Mali : Le verdict du Procès du marché d’armement « Paramount-Embraer » :attendu vendredi

Bamako, 4 févr (AMAP) Le verdict du procès du marché d’armement « Paramount-Embraer » sera prononcé vendredi 06 février 2026, devant la chambre criminelle spécialisée de la Cour d’appel de Bamako, a annoncé, ce mercredi, e président de la juridiction, le magistrat Samba Tamboura, au terme de la 24e journée d ;audience Lundi, les avocats de la défense ont continué leurs plaidoiries, devant la chambre criminelle spécialisée en matière économique et financière du Pôle national économique et financier. Me Moussa Maiga,  l’avocat du colonel major Bougadaly Bah, a, dans sa plaidoirie, indiqué qu’ « après l’intervention du procureur, on ne sait pas  pourquoi (son) client  est poursuivi » Selon lui, « tout au long des débats on n’a pas réussir à établir l’éléments matériels et intentionnels. » « Si le contrat n’a pas   respecté les procédures administratives, il faut engager les sanctions disciplinaires et non la responsabilité pénale », a précisé le conseil du colonel-major  Bougadaly Bah.  Il soutient qu’« aucun acte de complicité ne peut être engagé contre » son client. « Car, a-t-il indiqué, il n’y a pas eu d’infraction non seulement par mon client mais, aussi, les autres accusés ». L’avocat de l’accusé Bougadaly Bah a demandé l’acquittement « pur et simple » de son client et des autres accusés. « Acceptez-vous que cet homme soit condamné alors qu’il n’est responsable de rien. », s’est interrogé Me Ichiaka Traoré qui défend l’accusé, le colonel-major Mamadou Namballa Traoré. Se disant convaincu de la justesse des magistrats membres de la chambre, l’avocat a plaidé que les accusés Tiéna Coulibaly et le colonel Mamadou  Namballa Traoré soient déclarés « non coupables. » Pour Me Mamadou Bobo Diallo, avocat de général  Moustapha Drabo « notre justice va mal, notre justice a peur. » « C combien de justiciable souffert à cause des décisions de justice inapproprié ? », s’est interrogé l’avocat Mamadou Bobo Diallo, lors de son intervention de plaidoirie. Plaidant en faveur de son client, l’accusé Moustapha Drabo, il a expliqué qu’« est ce que coûte à notre justice d’orienter la politique ? » L’avocat Diallo a invité les magistrats de se rappeler de leur serment. Et, vous êtes protégé par la loi. »  Selon lui, dans cette affaire « aucun l’élément  matériel n’est établit. Tout est faut. Vous avez besoin des preuves réelles, palpables et il n’y a pas », a expliqué Me Diallo. Il a demandé au jury de déclarer l’innocence des accusés et de leur acquitter tout simplement, a souligné Me Mamadou Bobo Diallo. Au procureur, il lui a demandé d’aider les juges la chambre criminelle à abandonner les charges contre les accusés. « Pensez la vie après le palais de la justice », a-t-il conclut. Lors de sa réplique, mercredi, Issa Aliou Maiga, représentant du contentieux de l’Etat a expliqué que dans l’exécution des deux contrats, « les textes règlementaires ont été violés ». Il a réclamé « le remboursement d’un préjudice de plus de 18 milliards de Fcfa, dont 11 milliards pour le contrat Paramount et plus de 7 milliards de Fcfa pour le contrat Embraer ». Il a précisé que « la Direction générale du contentieux de l’Etat est dans son rôle de défendre les intérêts de l’Etat ». « Nous ne visons personne. Nous tous, ici, sommes là pour la recherche de la vérité », a également précisé le représentant du contentieux de l’Etat. De son côté, le ministère public, représenté par Mohamedine Ag Houssa, a demandé de maintenir les accusés dans les liens de l’accusation. Il a requis « la réclusion criminelle à perpétuité contre les accusés en fuite » et « dix ans de réclusion criminelle à l’encontre des accusés présents ». « C’est notre devoir de dire de faire attention devant les décisions que vous vous apprêtez à prendre. L’émotion a sa place dans ce procès M. le président, mesdames et messieurs les conseillers de la chambre criminelle », a dit, dans sa dernière observation, Me Malick Coulibaly de la défense. Me Dianguina Tounkara a demandé à la chambre criminelle d’appliquer et de dire le droit « en acquittant » son client, le colonel-major Nouhoum Dabitao. « Le doute n’a pas sa place en matière pénale. Si vous avez un doute, acquittez tous les accusés ici présents », a renchérit Me Abdoulaye Touré. ST/MD (AMAP)

Un homme tué dans un meurtre passionnel à Kayes, le couple interpellé

KAYES, 5 fév (AMAP) – Un homme a été poignardé à mort lundi dans la chambre conjugale de son amante à Soutoucoulé, un quartier de Kayes N’Di, à la suite d’un piège tendu par le mari après des soupçons d’adultère de longue date. Le suspect, D.D., et son épouse, A., ont été interpellés par la police du 2ème arrondissement de Kayes après que D.D. a infligé quatre coups de couteau à l’amant de sa femme, D.S., provoquant son décès. Le drame s’est produit dans la nuit du 2 février 2026, au domicile conjugal du couple marié depuis 17 ans. L’époux, qui travaille dans un village distant de 115 km, avait concocté un stratagème pour confirmer ses soupçons d’infidélité, entretenus depuis trois ans selon des voisins. Il a annoncé à son épouse une date de retour à Kayes, mais est arrivé en avance dans la nuit pour la surprendre. Après avoir découvert une moto inconnue dans sa cour et entendu des voix dans sa chambre, D.D. a engagé une vive altercation avec son épouse. L’amant, présent dans la pièce, est alors intervenu. « L’amant tenta de défendre la pauvre dame, en prenant son mari à travers le caftan de son boubou. Après s’être fait trimballer, D.D. parvient à reprendre l’équilibre, se sert de son couteau et assène 4 coups à son agresseur, dont le décès sera constaté à l’hôpital », rapporte l’AMAP sur place. Les éléments du commissariat de police de Kayes N’Di, dirigé par le commissaire Mamoutou Koné, ont procédé à l’interpellation du couple pour les besoins de l’enquête. Les circonstances précises de l’intervention de l’amant, cherchant à défendre sa maîtresse ou à s’enfuir, restent à déterminer. BMS/OS(AMAP)

La FENAME entame son congrès pour renforcer le dialogue social dans les secteurs minier et énergétique

BAMAKO,  4 fév (AMAP) – La principale fédération syndicale du secteur des mines et de l’énergie au Mali a ouvert son congrès ordinaire mercredi, avec pour objectif d’affirmer son rôle dans la recherche d’un dialogue social durable face aux défis du secteur. La Fédération Nationale des Mines et de l’Énergie (FENAME) tient son 3ème Congrès ordinaire les 4 et 5 février à Bamako, sur le thème « un dialogue social fort pour un secteur minier et énergétique durable ». Ce rassemblement vise à transformer l’unité syndicale en un « pouvoir syndical effectif », selon son secrétaire général. Le congrès se déroule dans un contexte sectoriel tendu, marqué par des difficultés opérationnelles et financières sur des sites majeurs comme le complexe Loulo-Gounkoto, et des menaces pesant sur les mines de Nampala et Morila. Il intervient également pendant la finalisation de la relecture de la convention collective du secteur et un processus d’assainissement des finances. Moussa Coulibaly, secrétaire général de la FENAME, a déclaré que l’objectif était de « capitaliser les acquis, et transformer l’unité syndicale en un pouvoir syndical effectif, capable d’influencer durablement les politiques publiques, surtout de défendre fermement les droits économiques et sociaux ». La représentante de la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM), Mme Guindo Nassoum Traoré, a salué un thème en phase avec « la vision des autorités de notre pays ». Elle a exprimé l’espoir que le congrès « sorte des résolutions à hauteur de nos responsabilités et de notre ambition pour une justice sociale partagée ». Un conseiller technique du ministre de la Fonction publique, Seydou Diallo, a rappelé aux congressistes l’importance du respect des textes pour la stabilité de leurs institutions. Il a évoqué le « Pacte de stabilité » par lequel les syndicats se sont engagés à encourager une plateforme syndicale unique et à éviter les créations de nouvelles organisations suite à des échecs lors de congrès. Les délégués participant à ce congrès sont venus de l’intérieur du pays et du district de Bamako. OD/OS(AMAP)

L’armée malienne annonce une frappe aérienne contre des « terroristes » près de la frontière mauritanienne

BAMAKO, 3 fév (AMAP) – Les Forces armées maliennes (FAMa) affirment avoir mené lundi une frappe aérienne de précision près de la frontière avec la Mauritanie, neutralisant « plusieurs » individus présentés comme des terroristes et détruisant leurs véhicules. Dans un communiqué publié mardi, l’état-major des armées a indiqué que cette opération s’était déroulée « dans le cadre de la surveillance du territoire » le 2 février à Foïla, localité frontalière. Selon les détails fournis par les FAMa, « un travail de reconnaissance a permis de détecter une dizaine de suspects regroupés autour de trois véhicules pick-up camouflés ». Le communiqué précise : « Après filature, ce regroupement terroristes a été frappé avec précision. » L’armée affirme que « des vecteurs aériens des FAMa ont neutralisé plusieurs [individus] et détruit des véhicules ». L’état-major général a assuré que « les opérations de recherche et de neutralisation se poursuivent sur l’ensemble du territoire national ». Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué sur l’identité des cibles ou d’éventuels dégâts collatéraux. Cette annonce intervient dans un contexte sécuritaire tendu au Mali, où les forces armées mènent régulièrement des opérations contre des groupes armés jihadistes actifs dans les régions centrales et frontalières. MMD/OS (AMAP)  

Des groupes armés auraient donné un ultimatum aux enseignants de Kolongotomo, au Mali

MACINA, 3 fév (AMAP) – Des enseignants du village de Kolongotomo, dans le cercle de Macina (centre du Mali), auraient reçu un ultimatum de la part de groupes armés pour cesser leurs cours, selon une source locale, faisant craindre de nouvelles fermetures d’écoles dans une zone en proie à l’insécurité. La source, qui a requis l’anonymat, a déclaré à l’agence de presse AMAP que cet ultimatum émanerait de « groupes armés terroristes qui ont semé la terreur la semaine dernière à Tongolo Coura, Nayo et partout d’ailleurs ». Aucun détail supplémentaire n’a été fourni sur la nature ou l’échéance de cette injonction. Ce nouvel avertissement intervient dans un contexte de violence récurrente dans le cercle de Macina. La semaine dernière, plusieurs localités, dont Tongolo Coura et Nayo, ont été le théâtre d’attaques attribuées par la source à ces mêmes groupes armés. Ces incidents s’inscrivent dans une tendance plus large de pression sur le système éducatif dans plusieurs régions du Mali, où des acteurs armés tentent d’imposer la fermeture des écoles. DG/OS (AMAP)

Formation militaire : 58 stagiaires, dont 11 femmes, obtiennent leur Brevet d’Armes à Bougouni

 BOUGOUNI, 3 fév (AMAP) – Cinquante-huit stagiaires des forces armées et de la protection civile, dont onze femmes, ont reçu mardi leur attestation à l’issue d’une formation classique aux Brevets d’Armes n°1 et n°2 (BA1/BA2) au camp militaire de Bougouni. La cérémonie de sortie de promotion s’est déroulée au camp du 82ème régiment blindé, sous la présidence du colonel Bassirou Diarra, conseiller à la sécurité du gouverneur. Elle s’est clôturée par la remise d’attestations aux trois premiers de chaque promotion et un défilé. Durant trois mois, les stagiaires issus de l’armée de terre et de la protection civile ont suivi un programme intensif combinant théorie et pratique. Cette formation a pour objectif de les préparer aux fonctions de chef de peloton ou d’adjoint, en développant leurs compétences techniques et tactiques pour des missions dans « des contextes difficiles et exigeants », selon les termes de l’annonce. Le programme couvrait plusieurs domaines clés : tactique, armement, connaissance des engins blindés, tir, photographie, pédagogie, règlement des services et sport. Cette formation est conçue pour renforcer les capacités opérationnelles des futurs cadres et leur permettre de relever les défis sécuritaires actuels. S’adressant aux stagiaires, le lieutenant-colonel Seydou Traoré, commandant du régiment, les a instruits à « la rigueur, la détermination et le leadership ». Il leur a rappelé qu’ils devront « s’adapter aux situations changeantes, à transmettre efficacement les ordres, à gérer les besoins et le moral de leurs équipes, à prendre des décisions éclairées sous pression ». Le colonel Bassirou Diarra a pour sa part salué l’encadrement et félicité les récipiendaires. Il a souligné que ces nouveaux chefs de peloton et adjoints « prendront part aux opérations sur le terrain et contribuer[ont] à la sécurité de notre pays ». BHT/OS (AMAP)

À l’heure du Mali : Face aux forces du mal, un rugissement confédéral à Niamey

Bamako, 03 fév (AMAP) – La Confédération des États de l’AES reste dans l’œil du cyclone terroriste, projet de sponsors étatiques sans foi ni loi, décidés à imposer la barbarie comme mode de domination. L’attaque contre la base 101 de Niamey, dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, visait le cœur de la souveraineté du Niger et, au-delà, celui de la Confédération. Le communiqué signé par le Président de la Confédération, le Capitaine Ibrahim Traoré, en donne une analyse juste : « une attaque préméditée, coordonnée et aveugle, ayant visé à la fois des infrastructures stratégiques et des installations civiles, mettant gravement en danger des populations innocentes ainsi que des biens à usage civil ». Le mot « aveugle » pèse lourd : l’ennemi frappe sans discernement, feignant d’ignorer la notion de civil, mû par la seule volonté de tuer. Depuis que les trois États se sont unis, avec le soutien de leurs populations, la Confédération s’est préparée à parer à toute attaque, en maîtrisant la nature de l’ennemi, ses modes opératoires, le profil de ses agents et de leurs sponsors étatiques. Il n’était donc pas surprenant d’entendre, dès le lendemain, le Président Abdourahamane Tiani citer nommément des Chefs d’État de la sous-région et d’Europe. À leur endroit, le général d’armée, en chef de guerre, lança un message retentissant : « Nous les avons suffisamment écoutés aboyer. Qu’ils s’apprêtent eux aussi à nous écouter rugir. » Ce rugissement annoncé trouve sa trame dans le communiqué du Président de la Confédération : « Les auteurs de ces violences, ainsi que tous ceux qui les financent, les arment, les renseignent ou leur offrent des soutiens politiques, répondront de leurs actes. Les États membres de la Confédération demeurent unis, vigilants et résolument engagés dans une lutte coordonnée, souveraine et déterminée contre le terrorisme et ses soutiens, quels qu’ils soient. » La rapidité avec laquelle les forces nigériennes, confédérales et alliées russes ont enrayé l’attaque (20 minutes selon le Président Tiani) démontre une préparation permanente. Un rugissement létal qui a réduit à néant un projet obscurantiste. La Confédération est désormais rompue aux attaques « spectaculaires », souvent planifiées dans les capitales pour frapper les centres de décision et tirer des dividendes médiatiques auprès de masses manipulées. On se souvient de l’attaque de l’aéroport et de la gendarmerie de Bamako le 17 septembre 2024, ou encore des tentatives de déstabilisation au Burkina Faso le 3 janvier dernier. Quel que soit le mode opératoire, la Confédération dispose des armes pour y parer, devenant chaque jour une école d’excellence en lutte antiterroriste, enviée dans le monde. Presque au lendemain de l’attaque de Niamey, les forces maliennes traquaient les groupes armés terroristes à Mourdiah, tandis que les forces aériennes confédérales menaient des opérations de précision dans la zone d’Akabar, au sud de Ménaka, le long de la frontière nigérienne. Ces événements du début 2026 semblent prémonitoires de ce que le Président Traoré du Burkina Faso a nommé « l’hiver noir », lors de la 2ᵉ session du Collège des Chefs d’État, le 23 décembre dernier. « Ma conviction est claire : quelque chose se prépare en Afrique de l’Ouest. Je l’ai appelé l’hiver noir. L’hiver noir arrive. Ce sera un hiver très froid. Un hiver sanglant. Un hiver meurtrier », disait-il au moment de succéder à son homologue du Mali, le Général d’armée Assimi Goïta. L’assistance, avertie, comprit qu’il annonçait une escalade sécuritaire de grande amplitude, nourrie par des attaques terroristes et des tentatives de déstabilisation orchestrées par des acteurs extérieurs, avides de « terres rares » et autres ressources. L’évocation de cet « hiver noir » rappelle aussitôt les ravages du printemps arabe : États disloqués, valeurs de civilisation avilies pour des décennies. Le Président de la Confédération appelle les masses africaines, et particulièrement celles du Sahel, à se préparer mentalement pour contrer de tels projets cyniques. Cette anticipation est déjà une preuve de la capacité de réflexion stratégique et prospective de la Confédération. L’acquisition continue de moyens d’action, notamment dans le domaine sécuritaire, renforce sa faculté d’anticiper et de prévenir les offensives ennemies. La riposte de Niamey, cette nuit du 28 au 29 janvier 2026, est un signal clair aux officines du mal : la Confédération, ses leaders, ses forces armées et ses populations sauront se muer en esquimaux pour affronter l’hiver annoncé, sous leurs acacias et leurs baobabs, prêts à attendre l’ennemi et à le mettre en déroute. Alassane SOULEYMANE

Kayes : Le Gouverneur visite les victimes d’une attaque terroriste

Kayes, 02 fev (AMAP) – Le gouverneur de la région de Kayes s’est rendu lundi à l’hôpital et à la caserne pour rencontrer les blessés suite à une attaque meurtrière contre un convoi militaire survenue le jeudi 29 janvier 2026. Le Général de brigade Moussa Soumaré, à la tête d’une délégation, s’est d’abord rendu à l’Hôpital Régional Fousseyni Daou, puis au Camp militaire Mamadou Lamine Dramé. Il a exprimé, « au nom du Gouvernement, sa compassion et sa solidarité » envers les victimes, selon un communiqué du gouvernorat. Il leur a transmis les vœux de prompt rétablissement des plus hautes autorités du pays. Cette visite fait suite à une attaque terroriste survenue jeudi 29 janvier 2026 contre l’escorte de citernes sur la Route Nationale 1 (RN1), dans la partie occidentale du Mali. Plusieurs personnes, civiles et militaires, ont été tuées ou blessées lors de cet assaut. Les blessés visités ce lundi ont été « ciblés par des assaillants lors de cette attaque », précise la communication officielle. À l’issue de sa visite, le Gouverneur Soumaré a rendu « un vibrant hommage à ceux qui ont fait le sacrifice ultime lors de cette mission sur l’axe Diboli-Kayes, ainsi qu’aux chauffeurs et aides-chauffeurs des citernes décédés ». Il a présenté ses condoléances aux familles des victimes. Dans son allocution, il a également exprimé « sa profonde gratitude au Général d’armée Assimi Goita, Président de la Transition, ainsi qu’à l’ensemble de la hiérarchie militaire, pour les efforts constants visant à doter notre armée de moyens modernes et adaptés ». BMS/OS (AMAP)

Sikasso : La période des légumes, une aubaine pour les commerçants et les consommateurs

Par Aïssata DEMBELE Sikasso, 2 fév (AMAP) En cette période de forte production agricole, Sikasso ou la cité verte du Kénédougou mérite bien son nom. La ville vit au rythme des légumes frais. Haricots verts, carottes, tomates, poivrons et autres se vendent comme du petit pain. Du moins avant le début du mois sacré de ramadan. Pour le moment, les sauces sont bien garnies et les amateurs de légumes profitent bien de l’occasion. Que ce soient les vendeuses ambulantes de légumes qui font du porte-à-porte, matins et soirs, les commerçantes détaillantes des petits marchés de quartiers, les commerçants du grand marché de Sikasso, chacun est déterminé à écouler le maximum de légumes afin de tirer son épingle du jeu. Ce mardi, il est environ 8 heures quand notre équipe de reportage arrive au grand marché de Sikasso grouillant de monde. Les étals sont bien installés. Ici, les commerçants grossistes et détaillants ainsi que les clients échangent dans une ambiance bon-enfant. Les premiers hèlent les seconds, marchandages et bruits de paniers chargés de produits frais, scènes quotidiennes des commerçants de légumes du grand marché de Sikasso. « Venez acheter du haricot vert ! Je ferai des remises à celui qui achètera une grande quantité », lance Mme Sanogo Sarata Berthé à des passants. « Quand il y a l’affluence, on écoule vite la marchandise. Mais lorsque le marché est timide, on est obligé de brader nos produits. Le prix dépend de la qualité du produit et varie entre 400 et 500 Fcfa le kilogramme », dit-elle. Sa cliente Mariam Traoré, rencontrée sur place, affirme qu’elle s’approvisionne toujours en haricot vert chez Mme Sanogo. « Je viens tôt pour avoir du haricot de bonne qualité et à moindre coût. Pendant cette période, j’envoie très souvent du haricot à mes parents à Ségou et à Bamako. » Le ressortissant de Nampala, le jeune commerçant grossiste Lamine Sogodogo exerce ce métier depuis plusieurs années. L’affluence matinale, selon lui, est capitale. « Tôt le matin, plus il y a de l’affluence, plus on écoule rapidement nos marchandises. Je peux vendre trois sacs de 75kg de haricots par jour », a-t-il confié. A l’en croire, il s’approvisionne au champ à 250 F le kilo pour revendre au marché entre 400 et 450 F. La demande est forte dans la sous-région. « Souvent mes clients viennent de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso », indique-t-il.   A côté des commerçants de haricot, les étals de carottes attirent également l’attention des passants. Ce commerce est majoritairement dominé par les femmes. La vendeuse de carottes Mariam Sanogo vit de cette activité depuis plus de cinq ans. « J’ai aménagé une partie de la cour de ma maison pour cultiver des carottes, du persil et des tomates. Franchement, ma récolte a été belle cette année. Grâce à l’affluence actuelle du marché, j’arrive à écouler deux sacs de 50 kg de carottes et une grande quantité de tomate et de persils par jour et avant midi », a-t-elle fait savoir. Le prix de ses tas de carottes varie entre 250F, 100F et 50F. Issa Diabaté est un grand amateur de carottes. « Compte tenu de ses bienfaits pour la santé, je ne peux m’en passer. Si l’opportunité se présente, à chaque fois que je traverse le grand marché, j’en achète pour mes camarades du grin. On l’utilise comme amuse-gueule », explique-t-il. Tout comme Issa, la ménagère Hadjaratou Traoré affirme qu’actuellement elle ne peut pas préparer sa sauce sans légumes. « J’utilise un peu de tout dans ma sauce car c’est la période et c’est bon pour la santé », a-t-elle confié Chaque soir, les vendeuses ambulantes sillonnent les différents quartiers. De porte en porte, elles fala carotte à 50 Fcfa. Coupés en petits morceaux, le mélange avec de la macédoine est aussi cédé à 50 Fcfa. Les choux sont vendus à partir de 50 Fcfa, les poivrons entre 25F et 50 Fcfa. Le tas d’aubergines d’Afrique est cédé à 50 Fcfa, le céleri et le persil coûtent 25 Fcfa quelques pieds. Ces prix sont les mêmes que sur les petits marchés. Nonobstant, des défis persistants, ces commerçants de légumes arrivent à se tirer d’affaire. Nombres d’entre eux confient que leur bénéfice leur permet de joindre les deux bouts. Dans la cité verte du Kénédougou, le marché demeure un pilier essentiel de l’économie locale, reliant producteurs, commerçants et consommateurs autour d’un même objectif : l’accès à des aliments frais et de qualité. Sikasso est considéré comme le poumon du Mali en matière de production de fruits et légumes. Grâce à son potentiel agricole exceptionnel, la région approvisionne de nombreuses localités du pays et contribue de manière significative à assurer la sécurité alimentaire. AD/MD/MD (AMAP)

Mali : Ouverture de la 9e session ordinaire du CESEC centrée sur la culture et l’éducation

Bamako, 2 fév (AMAP) – Les travaux de la 9e session ordinaire de la 6e mandature du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) du Mali ont débuté lundi à Koulouba, à Bamako, avec pour thème central « Culture et éducation au Mali ». La session, qui se déroulera pendant deux semaines, est consacrée à l’examen de ces deux domaines considérés comme des piliers essentiels du développement national. Elle doit aborder 18 sous-thèmes spécifiques à travers des contributions d’experts, d’universitaires, d’acteurs de la société civile et de cinq membres du gouvernement qui introduiront les réflexions sectorielles. « La culture est l’âme de notre nation. Elle est ce qui nous unit au-delà de nos diversités linguistiques, ethniques et régionales. Elle est mémoire, identité, résilience, créativité et fierté », a déclaré le président du CESEC, Yacouba Katilé, lors de la cérémonie d’ouverture. Il a ajouté que « l’éducation, quant à elle, est le levier le plus puissant de toute transformation durable » et que « ces deux piliers, lorsqu’ils sont solidement ancrés et en synergie, constituent les fondations incontournables d’un développement véritablement endogène, inclusif et harmonieux ». Le président du CESEC a souligné que le thème choisi est « à la fois ambitieux et essentiel », qualifiant la culture et l’éducation de « deux socles mais aussi deux défis pour un développement économique et social harmonieux ». Il a cependant relevé de nombreux obstacles auxquels ces secteurs sont confrontés : l’insécurité qui perturbe la scolarisation dans plusieurs zones du pays, le déficit d’infrastructures et d’équipements pédagogiques, les faibles taux d’alphabétisation des adultes – notamment chez les femmes –, la dégradation du tissu culturel, les menaces pesant sur le patrimoine immatériel, l’influence de modèles exogènes jugés parfois destructeurs de valeurs, ainsi que le sous-financement chronique des deux domaines. La cérémonie, présidée par Yacouba Katilé, s’est tenue en présence du ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, représentant le Premier ministre, du président du Conseil national de Transition, le général de corps d’armée Malick Diaw, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement et d’autres personnalités. Le CESEC, institution consultative chargée d’émettre des avis sur les grandes orientations de développement du pays, consacre régulièrement ses sessions ordinaires à des thématiques stratégiques pour le Mali. Cette neuvième session s’inscrit dans la continuité de ses travaux antérieurs visant à éclairer les décideurs sur les questions économiques, sociales, environnementales et culturelles. MMD/OS (AMAP)