65ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre la Fédération de Russie et le Mali : Les acquis, selon l’ambassadeur Igor Gromyko

Bamako, le 14 oct (AMAP) L’ambassadeur russe au Mali, Igor Gromyko, a fait un large tour d’horizon des grandes avancées de la coopération entre Bamako et Moscou, au cours d’une conférence de presse consacrée au 65è anniversaire des relations diplomatiques entre la Fédération de Russie et le Mali, tenue ce mardi 14 octobre dans les locaux de la représentation russe dans la capitale malienne, a constaté l’AMAP. « Depuis la libération du Mali du joug colonial français, notre pays a joué un rôle actif dans la consolidation de l’État malien et a apporté une contribution significative à la réalisation de plus de cent grands projets économiques », a déclaré Igor Gromyko.  Avec l’appui de l’Union soviétique, précisera-t-il, le Mali a vu la mise en œuvre de vastes travaux de prospection géologique et la construction d’infrastructures majeures. « À titre gracieux, a-t-il cité, six établissements d’enseignement ont été bâtis, parmi lesquels l’École nationale d’administration, l’Institut polytechnique agricole, l’Ecole de médecine et plusieurs autres institutions. « Des milliers d’enseignants, d’ingénieurs, de médecins et de spécialistes soviétiques ont travaillé au Mali, contribuant au développement du pays et au renforcement de ses capacités nationales », a fait noter l’ambassadeur de la Fédération de la Russie dans notre pays. Selon le diplomate russe, cet anniversaire « n’est pas seulement une étape formelle, mais le symbole d’une amitié sincère, d’un respect mutuel et d’une confiance profonde qui unissent nos peuples depuis la proclamation de l’indépendance du Mali. » Pour lui, ce 65ᵉ anniversaire n’est pas qu’une date commémorative : « c’est l’occasion d’évaluer la transformation de nos relations, passées de simples déclarations à une coopération multiforme et concrète », a-t-il insisté, relevant que la Russie plaide pour « un partenariat sans diktat, fondé sur l’égalité, le respect mutuel et les intérêts réciproques. » UNE ANNEE RICHE EN EVENEMENTS – Il a rappelé que l’événement politique majeur de cette année de jubilé a été la visite officielle en Fédération du général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition, du 22 au 26 juin 2025, en Russie. Le 23 juin dernier, des entretiens approfondis ont eu lieu entre le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, et le dirigeant malien. « Ces discussions ont donné une impulsion décisive au développement de l’ensemble du partenariat bilatéral », a-t-il soutenu. Et de rappeler : « À l’issue de la visite, ont été signés plusieurs documents d’importance stratégique : l’Accord interétatique sur les principes fondamentaux des relations entre la Fédération de Russie et la République du Mali ; l’Accord portant création d’une Commission intergouvernementale russo-malienne de coopération commerciale, économique, scientifique et technique ; l’Accord de coopération dans le domaine de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. » Igor Gromyko a, également, a souligné qu’une étape essentielle dans le renforcement des liens commerciaux, économiques, d’investissement et scientifiques entre les deux pays a été la création de la Commission intergouvernementale russo-malienne de coopération commerciale, économique et scientifique-technique, décidée à l’issue des négociations entre les Présidents de la Russie et du Mali. Cette commission est co-présidée par le ministre de l’Énergie de la Fédération de Russie, Sergueï Tsivilev, et le ministre de l’Économie et des Finances de la République du Mali, Alousséni Sanou. Comme l’a souligné le ministre russe de l’Énergie, « il s’agit de la première commission de ce type parmi les pays du Sahel, et nous avons, avec notre collègue malien, l’intention d’en faire un modèle pour les autres États de la Confédération. » Aujourd’hui, « le Mali et la Russie partagent une position commune dans leur condamnation du néocolonialisme — un système par lequel les anciennes puissances coloniales continuent d’imposer leurs conditions de développement aux pays indépendants, sous couvert de coopération et de « démocratie », a lancé le diplomate russe. Qui insiste : «Nous défendons, ensemble, un nouvel ordre mondial, libéré du diktat et des chaînes du néocolonialisme, où le mot « partenariat » signifie réellement respect mutuel et développement souverain». Tout en saluant la création de la Confédération des États du Sahel (AES). OD/MD (AMAP)

Congrès de la Société malienne de santé publique : Au service du développement durable en Afrique

Bamako, 14 oct (AMAP) Le 2e Congrès international de la Société malienne de santé publique (SOMASAP) se tient du 14 au 16 octobre, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Baye, de Bamako, sous le thème : « La santé publique au service du développement durable en Afrique. » La SOMASAP est un catalyseur de recherche et d’innovation, notamment à travers sa revue ‘Mali Santé Publique’ « qui fédère les intelligences, stimule les débats et renforce la souveraineté scientifique du Mali », a dit son directeur général le Pr Akory Ag Iknane. « La SOMASAP s’illustre par sa volonté de décloisonner les savoirs, de lier l’académique à l’opérationnel et d’ouvrir un dialogue fécond entre enseignants, chercheurs, décideurs, praticiens et communautés », a ajouté le Pr Ag Iknane. « Ensemble, agissons afin que la santé publique, pensée et enracinée dans les réalités locales puisse devenir le cœur battant du développement durable. Et, qu’elle offre à l’Afrique une voie de transformation inclusive, résiliente et souveraine », a-t-il lancé. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kanssaye, qui, en compagnie de sa collègue de la Santé et du Développement social, le médecin colonel-major, Assa Badiallo Touré, a présidé l’ouverture des travaux, a assuré que le Mali, à travers son département, « s’engage à renforcer les filières stratégiques, à promouvoir l’interdisciplinarité et à soutenir les parcours de formation qui répondent aux besoins réels de nos communautés ». « La santé publique, la gouvernance, l’environnement, l’innovation technologique, tous ces domaines doivent dialoguer, s’enrichir mutuellement et s’ancrer dans nos réalités locales », a-t-il dit. « Nous devons investir dans la recherche appliquée, encourager les jeunes chercheurs, valoriser les résultats et les intégrer dans les politiques publiques », a-t-il souligné. « Le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique travaille à renforcer les partenariats entre universités, centres de recherche, collectivités et secteur privé, pour que la recherche ne reste pas dans les laboratoires mais irrigue le tissu social et économique », a précisé le ministre. Avant d’indiquer que la formation et la recherche doivent être les piliers de cette vision. Pendant ces trois jours d’échange, plusieurs thématiques seront abordées allant de la performance du système de santé à travers la gouvernance et la redevabilité institutionnelle, notamment, la santé publique en contexte de crise, la santé communautaire comme levier du système de santé. ST/MD (AMAP)    

Kangaba: Rappel de l’interdiction du dragage dans le lit du fleuve Niger (Communiqué du préfet)

Kangaba, 14 oct (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba (Ouest), Abou Dao a publié, lundi 13 octobre 2025, un communiqué officiel, rappelant aux populations du Cercle ,l’interdiction du dragage dans le lit du fleuve Niger, a appris l’AMAP. Le texte du préfet, sur la base de l’article 62 du Code minier du Mali, interdit la fabrication, et le transport des dragues sur toute l’étendue du Cercle de Kangaba. Le communiqué rappelle, également, « l’interdiction d’entrée, dans tout le ressort du Cercle de Kangaba, des machines pelleteuses, des bulldozers, Caterpillar sans documents dûment délivrés par les services compétents. » Le communiqué officiel du préfet du cercle de Kangaba indique, aussi, la fin de la période de suspension de l’orpaillage artisanal qui s’étendait du 15 juin au 30 septembre 2025. Le préfet Dao précise dans que « ces mesures ont pour but principal de préserver non seulement des vies humaines et les espèces aquatiques mais, aussi, l’environnement et prévenir les conflits communautaires. » SD/MD (AMAP)

Programme décennal de développement de l’éducation : Clôture de l’atelier d’élaboration de livrets pédagogiques des classes de 1e et 2e année

Ouélessébougou, 13 oct (AMAP) L’atelier d’élaboration et de validation des livrets pédagogiques destinés aux premières classes du fondamental s’est bouclé, ce lundi, dans la salle de réunion du Centre féminin de formation et d’appui au développement rural (CFADR) de Ouélessébougou. Lancé en septembre, par la Direction nationale de la pédagogie (DNP) avec l’appui technique et financier du Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous au Mali (MIQRA), l’objectif principal de cette intense session de travail était de concevoir et de valider des livrets de lecture et de mathématiques, en français et en bamanankan, pour les élèves de la 1ère et de la 2ème année. S’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre du Programme décennal de développement de l’éducation (PRODEC 2), l’atelier avait réuni une palette d’acteurs clés du système éducatif malien dont des conseillers pédagogiques, des enseignants-chercheurs, des maîtres d’écoles expérimentés et des experts. Pendant un mois, ils ont mis en commun leur expertise pour produire des supports qui tiennent compte du contexte culturel local et des meilleures pratiques en matière de pédagogie. La cérémonie de clôture, présidée par le préfet de Ouélessébougou, Moussa A. Sagara , s’est déroulée en présence des autorités éducatives dont le Directeur national adjoint de la pédagogie, des représentants du projet MIQRA, ainsi que de tous les participants et partenaires techniques et financiers impliqués. Dans son discours de clôture, le préfet Sagara a salué l’engagement et le travail acharné des participants.  Selon lui, leur assiduité et leur participation « sans réserve » aux travaux de cet atelier, « témoigne de l’importance » qu’ils accordent « aux manuels scolaires pour un apprentissage de qualité au niveau de l’enseignement de base » « En dotant nos classes de base de ces livrets essentiels, vous posez une pierre angulaire pour l’avenir de notre nation », a-t-il déclaré, avant de réitérer la gratitude des autorités à l’endroit du projet MIQRA pour son soutien constant des collectivités territoriales et tous les partenaires « qui accompagnent au quotidien, le gouvernement dans la promotion de l’éducation et l’amélioration de la qualité de l’enseignement. » Pour sa part, le Directeur national adjoint de la pédagogie, Mamadou Sanogo, a au nom du ministre de l’Education nationale et celui du Directeur national de la pédagogie, adresse des remerciements au projet MIQRA,  pour tous leur accompagnement. Dr. Amidou Namapara, représentant la Directrice du projet MIQRA a réaffirmé l’engagement constant de son organisation aux côtés des autorités maliennes pour promouvoir un accès équitable à une éducation inclusive et de qualité, gage d’un développement durable. Les participants ont, quant à eux, exprimé leur satisfaction quant à la richesse des échanges et la qualité de la collaborative lors des travaux. Ils ont également souligné l’importance de l’utilisation des langues nationales, comme le bamanankan, pour faciliter la compréhension et l’alphabétisation des enfants. AC/MD (AMAP)  

Célébration de la Journée internationale de la jeune fille

Bamako, 13 oct (AMAP) Le Centre international de conférences de Bamako (CICB) a abrité, lundi, la célébration officielle de la Journée internationale de la jeune fille présidée par la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djenéba Sanogo, a constaté l’AMAP. Dans son intervention, le directeur pays adjoint de Plan International Mali, Drissa Dabone, a souligné qu’ « il est temps d’écouter la voix des filles et de faire en sorte que chaque fille au Mali puisse jouir de son plein potentiel. » Pour y parvenir, il a recommandé, entre autres, d’adapter et d’appliquer une loi fixant l’âge du mariage à 18 ans pour les filles et les garçons, ainsi que « d’investir dans des programmes visant à lutter contre les croyances, pratiques et normes sociales néfastes qui favorisent le mariage d’enfants. » De son côté, le représentant de l’UNICEF, Pierre Ngom, a lancé un appel fort articulé autour de quatre priorités qui sont de renforcer le plaidoyer pour relever l’âge légal au mariage à 18 ans, d’accroître les investissements dans l’autonomisation des adolescentes, notamment à travers l’éducation et la formation professionnelle, d’intensifier les efforts pour lutter contre les carences nutritionnelles et l’anémie chez les adolescentes et les femmes et de faciliter l’accès humanitaire aux acteurs œuvrant pour les droits des filles et des femmes. « Les filles sont des actrices majeures du changement. À nous de leur offrir les moyens et les espaces nécessaires pour exercer pleinement leur leadership », a-t-il déclaré. Pour Koumba Diarra, présidente du Parlement des enfants du district de Bamako, « la situation de crise que traverse le Mali depuis 2012 accentue la vulnérabilité des filles. » « Face à la précarité, certains parents recourent au mariage précoce de leurs filles, les exposant à la déscolarisation et à de multiples risques », a-t-elle poursuivi. Elle a insisté sur la nécessité d’une approche globale et coordonnée impliquant les familles, les communautés, les institutions, les organisations de la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers, « afin de créer un environnement favorable à l’épanouissement des filles. » Dans son allocution, la ministre Diarra Djenéba Sanogo a rappelé que la Journée est célébrée, cette année, sous le thème international : « La fille que je suis, le changement que je mène : les filles en première ligne de la crise ». Compte tenu du contexte national marqué par des crises affectant les familles et particulièrement les filles, le Mali a choisi comme thème national « Situation de crises et mariage d’enfants : impacts et perspectives. » Elle a précisé que ce thème s’inscrit dans la continuité des États généraux sur la Situation de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, en lien avec l’axe 3, qui a permis de donner la parole aux Maliens et Maliennes afin d’identifier des pistes de solutions aux obstacles à l’épanouissement des enfants, notamment des filles. Ces débats ont porté, entre autres, sur les situations de crises, les mariages d’enfants, l’éducation, la gestion de l’hygiène menstruelle et la participation des enfants à la vie publique, selon leur degré de maturité. AC/MD (AMAP)  

Kangaba: Début timide des opérations de révision annuelle des listes électorales

Kangaba, 11 oct (AMAP) La révision annuelle des listes électorales se déroulera du 1er au 10 octobre 2025 les commissions administratives installées dans les huit communes du Cercle de Kangaba (Ouest), annonce une décision des sous-préfets de l’arrondissement central de Kangaba et de l’arrondissement de Naréna. Cette décision stipule que les commissions procéderont « du 1er octobre au 31 décembre 2025, à la radiation et au transfert des électeurs conformément au chronogramme des délais légaux et aux procédures applicables aux opérations de révision annuelle des listes électorales. » Les commissions administratives sont composées de quatre membres et sont présidées par les secrétaires généraux des communes. Les décisions des sous-préfets précisent, également, que les commissions administratives « siégeront dans les locaux des mairies (de leurs) communes respectives pendant toute la durée des opérations de révision ordinaire des listes électorales. Après 10 jours de travaux, l’affluence est très timide à Kangaba, chef-lieu de la Commune rurale de Minidian. Seulement 21 transferts dont 15 hommes et 06 femmes, 00 radiation et 00 validation ont été enregistrés. Un membre de la commission a dit que dans ces localités, « les gens ne sont pas habitués à prendre des certificats de décès. » « Cette attitude va beaucoup jouer sur les radiations » a-il ajouté. SD/MD (AMAP)

Abdoulaye Diop au Lomé Peace and Security Forum (Communiqué)

Bamako, 11 oct (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a pris part, ce samedi 11 octobre 2025, à l’ouverture de la 2e édition du «», sous la présidence du chef de l’Etat togolais Faure Essozimna Gnassingbé, annonce une source officielle. Selon un communiqué du Bureau de l’information et de la presse du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI), le président togolais, en présence de son homologue Joseph Boakai, du Liberia et de l’ancien président du Nigéria, Olusegun Obasanjo, a donné le démarrage des travaux du Forum en intervenu sur le thème central : « l’Afrique face aux défis sécuritaires complexes : comment construire et consolider la paix et la stabilité dans un monde en mutation ? » « Pendant deux jours, les acteurs clés issus des sphères politique, institutionnelle, diplomatique et de la société civile poursuivront les échanges dans les panels et discussions interactives de haut niveau pour explorer des approches novatrices de consolidation de la paix et de résolution des conflits dans un contexte marqué par des défis sécuritaires de plus en plus complexes », précise la même source. Le ministre Diop, pour sa part, coanimera, dimanche 12 octobre, le panel des leaders portant sur des « Partenariats entre pays africains et autonomie stratégique en matière de sécurité ». Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel (AES), présents dans la capitale togolaise, feront « écho de la voix de l’AES dans ses efforts communs de sécurisation de l’espace confédéral, contribuant à la stabilisation de la sous-région », ajoute le communiqué du MAECI MD (AMAP)      

Résultats de la campagne contre l’épidémie de diphtérie à Kormou, Commune de Dongo (Centre)

Youwarou 11 oct (AMAP) La campagne de riposte contre l’épidémie de diphtérie déclarée au début d’octobre à Kormou, Commune de Dongo, dans le Centre du Mali, du lundi 06 octobre au vendredi 10 octobre, indiquent que sur une population cible de 12 774 enfants de 0 à 15 ans, 13 338 ont été vaccinés soit un taux de couverture vaccinale de 104, 81 %, a appris, vendredi, l’AMAP de source médicale. Au cours de la réunion du Comité local de crise présidée par Abdramane Coulibaly,  représentant le préfet, le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSréf) de Youwarou, Karim Zerbo a indiqué que cette campagne, qui s’est déroulée pendant 5 jours, a enregistré les pourcentages suivants dans les villages concernés : 52 % à Kormou peulh et Kormou Marka, 219 % à Doukou, 65 % à Diskana, 94,63 % à Owa, 172,24 % à Sio, 119, 46 % à Ayom, 171 % à Sahtouskel, 159, 51 % à Séby, 93,62 % à Diou, 167,94 % à Sigui, 122, 54 % à Mayelbourgou, 109, 37 % à Bia. Pour réussir ce taux de couverture vaccinale, le District sanitaire de Youwarou (Centre) a déployé cinq équipes de vaccination de cinq personnes chacune soit un total de 25 agents avec une disponibilité de 24 300 doses du vaccin « Anatoxine diphtériae ». A la date du 10 octobre, sur plus de 200 cas, 9 cas seulement de malades de diphtérie étaient sous traitement. Durant la campagne, entièrement financée par l’ONG International Rescue Committee (IRC), aucun cas de décès n’a été signalé. Des opérations de ratissages suivront la campagne selon le Dr Zerbo. Quant à M. Abdoulaye Sagara de l’IRC, il annoncé que l’ONG a déjà signé un contrat d’un mois avec deux radios de la place pour deux séances de sensibilisation de la population par jour sur la diphtérie. Depuis le 14 septembre 2025, des cas de diphtérie ont été observés dans le village de Séby, dans la Commune rurale de Dongo qui fait partie l’aire de santé de Kormou. Des prélèvements au niveau de la gorge et du nez de certains patients ont été envoyés à Bamako. Le 03 octobre, l’épidémie de diphtérie a été confirmée dans la zone concernée. La population, pa

Journées nationales du patrimoine culturel à Sikasso : Le maaya et le danbe aux cœurs des échanges

Sikasso, 11 oct (AMAP) Les Journées nationales du patrimoine culturel, édition 2025. « Place et rôle du maaya et du danbé dans la formation et l’éducation du maliden kura », se sont tenues, vendredi, à Sikasso, à la Chambre de commerce et d’industrie a constaté l’AMAP sur place. « Sikasso est la capitale culturelle et créative du Mali aujourd’hui », a déclaré le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, qui a présidé la rencontre. Il a indiqué que cette journée « est celle de l’appropriation et de l’éducation à nos valeurs ancestrales et a souligné qu’il y’a beaucoup de disfonctionnement dans nos sociétés. Il s’agit notamment « de la perte de nos repères et de nos valeurs. » Il a rappelé qu’auparavant, c’est le « Danbé et le maaya » qui régissaient tout en tant que « lien intégral entre l’individu et la communauté. » « Aujourd’hui, c’est le patrimoine culturel qui permet de nous identifier et de nous unir », a-t- il affirmé. Et de poursuivre : « les arts et la culture sont les moteurs qui permettent d’identifier et d’exprimer notre identité. » S’agissant de la prise en compte du « maaya et du danbé » dans le programme scolaire, le ministre a dit que le président de la Transition les a instruits « de travailler ensemble afin de mettre en place des curricula qui seront introduits très prochainement dans toutes les écoles. » Sur le contexte, le ministre, présence des membres de son cabinet, de la gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, du président du Conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba, et du préfet du Cercle de Sikasso, Amadou Gassambé, a fait savoir que cette conférence-débat a été intégrée aux activités du Festival triangle du balafon, pour lui donner un cachet particulier » car Sikasso est une ville historique importante. » « L’innovation de ce festival est qu’il a été couplé avec ces journées du patrimoine culturel », a-t-il conclu. Pour sa part, la gouverneure, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a invité les jeunes à suivre la conférence-débat avec intérêt. « La thématique de cette conférence fera l’objet d’une interrogation dans les classes », a-t-elle souligné. Pour ce faire, la cheffe de l’exécutif régional a affirmé qu’elle suivra de près, avec le directeur de l’Académie d’enseignement de Sikasso. Ceci, selon elle, permettra aux élèves du lycée public 3 de relayer l’information. De son côté, le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Abdramane Sidibé, a souligné l’importance de la conférence, précisant que « nous devons retourner à la source. » Les thématiques des conférenciers étaient relatifs à la signification du « maaya et du danbé », la transmission des connaissances et des savoirs- faire, les valeurs culturelles identitaires, la technologie de l’information, la méconnaissance des valeurs culturelles. Les préoccupations de l’assistance ont porté sur l’impact de la toxicomanie sur le « maaya et le danbé », la signification du Mali, la violation des valeurs du « maaya et du danbé… » Etaient aussi présents, les chefs de services régionaux, les responsables des forces de défense et de sécurité, les acteurs de la culture ainsi que les élèves du lycée public 3 MFD/MD (AMAP)

Forum national des réformes : Le rapport annuel 2024 remis au président de la Cour suprême

Bamako 10 oct (AMAP) Le Comité de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations du Forum national des réformes (CINSERE-FNR), a remis, ce vendredi, son rapport annuel 2024 au président de la Cour suprême, a constaté l’AMAP. Selon le rapporteur général de l’organe, Dr Bougouna Sogoba, les actions ont été réalisés à 74,85% entre 2021 à décembre 2024. « Aujourd’hui, nous sommes dans la maison de contrôle des contrôles. La Cour suprême est la gardienne des libertés. Or les réformes sont pleines de questions de droit fondamental. Ces questions peuvent se retrouver au niveau de la Cour suprême, qui est le dernier rempart des citoyens », a estimé le coordinateur général du CINSERE-FNR, Amadou Tiéoulé Diarra. « C’est pour cette raison que nous sommes venu remettre un rapport au président ainsi que tous ces collègues. Pour que nous partageons ensemble ce qui se passe dans le pays. Parce qu’après tout, c’est eux qui tâtent le pouls du pays, en termes de décision de justice à rendre et qu’ils contrôlent », a ajouté M. Diarra Le coordinateur général a ajouté que « le président a estimé que c’est un acquis qui doit être amélioré par la prise de différents textes, réglementaire et législatifs pour que le citoyen lambda soit satisfait de sa revendication du juge des libertés et de la détention. » Après la cérémonie de remise, le président de la Cour suprême, Fatoma Théra, a exprimé sa satisfaction. « Nous sommes très réconfortés par cette rencontre au cours de laquelle le rapport nous a été remis. Nous pensons que cette structure est en train de jouer un grand rôle, qui va au-delà du suivi-évaluation. C’est une structure de réflexion. Ces échanges ont été très fructueux et féconds. Les membres de la Cour suprême sont satisfaits du travail présenté », a expliqué Fatoma Théra. « Nous pensons que cette structure ne peut pas ne pas continuer à travailler. Parce qu’ il faut faire la mise en œuvre de chaque recommandation, voir les résultats et faire des observations. Elle doit être pérenne », a-t-il souhaité. C’est un rapport qui, selon lui, « retrace la mise en œuvre des points importants des recommandations des assises. Cela permet de mesurer l’efficacité. Ce qui est essentiel pour toute action qui vise les populations, le développement. » M. Thera a affirmé que le juge des libertés, dont l’idée est venue à la suite d’un certain nombre de constats et qui a été pris en compte par le nouveau Code de procédure pénale, est une évolution » « La mise en œuvre de cette disposition pénale fait partie des actions en cours de réalisation. Je pense que les autorités judiciaires trouveront les moyens techniques et juridiques de mettre en oeuvre cette juridiction», a-t-il conclu. MMD/MD (AMAP)