Bamako abrite les 17èmes assises de l’AGEPAR : la durabilité des infrastructures routières au cœur des débats

Bamako, 25 sept (AMAP) « La route est bien plus qu’une infrastructure physique. Elle est un vecteur essentiel de l’intégration, du désenclavement, de la croissance économique et du développement des États », a déclaré Mme Dembélé Madina Sissoko, ministre des Transports et des Infrastructures, mercredi à Bamako, à l’ouverture des 17èmes assises de l’Association des gestionnaires et partenaires africains de la route (AGEPAR), constaté l’AMAP. Cette rencontre, organisée dix-neuf ans après les premières assises tenues dans la capitale malienne en 2006, coïncide avec le trentenaire de l’AGEPAR. Plus de 90 experts venus de plusieurs pays d’Afrique et du monde participent à ces assises placées sous le thème : « Durabilité des infrastructures routières en Afrique : problématique, solutions et perspectives ». Selon la ministre, malgré les défis sécuritaires, financiers et climatiques, le Mali « reste résolument engagé à moderniser son réseau routier, à améliorer son entretien et à promouvoir des infrastructures résilientes et adaptées aux exigences du développement durable ». Elle a insisté sur la nécessité de trouver des mécanismes de financement pérennes et d’intégrer les dimensions climatiques et environnementales dans la conception des projets. Cheick Oumar Diallo, directeur général des Routes du Mali et président de l’AGEPAR, a pour sa part salué « l’engagement constant des États et des partenaires en faveur du développement d’infrastructures routières modernes, durables et intégrées au service de l’Afrique ». Il a rappelé que l’association, créée en 1995 à Yamoussoukro, s’inscrit dans une vocation panafricaniste et intégrationniste héritée des pères fondateurs de l’indépendance. Durant trois jours, les participants échangeront autour de sessions plénières et d’ateliers thématiques afin de partager les bonnes pratiques, proposer des solutions innovantes et définir une feuille de route commune pour la durabilité des infrastructures routières africaines. Mme Sissoko a conclu en soulignant que ces assises constituent « une opportunité de renforcer la coopération sous-régionale et de consolider les partenariats techniques et financiers », tout en exprimant l’espoir de voir émerger des recommandations concrètes en faveur d’une Afrique « suffisamment connectée, compétitive et prospère ». OS/MD (AMAP)

Mois de l’Amnistie en Afrique : Un appel au désarmement volontaire

Bamako, 25 sept (AMAP) Le démarrage du mois de l’amnistie en Afrique s’est tenue au Mémorial Modibo Keita, jeudi 25 septembre 2025 sous le thème « Collecte et dépôt volontaire des armes. Les volontaires sont amnistiés et garantis de toute poursuite judiciaire. » L’événement a été présidé par le représentant du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le chef de cabinet, Seydou Mamadou Doumbia, aux côtés du secrétaire permanent de la Lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre, le colonel Adama Diarra. Dans son allocution, le colonel Diarra a rappelé que « le Mali connaît encore les blessures profondes causées par les conflits, l’instabilité et les divisions internes. » Toutefois, il a insisté sur le fait que le Mali demeure porté par une force inébranlable : celle d’un peuple debout, résilient et profondément attaché à la paix et à l’unité. « Ainsi, a-t-il souligné, il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de renouveler l’engagement envers les principes de justice transitionnelle, de dialogue national, de désarmement, de démobilisation et de réinsertion, afin de reconstruire la société sur les bases solides de la confiance, de la vérité et de la cohésion sociale. « Pour sa part, le représentant du ministre, Seydou Mamadou Doumbia, a mis en avant l’importance de l’amnistie comme facteur de paix. Selon lui, sa plus-value réside dans l’apaisement des ressentiments et la réduction des tensions et violences. Il a également réaffirmé la disponibilité totale des forces de sécurité à accompagner tout processus sincère de désarmement et de réinsertion, dans le respect des droits humains et de la dignité des citoyens. AC/MD (AMAP)  

Réforme du secteur de la sécurité : Validation externe des documents d’avant-projet de la stratégie nationale

Bamako, 25 sept (AMAP) Le Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité organise, du 25 au 26 septembre, au gouvernorat du District de Bamako, un atelier de validation externe des documents d’avant-projet de la Stratégie nationale de la réforme du secteur de la sécurité révisée et son plan d’action 2025-2029, a constaté l’AMAP. Avec l’accompagnement du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD, à travers le Projet d’appui à la stabilisation du Mali et le Renforcement de l’Etat de Droit (PROSMED), cette validation intervient, en prélude à celle par l’organe stratégique afin de doter le Mali d’une nouvelle Stratégie plus efficace et adaptée aux réalités sécuritaires du pays. La validation permettra de partager et s’approprier des avant-projets de documents de stratégie de la réforme du secteur de la sécurité et de son Plan d’action 2025-2029 suivant les orientations stratégiques par les acteurs nationaux. Elle permettra, également, de formuler des recommandations et avis sur le document par les acteurs nationaux visant à relever les défis et à définir des mesures pour renforcer la durabilité et l’efficacité des réformes urgentes. Selon le Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité, le général de Division, Abdoulaye Coulibaly, la finalité de cet exercice est l’élaboration et la validation d’un document de Stratégie nationale de réforme du secteur de la sécurité avec l’ensemble des parties prenantes et répondant aux besoins de sécurité du peuple malien. « L’activité se situe dans la continuité de la première génération de la Stratégie nationale de réforme du secteur de la sécurité et son plan 2022-2024 qui visait la mise en place des institutions du secteur de la sécurité efficaces, responsables et respectueuses des Droits de l’Homme et de l’État de droit pour la stabilité du pays », a-t-il rappelé. Le général de division Coulibaly a ainsi invité les acteurs de la sécurité de notre pays, représentants les institutions de gestion, de prestation, de contrôle et d’alerte du secteur de la sécurité de veiller à l’élaboration d’une politique de réforme du secteur de la sécurité adaptée et intégrée afin de léguer aux générations futures, un pays où la qualité de la vie au quotidien sera préservée. OD/MD (AMAP)

Communauté humanitaire : Présentation du rapport de réalisations des ONG internationales 2024

Bamako, 24 sept (AMAP) Le Forum des ONG internationales du Mali (FONGIM) a présenté, mercredi, à Bamako, son deuxième rapport de réalisation des ONG internationales membres pour 2024 qui met en lumière les efforts des ONG internationales pour répondre aux défis multidimensionnels au Mali pour la période considérée. Ce rapport compile les données et les résultats de 82 ONG sur les 110 membres du FONGIM. « Il n’est pas un simple document », selon le président du FONGIM, Mamadou Diop. « Il est le reflet d’un engagement collectif, le témoignage concret de l’impact des ONG internationales qui œuvrent sans relâche, chaque jour au service des populations maliennes », a-t-il dit. L’année 2024 a été jalonnée de défis multiples et complexes. L’insécurité persistante dans le Nord et le Centre du Mali a considérablement restreint l’accès humanitaire, tandis que la baisse du financement et des contraintes logistiques et administratives ont accentué les difficultés. « Malgré ces contraintes, les ONG se sont mobilisées, sans relâche, pour répondre aux urgences et accompagner les dynamiques locales de développement », a expliqué le président. Le rapport illustre les réalisations des ONG dans plusieurs domaines tels que la sécurité alimentaire et les moyens d’existence, l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement, l’éducation, la santé, la nutrition et la protection. Au sujet des différentes réalisations, le président du FONGIM a indiqué : « Nous avons pu mobiliser 277 milliards de Fcfa dont 11 milliards de Fcfa versés en impôts et taxes à l’État malien. Nos organisations ont employé 6 347 personnes dont 94 % de personnel national, témoignant de notre engagement pour l’emploi local et le renforcement des capacités. »  Il a ajouté que les ONG internationales ont touché directement près de 5 millions de bénéficiaires. Derrière ces chiffres, il y a des vies transformées. Plus de 100 points d’eau et 1 631 latrines ont été construites ou réhabilitées, améliorant l’accès à l’eau potable et à l’hygiène. Plus de 1 589 écoles ont été appuyées pour garantir la continuité et la qualité de l’apprentissage. À cela s’ajoute la construction de 2 388 abris d’urgence, dont 988 bâtiments permanents. Selon Mamadou Diop, 5 666 ménages ont été soutenus par des kits essentiels, 288 centres de formation construits et réhabilités et plus de 143 575 enfants malnutris ont été pris en charge. Il a, également, mentionné qu’en 2024, plus de 160 projets ont été mis en œuvre, avec une collaboration étroite avec 170 organisations nationales et 70 services techniques de l’État. « Au-delà de ces résultats, ce rapport témoigne de notre volonté de bâtir une relation de confiance durable entre les acteurs humanitaires, les autorités maliennes et les communautés. » « Il traduit, aussi, l’engagement des ONG à travailler en harmonie avec les priorités nationales, à renforcer la coordination entre les membres et à promouvoir une meilleure mutualisation des ressources », a-t-il indiqué Quant au représentant du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Moussa Pamanta, il a indiqué que la présentation de ce rapport « constitue un témoignage précieux des réalisations et met en lumière l’impact de la collaboration fructueuse entre les organisations nationales et internationales, ainsi qu’avec les services techniques de l’État. » « Cette présentation est également une invitation à poursuivre et à renforcer le dialogue entre les autorités maliennes et les organisations internationales », a-t-il indiqué. « Avec des ressources limitées mais une détermination sans faille, ces organisations ont poursuivi leur objectif premier : celui de sauver des vies et renforcer la résilience des communautés vulnérables. Leur rôle est essentiel dans le développement, dans la promotion des droits de l’homme et dans l’amélioration des conditions de vie des populations. » Étaient présents à l’atelier, les représentants des organisations nationales et internationales, l’ambassadeur de Palestine, Hassan Al Balawi, l’ambassadeur de la Türkiye, Efe Ceylan, les représentants du corps diplomatique, les représentants des agences des Nations Unies et des directeurs nationaux généraux de services centraux. FK/MD (AMAP)  

Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel : 1er Forum sur le développement de l’Agriculture à Bamako  

Bamako, 18 sept (AMAP) Le ministre de l’Agriculture malien, Daniel Siméon Kéléma, a ouvert, aujourd’hui, jeudi 18 septembre 2025, la session des experts du 1er Forum sur le développement de l’Agriculture dans la Confédération des Etats du Sahel (AES), qui se déroule du 18 au 20. Selon le ministre Kéléma, qui avait à ses côtés son collègue en charge de l’Elevage et de la Pêche, Youba Ba, et son homologue nigérien en charge du Développement du secteur de l’Agriculture, le colonel Mahaman El hadj Ousmane, « au cours de ces deux jours de rencontre des experts, il sera question de définir une vision partagée du développement agricole dans l’espace confédéral, d’élaborer et mettre en œuvre une Politique agricole commune de la Confédération AES. » Les experts devront aussi « concevoir et réaliser des aménagements hydro-agricoles intégrés et durables, promouvoir des filières stratégiques agricoles, pastorales, halieutiques et aquacoles afin de garantir des revenus décents, entre autres. Il a précisé que ce forum est centré autour de trois thématiques majeures : harmonisation des politiques agricoles, pour bâtir une vision commune et cohérente; les investissements communs et intégrateurs, notamment dans les aménagements hydro-agricoles et la transformation des produits agricoles et, enfin,  la recherche agricole, la formation et la sécurisation foncière, « leviers indispensables pour moderniser nos systèmes de production agricole afin de donner confiance aux producteurs et aux investisseurs dans le secteur agricole, a évoqué le ministre de l’Agriculture. » « À travers ces trois thématiques, il s’agira de poser les bases d’une souveraineté alimentaire réelle, qui ne soit pas seulement un idéal mai, une réalité tangible pour chaque famille, chaque communauté et chaque Etat de notre Confédération », a-t-il fait savoir. Daniel Siméon Kéléma a expliqué que l’Agriculture se présente comme « le socle incontournable de notre intégration économique, de notre stabilité sociale et de notre souveraineté nationale et confédérale. » Selon lui, avec une superficie de plus de 2,8 millions de km2, une population de plus de 75 millions d’habitants et un Produit intérieur brut (PIB) de 130 milliards de dollars en 2023, « notre espace recèle d’énormes potentialités. » « Mais, a-t-il ajouté, il est également confronté à des défis multiples, notamment, la dépendance vis-à-vis de l’extérieur, la vulnérabilité aux crises climatiques, sécuritaires et alimentaires, la faiblesse de nos infrastructures de production et de transformation de produits agricoles. » « Ces facteurs, qui jouent négativement sur notre système de production et continuent de fragiliser nos communautés rurales, ont pour conséquences les déficits de production, la faible mécanisation, l’insuffisance des financements, voire une vulnérabilité des enfants et des femmes, à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle », a indiqué le ministre malien de l’Agriculture. Pour relever ces défis, il a dit que ce forum permettra d’entamer des réflexions appropriées sur les préoccupations stratégiques communes aux trois Etats de l’Alliance en vue d’accélérer le développement de son Agriculture. Une réunion des ministres en charge du Développement agricole, de l’Elevage et de la Pêche de l’espace AES, mettra fin à la rencontre de ce premier forum, prévu pour le samedi prochain. ST/MD (AMAP)  

Célébration du 22 septembre au Mali : Débats sur les idéaux de Modibo Keita, père de l’indépendance

Bamako, 18 sept (AMAP) La direction du Mémorial Modibo Keita a organisé, jeudi, une table ronde, à l’occasion de la célébration du 65ème anniversaire de l’indépendance du Mali, pour permettre « de connaître les idéaux de Modibo Keita, père de l’indépendance et construire l’avenir », a constaté l’AMAP. Les experts ont animé des panels sur le thème : « Idéaux du père de l’indépendance du Mali, Modibo Keita, dans la construction de l’Unité africaine : quels enjeux pour la consolidation de l’AES ? » « Modibo avait fait de la création artistique malienne, de l’identité nationale, une source de légitimité. De l’indépendance du Mali jusqu’à aujourd’hui, la première grande politique culturelle et artistique, c’était avec Modibo Keita. L’art et la culture étaient au sommet dans les années 1960 », a rappelé le ministre en charge de la Culture, Mamou Daffé. Il a affirmé que « le président de la Transition a eu cette même vision, en décrétant 2025, année de la Culture. En nous demandant de travailler dans une dynamique de souveraineté retrouvée, de renaissance culturelle et de revenir à nos valeurs. » « Donc, je pense que les idéaux de Modibo Keita nous serviront toujours pour bâtir le Mali Kura. », a dit M. Daffé « C’est le lieu, aujourd’hui, de rendre hommage aux pères de l’indépendance, ceux ou celles qui ont lutté pour qu’on soit, à leur tête le président Modibo Keita. Celui qui a incarné, par sa vision, une Afrique majeure, respectée et unie.  C’est notre héritage que nous devons transmettre à des générations futures. Modibo a été sur tous les fronts pour défendre les intérêts de l’Afrique », a déclaré Mamou Daffé. « Soixante ans après, lorsque les circonstances historiques se sont présentées, le Mali revient encore pour mettre en place la Confédération des Etats du Sahel dirigée par l’actuel président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta », a poursvui le ministre. « C’est pour vous dire que l’histoire est une continuité.  Nous sommes à la veille d’une nouvelle indépendance, avec la création de l’AES », a-t-il estimé. Quant à son collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Bouréma Kansaye, il a dit que les idéaux de Modibo Keita doivent faire l’objet des échanges pour éclairer la jeune génération. « En ces temps où certains ont tendance à supprimer l’histoire, il est appréciable de constater que le débat revient encore sur les idéaux de Modibo Keita. Et de lier cette histoire à notre présent afin de réfléchir ensemble sur comment construire le futur », a-t-il ajouté. Les panélistes ont développé, dans leur intervention, les pensées du Président Modibo Keita, avant d’inviter la jeune génération à s’inspire pour construire un Mali souverain et prospère. MMD/MD (AMAP)

Lancement des activités de la Semaine nationale de la réconciliation.

Mopti, 17 sept (AMAP) Les activités de la 4e édition de la Semaine nationale de la réconciliation (SENARE), sous le thème « Héritage culturel : facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES », ont démarré, mercredi 17 septembre 2025, au gouvernorat de Mopti (Nord). Instituée par la loi n 2019-042 du 24 juillet 2019 portant loi d’entente nationale, la SENARE est célébrée du 15 au 21 septembre de chaque année. Dans la Région de Mopti, plusieurs activités sont au programme comme des émissions radios, une conférence-débat sur le thème : « Femme : vecteur de paix et de réconciliation », une plantation d’arbres au Bosquet de la paix, des prières dans les lieux de culte et des activités sportives dominées par la lutte traditionnelle. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur, Abdoulaye Daga Théra, qui a présidé le début des activités, a rappelé que le thème de cette édition vise à replacer la culture au cœur des politiques publiques et en faire un levier de développement et de cohésion sociale. L’objectif recherché étant aussi de valoriser et promouvoir l’héritage culturel sahélien comme levier de paix, de réconciliation et de cohésion dans l’espace AES. En présence des chefs de services régionaux, les autorités militaires, les légitimités traditionnelles, les organisations de la société civile, les femmes et les jeunes, Abdoulaye Daga Théra a engagé les populations « à valoriser et à promouvoir notre riche héritage culturel durant cette année de la Culture. » La cérémonie d’ouverture a été suivie de la conférence sur le thème « Femme : vecteur de paix et de réconciliation » animée par Mme Coulibaly Salimata Sanogo de la direction régionale de la femme et Mme Ouédraogo Aissata Baby, chef sous bureau UNFPA- Mopti. Selon le chef de l’équipe d’appui à la réconciliation, Ali Kampo, la 4e édition de la SENARE est placé sous le sceau de la réconciliation « avec une base de l’héritage culturel de notre pays cité comme une terre des civilisations, de culture qui a fécondé l’humanisme et l’humanité des siècles durant, nous renvoie à nos fondements. » Le sous thème « Femme vecteur de paix et de réconciliation » traité en conférence interpelle « pour que les femmes qui doivent être à la pointe du combat pour asseoir la paix ne soient pas des sujets de seconde zone », a indiqué M. Kampo. Il a rappelé que « c’est aussi un appel du pied pour que les hommes, les femmes et les jeunes mettent du sien afin que la paix ne soit pas un vain mot » DC/MD (AMAP)

Système intégré de gestion des ressources humaines : 36 enseignants de Youwarou non enrôlés

Youwaro, 17 sept (AMAP) Les enseignants du Centre d’Animation pédagogique (CAP) de Youwarou (Centre) victimes de non enrôlement sont au nombre de trente-six (36) dont trois (3) femmes, a appris, mardi, l’AMAP sur place. Dès l’annonce de la nouvelle, les enseignants concernés ont communiqué à travers les réseaux sociaux pour trouver la solution à leur problème. La plupart d’entre eux détiennent, pourtant, le récépissé attestant qu’ils ont été enrôlés. Les différents syndicats d’enseignants représentés à Youwarou indiquent avoir saisi « qui de droit « pour un nouvel enrôlement des concernés au CAP de Youwarou. Il règne parmi les enseignants une ambiance et un sentiment de peur, de crainte de ne pas percevoir le salaire du mois en cours. Ils se regroupent, souvent, en petits nombres pour parler de leur omission sur la liste des fonctionnaires et agents enrôlés dans le cadre du Système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH) de l’Etat. Beaucoup de ces enseignants s’apprêtent à se rendre à Bamako afin de reprendre l’enrôlement bien que l’ouverture des écoles arrive bientôt. SC/MD (AMAP)

Etats généraux sur la Femme, l’Enfant et la Famille : De nouvelles perspectives attendues

Bamako, le 16 sep (AMAP) Les Etats généraux sur la situation de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ont démarré, ce mardi, au Centre internationale de conférences de Bamako (CICB), avec pour objectif de permettre aux participants « d’approfondir la réflexion en vue de proposer des solutions pour l’amélioration de la situation de la femme et des enfants du Mali », a constaté l’AMAP. Selon la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djeneba Sanogo, qui a présidé l’ouverture des travaux, les Etats généraux « sont bien plus qu’un cadre de dialogue. » « Elles sont l’expression concrète d’une volonté politique affirmée. Celle de remettre la femme l’enfant et la famille au cœur du projet de société malien », a-t-elle expliqué. Et d’ajouter : « Au cours de cette phase nationale, les participants vont passer en revue les recommandations issues des régions, évaluer la pertinence et la fiabilité. Et, surtout, valider un document final qui sera le produit de leur intelligence collective, le socle de nos actions futures en faveur de la femme de l’enfant et de la famille. » Le ministre en charge de la promotion de la femme a dit que « ce document constituera un outil stratégique qui orientera l’action de l’Etat et de ses partenaires dans les années à venir. » Pour améliorer la condition de la femme de l’enfant et de la famille, de nombreuses actions sont nécessaires dont promouvoir l’égalité professionnelle et l’autonomisation économique, soutenir le leadership féminin, lutter contre les violences et discrimination, garantir l’accès à l’éducation et à la santé, mettre en œuvre des politiques basées sur les données de genre, l’implication des hommes et le soutien au xassociation Cette cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des gouverneurs et d’autres invités. BT/MD (AMAP)  

Préparatifs de la rentrée scolaire 2025-2026 : la résolution des problèmes éducatifs au cœur des débats

Bamako, 16 sept (AMAP) Le ministère de l’Éducation nationale a rencontré ce mardi ses partenaires dans la salle de conférence de la Direction nationale de l’éducation pour discuter des défis auxquels l’école malienne est confrontée afin de trouver des solutions rapides, a constaté l’AMAP. Pour cette rentrée qui se présente dans deux semaines, il y a des engagements, car elle est marquée par plusieurs défis, selon le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, Boubacar Dembélé, représentant le ministre. L’augmentation des effectifs est un défi majeur. « Cette évolution n’est pas suivie par la réalisation d’infrastructures nécessaires pour pouvoir accueillir un grand effectif », a précisé le secrétaire général. Il a pointé, également, du doigt la nécessité accrue d’améliorer la qualité de l’Education. « Ces défis exigent une mobilisation collective, une collaboration solide entre l’État et tous les acteurs de la communauté éducative », a-t-il indiqué. Et d’ajouter qu’on ne peut pas parler d’éducation de qualité sans infrastructures et sans ressources humaines. « Mais, pour pouvoir surmonter ces défis, il faut un engagement de toute la communauté éducative en termes de dotation matérielle, en termes de suivi pédagogique, en termes de mobilité du personnel enseignant, a-t-il recommandé. Le respect des normes de qualité et une meilleure accessibilité aux infrastructures sont également attendus des établissements privés pour que cette rentrée soit effective et apaisée. Dr Modibo Kane Doumbia, président du Groupement des promoteurs d’écoles privées, a affirmé que la rentrée scolaire est toujours un moment de renouveau, d’espoir et de mobilisation collective autour de l’idéal commun : offrir à chaque enfant du Mali une éducation de qualité inclusive. « Nous sommes en phase de rentrée scolaire 2025-2026, Cependant, certains établissements sont verrouillés depuis trois ans. Et cela confine ces établissements dans l’illégalité, en contradiction totale avec toutes les règles et les lois qui régissent notre partenariat dans l’école malienne. » Selon lui, « ces établissements qui ont été verrouillés ont prouvé leur existence à travers l’acte d’exercice. » Il appelle les autorités éducatives à revoir la situation de ces écoles privées verrouillées. « Car ces acteurs jouent un rôle crucial dans l’épanouissement de l’éducation nationale. » Mme Nana Kadia Camara, présidente nationale de l’Association des promoteurs des écoles privées du Mali (APEPM), a, à son tour, revendiqué une résolution rapide concernant ces faux documents qui entravent le développement de l’école malienne. Le représentant du ministre a remercié tous les partenaires de l’Education nationale. Il s’agit des écoles privées, des promoteurs, des associations, des syndicats et des familles des écoles franco-arabes pour tous les efforts qu’ils ont engagés aux côtés du ministère de l’Éducation nationale durant l’année scolaire écoulée. « L’engagement de ces partenaires a permis une réussite de l’année scolaire, des examens transparents et des résultats fiables », a-t-il ajouté. Quant aux écoles catholiques, elles ont également été félicitées pour leur offre d’éducation de qualité. « Nous sommes conscients de ce que les écoles catholiques traversent en ce moment. Mais le ministère de l’Éducation nationale restera aux côtés de son partenaire pour lui manifester son soutien et sa considération », a assuré le secrétaire général. Il a rappelé que « l’école est un milieu social, mais la première socialisation commence dans la famille. L’accompagnement des parents est le premier maillon. » FK/MD (AMAP)