AMAP : Le mot d’ordre de grève suspendu

Bamako, 10 oct (AMAP) Le Comité syndical des travailleurs de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) a suspendu son mot d’ordre d’arrêt de travail, après avoir obtenu des garanties de paiement salaires du personnel à partir d’aujourd’hui, vendredi, au terme d’une Assemblée générale (AG) extraordinaire dans la cour de l’Agence. Selon le secrétaire général du Comité syndical et président du Syndicat national de l’information, de l’informatique, de la presse et de l’industrie du livre (SNIPIL), Bassaro Haidara, l’administration a pris des engagements pour le paiement des salaires du mois de septembre à compter de ce vendredi 10 octobre. « Mieux, le comité syndical a obtenu des garanties pour le paiement, à partir du lundi prochain, de la première tranche des indemnités de départ à la retraite session 2023 et 2024 et le reste avant fin octobre. » L’AG extraordinaire de ce matin, en présence du bureau du SNIPIL, solidaire du mouvement,  fait suite au dépôt, mercredi 8 octobre 2025, d’un préavis de grève prévoyant un arrêt de travail à partir du lundi prochain, 13 octobre 2025, pour l’ensemble des travailleurs de l’agence. Cette action syndicale a été décidée, aussi, lors d’une AG extraordinaire, avec pour objectif de relancer le dialogue, tout en laissant une dernière chance aux négociations avant le déclenchement effectif du mouvement de grève. Le dépôt du préavis donnait une opportunité aux autorités pour trouver une solution et éviter la grève. BBC/MD (AMAP)  

L’Autorité de protection des données à caractère personnel et l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public signent un partenariat

Bamako, 10 oct (AMAP) L’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP) et l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS) ont signé, ce vendredi, une convention de partenariat  stratégique pour renforcer la protection des données à caractères personnels dans le domaine de la commande publique au Mali, a constaté l’AMAP. Conclue pour trois ans, cette convention engage les deux structures à unir leur expertise face à la multiplication des traitements de données personnelle dans le cadre des marchés publics et des délégations de services public. Selon, le président de l’APDP, le Pr Mamoudou Samassekou, la signature de cette convention est bien plus qu’un acte administratif. Elle « symbolise une convergence de missions, une union d’expertises et une volonté partagée de renforcer la gouvernance publique au service de la transparence, de l’efficacité et du respect des droits fondamentaux des citoyens ». La convention vise, aussi, à renforcer et à valoriser la collaboration entre les deux structures, « par le partage de leur expertise et la mise en œuvre d’action commune pour la promotion et la protection des données à caractères personnel, particulièrement dans le domaine de la commande public », a expliqué le président de l’APDP. Pour le président de l’ARMDS, le Dr Alassane Ba, il a dit que, pour ce faire, « les deux structures s’engagent à mener des actions conjointes d’information et de formation auprès des agents publics et des opérateurs économiques intervenant dans la commande publique. » « Ainsi, l’ARMDS développera des dispositifs de formation et procédera à la vulgarisation des contenus et outils pédagogiques produits par l’APDP », a déclaré le président de l’ARMDS. Ensuite, selon Dr Ba, l’APDP contribuera à définir, en commun, les thématiques prioritaires des dispositifs de formation. Ainsi l’APDP accompagnera l’ARMDS dans la mise en conformité de ses propres traitements de données à caractère personnel et l’aidera à accomplir ses formalités déclaratives. « L’APDP proposera, également, des normes ou recommandations visant le renforcement de la protection des données personnelles dans les contrats de marchés publics » a souligné le président de l’ARMDS. BT/MD (AMAP)   

Mairie de la Commune V de Bamako : Le projet du budget 2026 en hausse de 3%

Bamako, 09 oct (AMAP) Le projet de budget primitif de l’exercice 2026 de la Commune V du district de Bamako, est estimé à  9 826 170 262 de Fcfa contre 9 526 581 200 de Fcfa, soit une augmentation de 3%, a annoncé le maire Amadou Ouattara, jeudi, lors d’un débat public. L’édile a indiqué que « le débat public permet aux acteurs de développement local de prendre connaissance du contenu du projet de budget et d’y apporter des propositions d’amélioration dont la pertinence sera appréciée par le Conseil communal au cours de la session relative à son adoption. » « Le présent projet de budget comprend une section fonctionnement estimée à 9 380 918 912 Fcfa soit 96% et une section investissement d’un montant total de 445 251 350 Fcfa soit 5% », a fait savoir le M. Ouattara. L’élaboration de ce budget, selon lui, intervient dans « un contexte de crise sécuritaire et énergétique sans précédent dont les conséquences ont impacté négativement certaines prévisions budgétaires. C’est pourquoi, le Conseil communal a orienté ses efforts sur la mobilisation de la Taxe de développement régional et local. » Il a ajouté : « Nous avons procédé à l’enrôlement des personnes assujetties au paiement de cette taxe. Cette opération a permis d’identifier 73 208 contribuables, pour un montant estimé à 219 624 000 Fcfa. Les recettes propres au titre de l’exercice 2026 sont estimés à 1 848 918 912 Fcfa contre un 1 715 500 000 Fcfa soit une augmentation de 7, 21 %. » Amadou Ouattara a sollicité l’implication effective de la population dans la mobilisation de ces ressources « indispensable pour l’atteinte des objectifs de développement communal. » Cette cérémonie a enregistré la présence des autorités locales, religieuses et de la Société civile qui ont aussi fait des propositions pour l’amélioration de la gestion de la commune. MMD/MD (AMAP) .

Contrôle inopiné des stations-service à Bamako pour assurer l’approvisionnement en carburant

Bamako, 9 oct (AMAP) Une mission de contrôle inopinée des stations-service a été menée ce jeudi à Bamako, ordonnée par le Premier ministre, à la suite d’une réunion du Comité interministériel chargé des crises et des catastrophes, vise à garantir l’approvisionnement en carburant et le respect des prix officiels, Cette opération a été menée par les services techniques de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), en collaboration avec la Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM), l’Office malien des produits pétroliers (OMAP) et la direction régionale de la police. Les stations Yara Oil, Yara Service et Shell, situées sur l’avenue Kwame N’krumah, ainsi que d’autres à Magnambougou, Faso Kanou et Sogoniko, ont été inspectées. À Yara Oil, sur une capacité de stockage de 50 000 litres, 18 000 litres d’essence et 6 500 litres de gasoil étaient disponibles. À Yara Service, à Sogoniko, 29 000 litres d’essence et 28 000 litres de gasoil ont été recensés sur une capacité de 35 000 litres pour chaque type de carburant. En revanche, à la station Shell de l’avenue Kwame N’krumah, seuls 7 400 litres de gasoil étaient disponibles, l’essence étant en rupture de stock. Selon Fousseyni Bamba, directeur de la DGCC du district de Bamako, l’objectif de cette mission est de contrôler les prix à la pompe, fixés à 775 Fcfa pour l’essence et 725 Fcfa pour le gasoil et d’éviter la rétention de stocks. « Toute infraction, qu’il s’agisse du non-respect des prix ou de la rétention de stocks, sera sévèrement sanctionnée, y compris par des poursuites judiciaires », a-t-il déclaré. Des équipes pluridisciplinaires, déployées dans chaque commune de Bamako, continueront de vérifier les prix et les stocks, tout en assurant l’ordre dans les stations pour faciliter l’approvisionnement des populations. La DGCC appelle la population à signaler tout manquement via les numéros verts 36 098 et 36 099, notamment en cas de refus de vente ou de non-respect des prix. M.Bamba a rassuré sur la disponibilité des stocks, saluant l’engagement des importateurs et transporteurs. « L’État met tout en œuvre pour éviter une pénurie, conformément aux instructions des plus hautes autorités », a-t-il ajouté. Cette opération s’inscrit dans une démarche de sécurisation des convois de ravitaillement, escortés par les forces armées maliennes, pour garantir une distribution équitable du carburant sur l’ensemble du territoire national. OS/MD (AMAP)

Service national des jeunes : 1 539 recrues ont fini leur formation militaire obligatoire

Bamako, 09 oct (AMAP) Le président de.la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta a présidé, ce jeudi, sur la place d’Armes du 34e régiment du Génie militaire à Bamako, la sortie et et présentation au drapeau de la 6e cohorte du Service national des jeunes (SNJ), a constaté l’AMAP. « C’est d’abord un sentiment de fierté que je ressens en présidant la cérémonie marquant la fin de la formation militaire obligatoire de la sixième cohorte du Service national des jeunes (SNJ). La présentation au drapeau national de ces jeunes recrues, après six mois de formation intense à la défense nationale et au civisme, est tout un symbole », a déclaré le président de la Transition. Le programme de formation « s’inscrit surtout dans notre volonté de disposer d’une jeunesse bien formée aux valeurs civiques, c’est-à-dire une jeunesse qui a le sens de la discipline, du patriotisme, de la responsabilité, le goût de l’effort et de la loyauté envers son pays, a dit le général d’Armée Assimi Goita. « C’est, aussi l’expression de notre volonté de disposer d’une jeunesse aguerrie, efficace et pouvant être mobilisée pour les besoins de la défense nationale »,a-t-il ajouté. Cette courte formation de 1 539 recrues est destiné à renforcer la réserve stratégique. Selon le président de la Transition, l’avenir d’un État se construit à travers sa jeunesse et l’apport de celle-ci est une condition indispensable à tout développement socio-économique et culturel d’un pays. « Raison pour laquelle nous devons travailler afin que cette jeunesse soit le porte-flambeau du changement tant voulu par le peuple malien », a-t-il dit. Le chef de l’Etat a félicité le ministre de la Jeunesse et des Sports ainsi que tous ses collaborateurs pour leur engagement constant en faveur de la réussite de cette formation. Il a réitéré son soutien et celui du gouvernement pour atteindre les missions qui lui ont été assignées. Avant d’indiquer que l »e peuple malien compte désormais sur ces recrues. » Selon le ministre de la Jeunesse et des Sport, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, sur les 1 565 recrues initiales, ce sont 1 539 dont 529 femmes qui ont bouclé avec succès cette phase de formation physique et civile. Il a rappelé que pendant six mois, ces jeunes fonctionnaires ont appris le fonctionnement du métier des armes. « Ils ont été formés à devenir des citoyens exemplaire au service de la nation.  Nos visites régulières au Centre d’instruction de Bapho, dans la Région de Segou, nous ont permis de constater votre engagement et votre sérieux », a fait savoir le ministre Fomba. Il a assuré que ces jeunes ont été bien formés. Il a exprimé sa reconnaissance au président de la Transition pour avoir rendu possible cette session de formation par la mise à disposition de tous les moyens nécessaires. « Vous avez inscrit la jeunesse au cœur de votre action, les jeunes sont en mission par vous, pour vous et pour la nation », a souligné le ministre en charge de la Jeunesse. Pour lui, les défis sont énormes et les vents contraires le seront toujours. Il a félicité les recrues pour leur engagement et leur transformation. « Vous avez appris à vivre en soldat, à intégrer les valeurs du service et à faire corps avec l’esprit républicain. On vous a enseigné les attitudes de citoyen engagé et de fonctionnaire modèle, discipliné, responsable, ponctuel, assidui, l’esprit de sacrifice, l’amour de la patrie, bref, l’exemplarité », a dit Abdoul Karim Fomba. « C’est dans un souci d’avoir, à la fois, une jeunesse citoyenne et patriote capable de prendre toute sa place dans la construction, le développement et la défense du pays et des fonctionnaires aux états de service irréprochables doté d’un sens aigue de la responsabilité et de la nation », que les autorités du pays ont décidé d’instituer le Service national des jeunes », a rappelé le directeur général du SNJ, le colonel-major Tiémoko Camara. ST/MD (AMAP)      

Déjeuner d’adieu en l’honneur de l’ambassadeur du Qatar au Mali

Bamako, 09 oct 2025 (AMAP) Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a organisé, jeudi, un déjeuner d’adieu en l’honneur de l’ambassadeur de l’État du Qatar au Mali, Ahmad Abdoul Rahamane Al Seneidi, dans un hôtel de la place, a constaté l’AMAP. Au cours de la cérémonie, sous la présidence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, l’ambassadeur Ahmad Abdoul Rahamane Al Seneidi a salué la détermination et la force du peuple malien à bâtir son pays. « La véritable force d’un pays réside dans sa dignité inébranlable et dans la résilience de son peuple », a-t-il déclaré. Il a également exprimé sa satisfaction quant à la qualité du partenariat entre le Mali et le Qatar, tout en souhaitant que cette coopération fructueuse se poursuive dans le temps. Pour sa part, le ministre Abdoulaye Diop a rendu hommage aux qualités humaines de l’ambassadeur et salué les résultats importants obtenus par la représentation diplomatique du Qatar sous sa direction. Durant sept années passées au Mali, l’ambassadeur « a partagé les réalités, les joies, les succès et les défis du pays, marquant ainsi son passage d’une empreinte durable », a dit le chef de la coopération malienne. AC/MD (AMAP)    

Hydrocarbures : le gouvernement rassure sur la disponibilité du carburant au Mali

Bamako, 7 oct (AMAP) Le Directeur général adjoint de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), Soumaïla Djittéye, a affirmé, lundi à Bamako, au cours d’un point de presse, à la Primature, que le Mali dispose de quantités suffisantes de carburant pour approvisionner le pays dans les prochains jours, en attendant la mise en œuvre des mesures arrêtées par le gouvernement. « Les constats sur le terrain nous permettent d’affirmer, sans risque de nous tromper, qu’il existe actuellement des stocks suffisants pour approvisionner le pays pendant plusieurs jours », a déclaré M. Djitèye, à la suite d’une réunion interministérielle de crise consacrée à la situation des hydrocarbures. Selon lui, la DGCC a dépêché des missions sur l’ensemble du territoire pour évaluer la disponibilité des produits pétroliers. Ces missions ont porté sur le contrôle des grands dépôts d’hydrocarbures de Bamako Office national des produits pétroliers (ONAP), Sanké, Star Oil, l’évaluation des stocks physiques dans les stations-service, de Kayes à Kidal et le décompte des camions-citernes sur les quatre principaux corridors d’approvisionnement du pays. M. Djitèye a salué le patriotisme et la résilience des populations, ainsi que l’appui des forces de défense et de sécurité dans l’escorte des camions-citernes vers les zones de consommation. À l’issue de la réunion de crise, le gouvernement a décidé de renforcer la sécurisation du transport des hydrocarbures par l’organisation d’escortes pour les camions-citernes et de mettre en place des équipes mixtes composées de la DGCC et d’autres services techniques. Ces équipes seront chargées de veiller au respect des prix officiels à la pompe, de constater la disponibilité des stocks et de superviser la distribution pour un ravitaillement régulier du pays. Soumaïla Djitéye a également mis en garde contre les hausses illégales de prix constatées dans certaines stations-service. « Nos agents ont relevé des cas de vente à des prix supérieurs à ceux fixés par l’État. Des sanctions ont été prises, parfois même la fermeture temporaire de stations », a-t-il précisé, tout en appelant à éviter les spéculations dans un contexte de tension d’approvisionnement. Le Directeur général de l’ONAP, Modibo Gouro Diall, a, pour sa part, rappelé que les prix à la pompe demeurent inchangés : 775 Fcfa le litre de super et 725 le litre de gasoil, conformément aux tarifs fixés par le gouvernement. Une source à la Primature a indiqué à l’AMAP que 193 camions-citernes sont actuellement en route pour Bamako, où ils seront stationnés au niveau du bureau de douane de l’ONAP. M. Djittéye a, enfin, rassuré les populations que la situation est « passagère » et que les autorités suivent de près l’évolution de l’approvisionnement afin de garantir la stabilité du marché. OS/MD (AMAP)

La micro finance s’imprègne de la lutte contre le blanchissement de capitaux et le financement du terrorisme :

Bamako, 07 oct (AMAP) Les cadres du Système financier décentralisé (SFD) sont en formation, depuis ce mardi, à Bamako, dans le but de renforcer les capacités des acteurs du secteur de la micro finance, en matière de lutte contre le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme (LBC /FT), a constaté l’AMAP. Cet atelier de formation de deux jours, financé par le Projet de promotion de l’accès au financement de l’entreprenariat et de l’emploi au Mali (PAFEEM) a pour objectif de permettre aux cadres des SFD du Mali de maîtriser les étapes pour mettre en place un mécanisme de lutte contre LBC/FT. Et, aussi, d’installer un dispositif permettant d’identifier les risques inhérents à leurs activités et être mieux outillés pour faire face à ce fléau. Selon la secrétaire générale de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), Mme Sow Fatoumata Aya Dembélé, « le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme sont des mécanismes insidieux qui alimentent la criminalité organisée, fragilisent nos institutions et compromettent la sécurité nationale. » « C’est pourquoi, a-t-elle indiqué, il est impératif que les SFD, en tant qu’acteurs majeurs, aient une compréhension des menaces et vulnérabilités, des typologies et des schémas d’opération des criminelles. » Pour la coordinatrice du PAFEEM, Mme Touré Fatoumata Coulibaly, le choix de la thématique se justifie à plus d’un titre. Notamment, du fait de la proximité des SFD avec les populations, de la prédominance des transactions en espèces, des limites liées à leurs systèmes d’informations. Et, aussi, de la relative faiblesse de leurs dispositifs de contrôle interne. Ainsi, selon Mme Touré, les SFD demeurent particulièrement exposés aux risques de blanchissement de capitaux et de financement du terrorisme. « Ces risques sont aujourd’hui au cœur des préoccupations de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), de la CENTIF et des autorités nationales, qui imposent aux institutions financières, y compris les SFD, une conformité stricte aux exigences du dispositif communautaire et international de LBC/F », a souligné la coordinatrice du PAFEEM. BT/MD (AMAP)     

Protection du patrimoine culturel au Sahel : Bamako abrite un séminaire international

Bamako, 7 oct (AMAP) L’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), organise un séminaire international de trois jours sur « Protection du patrimoine culturel au Sahel, enjeux, défis et perspectives », pendant lequel des experts, universitaires, diplomates et autres acteurs de la culture, discuterons sur la thématique, a constaté l’AMAP. Selon les organisateurs, l’objectif de cette rencontre culturelle, en partenariat avec l’ambassade d’Allemagne au Mali « vise à comprendre les enjeux actuels, favoriser le partage d’expériences et renforcer les capacités des acteurs impliqués dans la gestion du patrimoine culturel, en vue d’assurer une protection effective. » « Préserver le patrimoine, c’est sauvegarder l’âme de nos peuples. Garantir la résilience de nos sociétés et contribuer à la sécurité et la souveraineté de nos nations. La protection du patrimoine n’est ni un luxe ni une préoccupation marginale, elle est un impératif stratégique pour notre stabilité, unité sociale et la dignité profonde de nos peuples », a déclaré le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes, Mamani Nassiré. Et de préciser que « le thème retenu pour ce séminaire s’inscrit pleinement dans la vision portée par les autorités de la confédération des Etats du Sahel (AES), en faveur de la préservation de notre héritage commun. Le Sahel est un carrefour de civilisation, riche d’un héritage plurimillénaire façonné par les échanges, les savoirs et les cultures. » Au Mali, les manuscrits anciens de Tombouctou, les manuscrits de la falaise de Bandiagara, les tombeaux des Askias à Gao sont les témoins de la splendeur des civilisations sahéliennes. « Ces trésors ne sont pas de simples témoins du passé, ils constituent les balises pour l’avenir des reflets profonds de nos identités collectives et les fondements de notre cohésion sociale », a dit M. Nassiré. « Et, pourtant, il se trouve, aujourd’hui, que ces patrimoines sont exposés à des menaces multiples, qui dépassent largement le seul domaine culturel », a déploré le ministre délégué, représentant du Premier ministre. Il a ajouté, également : « Notre patrimoine culturel est un engagement universel porteur de sens, et transcende les frontières, les générations et les différences. Les menaces qui pèsent sur le patrimoine au Sahel dépassent les frontières nationales et appellent une réponse commune. Le Sahel doit s’inscrire dans cette dynamique mondiale, en renforçant les cadres de coopération régionale pour identifier les menaces. » Quant au représentant de l’ambassadeur d’Allemagne au Mali, Julius Kleindienst, il a affirmé que la culture est identitaire, elle forge le sentiment d’appartenance. « Elle nourrit la fierté et le lien social. Elle porte en elle une force de paix car, elle rappelle à chaque communauté ce qu’elle partage avec les autres : une histoire, une humanité, un avenir commun », a dit M. Kleindienst. « Dans cette perspective, protéger le patrimoine culturel, c’est contribuer directement à la stabilité du Sahel et à la cohésion de ses sociétés », a estimé le 1er secrétaire de l’ambassade d’Allemagne au Mali. Le ministre délégué auprès du Premier ministre, Mamani Nassiré, qui a présidé l’ouverture, était accompagné par ses collègues en charge de la Culture, Mamou Daffé, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kansaye, de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Foumba, ainsi que du directeur général de l’EMM-ABB, le colonel-major Souleymane Sangaré. MMD/MD (AMAP)

Medias : Ce qu’attendent les autorités de l’AES des agences de presse nationales

Envoyé spécial Moussa DIARRA Ouagadougou, 3 oct (AMAP) « Dans les mois à venir, l’opérationnalisation de vos recommandations devra être une priorité. Nous attendons avec un grand intérêt le plan d’action que vous aurez à adopter, car il sera la boussole de notre cheminement commun :, a déclaré, jeudi, à Ouagadougou, le ministre burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. « Cette rencontre constitue le point de départ d’une aventure collective, porteuse d’espérance pour les générations actuelles et futures », a insisté sur « ce point essentiel », M. Ouédraogo qui s’exprimait á la clôture de la réunion des Agences nationales de presse des pays membres de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) qui ont mis en place, dans la capitale burkinabè, un cadre visant à renforcer la coopération médiatique au sein de l’espace confédéral. Lord de cette rencontre, en marge de la 14ᵉ édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO), et transmettant les attentes des autorités par rapport à cette plateforme mise en place par l’Agence d’information du Burkina (AIB), l‘Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et l’Agence nigérienne de presse (ANP), M. Ouédraogo a indiqué qu’à travers la coopération éditoriale et technique ainsi scellée, « nous posons les jalons d’une transformation profonde de nos agences de presse. » Cette mutation devra permettre de renforcer la production de contenus fiables, diversifiés et adaptés aux besoins de nos populations, moderniser nos outils et plateformes pour répondre aux exigences du numérique et de l’instantanéité de l’information, développer des programmes de formation continue au profit de nos journalistes et techniciens et bâtir un réseau pana-sahélien d’échanges et de solidarité professionnelle. Analysant le contexte, de bataille de l’information « devenue un enjeu vital » dans un monde « qui vit aujourd’hui une recomposition géopolitique et médiatique sans précédent », le ministre burkinabè a déclaré : « Nous sommes confrontés à une désinformation massive, souvent orchestrée de l’extérieur, qui vise à déstabiliser nos sociétés et à affaiblir notre cohésion. » « Face à cette menace, nous n’avons d’autre choix que de rester unis, solidaires et déterminés », a-t-il ajouté, citant le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré : « Tant que nous ne contrôlerons pas notre information, d’autres parleront à notre place et définiront notre image. La bataille médiatique est une bataille de souveraineté. » Au nom de ses homologues du Mali, Alhamdou Ag Ilyene et du Niger Adji Ali Salatou,  Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a relevé « l’engagement, le professionnalisme et la vision » des participants à la réunion. Il a assuré «  que les plus hautes autorités de nos pays suivront avec une attention particulière les fruits de cette rencontre historique de Ouagadougou. » « Que la flamme allumée ici, à Ouagadougou, continue de briller et d’éclairer notre marche commune. Qu’elle guide nos pas vers une information plus fiable, plus responsable et véritablement souveraine, au service exclusif des peuples du Sahel », a-t-il dit, clôturant les travaux et en guise de viatique pour ce voyage de reconquête de l’indépendance médiatique et de la souveraineté informationnelle de notre espace. Lors de cette rencontre de Ouagadougou (UACO), les directeurs généraux de l’AIB, Séraphine Somé Milogo, de l’AMAP, Alassane Souleymane et de l’ANP, Dalatou Malam Maman, ont signé un accord de partenariat qui définit « les mécanismes de mutualisation des ressources techniques et humaines pour une couverture médiatique concertée de l’actualité de l’espace AES » Les directeurs généraux des agences nationales, ont également signé des accords de coopération bilatérale d’une part entre l’AIB et l’AMAP, d’autre part entre l’AIB et l’ANP, « afin de renforcer l’échange d’informations, de contenus et d’expertises. » Les participants ont réaffirmé « leur volonté commune de contribuer à la souveraineté informationnelle de l’espace AES, en garantissant une information crédible, équilibrée et adaptée aux réalités de leurs peuples » Ils ont exprimé leur détermination à faire des plaidoyers pour la création d’une Union confédérale des Agences de presse dans la perspective de la mise en place d’une Agence Confédérale. Ils se sont, aussi, engagés « à lutter contre la désinformation et les manipulations médiatiques qui fragilisent la cohésion sociale et la stabilité de la sous-région à participer à la défense des intérêts nationaux et communautaires ainsi qu’à la protection de la souveraineté des Etats de l’AES Ils se sont dit déterminés à faire de cette plateforme de coopération, un outil exemplaire et durable, « ouverte aux partenariats stratégiques sincères et mutuellement bénéfiques. » MD (AMAP)