Modibo Keïta, son homologue nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani, dans le cadre d’une visite d’amitié et de travail, a constaté l’AMAP. La cérémonie officielle a été marquée par l’exécution des hymnes nationaux, les honneurs militaires et la rencontre des deux Chefs d’État avec le gouvernement et le corps diplomatique. Les deux Présidents se sont ensuite entretenus en tête-à-tête, avant une photo de famille avec la délégation nigérienne. Une foule nombreuse a manifesté son soutien tout au long du trajet vers le palais de Koulouba. Cette visite illustre la vitalité des relations fraternelles entre le Mali et le Niger et le renforcement de la coopération bilatérale et sous-régionale, notamment au sein de la Confédération des États du Sahel. Pour rappel, en novembre 2023, le Président Tiani avait effectué sa première sortie officielle à l’étranger au Mali. SS/MD (AMAP)

1er Forum de l’AMRTP-Association des consommateurs : L’identification des abonnés au cœur des débats

Bamako, 29 sept (AMAP) L’Autorité malienne de régulation des télécommunications/TIC des postes (AMRTP), organise, ce jeudi à Bamako, dans ses locaux, le 1er Forum annuel AMRTP-Associations des consommateurs, sous le thème « Identification des abonnés aux services des télécommunications/TIC : Les enjeux de la protection des données à caractère personnel des citoyens », a constaté l’AMAP. « Cette rencontre témoigne de notre volonté collective d’assurer un équilibre certain dans notre secteur d’activité. Et surtout de pouvoir apporter une exploitation de tout le potentiel existant autour du secteur des télécommunications et des TIC », a déclaré le président de l’AMRTP, Saïdou Pona Sankaré. Il a ajouté « qu’il s’impose à l’AMRTP d’assurer le processus de l’identification, la prise en compte de la sécurité publique, la protection des consommateurs contre les abus et de garantir la stabilité du secteur des télécommunications conformément aux orientations du gouvernement. » « En effet, le gouvernement à travers notre département, a placé la souveraineté numérique au cœur de sa stratégie de modernisation de l’économie, en général et de l’administration, en particulier », a dit la représentante du ministre en charge de la Communication, Mme Zahra Walet Hamed Idda. Cet objectif, selon elle, ne pourrait être atteint sans « une identification fiable des abonnés, maillon essentiel pour lutter contre la criminalité et l’usurpation d’identité, protéger les citoyens en général et les consommateurs en particulier, renforcer la confiance dans l’environnement du numérique et mettre à la disposition des décideurs des statistiques fiables et des outils modernes de décision et de régulation. » Elle a, également, apprécié et salué les efforts déployés par l’AMRTP et toutes les autres structures publiques engagées dans le processus de l’identification des abonnés aux services des télécommunications/TIC au Mali. « Nous évaluons, également, les charges portées par les opérateurs pour l’aboutissement à une identification fiable. La base du développement d’un environnement numérique reste lier à une bonne identification », a -t-elle précisé. Quant au représentant des consommateurs, Makan Fofana, il a dit que le thème de la rencontre, « identification des abonnés et la protection des données personnelles », interpelle tous acteurs, décideurs, opérateurs et consommateurs. « Notre responsabilité commune de veiller à ce que ces questions soient traitées avec rigueur et transparence. A notre avis, l’identification est un impératif de sécurité et de régulation. A cet effet, elle ne doit jamais compromettre le droit fondamental des citoyens à la vie privée et à la protection de leurs données », a-t-il conclu. MMD/MD (AMAP)

Kayes : Les troupes exposent un pan de notre Culture à la phase régionale de la Biennale artistique et culturelle « Tombouctou 2025 » ‎

Kayes, 29 sept (AMAP) La Région de Kayes (Ouest) entend faire une bonne prestation lors de la Biennale artistique et culturelle « Tombouctou 2025″ prévue en décembre prochain, a-t-on appris après la phase régionale de la Biennale artistique et culturelle  » qui a débuté le 24 septembre 2025, au Stade Abdoulaye Makoro Sissoko. Selon le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, cette cérémonie marque un moment fort dans la vie culturelle de la région, « car elle rassemble les troupes artistiques venues de tous les horizons. » « À travers la danse, la musique, le théâtre et la tradition orale, les artistes des différentes troupes montreront aux populations de la Cité des rails et à l’ensemble des spectateurs, la richesse culturelle et la diversité linguistique de la 1ère région administrative du Mali », a xir le gouverneur qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Cette phase régionale regroupera huit Cercles de la Région de Kayes. Il s’agit de Bafoulabé, Diamou, Kayes, Kéniéba, Sadiola, Segala et Yélimané. Les Cercles de Aourou et d’Oussoubidiagna n’ont pas répondu à l’appel, car ils n’ont organisé de phases locales pour des raisons de sécurité. En présence du directeur régional de la Culture, Ibrahim Sissoko, et de celui de la Jeunesse et des Sports, Daouda Doumbo, ainsi que d’autres autres chefs de services régionaux, des élus, des légitimités traditionnelles, des associations, le chef de l’exécutif régional a rendu hommage au général d’Armée Assimi Gouta, président de la Transition, pour avoir décrété 2025 « Année de la Culture ». ‎En lançant cette phase régionale, Kayes réaffirme avec fierté son attachement à la culture comme vecteur de développement, de cohésion sociale et de transmission des valeurs. D’ailleurs, le thème de cette Biennale, « La culture, pilier pour bâtir le Mali nouveau », résonne, selon lui, « avec force dans notre contexte actuel et appelle à bâtir ensemble un Mali uni, enraciné dans ses valeurs et tourné vers l’avenir. » ‎Dans la matinée, le gouverneur, accompagné d’une forte délégation, a rendu visite aux troupes des différents cercles qui sont toutes logées au Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes pour leur souhaiter la bienvenue et s’assurer des conditions d’hébergement. Il a remis des dons constitués de vivres à ces troupes. La cérémonie a été marquée par un défilé qui a enregistré la participation des pionniers, des troupes artistiques et culturelles et des chasseurs. Les artistes du Cercle de Kéniéba ont beaucoup impressionné le public à travers la danse des dianxuran et leur chanson fétiche « Soliaya Bandé », sans oublier celle des Peulhs. Ceux de Sadiola ont émerveillé le public à travers leur tenue traditionnelle de bleue faite de coton. BMS/MD (AMAP)

Gestion des partenariats publics privés : Les acteurs de la commande publique de la Commune de Bamako se forment

Bamako 29 sept (AMAP) L’atelier de renforcement des capacités des acteurs de la commande publique de la Commune V du district de Bamako sur la gestion des partenariats publics-privés (PPP) a commencé ce lundi à la mairie de la localité avec pour objectif de fournir aux participent, les outils, les mécanismes juridiques, économiques et opérationnels des PPP, a constaté l’AMAP. Cette formation qui se déroulera sur cinq jours, du 29 septembre au 3 octobre 2025, fait suite à une demande de Monsieur le Maire de la Commune V et à l’avis favorable de Monsieur le Premier Ministre pour que l’Unité de Partenariat Public-Privé assure ladite formation selon le coordinateur de PPP, Issa Hassimi Diallo. Il a défini le PPP comme « un contrat de longue durée entre une partie publique et une partie privée, pour le développement. La gestion d’un bien ou d’un service public, en vertu duquel la partie privée assume d’importants risques et responsabilités de gestion pendant toute la durée du contrat est une autre définition. » L’approche PPP, selon Issa Hassimi Diallo, présente de nombreux bénéfices, dont l’un des principaux est de mettre à profit les capacités financières et l’expertise du secteur privé pour la délivrance de biens et services publics de qualité. Il a relevé, ensuite, que cette approche, malgré ces bénéfices, présente également des défis importants. Le caractère souvent complexe des contrats, la longue durée des projets et leurs montants souvent élevés qui engagent financièrement l’Etat pour de nombreuses années. « Les Partenariats Publics-Privés ne doivent donc pas être considérés comme une panacée, et leur utilisation doit être conduite de manière prudente et rigoureuse », a-t-il insisté. Quant au maire de la Commune V du district de Bamako, Amadou Ouattara, il a affirmé que de nombreuses collectivités du Mali sont confrontées à de nombreux défis en matière de fourniture de services publics de qualité, d’infrastructures durables et de gestion optimale des ressources. Le Partenariat Public-privé apparait, non seulement comme une alternative crédible et innovante pour la réalisation des projets structurants », a affirmé le maire. Il a ajouté qu’ « il est aussi une nécessité pour les collectivités de mobiliser les financements du secteur privé pour compléter les efforts du secteur public. » « Cette exigence appelle une professionnalisation accrue de nos pratiques, une maitrise rigoureuse des cadres légaux et contractuels, ainsi qu’un dialogue renforcé entre secteur public et secteur privé »,a-t-il indiqué. M. Ouattara a invité le personnel de la Commune à bâtir une culture de performance et de responsabilité dans la gestion des commandes publiques et de traduire leur savoir en actions concrètes au service des concitoyens. FK/MD (AMAP)  

Suspicion de diphtérie à Séby, selon le Comité de prévention, de veille et de gestion des catastrophes et des épidémies

Youwarou, 27 sept (AMAP) Quelque 196 cas suspects de diphtérie dont 115 filles et 81 garçons ont été recensés dans le District sanitaire de Youwarou, dans le Centre du Mali, révèle un rapport d’investigation de cas suspects de cette maladie, a appris l’AMAP, samedi, lors de la réunion du Comité de prévention, de veille et de gestion des catastrophes et des épidémies du Cercle de Youwarou. Selon ce document, à la date du 23 septembre 2025, les cas de décès sont de 15 soit 7 filles et 8 garçons. Selon le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) de Youwarou, Dr Karim Zerbo, « tous les cas sont sous traitement antibiotique avec évolution favorable depuis l’annonce du nombre anormalement élevé de cas de syndrome grippal, suivis de décès enregistré dans le village de Séby, dans l’aire de santé de Kormoalu. » Devant le Comité de prévention, de veille et de gestion des catastrophes et des épidémies du Cercle de Youwarou, Dr Zerbo a indiqué que ce rapport d’investigation de cas suspects a été élaboré à l’intention des partenaires et des collectivités du Cercle, en attendant les résultats des prélèvements de la gorge et de sang envoyés par voie hiérarchique à Bamako, la capitale » Les responsables socio-sanitaires du District sanitaire de Youwarou ont, dans le rapport, fait huit recommandations, entre autres, doter le CSRéf en matériels de prélèvement, renforcer l’information et la sensibilisation des populations et organiser une riposte. Le Comité de prévention, de veille et de gestion des catastrophes et des épidémies s’est réuni, samedi 27 septembre 2025, pour la deuxième fois, à la préfecture au sujet de cette suspicion de diphtérie dans le village de Séby, dans la Commune rurale de Dongo. Lors de cette réunion d’urgence, sous la présidence de Abdramane Coulibaly, représentant le préfet, le médecin-chef du CSRéf de Youwarou, principal animateur, a donné le bilan des activités menées sur le terrain, du 14 au 27 septembre 2025, par l’équipe socio-sanitaire de Youwarou et de l’ONG International rescue commitee (IRC). SC/MD (AMAP)      

Le Festival international de la cuisine africaine de Bamako aura lieu du 2 au 5 octobre prochain au Palais de la Culture

Bamako, 25 sept (AMAP) La 3e édition du Festival international de la cuisine africaine de Bamako (FICAB), se tiendra, du 2 au 5 octobre 2025, a annoncé, jeudi, lors d’un point de presse, la promotrice et présidente du FICAB, Mme Traoré Oumou Traoré. Mme Oumou Traoré a expliqué que cette édition est placée sous le haut patronage du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, et sous le thème « le culinaire local, au cœur du développement transversal pour la sécurité alimentaire, la souveraineté nationale et la stabilité durable, dans les Etats de l’UEMOA et de la Sous-région sahélienne/Alliance des Etats du Sahel ». La présidente du FICAB a précisé que l’événement contribuera efficacement aux solutions des maux du secteur de l’alimentation quotidienne, sur les chantiers de transformation constructive du Mali Kura, pour une meilleure transmission durable, avec l’atteinte des objectifs du Mali, de l’AES et de l’UEMOA. Pour sa part, le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Djibril Niaré, il a souligné que cette activité permet de valoriser notre Culture. Et a fait noter que l’événement cadre bien avec les priorités du gouvernement. ST/MD (AMAP)        

Santé de la femme et de la fille à Kangaba : Atelier pour renforcer le plaidoyer et les capacités des acteurs de la transformation des normes sociales

Kangaba, 25 sept (AMAP) Un atelier pour renforcer le plaidoyer et les capacités des acteurs pour la transformation des normes sociales qui affectent la santé de la femme et de la fille, s’est tenu à Kangaba, jeudi 25 septembre 2025, au Centre de santé de référence (CSRéf) de la ville Il s‘est agi, de façon générale, pour les participants, de renforcer la mobilisation communautaire autour de la promotion des droits des femmes et des filles et sur le nouveau Code pénal et le chapitre relatif au genre pour l’abandon des Violences basées sur le genre (VBG) et des Pratiques traditionnelles néfastes (PTN). Cette rencontre, sous la présidence du 1er adjoint au maire de Minidian, Kamory Keita, a été organisée par l’Association malienne pour le suivi et l’orientation des pratiques traditionnelles (AMSOPT). Elle a permis d’informer les communautés sur le contenu du nouveau code pénal et le chapitre relatif au genre pour l’abandon des VBG, des PTN à travers des sessions de plaidoyer, d’apporter une prise de conscience des communautés et de leur engagement en faveur de la promotion du nouveau code pénal du Mali et du chapitre relatif au genre pour l’abandon des VBG, des PTN et d’amener les décideurs communautaires (administration, élus, leaders religieux, coutumiers etc.) à constituer un groupe communautaire pour la promotion du nouveau Code pénal du Mali et du chapitre relatif au genre pour l’abandon des VBG, des PTN. La rencontre a rappelé les conséquences de la pratique de l’excision, du mariage des enfants et des autres VBG telles le harcèlement, l’exploitation sexuelle, la pédophilie, l’esclavage et le trafic sexuel, le viol, le mariage forcé ou précoce. Le contenu du nouveau code pénal et du chapitre relatif au genre pour l’abandon des VBG et des PTN a été exposé par un spécialiste. A l’issue des travaux, les participants ont créé un Groupe VBG Kangaba. Ils ont recommandé d’élaborer des plans d’action de vulgarisation du nouveau code pénal, de partager les informations du Groupe VBG sur le groupe WhatsApp de la mairie de la Commune de Minidian et de renforcer, de façon continue, les capacités des membres du Groupe VBG Kangaba. SD/MD (AMAP)

Préparatifs de la rentrée scolaires à Bamako : Difficile pour les parents d’élèves

Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 25 sept (AMAP) À quelques jours de la rentrée scolaire, les familles s’activent pour que leurs enfants retrouvent le chemin de l’école dans les meilleures conditions. Entre les listes de fournitures, les inscriptions scolaires, la rentrée est un véritable casse-tête pour acheter cartable, habits, manuels et transports : le coût de la rentrée reste élevé. Mamadou Dembélé, la cinquantaine révolue. Il a cinq enfants, tous inscrits dans des écoles privées. Cette année, la situation socio-économique du pays fait que ce père de famille a des difficultés à joindre les deux bouts. « Les dépenses sont énormes pour cette rentrée scolaire. Rien que pour les inscriptions, je dois payer plus d’un million de Fcfa. Il y a les fournitures scolaires et le transport, après la reprise. Chaque année, c’est le même scénario. Je pense que c’est un moment qui doit être préparé en termes de dépenses », estime-t-il. Même constat pour Mme Mariam Karo, qui reconnaît que la conjoncture économique est mondiale. « Ce n’est pas le Mali seulement qui traverse des moments difficiles. Je pense que c’est mondial. Mais, j’estime que la seule solution, c’est de se donner la main pour bâtir ensemble un Mali de paix et de cohésion », dit cette mère de foyer, rencontrée au marché Dabanani de Bamako. Elle a acheté certaines fournitures, notamment des cahiers et des livres. « Je viens d’acheter des cahiers et des livres pour les classes de 7è et 8ème année. Pour ce qui est des sacs et autres effets, cela peut attendre, car les moyens ne sont suffisants », affirme-t-elle. Contrairement à Mariam Karo, Salimata Traoré n’a rien acheté comme fournitures, pour le moment. Elle attend son époux qui doit envoyer de l’argent depuis l’étranger. Mais avant, la commerçante est venue se renseigner sur les prix auprès des vendeurs de sacs et de gourdes. « Le souhait de chaque parent est d’offrir tout le nécessaire aux apprenants pour le jour de la reprise des cours. Ce qui n’est pas commode cette année car les temps sont durs. « Les deux petites gourdes coûtent 7 000 Fcfa. Je vais y renoncer pour chercher le nécessaire », avance la femme au foyer, assise sur sa moto. Abdoulaye Maïga, enseignant n’est pas encore prêt financièrement pour l’achat des fournitures scolaires mais, il espère une amélioration de sa situation financière d’ici la fin du mois. « Je me renseigne sur le prix de certains matériels didactiques. Je dois trouver des encadreurs pour les cours à domicile. La rentrée scolaire coûte très chère aux parents. » Les écoles privées sont souvent les plus sollicitées pour l’éducation des enfants. Mais ce sont les moyens financiers qui font défaut. Chaque année, les frais d’inscription augmentent. Ce qui a poussé Kassim Coulibaly, ancien travailleur d’une ONG, d’inscrire ces enfants dans une école publique. « Cette année, je ne suis pas en mesure de faire face aux frais de scolarité de mes enfants. Ils sont au nombre de quatre, tous inscrit dans des écoles privées. Mais avec les difficultés financières, j’ai décidé de les inscrire dans une école publique. Même si cela pourrait affecter leur niveau d’études », a-t-il fait savoir, presque désespéré. Des marchands de fournitures scolaires se plaignent du manque d’affluence aux lieux de vente. Si certains pensent que les clients viendront à la dernière minute, d’autres constatent que les parents d’élèves manquent d’argent. Il est 10h34, en mois de septembre au marché Dabanani de Bamako. Les vendeurs de fournitures scolaires ne sont pas nombreux. Les quelques rares qui y sont, déplorent également le manque d’affluence. Bakary Dramé, jeune vendeur de cahiers et d’autres matériels didactiques, en est à sa première année, dans ce commerce. Mais, il risque d’abandonner car le marché n’est pas rentable. « Les clients se font rares. Ceux qui viennent, veulent juste prendre les prix de nos marchandises. La majorité se plaint du manque de d’agent », dit-il. Siaka Boïté vit la même situation. Il affirme qu’il n’y a pas de marché. « L’année dernière, à la même période, nous n’avions même pas de temps pour discuter avec un journaliste. Cette année, c’est le contraire. À une semaine de la rentrée scolaire, nous avons l’impression que les parents ne sont pas prêts. Aucune vente depuis ce matin », se plaint-il. En dépit de cette conjoncture économique, Kèlè Traoré, vendeur de fournitures scolaires à Sogoninko, en Commune VI du district de Bamako, reçoit des clients. Installé au bord de la route, il avoue que les clients sont fréquents chez lui. La preuve ? A 14 heure, son petit kiosque est débordé.  « Je peux dire que les clients viennent. Même si d’autres attendent la dernière minute. Comparativement aux années précédentes, le marché est bon », ajoute, M. Traoré âgé d’une vingtaine d’années. MMD/MD (AMAP)